Comprendre le choc d’avril 2014: transferts et motivations des électeurs

Chers internautes,

Je vais continuer de déposer sur ce blogue des éléments d’analyse sur l’élection d’avril 2014, afin de contribuer à un débat éclairé pour la suite. N’hésitez pas à m’alimenter dans la section commentaires.

D’abord je reviens sur ce que l’on sait du comportement des électeurs.

Les déplacements d’électeurs entre les partis

Merci à la blogueuse Jeanne Émard d’attirer mon attention sur un sondage Ekos de fin-mars début-avril, dont les résultats étaient proches du vote final. Les sondeurs ont  demandé aux électeurs quel avait été leur vote de 2012 pour mieux comprendre leurs déplacements.

Voici où sont allés les électeurs de 2012 de chaque parti, et la distribution des nouveaux électeurs de 2014:

C’est donc le PLQ qui a, de loin, le mieux retenu ses électeurs et qui a raflé 51% des nouveaux électeurs. Le PLQ a réussi à attirer vers lui plus du quart du vote 2012 de la CAQ… et de Québec Solidaire ! Mais seulement 7% du vote péquiste.

Dans les transferts PQ-CAQ, la CAQ l’a emporté: 19% des Péquistes ont voté CAQ alors que seulement 9% des Caquistes ont voté PQ.

À noter que 11% des ex-électeurs péquistes ont voté QS et 10% des ex-QS ont voté PQ, ce qui donne à QS un gain dans ce transfert, car il a obtenu 11% d’une tarte péquiste nettement plus grosse.

Voici maintenant l’image inversée: d’où provenaient les électeurs de chaque parti? Le segment noir représente les nouveaux électeurs ce qui répartit différemment les proportions:

Ici, le gain principal du PLQ provient de nouveaux électeurs (16%), d’électeurs de la CAQ (11%) puis d’électeurs du PQ (6%).

Mais on est frappé par la volatilité des électeurs de la CAQ et de QS. Ils n’avaient réussi à retenir que 55% de leurs électeurs de 2012 et réussissent à compenser, en 2014, principalement par du vote péquiste, puis par du vote nouveau ou libéral.

J’écrivais le 9 avril qu’il y avait transfert de vote francophone du PQ vers le PLQ. Les données d’Ékos indiquent plutôt que ce transfert s’est fait par effet de vases communicants. Peu de départs directs du PQ vers le PLQ. Plutôt des départs du PQ vers la CAQ et QS, compensés par des départs de ces deux partis vers le PLQ, pour un gain libéral net.

Çà ne change rien au résultat final, mais c’est rassurant sur la cohérence politique des électeurs péquistes de 2012. Ils ont quitté le PQ pour des partis nationalistes voisins — la CAQ et QS — pas pour le parti canadien de Philippe Couillard. Cela donne une idée du degré de difficulté pour la suite. Il serait moins difficile de les ramener au PQ à partir de ces partis voisins qu’à partir du PLQ.

 Les motivations des électeurs

Il est important de connaître les thèmes qui ont motivé les électeurs. À ma connaissance, le sondage IPSOS de fin de campagne a été le seul à donner une palette assez large de choix aux sondés. Chacun a pu choisir dans la liste un premier et un second choix. Je les ai additionnés ici. Bizarrement, et cela peut biaiser le résultat, il y avait deux réponses possibles sur la corruption: la volonté de se battre contre la corruption et la volonté d’avoir un gouvernement et des leaders intègres. Je les ai combinés. Les totaux dépassent donc 100%.

Électeurs : les deux principales raisons de leur choix électoral

(Francos) (PLQ         PQ          CAQ           QS)
………………………Tous les électeurs

L’intégrité et la corruption

52%           12%          54%         38%           39%

L’économie et l’emploi

37%           39%          14%         28%           13%

Rejeter un référendum du PQ sur la souveraineté

36%           59%            0%           2%             0%

Appuyer un référendum du PQ sur la souveraineté

17%             0%          30%           2%             0%

Meilleurs soins de santé

27%            23%         15%         13%           20%

Appuyer la Charte du PQ

22%              1%         44%           1%             1%

Rejeter la Charte du PQ

12%            26%           2%           5%             5%

Baisser les impôts

21%              8%           5%          34%          14%

Éliminer le déficit et réduire la dette

16%            10%           7%          23%            4%

Contre le gaz et le pétrole de schiste
Pour protéger l’environnement

3%                1%           1%            0%           11%
5%                2%           2%            1%           27%

Deux remarques sur ce tableau. Il ne nous dit qu’une chose: ce qui a motivé les électeurs de chaque parti. Les totaux (colonne de gauche) concernent les francophones seulement. Les résultats par partis incluent les anglos, mais ils sont essentiellement présents dans les réponses du PLQ. (En détails, chez les Anglophones, les chiffres sont: 96% contre un référendum, 52% pour l’emploi, 49% contre la Charte, 30% contre la corruption.)

Le vote libéral a été propulsé, dans l’ordre, par: 1) le rejet du référendum; 2) l’économie et l’emploi; 3) le rejet de la charte; 4) la volonté de meilleurs soins de santé. Résultat: le PLQ a joué chacun de ces enjeux à plein et a eu les résultats souhaités. Il aurait pu avoir plus de voix sur un de ces thèmes, l’emploi, mais la CAQ a aussi possédé cet enjeu.

Le vote péquiste a été propulsé, dans l’ordre, par: 1) les enjeux d’intégrité et de corruption; 2) l’appui à la charte; 3) la volonté d’avoir un référendum; 4) loin derrière, l’économie et l’emploi. Comme le questionnaire parle de « la charte du PQ », on ne peut savoir si les électeurs auraient appuyé la version de la charte d’un ou l’autre des partis, donc si le PQ a fait le plein d’électeurs pro-charte. On voit cependant que, même s’il est fort sur la question de l’intégrité, beaucoup d’électeurs préoccupés par cette question sont allés à la CAQ et à QS.

Le vote caquiste a été motivé, dans l’ordre, par: 1) les enjeux d’intégrité et de corruption; 2) la promesse de baisser les impôts, où la CAQ domine nettement; 3) l’économie et l’emploi; 4) le déficit et la dette, second sujet où la CAQ domine nettement. Compte tenu de ces forces, la CAQ a perdu des électeurs au PLQ sur le sujet de l’économie.

Le vote solidaire est plus difficile à saisir, car il est possible que le questionnaire ne reflète pas adéquatement ses priorités. Le fait que la question sur la souveraineté ne porte que sur le projet du PQ ne permet pas, non plus, de juger de la motivation souverainiste des électeurs de QS. Tout de même, avec les données disponibles, on voit que le vote QS est propulsé par: 1) l’intégrité et la corruption; 2) l’environnement; 3) de meilleurs soins de santé; 4) étonnamment, la baisse des impôts. Un thème solidaire était proposé aux sondés, l’opposition au gaz et pétrole de schiste. Il n’a motivé qu’un mince 11% de sa base (et seulement 3% de l’électorat total). Étonnant.

Qu’en conclure ?

Évidemment, il serait encore plus utile de connaître les motivations des électeurs qui sont passés du PQ vers la CAQ et QS et de ces deux partis vers le PLQ. Mais on ne peut pas tout avoir.

Au moins, ces chiffres montrent que les thèmes mis de l’avant par les partis ont eu de la résonnance dans l’électorat en général et chez leurs électeurs-cible en particulier.

Le PQ a gagné la bataille de la charte mais perdu la bataille de l’emploi. Il aurait pu faire davantage de gains sur la santé — rien n’autorisait le PLQ a l’emporter. Il aurait pu faire davantage de gains sur l’économie — toujours difficile car c’est la marque de commerce usurpée, certes, mais marque quand même du PLQ. Reste que d’avoir mieux mis de l’avant trois idées économiques péquistes: transports électriques, pétrole québécois et les gazelles, aurait pu permettre de se distinguer.

Mais en mobilisant sur lui la quasi totalité des votes anti-référendaires, le PLQ a pris un avantage marqué.



158 réflexions au sujet de « Comprendre le choc d’avril 2014: transferts et motivations des électeurs »

  1. Le Parti québécois n’est-il pas le seul à avoir à s’interroger, la défaite affecte-elle aussi le reste du mouvement souverainiste?

    Dans le prochain texte nous allons voir que d’autres partis indépendantistes se questionnent sur la large abstention au sein de l’électorat.

    En effet, malgré l’esprit d’ouverture, d’inclusion, l’importance des enjeux climatiques, l’ouverture aux néo-québécois, aux anglophones, aux jeunes et aux luttes sociales mise de l’avant par Québec Solidaire et Option nationale, je me questionne pourquoi ces autres partis ne sont pas arrivé à faire sortir le vote malgré l’insatisfaction du gouvernement péquiste et incité les davantage les électeurs à aller voter?

    – « Pourquoi tant de souverainistes ont préféré rester chez eux plutôt que de voter pour le seul parti qui s’est exprimé clairement sur les enjeux de l’indépendance? »
    Andrés Fontecilla, président et porte-parole solidaire

    On voit que même sans chef et trois députés , un parti peux interroger sa base et agir, tirer leçon dignement de la défaite, ne pensez-vous pas qu’un parti qui a 30 députés sera capable de se poser démocratiquement les vrais questions et savoir se renouveller?

    Voici le texte, tiré du site web de québec solidaire

    7 juin 2014 — Actualité nationale, Communiqués de presse

    Rencontre des candidat-e-s de Québec solidaire Québec solidaire entame une démarche de réflexion sur son avenir Réunis à Montréal, les candidat-e-s solidaires passent une journée à échanger sur le bilan de la dernière campagne électorale et à esquisser des perspectives de développement pour leur parti. Cette rencontre constitue la première étape d’une démarche de réflexion collective sur l’avenir du parti avant la tenue d’un Conseil national cet automne qui déterminera les orientations stratégiques.

    « Nous devons collectivement tirer les leçons de la dernière campagne électorale pour bien comprendre le message envoyé par la population. Bien que depuis huit ans, nous ayons inscrit durablement notre projet sur la scène politique québécoise, nous sentons que le parti est prêt à franchir une étape de plus d’ici 2018. Nous souhaitons convaincre une majorité de Québécois-e-s que la solution de rechange aux politiques d’austérité permanente qui les appauvrissent année après année se trouve chez nous. Pour y arriver, il va falloir nous retrousser les manches! », lance Andrés Fontecilla, président et porte-parole solidaire.

    « Nous devons nous demander pourquoi nous n’avons pas encore l’appui d’un plus grand nombre de personnes, malgré le fait que nous proposons les mesures économiques les plus avantageuses pour les familles de la classe moyenne et pour les moins nantis. Pourquoi tant de souverainistes ont-ils préféré rester chez eux le 7 avril plutôt que de voter pour le seul parti qui s’est prononcé clairement sur l’enjeu de l’indépendance? Nous sommes un parti qui incarne la vision d’un Québec juste, vert et libre et nous aspirons à gouverner, mais nous devons reconnaître que la population ne nous perçoit pas encore comme aptes à remplacer avantageusement les partis traditionnels. Nous avons donc le défi de lui démontrer que nous sommes une alternative forte et crédible», poursuit-il.

    « Québec solidaire est le seul parti d’opposition à avoir augmenté ses appuis malgré un mode de scrutin antidémocratique. La victoire de Manon Massé a aussi tracé la voie pour l’arrivée d’autres solidaires à l’Assemblée nationale. Pour franchir ce cap et rassembler les Québécois-e-s, il est nécessaire de dialoguer avec l’ensemble des forces progressistes de notre société afin de barrer la route aux partis qui ne sont pas prêts à agir véritablement sur le front climatique et sur la lutte aux inégalités sociales.. Nous sommes le parti des changements nécessaires », avance Françoise David, porte-parole de Québec solidaire et députée de Gouin.

  2. Le PQ a fait des erreurs monumentales durant la période électorale, c’est vrai. Il a aussi négligé la raison profonde de notre engagement qui est le désir, plus fort que tout, d’avoir enfin un pays, le Québec. Depuis plus d’une décennie , le PQ ne parle plus d’indépendance ! Grave erreur !!!!! S’il faut faire que ça et bien faisons-le mais faisons-le bien ! Parlons-en, expliquons la nécessité, le pourquoi, l’importance, les avantages , le côté pratique, projet-porteur/de société,comment on va la concrétiser, etc, etc, etc. Mettons tout le monde là-dessus. Allons chercher ON, QS, convaiquons les gens avec des arguments solides partout au Québec. Engageons des spécialistes de l’histoire, de l’économie,de l’écologie, de la géographie . Expliquons vraiment , devenons chacun , chacune des pédagogues, touchons les jeunes, les vieux, les immigrants,etc.

    • Permettez-moi de vous dire que le PQ n’a pas fait des erreurs monumentales durant la campagne électorale!
      J’aime votre enthousiasme face à un Québec indépendant. Je trouve que vos idées sont bonnes. Mais pour être capable de gagner le Québec libre il faut commencer à parler le la corruption durant les élections. C’est évident que le PQ n’avais aucune chance de revenir au pouvoir, parce qu’il y a un mouvement secret et fédéraliste qui l’a empêché. – Trouvez vous ça normal que les libéraux aillent gagnés les élections d’une façon si majoritaire? – Peu-importe ce que le PQ aurait fait de mieux ou de différent durant les élections…on les aurait écrasés.
      Si on veux une indépendance, il faut être plus futé qu’eux. Plus vite qu’eux, plus flexible qu’eux. À mon avis on devrait parler en premier de tout ce que l’on sait par rapport à ce complot qui ce fait depuis longtemps. C’est comme en 1995 lors du référendum. – On en sait tellement – mais personne en parle. Si on en parle pas et si on ne met pas les faits connus au grand jour, l’indépendance ne ce feras jamais.

  3. Nous avions réussi tant bien que mal à nous débarrasser de la religion et voilà que des immigrés nous ramènent cela. Même le Gouvernement fédéral vient d’ouvrir un Bureau des religions. La religion c’est un voyage sans retour. On peut sacraliser des situations profanes … le voile, l’interdiction de boire du vin, de manger du porc, etc. Mais on ne peut jamais faire l’inverse, profaner le sacré. Si on parvenait à comprendre que le sacré vient de situations de la vie quotidienne … on y repenserait. La religion c’est l’opium du peuple. Faux de penser que c’est bon parce que c’est religieux ! Tenez vous bien, il y plus de 4,000 religions d’enregistrer au Québec … Vous voulez faire tout ce que vous voulez sans contrôle de l’État, appelez cela une religion.

  4. Et qu’en penseriez-vous si je vous dirais que les élections étaient manipulées d’une façon invisible et dans le secret, et cela, à l’échelle provinciale/canadienne? – Pour moi le PQ n’a pas commis d’erreurs majeurs! – Le pire c’est : D’entendre le PQ après les élections ce reprocher tellement de choses. – Vous avez fait ce que vous pouviez dans les circonstances des manipulations électorales. S.v.p., j’aimerais que vous arrêtiez de vous en faire avec la tournure des élections. – Vous n’aviez aucune chance dès le départ contre la machinerie qui était mis en place pour que vous perdiez. Vous êtes un parti politique qui a toujours travaillé et qui travaille encore pour le bienêtre du peuple. Et votre équipe est composée de gens qui ont du cœur pour les Québécois. – Et j’inclus certainement Madame Marois aussi. – Alors ne cherchez pas la raison d’une défaite causée par le PQ. À mon avis vous feriez mieux de chercher la raison d’une défaite par une tactique subversive et bien organisé. Monsieur Lisée…Est-ce que ça ne vous rappelle pas 1995 (le référendum). N’est-ce pas la même tactique un peu plus raffinée et encore mieux organisée?!?
    C’est curieux! Je connais beaucoup de gens, que ça soit à Montréal ou ailleurs au Québec. – Et tous ces gens pensent la même chose. Ils se posent la question : Comment ça se fait que le PLQ à gagné avec une si forte majorité? – C’est les mêmes personnes qui me disaient déjà à la suite des élections 2012 : Comment ça ce fait que le PLQ a réussi d’avoir si tant de voix? Qu’en dites-vous?

  5. Organiser autour de Pierre K. Péladeau les Indépendantistes qui veulent faire autre chose que seulement parler à ne plus finir des nuances sémantiques parce que pendant ce temps les libéraux continuent de creuser notre tombe.
    Il y a un travail de fabriquer une meilleure offre de service aux électeurs que celle des libéraux pas autre chose sinon la démographie croissante pour ne pas dire galopante de ces derniers se chargera d installer notre monument funéraire avec inscription EN MÉMOIRE DU PEUPLE QUÉBÉCOIS.

    • Voici l’extrait d’un article trouver sur Vigile et je n’ai malheureusement pas le nom de l’auteur. J’ai fait parvenir cet article au futur chef du parti Quebecois. Bref il faut demander l’aide de l’ONU, comme l’a fait Israel…

      Sous l’Ancien régime, régenté par la Coutume de Pari (le droit coutumier anglais s’en est inspiré), la terre appartient à qui la laboure. Ce principe est entré en vigueur avec plein appui juridique après la peste bubonique qui priva des centaines de milliers de fermes et d’entreprises de leurs propriétaires, Pour relancer la vie économique, il fallait que le gouvernement reconnaisse la propriété en titre à ceux qui en prenaient possession de fait, en faisant acte de présence sur place et en mettant le territoire en valeur.

      Je ne pourrais vous donner en détails toute l’histoire de la progression de ce principe qui part du statut de possédant de facto vers celui de possédant de jure. Je peux cependant vous dire qu’il existe un précédent très moderne: celui d’Israël, reconnu comme État de jure et de facto le 16 mai 1948, après l’action systématique des zionistes, qui, sur l’initiative de Théodor Herl et Chaim Weinmann,  ont entrepris la colonisation du territoire à partir du dernier quart du 19e siècle.

      Cette colonisation se développa sous les volets suivants:
      1. Développement des terres incultes par des techniques apportées d’Europe, notamment de Hollande, Allemagne du Nord et Danemark.
      2. Achats systématiques des terres appartenant aux Arabes, notamment aux Palestiniens, qui, musulmans, ne semblaient pas cultiver le sol pour vivre. La foi musulmane oblige presque à vivre en ville pour faire les cinq prières quotidiennes.
      3. Développement systématique des infrastructures et des organes de l’État.

      Voila ce qu’il a été convenu d’appeler conquête territoriale de facto, en créant le fait accompli. Une telle conquête a été reconnue comme légitime et finalement légalisée par la reconnaissance de l’ONU. Personne, ou presque, n’y a objecté, sauf les Arabes bien entendu, et encore, pas tous.

      Or, au Québec, nous avons fait la même chose, non pas les Français mais nous, Québécois, le peuple resté seul sur place.

      1. Nous avons défriché, dépierré, draîné, irrigué, bonifié, labouré, hersé, semé et mis en production et en valeur une des terres les plus ingrates du monde. Nous avons construit des routes, des chemins et des ponts. Nous avons  organisé la production de biens et de services pour assurer la survie de tout notre peuple. Nous avons construit des institutions d’enseignement, des hôpitaux et des orphelinats ainsi que beaucoup d’autres pour le bien général de notre population. Nous avons aussi construit des églises.
      2. Nous avons travaillé pour les Anglais et les Loyalistes à la construction des canaux, des chemins de fer et de leurs entreprises. Avec l’argent gagné, nous les avons achetés une par une, presqu’imperceptiblement, pendant une période qu’on peut situer de 1860 à 1960, date qui marque la fin de la première époque des chemins de fer, l’ouverture de la Voie maritime, les débuts des constructions des autoroutes, le développement des nouvelles communications, notamment l’introduction des ordinateurs, l’aggiornamento dans l’Église catholique, la réforme de l’éducation.
      Nous avons conquis toute l’Estrie, par achats comptant des terres des Loyalistes, de même qu’une foule d’entreprises appartenant à des Anglais ou des Loyalistes dans tout le Québec.
      L’arme de conquête a été la Caisse populaire, fondée précisément pour acheter des propriétés et des domaines. Comme les zionistes en Palestine à la même époque.
      3. Nous avons constitué les infrastructures et organes d’un État, tout en contribuant à la construction de l’État central, centraliste et unitaire d’Ottawa.
      En 1960, année charnière, Jean Lesage pouvait parler de l’État du Québec. Qui l’a fait taire? Ames & Co sans doute.

      Il est évident maintenant que parmi les autres provinces, le sentiment de possession territoriale de facto commence à se faire sentir. Il ne s’agit plus du Canada mais de la province en face d’Ottawa.

      Si personne n’a parlé de possession territoriale de facto et de jure, alors qu’au Canada anglais, beaucoup de gens instruits savent  que Québécois et Canadians ne sont que des squatters, c’est parce que personne ne veut ouvrir une boîte de Pandore.

      Saint Laurent a toujours évité cette question et Trudeau a soigneusement évité de le mentionner lors de la passation du Canada Act du 17 avril 1982.

      L’oligarchie, c’est d’abord le Family compact qui a provoqué la rébellion de 1837-38 dans le Bas et le Haut Canada.

      La bourgeoisie en pantoufle du Québec, présente en 1837-38, traîtresse, fait aussi partie de l’oligarchie. C’est cette bourgeoisie qui contrôle le parti libéral fédéral et celui du Québec.

      L’oligarchie, c’est maintenant ce qu’il est convenu d’appeler le Canadian Establishment, formée des descendants du Family compact et constituant une dynastie ni plus ni moins.  Plusieurs auteurs les ont décrits en détails et vous le trouverez sur l’Internet sous le titre simple de Canadian Establishment.

      Cette oligarchie détient deux pouvoirs: le pouvoir économique par l’entremise de la Toronto Stock Exchange et le pouvoir politique par le gouvernement d’Ottawa, les deux se tenant comme les doigts de la main.

      Elle détenait aussi des grands pouvoirs sur les provinces, notamment l’Ontario mais le développement économique et politique des provinces vient a créé de nouvelles classes et de nouveaux pouvoirs, qui remettent peu à peu l’oligarchie en question.

      Rien de spécial ne s’est produit entre ces Establishments jusqu’à maintenant mais vous n’êtes pas sans connaître cette définition de Mao Tse Toung à l’effet qu’une révolution est le renversement d’une classe par une autre.

      Il est évident que le silence le plus total est maintenu au sujet du problème de la possession de fait des espaces continentaux canadiens.

      Le gouvernement fédéral prétend prendre l’initiative lorsqu’il s’imnisce dans les affaires autochtones, non pour reconnaître les Autochtones comme possédants de plein titre de leurs terres ancestrales ou actuelles mais pour créer les précédents qui vont renforcir le pouvoir central unitaire d’Ottawa. 

      Au gouvernement fédéral, on doit certainement sentir que le problème de la possession territoriale de fait et de droit peut surgir à tout moment maintenant et provoquer des désordres importants, sinon pire.

  6. Simplifions pour mieux comprendre et ensuite posons-nous des questions. Une proportion importante de ceux qui avaient voté CAQ en 2012 ont voté PLQ en 2014 – la peur du référendum serait une cause importante de ce phénomène. Une proportion importante des gens qui ont voté PQ en 2012 ont voté CAQ et, dans une moindre mesure, QS en 2014. Bien que notre système électoral déforme souvent la réalité, ce phénomène de vases communicants est bien reflété par le fait que le PLQ ait pris plusieurs sièges à la CAQ dans la région de Québec et que la CAQ ait pris plusieurs sièges au PQ dans le 450.

    Question : pourquoi les gens qui ont voté PQ en 2012 et ont passé à la CAQ en 2014 l’ont-ils fait?

    Ces électeurs ne devaient pas être si terrifiés par l’improbable référendum – après tout, ils ont quand même voté PQ en 2012 et ont pris le risque de ne pas voter PLQ en 2014. Pourquoi sont-ils passés du PQ à la CAQ alors? Des idées quelqu’un?

  7. M .Lisée,
    Je ne suis pas inquiet pour le mouvement souverainiste parce que la défaite n’était pas vraiment une défaite, mais un simple retour des caquistes vers le PLQ. En effet, Couillard a simplement retrouvé la base historique du PLQ de 1.75 millions d’électeurs que Charest avait perdu depuis 10 ans. Le PLQ a profité d’une élection optimale en retrouvant cette base, en plus de profiter de la division des francophones.dans trois partis. Malgré cela, ils n’ont que 70 députés contre 55 pour l’opposition. Le PLQ n’a donc fait aucun gain par rapport aux élections de 1998 et 2003 sur l’ensemble des électeurs inscrits. Le parti fédéraliste profite de la fidélité indéfectible de ses électeurs, mais cela ne saura durer puisque depuis 16 ans le PLQ n’a pas augmenté d’un iota ses appuis.

