Déchiffrer l’élection de 2014: L’éléphant dans la pièce

Quelles leçons tirer du coup de tonnerre électoral de lundi ?

Avant d’échafauder des hypothèses politiques, il faut regarder les chiffres.
Ils parlent très fort*.

Par rapport à 2012, on compte 130 000 électeurs de moins aux urnes. Les variations se sont donc faites pour l’essentiel à l’intérieur de l’électorat existant. Les voici:

Variation

-130 500

Parti

Vote Total

2014

4,232,000

2012

4,363,000

+ 400,000

PLQ

1,760,000

1,360,000

-325,000

PQ

1,075,000

1,400,000

-204,000

CAQ

976,000

1,180,000

+60,000

QS

323,000

263,000

-51,000

-10,500

ON

Autres

31,000

71,650

82,000

82,130

Plusieurs constats:

1. Il y a véritablement eu, au net, transfert de vote francophone du PQ vers le PLQ. (Mais très peu directement. Cela s’est fait par un jeu de vases communicants, via la CAQ et QS, que j’explique ici.)

2. Il y a eu un recul de la CAQ, par rapport à 2012. François Legault n’a fait aucun progrès dans l’électorat.

3. La progression de QS a été faible, au regard de son poids médiatique et militant, et pourrait théoriquement être presque totalement expliquée par le report des voix d’ON de 2012.

Le fait majeur de l’élection n’est pas le léger déplacement du vote francophone, du PQ vers la CAQ et QS, puis de ces deux partis vers le PLQ. C’est plutôt l’absentéisme massif de 300 000 électeurs péquistes de 2012 qui sont restés chez eux en 2014.

Le second fait majeur est l’incapacité de la CAQ à rallier un seul nouvel électeur. Il a au contraire perdu 17% de ses électeurs de 2012. Cette réalité est masquée par la chute de la CAQ avant la campagne, puis sa remontée partielle pendant la campagne. Mais cela signifie que, comme le PQ, la CAQ semble condamnée à un séjour structurel dans l’opposition.

Le troisième fait majeur est la faiblesse relative de départs des électeurs péquistes vers Québec Solidaire, malgré l’arrivée de PKP. Cette réalité est masquée par l’obtention d’un troisième député de QS, à l’arrachée.

Le film de la campagne

Pour comprendre la cause de ce recul de l’électorat péquiste vers l’abstention, il faut revoir le film de la campagne, tel que repris par la totalité des sondages colligés ici par Claire Durand et corrigés pour répartir correctement les indécis.

Source: Ah les sondages ! Claire Durand. (Cliquez pour agrandir)

La première ligne verticale représente l’arrivée de PKP. On voit que la montée du PLQ avait débuté avant cette arrivée et s’est poursuivie ensuite, jusqu’au premier débat (seconde ligne verticale).

Par la suite, le vote francophone péquiste glisse vers la CAQ, qui vient reprendre une partie de ses votes de 2012.

Quelles conclusions politiques en tirer ?

Voici mes hypothèses. Beaucoup de facteurs ont joué et je ne prétends pas décrire la totalité de la réalité. Mais je ne crois pas me tromper en dégageant ces éléments principaux:

1. L’effet PKP

L’arrivée de Pierre Karl a eu un effet majeur. Jusque là, les Québécois percevaient le gouvernement Marois comme capable de gouverner, comme souverainiste, mais certainement incapable d’agir sur son intention référendaire.

Qu’un géant de l’entreprise comme Pierre Karl annonce son adhésion au PQ changeait tout. Amplifié par les déclarations enthousiastes de souverainistes applaudissant son arrivée comme providentielle et de nature à faire reculer la peur (comment les en blâmer, d’ailleurs?), la combinaison PQ + PKP a donné à l’hypothèse souverainiste une nouvelle crédibilité.

Or, cette crédibilité a réveillé chez près d’un demi-million de Québécois francophones une vive aversion à retenter l’aventure référendaire. J’ai beaucoup écrit, dans le passé, sur la légitime crainte de l’échec chez les Québécois. Elle s’était manifestée dans la phase finale de l’élection de 1998. Les sondages donnaient Lucien Bouchard fortement gagnant. Cette victoire annoncée a cependant eu pour impact de réveiller la peur référendaire et, au final, suffisamment d’électeurs ont retiré leur vote au PQ pour que M. Bouchard n’ait qu’un mandat tronqué: davantage de sièges que le PLQ, mais moins de voix que le PLQ dans l’urne. Un signal anti-référendaire fort. C’était trois ans après le référendum de 1995.

Nous sommes maintenant près de 20 ans après les faits, et ce même réflexe anti-référendaire s’est fait entendre, avec une force amplifiée.

a) l’effet PKP était-il évitable ?

Lorsqu’on fera le post-mortem de la campagne, on trouvera beaucoup à redire, c’est sûr. De l’entrée en scène de PKP, on pourra critiquer le texte, le ton, le geste.

Mais, à mon avis, cela n’avait presque pas d’importance. Si Pierre Karl s’était présenté à Saint-Jérôme sans parler d’indépendance et sans lever le poing, le seul fait qu’un géant d’entreprise s’associait au PQ aurait provoqué la même onde de choc, suscité les mêmes réactions — enthousiastes chez les indépendantistes, puis négatives chez les allergiques au référendum.

Et j’estime qu’il était impossible de prévoir à l’avance l’ampleur des deux ondes de choc. L’équipe de Mme Marois pensait que PKP allait attirer vers le PQ l’électorat de la CAQ. C’était une présomption raisonnable. Et on ne peut certes pas blâmer Pierre Karl d’avoir pris la décision courageuse de se présenter à une élection et de se déclarer souverainiste. Tenir Pierre Karl pour responsable de ce retournement serait profondément injuste et stupidement réducteur.  (Note: j’en parle avec d’autant plus de détachement que je n’étais pas partie à cette décision où à la stratégie générale. Je me suis limité à tenter de donner de la cohésion à notre campagne montréalaise.)

C’est absurde mais c’est la réalité. Parce que la souverainiste Pauline Marois a réussi à recruter une personnalité extrêmement forte, le référendum est devenu une éventualité réelle, donc un repoussoir.

