De la difficulté d’être social-démocrate en Amérique du Nord

Il y a 10 jours, la fondation française Jean-Jaurès m’a invité à parler de la situation politique du Québec dans une Amérique du nord qui se droitise. Une entrevue accompagnait cette conférence, la voici:



11 réflexions au sujet de « De la difficulté d’être social-démocrate en Amérique du Nord »

  1. Il n’y a pas de centre droit, non plus de centre au QC, c quoi vous dites là. Ici c à gauche toute mon ami Jean-François. C’est pour cela qu’on vit au dépends des autres provinces et du crédit. Comment pourrons-nous un jour régler nos problèmes si nous ne sommes pas capable de nous évaluer.

    • Entre votre «analyse» et celle de monsieur Lisée, aucune hésitation, je retiens la seconde.

  2. Intéressant d’entendre l’intervieweur dire que c’est partout pareil, rapport à la corruption et la collusion. Se pourrait-il que le Québec soit à l’avant-garde dans le domaine? Se pourait-il que le présent gouvernement fasse la leçon au ROC , question intégrité? Bravo M. Lisée pour votre prestation; vous faîtes figure de chef de file.

  3. Tout a fait vrai: la production de gaz de schiste aux USA a fait baisser les prix de l’électricité…d’autant plus que cette production se fait sans contraintes environnementales aucune depuis la loi dite ‘exception Cheney’ de 1995 !

  4. La crise….

    Il me semble plutôt que la crise a touché surtout le secteur automobile, et comme ce secteur est peu présent au Québec, nous avons été moins touché.

  5. Excellente entrevue M. lisée, je vois que vous avez l’étoffe pour vous surpassez à l’international.

    • Malgré le fait que je n’étais pas très chaud à voir monsieur Lisée s’engager en politique active, je suis d’avis qu’il est probablement un des meilleurs atouts pour l’avancement du Québec. Une capacité d’analyse permettant de comprendre les enjeux et de distinguer le fondamental de l’accessoire, un talent de communicateur hors pair, une vision claire, structurante et concrète des objectifs à atteindre. L’étoffe d’un premier ministre.

  6. Une question me brûle les lèvres: je pense qu’on peut s’accorder sur les mérites de la gouvernance de gauche sur l’économie. Mais alors, pourquoi le PQ ne s’en tient-il pas à la gouvernance qu’il annonçait aux premiers jours de son mandat?

    • Parfaitement d’accord.

      Je n’ai «que» 32 ans, et je n’ai donc jamais connu les gouvernements Lesage et Lévesque. Je n’ai pas voté PQ parce que je suis dans un compté gagné d’avance (au Saguenay Lac-St-Jean), mais j’ai vivement encouragé l’élection du PQ à travers mes conversations et sur le web, avec toutefois un certain scepticisme. Même si j’ai été très emballé par la campagne référendaire en 95, je ne me suis jamais reconnu dans les gouvernements du Québec, ceux du PQ y compris, même s’ils étaient moins pires.

      Quelle ne fut pas ma surprise d’assister aux 2 premiers mois de ce gouvernement!! Selon l’expression que j’avais alors, je trouvais que c’était un gouvernement «qui donne le goût de respirer» (ce qui est assez rare en politique disons-le!). Les nouvelles de Québec me donnaient l’effet soit d’un grand soulagement qui apaise et qui fait du bien, soit d’une euphorie qui remplit d’espoir et qui fait penser qu’on est en train de vivre un moment historique et important. Pendant presque 2 mois, j’ai été fier de mon gouvernement, je m’identifiais à lui (un sentiment que beaucoup de peuples connaissent, il paraît). Puis… plus rien.

      Je garde espoir parce qu’il y a des bonnes têtes dans ce cabinet, mais je crois qu’on est capable de bien mieux.

  7. Bravo M. Lisée , je suis fière de vous et je ne suis pas rancunière à condition que vous ne recommencez pas ce que je n’ai pas aimé. Encore une fois bonne entrevue. Ah, j’oubliais, éviter d’utiliser des mots anglais lorsque vous vous exprimez à l’étranger, nous devons être conséquent avec nos prétentions au Québec. Chez nous on parle français.

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