    Voici un tableau fort intéressant sur les appuis du PLQ depuis 1973. Vous trouverez le nombre de députés versus les candidats ainsi que le pourcentage des député du PLQ au parlement quand ils ont une majorité. La chute est constante. La seule anomalie est en 2008, mais le taux de participation était tellement bas que Charest aurait dû entrer minoritaire. Le PLQ est très proche de ne plus pouvoir être majoritaire dans quelques années seulement. Le plafond de 70 députés est désormais leur sommet et il serait très étonnant que ce parti fasse une montée dans les prochaines années.

    1970 – 72/108 66.6 %

    1973 -102/110 92.7 %

    1985 – 99/122 81.1 %

    1989 – 92/125 73.6 %

    2003 – 76/125 60.8 %

    2008 – 66/125 52.8 %

    2014 – 70/125 56.0 %

  8. Donc on a perdu 19% à droite et 11% à gauche.

    Le calcul à faire c’est: est-ce qu’on courtise la droite ou la gauche? Est-ce que la base du PQ restante est plutôt à gauche ou à droite. Où est-ce qu’on risque de perdre le plus de plumes si on réoriente nos politiques?

    Mon avis c’est que le PQ doit rester le vaisseau amiral qui rassemble la gauche et la droite. La base militante du PQ est plutôt centre-gauche je crois donc ce serait risqué d’aller trop à droite mais l’électorat de la CAQ est plus mobile que celui de QS.

    De l’autre côté aller trop à gauche risque de faire peur à la droite déjà frileuse et de renforcer les rangs de la CAQ.

    Rester au centre et on subit les tirs des deux côtés.

    Un gros casse-tête.

    À travers mes échanges de la dernières semaines avec les gens de la CAQ et ceux de QS ce que je constate c’est que les caquistes sont ouvert à la souveraineté mais sont peureux, ils doivent être rassurés économiquement. Ici on doit aller chercher des appuis à l’extérieur du Québec, au Canada anglais et aux États-Unis.

    À travers ces mêmes échanges je me rend compte que les partisans de QS sont irréductibles. Ils ne sont pas prêt aux compromis et advenant une alliance voudraient imposer leurs condition, leur points de vues minoritaires à une majorité péquistes…

    À travers tout ça je pense que la meilleure stratégie c’est de rester au centre, un peu plus à gauche peut-être pour garder notre base électorale et trouver des moyens de rassurer la CAQ.

    Aux niveaux hiérarchique plus élevés c’est toujours possible d’aller tester ce que disent Kadhir et David mais je suis convaincu qu’on va se confronter au mêmes dialogues de sourds.

  9. Bonjour M. Lisée,

    Pour moi le PLQ a perdu puisque seulement 42% de la population a voté pour eux, où est le 50% nécessaire pour attribuer le pouvoir. Et 58% (PQ-CAQ et QS) ont voté CONTRE. Il faudrait revoir l’attribution du pouvoir. Autre idée, je pense que le gouvernement devraient être représenté par tous les partis pas un seul, il me semble que ça serait plus cohérent et représentatif choix de la population. Pour ma part, je me retrouve avec un gouvernement que JE N’AI PAS CHOISI et QUE JE NE VEUX PAS POUR L’AVENIR DU QUÉBEC. Où ira NOTRE CHARTE, les droits des femmes ? Qu’allez-vous faire pour réveiller Couillard et sa gang de la menace islamiste ? Ils font déjà les manchettes depuis les élections. Les islamistes sont dans les médias, ils attendent la décision du PLQ pour la laïcité, on ne peut pas laisser tomber une charte voulue à 60% de la population. J’espère que le PQ continuera à faire pression et prendre la même position que la CAQ, les 2 ensemble SVP foncez !!!!

  10. Dormez sur vos deux oreilles ceux qui nous mettent dans le trou, vont nous sortir de là! Ils nous parlent de trente ans passés et trente ans à venir…mais pour l’instant, on est dans le trou!

  11. M. Lisée, je vous félicite pour ces idées que vous partagées au quotidien avec tout le monde, malgré le coup de la défaite. C’est très bien d’analyser ces résultats des sondages. Ce qu’il faut regarder ce sont les lignes de sondages, si les résultats des sondages convergent, alors il est important d’ajuster, surtout que plusieurs des sondages étaient de type probabilistes. Il faut dire qu’avant les élections, les sondages n’ont pas été bien étudiés par le PQ, qui voulais imiter la stratégie de la méthode forte des parties conservateurs. J’ai été heureux de savoir que vous aviez eu des réserves sur certaines parties de cette Charte. Un journaliste reste journaliste tout de même.

  12. Il n’y a personne qui a fait une meilleure analyse que M. Lisée. Mais il manque l’aspect le plus important: Ceux qui n’ont pas voté.

    La majorité sont du PQ, car beaucoup de gens ne sont pas content du PQ. C’est ce que j’ai longtemps fait, quand j’étais pas content du PQ, je ne votais pas. Ça fait longtemps que le PQ n’est pas rassembleur. Trop entêté à vouloir gonfler la charte comme l’enjeu le plus important au Québec, qui aurait pu facilement être voté par le gouvernement avec une clause grand-père. Oui, j’adore cette initiative, c’est important, mais ce n’est pas plus important que comment le gouvernement gère mal notre argent.

    Et le mode de scrutin est directement responsable du faible taux de participation qu’on vit au Québec depuis 30 ans. La majorité des autres démocraties n’utilisent pas le système désuet que nous utilisons au Québec, au Canada.

    Donc, c’pas hyper compliqué, ça prend: Meilleur leadership, un leadership rassembleur, et un meilleur mode de scrutin.

  13. M. Lisée,

    Je me suis laissée dire et la rumeur court dans les rangs et des blogues souverainistes qu’une taupe dans les médias extrêmement près de Mme Marois l’aurait empêchée ou suggérée des choses anodines mais qui auraient nuit à notre Première Ministre. Qui est-ce? Le PQ est gangrené de toutes parts. Rassurez-moi!

  14. Le PQ n’a pas « gagné la bataille de la charte. » Au contraire, le PQ a nettement perdu des voix à cause de la charte.

    Les Péquistes qui se disent avoir voté « pour la charte » étaient Péquistes déja acquis, ils ne representent aucun gain. Un fédéraliste ne votera jamais pour le PQ, n’importe combien il aime la charte. Mais un souverainiste qui n’aime pas la charte – et il y en a beaucoup chez les jeunes – peut facilement s’en aller à Québec solidaire. Et en effet, un bon nombre de jeunes y sont allés.

    Ces souverainistes horrifiés de la charte ne sont pas juste le fruit de mon imagination. Plusieurs se trouvent ici-même, sur cet page et la blogue précédent, exprimant leur choque que le PQ a choisi cette mauvaise voie de s’en prendre aux immigrants.

    Vos chiffres prouvent qui beaucoup de Péquistes aimaient la charte – une tache noire permanente sur le bilan du PQ – mais ne prouvent pas qu’un seul electeur s’est déplacé vers le PQ pour le soutenir. Seul un souverainiste voterait PQ, et chez les souverainistes, M. Lisée admet que son parti a perdu des voix au QS.

    Il y a aussi la question d’où viennent tous ces nouveaux Libéraux qui n’avaient pas voté en 2012. Qui sont-ils, et pourquoi ont-ils choisi ce moment pour devenir voteurs? Devinez.

    Un bilan honnête doit aussi tenir compte des nouveaux ennemis acquis avec cette politique, parce que chaque vote gagné aux Libéraux équivaut à un vote perdu au PQ.

    Les deux partis qui ont opposé le congédiement d’employés portant symboles religieux, PLQ et QS, sont aussi les seuls partis de faire des gains de voix depuis 2012.

    Tout parti qui a soutenu la charte a subi des pertes de voix, et le plus fort son soutien, le plus important ses pertes.

    Le conte rendu de média insiste avec quelque raison que l’élection a été déterminé par les propos de PKP. Mais cette narration n’explique pas comment le soutien PQ a continué de chuter même dans les dernier jours de la campagne.

    Y a-t-il un événement dans la dernière semaine pour expliquer cette baisse additionelle de soutien Péquiste? Oui. Mme Marois a eté coincée par des journalistes qui ont enfin tiré d’elle l’admission que oui, le PQ visait vraiment de licencier les médecins et infirmières qui portait foulard ou kippa.

    C’est seulement à ce moment qu’un bon nombre de Francophones ont finalement compris l’enjeu. Et c’est là où le PQ a payé le prix de sa politique démagogique.

    Et le PQ payera encore plus cher la prochaine fois s’il entend continuer avec une politique du Front National Le Pen. D’abord parce que les jeunes sont contres, deuxièmement parce que les immigrés sont en croissance. Et aussi parce que la démagogie est toujours moins payant à long terme – les gens qui sont attirés par de telles politiques au debut deviennent gênés par le désapprobation des milieux mieux éduqués. Même chez les Péquistes, les plus éduqués, comme M. Lisée, commencent déja à se dissocier de la politique de congédiements.

    • J’abonde entièrement avec votre analyse, si bien résumée dans le dernier paragraphe. Je suis moi-même personnellement dégoûtée (désolée je ne trouve pas d’autre mots, à moins de trahir sérieusement ma pensée) par cette charte ethnocentriste et presque tout le monde que je connais la déteste aussi. Rassembler contre un ennemi commun pcq’on a perdu le grand méchant Anglais?

      Pour sa prochaine chasse aux sorcières le PQ devrait trouver autre chose, svp. Ex: les multinationales irresponsables et couvertes de cadeaux par l’État au détriment des citoyens payeurs de taxes, les paradis fiscaux, la chasse aux pollueurs et/ou Harper et son État pétrolier, le gvt canadien à droite et son comportement immonde envers les travailleurs (ass chômage, syndicats) ou que sais-je? Trouvez des vrais indignes si vous voulez stigmatiser quelqu’un pour «rassembler» tous les autre contre lui. Pas des gens déjà vulnérables, pas les étudiants non plus. Ça n’a aucune dignité (quand-même terrible d’avoir à le dire).

      Vrai que le PQ n’a clairement pas fait de gain significatif avec la charte.

      + que plausible que les «nouveaux voteurs» PLQ soient en grande partie des immigrants et des «de souche»  »anti-charte » (enfin anti-10% de la charte. Mais un 10% coriace et discriminatoire auquel Mr Drainville s’est accroché farouchement).

      Vrai que de telles politiques démagogiques aussi ignobles envers des groupes vulnérables, ne sont pas payantes à long terme. Les gens finissent par avoir honte d’adhérer à des idées sans aucune envergure, une fois le vernis émoussé. L’électeur péquiste vote selon un désir de justice pour lui-même, ce qui tend à le rendre éventuellement plus sensible à l’injustice en général. En grossisant un peu le trait, on peut dire que foncièrement, il tend à voter pour la justice, alors que l’électeur PLQ tend à voter pour la sécurité.

      Vrai que le PQ a fait un pire score qu’en 2007, et cela ne peut s’expliquer par la seule mention de référendum, même si ça a eu un effet très négatif sur les intentions de vote. En effet, la dernière semaine, les intentions de vote ont continué de chuter lors des propos désolants de Mme Bertrand (cautionnés à 100% par Mme Marois qui n’y voyait que de bonnes raisons de sourire et d’être heureuse d’entendre cela) et la confirmation que… ben oui, au bout du raisonnement discriminatoire, il y a le congédiement réel… (qui l’eût cru?).

      Je connais très peu de jeunes en faveur de la charte, et très peu d’immigrants qui la cautionnent. En revanche, je connais plein de jeunes qui détestent assez la charte pour avoir branché leur vote chez QS, et d’immigrants qui se sont sentis profondément blessés et trahis par cette charte et qui se sont fait un devoir d’aller voter contre, en s’assurant que le PQ ait le moins de chances possibles de gagner, donc pour le PLQ.

      À ne pas négliger quand les méthodes LePen se font attirantes par leur facilité et leur efficacité immédiate (non, je ne fais aucune analogie ici. Si ça sonne comme si je parlais de.. d’autre chose, c’est simplement parce que l’autre chose et la charte qui nous a été présentée, partagent certaines similarités sur le plan du fonctionnement général. Loin de moi l’idée de traiter cette charte de prostituée… quoique.) , dites-vous ‘STOP! euh… enfin, ARRÊT! Les QuébécoisEs méritent mieux que ça. Il faut travailler plus fort pour trouver des plans plus dignes de ce peuple qu’on arrête pas de dire qu’on aime tellement… On refuse de les prendre pour des idiotEs, MÊME si les comportements de la majorité ne sont pas toujours top. Heu…. enfin ‘géniaux’. On a un rôle à jouer, car c’est nous les leaders officiels, soyons en dignes, et trouvons mieux que ça’ … #citation rêvée d’un leader péquiste.

      Bref, Bravo Owen pour votre commentaire, encore une fois vos propos rejoignent mon expérience personnelle et je seconde à 100%.

    • affirmé comme couillar l’a fait que la charte est contre les immigrants me semblent relever de l’auto-mépris: la charte n,est pas contre les immigrants mais devaient servir à affirmer l’identité d’un peuple!

      les québécois sont probablement les seuls à refuser de s’auto-afffirmer de peur de déplaire à quelqu’un! les américains ont-ils ce réflexe? les français? les italiens?… les communautés issues de l’immigration, au contraire affirment la fierté de leur origine et les québécois les en félicitent!!!
      mais qu’un québécois affirment sa fierté nationale, il y en aura plein pour le traiter de racistes même chez ceux qui se battent pour conserver leur culture de puis 50 ans et qui se culpabilisent probablement d’exister!

      la charte était nécessaire pas contre les immigrants mais pour affirnmer les règles sociales de la vie en commun autour des valeurs de la majorité; refuser d’imposer des règles sociales de la majorité c’est admettre son propre suicide culturel au nom de valeurs individuelles (ici portées par les fédéralistes).

      de plus, affirmer que la caq et qs ont gagné des votes en s’opposant à la charte, c’est ignorer le nombre de gens qui ont réellement voté pour ces partis… une baisse par rapport à 2012

      mais où vous avez raison, c’est lorsque vous affirmez que les péquistes opposés à la charte sont allés chez qs (et que les libéraux de toute façon auraient voté libéral peu importe ce que le plq aurait proposé). triste, mais ceux qui ont été le plus contre la charte dans leur vote, ce sont aussi ceux qui se battent pour que leur pays et leur culture majoritaire continuent d’exister!!!

      chercher l’erreur! au pq on aime s’autoflageller en public (mao aurait pu être fier de cette tendance à l’autocritique)…
      avez-vous vu les autres partis qui ont perdu des votes depuis 2012 faire leur autocritique!!! non ils vont jusqu’à affirmer qu’ils ont gagné des sièges parce qu’ils représentent plus les vraies idées des québécois!!!

      au pq on a l’obsession du bon parti, du bon gouvernement, du gouvernement qui ne voulant déplaire à personnes n’sent rien propser… et quand ils osent on assiste aussitôt au lever des boucliers de tous ces bien-pensants voulant que tous soeint d’accord, pour ne pas déplaire, pour supposément rallier les fédéralistes et créer les conditions gagnantes!

      ça suffit! ça marche pas! depuis 50 on en est encore au même point!
      gouverner c’est décider pour le bien commmun et parfois le bien commun s’oppose à des individus et leurs trop individualistes!

      au pq ça prend un CHEUF!!!
      au pq ça prend des gens qui s’engagent ailleurs que sur un blog
      au pq ça prend une orientation clair sur des objectifs clairs: le pq est souverainiste; qu’il s’affirme… comme option nationale qui s’affirme…
      au prochaine élection si le pq continue à vouloir élire des députés sans parler de souveraineté alors mon choix est clair: ce sera option nationale parce que voter pour le supposé bon gouvernement de gens plus intéressé par leur carrière politique que par la souveraineté, pu capabe!

      le pq devrait proposer que l’élection du gouvernement pq veut dire le droit d’engager le processus; vous direz que le pq risque de ne pas être élu! et alors? le pq élu a-t-il fait avancer la cause da souveraineté de puis 50 ans!

    • Parfaitement d’accord M. Dyer – excellent commentaire. Le PQ a pressé sur le dossier de la Charte comme sur un citron jusqu’à ce qu’il ne reste plus de jus, croyant qu’il gagnerait ainsi des électeurs de la CAQ. Et plus le PQ insistait, plus il devenait clair que le congédiement était la sanction et plus il devenait clair que les personnes visées, essentiellement les communautés musulmanes, étaient blessées par la charte. Comme beaucoup de membres de ces communautés sont francotropes et parlent français, leur message a fini par atteindre les francophones.

      On voit dans le tableau présenté par M. Lisée ci-dessus que parmi les gens qui ont voté QS en 2014, il y en autant qui avaient voté PQ en 2012 qu’il y en a qui avaient voté QS! Le dégoût inspiré par la Charte est sans doute un facteur déterminant de ce mouvement.

      Pour ce qui est des gens qui sont passé du PQ à la CAQ, c’est plus complexe: peur du référendum? Dégoût également par le caractère électoraliste de la Charte, souvent évoqué par M. Legault ? M. Legault a beaucoup mentionné que la CAQ était prête à des compromis sur la Charte et accusé le PQ, de façon très plausible, d’avoir volontairement gardé la Charte de façon opportuniste pour les élections. Intuitivement, la peur du référendum semble avoir pesé plus, mais la crédibilité de la Charte a été suffisamment attaquée avec succès pour ne guère avoir d’effet mobilisateur sur les électeurs de la CAQ pour attirer ceux-ci au PQ.

      Et n’oublions que, même parmi les gens qui ont voté PQ, une proportion importante était contre la Charte – ils ont voté PQ pour d’autres raisons. Parmi ces gens, on peut supposer qu’il y a Bernard Landry et Gilles Duceppe.

      La lourde et longue et répétitive insistance du PQ sur la Charte a fini par lui nuire à la longue, la vérité de ses conséquences finissant par apparaître au jour plus clairement. S’est également créé un effet de lassitude – ça avait traîné longuement pendant le mandat avant même la campagne, où la chose était encore martelée.

      Donc, en effet, l’affirmation comme quoi le PQ a « gagné la bataille de la Charte » mérite révision.

    • Eve Lafrance et Raymond Labelle, merci pour vos gentils commentaires. C’est très rassurant de voir autant opposition à la charte au sein du mouvement souverainiste. J’ose espèrer que cette mauvaise politique n’était qu’un faux pas sur le chemin du PQ, et que nous, Anglais et Français, continuons de se battre comme de bons vieux ennemis égaux, laissant hors de combat ces minorités innocentes trop faible pour se défendre. Et si jamais vous emportez, et le Québec devient nation souveraine, qu’il soit fondé sur les idées de Rousseau et les droits de l’homme proclamées par la revolution française, et non sur les peurs incohérentes et déraisonnables de Marine Le Pen.

      Et Denis Bergeron, où commencer avec vous arguments? D’abord, dire qu’un immigrant peut avoir sa propre identité sans menacer la vôtre. La culture francophone est-elle vraiment menacée par un médecin qui porte le foulard? Alors elle doit être bien faible.

      En fait, comme nous rappel M. Labelle, la plupart de nos Musulmans sont des alliés naturels à la francophonie. On voit rarement ici des gens d’Arabie Saoudite, ou Pakistan, ou Yemen, ou d’autres berceaux de militantisme. Nos Musulmans viennent du Liban, de Maroc et Tunisie, des pays moins religieux avec une forte tradition de parler français chez les éduqués … et ce sont les plus éduqués qui ont démenagé ici. Beaucoup d’eux ont choisi le Québec précisément parce qu’ils aiment mieux vivre en français qu’en anglais. Ils s’expriment bien en plus, ce n’est pas d’eux autres qu’on entend dire « yo, man, anyway, c’est tellement loser, sti. »

      Ces gens sont déja francophones et, en dépit des foulards, sont déja assez seculaires. Pourquoi chercher de nouveaux ennemis parmi eux? Vous n’en avez pas assez?

      Vous dîtes: « la charte n,est pas contre les immigrants mais devaient servir à affirmer l’identité d’un peuple! les québécois sont probablement les seuls à refuser de s’auto-afffirmer de peur de déplaire à quelqu’un! les américains ont-ils ce réflexe? »

      Vous avez raison qu’il y a beaucoup de bigots au sud des E-U qui voudraient s’en prendre à leurs minorités religieuses – est-ce que vous voulez que les Québecois deviennent plus comme les gens d’Alabama et Mississipi? Mais vous devez sûrement savoir déja que la constitution americaine ne permettrait jamais une telle loi. Votre charte coule le premier test, le 1er amendment, elle serait anéantie devant la cour suprême americaine.

      Franchement, dire qu’une loi visant de contrôler la tenue de quiconque n’est pas contre eux, c’est malmener le langage. Coudre l’étoile jaune sur les manteaux des Juifs montréalais, est-ce que ça non plus ne serait pas contre eux? Contrôler la tenue, c’est contrôler la tenue, et bien sûr que c’est contre les victimes visées.

      L’histoire n’offre aucune example d’une telle loi qui n’est pas néfaste, lourde de mauvaises consequences, justifiée par mensonges et motivée par haine, ignorance et méchancité cynique. Toute attaque sur les minorités est presentée comme la défense de la culture et du patrimoine, comme toute invasion d’un autre pays est presentée par l’invahisseur comme acte d’autodéfense. Il reste qu’une attaque, c’est une attaque. C’est vous qui menacez leur façon de vivre, pas l’inverse.

      Les Juifs, Sikhs et Musulmans n’ont attaqué votre culture d’aucune façon, à moins d’exister ici. Alors on doit assumer que c’est bien leur existence ici que vous trouvez inacceptable.

    • J’aimerais discuter de vive voix avec vous sur les articles de la Charte, sur ce qui y est écrit spécifiquement dans le projet de loi. Pas ce que tous et chacun en disent, notamment les médias et les grands mythes véhiculés sans avoir pris le temps d’en faire une réelle lecture. Pour moi, elle n’est pas contre les communitautés ethniques. Au contraire. Elle porte sur la laïcité, soit la possibilité pour tous d’être sur le même pied d’égalité. Êtes-vous pour la laïcité de l’État ? je suis certaine que nous aurions des points communs.

      Vous savez, on y met beaucoup de nos propres croyances dans cette Charte. Les francophones contre les communautés ethniques, les francophones contre les anglophones, etc. Mais j’ai assisté personnellement à de malheureux propos racistes entre différentes communautés entre elles, sans que les francophones où les anglohones ne soient impliqués. Il y a de la ségrégation aux sein des différents groupes culturels et religieux, même ici. C’est tout le monde qui bénéficierait d’une société où l’État (car en privé ou en communauté, chacun est libre!) est séparé du culte. Un terrain neutre qui envoie un message avant-gardiste.

      Pour ce qui est de l’identité des québécois francophones ou anglophones c’est pour moi une autre discussion à avoir et qui est distincte de celle sur la Laïcité 😉

    • Oups, je voulais dire: Les Juifs, Sikhs et Musulmans n’ont attaqué votre culture d’aucune façon, à moins qu’exister ici constitue une attaque. Alors on doit assumer que c’est bien leur existence ici que vous trouvez inacceptable.

    • « Le 14/04/2014 à 10 h 00 min, Owen Dyer a dit :
      Y a-t-il un événement dans la dernière semaine pour expliquer cette baisse additionelle de soutien Péquiste? Oui. Mme Marois a eté coincée par des journalistes qui ont enfin tiré d’elle l’admission que oui, le PQ visait vraiment de licencier les médecins et infirmières qui portait foulard ou kippa.
      C’est seulement à ce moment qu’un bon nombre de Francophones ont finalement compris l’enjeu. Et c’est là où le PQ a payé le prix de sa politique démagogique. »

      Imaginez le point de vue colonisateur de l’étranger, anglo saxon canadien.
      CAD… Imposer des règles d’interdiction de porter des signes ostentatoires religieux au travail, par respect pour la majorité laïque, serait une politique démagogique.

      Ce serait démagogique d’interdire aux intégristes d’imposer le port des foulards et kippas durant les heures du travail, à la santé publique.