Les Libéraux, eux, n’ont fait que leur travail de braquer le projecteur sur cette éventualité. Ce n’est pas leur faute si la crainte du référendum a une telle résonance dans une telle partie de l’électorat. (Enfin, ils font tout pour aviver cette crainte, mais elle existe en soi.)

2. La bataille (gagnée, perdue?) de l’intégrité

À partir du premier débat, la discussion s’est centrée sur l’intégrité. On peut penser que le coup a porté, dans la mesure où la progression du PLQ a cessé à compter de ce moment. L’inconfort palpable de Philippe Couillard au second débat, où il était sur la défensive, a sans doute continué à disqualifier le PLQ dans le cœur d’électeurs supplémentaires qui cherchaient à éviter le référendum.

Cependant les contre-accusations portées contre le conjoint de Mme Marois (même si elles n’avaient aucune commune mesure avec les enquêtes criminelles portant sur le PLQ) ont contribué à brouiller les pistes. Il est raisonnable de conclure qu’au total, le thème de l’intégrité a, certes, fait plafonner les Libéraux, mais a aussi donné une raison supplémentaire aux électeurs péquistes réfractaires au référendum d’aller voir du côté de la CAQ, ce dernier parti étant essentiellement épargné par les allégations.

La bonne prestation de François Legault en dernière période — du second débat à la ligne d’arrivée — a bien sûr servi d’aimant en sa direction.

b) Aurait-il fallu s’abstenir de parler d’intégrité ?

À partir du moment où le ressac anti-référendaire a frappé la campagne péquiste, à partir du moment, donc, où s’est effondré notre espoir — si ténu soit-il — de progresser vers la souveraineté au cours d’un nouveau mandat, une autre impérieuse nécessité s’est imposée: éviter au Québec de retomber entre les mains des artisans de l’ère Charest. Il s’agissait d’un objectif de salut public. Nous ne pouvions pas ne pas avertir les Québécois de ce qui s’en venait.

Or, la courbe ci-haut le démontre, rien ne pouvait convaincre les électeurs maintenant acquis au PLQ de revoir leur choix. Même si Mme Marois et son équipe avaient, en toute lucidité et en toute franchise, à toutes fins pratiques refermé la fenêtre référendaire, ce demi-million de Québécois allait préférer risquer un gouvernement libéral empêtré dans d’interminables scandales plutôt que d’élire un gouvernement qui, peut-être, un jour, s’il étaient prêts, pourrait leur poser une question sur leur avenir collectif.

Était-ce prévisible ? Le sondage IPSOS ayant testé, en fin de campagne, les motivations électorales a démontré que 35% des électeurs francophones (18% des anglophones) étaient motivés par les questions d’intégrité et de lutte à la corruption. C’est beaucoup.

On peut poser l’hypothèse que si nous n’avions pas ouvert le front de l’intégrité, le PLQ aurait pu progresser encore un peu. Et comme Alain Gravel aurait de toutes façons rendu public son reportage sur Claude Blanchet, nous aurions quand même perdu des voix.

3. L’effet Charte

Avant la campagne, les sondages indiquaient qu’une majorité de Québécois appuyait la Charte telle que proposée par le PQ, en particulier pour ce qui est de l’interdiction de signes religieux par les employés de l’État.

Le choix était donc posé entre d’une part la volonté, plus ferme, du PQ,  en phase avec l’opinion, d’autre part la volonté, plus molle, de la CAQ et de QS et finalement le refus du PLQ d’agir de façon, disons, visible.

La question était de savoir quel serait le poids relatif de cet enjeu parmi les grandes motivations de l’électorat. Le sondage Ipsos nous donne la réponse en fin de campagne: 14% des francophones motivaient leur choix par leur volonté d’appuyer la charte, 9% par leur volonté de la bloquer.

Un réponse sensiblement moindre que leur volonté d’empêcher la tenue d’un référendum, à 27%, ou d’en désirer un, à 13%.

a) Était-ce évitable ?

Il aurait été possible d’imaginer une campagne davantage centrée sur les questions identitaires, dont la charte et la langue, qui aurait fait en sorte d’augmenter le poids de cette question parmi les enjeux de l’élection. Il aurait certes été plus sage de scripter correctement les discours de Mme Bertrand et de mieux scruter les écrits passés de quelques candidats.

L’introduction, mieux planifiée, des propositions substantielles et malheureusement passées inaperçues pour mieux accueillir les immigrants aurait aussi pu placer la proposition de charte dans un ensemble cohérent et plus attractif pour les partisans Libéraux, Caquistes et Solidaires de la Charte. Une meilleure gestion, en amont, de la question des congédiements n’aurait certes pas nui non plus.

Mais quelles qu’aient été toutes ces belles les stratégies, l’effet PKP provoquant le ressac anti-référendaire aurait balayé tous les plans.

Cela n’aurait eu d’impact qu’à la marge. Or il aurait fallu bien davantage pour éviter la raclée électorale de lundi.

Ouvrir le débat

Certes, on peut refaire le match au grand complet. Critiquer stratégies et tactiques, préparations et communications. Il y a à boire et à manger.

Mais l’éléphant est maintenant bien visible dans la pièce: une partie significative de l’électorat francophone est réfractaire à l’hypothèse référendaire, dans l’avenir prévisible. Réfractaire au point de replonger le Québec dans les années libérales plutôt que d’envisager à nouveau le choix du pays.

C’est un éléphant coriace. Il y a surement plusieurs façons différentes de vivre avec — car il ne s’en va pas de sitôt. Mais il faut admettre que l’éléphant est parmi nous, pour le débat qui s’ouvre.

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*J’ai légèrement modifié quelques éléments à la lumière de faits nouveaux, évoqués notamment dans ce billet postérieur.



296 réflexions au sujet de « Déchiffrer l’élection de 2014: L’éléphant dans la pièce »

  1. Je pense que vous ne faites pas face à la réalité lorsque vous dites que la charte n’a eu qu’un effet à la marge. Certes, ce n’est pas la charte qui aurait fait voter les électeurs très motivé à l’encontre d’un référendum, mais le PQ n’a pas que perdu ces électeurs, il a aussi beaucoup de gens pour qui le référendum n’était pas un enjeux qui ont voté pour un autre parti ou qui sont resté chez eux.