      Ne soyez pas dupe. Même à l’hôpital de Kaboul, Afghanistan, tous les professionnels de la santé enlèvent leurs signes ostentatoire religieux le matin, avant de se mettre au travail. Guérir les malades.
      Pourquoi serait-ce différent au Québec ?…

      CH

    • Il me semble qu’un premier devoir si on veut protéger la langue française, c’est de ne pas trop tordre la language en changeant la signification des mots à son gré.
      « d’interdire aux intégristes d’imposer le port des foulards et kippas durant les heures du travail. »
      VoilIà une phrase qui mérite d’être rapporté à l’OLF. Imposer le port des foulards et kippas serait de VOUS forcer de les porter. Mais il n’y a personne qui cherche à contrôler votre tenue. C’est vous qui impose, qui cherche à contrôler l’autre.

      « Imposer des règles d’interdiction de porter des signes ostentatoires religieux au travail, par respect pour la majorité laïque… »

      Laissons tomber cette façade de secularisme. Elle s’est éffondré aussitôt que M. Drainville a refusé d’enlever la croix de l’Assemblé National.

      « Même à l’hôpital de Kaboul, Afghanistan, tous les professionnels de la santé enlèvent leurs signes ostentatoire religieux le matin, avant de se mettre au travail. »

      Complètement faux. Allez chercher ‘Afghan nurses’ sur Google images. Toutes, mêmes les infirmières de l’Armée Nationale, portent leur foulard en tout temps.
      http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Afghan_nurse.jpg
      http://www.losangeles.af.mil/shared/media/photodb/web/100301-F-9999G-001.JPG

      Vous, qui prônez un laïcisme d’intervention active, semblez avoir mal compris qu’est-ce que c’est, notre societé laïque. On est gens de raison. C’est aux gens de foi de contraindre le comportement d’autrui dans sa vie personelle, pour imposer l’uniformité. De passer des lois sur leurs vêtements, une practique médievale.

      D’abord, c’est stupide de penser qu’arracher des vêtements va rendre plus « laïque » la personne en-dessous. Ça sert simplement a la rendre amère.

      Ce n’est pas du tout comme ça que Copernic, Galileo et Darwin ont brisé la domination ecclésiastique et conqueri le monde pour la modernité. Au contraire, c’est leurs ennemis, les forces de l’obscurantisme, qui ont toujours eu recours à de tels moyens. Nous autres, gens de raison, savons que la seule force qui sert à avancer la raison, c’est la force de la raison.

  15. J’ai bien lu votre article et observé les chiffres et les transferts parfois surprenants. Mais mon esprit revient toujours à la menace qui pèse sur l’intégrité du PQ, pour le garder loin de tout conflit d’intérêt, et loin de toute main mise d’un seul groupe influent.

    Je viens d’avoir un aperçu de la portée des tentacules de PKP au sein du PQ, ainsi que de l’ancienneté de ces tentacules. Je suis sous le choc. Ça explique certainement bien des choses. Notamment l’inexorable cheminement vers toujours plus de droite, malgré les discours. Je suis atterrée. La situation est bien pire que je pensais. Le PQ pourra-t-il dans ce contexte retrouver son intégrité? J’en doute énormément, à moins que par un pur miracle la pieuvre perde son emprise sur le parti. Et comment cela serait-il possible? Franchement, je ne vois pas comment.

    Tant que le PQ pouvait garder quelque chose de René Lévesque, un projet souverainiste pouvait impliquer bien des difficultés, mais demeurait plein d’espoir. Le parti de PKP… c’est tout autre chose. L’indépendance formelle qui nous change quatre trente sous pour un dollar en fait de système d’exploitation/tutelle (fédéralisme vs capitalisme pur et dur) et pour mettre encore plus de pouvoir dans les mains de celui qui en déjà beaucoup trop. Si M. Bock-Côté s’associe avec lui ça va tourner en monarchie absolue cette histoire. Wow.

    Ne reste que l’espoir que vous soyez sincère et profond (malgré les apparences) dans votre progressisme Mr Lisée, et que des éléments que je ne connais pas aide le PQ à aller dans votre sens.

    Je le souhaite aux QuébécoisEs ardemment, et je le souhaite à ce parti, s’il n’est pas déjà complètement engourdi par l’étreinte des tentacules.

    Sinon, ma seule consolation sera qu’avec tous les partis qui se présentent, le « parti de PKP » aura une chance raisonnable de ne pas parvenir au pouvoir ni en 2018, ni jamais.

    Est-il acceptable que le propriétaire de 40% des médias francophones aspire à être le 1er ministre du Québec?

    Bien sûr que non. Ça n’est même pas une chose discutable.

    p.s. Je ne peux pas croire que le PQ en est là, sous cette emprise, et parle de neutralité «ni à gauche ni à droite». Comme si tout ça était anodin, juste un ‘plus’ pour légitimer le projet aux yeux des Elvis Gratton de ce monde. Si on est pour devenir indépendants, je nous verrais plus comme la Suède ou la Norvège, pragmatiques et progressistes, que comme un mini USA qui affame son peuple et fait le fier en engraissant les paradis fiscaux.

    Je place tous les espoirs que j’ai toujours (malgré tout) envers le PQ, en vous. Et dans les progressistes du parti qui se sont rangés à droite ponctuellement pour ne pas nuire au parti jusqu’à maintenant. Prenez le temps qu’il faut, mais surprenez-nous ! (vous ne surprendrez personne en vous rangeant toujours à droite et en ne faisant rien pour dé-scléroser ce parti).

    • Votre espoir pour un nouveau PQ me surprend vue la campagne assidue contre ce même parti et notamment pour Québec Solidaire que vous avez faites sur Twitter… J’aimerais bien comprendre.

    • Rien de surprenant d’après moi. La moitie des gens de Québec Solidaire sont d’anciens Péquistes chassés du parti par le virage à droit. Evidemment ils s’interessent de l’avenir du PQ. Au lieu de les accuser d’hérésie, moi à votre place je me demanderais comment les réacceuillir chez eux.

    • Où vous avez lu que je les accusais d’hérésie ? Je vous trouve bien agressant, Monsieur. Avez-vous l’impression que tous les gens qui sont sympatiques au PQ sont des méchants et sont contre vous ? Essayons de demeurer respectueux et discutons sincèrement.

      Ma question n’était pas mesquine, j’ai envie de comprendre comment on peut en vouloir autant à un parti pendant une campagne électorale, qu’on arrive à le dénigrer même plus que le PLQ!, et en même temps vouloir qu’il soit plus près de nos besoins ? Pour y revenir ? Il faut vouloir militer dans un parti pour le changer, il me semble… je suis sincèrement en questionnement.

    • Madame Paillé,

      J’avais envie de vous répondre par une boutade: Qui aime bien, châtie bien. Mais je serai un peu plus sérieuse. On peut très bien être en colère contre un parti, mais néanmoins se soucier de son devenir.

      Un gros changement est advenu: le PQ vient de recevoir un message clair que quelque chose ne va pas, et la cheffe est partie. Il y aura donc réflexion et temps pour réfléchir. Je suis impatiente de voir si le parti va retrouver (ou réinventer) comment il s’appelle. C’est une histoire passionnante à mon avis. Vous ne trouvez pas?
      Si je suis capable de m’intéresser au sort du PQ et participer à la discussion, c’est aussi que je respecte les gens dans leur choix et leur vérité, même si elles ne sont pas les miennes. C’est ça la démocratie. Pas des guéguerres de mépris et d’insultes d’adolescents. D’autre part, Owen a raison: j’ai voté PQ et BlocQ jusqu’en 2012 (excluant 2012) et j’ai même travaillé pour le OUI en 1995.

      Les conséquences de l’évolution du PQ peuvent avoir des effets majeurs sur la société québécoise tout entière. Normal que je m’y intéresse.

  16. Mon cher M. Lisée, je ne vous vois pas du tout à la direction du PQ, d’ailleurs , vous n’auriez pas pas dû abandonner votre carrière journalistique pour vous lancez en politique. C’est dans le monde des médias où votre talent est le meilleur. Votre blogue le prouve bien. Par contre , je verrais très bien un Péladeau aussi à droite soit-il prendre la gouverne de ce parti. Les québécois n’aiment pas trop les intellectuels comme vous. Ce Péladeau issu du monde des affaires et un langage moins sophistiqué, avec ce côté un peu populiste à la René Lévesque et son assurance du monde économique à la Parizeau serait peut-être le meilleur candidat pour ce poste.

    • Cher M. Luc Grégoire, d’abord, juste une petite remarque: René Lévesque pratiquait exactement la même profession que M. Lisée: journaliste.

      Il n’avait RIEN d’un homme d’affaire, et TOUT d’un intellectuel à l’approche pédagogique et aux profondes croyances sociales-démocrates.

      René Lévesque a quelques fois été pauvre, car l’argent n’était pas sa priorité. Ce qui le tenait debout était la flamme de ses idéaux démocratiques et l’amour qu’il avait pour le peuple québécois. Ce n’était pas un héritier, fils à papa, noyé dans la ouate, ni un big Boss. Il s’est fait connaître (et aimer) entre autre, par les émissions éducatives qu’il donnait à la télévision en expliquant des enjeux sociaux et politiques (dont le syndicalisme qu’il défendait..! i.e. on est très très loin des lockout, là) sur un tableau noir, comme un professeur car il a aidé les Québécois à grandir, à devenir plus intelligents et à se faire confiance. À l’opposé total d’un style d’émission comme Le Banquier, mettons.

      Toujours bon de remettre ça en perspective (le titre est évidemment en fonction du montage que le publicateur de la vidéo a faite avec des extraits de l’émission de R. Lévesque et de celle de M. Dumont):
      «René Lévesque répond a Éric Duhaime et Mario Dumont a propos des syndicats».: http://youtu.be/M6qUbsLMvUc via @YouTube

      On peut dire ce qu’on veut, mais il reste que Jean-François Lisée a de très nombreux points communs avec René Lévesque: intellectuel, journaliste, pédagogue, social-démocrate, une sensibilité palpable dans sa présence aux autres, et bon communicateur. Les derniers 18 mois ne l’ont sans doute pas servi, car il devait, comme un bon soldat, défendre des plans que (j’ose espérer en tout cas) il n’avait pas décidés. On a vu la politique (assez autoritaire semble-t-il) de P. Marois, et non celle de Jean-François Lisée (j’ose espérer encore).

      Pour ce qui est de PKP, à part une relative facilité de contact (que M. Lisée a également), il n’a ZÉRO point commun avec René Lévesque. Moins que zéro si c’est possible. Il est rigide, très dur en affaire, indifférent à la souffrance des gens et habitué de donner des ordres. C’est votre image d’un bon leader? Alors vous devez détester ce qu’était René Lévesque, puisqu’il était à mille lieues de ce genre d’attitude. Même la facilité de contact de PKP, rigide et théâtrale, ne tient pas la route pour faire un bon leader. À moins que vous pensiez qu’un mixte entre un général d’armée et un vendeur de char peut remplacer le leader exceptionnel qu’était M. Lévesque?

      Si le PQ est pour se rediriger quelque part un jour, je trouve au contraire que M. Lisée serait, de loin, le plus habilité à rendre possible cette rennaissance. PKP impressionne beaucoup deux minutes, mais il n’a ni les vraies qualités que ça prend, ni le type d’intelligence, ni la légitimité pour amener le Québec et le PQ à bon port. Un État n’est pas une entreprise, ne l’oubliez pas. C’est un autre mode de fonctionnement, un autre type de priorités et de méthodes qui fonctionnent là-dedans. Un autre univers.

      Les méthodes marketing ne conviennent pas trè fort sont justemtn ailleurs que dans une grande noirceur, semblable à celle où il se trouve en ce moment. Pourquoi? Parce que les méthodes marketing et la direction rock’n’roll (incohérente) qui sont du genre de M. PKP, sont semblables à celles que le PQ a sur-utilisées dans les derniers 18 mois, avec le résultat que l’on connaît. On est habitués de se faire prendre pour des imbéciles par Vidéotron, mais on l’accepte moins facilement de la part de notre gouvernement qui a des comptes à nous rendre.

      PKP le busnissman est définitivement plus que tout autre, sur ce modèle marketing, alors qu’à l’opposé, il y a l’expérience politique de M. Lisée (artisan de la campagne référendaire de 1995 quand-même, conseiller de plusieurs 1ers ministres, et j’en passe) une vie dévouée à l’héritage de René Lévesque, son esprit démocrate et sa passion pour le Québec et pour l’indépendance. Ça flashe moins sur le coup peut-être? Mais la substance est là, qui peut tenir la route sur le long terme, et quand la substance est là, la marchandise est livrée, habituellement.

      Je pourrais me tromper sur la part véritable de M. Lisée dans les décisions anarchiques du dernier règne péquiste. J’espère de toute ma bonne foi que non. Mais en ce qui concerne les qualités de Leader politique du PQ de M. Lisée et de M. PKP, quand on y pense un peu sur le long terme, PKP ne tient pas la route pour deux sous.

      Si votre critère est la comparaison avec René Lévesque, alors pensez-y juste une petite minute, c’est M. Lisée qui remporte haut la main cette comparaison.

    • Oups! J’ai accroché le bouton d’envoi alors que je ré-écrivais une phrase du 6e (gros) paragraphe. J’allais dire que : Les méthodes marketing utilisées à l’excès ne conviennent pas au monde de la politique saine et démocratique, sur un moyen-long terme. On a vu ce que ça a donné avec les 18 mois de règne du PQ où ces méthode ont été sur-utilisées. On dit un truc très vendeur sans avoir particulièrement l’intention d’aller dans ce sens ou sans comprendre vraiment les implications profondes de notre propre bonmiment. Résultat: les gens finissent par sentir que c’est n’importe quoi, et décrochent. Voilà. Pour ça que le marketing-mensonge (ce sont un peu des synonymes) a ses limites assez rapidement en politique, surtout quand la tradition du parti en cause, est ancrée dans des idéaux sociaux et non dans la reconduite automatique des dogmes économiques courants (qui eux ont une proximité naturelle avec le marketing-mensonge).

      Eve T. Lafrance

  17. bonjour,
    j’ai rencontré des gens qui ont voté pour la caq .
    Un d’entre eux a été déçu de Bouchard n’a pas fait un troisième référendum, puis est devenu est un solidaire mais à été déçu.
    Il a été attiré par les baisses de taxes et coupures au niveau des fonctionnaire et la performance de Legault au débat des chef, il a donc voté caq, trouve que Pauline ne donnait pas de raisons économiques de faire l’indépendance et fait une mauvais campage = porte monaie d’abbord pour redistribuer la richesse, la charte était secondaire dans son cas.

    L’autre un ancien péquiste, qui ne trouvait pas Marois de taille comme chef, et qui trouvait la charte allait un peu trop loin.
    Deux anciens péquiste devenus caquistes pour deux raisons différentes!
    Les deux ne veulent pas de référendum car l’économie prime sur l’identité.
    Faudra-t-il convertir des libéraux et caquistes par le porte-monaie?
    La peur est-elle de devenir pauvre?

  18. La division du vote souverainiste est la principale raison de la perte d’appui du PQ. Tout le monde semble oublier d’où provient la naissance du Parti Québécois. Ce parti a pris forme lorsque les indépendantistes de l’époque avaient compris la crédibilité du mouvement passait par la promotion de la souveraineté par une seule et unique force politique forte.

    René Lévesque et Pierre Bourgault ont sabordé leur mouvement pour unir leur voix, malgré leur différente idéologie d’un Québec souverain. Tous les souverainistes ont mis de l’eau dans leur vin pour bâtir un programme solide et fonder le PQ.

    Le temps serait venu de songer sérieusement à cette alternative. Le programme du PQ et de Québec Solidaire n’est pas si différent que ça. Lorsqu’on regarde les différences entre le programme du MSA de Lévesque et celui du RIN de Bourgault, JE NE PEUX PAS CROIRE que le Parti Québécois et Québec Solidaire ne peuvent pas en venir à une unification. Option Nationale et le Parti Indépendantiste ont clairement signifier leur désir de s’unifier avec un grand parti qui propose clairement un référendum sur la souveraineté du Québec.

    En lien avec mon dernier paragraphe, le temps serait venu de penser à la fin du PQ, pour donner naissance à un nouveau parti politique souverainiste, qui serait la résultante de la fusion des forces souverainistes. Qu’on le veuille ou non, Le PQ est un vieux parti et se fait souvent blâmer pour des décisions antérieures (je crois ne pas avoir besoin de vous donner d’exemple).

    Je comprend que chaque parti a ses exécutifs, ses permanents, et autres salariés qui vivent de la gestion des partis politiques. Cependant, je crois que la crédibilité du mouvement souverainiste est beaucoup plus importante.

    • Quebec Solidaire ne s’associera jamais à une charte qui vise à côntroler la tenue des minorités, ou à licencier des minorités religieuses des emplois publiques. J a m a i s.

      Si le PQ veut être partenaire à quiconque, faut se débarrasser d’une politique ethnique honteuse et perdante. Et mettre de côté le démagogue M. Drainville, qui est partout méprisé sinon haï.

  19. Le PQ n’est qu’une entité abstraite. Qu’il meure ou qu’il gagne à un concours de popularité : Rien à foutre.

    La chose à faire ?
    Faire la pédagogie de la souveraineté plus fort que jamais. S’il échoue, bah il échoue. A-t-il une seulement une autre raison d’être ?
    Une autre entité abstraite prendra la relève.

  20. Bonjour M.Lisée,

    Il faut que les nationalistes demeurent absolument au pouvoir. Il n’y aurait jamais eu de loi 101 sans un parti nationaliste comme le PQ. Toutefois, cela fait 18 ans que vous n’expliquez plus le comment et le pourquoi de l’indépendance nationale. Pour cela, je vois deux options :

    1 ) Vous vous présentez comme un parti indépendantiste qui fera obligatoirement un référendum s’il est élu. Avec la possibilité bien réelle de ne jamais plus être réélu (18 ans sans en avoir parlé…C’est très long, c’est inexplicable…)

    2) Plus réalistement, je ne crois pas que le PQ sera réélu majoritairement dans un proche avenir en choisissant l’option 1. Durant ces 18 ans…, la coalition péquiste s’est désintégrée et pour longtemps. En ce moment, pour bien des gens, surtout les jeunes, l’indépendance est reléguée au second plan et on se retrouve avec des gens qui votent désormais pour la gauche, la droite, le centre, l’écologie, la gratuité scolaire, etc, etc.

    Pour toutes les raisons citées plus haut, je pense qu’il faut plutôt et plus que jamais soutenir massivement un organisme apolitique qui regroupera toutes les forces qui veulent que les francophones aient un foyer national en Amérique du Nord. Ce groupe, comprenant des experts dans tous les domaines, pensera le Québec indépendant et fera de la pédagogie (publicité etc). Il ira à la rencontre des jeunes, des anglos, des autochtones, des allophones, des immigrants, des vieux. Il sera actif et passionné. L’indépendance doit être porté par le peuple jusqu’à atteindre un niveau de 55-60% dans les sondages à une question claire et honnête (Le Qc devrait-il être un pays indépendant). N’importe quel parti en lice pourra proposer le dit référendum au peuple lorsque le peuple le désirera.

    Pour l’amour du peuple, il nous faut malgré tout et absolument un gouvernement nationaliste à l’écoute des québécois capable de proposer des choix intéressants tout en protégeant notre culture francophone et notre langue. C’est la survie de notre nation qui est en jeu, avant, maintenant et pour toujours.

    Après 18 ans d’abandon, je souhaite de tout mon cœur qu’il n’est pas trop tard et que nous pourrons un jour avoir enfin notre foyer national en Amérique du Nord. Tel un bateau arrivant enfin à bon port après une traversée houleuse. Nous le méritons bien. Nous méritons de vivre normalement dans notre foyer comme tous les autres peuples normaux qui ont leur foyer national.

    François, Montréal

  21. Bonsoir cher M.Lisée,
    J’ai pris connaissance de quelques témoignages ci-haut et je suis en parti d’accord, mais je me garde une certaine réserve. Pour ma part, je crois que d’aller en élection etait une erreur majeure, sur une base des sondages. La raison est simple, les sondages ne disent que ce que l’on veut entendre. Ceux qui ont donné l’aval au déclenchement, ont à porter l’audieux de la défaite du 7 avril dernier.
    Après 18 mois au gouvernail et avec un travail déjà bien ammorcé, il ne restait qu’à boucher la boucle, pour montrer des résultats probants (L’équilibre budgétaire, La charte-laicité, Projet de loi sur l’aide à mourir, Le pétrole d’Anticostie, etc.). Les résultats étaient à portés de main…
    Les adversaires avaient beau jeu de vous discréditer et de vous accuser, vous n’aviez pas rien à montrer de concret. Vous savez que l’on juge l’arbre à ses fruits (on veut pas l’savoir, on veut l’voir).
    Lorsque j’ai serré la main de Mme Marois à Verdun, le soir où Mme L.Quintal a été présentée, j’ai senti la fragilité et la vulnérabilité de Mme Marois. Par la suite, j’ai laissé quelques messages à Mme Marois (sur sa page Facebook), de miser sur le bilan libéral des 10 dernières années (atout majeur), mais les adversaires ont fait dévier le débat dans des zones glissantes…
    Vous aviez beaucoup d’as dans votre jeu, mais le  »Bluff » libéral a fonctionné et le piège s’est refermé sur vous avec le résultat qu’on connait.
    Je crois toujours à la souveraineté, mais les libéraux risquent d’etre au pouvoir pour un bail (malheureusement).
    À tous les penseurs du parti (PQ), vous avez toujours l’atout meme sur les bancs de l’opposition. La commissionCharbonneau va vous donner les munitions nécessaires; ne manquez pas les occasions en or qui vous seront servies sur un plateau d’argent.
    Le  »Q », Dans LaPresse de samedi M.Couillard veut nommer J-M Fournier au trésor, alors que son nom est sur la liste de l’UPAC…
    À suivre

    • Je suis d’accord avec le commentaire précédent.
      Je dirais même que de déclencher des élections et croire que l’on aurait une majorité, c’était prétentieux, c’était de prendre le peuple Québécois pour acquis (ce que les gens détestent).
      En janvier une amie m’a parlé de la charte et je lui ai dit à ce moment qu’il ne fallait pas en parler puisque cela diviserait encore une fois la population et que les gens se mettraient à confondre trop de choses sur un sujet délicat. La vague était bonne, depuis les derniers 18 mois… Il fallait continuer votre travail et aller sur le terrain avec les gens pour gagner profondément leur confiance. Je suis toujours péquiste mais la tournure des événements m’a terriblement déçue.

      Les gens du PQ, ne comprennent pas bien la façon de penser des gens, c’est à dire qu’ils ne sont pas près de leur base.

    • Vous avez complètement raison M. Duchaine  » les résultats étaient à portés de main.  » il fallait être presque aveugle pour ne pas le voir. Je ne suis pas étonné quand je vois que même M. Lisée croyait après analyse du vote qu’une bonne partie des péquistes passaient au PLQ alors que c’était plutôt un effet de vase communiquant vers CaQ -Qs et depuis vers PLQ. C’est inquiétant pour la foi aux analyses de cet homme ( Lisée ) que je veux bien encore percevoir comme conseiller averti . Je lui conseille de plus réfléchir à l’avenir avant de se prononcer. Ça ne m’aide pas à croire aux redressement de l’orientation future du PQ si on part d’analyse fausse semblable . Donc oui M.Lisée prenez beaucoup plus de saisons pour y voir plus clair et surtout si vous voulez conserver votre crédibilité rassurante.

  22. Au sujet de la CAQ, ce qui semble confirmer la théorie des « vases communicants » est le fait que son vote baisse beaucoup moins dans les comptés péquistes de 2012 que les comptés libéraux. Pour les quarante-sept comptés libéraux de 2012 où la CAQ avait un candidat (Il n’y avait pas de candidat caquiste dans Soulanges, Saint-Laurent et Westmount-Saint-Louis), le pourcentage du vote caquiste n’est en moyenne que 72% de ce qu’il était il y a un an et demi. Dans les comptés péquiste, la CAQ atteint 90% de son score de 2012. En fait, la meilleure « rétention » du vote caquiste se situe… dans les comptés caquistes de 2012 eux-mêmes (à 96%!). Même dans les deux comptés solidaires, on atteint 92%. En fait, les comptés ou la baisse du vote caquiste en proportion du vote de 2012 est la plus brutale sont essentiellement des comptés non-francophones (les plus fortes de toutes – dans D’Arcy-McGee la CAQ perd les deux tiers de son pourcentage de 2012!) ainsi que des comptés de régions où le parti avait déjà des difficultés à s’implanter (Saguenay-Lac-Saint-Jean, Gaspésie, Outaouais). Le vote caquiste est donc beaucoup plus « typé » en 2012 qu’en 2014.

    • Oups, je me suis trompé. Il fallait dire que le vote caquiste était plus « typé » en 2014 qu’en 2012. Plus nationaliste et surtout francophone également. Même à Québec, la perte de 4 comptés masque le fait qu’en pourcentage, la CAQ n’a pas reculé tant que cela. Le taux de « rétention » du pourcentage d’appui dans la région de la capitale se situe le plus souvent au dessus de 90%.

  23. A la lumière de tout ce qui s’est passé durant cette dernière élection, le parti québécois avec son option souverainiste s’est battu contre l’establishment canadien en entier avec tous ces moyens financiers et médiatiques en plus des autres partis provinciaux.

    • Le PQ ne s’est pas fait battre par l’establishment ni les médias.

      Lâchez moi avec ces plaintes sans fondement, ca tient pas la route.
      Ca n’avance a rien. Et ca ne règle surtout rien.

      Le PQ s’est tiré une balle dans le pied parce qu’il a improvisé tout le long de la campagne. Le PLQ n’a eu rien d’autre a faire que regarder le PQ imploser. Nul besoin d’establishment pour ca.

      Le PQ s’est tiré une balle dans le pied parce qu’il proposait la souveraineté, mais a choisi de ni l’expliquer ni la promouvoir.
      Le PQ s’est caché et s’est tu. Le PLQ n’a eu rien d’autre a faire que dire le mot « referendum » pour que le PQ panique et se couvre de ridicule. C’est pas la faute aux médias.

      Le PQ s’est tiré une balle dans le pied parce qu’il a soudainement viré le projet de charte en « wedge issue » soit de tenter de mobiliser les « nous » contre les « eux » avec cette histoire de vilains barbus dans la piscine de Mme Bertrand. Ca avait des allures de xénophobie inquiétante. Ca fait fuir un paquet de monde chez QS, les autres ont décidé de tout simplement ne pas voter. Le PLQ n’a eu rien d’autre a faire que laisser le PQ se caler avec ces comportements indignes d’une nation moderne. Ce n’est pas parce que l’adversaire avait de plus gros moyens financiers.

      Le PQ a gaché sa campagne.
      Son approche sur l’Indépendance est tellement alambiquée que de nombreuses personnes ont boudé le PQ en 2012 et davantage encore en 2014.
      Arretons de blamer tout et son contraire.
      Assez le déni, ca va faire.

      Si le parti veut se relever un jour, faudra apprendre a etre franc, honnête, clair, juste, articulé, accueillant, ouvert et sans ambiguités.

      À ce moment la, n’ayez crainte, ni les médias, ni l’argent ne pourra alambiquer le message.

  24. Un constat qu’il importe de noter. Le taux de participation a diminué de 74,6% à 71,2%. Or sur les 22 circonscriptions où le taux de participation augmente, 21 ont voté libéral en 2012 et 2014 (seul Bonaventure échappe à la règle). Tous les comptés en questions ont une forte composante non-francophone (Ouest et Nord-Est de Montréal, quelques comptés de Laval). Cela tend à indiquer que les libéraux ont beaucoup mieux mobilisé leur base que le PQ. Peut être est-ce dû à un effet charte ou référendaire ou un mélange des deux. Aussi, le taux de votes annulés a surtout augmenté dans les comptés péquistes de 2012. Dans les 50 comptés libéraux de 2012, il augmente légèrement (de 1,1% à 1,2%) mais encore une fois, quand on regarde les circonscriptions où ce taux diminue, il s’agit de comptés libéraux à forte présence non-francophone, de quelques comtés caquistes de Québec et de Chaudière-Appalaches, de Roberval (présence de Philippe Couillard) et de Laviolette en Mauricie. On peut imaginer que la polarisation référendaire et/ou le débat sur la charte a pu inciter plusieurs électeurs non-francophones à être plus « disciplinés » qu’à l’habitude. De la même façon, le vote de Québec Solidaire diminue dans plusieurs comptés ayant une forte composante non-francophone (ainsi que dans quelques comptés de Chaudière-Appalaches). Je remarque incidemment que le seul compté ayant voté PQ cette année où le vote de QS baisse est… Rosemont. Peut être la présence de monsieur Lisée y est-elle pour quelque chose (ou est-ce l’absence cette année de François Saillant)?

    Dans les 54 comptés qui avaient voté PQ en 2012, le taux de rejet des bulletins de vote passe de 1,3% à 1,8% ce qui est de loin, la plus forte augmentation pour tous les partis. Sauf trois comptés où la CAQ n’avaient pas de candidats, les plus fortes hausses à ce chapitre sont essentiellement dans des comptés péquistes ou caquistes de 2012. On peut penser que le ton « négatif » de la campagne et la mauvaise performance de leur parti traditionnel a pu inciter plusieurs péquistes à annuler leur vote.

  25. Les raisons de la défaite du PQ se trouve en quelques points.

    -La polarisation référendaire de nouveau crédible par la candidature trop à la dernière minute de PKP, a) il aurait fallu la préparer il y a trois mois.
    b) Face à la machine médiatique et l’instrumentalisation de PKP: P.Marois devait dire: aucun référendum n’aura lieu dans le prochain mandat, aucun comme en 2012.

    -Les médias sont généralement hostiles à la souveraineté et extrêmement tièdes envers le PQ, Radio Canada s’occupe des francophones canadiens et après québécois sur le bout des lèvres, le réseau n’est plus celui de 1969 ni des années 70, il a été régularisé, -discipliné- par les plus hautes autorités libérales fédérales appuyées sur ce point par les conservateurs afin de noyer l’aspiration à l’auto détermination des Québécois. Les médias privés québécois eux aspirent à la stabilité politique pour les affaires selon leurs propriétaires au diapason des dérives du libéralisme: au rencart le collectif national.

    -La performance de Pauline Marois qui devenue première ministre très faible face aux caméras depuis toujours n’a su avoir une performance convaincante envers les questions piquantes des journalistes qui provoquent les chefs de partis au nom de la vérification de ce qui serait leurs crédibilités tout en rabaissant les programmes des partis par ricochet. Et comme plusieurs de ces journalistes n’ont pas des employeurs favorables au PQ… En rapport avec P.Marois n’avoir pas su remettre l’équipe du PQ au premier plan le premier jour de l’élection eu égard que les chefs de partis les moindrement plus charismatiques (Couillard, Legault, David) ont tous un avantage sur P.Marois s’avère une grave erreur. En 2012, le PQ a gagné de peu en misant sur l’équipe Marois et l’alternance. En 2014, avec une alternance réalisée encore fraîche mais un peu amoindrie, il fallait miser sur l’Équipe exclusivement dans les publicités sans insister sur la détermination d’une chef de parti impopulaire sur le fond.

    La politique est le domaine de l’impression souvent injuste, méchante, cruelle carrément. En contact humain, P.Marois est aimée, appréciée face aux caméras, les choses tournent mal.

    -La stratégie d’austérité budgétaire du PQ afin de gagner l’électorat de la CAQ s’est avérée une lubie d’autant que le modèle original caquiste de rigueur dans les finances publiques est plus à même de convaincre. La confusion gauche-droite péquiste dans la campagne a joué contre celui ci entre rigueur et l’arrivée de P.K.Péladeau. En 2012, le PQ a rejoint des étudiants à Sherbrooke, à Laval parce que le PQ s’est situé au centre gauche en rapport avec la crise des carrés rouges. En 2014, le PQ se cible au centre droit, de ses électeurs plus nombreux que pour l’inverse se sont joints à QS ou réfugiés dans l’abstention.

    -Le PQ a mal lu que la Commission Charbonneau pouvait s’avérer être liée à une objectivité juridique plus timide que ce qu’on pouvait croire sans aller plus loin sur le sujet. La séparation complète entre l’exécutif et le judiciaire n’existe pas même dans les démocraties les plus accomplies. Comme si le PLQ au pouvoir sous Charest n’avait pas eu son mot à dire sur la formation de la commission. La commission n’a jamais eu l’intention apparemment de révéler beaucoup de noms libéraux précédant sa curieuse suspension des travaux qui ne fait toujours pas l’unanimité. Le PQ envers l’éthique n’a pu obtenir le succès qu’il à pu bénéficier en 2012 donc cette -opportune- contribution radio canadienne à ressortir une -affaire- de 7 ans ne doit pas être oubliée.

    -Le PQ a trop joué la charte en oubliant le paradigme de l’après guerre mondiale qui voit l’ombre de l’intolérance partout. En tant que Québécois souverainiste, j’ai moi même sous estimé cette hystérie sur l’attaque contre les droits, etc. Cette hystérie médiatique et autre qui voit les spectres du totalitarisme partout. Lorsque pourtant le droit à l’égalité des sexes a bel et bien été dans le projet de charte l’argument premier ou presque avec celui du vivre ensemble dans la laïcité. Il aurait fallu que le gouvernement Marois collabore avec la CAQ pour la charte afin d’en créer une ébauche ou tout au moins de faire la correction sur l’égalité des sexes dans la charte des droits québécoise. Le PQ a joué quitte ou double avec la charte c’est un pari perdu. Comme le paradigme du fascisme est devenu un automatisme intellectuel en Occident, il est aussi devenu à travers son biais multiculturel pas seulement canadien une arme idéologique totale pour un néolibéralisme mondialiste absolu s’attaquant fondamentalement aux petites nations. Le PQ par la charte laïque s’est attaqué à un phénomène trop lourd? C’est en Europe d’abord que les fondamentalismes et la problématique qui en ressort doit être éprouvée infiniment bien avant le Québec? La question se pose avec acuité, l’électorat francophone a voté dur et mou sur la charte par le PQ et la CAQ pour 48% des voix trop peu en consistance.

    -Erreur de tous, celle du PQ. L’alternance PLQ-PQ ne fonctionne plus parce que l’électorat francophone ne peut pas se diviser en 4 partis dans le système électoral. Au départ de l’élection, le PQ n’était pas en force.

  26. Dans son billet précédent, JFL dit ceci : : « Un, dire : « Nous on est indépendantistes, on va essayer de vous convaincre, et si vous n’aimez pas ça, ne votez pas pour nous. » Au prix de rester dans l’opposition pour 20 ans.

    Deux, dire : « Le PQ est indépendantiste et le restera jusqu’à ce qu’on fasse l’indépendance. Mais on a l’intérêt national à cœur. Et il pourra dire aux électeurs que c’est un objectif qu’il ne tentera nullement de réaliser dans le mandat suivant ». C’est ce que René Lévesque a fait en 1981. Il a eu 49% des voix, un record inégalé. »

    Je crois que si le PQ décide de choisir la deuxième option, il commettra encore une grave erreur. Il devrait savoir que nous ne sommes plus du tout dans le même contexte des années 80. À l’époque nous étions encore dans un bipartisme, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. La CAQ risque de devenir la véritable opposition, une sorte de nouvelle « Union Nationale » Les nationalistes de droite et souverainistes mous migreront sûrement vers la CAQ. L’électorat pur et dur du PQ diminuera énormément. La seule chose qu’il lui restera pour se démarquer c’est encore et toujours la souveraineté. Il devra accepter de persister dans l’opposition en défendant jour après jour la cause souverainiste. C’est une sorte de mandat éducatif qu’il doit se donner. Et on ne sait jamais, dans la vie des peuples des circonstances particulières ou inattendues peuvent parfois se présenter, des occasions favorables à un nouvel élan. Alors patience cher PQ, et ne commettez plus l’erreur de vous définir comme un bon gouvernement mais plutôt comme un parti résolument souverainiste.

  27. Je maintiens mon dire à l’effet qu’il y avait un intérêt à tenter une coalition avec la CAQ. Car il a fort à parier que Monsieur Legault, qui détenait la balance du pouvoir, n’aurait pas renversé le Gouvernement, enfin pas tout de suite. La prédiction élective ou les sondages n’avantageaient pas son parti au vote. Mais on ne peut refaire l’histoire.

    Quant à l’angoisse référendaire que Jean-François Lisée a d’ailleurs bien fait ressortir dans un de ses livres, elle n’a fait qu’augmenter depuis; fouettée par un climat de morosité économique (les annonces de mises à pieds sont régulières) et la crise financière étatique (à la hauteur approximative de 180 milliards au Québec). Tant et aussi longtemps que cette dette fait moins que la moitié du PIB, ça peut aller … mais le jour … où elle dépasserait ce cap, où les taux d’intérêt s’élèveraient, il y aurait risque de perdre le contrôle de cette dette et de frapper un mur fiscal. Par conséquent, sous cet angle, il n’est pas étonnant que les Québécois soient angoissés par l’idée référendaire.

    Les Québécois sont craintifs face à leur avenir économique et ils ne sont pas les seuls dans ce corridor de la crainte du futur. C’est le cas autant de nos voisins en Ontario ou des Français en Europe. Peureux les Québécois ! Si ! Mais pas davantage que les autres !

  28. Tous les stratèges politiques pourront faire toutes les analyses qu’ils veulent la débandade du P.Q est dû en grande partie à son manque de clarté et au contrôle des médias par les forces fédéralistes. Commençons par les médias.

    Comment se fait-il que les stratèges péquistes n’est pas prévus dans leur analyse l’importance des médias? Pourquoi pensez-vous que Desmarais ait acheté La Presse en 1967, puis d’autres journaux québécois dans les années quatre-vingt-dix? Power Corporation contrôle 70% des médias écrits au Québec, plus des chaînes radiophoniques. De plus, en 2001, il y a eu un accord secret entre la société Gesca de Desmarais et Radio-Canada dans le but de lutter contre le mouvement souverainiste. Si les péquistes pensent que les chroniqueurs et les éditorialistes de tout acabit ne jouent pas un rôle majeur dans les campagnes électorales, ils font une très mauvaise analyse de la situation. D’ailleurs Jacques Parizeau en 1995 avait proposé que les grandes compagnies ne puissent posséder qu’un seul quotidien.

    Qui contrôle les idées, contrôle l’opinion publique. Si les Desmarais tiennent tant au groupe Gesca ce n’est pas parce qu’il rapporte des profits, mais les gestes de ce groupe permettent à Power Corporation d’asseoir son pouvoir dans bien d’autres domaines au Québec et ainsi de faire beaucoup de profit au détriment du peuple québécois. Le groupe médiatique Gesca a pour objectif d’imprégner petit à petit la pensée des individus avec des idées qui vont dans le sens de la famille Desmarais.

    Quelles sont ces idées? Les Desmarais veulent enterrer l’option souverainiste. Les stratèges péquistes ont été tellement bon depuis 1995 qu’ils ont facilité la tâche aux Desmarais. C’est à croire que certains péquistes travaillaient pour Desmarais.

    Les Desmarais veulent également voir les politiques néolibérales s’étendre dans toutes les sphères de la société. La privatisation de la santé serait une aubaine pour Power Corporation qui possède des compagnies dans le domaine de l’assurance-vie et de la santé. Le domaine des mines, du pétrole, de l’eau profiterait au Desmarais.

    Quelles sont les idées véhiculées par le groupe Gesca et ses nombreux chroniqueurs, éditorialistes, animateurs de radio depuis au moins 20 ans: faire croire aux gens que l’indépendance va amener des pertes d’emplois et ruiner l’économie du Québec, démontrer que les syndicats sont une nuisance pour la société, favoriser l’immigration ce qui permet de mettre en opposition les immigrants et les Québécois et, ainsi, facilite la destruction du syndicalisme et engendre des salaires plus bas, remettre en question les acquis sociaux de la Révolution tranquille, et évidement accélérer le mouvement de privatisation.

    Posez-vous ces questions: pourquoi le système de la santé va si mal et les aqueducs sont sur le point de briser? Pourquoi le PLQ sous Jean Charest a retiré des mains d’Hydro-Québec la possible exploitation pétrolière ? Pourquoi pensons-nous que les syndicats ne sont plus bons? Pourquoi soudainement en 2011, le Bloc Québécois n’avait plus aucune utilité aux yeux de nombreux Québécois? Pourquoi aux yeux d’un nombre de citoyen les Péquistes sont racistes ou xénophobes? Pourquoi devenons-nous accepter autant d’immigrants? Toutes ces idées ont été développées tranquillement par les médias qui servent bien leur maître et respectent l’idéologie du maître. Petit à petit, sans que nous le réalisions, ces idées germent en nous et deviennent chose normal.

    Si le P.Q veut promouvoir l’indépendance et contrer l’idéologie anti-souveraineté mise de l’avant par le groupe Gesca et Radio-Canada, le P.Q doit également trouver un véhicule pour transmettre ses idées.
    Le P.Q doit démontrer aux gens qu’il ne peut et ne doit y avoir qu’un parti indépendantiste. Le P.Q ne doit pas avoir honte de son option indépendantiste et la voir comme une maladie.

    En ce qui concerne la clarté, les Péquistes ont du travail à faire. Ils manquent tellement de clarté et ils ne savent pas sur quel pied danser que une partie de l’électorat a glissé vers Q.S ou la C.A.Q. Les stratèges péquistes démontrent de l’ambivalence et de l’ambiguïté, caractéristique du peuple québécois comme l’a si bien dit Camille Laurin il y a très longtemps.

    Les chefs péquistes se doivent d’être des guides et d’éclairer la population. Ils ont qu’à prendre exemple sur le PLQ. Le PLQ est clair sur bien des points: pas de référendum, défendre le multiculturalisme et favoriser la privatisation. Le P.Q devrait être aussi clair et expliquer que voter P.Q signifie l’indépendance du Québec et l’interculturalisme, par exemple. Le P.Q ne peut être dans la confusion et renier ce pour quoi il existe sans se tirer une balle dans le pied.

    Que doit faire le P.Q. Le P.Q doit montrer aux gens par A plus B que l’indépendance est très profitable économiquement pour les Québécois de toute origine. Étant donné que nous vivons malheureusement dans une société préoccupée par l’avoir et non pas l’être, l’argent devient le nerf de la guerre. Le P.Q doit expliquer les atouts de l’indépendance aux gens qui votent de façon émotive ou bien qui sont des analphabètes politiques. Il faut éduquer les gens et très bien expliquer que l’indépendance est synonyme de gain financier pour les Québécois. L’Indépendance permettra, par exemple, de faire des économies sur le plan du doublement des ministères, de contrôler ses ressources naturelles, de contrôler les voies de communication, d’économiser sur le plan militaire, de ne plus payer pour les subventions octroyer par le fédéral aux territoires ou bien aux compagnies pétrolières de l’ouest canadien, etc. Ils existent bien d’autres avantages qu’ils faut mettre en lumière.

    Pour conclure, les messages du P.Q doivent être très concrets pour faciliter leur compréhension. En premier lieu, si j’étais le nouveau chef du P.Q, je changerais toute l’équipe de communication. Aujourd’hui, la victoire passe par la communication, des messages simples et rapides basés sur la vie de monsieur et madame tout le monde. Rappelez-vous quand Jacques Parizeau est devenu chef du P.Q, l’appui à la souveraineté tournait autour des 30%.

    • Le PQ, depuis 1994,a exercé le pouvoir pendant plus de onze ans. Durant ce temps, il aurait pu doter l’État du Québec d’on organe d’information et de formation impartial: Radio-Québec. Il ne l’a pas fait parce que le CRTC aurait refusé. Le PQ n’a pas osé affronté le fédéral sur ce point. Pourtant, tous les états dignes de ce nom ont un organe d’information. Et le PQ se dit indépendantiste.

    • http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201404/12/01-4756909-convergence-au-parti-quebecois.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-actualites_article_ECRAN1POS5

      La paille qui cache la poutre dans votre oeil … Heureusement que Jean-Philippe Décarie nous informe des jeux de coulisses du PQ… Vos efforts sérieux de post mortem seront courts, on dirait…

      La famille de Stéphane Bédard en mène large au PQ… et il promet la neutralité totale à l’aile parlementaire face à la course au leadership du PQ !

      Ça ressemble drôlement à une prise de contrôle hostile bien planifiée … contre les autres aspirants à la succession de Mme Marois.

      Parlez-nous donc maintenant, cher monsieur, de l’empire du nouveau député de Saint-Jérôme qui contrôle 40% des médias au Québec ! À quand, sa prochaine rencontre avec le commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale ?

      Bon courage, M. Lisée, si jamais…..

    • C’est vrai… Les médias sont là pour nous guider
      Il faut trouver une solution à ce problème majeur

  29. Je vais vous donner un exemple terrain que j’ai pu rapidement voir copier chez mon entourage. J’étais un votant PQ pendant longtemps mais qui a voté ailleurs car je n’aime pas les discussions avec les responsables élus qui avait * LA * vérité infuse et qui refuse de revoir nos modèles de gouvernance dépassée où l’économie est basé sur une série de programmes coûteux et inefficaces. Taxer sans relâche,cacher un déficit,dédire sa parole sur une date fixe d’élection, renier son option pour garder le pouvoir, faire du développement local par des achats d’emplois subventionnés plutôt que d’encourager l’entrepreneurship, utiliser une crise identitaire dans une campagne électoral, je m’arrête ici pour vous dire que le parti de René est devenu un parti de professionnels qui n’en sont pas. Désolé pour ce dur constat. La souveraineté n’est pas morte mais le PQ…je crois que ce serait mieux que si.

    • Vous avez mis le doigt sur les milles ratés du PQ lors de cette élection.

      Rien a voir avec le poing de PKP.

      Le PQ doit revenir a sa raison d’être ou disparaitre.

  30. Vous faites appel aux commentaires de vos lecteurs. De mon côté j’ai plein de suggestions, mais je vais me garder une petite gêne.
    1er commentaire : Il me semble qu’il faut cesser de faire de la « stratégie ouverte » que tous peuvent consulter, surtout nos pires adversaires ! C’est à croire que vous n’avez pas appris de votre passage récent au gouvernement. Souvent les adversaires et les membres de l’opposition semblaient davantage prêts à démolir les projets de loi que les ministres prêts à les expliquer et à les défendre !!!
    Étant minoritaires et faisant face à des oppositions multiples (PLQ, CAQ, QS, fédéralistes du PLC, du PCC et du NPD, Lobbies, groupes de pression, journalistes de La Presse, de Radio-Canada et de la radio poubelle de Qc) vous n’avez vraiment pas su bien présenter et bien « vendre » vos projets de loi, si bons qu’ils soient ! Curieux lorsqu’on pense que le PQ est composé de professeurs, de journalistes, d’avocats et d’ex-conseillers comme vous ?
    2e commentaire : Y a-t-il quelqu’un au « sommet » qui prend vraiment en considération les commentaires qui viennent de la basse ?
    Lorsque j’ai vu resurgir le problème des étudiants anglophones, de McGill et Concordia, voulant s’inscrire pour sauver le Canada, je n’ai pu m’empêcher de penser : « Pourquoi n’avons-nous pas encore une CARTE d’ÉLECTEUR » telle que suggérée par Guy Chevrette il y a des lunes ? » Pourquoi ?
    Mme Dominique Payette a osé soulever la mauvaise couverture de la campagne péquiste par les journalistes. Pourtant leur parti-pris est aveuglant. mais aucun correctif n’a été apporté par le PQ pour contrer la désinformation, les sondages bidons de CROP et l’espace illimité offert aux opposants au gouvernement péquiste en général et à la Charte en particulier, sur les ondes, dans les pages d’opinions et dans les Vox-pop ? Les réseaux sociaux, les blogues et les twits ne compenseront jamais.
    3e commentaire : encore une fois les péquistes, une fois au pouvoir (même si minoritaires) ont eu des scrupules à vendre l’idée de l’Indépendance nécessaire, alors que les fédéralistes, eux ne se privent jamais de souligner à grands traits les bienfaits du fédéralisme à toutes les occasions, lorsqu’ils ont les mains sur le volant
    4e commentaire : La démolition de l’équipe et du régime Charest n’avait pas été complétée lors de la campagne de 2012. La preuve en est que le PQ n’a obtenu qu’un gouvernement minoritaire et qu’une bonne partie de l’équipe de Charest a osé se représenter et a été réélue ! N’aurait-il pas fallu rappeler aux Québécois qui ont la mémoire bien courte, tous les scandales, les dettes, les exactions et les crises durant les 9 années de l’équipe Charest ?
    5e commentaires : Naturellement les fédéralistes auraient dit que nous faisions une campagne « négative » et tournée vers le passé » Alors il aurait fallu BEAUCOUP PLUS parler de votre très bon BILAN en 18 mois ! Je m’attendais à voir des pages de publicité dans les journaux et des publicités positives sur les ondes ! RIEN ou si peu !
    6e commentaire : Pourquoi aucune attaque contre Ottawa ? Pourtant cela aurait obligé Couillard à se compromettre. Les sujets ne manquaient pas : le registre des armes à feu, les coupures à l’assurance chômage, les coupures aux postes, le payage sur le pont Champlain, les scandales chez les sénateurs aussi corrompus qu’inutiles, la perte de contrôle dans les dépenses à la Défense, etc etc
    7e commentaire : Nous avons perdu la guerre des affiches, a) surtout lorsqu’on sait que QS, concentré surtout à Montréal, en a fait imprimer plus de 40 000 et que le PQ en aurait fait imprimer autour de 35 000 pour tout le Québec !!! Nos affiches disparaissaient et étaient remplacées par 2 affiches de QS . b) surtout lorsque « quelqu’un » a décidé de ne pas imprimer d’affiches chandelles à Montréal !
    8e commentaire : tous les travailleurs d’élection s’étaient plaint après l’élection de 2012 de ne pas avoir pu faire un bon pointage téléphonique, faute d’instrument approprié pour faire face aux téléphones cellulaires et intelligents. Rien de changer encore une fois !
    J’espère ne pas en avoir trop dit et donner ainsi des outils à nos adversaires !
    Mon but étant vraiment de faire apporter des corrections majeures à notre façon de mener des élections, si nous voulons goûter à nouveau à la Victoire, un jour !