    Je pense que l’hypocrisie avec laquelle Bernard Drainville à mener le dossier à démotivé beaucoup d’électeur. Les séquences d’infoman « le ministre vous écoute » où le ministre n’avait manifestement rien à foutre des électeurs et prenait comme de l’eau à son moulin des propos intolérant qui n’ont rien à voir avec le débat sur la laïcité et ses sorties dans les médias où il reprenait sa fiction selon laquelle les religieux avait modifié leur costume suite à des pressions de l’état québécois alors que ça n’avait rien à voir ont créé un climat dans lequel la sortie de Janette Bertrand, et le silence complice du parti, ont dégouté de nombreux électeurs.

    Certes, cela n’aurait pas fait gagner le PQ, mais ça l’aurait pu faire la différence entre un gouvernement minoritaire et majoritaire pour le PLQ.

    Ces débordements devraient préoccupé le PQ d’avantages. En disant beaucoup de bien de M. Drainville, sur la place publique, le PQ semble cautionné son hypocrisie.

  2. Bonjour Jean-François,
    Je voudrais commenter ce que vous avez dit plus tôt, cette semaine, et conclure sur le propos d’aujourd’hui. Je reçois un message de doublon mais mon commentaire ne s’inscrit pas. Voici.
    Il me semble que ce qui importe, en ce moment, c’est que l’éléphant soit dans la pièce, oui, mais encore davantage que nous ne l’ayons pas vu venir.
    Le rêve du pays, il est ancré dans une partie importante de la population soit à titre d’indépendance ou à titre de souveraineté. Ce qui l’est moins, c’est la faisabilité économique et financière du pays québécois.
    Monsieur Parizeau en 1995 a reçu plus d’appui que René Lévesque en 1982 parce qu’il présentait de meilleur garantie de la rationalité économique du projet.
    Il faut arrêter, je crois, de se déchirer sur les causes de la défaite. À mon avis, ce n’est ni la Charte ni le référendum ni PKP. Ceux-ci n’ont servi que d’épouvantails à moineaux.
    Cette victoire, c’est la victoire de l’industrie de la construction apeurée, désespérée. Pourquoi?
    Depuis presque deux ans, maintenant, la plus importante industrie au Québec, celle qui occupe tout le territoire, est paralysée. D’abord par la mise à l’écart juridique et pénale des entreprises impliquées dans les activités de corruption et collusion et, d’autre part par la faiblesse financière des entreprises qui tentent d’occuper le terrain à leur place.
    L’envergure de nos chantiers demande aux entrepreneurs et aux firmes de professionnels une surface financière de grande envergure. Par exemple, les chantiers des deux hôpitaux universitaires, le CHUM et le CUSM, d’une valeur contractuelle d’un milliard de dollars chacun, exigeaient un dépôt de garantie de 100 millions de dollars chacun. Ce dépôt n’est remboursé qu’à la fin des travaux.
    Seule SNC-Lavalin pouvait rencontrer ces conditions. Comme ces chantiers ne sont pas leurs seuls contrats, imaginez les fonds nécessaires juste pour assumer les garanties. Vous me direz que ces dépôts sont effectués par voie d’assurances? Oui, mais la compagnie ne vous émettra vos certificats de garantie qu’en autant que vous puissiez les garantir.
    Il en est de même pour tous nos travaux.
    Les entreprises qui tentent de reprendre les contrats n’ont pas cette surface financière. Depuis plus d’un an, les chantiers ouvrent et ferment au gré des liquidités dont les entrepreneurs disposent.
    Les ouvriers n’ont plus de paies assurées. À l’automne dernier, les journaux ont rapporté qu’ils se plaignaient de la situation et disaient clairement, qu’au moins, du temps des Accurso et compagnie, leur paies entraient à toutes les semaines et qu’ils n’avaient jamais manqué de travail.
    Est-ce à dire qu’il ne fallait pas intervenir et légiférer? Non, il le fallait et de toute urgence. Mais il fallait aussi comprendre que la restructuration du milieu était plus urgente encore. Il fallait prendre les moyens de remettre le monde au travail, éviter l’effondrement de nos fleurons économiques et, parallèlement, élaborer le cadre juridique qui éviterait le retour, tout au moins rapide, de la situation. À mon avis, les deux devaient être menés de front.
    Nous avons travaillé ardemment pendant 18 mois à mettre en place de balises juridiques et procédurières pendant que des milliers d’ouvriers attendaient, sans salaire, que leur milieu de travail se réorganise.
    Cette désorganisation, ils l’attribuent à notre inflexible volonté d’assainissement du milieu et nous en rendent coupables. La corruption et la collusion, l’abus de fonds publics n’avaient pas le même goût pour eux que pour nous.
    La sanction est tombée aux quatre coins de la province.
    Le risque, maintenant, c’est que, dans l’urgence, le gouvernement PLQ réactive les mécanismes toujours en place, comme nous l’a dit le maire Vaillancourt, et que nous assistions à une course effrénée du milieu non seulement pour retrouver son rythme mais pour se refaire financièrement.
    En l’absence de pain sur la table, l’éthique, la morale, l’honnêteté, la bonne gouvernance ou le pays rêvé sont des luxes de biens nantis.
    Comme dit l’adage, « ventre affamé n’a pas d’oreilles ».
    Aucune démarche de vote référendaire n’échappera à la même logique. Leçon à tirer de cette défaite.
    Donc, d’abord rétablir le contact avec les moteurs psychologiques et émotionnels de la population, proposer un environnement respectueux des besoins élémentaires des citoyens, élaborer un programme qui dynamise la nation et identifier un chef en phase avec cette nation. Le jour du retour viendra.

  3. Je suis curieux comment la campagne 2014 aurai été si on a été franchement indépendantiste et 100% transparent pendant la campagne 2014:

    Exemple: La charte de la laïcité, c’est pour unir les Québécois contre la constitution Canadienne qu’on ne reconnaît afin de causer une crise constitutionnelle pour pouvoir libérer le Québec et adopter notre propre charte laïque.

    La référendum: Non, on ne veut pas une référendum, ce n’est pas la stratégie gagnante dans ce mandat, la stratégie qu’on veut pour 2014 c’est la charte de la laïcité parce qu’on croit qu’une bataille constitutionnelle sur ce sujet avec le Canada va affaiblir les fédéralistes et ça va unir les Québécois. La charte est pour rassembler les Québécois. Les Québécois ne veulent pas un référendum sur l’indépendance parce qu’ils ne croit plus qu’un référendum est le meilleure moyen de faire l’indépendance. Nous avons un plan pour l’indépendance et ça commence avec la charte de laïcité. Rome n’a pas été bâtit dans un jour mais nous bâtirons le Québec avec la charte et nos autres priorités.

    L’entrée de PKP:
    PKP: Je me suis joint au sein du PQ parce que j’aime le Québec et je sais c’est quoi la richesse. On fait l’indépendance pour prendre le pouvoir afin d’augmenter nos dépenses, réduire les impôts tout en équilibrant le budget de façon structurelle. Seulement avec l’indépendance peut t’on agir 100% dans les intérêts du Québec sans l’ingérence fédérale. Tout les ministères fonctionnera dans les intérêts des Québécois et nous cesserons de payer pour les priorités d’un autre nation. Nos revenues vont augmenter par 40 milliards dés l’indépendance et il n’y aura qu’un seule déclaration d’impôts. Moins de paperasse, plus d’argent pour le Québec.

  4. « L’effet PKP a donc contribué à faire faire le plein de voix au PLQ. » JFL

    En effet. Comment se fait-il que les conseillers de Pauline Marois n’ont jamais pensé à ça ?…
    La présentation du candidat PKP aux médias, à détruit la campagne du PQ. En déplaçant les enjeux d’une campagne électorale et son programme, vers les enjeux d’une campagne référendaire, l’indépendance et le pays.

    Ressuscitant ainsi la névrose du référendum.
    Obligeant ainsi Pauline Marois d’affirmer, à la face de tous les indépendantistes qu’il n’y aurait pas de référendum sous sa gouverne.

    Plus lapidaire que ça, pour les fidèles indépendantistes, c’est insurpassable.

    « a) l’effet PKP était-il évitable ?
    Mais, à mon avis, cela n’avait presque pas d’importance.
    Si Pierre Karl s’était présenté à Saint-Jérôme sans parler d’indépendance et sans lever le poing, le seul fait qu’un géant d’entreprise s’associait au PQ aurait provoqué la même onde de choc, suscité les mêmes réactions — enthousiastes chez les indépendantistes, puis négatives chez les allergiques au référendum. »</i JFL

    Votre avis est erroné. C'est l'excuse de l'incompétence et du perdant.
    Sans l'effet PKP, le PQ aurait bien gardé le cap sur son programme électoral. Un choix concurrentiel qui aurait incité les électeurs francophones de choisir celui du PQ, plutôt que celui du PLQ.

    CH

  5. Une multitude d’immigrés vivant au Québec reçoivent des chèques du fédéral et votent rouge pour ne pas perdre leur chèque…!!! Il en rentre plus de 50,000 par année qui jurent fidélité au canada quand ils reçoivent leur citoyenneté canadienne, s’ils désirent s’établir au Québec, il faudrait qu’ils jurent fidélité au Québec.

  6. C’est étonnant de voir comment vous avez trafiqué les résultats affichés au site du DGEQ. En commençant par le plus récent, au lieu du plus ancien selon les normes généralement acceptés.

    Voici les chiffres officiels du DGEQ…

    PLQ…
    2012… 1 361 618 votes
    2014… 1 757 070
    Diff…..+ 395 452 ou + 29 %

    PQ…
    2012… 1 393 540 votes
    2014… 1 074 115
    Diff….. – 319 425 ou – 22,9 %

    CAQ…
    2012… 1 180 758 votes
    2014……. 975 606
    Diff……. – 205 152 ou – 17,4 %

    Lorsque vous écrivez … « Le fait majeur de l’élection est donc le déplacement du vote francophone, dans tout le territoire, du PQ vers la CAQ et QS, puis de ces deux partis vers le PLQ. Un signal extrêmement fort. »

    Quelle est votre définition de vote « francophone » ?…

    S’agit-il d’un électeur latin de langue française ou bien d’un électeur hybride de langue « bilingue » ?…

    Ce n’est pas la même chose. La différence est énorme.

    Un électeur francophone est latin et d’identité française, d’appartenance au Québec. Un électeur francophone hybride bilingue, est colonisé par la culture de l’anglo-saxon canadien.

    C’est seulement ce dernier qui peut accorder son vote au parti des anglophones et des immigrants, le PLQ.

    Dont l’objectif est de transformer le Québec en une copie du New Brunswick, avec seulement 7,7 % d’anglophones et 12,3 % d’immigrants.

    SP

  7. Je trouve vraiment dommage que tu t’abbaises à vouloir dénigrer quelqu’un qui vient de bonne fois se joindre au PQ. Pour moi tu viens de me confiormet que tu n’est pas fait pour être le chef du PQ. Tu es un diviseur et non un rassembleur. Dommage je te lis quotidiennement mais aujourd’hui je suis sincèrement décu de toi.
    Ceux qui vont voter pour élire un chef je leur coneille d’y penser par deux fois avant de voter.
    Vraiment dommage parce que j’ai beaucoup apprécier tout ce que tu as fais tout le long de la campagne. Encore une fois tu me déçois. Quand on est grand on n’a pas besoin de rabaisser les autre pour se faire valoir.

  8. Faire l’indépendance politique est une affaire complexe. Voilà plus de 40 ans que le train est sur les rails sans arriver à destination, d’où un décrochage d’une partie de la population. Bon nombre des combattants des années 70, maintenant âgés sont lassés. Bon nombre de jeunes sont à la recherche d’une formule innovante en la matière, question de faire preuve d’originalité. Mais ce brassage d’idées a contribué à la recherche identitaire des Québécois comme le font d’autres ethnies, qu’il s’agisse des Canadiens anglais avec le nationalisme territorial d’un océan à l’autre ou les autochtones avec le nationalisme économique « à redevances ».