    • Bons commentaires. Effectivement, cette manie de transparence de la stratégie n’est certes payante. De même cette pudeur à ne pas relier le quotidien à la promotion de la souveraineté devrait être laissée de côté. Finalement, bien que cela soit le propre du PQ d’avoir de fortes de têtes qui ont des idées, c’est ce qui fait sa richesse, il devrait y avoir une petite gêne quant à l’échange des idées sur la place publique surtout quant elles sont récupérées et déformées par les médias dont on connaît l’orientation. Il ne s’agit évidemment pas de devenir comme les libéraux des petits moutons « suiveux » derrière le « cheuf », mais d’échanger disons plus dans le privé.

    • Message à Sylvain Beauséjour : Si je me permets ces commentaires, c’est justement parce que je me suis fortement impliqué comme bénévole, à chaque jour, durant toute la campagne, au local électoral du PQ dans SMSJ. Au niveau de l’accueil, de la réception téléphonique, du financement, de l’organisation d’un Brunch, de la participation à un débat, d’une marche en appui à la Charte, et du transport des électeurs en perte d’autonomie pour les journées du vote anticipé et du 7 avril !
      Plus impliqué que moi tu te présentes comme candidat !!!
      Je ne me permettrais jamais de « critiquer » si je ne m’étais pas impliqué ou comme plusieurs, trop nombreux (3/10), si je n’avais pas voté !

    • ABSOLUMENT D’ACCORD.NON SEULEMENT UNE CARTE D’ÉLECTEUR MAIS NOUS DEVONS FAIRE SIGNER UNE PÉTITION POUR DEMANDER = UNE REFONTE COMPLÈTE DU MODE DE SCUTIN ET DES ÉLECTIONS PROVINCIALES AU QUÉBEC.

  31. Nul n’est mieux servi que par soi-même.

    Comment se fait-il que le PQ n’ait pas organisé un sondage extensif à la sortie des urnes? Sondage où on a choisi un grand nombre de bureaux de vote, partout au Québec, en soignant la répartition des types de quartier.

    Pour connaître bien mieux que par le sondage Ekos, tout ce que celui-ci rapporte avec, en plus, les raisons explicites de voter tel ou tel parti, d’avoir changé d’avis. Questionnaire de personne à personne. Et l’exhaustivité à la clé.

    Et autres renseignements pertinents pour mieux saisir l’électorat. Bien mieux que par un sondage à mille répondants, sans savoir d’où proviennent les sondés… À la sortie de bureaux de vote, on peut penser qu’on est plus honnête dans les réponses (les refus de réponse sont de plus sans importance). Qu’on peut être certain des répartitions ethniques des comtés. On interroge seulement ceux qui votent, pas sur les intentions d’aller ou non voter. Pas d’imputation. Etc. Tous les avantages…

    On peut même songer à deux questionnaires distincts. Plus de grain à moudre… Question de ne pas lasser les répondants.

    Je comprends Monsieur Lisée de scruter les chiffres, qui constituent le seul moyen de bien connaître la population. Il eût été beaucoup plus instructif de procéder de la sorte que de se fier aux méthodologies très simplifiées d’un Ekos.

    Les sondages téléphoniques ou par internet ne permettent pas la finesse de celui que je propose ici. Cette organisation aurait été chercher la population là où elle vote. C’eût été tellement mieux.

    De plus avec des bénévoles bien formés, le coût aurait été bien modeste à côté des sondages classiques.

  32. Je crois sincèrement qu’il faut revoir l’article 1 du parti. L’indépendance est un moyen. Notre cause est la défense du français et de la culture française du Québec. Ceci pourrait être l’article no 1 et rassembler plus de 50% de la population. Rien n’empêche par la suite d’aller chercher plus de pouvoir du fédéral et éventuellement de choisir le moyen qui soit adopter par l’électorat.

    • Encore l’étapisme. Nationalisme défensif.
      Ca ne fonctionne pas, on l’a essayé. Fail.

      La CAQ va s’occuper de la culture francaise.
      Le PLQ va gosser Ottawa pour des pouvoirs.

      Le PQ lui, doit plutôt s’assumer une fois pour toutes.

      Clarté.
      Confiance.
      Inclusion.

  33. Bonjour ! M.Lisée,

    Je vous félicite pour votre aplomb, votre détermination et pour  »l’ intelligence politique dont vous faites peuve en privilégiant la prise d’un certain recul (nécessaire du reste) face à ce coup de semonce asséné par derrière par un Parti = Qui s’est avéré Être le Parti Politique le plus Corrompu ( Vérifications et Preuves à l’appui ) de toute l ‘ Histoire du Québec : il ne faut pas l’oublier…
    Alors, considérant ces liens avec les faits établits ; les chiffres n’ont pas la même résonnance et les mêmes résultats. Après les actes de délits criminels encourus par le Parti Libéral, les constats de l’élection ne peuvent  »s’évaluer en chiffre » mais plutôt en PERTE NETTE POUR LA DÉMOCRATIE DU QUÉBEC.

    De toute évidence, à quoi bon  » focusser notre attention  »sur les chiffres et les statistiques .. alors que les résultats réels ne font que traduire … les effets pervers ressentis par les Québécois(ses), d’avoir été trahi, sali et tromper par la Politique Électorale et par les individus d’un parti qui n’a fait que de  »mettre à jour » : toute la bassesse de ses ambitions.
    À juste titre :  »La Démocratie  »vient à perdre toute crédibilité et validité. Notre confiance s’en trouvera détruite à jamais…jusqu’à ce qu’ il y ait une juste réparation…de cette véritable trahison qui a été commise envers la démocratie Québécoise.
    De conséquence, un grand nombre de Québécois(ses) ont eu la nette impression de s’être fait jouer carrément dans le dos, et d’avoir été les jouets impuissants entre les mains d’un système d’  »ÉLECTION BIDON  » _ne faisant qu’aviver et attiser encore plus la hargne , la colère et une grande et profonde déception envers = un Système électoral désuet et archaïque qui produit et poursuit = Tout l’effet contraire d’un Processus Démocratique attendu.

    Ce système actuel basé sur l’arbitraire encourage l’illégalité et la tricherie.La Nation Québécois est en droit de reconstituer_soit un système électoral clair , transparent et intégre ; à l’image en somme d’un  »vrai régime démocratique » dont : IL DEVIENT IMPÉRATIF DE SE DOTER ET D’ÉTABLIR L’ORDRE ET LE MODÈLE AU QUÉBEC.
    Cette dernière élection ne constitue plus  »un modèle viable et valide »et elle s’est révélée être  »LA PIRE » en terme d’élection non-démocratique, au cours de notre Histoire Politique au Québec.C’est à  »NOUS » de prendre  » les moyens nécessaires  » pour que de telles » Violations de Nos Droits Communs  »ne se reproduisent plus.Pour ce faire = J ‘invite les Québécois(ses) à prendre véritablement en charge leur destinée : en changeant les Règles du Jeu déjà établits .Comment ? En poposant aux Québécois(ses) de mettre en marche une  »Pétition Nationale  »pour = UN NOUVEAU MODÈLE ÉLECTORAL DE SCRUTIN ET D’ÉLECTION PROVINCIALE AU QUÉBEC.

  34. Un petit commentaire, au sujet de le jeunesse. L’histoire du Québec, plutôt le cours Histoire et éducation à la citoyenneté (2e cycle du secondaire), en quatrième secondaire est un cours qu’on doit réussir pour l’obtention du diplôme. Or, j’ignore ce qu’il est devenu car il a changé dernièrement. Mais pour avoir parcouru il y a 3-4 ans les manuels, questionné les élèves, je peux affirmer que ce cours est si peu attrayant, aride, si difficile à réussir, avec un programme très chargé. Beaucoup de mémorisation. Beaucoup l’échouent en fin d’année. Pour un nouvel arrivant, pour un jeune citoyen de souche, le goût des racines du Québec n’a peut-être pas été assez bien relevé. Même les enseignants estimaient le programme lourd. On devrait peut-être commencer par là.

  35. Cher Monsieur Lisée,

    Redevenez Zen, retrouvez une vision large des choses et concentrez-vous sur les cause véritables de la défaite du PQ du 7 avril 2014:

    1) Apès le référendum de 1995 le PQ n’a RIEN FAIT pour promouvoir l’indépendance du Québec. Cela fait presque 20 ans sans aucune mise à jour des études de 1995 qui justifiaient, notamment au plan économique, l’indépendance du Québec et la tenue d’un référendum. Que penser d’un parti politique dont l’article 1 du programme est de faire la souveraineté du Québec mais qui, dès qu’un de ses candidats vedettes dit qu’il est en politique pour la faire, voit sa chef renier publiquement « trois fois » l’objectif de tenir un référendum et ce en pleine campagne électorale… Comment voulez-vous rallier les indépendantistes après une telle performance?

    2) On a beau avoir un chef et des candidats brillants, il faut être réaliste, le « quatrième pouvoir » travaille actuellement essentiellement à battre le seul parti capable de réaliser l’indépendance politique du Québec. Alors, si on est sérieux et qu’on veut la faire, il faut trouver le moyen de faire travailler pour l’idée de l’indépendance au moins la moitié des « spinneux de nouvelles » des média. Parlez-en à PKP…

    3) Si l’électorat francophone est aussi divisé qu’il l’était 7 avril dans 4 ans et bien on assistera vraisemblablement à la réélection d’un gouvernement libéral majoritaire. Alors, il faut touver le moyen de convaincre Françoise et François de se saborder ou de se rallier.

    4) Le vote indépendantiste écossais atteint maintenant le seuil des 45% à 7 mois du référendum de septembre 2014 et ce, en dépit de tous les arguments que le gouvernement de sa majesté leur sert pour leur faire peur. Le PQ aurait peut-être des leçons à tirer de ce qui se passe au « Royaume-Uni »…

    5) PKP est-il sérieux quand il dit qu’il veut léguer le pays du Québec à ses enfants? Si oui, il faut se raillier derrière lui mais seulement si il a l’intention d’aligner toutes ses « batteries » pour la prochaine bataille et qu’il est décidé à faire ce qu’il faut pour planifier favorablement le prochain champ de bataille. Les sondages donnent près de 40% de souverainistes au sein de l’électorat québécois. Il faudrait peut-être arrêter de tergiverser et faire ce qu’il faut pour unir leur vote à la prochaine élection.

    6) Nombreux sont les Québécois qui s’imaginent que le Québec est le centre de l’univers. Or rien ne saurait être plus faux. La géopolitique évolue rapidement. Le déclin du monde occidental s’accélère et le centre global du pouvoir planétaire glisse vers la Chine. Avez-vous lu le bouquin de Diane Francis intitulé « Merger of the Century » ? Dans le genre « une offre que vous ne pouvez refuser »… Imaginez un instant qu’un gouvernement canadien « inspiré » par vos amis de ‘Dans l’oeil de l’Aigle » tienne dans un avenir relativement proche un référendum afin de déterminer si les canadiens veulent adhérer à la fédération américaine. Que ferait le PLQ au pouvoir? L’indépendance du Québec se fera peut-être d’une manière imprévue…

  36. L’erreur à éviter pour le PQ serait d’agir comme le fait le BQ qui, malgré l’échec du PQ, se lancera dans une campagne à la chefferie qui soulève peu d’intérêt.

    Partant de cette décision inappropriée, il est raisonnable de penser qu’en raison de la popularité du fils de l’Autre et du NPD le BQ pourrait foncer dans un mur qui pourrait mener éventuellement à sa disparition.

    Par contre, si le BQ décidait de reporter sa campagne en raison de l’échec du 7 avril et avant que la réflexion soit achevée, cette décision enverrait un message aux électeurs que le BQ a pris acte du dernier résultat et qu’il réfléchit à son avenir, quitte, s’il y a lieu, à sauter une élection. Ce qui ne serait pas dramatique !

  37. Monsieur Lisée,
    Voici pourquoi, Je crois, les raisons pour lequelles le PQ a perdu ses Élections. Le PQ a sous estimé le désir des Québécois DE NE PAS vouloir de référendum. Quand madame Marois leur disait qu’elle ferait un référendum quand le québécois seront prêt, elle les prenait selon moi pour des imbéciles. Les gens sont écœurés d’entendre des politiciens dirent des affirmations flous. Elle aurait dû être franche et dire notre article 1, c est de faire la souveraineté et nous le ferons aussitôt que nous le pourrons. Si le PQ a jugé que d’être claire pouvait nuire à sa réélection, il est légitimé de penser qu’il (le PQ) voulait les tromper… Les gens ne sont pas des imbéciles. Je crois que les gens ne sont pas des peureux. Ils ne veulent pas de référendum. Le PQ a trop insisté sur la charte ou moins de 10% de la population pense que c’est un sujet prioritaire au Québec. Nous avons beaucoup de problèmes beacoup plus importants qui n’ont pas fait l’object de débat dans la campagne électorale. Finalement, je crois que le PQ n’a pas fait assez publicité sur ses réalisations durant ses 18 mois de pourvoir… Ils ont faite de la publicité négative sur Monsieur Couillard… Comme les conservateurs de Monsieur Harper. Enfin … C est mon humble avis.

  38. Il y a un « parti » que l’on ne retrouve dans aucun sondage, et que je nomme « Parti des nouveaux abstentionnistes ». Il est composé de personnes qui ont voté à l’élection précédente mais qui s’abstiennent à l’élection suivante. À mon avis, il s’agit d’électeurs qui s’identifient à un parti mais qui, par mécontentement ou par découragement, ne vont pas voter plutôt que de voter pour un autre parti auquel ils ne s’identifient pas. Lors de l’élection générale tenue le 4 septembre 2012, le taux de participation était de 72,7 % pour l’ensemble du Québec et de 76,1 % dans Rosemont. Le 7 avril dernier, les pourcentages étaient de 71,4 % et de 74,6 %. Si les taux de participation de 2014 avaient été identiques à ceux de 2012, il y aurait eu respectivement 190 076 voteurs de plus au Québec et 1780 de plus dans Rosemont. En me basant sur mon expérience passée, je suis convaincu que la grande majorité de cette cohorte de nouveaux abstentionnistes est composée de sympathisants péquistes. Je vais regarder combien de circonscriptions additionnelles ( 3 ou 4 ?) le Parti Québécois aurait conservées si les taux de participation s’étaient maintenus et en présumant que les trois-quarts des nouveaux abstentionnistes sont des sympathisants péquistes.

    • Comme suite à mon commentaire précédent, le Parti Québécois aurait pu gagner de 7 à 12 circonscriptions de plus si le taux de participation de 2012 s’était maintenu en 2014. Mais, surprise, sauf deux, ces circonscriptions auraient été reprises à la CAQ !

      Par ailleurs, sans la division entre trois partis souverainistes, et même en tenant compte du fait qu’une minorité de l’électorat de QS n’est pas souverainiste, une union ou une coalition des trois partis aurait probablement permis l’élection de 15 à 20 députés souverainistes.

      Ces considérations « arithmétiques » peuvent paraître oiseuses, mais quand une catastrophe se produit, il n’y a à peu près jamais une seule cause, mais un ensemble de causes. Et une analyse complète de la situation doit prendre en compte toutes les causes, aussi minimes soient-elles. Et la dispersion électorale des indépendantistes est un des piliers de la force de nos adversaires.

  39. Et si toutes ces analyses ne servaient à rien? Je pense que l’on ne peut tenter de tout vouloir comprendre par des calculs (aussi informatifs puissent-ils l’être) avant ou après une campagne sur des choses qui ont rapport à la psychologie humaine, aux émotions, aux ressentis…

    Le ton ultra paternaliste de Couillard surtout en début de campagne, démontrant une autorité très forte, une assurance, versus la douceur de Pauline (côté maternel) aura eu raison sur tout! Faut pas oublier qu’une grosse partie de l’électorat de nos jours sont des gens plus âgés et ils sont souvent très vulnérables à la peur, et Couillard savait sur quel clou il tapait. (Outre le vote anglophone et allophone conquis d’avance…)

    L’autre point évident, que personne ne semble voir du tout dans le présent débat, c’est cette division ultra néfaste et nuisible au plus haut point à l’image de la cause souverainiste qui existe, ON, QS, PQ, et CAQ (qui ne renie pas la souveraineté mais la reporte loin dans le temps) versus le seul parti fédéraliste sans ambiguïtés sur sa forme première (PLQ)

    Pensez-y deux secondes, entre choisir entre une cause noble (se prendre en main, la souveraineté) où tout le monde se chicane sur le comment? Sur le quand? Et sur les enjeux multiples?… Ou choisir pour une formation (aussi discutable puisse telle l’être…) mais qui semble offrir malgré tout une certaine ligne directrice fixe, une orientation décidé (malgré qu’ils n’en aient pas) mais d’être en harmonie disons avec ce qu’ils veulent tous. Personne ne se déchire de cette façon au PLQ! Alors qu’est-ce que les gens âgées choisiront d’après vous? Devinez? Acheter la paix est une caractéristique assez connu me semble….

    Je fais souvent des analogies avec la famille. Disant que les souverainistes sont comme des enfants devenus adultes et qui doivent quitter le milieu familial un jour, et se disent prêt pour voler de leurs propres ailes. Que les enfants devenus grands, se chicanent chacun d’eux, sur le comment ils le feront. Versus la stabilité que de vivre dans la maison familiale, rassurante, et connu et que papa voudrait bien garder avec eux! C’est simpliste comme explications je sais Mais pour moi ça prend tout son sens vu de cet angle.

    Alors tant qu’il n’y aura pas d’union réelle des parties souverainistes qui parlent d’une seule et même voix, vous pouvez bien faire tous les calculs inimaginables, élaborer toute les stratégies du monde, mais vous aurez manqué cet élément de base ultra simple, qu’on ne le voit pas… tellement il est d’une simplicité évidente.

    Je pense que les gros égos de tous et chacun, (Beau jeu de mots avec Legault, que je surnomme L’égo) voulant mener sa barque comme ils ou elles l’entendent, nuira invariablement à cette belle et noble cause de se prendre en main une fois pour tout. Qui saura convaincre toutes ces personnalités fortes?

    À force de trop vouloir être stratégique, on perd le naturel et la simplicité et on perd son latin!

    • J’ai les même sentiments de colère que cette dame! Merci d’avoir partagé 😉

  40. Maintenant, si on ne veut parler que dans le contexte actuel, nous somme dans l’obligation de faire le constat suivant: où est le message PQiste dans l’espace médiatique??
    – plusieurs média (dont la Press en tête de liste) sont farouchement hostile à tout ce qui s’apparente à du souverainisme, voire même du nationalisme (surtout si il a couleur francophone, qui sera alors systématiquement présenté comme du racisme, de la xénophobie ou de la paranoïa).

    Pouvez-vous me nommer un seul médium (populaire), qui sans même être ouvertement PQiste, défend les positions économiques et nationaliste que l’on retrouve au PQ?

    Bon, le Devoir est généralement un peu plus sympathique au PQ, mais demeure un médium plus « élitiste », qui touche très peu de gens.

    Faudra prendre une place importante du discours publique si vous voulez gagner la ferveur!

    • je pense comme mon predecesseur et si on parlait de l independance plus souvent au lieu de souverainete je sais que pour vous c est synonimes mais c est pas tous les quebecois qui le save ou encore mieux si on parlait d un pays la plupart des quebecois francophones sont pas contre l idee du pays mais ca prend un guide un chef avec ubne colonne vertebrale a qui les gens vont etre capable d etre en confiance qui va nous mener au pays un moment donne faut se dire assez le maternage et obliger le peuple a se prendre en main c est ca qui fait qu on a perdu l election pauline incarnait la mere et couillard a incarne le pere faut arreter de materner les quebecois et leur dire assez c est assez en voulez vous un pays oui ou non et voicib ce qu il faut faire pour ca prend un chef pas une mere ou un pere ca prend un chef qui sache etre un bon stratege et qui projete sur le peuple sa volonte de vouloir un pays aussi c est pas une bonne idee de gouverner et de vouloir batir donc on a perdu on retrousse les manches et montrez nous votre volonte de nous amener a notre pays ca fait 40 ans qu on attend faut agir

  41. Les Québécois votent de façon irrationnelle depuis plusieurs années. En 1976 ils votaient pour le PQ au National, mais Libéral au fédéral. En 2007 on aura vu une vague ADQ (la droite) au National pour ensuite assister a une vague orange (la gauche) au fédéral. Plus ca change plus c’est pareil.

    Les Québécois vivent un malaise existentiel. Ils veulent a la fois maintenir leur niveau de confort, assurer leur survie culturelle (principalement la langue) et se trouver une position constitutionnelle proche du « Québec libre dans le Canada uni ». Alors ils essaient tout et leur contraire.

    On peut donc prédire de façon raisonnable que dans un court-moyen avenir, une autre fenêtre d’opportunité s’ouvrira pour le mouvement indépendantiste.
    Et à ce moment la, le PQ DEVRA ËTRE PRET !!

    Et pour être prêt, il faudra dès maintenant rassembler et crédibiliser la démarche.

    Ainsi:

    -Amorcer des aujourd’hui une tentative de coalition de tous les souverainistes.

    – Immédiatement prendre le « lead » dans la réforme des institutions démocratiques et amorcer un mouvement populaire pour le réclamer UNE PROPORTIONNELLE !!! Si le PQ gagne cette bataille, il reprendra beaucoup de crédibilité auprès du peuple. Et il se créera un momentum.

    – Entamer des aujourd’hui un blitz de pédagogie de la souveraineté, ce qui n’a pas été fait au cours des 20 dernières années. Expliquer le modèle républicain, le modèle anglais, les gouvernements de coalition et esquisser les avantages de chacun. Faire miroiter les nombreuses opportunités d’affaires, car dans un nouveau pays tout est a batir. Démystifier, plutôt qu’improviser en pleine campagne électorale, la question des passeports et des frontières. Ne pas s’enfarger dans des scénarios hypothétiques. Dire la vérité. Et surtout inspirer , FAIRE RËVER !!!!

    -Arrêter de parler en termes de nationalisme défensif. Parler en termes de bâtisseur, de visionnaire et de pouvoir d’émancipation.

    -Mettre en chantier des forums, des assemblées populaires pour que le peuple puisse venir s’exprimer. ÉCOUTER.

    -Prendre le « lead » pour changer le ton de la dynamique parlementaire. Un peu comme ca se faisait y’a pas si longtemps aux USA, être le porteur de l’idée que les intérets de la nation passent avant ceux du parti. Donc inviter les autres partis a ouvrir de véritables dialogues sur ce qui nous unit pour faire avancer le Québec. Ca aussi ca donnera beaucoup de crédibilité au PQ.

    -Cesser de « brailler » contre Ottawa, les médias, Denis Lévesque, Gesca, etc.
    C’est loser. Restons positifs, c’est davantage rassembleur.