  9. Dans tous l’histoire du PQ la seule chose que vous avez réussi a accomplir c’est de chassé des bureaux chefs et des emploies vers l’Ontario. Vous faite semblent de protéger la langue Française mais vous ne faite absolument rien de promouvoir le Français dune façon positive et constructive, tous ce que vous faite cet de chier sur l’Anglais. Un moment donner il va falloir admettre que ces deux choses la ne sont pas équivalent. Tous ce que vous faites prends naissance d’une basse de négativité et intolérance. Vous ne connaissez pas le concept de bâtir quelque chose, tous ce que vous faites cet la destruction. Vous mériter vôtres sorts. Bon débarras.

    • Tant que le Québec sera une province canadienne, il sera pauvre et de plus en plus anglais. Ottawa fait TOUT pour ça. Venez pas blâmer ceux qui veulent devenir indépendant! Il faut connaître le passé pour expliquer le présent et imaginer l’avenir. C’est le Canada qui a été construit sur le racisme et l’intolérance depuis 1763. Tous les historiens savent ça. Nos ancêtres pratiquaient le  »multiculturalisme » bien avant que le mot existe! Il faut voir le documentaire LA RÉBELLION DE PONTIAC sur Youtube pour comprendre. Ça se passe 8 ans après la déportation de nos frères acadiens. Excuse-moi Bon Débarras, t’es sûrement une bonne personne (tu reconnais que le français est en danger) mais politiquement t’es un peu perdu. Ceci dit; c’est vrai que le PQ avait pas la bonne stratégie pour convaincre cette année. Il aurait dû attendre un peu avant d’aller en élection. Et peut-être essayer de s’entendre avec la CAQ pour faire passer la nouvelle charte. Tout ça est du passé maintenant…

    • Ce qui a fait fuir les sièges sociales c’est le NON. Si les fédéralistes n’aurons pas triché en 1995 le Québec sera aussi bilingue est très confiant de son avenir. Les Québécois n’ont pas peur de l’anglais des étrangers pas plus que les Norvégiens. Depuis avoir déclaré indépendance en 1905 la Norvège est devenu le meilleure pays AU MONDE point! Et oui les suédois ont dit au Norvégiens d’avoir être raciste pour avoir voulu leur propre pays mais aujourd’hui la Suède et la Norvége fait du commerce et ont des alliances comme n’importe quel pays au monde et ce sont des compétiteurs sur la glace aux Olympiques fièrement indépendant comme ce qu’on souhaite pour le Québec. Même si on sera tous anglicisé un jour à 100% et qu’il ne restera plus aucune francophone au Québec le Québec aura encore et aura TOUJOURS intérêt et un certain goût pour devenir indépendant. Le rêve du gros pays n’est pas si idéale si tu compare les États-Unis ou le gros Canada avec le petit Norvége ou même la Suède ou Luxembourg ou le Monaco ou la Suisse ou bientôt l’Écosse. La Norvège par exemple détient 1% des actions mondiales, n’a aucune dette à personne , ont un salaire moyennement plus que deux fois PLUS qu’au Canada, et si l’état vendait ses biens et actions chaque Norvégien, Norvégienne (fille, fils, petit et grand) sera millionnaire (en Kroner) sans compter les biens privés.
      Le Canada fait une bureaucratie lourd et peu efficace avec des programmes et projets qui ne sont pas dans l’intérêt du Québec. Les intérêts du Québec sont aujourd’hui au mains des juges unilingues et aussi non-Québécois. On se fait croire que le Québec est dépendant du Canada mais c’est structurelle et non-pas parce qu’on est des pas-capables mais la dépendance structurelle et politique justement pour faire compliquer le projet de pays pour le Québec. Ce n’est pas hier qu’on a inventer ce projet. Depuis 1763 on se bat pour l’indépendance et la monarchie à tout fait pour semer le peur à travers les époques et on désigner le Canada en conséquent. La capitale du Canada ÉTAIT à Montréal (et avant ça à Québec) mais a été mise au feu par les loyalistes en meute parce que les francophones avait le pouvoir pour dédommager les victimes des représailles par l’armé britannique suivant les rébellions patriotes ce qui a déplaît aux loyalistes. Le Québec fait le plein de historiens et historiennes anglophones qui par leur métier découvre la vérité est devient les indépendantistes Québécoises. Vous les fédéralistes avait raison de vouloir caché et manipulé notre histoire. Notre histoire, c’est difficile a faire disparaître mais il y a quand même notre divise « Je me souviens » . Harper a récemment remplacer notre héro « Louis Riel » avec Sam Steele (l’agent du GRC qui a capturé Louis Riel). J’ai fait des études approfondit sur notre histoire et si tu prend le contexte des événements historique tu rend compte que le Confédération n’a pas été négocié en liberté et il n’y avait aucun consultation populaire là dessus contrairement à nos deux référendums. Dans ce temps là seulement les hommes propriétaires avait le droit de voter mais c’était l’empire britannique qui contrôlait la registre des propriétés, en même temps les première nations et métis comme Louis Riel se battait pour leur terres et la couronne ne reconnaissait pas leurs propriétés ni leur droit de vote. Si Louis Riel est mort c’est bel et bien parce que son peuple a été violé et ont été mené à la révolte. On volait la terre Métis et Autochtonne pour donner ça aux nouveaux arrivants du Manitoba surtout sous l’éducation britannique anglaise pour faire angliciser les immigrants. Et ça c’est fait partout hors le Québec et même dans plusieurs régions du Québec et je ne parle même pas des acadiens ni le 10% de la population morte pendant la guerre de sept ans contre les envahisseurs. Si les Québécois sont peu violent aujourd’hui c’est en parti dû au fait que les plus menaçantes ont été tué par la force des armes entre 1754 et 1839. Un des derniers était Louis Riel. Louis Riel dans son époque avait repoussé trois fois les forces beaucoup plus nombreuses et beaucoup mieux équipés que ses forces. La seule raison que Louis Riel et les Métis avait tombé en échec est une pénurie de munitions causé par une coupe de ses provisions intercepté par les traîtres entre les États-Unis et le Manitoba. Si non Louis Riel aura fait au RCMP ce que les Afghans ont fait aux Russes ou ce que les Finlandais ont fait aux Russes. La Finlande doit son indépendance à son armé camouflé blanc sur blanc et son topographie parce que le fond de ses lacs sont pleins de Russes. Mais aujourd’hui le Québec c’est pacifique et on a le ventre plein, difficile à se plaindre quand on manque de rien sauf notre identité et notre pleine liberté sans-compromises! Quand on a le ventre plein, c’est là qu’on perd notre appétit. Les stratèges des forces des ténèbres de l’empire sont plus clandestins aujourd’hui mais autant féroce et sans scrupules que jamais.