    -Le PQ a aussi un DEVOIR MORAL de tendre la main aux communautés culturelles et aux anglos. Les inclure dans le projet d’indépendance et non pas se servir d’eux comme épouvantail pour rassembler les « de souche ». Une approche inclusive donne des lettres de noblesse au projet. Une approche inclusive devient inattaquable. La xénophobie éloignera bien des souverainistes. Le racisme et l’anglophobie sont a proscrire de façon claire et nette dans le discours « officiel ». Une approche inclusive est la marque d’un pays moderne, ce qui séduira beaucoup de jeunes.

    Voila quelques pistes…

    Le PQ ne peut laisser le terrain vide et se tourner les pouces. Il est temps d’AGIR !!

    • Monsieur,

      J’ai rencontré hier M. Parizeau. Voici ses commentaires.
       » c’est une véritable catastrophe » et  » Lorsqu’on gouverne, si on branle à gauche ou à droite , si on hésite, alors comment pouvons-nous ensuite demander au gens de nous suivre?  »

      Ex candidat du Parti Québecois à deux reprises contre Line Beauchamp

    • Vous avez raison M Carrier.

      Impossible de plaire a tout le monde.
      Une seule idée à la fois peut réunir 51% de la population.
      Une seule.
      Oublions l’axe gauche-droite. On n’avancera jamais.
      Faut aller de l’avant. Ensemble.

  42. L’autre jour, histoire de faire ma petite enquête, j’ai lu 187 commentaires dans le Journal de Montréal. À ma grande surprise, beaucoup de jeunes radicaux avaient répondu à une journaliste anti-indépendantiste de droite. Certains appartenaient à QS, d’autres à la CAQ. Ces derniers justifiaient leur choix par la volonté de barrer la route aux Libéraux (?).
    Ces jeunes fougueux veulent foncer et défoncer, et faire un référendum tout de suite. Comme ils sont très actifs dans les médias, ils donnent l’impression d’être beaucoup plus nombreux qu’ils ne le sont en réalité. Sans doute est-ce à eux que Françoise David s’adressait pendant la dernière campagne. Elle affirmait sans vergogne que Québec solidaire s’engageait à tenir un référendum dès le premier mandat. Eh oui, Françoise, mais il adviendra quand ton premier mandat ? En 2114 ? QS n’a rien à perdre, absolument rien, en affichant sa radicalité souverainiste. Pas plus que ON d’ailleurs. Six mille membres. On n’appelle pas ça un équipage.

    En ce qui me concerne, j’espère un Parti québécois plus à gauche, qui rassemblerait les forces progressistes et du coup irait piger dans le vivier de QS plutôt que le contraire. Je souhaite un PQ social-démocrate plus que social-libéral. L’enthousiasme de PKP fait plaisir à voir, mais s’il compte gouverner à droite et EN PLUS faire un référendum au plus tôt, je n’en veux pas comme chef. Je ne veux pas voir le PQ se faire hara-kiri après tant de luttes acharnées. Voilà. C’est dit !

    • Si le Parti Québécois met l’indépendance au rancart et qu’il ne cherche que le pouvoir, il perdra sa base. Du moins, il perdra ses militants, ca c’est certain. Et un parti sans militants mourra rapidement.

      La seule survie possible du PQ passe par un coup de barre sérieux avec cap sur l’Indépendance. Sortir, expliquer, convaincre, militer, rassembler, réfléchir, partager, débattre, accueillir.

      Il faut oublier la social-démocratie. ce que la gauche pense de PKP, ce que la droite craint de QS, etc. Tous ces gens ont des qualités EXTRAORDINAIRES et nous devons les rassembler. Il faut cesser de regarder gauche-droite et plutôt regarder en avant !!

      Pour une fois, peut-on agir comme un groupe qui a confiance !?!?..

  43. Nous vivons une époque de remise en question humaine. En effet, de plus en plus de gens questionnent le système en place. Pour cette raison…

    Le PLQ profite du fait que pour contrer cette remise en question, une partie de la population voit le PLQ comme un digne représentant de la stabilité.

    Ajoutons à cela notre démocratie à saveur nominale permettant au PLQ de jouer sur cette corde, pour prendre ou reprendre le pouvoir.

    Cela dit, le PQ est divisé, les idéologies de gauche ou de droite passe avant l’indépendance. Pour d’autres, l’indépendance tout court compte.

    Bref, un parti politique aussi divisé ne fait pas des enfants forts. Les gens ont besoin de stabilité. Vous ne semblez pas répondre à ce besoin en ce moment.

  44. Peut importe l’analyse, il ne faut pas duper les québécois. Le Parti québécois est un parti souverainiste, et ce pas en cachette, et j’espère qu’il en sera ainsi pour les prochaines élections, si non c’est sa mort et la CAQ va remporter. Nous ne sommes pas au lendemain d’un non, ça fait plus de 20 ans la dernière fois. Créer les conditions gagnantes pour une prochaine élection avec clairement un référendum pendant le mandat..rien de plus claire.

    • Y a-t-il un seul extra terrestre au Québec qui ignore que le parti Québéçois est souverainiste ? Alors j’ai beaucoup de difficultés à prendre au sérieux les messages du genre « éduquer les Québécois sur la souveraineté» ou encore prendre tous les moyens pour aller prêcher la «bonne nouvelle» aux non croyants. Ces temps-ci l’humeur des Québécois francophones me semble beaucoup plus s’accorder avec le slogan de Daniel Johnson « l’indépendance si nécessaire mais pas nécessairement l’indépendance».

    • M Pronovost

      Vous avez raison. Tout le monde sait que le PQ est souverainiste.
      Mais pouvez vous m’expliquer la souveraineté dans ses détails ?
      Le PQ ne considère pas cet exercice important.
      Alors il n’en parle pas.
      Et quand le sujet revient sur le tapis, les gens ont peur.
      parce qu’ils ne savent pas de quoi le PQ parle.
      Fail.

  45. Le piège à ours.
    L’ours – surnom de Philippe Couillard au ministère de la Santé – ne pouvait faire autrement que de sortir de sa tanière pour réapparaître au grand jour malgré les « blessures » (il emploie lui-même ce mot) de son premier passage en politique.
    Vincent Marissal

    Ma première réaction fût de dire que notre devise devrait être : On vous l’avait bien dit.
    Vous allez l’entendre souvent cette phrase durant les quatre prochaines années. Dire que l’avocat du bœuf de Matane a réussi à retarder les dernières révélations publiques concernant les allégations de collusion entre la firme Roche et l’ex-député libéral Marc-Yvan Côté en dit long sur notre système judiciaire au service des libéraux.
    Le procès de l’ex-ouerneuse générale Lise Thibault s’est ouvert mardi, le huit avril, au lendemain de l’élection…
    Procès de Lise Thibault : la preuve dans 35 boîtes
    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201404/09/01-4756008-proces-de-lise-thibault-la-preuve-dans-35-boites.php

    • il a raison allez ecouter ce que la premiere ministre de l Autralie a dit aux immigrants de ce pays c est exactement la meme chose qu ici elle leur a dit non sauf que chez eux la langue c est l anglais et nous ici c est le francais c est pas nous autres qui sommes alles chercher les immigrants c est eux qui nous ont choisis quebecois francophone ici notre langue c est le francais et bien qu ils apprennent notre langue ici on a des valeurs que nos ancetres ont luttes et sont morts pour ces valeurs la on veut qu elles soient enseignees dans nos ecoles par l enseignement de notre histoire ensuite c est aux immigrants de s adapter pis comme on est un pays libre s ils ne s adaptent pas ils ont la liberte d aller vivre ailleurs point a la ligne si on se respecte ils vont nous respecter si on s ecrase ils vont nous piler dessus

  46. Je crois qu’il faille malheureusement changer le mot référendum, »référindum », « reférindum »,etc…puisque personne ne semble savoir l’articuler et faire plutôt comme Levesque qui parlait de  »souveraineté -association ». On ne fera pas un référendum, on va plutôt vous demander de vous prononcer sur des mandats. Le modèle suisse ne me plaît pas mais il a quand même du bon. Ce mot est rendu réfractaire pour 70% de la population? Vous ne voulez pas vous séparer? Vous voulez garder vos Rocheuses que vous n’avez jamais vu? On pourrait parler de souveraineté-nationalisation,  »monarchie-participation », etc Rappelez-vous quand on ridiculisait la monnaie du Québec, le passeport. Ces vieux arguments sont revenus en surface. J’en riait tellement c’était à court d’argument. Ce que je retiens de cette élection c’est que les québecois tiennent énormément à la langue. Pourquoi ne pas en avoir parler? Nos jeunes ne semblent pas voir l’obligation d’avoir un pays? Alors, il faut démontrer le danger de l’imigration, de l’affichage bilingue, de vendre nos épiceries aux Ontarien. Vendre l’idée d’acheter québécois a un pouvoir économique extraordinaire. Pourquoi le PQ ne publie pas des petits livres? Le petit guide du consommateur, le petit livre rose, vert,etc.. Nous n’avons pas encore notre pays, alors il faut avancer comme si nous en étions un. Mais pour cela , il faut se faire élire et j’ai bien peur que l’éléphant blanc soit encore à côté de nous.

  47. M. Lisée, vous avez dit dans un blogue précédent qu’il y avait un éléphant dans le placard. Mais vous n’avez cru bon de le sortir du placard. Cet éléphant est madame Marois. Depuis qu’elle est à la tête du PQ, à part quelques rares sondages, elle a toujours été perçue comme la moins apte à bien diriger le Québec. Ceci fut encore vrai durant cette dernière campagne.
    Pendant trente années au PQ, regardez bien le trajet de Mme Marois et vous devrez conclure qu’en définitive elle fut plus un boulet qu’un atout.
    Pour obtenir la chefferie contre Gilles Duceppe, on a dû avoir recours à une fausse accusation dont M. Duceppe a sorti blanchi.
    Sortez-le donc l’éléphant du placard péquiste: Mme Marois.

  48. je vais prendre le temps de lire les commentaires. Mais je voulais vous dire que j’apprécie votre présence qui n’a jamais faibli même lorsque vous étiez au plus fort de vos occupations comme Ministre. Merci !

  49. Réflexion simpliste mais tout de même vraie:

    Il semble que l’électeur moyen ne semble pas faire la différence entre voté pour se choisir un gouvernement où voté pour un candidat à Star-Academie.

    Je ne désire pointé aucun coupable. Mais on ne peut mettre celas sur le dos du seul chef où un parti uniquement.

    C’est l’environnement général de la campagne qui est à blâmé. À la fin, j’en avais plein le dos de toute cette négativité.

    Ceux qui me connaissent bien peuvent en témoigné. Ça en prend vraiment beaucoup pour me faire décroché et je suis capable d’en prendre vraiment beaucoup…

  50. L’équation est simple: pas de Souveraineté sans majorité. En 95 nous sommes venus bien près d’obtenir la majorité. En travaillant assez fort on peut certainement retrouver la possibilité d’une majorité. D’abord en rapatriant les transfuges qui sont passés du PQ vers les quatre autres formations politiques: PLQ, CAQ, QS et ON. Ensuite en démontrant aux gens qui ont peur de la séparation du Québec, notamment chez les néo-Québécois, qu’un Québec séparé est une option gagnante tant sur le plan économique que sur le plan du filet social. J’espère que les ténors du PQ ne vont pas s’éterniser à analyser les causes de la défaite. Il faut dès maintenant s’atteler à la tâche en créant un groupe de travail, secondé par le Conseil de la Souveraineté du Québec, qui aura pour mission de convaincre une majorité de gens que la Souveraineté c’est bon pour nous, pour notre avenir, en regardant en avant. Les mordus de l’approche du bon gouvernement doivent prendre leur mal en patience. Il faut lire l’article de Louis Bernard dans le Devoir d’hier et celui de Gilbert Paquette dans le Devoir en ligne aujourd’hui. Si le PQ veut survivre, il doit passer par là. Et si la Souveraineté doit se faire, il faut passer par le PQ. Je n’ai pas le goût d’attendre 20 ans comme le suggère naïvement Françoise David.

    • Convaincre, oui mais par quel moyen? Les fédéralistes ont Gesca et RC à 98%. Le groupe Quebecor à 50%. Les radios poubelles à 100%. Qu’attend Péladeau à inverser la tendance? Lui seul à les moyens et l’expertise. Il serait bien plus utile à çe niveau il me semble.

  51. Lorsque le gouverneur est indulgent,
    le peuple reste pur.
    Lorsque le gouverneur est pointilleux,
    le peuple devient fautif.

    Le bonheur repose sur le malheur ;
    le malheur couve sous le bonheur.
    Quel en est le terme ?
    Le monde n’a pas de normes,
    car le normal peut se faire anormal
    et le bien peut se transformer en monstruosité.

    C’est depuis longtemps que les hommes
    se sont trompés là-dessus.
    Ainsi le saint discipline sans blesser,
    purifie sans vexer,
    rectifie sans contraindre,
    éclaire sans éblouir.

  52. La propaganda anti-référendaire du PLQ appuyé par les medias plustôt supporteurs du PLQ et de Radio poubelles sont la principale raison de la défaite.
    Une analyse sur les origines de ceux qui n’ont pas pris le temps de voter sera aussi très intéressant à connaitre.
    Une raison dans les municipalités ruraux et le vote des hommes francophones qui ont de la difficulté de voter pour une femme, j’ai entendu bien des commentaires negatives au sujet de Mme. Marois justement parce qu’elle est une femme, dommage car elle est une personne adorable, mais les machos ont bien de la difficulté.
    Mon conseil au PQ que j’appuye mais que je ne suis pas member:
    Changer fusil et parler de l’indépendance et non de la souveraineté.
    Pendant que vous êtes en opposition preparer une Consitution du Québec et un livre blanc sur le sujet de l’indépendance.
    Explorer la possibilité d’une Autonomie totale pour le Québec avec tous les pouvoir concentrés au Québec sauf les affaires étranger et la defense. Ça se fait en Suisse qui est une vraie Confédération et qui aurait éclaté depuis longtemps si elle sera du model canadiens.
    C’est le temps d’élaborer la stratégie pour le prochain rendez-vous électorale, les électeurs auront un choix à faire.
    La question référendaire pourrait faire part de chaque scrutin sans qu’il engage le gouvernement d’en tenir un referendum.

  53. Comment se fait-il qu’on entend à peu près jamais parler du Conseil de la Souveraineté du Québec dont la mission est justement de répondre au vœu d’un grand nombre de personnes qui s’expriment ici: la promotion de la Souveraineté?

  54. De grâce ! M.Lisée,
    Allez parler  »aux Jeunes » (entre 18 et 35 ans) , et dites-leur qu’ils ne sont pas nés dans les choux bon Dieu ! En 1970, il y avait au minimum (5) cinq jeunes par Famille Québécoise et le Mouvement Nationaliste était en plein essor.C’était plus facile de  »rallier tous les jeunes » sous le même toît et à la même enseigne Souverainiste.
    Parlez-leur de NOTRE HISTOIRE et de LEUR IDENTITÉ NATIONALE_C’est quoi un Citoyen? Quel devoir a-t-il ? Quelle est la Responsabilité et le Pouvoir-Citoyen ? La Citoyenneté et l’Identité Nationale ? Bref, le QUÉBEC D’HIER _D’AUJOURD’HUI et de _DEMAIN face à l’AVENIR et au Défi de Survivance de la Langue Française et de la Nation Québécoise en tant Peuple Français en danger imminent de disparition en Amérique du Nord.
    M.Parizeau s’adressait aux Jeunes parce qu’il avait compris qu’ils (les jeunes)constituaient  » l’Électorat  » le plus près des  »Valeurs Identitaires Québécoises ».
     »Enseigner et Instruire » +++VOILÀ CE DON PARTICULIER qui doit constamment vous ANIMEZ !Laissez les chiffres de côté pour un moment ! Et…donnez AUX JEUNES une raison d’être FIERS et CONFIANTS en leur Identité Nationale !
    Allez voir en Suisse comment les jeunes (entre 12 et 15 ans ) sont considérés au niveau de la Formation Professionnelle.Cet intérêt pour les jeunes ; qui regroupent le bastion humain le plus fertile qui soit, et cette intégration précoce au milieu du travail est : le plus fantastique Levier économique existant et la représentation la meilleure en tant que  »symbole Identitaire d’une Nation ».)
    70 % des PME intègrent les jeunes dans leurs entreprises en les considérant comme un potentiel actif de leur Économie).
    Voyez vous! Qui a la conviction d’avoir une identité forte, pleine et entière, acquiert aussi la conviction, qu’il peut maîtriser beaucoup mieux son autonomie économique financière personnel et ainsi atteindre L’AUTONOMIE ÉCONOMIQUE NATIONALE de son PAYS.
    Comment ? Par sa contribution en tant que : »Citoyen à part entière »._En y participant ACTIVEMENT. EN Y AYANT UN RÔLE et _UNE PART IMPORTANTE À Y JOUER . Non seulement à titre d’employés, mais aussi ,en terme d’EMPLOYEURS et D’ACTIONNAIRES POTENTIELS. La Suisse a compris sont  »Pouvoir-Citoyen » , et que ce pouvoir ; elle parvient à l’acquérir que d’UNE SEULE FAÇON +++= PAR LA MAÎTRISE DE SES ENTREPRISES = Qu’elle réussit  »À garder chez elle », et ,  »à faire FRUCTIFIER »!
    En fait, c’est GRÂCE À ELLES QUE la SUISSE À LE PLEINE AUTONOMIE de son POUVOIR ÉCONOMIQUE. C’est parce qu’elle en a fait le  »Pivot central » et le  »le fer de lance » de son Économie = qu’elle est UN PAYS (de 8 millions d’habitants tout comme le Québec) …Une utopie ? Non !Une CONFIANCE et une MATURITÉ COLLECTIVE…  »à la portée de »…  »TOUT AUTRE PEUPLE ou Nation Démocratique » en quête de son AUTONOMIE et de sa SOUVERAINETÉ politique,économique et sociale… en DEVENIR!

  55. En conclusion, vous demandez pourquoi le PQ a perdu des electeurs pour se diriger vers la CAQ et QS.

    Opinion grossier: La moitié de l’électorat du PQ votent par conviction péquiste alors que l’autre vote en majeur partie par conviction bipartiste.

    Ceux qui quittent le nid péquiste pour les petits partis alimentent la chute du PQ. Plus la CAQ et QS gagnent de sièges, plus les électeurs stratégiques vont de moins en moins croire en cette stratégie et voteront par conviction politique, ce qui risque fort bien de tuer le PQ si ce dernier continue de se chercher identitairement.

    Pour ceux qui vont contre-attaquer en disant que le PQ a une identité claire, disez cela à l’électorat de la CAQ et QS. Pauline Marois n’a pas sû afficher une position claire quant à la question référendaire, ce qui a entrainé une migration vers QS. L’idée que la fonction publique est inutilement disproportionnée, mal gérée et trop coûteuse grandit au fil des ans au sein de la société. C’est là le cheval de bataille caquiste. Le PQ ignore cette idée alors que QS en est aux antipodes, ce qui est tout à l’avantage de la CAQ, voir même du PLQ.

  56. Ca m’etonne que dans tout vos analyses, vous n’abordez pas la question assez strategique – « est-ce que le PQ est un parti de gauche ou de droite? ». Il me semble qu’avec l’entree de PKP, le parti a signale une transformation (gauche –> droite) et en faisant a peut-etre aliene (ou confus) une bonne partie de sa base. J’ai entendu une statistique le 7 avril que les comtes ou le taux de participation a ete le plus bas c’etait les comtes que le PQ avais gagne en 2012… Il y a un message important la dedans.

    • nos jeunes n en deplaise ne sont plus eduques dans une famille mais a la garderie par des etangers qui n ont pas les memes valeurs que nous alors nos jeunes ne connaissent pas nos valeurs faudrait les leurs enseigner en leur racontant notre histoire demandez leur c est quoi etre patriotique etv ils vont vous parler de l armee ca aussi faudrait leur dire qu etre patriote ca veut pas dire faire de la peine aux autres vous auriez du vous poser ces questions la ben avant en fait depuis qu ils ont vote jaune orange pour faire plaisir a jack layton parcequ il etait malade sans penser aux consequences ils n ont pas compris que si nous on votait bloc quebecois a ottawa c vetait pour la patrie et si on s abstenait de voter a ottawa ca pourrait etre un debut de notre marche vers un pays il saurait que c estv l independance qu on veut et dans la meme foulee si nos deputes independantistes arretaient de preter le serment d allegeance a la reine mais pretaient le serment de servir le peuple quebecois ca serait la premiere chose a faire pour nous affirmer arretons de pleurer sur le lait renverse et agissons c est ca qu on veut du parti quebecois on l a pas on se sent trahi et quand le monde se sent trahi ben ils votent q,s,on ou pour la caq mais agissons bon dieu et tout le monde vont se ralier au parti

    • Comment se fait-il qu’il a été élu alors? Peladeau. Je ne crois pas que ça fasses une différence. Mais je crois qu’il serait plus utile ailleurs .
      Les fédéralistes ont Gesca et RC à 98%. Le groupe Quebecor à 50%. Les radios poubelles à 100%. Qu’attend Péladeau à inverser la tendance? Lui seul à les moyens et l’expertise. Il serait bien plus utile à çe niveau il me semble.

  57. Des questions.

    Comment expliquer que les mécontents du PQ, ceux qui lui reprochent de ne pas avoir affiché assez ouvertement son option souverainiste, ne soient pas passés à ON, qui a carrément disparu de la carte ?
    Un militant de ce parti, Pierre-Alain Hoh, s’exclame aujourd’hui dans le Huff Post : « Enfin, le mouvement souverainiste va pouvoir renaître ! ».

    Il faudrait poser la question aux indépendantistes purs et durs, à savoir s’ils voteraient pour ON advenant le cas où le PQ déciderait de ne pas faire de référendum dans un premier mandat, ou de ne pas en faire du tout.
    À ce propos, le résultat du référendum en Écosse aura aussi une influence sur la nécessité d’en tenir un chez nous.

    D’autre part, Jérôme Levesque-Boucher (toujours dans le Huff Post), un partisan de QS, explique la fuite des votes péquistes vers son parti : « Du moment où les avancées se sont transformées en recul ou en statu quo, les citoyens ont perdu leurs repères et leur confiance envers ce gouvernement. Le gel devenait une indexation. La promesse qu’il n’y aurait pas de hausse des tarifs d’électricité s’est soldée en hausse. Les garderies sont passées de 7$ par jour à 9$ par jour, l’électrification des transports venait avec le pipeline 9B d’Enbridge et l’exploration d’Anticosti, etc. »

    Telles sont les raisons qui ont justifié les péquistes de gauche de se rallier à QS.

    Mais J. Levesque-Boucher se trompe lorsqu’il affirme que « Québec solidaire est l’un des trois partis à avoir augmenté son suffrage exprimé » pour avoir affiché fièrement son option souverainiste. Il oublie que ON a plongé au lieu de faire des gains.

  58. Bonjour M. Lisée,

    La raison principale de l’échec du PQ c’est la peur que les Québécois ont d’eux mêmes et le faux sentiment de sécurité pour la grande majorité des francophones qui réside hors de l’île de Montréal. Les Québécois n’ont pas peur d’un référendum ou de l’indépendance. Ils ont peur de leur division. Il ne veulent pas se remettre le nez là-dedans. En d’autres termes, les Québécois savent qu’il est impossible de faire l’indépendance dans l’unité. Le seul qui a eu une chance historique de faire ça, c’est Robert Bourassa, et vous savez mieux que moi comment il est passé à côté de cette chance. Si on pouvait garantir aux Québécois un résultat de 70% de OUI à un référendum, ils le voudraient et c’est le sentiment d’unité qui expliquerait un tel résultat. Un cercle vertueux malheureusement impossible. Mais comme ce qu’ils voient c’est encore de la division et un résultat serré ou perdant qui arrivera, il ont une peur panique juste à cette idée.

    Ce n’est pas pour rien que le PQ rêve à un autre événement historique comme le rejet de Meech pour espérer réunir les conditions gagnantes. Ça vous semblera peut-être fou, mais je suggérerais au PQ d’envoyer des taupes pour infiltrer le PLQ en espérant un jour avoir un indépendantiste « undercover » à la tête de ce parti et ailleurs dans l’organigramme. Quelqu’un de convaincu et fiable, qui au contraire de Bourassa pourrait enfin réunir les Québécois lors d’une occasion favorable. Le plus urgent pour le PQ ne devrait pas être de se trouver un nouveau chef, mais bien de tout faire pour placer quelqu’un à la tête du PLQ dans les années à venir. Mon propos peut sembler machiavélique, mais croyez-moi, c’est la seule façon d’espérer un jour briser la division du peuple Québécois. Si un quelqu’un aspire à mener le Québec vers l’indépendance, il doit prendre la tête du PLQ, pas du PQ. C’est la seule voie possible pour tromper un jour la peur et la division des Québécois.

  59. Le problème avec notre système politique, c’est qu’il emprisonne des idées au sein de formation politique.
    Comme si seul le PQ pouvait avoir à cœur l’indépendance du peuple québécois! Mais tant que notre système obligera, par un système de cloisonnement, un électeur à choisir entre l’indépendance de son pays, son positionnement à gauche ou a droite sur des enjeux de société, d’environnement, d’économie, d’éducation, de santé, de fiscalité… Nous serons dans une politique de division du vote nationaliste.

    Il faut à tout prix se doté d’un système politique qui permettra au gens de gauche et de droite de se confronter sur les différentes idées, mais qui leur permettra de s’additionner quand viens le temps des questions identitaires et nationalistes!

    Sortons de la politique de partis pour entrer dans la politique d’idées!

    L’idée de libération d’un peuple ne devrait pas « appartenir » à un parti politique, mais au peuple lui-même. Qu’à tout moment, peu importe ses autres convictions économiques, environementales… Un individue puisse faire entendre sa voix patriotique, sans avoir à se renier ou avoir peur de diviser son pouvoir sur ces autres questions.

  60. Nous avons tendance à négliger un fait important: en 2012, il y avait dans la population un sentiment d’urgence de sortir Jean Charest et de régler la crise étudiante. C’est pourquoi une bonne partie de l’électorat s’est tourné vers le PQ. Maintenant que Charest n’est plus au pouvoir, les anciennes alliances sont de retour. En plus de cela nous avons eu d’un côté une mobilisation anti-charte, anti-référendum et anti-PQ; il ne manquait plus qu’un Couillard charismatique et aux mains apparemment propres pour remporter une victoire facile.

  61. Le PQ doit se donner un programme qui plaît aux électeurs tentés par la CAQ, ce qui veut dire d’insister sur l’économie, les finances publiques et l’optimisation de l’État.

    Le PQ doit aussi assumer son option indépendantiste. Il doit dès maintenant recommencer à en faire la pédagogie, particulièrement auprès des jeunes.

    Le PQ doit redevenir un parti audacieux. L’engagement d’ajouter une composante proportionnelle au mode de scrutin pourrait être un exemple d’une telle politique audacieuse en mesure de canaliser le vote.

    Le PQ doit abandonner l’article 1.1 de son programme et prendre l’engagement de ne pas tenir de référendum. C’est un mot brûlé. À la place, il doit proposer des gestes de rupture par mandat électoral. Par exemple, le rapatriement des lois, impôts, traités et la rédaction d’une constitution.

  62. Très intéressant et très pertinent. Il serait aussi très intéressant de voir les deux graphiques en valeurs absolues et non en pourcentage, ce qui réduirait la distorsion due au nombre de votes de chaque parti.

  63. Pourquoi ne pas avoir attendu d’être renversé avant de déclencher de élection précipité ?

  64. L’avenir semble bien sombre pour la souveraineté… Rejetée par la grande majorité des jeunes, il faudrait éduquer une nouvelle génération à la souveraineté. Ça va prendre vingt ans, sans aucune garantie de succès. D’ici là, les communautés culturelles vont continuer à gagner du poids. La proportion des francophones et maintenant de 75%, ça va être quoi dans vingt ans… 65%? Peut-être moins si les Libéraux introduisent l’anglais dès la première année et que notre assimilation s’accélère… J’ai l’impression d’être un naufragé s’enfonçant sous l’eau et qui voit la surface s’éloigner au dessus de lui…

  65. Que pensez vous que se disent les nouveaux arrivants au Québec, qui voient ce qui se passe en Ukraine et nous entendent parler d’indépendance? Ne se précipitent-ils pas dans les bras libéraux? Je crois que ce qui se passe ailleur a aussi une influence sur la popularité de la souveraineté. Vous devez planifier, scénariser, expliquer la souveraineté. Pas la cacher, donnant ainsi raison aux détracteurs qui la disent dangereuse. J’aimais l’attitude de jean-Martin Aussant à ce propos.

    • En Ukraine on applaudit un coup d’état sur un gouvernement dûment élu
      qui s’en allait en élection en mai et on répugne le vote démocratique pour l’indépendance de la Crimée. ( même s’il y a eu des irrégularité, les russes l’aurait apporter à plus de 65%) . Jouer le jeux de la démocratie, quand cela fait l’affaire. L’occident cherche la guerre, le Canada est en première ligne pcq veut remplacer la Russie par l’Alberta pour vendre son pétrole à l’Europe.

  66. M.Lisée, vous pouvez faire toutes les analyses que vous voulez, il n’y en a qu’une seule de valide: 68% des québécois ne voulaient entendre parler ni de la charte ou du projet d’indépendance ils ont donc voté pour le parti libéral.

    • Oui, mais sur les 40%, 20% sont allo ou anglophone. , 30% n’ont pas voter. Alors 1 québécois francophone sur 10 à voté Couillard. Peut-être 1.5 sur 10

  67. Campagne de propagande quasi allemende de 1940 sur le mot référendum. Campagne de peur qui a marché. Les autres points me semblent bien secondaires.

    Comment le PQ peut-il espérer vendre la souveraineté alors qu’il n’a jamais éduqué le peuple? En 1995, il fallait continuer à foncer, il n’y avait que 1% de la population à convaincre. Au lieu de ça, on a limogé le chef, et glissé l’option sous le tapis. Quelle pauvre straégie depuis 1995.

    • C’est comme si le bloc pot n’aurait pas voulu parler de la légalisation de la mari !

    • Entièrement d’accord

      _ l’influence médiatique des médias, en particulier la télé de Radio-Canada, qui voulait gagner l’élection grâce au spectaculaire et qui présentait Madame Marois en 3e position aux téléjournal, tout en occultant le message autour des réalisations du gouvernement du PQ et du programme électoral (l’expression « propagande allemande » est inappropriée)

      _ sur la suite du référendum de 95. Je pense que M Parizeau raté le bateau à ce moment-là mais personne n’ose le lui rappeler … en public… Mais de toute façon, c’est trop tard maintenant.

      Selon moi, celà met en évidence l’erreur qui consiste à centrer la campagne électorale ou référendaire sur les politiciens, en particulier sur le (la) chef …

    • Je serais porté à être en parti d’accord avec M. Mathieu. Pour avoir fait parti de l’équipe des formateurs lors du référendum de 95 je dirais que nous avions compris l’importance de bien informer la population sur les bienfaits de la souveraineté du Québec, la preuve en est que l’on a convaincu près de 50% des élections en 1995. Les leaders de l’époque et les militants ont baissé les bras. Nous sommes un peuple démocrate et non violent et nous avons opté pour accepté les résultats au lieu de descendre, au lendemain du référendum, dans la rue avec notre 49,…% et poursuivre fiers notre marche. Je m’attends à du courage et de la bravoure des leaders d’aujourd’hui au PQ pour porter bien haut le projet de souveraineté plus que jamais. Il faut reprendre le bâton du pèlerin et prouver que la souveraineté du Québec peut répondre aux aspirations des générations actuelles et à venir.

    • Je suis d’accord avec M. Serge Mathieu…Pourquoi ne pas éduquer la Population. Personnellement, je viens de découvrir par hasard sur le site du PQ quelques réponses à des questions importantes des principaux enjeux qui FONT PEUR AU PEUPLE.
      Le PEUR DE PERDRE LEURS ACQUIS…
      Les réponses aux questions sont trop faciles ; c’est comme s’il n’y aurait pas de changement suite à un OUI POUR UN PAYS.
      Pourquoi Monsieur Madame tout l’Monde qui veut démarrer une entreprise se doit de présenter un PLAN D’AFFAIRE PRÉVISIONNEL SUR CINQ (5) ANS quand il veut du financement et que VOUS du PQ vous n’avez même pas réussi à PRÉSENTER QUELQUES SCÉNARIOS à la Population ?
      Vous savez ce qui rentre dans les coffres. Vous savez aussi que ce ne sera pas facile de se faire rembourser ce que le Fédéral nous devrait dans les mois et années qui suivraient un vote de la Majorité ?
      Faites des plans. Parlez-en à la population. Éduquez-nous. RASSUREZ-NOUS. Centrez-vous sur LE PEUPLE comme le QS…Vous avez assez gouvernez, laissez l’appât du gain et le POUVOIR de côté pour quelques années et MONTREZ À TOUS (surtout aux Jeunes qui ne connaissent NOTRE HISTOIRE) tous les avantages que ce serait D’ÊTRE SOUVERAIN…
      Merci et ne lâchez pas car à 58 ans, je n’ai presque plus d’espoir de voir le Québec devenir un Pays de mon vivant 🙂
      Sept-Îles

    • La souveraineté doit sortir des partis politique. Voici pourquoi:

      Tant que les fameuses conditions gagnantes ne seront pas réunies, les partis politiques souverainistes vont devoir proposer leur vision d’une bonne gouvernance.

      Or, les indépendantistes sont dans tous les cadrans de la tarte politique: gauche, droite centre ou autre.

      Il est donc impossible de rassembler les VOTANTS souverainistes autour d’un même projet de gouvernance ce qui fait que le projet de souveraineté se trouve écarquillé entre les différentes visions politiques.

      Si, à la place, un front uni pour l’indépendance du Québec travaille continuellement, sans égard aux élections, pour faire une éducation large et complète autour du projet, il deviendra de plus en plus facile pour ce front d’organiser des fêtes, marches ou manifestations qui ne pourront qu’aller en nombre grandissant de participants. Et quand le nombre sera suffisant, une grande manifestation viendra forcer le parti au pouvoir à faire le fameux référendum.

      En attendant, une équipe de négociateurs doit être mise sur pied pour qu’elle prenne en charge cet aspect une fois le référendum gagné. On ne peut pas espérer que les libéraux vont faire un bon travail dans cette direction et comme le reste de l’électorat est divisé en groupes de plus en plus nombreux et, donc, petits, il faudra probablement mettre le gouvernement de côté pour finaliser le processus.

      Les différents partis politiques québécois pourront après coup se battre pour assumer la gouvernance du pays

      Je vois le Conseil de la Souveraineté comme cet organisme. IL DOIT CEPENDANT ÊTRE TOTALEMENT INDÉPENDANT des partis politiques qui pourraient vouloir détourner son objectif en leur faveur (les gens qui ont touché au pouvoir ont appris à beaucoup aimer cette position)

  68. Bonjour!

    Vous avez demandé des commentaires là-dessus? Voilà alors quelques pistes additionnelles:

    1) LE coup de maître des libéraux, si l’on peut dire, fut de saisir l’électorat et de mobiliser leur groupe cible en infligeant LA grande peur du référendum et de la destruction totale de l’humanité si jamais il y avait une indépendance du Québec.

    Cela fut, au moins, l’équivalent du coup des « Yvettes », point d’ancrage de la campagne du « Non » en 1980.

    Les stratégies médiatiques à grands déploiement, avec l’aide des grands groupes de médias ( télévision, radio, journaux, internet), fonctionnent encore très bien. Surtout pour faire peur.
    À quand des médias alternatifs soutenus par le gouvernement?

    2) Au niveau de la corruption, un des points d’ancrage de la campagne péquiste, les libéraux ont été capable d’amener l’idée que le PQ et le PLQ voguaient dans les mêmes eaux ou presque. Blanc bonnet/bonnet blanc…ce fut assez pour annihiler cet avantage comparatif.

    3) La charte: elle avait fait le plein d’électeurs. On ne pouvait que maintenir le seuil, avec finesse, en n’ayant pas de scandale là-dessus lors de la campagne. Résultat: il y eu petit scandale dû à une page « facebook » malencontreuse d’un des candidat péquiste. Ce fut assez pour casser l’équilibre chartiste, et donner de l’élan à des manifestations anti-chartes.

    La charte et la corruption étant 2 des chevaux de bataille principaux du PQ lors de la campagne, ceux-ci furent grandement affaiblis…et donc…

    3) L’électorat de centre et centre-gauche, MOTEUR du vote péquiste, ne fut pas mobilisé, les enjeux progressistes n’ayant pas été mis-en-évidence.

    4) Lié à l’enjeu de la mobilisation progressiste/péquiste, les centrales syndicales n’ont joué aucun rôle de mobilisation, ni de cohésion parmi les progressistes et travailleurs syndiquée ( 40% des travailleurs québécois) en faveur du parti québécois. Leurs conseils régionaux ont donné des appuis « conjoncturels » à plusieurs candidats « QS » cependant.
    Il faudra y voir sérieusement, en modifiant le point de gravité péquiste, présentement au centre-centre droit….et le déplacer vers le centre-gauche ( enjeux progressistes mis-en-évidence).

    5) L’excellente tenue de l’emploi sous le gouvernement péquiste aurait pu ( aurait dû) être mis-en-évidence. Les taux d’emploi et de chômage ont rarement été si bons, historiquement, au Québec.

    6) Économie: la diminution du ratio dette/P.I.B, fut effectué avec succès par le parti Québécois, et la dette avait grandement augmenté sous les libéraux. Cela aurait pu être omniprésent dans la campagne. Ç’eut grevé la volonté libérale de se définir comme étant les « spécialistes de l’emploi et de l’économie ».

    7) Il m’a semblé que peu avait été dit ou proposé au niveau de la « santé », sujet important dans une société vieillissante.

    8) L’enjeu pétrolier aurait pu être décrit comme étant un remède passager à une balance commerciale déficitaire, ce qui aurait amené la nécessité de l’électrification des transports au Québec….

    Merci.

  69. Vous notez la volatilité des votes pour QS et la CAQ. Ils ont retenu 55% de leurs électeurs de 2012. Il n’est pas loin d’en être de même pour le PQ qui a retenu 61% de ses électeurs seulement, soit seulement 6% de plus que les deux autres partis «volatiles».

    Au contraire, le PLQ a conservé 84% de ses électeurs de 2012, soit 23% de plus que le PQ. Il est compréhensible que 27% des caquistes de 2012 est voté pour le PLQ en 2014. Ce sont des fédéralistes qui voulaient s’assurer d’un gouvernement fédéraliste. Ils s’étaient éloignés du PLQ en 2012, notamment à cause des rumeurs de corruption, et y sont revenus.

    Le passage de 28% des électeurs de QS en 2012 vers le Parti libéral en 2014 est plus intéressant. Cette proportion importante prouve que tous les supporters de QS ne sont pas indépendantistes, au contraire. Alors que seulement 10% des électeurs de QS en 2012 ont voté pour le PQ en 2014. Vous pouvez cesser vos incantations pseudo-vertueuses M. Lisée, ça ne fonctionne pas.

    51% des nouveaux électeurs ont voté pour le PLQ. Si la plupart de ces nouveaux électeurs sont des jeunes, cela regarde très mal pour le mouvement indépendantiste dont vous faites peut-être encore partie, M.Lisée. La plupart des caquistes sont fédéralistes, une importante minorité d’électeurs de QS sont fédéralistes et presque tous les électeurs du PLQ sont fédéralistes.Il ne reste pas beaucoup d’indépendantistes dans l’électorat québécois.

    La mise en veilleuse par Pauline Marois de l’option fondamentale du PQ ne lui a pas permis de former un gouvernement majoritaire. Le PQ n’a obtenu que 32% des votes en 2012 alors qu’il n’a été nullement question d’un référendum. Aucun parti indépendantiste ne prendra le pouvoir dans un avenir prévisible. Les politiciens qui espèrent exercer le pouvoir un jour doivent joindre un parti fédéraliste ou en former un nouveau.

  70. Conclusion importante: « il serait moins difficile de les ramener à partir de ces partis voisins (QS et CAQ) qu’à partir du parti libéral ». Cela confirme ce que l’on peut penser intuitivement sans avoir recours aux savantes analyses des politologues patentés; après tout les péquistes qui ont quitté le navire ont sans doute un minimum de fond souverainiste. C’est là-dessus qu’il faut miser en ramenant le projet de pays à l’avant scène.

    Votre alimentation est sûrement très variée. Bravo pour votre invitation à vos lecteurs à continuer à vous alimenter. Vos détracteurs ne manqueront pas de vous coller une autre étiquette, celle de démagogue, que vous prendrez sans doute avec un grain de sel.

  71. Ce qui m’étonne toujours chez les amateurs passionnés de sondages c’est le fait qu’ ils semblent prendre pour acquis que les gens qui ont répondu aux questions des sondeurs ont vraiment dit ce qu’ils pensaient au moment où ils ont répondu.

    Ce qui est à mon avis loin d’être certain.

    En plus j’aimerais bien savoir combien il y a de gens qui refusent de répondre. Moi le premier je ne réponds jamais à ces sondeurs quand cela m’arrive, et c’est rare. Je n’ai pas confiance à ces gens-là.

    Ce n’est peut-être pas complètement inutile ce qu’ils font mais il y a beaucoup de flou là-dedans. La preuve en est qu’ ils ne s’entendent jamais sur les interprétations qu’ils en donnent.

    Est-ce que ça vaut la peine de faire tout ce travail ? Je n ‘en suis pas sûr.

    Ne serait-il pas préférable de consacrer ses efforts à autre chose qu’à des spéculations pour une grande part artificielles. Il y a plus important que cela il me semble.

    C’est impressionnant. Ça fait scientifique et donc moderne. Mais est-ce vraiment séreux? Je n’en suis pas sûr.

  72. Wow! Je pense qu’il faudra suivre cette maison de sondage … car sa méthodologie semble très fiable et son questionnement très pertinent

    On peut constater que
    _ le message du PLQ a porté fruit: sur le référendum probable … avec le PQ au pouvoir
    _ les médias (surtout radio-canada) ont renforcé cette polémique

    ____ en montrant CONSTAMMENT le poing levé de PKP,
    ____ la réponse de Madame Marois (« y aura un référendum quand les Québécois seront prêts »)
    ____ tout en occultant le message sur PQ sur ses réalisations et son programme

    Mais cette réponse négative au référendum est toujours biaisée par les nationalistes qui ne croient pas à un référendum gagnant à ce moment précis. Il faut trouver le(s) moyen(s) de sortir de ce cercle vicieux… Il ne suffit pas de prononcer le mot Indépendance pour qu’elle se réalise…

    Par ailleurs, même si le PLQ s’approprie injustement le thème de l’économie et même la réussite économique, ce me semble « anormal » de constater l’espèce d’indifférence des électeurs péquistes pour l’économie. Ça restera toujours une préoccupation importante pour l’ensemble de la population et une bonne partie d’entre elle qui doit trimer dur ( y compris les immigrants …)

    « Évidemment, il serait encore plus utile de connaître les motivations des électeurs qui sont passés du PQ vers la CAQ et QS et de ces deux partis vers le PLQ. Mais on ne peut pas tout avoir. »

    Peut-être pourrions-nous trouver ces réponses avec nos propres sondages …?

    Enfin, je crois qu’il faut s’attaquer au problème de la division du vote nationaliste. Il ne suffit pas de dire qu’un vote pour Québec solidaire, c’est un vote pour le PLQ. Cela permet à QS de continuer ses voeux pieux, sans jamais entrer dans la . »réelle politique ». Encore ici, la politique du « Tout ou rien » mène à une impasse.

    Du travail sur la planche, c’est passionnant, !!!

    On ne parle pas beaucoup du travail des militants dans le « post-mortem » actuel. Malgré le profond respect que j’ai pour vous, M. Lisée et les autres, on ne peut laisser la politique uniquement entre les mains des politiciens… je crois que j’ai déjà entendu ça quelque part … pourtant …

  73. Le parti Québecois n’a retenu que les votes des indépendantistes. Nous pratiquons l’étapisme depuis bien trop longtemps faisant en sorte que ;
    1. Les jeunes et les électeurs moins informés ne connaissent pas l’option, la seule chose qui leur est transmis par notre génération c’est un émotion ; pas celle de participer à la création d’un nouveau pays mais la peur de se retrouver en crise.
    2. Avec le temps, nos adversaires ne nous attaquent plus sur la question indépendantiste, mais sur la possibilité que nous envisagions l’ombre d’une consultation sur la question . Cette façon d’aborder la question était déjà présente au premier référendum avec Claude Ryan qui disait « moi de toute façon c’est non ». Ils nous attendent à la première étape ! Et c’est nous qui leur donnons des munitions en évitant la question.
    3. De toute façon, si nous mettions en veilleuse l’option souverainiste , les électeurs fédéralistes continueraient à nous reprocher l’avoir été. Et nous perdrons à coup sûr notre base qui elle est uniquement composées de séparatistes.
    4. En étant par terre, on se rend contre par l’attitude de nos adversaires qu’ils aimeraient bien nous porter le coup fatal. L’avantage c’est qu’ils ne pourront plus nous identifier. Loin de moi l’idée de dissoudre le PQ ; mais ça démontre que la question nationale transcende le parti.
    Ma conclusion, c’est qu’il faut mettre en avant plan notre projet. Vendons la souveraineté et non le PQ. Peut-être serons-nous dans l’opposition (vous vous présumez 20 ans). Nous sommes beaucoup qui adhèrent à l’option ; le mouvement souverainiste n’est pas mort, la preuve c’est que deux autre partis y adhèrent.
    Pour je lance à la blague ceci : « En étant clair sur la question, peut-être que certains fédéralistes plus vicieux que les autres voterons un jour pour le PQ en espérant nous planter bien comme il faut au référendum. »

  74. Les électeurs: On de la misère à « respirer », écrasés sous le fardeau fiscal;
    La dette du Québec ainsi que sa situation économique générale, font oublier à bien des électeurs, la corruption et les erreurs antérieures des libéraux;
    Axer une campagne sur des enjeux secondaires (charte et corruption), était une mauvaise stratégie politique.
    la campagne électorale ressemblait à une chicane d’enfants: Ceux qui recherchent la chicane (PQ qui revenait sur la corruption) contre ceux qui évitent ces sujets (libéraux) mais proposent …on ne l’a pas vraiment su???
    La « machine » libérale était mieux « huilée » que celle du PQ. L’épouvantail du référendum fonctionne tout le temps…(tout comme la stratégie des petits drapeaux rouges…
    Maintenant, pourquoi personne ne parle des vrai affaires? La santé et l’éducation coûtent à l’état plus de 50% du budget annuel de l’état! Comment veut-on réussir à reconstruire notre réseau routier dans ces conditions?
    Comment expliquer que les mêmes médecins spécialistes, refusent ou placent des patients sur des listes d’attente de 1-2 ans, dans les hôpitaux alors que ces mêmes médecins, reçoivent les patients en cliniques privées dans le mois qui suit, moyennant des coûts que seul les mieux nantis peuvent se payer?
    Comment se fait-il que ces mêmes médecins qui acceptent des patients en cliniques privées, utilisent les services publics pour faire passer des examens à ces patients (qui payent les soins privés)… donc, ils utilisent le meilleur des 2 mondes aux service de l’argent, des mieux nantis.
    Pourquoi ne pas obliger les médecins à choisir: soit tu pratiques en privé ou soit en services publics; mais pas les deux. Parce que sinon, ils sont en conflit d’intérêt. Ils sélectionnent en fonction des profits au lieu d’avoir la santé comme critères de sélection. Et cela, ça coûte très cher au québécois.

  75. Bonjour,
    Voici à mon avis les raisons principales qui ont poussé bon nombre d’électeurs comme moi à opter pour QS (par défaut) plutôt que pour le parti Québécois.

    1- L’article controversé de la charte des valeurs, totalement incompatible avec notre culture de « citoyen du monde » et de, oui, notre américanité. Ça fait sourire mes amis péquistes, mais je leur suggère de prêter l’oreille à une partie de la jeunesse québécoise qui, demain, gagnera en influence.
    2- La quasi certitude que le parti Québécois ne bougera jamais sur le mode de scrutin. Comment croire à un changement après 40 ans d’inertie ?
    3- Un ensemble de considérations qu’il faudrait examiner et débattre pour créer une alliance, par exemple:
    a) Subventions aux écoles privées (ce n’est pas une question de vie ou de mort pour des électeurs comme moi, mais Dieu qu’on ne comprend pas…)
    b) Politique pétrolière (ce n’est pas une religion aussi pour des électeurs comme moi : il s’agit simplement de nous expliquer pourquoi aucune entreprise privée ne se précipite à Anticosti…)
    c) Financement sectoriel, à la manière des libéraux (oui, oui, je sais, c’est bien moins pire qu’eux…. N’empêche, c’est inacceptable pour des électeurs comme moi).
    d) La cimenterie à Port-Daniel en remerciant les électeurs d’avoir voté du bon bord (comme la charte, ça sent le calcul politique ce truc : personne ne nous a convaincu que c’était une bonne affaire)
    e) Une politique environnementale placée bien loin derrière la charte des valeurs. Une absurdité selon les électeurs comme moi.
    4- L’absence d’un message d’espoir, résultat d’un nationalisme défensif (PQ). Les électeurs comme moi n’ont pas peur du visage du Québec actuel. Ils s’y sentent même plutôt bien…
    5- La politique partisane à outrance. Ça, on est juste plus capable. Prendre exemple sur Véronique Hivon. La population a une soif énorme pour ça.