    • Il faut continuer à défendre le français… à la façon que vous l’écrivez ça le justifie !

  10. M. Lisée

    En 1980, les Québécois votaient avec leurs émotions. Le mouvement souverainiste utilisait donc la fierté d’être Québécois pour générer un appui important. Les fédéralistes contre-attaquaient avec la peur.

    En 2014, les Québécois votent avec leurs portefeuilles. Les libéraux parlent donc de dettes, de déficit et de péréquation pour démoraliser les Québécois. Le mouvement souverainiste doit contre-attaquer avec un bilan financier solide qui prouve que la souverainté, c’est payant. Arriver à convaincre les Québécois qu’un Québec souverain récupère tous les impôts fédéraux, nous soustrait de l’obligation de payer pour la bureaucratie fédéral. Est-ce que ceci peut résulté en un surplus bugétaire? You bet!! Et un surplus bugétaire équivaut à………..roulement de tambours….une baisse d’impôts!!!

    Vous deviendrez du jour au lendemain le parti politique le plus populaire à Québec, dans le centre du Québec et en Mauricie. Les radios de Québec travaillent pour vous, sans le savoir. Utiliser cela à votre avantage. La souverainté, c’est PAYANT!

    • Mr Lisée, cessez s’il vous plait de jouer les hypocrites et d’user de mauvaise foi! Vous avez perdu, ne soyez pas mauvais perdant et avouez-le! Avouez que votre charte copiée-colée des idées xénophobes, racistes et anti-sémites du FN en France a engendré un mouvement de vote anti-PQ pour éviter que le Québec ne tombe dans votre piège de diviser pour mieux gouverner! Une bonne partie des gens que je connais qui ne votaient pas auparavant, se sont massivement mobilisés pour bloquer cette charte anti-constitutionnelle et qui aurait marginalisé davantage les communautés culturelles au Québec! Repensez-y 2 fois la prochaine fois avant de créer une psychose xénophobe!

    • En plein dans le mille! Le mouvement souverainiste doit contre-attaquer avec un bilan financier solide qui prouve que la souveraineté, c’est payant.

      Malheureusement, ceci n’a pas été fait depuis longtemps par des porte-parole convaincus et convaincants.

      La lampe qui reste sous le boisseau n’éclaire personne.

  11. Une élection choc

    Il y avait quelque chose de surréaliste dans cette élection. Voilà que Madame Marois se lance en campagne électorale après seulement 17 mois de pouvoir. Au nom d’une Charte des valeurs, dont elle avait presque l’assurance qu’elle passerait au vote parlementaire et une thématique éthique fouettée par les révélations de la Commission Charbonneau.

    Il y avait pourtant quelques lumières rouges au firmament de la victoire. D’abord, la déconfiture du Bloc à Ottawa que le Parti québécois n’a vraisemblablement pas pris le temps de comprendre. Ensuite, que penser de la majoration des tarifs d’électricité à une semaine du vote populaire. Ce n’était certes pas susceptible de capter le vote des salariés à faibles revenus. S’ajoute un mouvement souverainiste divisé par Québec Solidaire ou Option nationale. Restait finalement la polarisation du vote non francophone en faveur du Parti libéral spécialement dans la région de Montréal.

    Mais la défaite péquiste n’est pas uniquement attribuable à la polarisation du vote non francophone vers le Parti libéral. Madame Marois n’a pas été élue dans un comté totalement francophone : Charlevoix-Côte de Beaupré. Nul choix alors de pointer du doigt une certaine fatigue à l’endroit de la formule politique péquiste en contexte francophone notamment au niveau de la classe ouvrière, des assistés et des âgés. En d’autres termes, cette fatigue a surgit chez une bonne partie de tous ceux qui ne figurent pas dans la catégorie des « boomers » scolarisés. « Votez pour nous et nous tiendrons un référendum si les conditions sont gagnantes » semble maintenant en panne à l’échelle du Québec. C’est dans ce contexte que la Coalition Avenir Québec « CAQ » a tiré l’essentiel de sa légitimité en offrant aux électeurs un second choix non souverainiste.

    Conscient de cette fatigue populaire à l’égard d’une option vieille de quarante ans, Monsieur Couillard a fait de l’élection un processus référendaire, aidé en cela par une déclaration du style « construisons le pays du Québec », de Monsieur Péladeau, qu’un long conflit ouvrier avait éloigné d’une partie de la machine électorale péquiste : l’élite syndicale. Dès lors, Madame Marois s’est retrouvée sur la défensive, incapable de replacer valablement sa campagne sur ses deux thèmes initiaux : la Charte des valeurs et l’éthique. Pourtant, elle aurait probablement été en mesure de rester Première-Ministre du Québec encore un temps car Monsieur Legault semblait enclin à la maintenir au pouvoir en attendant une condition élective plus probante pour son parti politique. Par surcroît, une Première-Ministre ne saurait porter le fardeau d’une élection frivole si son gouvernement a été renversé.

    Présentement dans un cul de sac, le mouvement souverainiste aura permis aux Québécois de développer leur conscience collective. À contrario, d’autres groupes sociaux ont été en mesure de mieux se comprendre eux-mêmes. C’est le cas du nationalisme territorial d’un océan à l’autre chez les Canadiens anglais ou du nationalisme économique « à redevances » chez les autochtones. Leur recherche identitaire s’est fait abondamment par effet de concordance ou par comparaison avec le nationalisme québécois. C’est souvent à partir de l’autre qu’on parvient mieux à se définir soi-même.