    Vous remarquerez que ces quelques exemples laissent beaucoup de portes ouvertes. Aux ténors du PQ, dont vous êtes, de formuler un message qui nous rassemble. Un idéal de social-démocratie consensuel me semble la seule voie. Évaluons, pour les mesures ou politiques que nous préconisons, si elles font suffisamment consensus parmi le grand bassin des supporteurs de la social-démocratie.

    Guy Mongrain, Sherbrooke

  76. Nous étions en famille hier soir et ça jasait fort politique, sur un petit groupe de 5 personnes, une était terrorisée par PKP le demon incarné…mais dit avoir vote PQ quand même, une autre est PQ depuis toujours très déçu que l’enjeu de la Charte n’ait pas rassemblé et l’idée du referendum.. songe a voter la CAQ ??, un autre ne croit plus a l’indépendance, et moi et mon conjoint sommes PQ depuis toujours avec appui a l’indépendance et là on aimerait trouver un moyen d’arrêter de faire peur au monde avec ça, prochain défi du PQ ? 🙂

  77. Merci Monsieur Lisée pour cet éclairant post mortem…

    Toutefois, je ne peux m’empêcher de réfléchir à une donné presque pas abordé par les moyens d informations.

    En premier lieu, le Canadan Liberal Party of Quebec obtient des majorités quasi « soviétiques »de la part des Anglophones et des Groupes Ethniques, ce qui, depuis au moins 50 ans, leurs assurent de facto, plus de 35 comtés.

    En second lieu, les Francophones se divisent entre tous les autres partis.
    . Alors que cette situation est pour moi la principale raison de notre déroute, presque personne en parle.
    Nous agissons collectivement comme si nous avions déjà notre pays…et pourtant.
    L’attitude doctrinaire et fratricide en les Francophones conduisent irrévocablement à notre perte. En effet, toutes les minorités françaises d’Amérique du Nord sont en déclin ou assimilées.
    Au Québec, par exemple, Montréal est majoritairement Anglophone alors que Laval qui était à 92% Francophone en 1976 n’est plus qu’à 60% aujourd’hui.
    Comment faire comprendre à nos compatriotes que nous courrons à notre propre perte, à notre propre génocide culturel et linguistique à long terme….

    Je rêve du jour où les Francophones seront aussi solidaires que le sont les Anglophones.

  78. Bonjour,

    concernant mon commentaire précédent, si vous le publier ans votre blogue j’apprécierais que mon nom soit changé à Jacques@jacques_V_.

    merci de votre attention.

  79. Difficile à partir de ces résultats de déterminer quel parti courtiser pour le PQ durant les 4 prochaines années. Le problème vient du fait que le PQ a un électorat plus volatil que le PLQ et qu’il doit courtiser la gauche et la droite en même temps pour ne pas perdre une majorité.

    Selon mon expérience, mon entourage étant majoritairement QS, il serait plus facile de courtiser l’électorat caquiste parce que QS a fait du PQ son ennemi no.1, avec raison semble-t-il puisque que c’est là qu’ils sont allés chercher le plus de vote, et que le partisan QS moyen se sent investit de la vérité. Un électorat plus partisan, plus endoctriné et plus difficile à courtiser.

    Difficile d’évaluer si le PQ ferait des gains chez QS si il se repositionnait plus à gauche et si c’est gains compenseraient pour ce qu’il perdrait au profit de la CAQ et inversement difficile de dire si le PQ ferait des gains chez la CAQ en se campant plus à droite et si ces gains compenseraient pour les pertes au profit de QS.

    Une chose certaine c’est que de s’affirmer clairement en tant que souverainiste et d’être volontaire face à cette option ne fera pas fuir les péquiste vers QS et ne semble pas être un enjeux majeur pour les caquistes. Donc affirmer clairement la volonté du PQ de faire la souveraineté lors d’un prochain mandat ne nuira pas. Surtout si les gens savent à quoi s’en tenir ce sera plus difficile pour le PLQ de baser sa campagne sur la peur référendaire.

    L’électeur de QS est surtout un électeur en quête identitaire qui recherche un plus value artificielle, à l’image de ceux qui ne jurent que par les produits Apple ou par certaines marques. L’électeur de QS recherche un sentiment d’appartenance plus qu’autre chose, ce sentiment valorisant d’être dans la marge, d’avoir compris quelque chose que les autres n’ont pas compris, un peu comme les conspirationniste. À ce niveau le message de QS: « PQ = PLQ » à extrêmement bien fonctionné. L’électeur de QS, aussi éclairé puisse-t-il être est convaincu que le PQ=PLQ. Donc à ce niveau le PQ doit trouver le moyen de se distinguer clairement PLQ, sans nécessairement se repositionner sur l’axe gauche droite. Ici c’est plutôt une campagne d’image, de marketing.

    L’électeur caquiste est un peu plus pragmatique et moins effrayé par la souveraineté ou un référendum qu’on peut le croire. Le caquiste se voit comme un entrepreneur, se projette dans la peau de l’élite financière, un peu comme les républicains américains.

    C’est ici que PKP, même s’il est apparu comme un élément négatif durant la campagne sera un élément constructif pour l’avenir car à mon avis si le PQ mise sur l’aspect économique et peut afficher des figures fortes, souverainistes., convaincues il fera des gains à la CAQ et chez QS. Tout les partisans de tout les partis confondus ont vu un intérêt dans l’arrivée de PKP en politique, l’onde de choc était peut-être trop soudaine et en a peut-être effrayer certain mais je suis convaincu qu’il sera un élément constructif du parti. L’électeur de QS aime se projeter dans la peau de l’élite intellectuelle, l’électeur de la CAQ dans celle de l’élite financière. PKP avec ses études en philosophie peut représenter ces deux figures.

    Le problème c’est qu’on sent bien que c’est ce que le PQ a essayé de faire, courtiser la CAQ sans faire fuir QS. Le calcul était bon. Le problème pour beaucoup c’est l’image que projetais Pauline, avec le respect immense que je lui porte, je ne pense pas que les calculs des stratèges étaient faux, je pense qu’elle a eu du mal a rejoindre les cibles visée par ces calculs.

    Enfin les mesures concrètes qui pourraient rallier les gens vers le PQ d’après les retours négatifs que j’ai eu durant la campagne de la part des différents groupes:

    1- Affirmer la position souverainiste du parti avec vigueur.
    2- Remettre à l’agenda la réforme du scrutin proportionnel.(ça été un autre cheval de bataille des partisans de QS)
    3- Mettre de côté ce que beaucoup on perçu comme de la « wedge politics ». Le message PQ = xénophobie/racisme des autres partis et des journalistes, même s’il est faux, a très bien traversé toutes les strates sociales.
    4- Se distinguer du PLQ par l’image.
    5- Diminuer les impôts des particuliers et augmenter celui des banques. Même de manière insignifiante. Mesure qui plaira autant aux QS qu’à la CAQ.

    Pistes de solutions pour attirer l’électorat des différents partis:

    1- Promouvoir la légalisation du pot. Mesure économique objective et aussi attrayante pour l’électorat plus jeune.
    2- Intégrer des éléments extra-québecois dans la promotion de la souveraineté afin d’atténuer l’effet épouvantail du référendum. Par exemple aller chercher des figures qui font la promotion de la sécession en Alberta,à Terre-Neuve etc. Vendre la souveraineté comme une démarche pan-canadienne, une réforme fédérale plutôt que comme un repli identitaire. Aller chercher les quelques anglos souverainistes et les mettre de l’avant, pas pour aller chercher le vote anglophone, simplement pour dégager une image différente du souverainisme.

    • Je partage totalement avec vous une approche « ouverte », rassembleuse, qui honnit et proscrit la xénophobie, réelle ou pas.

      Le projet de pays ne peut réussir que si on a l’appui d’une majorité. Stigmatiser l’autre est un réflexe digne des gouvernements les plus honteux de l’histoire. À ne pas faire, jamais. On peut se tenir droit, défendre ce que nous sommes, tout en demeurant des humains dignes et nobles envers les autres.

      Une approche inclusive séduira davantage la jeunesse.
      Et nous n’en serons que plus grandis.

  80. Les pourcentages sont intéressants mais il serait plus facile de comprendre l’effet de chaque transfert et enjeu s’il était présenté en nombre absolu.

    Aussi, un sujet qui semble tabou est la question du chef. La personnalité du chef joue un rôle central dans les élections. On n’a qu’à prendre Jack Layton pour exemple, mais il en existe plusieurs autres. Les voteurs veulent se reconnaître un peu dans leur chef. Les chefs trop intellectuels (Stéphane Dion par exemple) ne peuvent pas s’attirer de votes malgré tout leurs efforts de se rapprocher. La même chose est arrivé à Mme Marois que plusieurs trouvaient trop bourgeoise, bien que ce n’était pas mon cas. Le chef de parti est un peu comme le gardien de buts au hockey, il n’est pas l’équipe à lui seul mais il fait la différence dans les matchs.

  81. Pistes d’explications pour le transfert du vote PQ à QS. Je suis une souverainiste de 36 ans, mère de famille, instruite et qui travaille dans le secteur public. J’ai voté oui en 1996, j’ai eu ma carte de membre à quelques reprises et j’ai toujours voté PQ depuis 18 ans. Cette fois-ci, j’ai voté QS. Pourquoi? Un peu pour la même raison que j’ai voté NPD et non pour le Bloc au fédéral : l’espoir. J’ai préféré l’utopie et appuyer un leader qui me fait rêver. Quelqu’un qui me donne l’impression qu’un monde meilleur où les politiciens travaillent pour le bien commun est possible.
    Le 7 avril j’ai préféré voter pour un parti qui ne gagnerait pas mais qui était plus en accord avec mes valeurs. Vous me demandiez trop de compromis, j’aurais eu honte pour l’avenir de mes enfants. Je suis pour la laïcité, l’encadrement des accommodements et l’égalité mais la façon intransigeante avec laquelle le PQ a géré le dossier de la Charte m’a découragée. J’ai applaudi votre gestion du nucléaire mais le pétrole à Anticosti et votre position frileuse sur la protection de l’environnement (Port-Daniel, mines, pipelines) m’ont déçue. Finalement votre virage à droite, l’entourage du mari de Pauline et l’arrivée de PKP m’ont mis KO. Je me souviens que le matin ou j’ai su que PKP arrivait au PQ, il y a eu comme un déclic, j’ai compris que le malaise des derniers mois allait se transformer en divorce.
    Est-ce que le réveil du 8 avril a été difficile? Oui! Le divorce est une épreuve souffrante. J’ai eu le sentiment que mon vote avait un petit peu enterré la souveraineté et contribué à notre extinction comme peuple francophone. J’ai été déçue que notre première femme PM ait connu le même sort que Kim Campbell et détesté l’impression de misogynie que je percevais dans le message. Est-ce que j’apprécie la remise en question du PQ par contre, oui beaucoup. Je vais vous laisser vous repositionner et je verrai si je reviens ou non. Une chose est sure, un parti qui est à gauche et à droite, souverainiste mais pas trop, pour l’environnement mais jamais aux dépens de la création d’emploi dans les industries polluantes, qui prend soin du monde mais coupe dans l’aide sociale, je m’excuse mais ça ne fais rêver et ne satisfait personne.
    Enfin, parce que j’ai beaucoup aimé le PQ par le passé et parce que je vous souhaite de vous reconstruire, j’espère que vous choisirez de vous tourner davantage vers les Cloutier, Hivon et Gaudreault que vers PKP. Peut-être nous retrouverons-nous alors dans 4 ans?

    • « Quelqu’un qui me donne l’impression qu’un monde meilleur où les politiciens travaillent pour le bien commun est possible. »

      Vous parlez vraiment de Québec Suicidaire ?

      Qu’a fait F. David durant toute la campagne ? Taper sur le PQ.

      Dans l’intérêt du Québec ? Que nenni ! C’était le seul parti où elle pouvait aller chercher des votes. F. David s’est donc fait la complice de la réélection de la crapulerie libérale.

      D’ailleurs, ces fumistes ne sont que des opportunistes qui, l’occasion venue, s’arrimeront au NPD fédéral dont on connaît l’allégeance : dans toute situation opposant les intérêts du Québec et ceux du ROC, ce parti choisit le ROC.

    • Le PQ a gauche plutôt qu’a droite, je vous le donne sur un plateau, n’importe quand. Car j’en ai aucune utilité.

      Je veux un parti qui nous fera cheminer vers l’Indépendance.

      En avant. Pas a gauche ni a droite.
      En avant.
      Avec Mme David, Avec PKP, Avec M Lisée. Avec Mme BenHabib. Avec Mme Legault. Avec Mme Barbot. Avec M Bureau Blouin.

      Une fois le pays né, nous aurons tout à faire.
      Tantôt a gauche, tantôt a droite.

    • Au fond, je crois que la situation s’explique en grande partie par la récente polarisation droite-gauche de la politique québécoise. Mon père, dans la soixantaine, est péquiste depuis les années 1970 et je le suis moi aussi depuis que j’ai eu l’âge de voter il y a 18 ans. Nous avons toujours fait partie de la même famille politique sauf que depuis environ 2 ou 3 ans, je constate que lorsque nous discutons politique nous nous éloignons de plus en plus au plan de l’idéologie économique. Tous deux avons quitté le PQ à la présente élection, lui pour voter pour la CAQ et moi pour QS. Dans une société qui a appris récemment à distinguer la gauche de la droite, je me demande si le PQ ne devra pas choisir lequel de nous deux il veut réintégrer? Il semble que le centre flou n’a satisfait ni l’un ni l’autre.

      Monsieur Lisée : J’espère que vous garderez à l’agenda votre Agence de coopération internationale, c’était selon moi une excellente idée dans laquelle je fondais beaucoup d’espoir!

      Pierre Kiroule : Je comprends votre frustration. Je réalise que mon geste a eu pour conséquence de porter au pouvoir un parti corrompu et j’en suis désolée. C’est seulement que lorsque comme moi on vient tout juste de mettre au monde des enfants au Québec, on veut plus pour eux que voter stratégique, on veut leur bâtir un monde meilleur, un monde inspirant. J’ai voulu voter pour la justice sociale, l’environnement, la souveraineté, la solidarité. Oui il y a un prix à payer (l’élection des libéraux) mais peut-on être souverainiste et ne pas avoir au fond de soi un minimum de courage politique ce qui implique qu’on est prêt à payer le prix pour un idéal?

  82. Conclusion pour une frange importante de la population qui veux partir avec la caisse, la corruption, la liberté et l’estime soi NE sont PAS important. Vivement leur disparition ils sont un poids et un danger pour la démocratie . Abrogez la loi 101 Arrêtez la ceic ça urge. Deux remparts factices qui nous propulse, l’un vers l’assimilation et l’autres vers le PLQ.

  83. C’est une analyse d’un grand intérêt. Il semble que les électeurs aient voté PQ pour les bonnes raisons mais je suis d’accord avec vous que le PQ n’a pas fait le plein d’électeurs sur des sujets économiques. Je continue de croire que les Québécois ne connaissent pas suffisamment les projets économiques péquistes, et entre autre, celui de l’électrification des transports. Je blâme en partie les médias pour cet état de chose, d’ailleurs.
    Avez vous écrit à date sur le vote de chaque groupe d’âge? (je vais relire vos blogs de cette semaine, je n’en suis plus certaine).
    Et je pense à mon fils qui pourra voter la prochaine fois et, bien qu’il soit péquiste de naissance (hihi), je me demande comment faire pour rejoindre ce groupe d’âge. Peut-être devrions-nous, en premier lieu, les sonder pour mieux comprendre leur univers. Après tout, ce sont eux qui bénéficieraient le plus d’un éventuel Québec souverain mais j’ai le sentiment qu’il faudra aller les chercher autrement (pas certaine du ‘comment’… Je demanderai l’avis de mon fils)…
    Autre chose: la question nationale préoccupe toujours les Québécois, j’en suis persuadée. Cependant, on le voit, l’idée d’un référendum fait peur. Je suggere que ce qui fait peur n’est pas l’idée de faire du Québec un pays, mais bien la peur de subir un autre échec référendaire. Il y a une nuance importante. J’ai le sentiment que les Québécois, en particulier ceux qui ont voté OUI en 95, souffrent d’un choc post-traumatique non traité suite à la défaite. Et à chaque fois qu’ils entendent le mot ‘référendum’, ils ressentent une peine sourde, qui les paralyse.
    Donc, je propose l’hypothese que les Québécois ne sont pas contre l’idée de faire du Québec un pays, ni contre l’idée d’un référendum pour y arriver, mais malade à l’idée de revivre la douleur de l’échec. Il faut alors les rassurer en premier lieu que le référendum ne sera tenu que si les chances de l’emporter sont élevées, et non pas seulement, comme le disait Mme Marois, que si les Québécois sont prets…
    (J’ai perdu plusieurs accents et le C cédille en cour d’écriture… Désolée!)

  84. Concernant la volatilité de l’électorat CAQ et QS, les chiffres semblent confirmer ce qu’intuitivement on pouvait déceler.

    Pour Legault et la CAQ qui ont martelé sur le clou du référendum autant que Couillard et le PLQ, ne semble pas leur avoir profité qu’au PLQ.

    On peut conclure que les gens ne voulaient pas d’un référendum et non pas que le mouvement souverainiste est mort comme certains journalistes le propagent et voudraient le faire croire.

    On a aussi omis de demander si les gens auraient préféré un référendum sur la souveraineté du Québec ou un nouveau référendum sur un accord de type Charlottetown ou de nouvelles négotiations sur un accord de type Meech.

    La réalité c’est que les Québécois ne voulait ni la chicane souverainiste, ni la chicane fédéraliste mais cette dernière a été complètement évacuée du débat au profit, malheureusement, du PLQ.

    Si le PLQ a collé le singe du référendum sur le dos du PQ, il faut constamment rappelé aux Québécois que les exercices de Meech et de Charlottetown ont été des initiatives fédérales longues et pénibles pour la société Québécoise et qu’on les associent souvent au mouvement souverainiste alors qu’ils sont des échecs du fédéralisme.

    La question de l’élection 2014, si elle devait être référendaire, aurait dû être : voulez-vous que le Québec sorte du statut quo?

    Le PQ mal à l’aise de parler de ces choses référendaires et constitutionnelles n’a pas vu l’opportunité de taper sur le clou de Meech-Charlottetown qui plongerait le Québec dans de nouvelles discussions-négociations-échecs et humiliation comme Couillard veut encore le faire.

    Attention « ce n’est pas une priorité » n’est pas un engagement de ne pas signer la constitution. Non plus que de dire « si les autres nous le demandent… ». Quand Trudeau prendra le pouvoir il demandera à Couillard de signer la constitution et Couillard s’exécutera comme s’il s’agissait de signer la carte de fête d’un collègue de travail lointain. Couillard n’a pas reçu le mandat de signer la constitution avant 2017.

    Ceci étant dit, oui, il y a un éléphant dans la pièce, et la souveraineté même si elle est souhaitable ne doit pas empêcher le PQ, le seul parti nationaliste Québécois, d’assurer le rayonnement et l’épanouïssement du peuple Québécois partout en Amérique et dans le monde. (notez que j’ai omis volontairement le Canada parce que je crois sincèrement que le Québec ne pourra jamais rayonner au Canada).

    Dans ce sens, Le PQ doit redevenir « ce que les gens attendent de lui », le parti qui préserve la culture et l’identité Québécoise et assure le rayonnement du peuple Québécois. La souveraineté doit être un moyen et non pas un objectif premier. Non la souveraineté ne doit pas être totalement abandonné mais le PQ doit se redéfinir clairement comme le seul parti nationaliste du Québec.

    Il y a quelques années on parlait de rapatrier des pouvoirs au Québec, cette stratégie m’apparaissait beaucoup moins menaçante que celle d’un référendum. Qu’est-elle devenue?

    Oui, la charte était plutôt maladroite et allait trop loin et c’était plutôt faible de partir en élection avec seulement cette carte dans notre jeux.

    désolé si c’est un peu décousu mais je crois que ça fait le tour des principaux enjeux de l’élection 2014.

    Non le mouvement souverainiste n’est pas mort et techniquement il existe depuis plus longtemps que la confédération canadienne.

  85. Le Québec est comme un ado qui veut quitter sa famille mais qui n’en a pas les moyens…il n’a pas confiance en lui, il est insécure, il vit un stress juste à l’idée de voler de ses propres ailes. Le Québec en est la: immature, insécure , incapable de fierté, vivant difficilement les problèmes du système de santé, voyant ses infrastructures vieillissantes, se faire voler par des firmes collusionnaires et représenté par un parti politique douteux et ça parce que le Québec ne veut pas de référendum…quel tristesse! On ne peut demander à un peuple de devenir autonome quand celui peine à joindre les deux bouts et vit de la précarité au niveau de l’emploi . Travaillons donc ensemble pour que le Québec devienne mature, fière et surtout prospère et mettons de côté cette idée d’un référendum. Continuons à développer notre autonomie et quand on atteindra le stade adulte et seulement quand on y parviendra, l’indépendance s’imposera d’elle même.

    • J’ai vécu le même problème pas assez confiance en moi pour aller vivre en apartement,je suis resté chez mes parents jusqu’à la trentaine avancée.En fin de compte se sont eux qui sont partis.

    • Je suis tout a fait en désaccord.

      Vous vous rappelez quand vous êtes parti en appartement ? Moi oui.

      Je n’avais pas un sou, j’avais une confiance mitigée en mes moyens, je craignais toutes les responsabilités qui m’attendaient, etc.

      Mais vous savez quoi ? J’ai grandi et j’ai prospéré. Pourquoi ? Parce que je me suis dit « Pu le temps de niaiser, j’y vais »

      C’est a ca que le PQ devrait ENFIN UNE FOIS POUR TOUTES servir. Aider les Québécois a franchir le seuil de la porte en leur expliquant les responsabilités mais aussu les nombreux avantages qui les attendent.

      Sinon le PQ est inutile. C’est la CAQ et le PLQ qui vont assainir les finances des prochaines 50 années, « en attendant »….

      C’est le pays ou le PQ que vous voulez ?

  86. Quand je vous vois analyser les sondages, je comprends un peu mieux la débâcle du PQ. La défaite s’explique par la volonté du gouvernement de faire plaisir à tout le monde au lieu de gouverner pour le bien de la population. Des exemples? Se faire élire en prenant position pour les carrés rouges et indexer les frais une fois élus, se prononcer contre l’exploitation des gaz mais proposer l’exploitation d’Anticosti. Être un Parti indépendantiste mais ne pas vouloir en parler donc perdre une partie de sa base pour Québec Solidaire. Pas besoin de grande analyse pour expliquer la désafectation des jeunes envers l’indépendance. Ça fait 15 ans que personne ne parle des avantages d’être un pays.

  87. 1- On ne peut nier la peur de la xénophobie qui a été utilisé contre le PQ (qui veut être raciste ou xénophobe?);
    2- Des techniques de propagande ont été utilisé http://fr.wikipedia.org/wiki/Propagande (ça va s’accentuant…);
    3- La peur du référendum (le PQ n’était pas, encore une fois, prêt à se faire questionner sur ce point qui lui est propre) dans une situation d’élection;
    4- Des messages du PQ trop complexes où chaque sujet demande une grande réflexion, en plus qu’ensuite il faut les combiner;
    5- Comme le référendum est toujours d’actualité, il est impossible d’ajouter un point comme la Charte ou autre point important dans une élection. Ça devient trop complexe et imprévisible, ce qui génère de l’anxiété et de la peur chez les citoyens.

    Je vois, aussi, que 60% des Québécois ont voté pour un parti nationaliste ou souverainiste…

    Comme je dis, ce sont mes impressions, simplement.

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