    Si la thématique de la souveraineté du Québec s’est avérée un puissant levier de recherche identitaire, il faut aussi constater qu’elle a également été perçue comme un produit toxique dans la famille canadienne surtout au Canada anglais. Néanmoins, sans la recherche identitaire québécoise, le Canada anglais serait toujours une banlieue nordique en quête de sens des États-Unis d’Amérique. C’est aussi dans ce contexte que le nationalisme culturel québécois a permis à bon nombre de Canadiens français sur la scène fédérale d’assurer leur pérennité politique en s’enveloppant simplement dans le drapeau canadien. Cette élection représente une rupture avec le passé et l’émergence d’une nouvelle dynamique politique.

  12. Monsieur Lisée, je suis prêt a vous aider et aider la cause.

    Je commence par ceci, vous pouvez copier/coller a votre guise ce que je vais vous écrire ici :

    J’ai fait mais devoirs au lendemain de l’élection. J’ai pris les données venant de R-C pour vous sortir quelques faits indéniables :

    Les Québecois n’ont pas donner un chèque en blanc au PLQ, même s’il récolte 70 députés. Je pense que notre système électoral ne fonctionne simplement pas.

    J’ai passé en revue chaque circonscription, à vous de faire votre propre conclusion. Voici les miennes. Et j’ai décidé de séparer
    les résultats en 3 pensées politiques qui habitent nous tous : fédéraliste, souverainiste et nationaliste.

    Ce qui ressort de mes statistiques est assez frappante :

    Rouyn-Noranda/Temiscamingue

    PLQ : 10306 (ELU)
    PQ-QS-ON : 11950 (serait ELU)
    CAQ : 4741

    Abitibi-Ouest
    PLQ : 7615
    PQ-QS-ON : 11246 (PQ ELU deja)
    CAQ : 3084

    Abitibi-Est
    PLQ : 8678 (ELU)
    PQ-QS-ON : 8021
    CAQ : 3927

    Ungava
    PLQ : 4444
    PQ-QS-ON : 4117
    CAQ : 1660

    Roberval
    PLQ : 17636 (ELU)
    PQ-QS-ON : 11822
    CAQ : 2225

    Lac St-Jean
    PLQ : 8331
    PQ-QS-ON : 15253 (PQ deja ELU)
    CAQ : 5412

    Dubuc
    PLQ : 11386 (ELU)
    PQ-QS-ON : 10689

    René-Lévesque
    PLQ : 4366
    PQ-QS-ON : 12533 (PQ déja ELU)
    CAQ : 2898

    Duplessis
    PLQ : 8513
    PQ-QS-ON : 10871 (PQ déja ELU)
    CAQ : 2998

    Je m’arrete ici pour tout le nord du Quebec, Saguenay/ Lac st-Jean)

    -(2 ieme partie Gaspesie et bas du fleuve et la grande région de Québc a suivre)

    • Iles de la Madeleine
      PLQ : 4137 (ELU)
      PQ-QS-ON : 3627
      CAQ : 499

      Gaspe
      PLQ : 6513
      PQ-QS-ON : 11206 (PQ déja ELU)
      CAQ : 1192

      Bonaventure
      PLQ : 10508
      PQ-QS-ON : 12571 (PQ déja ELU)
      CAQ : 1061

      Matane-Matapédia
      PLQ : 6711
      PQ-QS-ON : 19743 (PQ déja ELU)
      CAQ : 3019

      Rimouski
      PLQ : 8537
      PQ-QS-ON : 16339 (PQ déja ELU)
      CAQ : 3097

      Riviere-du-Loup / Temiscouata
      PLQ : 17706 (ELU)
      PQ-QS-ON : 10269
      CAQ : 5695

      Cote du Sud
      PLQ : 17343 (ELU)
      PQ-QS-ON : 8717
      CAQ : 8092

      Bellechasse
      PLQ : 15910 (ELU)
      PQ-QS-ON : 5265
      CAQ : 10667

      Chute-de-la-Chaudiere
      PLQ : 14509
      PQ-QS-ON : 7966
      CAQ : 21275 (ELU)

      Beauce-Nord
      PLQ : 11535
      PQ-QS-ON : 3120
      CAQ : 15761 (ELU)

      Charlevoix
      PLQ : 12686
      PQ-QS-ON : 13640 (serait ELU)
      CAQ : 9519

      Montmorrency
      PLQ : 17113 (ELU)
      PQ-QS-ON : 9459
      CAQ : 14322

      Charlesbourg
      PLQ : 16934 (ELU)
      PQ-QS-ON : 9408
      CAQ : 13053

      Jean-Lesage
      PLQ : 11645 (ELU)
      PQ-QS-ON : 11402
      CAQ : 7431

      Tashereau
      PLQ : 10545
      PQ-QS-ON : 17538 (PQ déja ELU)
      CAQ : 5741

      Jean-Talon
      PLQ : 15492 (ELU)
      PQ-QS-ON : 11535
      CAQ : 7158

      Louis-Hébert
      PLQ : 18324 (ELU)
      PQ-QS-ON : 8947
      CAQ : 9648

      Chauveau
      PLQ : 12940
      PQ-QS-ON : 7285
      CAQ : 22679 (ELU)

      La Peltrie
      PLQ : 14362 (ELU)
      PQ-QS-ON : 6279
      CAQ : 21306

      Levis
      PLQ : 12178
      PQ-QS-ON : 8196
      CAQ : 14131 (ELU)

      Portneuf
      PLQ : 12779 (ELU)
      PQ-QS-ON : 5961
      CAQ : 11720

      Plus on s’approche de Québec, que ce soit du bas St-Laurent, ou de Charlevoix, plus l’influence conservatrice de Radio-X fait son oeuvre…

    • Donc plus qu’on s’approche de Québec et de la portée radiophonique de Radio-X, la différence est très frappante. Le seul enclave encore souverainiste est Tashereau. Serais-ce un compté fortement représenté par les fonctionnaire Québecois ? Je pose la question, s.v.p ? Donc syndiqué, et pension « a vie » ?

      Est-ce que les gens de Québec, ne serais-ce pas un petit peu jaloux de ceux qui sont syndiqués (y compris ceux qui travaille au municipale ?)

      Est-ce que Radio-X n’entretien t’il pas ce sentiment ?

      Je pose toujours la question…

      L’autre question qui me brûle les lèvres…

      Est-il possible qu’en général, les Québecois (de Québec) serais si confortable avec leur langue. Qu’il ne sente pas l’assimilation tranquille qui quotidiennement prend du terrain que se soit a Montréal, Laval et en Outaouais (d’ou je demeure depuis toujours) ?

      En deuxieme idée, il faut VENDRE la souveraineté avant de penser de la faire. Ici en Outaouais, la vielle peur qui habite les citoyens ; c’est de perdre leur boulot au fédéral, et leur pension. Vous avez une équipe économique du tonnerre incluant l’addition de PKP qui serais un excellent ministre de l’industrie/commerce, en plus de son habilité d’etre un excellent « dealer » envers les décideur du pays qui nous gouverne.

      C’est a y penser.

      Eric Cote,
      Val-des-Bois, au nord de l’Outaouais, travaillant a Gatineau.

  13. Monsieur Lisée,

    Je ne pense pas comme vous, donc à lire seulement si vous êtes dans le mood…! 🙂

    On dirait que pour essayer d’avoir un gouvernement majoritaire (bravo!), vous vous êtes dits : « Ah ben les vieux souverainistes en région, ils ont peur de ça, les races pis le grugeage, faque anweye la Charte! Pis Montréal, on l’aurait pas eue anyway! »

    Vous savez probablement qu’à ce moment là, biens des gens qui avaient certainement quelques préjugés se sont mis à sortir le pire d’eux mêmes du jour au lendemain, dans des discussions surréalistes en famille ou au bureau. Là, pour « calmer le jeu », vous amenez Janette en renfort. Bravo Janette! Nous non plus on veut pas que tu la perdes pas, ta piscine!

    Les minorités « ostentatoires » n’ont pas dû se sentir full appréciées par le « nous », mettons.

    Faire un pays, je pense que ça demande de proposer des trucs positifs, qui créent quelque chose de l’fun et de pas mal rassembleur. Faire se chicaner 50% de la population avec l’autre 50%, juste parce qu’on « feele » que ça pourrait nous donner plus de pouvoir, c’est pas cool.

    Je me souviens qu’à plusieurs Saint-Jean-Baptiste, il avait des femmes voilées avec un voile en drapeau du Québec. Ça me rendait vraiment fier d’être Québécois! Ce serait l’fun que vous rameniez ça!

    Si j’étais vous, je ferais un gros mea culpa là dessus!

    Les gens oublient vite! 😉

  14. Monsieur Lisée,

    Je ne vois nul part dans les analyses des péquistes une explication pourtant simple à la défaite : lors des élections de 2012, beaucoup de québécois n’ont pas voté POUR le PQ, mais POUR sortir Jean Charest de la Direction du Québec. C’est mon cas et le cas de beaucoup d’autres personnes que je connais. Le déclenchement d’élections inutiles, les relents racistes de la charte, la campagne de dénigrement personnel de madame Marois qu’on aurait dit tout droit sortie des calepins des stratèges de Stephen Harper ont fini de convaincre les gens de se détourner du PQ. pas plus compliqué que ça…

  15. La solution consistera dans le futur à convaincre les québécois qu’il y a moins à perdre dans le beau risque de prendre en main notre destinée que d’accepter le détournement de nos ressources et de nos lois par Ottawa et le parti libéral du Québec.
    Approchant bientôt la retraite, les soubresauts économiques et prévisibles prévus suite à une éventuelle souveraineté ne m’inquiète pas trop mais chez la classe moyenne et les jeunes travailleurs que je côtoie chaque jour ; le pouvoir d’achat, la sécurité financière, les soins médicaux dont se servent les Justin trudeau, François Legault et maintenant Philippe Couillard et sa bande de profiteurs pour faire peur au monde touchent la cible.
    C’est pourquoi un homme d’affaire qui a de l’influence et du charisme comme Pierre Karl Péladeau pourrait redonner un essor à notre mouvement de plus en plus vieillissant à l’approche de notre assimilation complète délibérée et décidée par Pierre Élliot Trudeau lors du rapatriement de la constution pour nous noyer dans la mer multi culturelle canadian.

  16. Quelle était l’idée derrière la promesse d’un livre blanc sur l’avenir du Québec? Les « stratèges » du PQ ne savaient-ils pas quant n’écrivant rien dans le livre les adversaires le rédigeraient à leur place? Le bonhomme 7heures lui s’est empressé de le faire. Quant on veut faire une élection sur une charte il faut dire clairement qu’on ne fera pas de référendum au cours du prochain mandat. La prochaine élection soyez clair.

  17. Pensez-vous vraiment que les Québécois vont faire confiance à un parti qui:

    1. Est prêt à utiliser la clause dérogatoire de la constitution pour limiter la liberté d’expression
    2. Qui à 3 reprises, ignorent le résultat démocratique (1980, 1995 et le soir du 7 avril 2014 avec votre discours et celui de vos 2 Grands Amis).

    Limiter la liberté et ne pas accepter le verdict du peuple sont une pente descendante vers la dictature… Désolé, mais il faut appeler un chat par son nom.

  18. Monsieur Lisée,

    Lucide analyse, certes. Tout a été dit sur la tenue d’élections précoces, mais le PQ aurait quand même pu gagner. D’accord que des propositions d’inclusions face aux immigrants aurait pu avoir un effet positif, mais pour moi il y a une flagrante erreur, au niveau de la stratégie adoptée.

    Je m’inspire de L’art de la guerre, de Sun-Tzu, il faut battre l’ennemi à son propre jeu. Il me paraissait évident que le thème de l’économie et de la création d’emploi aurait du être l’enjeu principal de la campagne du PQ, afin de couper l’herbe sous le pied des libéraux. Très très simple. Le PQ avait déjà remporté la bataille de l’identité, de la charte, de la langue, de l’intégrité, ces éléments étaient déjà acquis. Il fallait y aller avec agressivité et enlever toute possibilité aux libéraux et à la CAQ de s’affirmer sur le thème de l’économie, car c’était leur seul chance. J’espère que ce sera une leçon pour les prochaines élections, car encore une fois, ça sera encore le thème de l’économie qui reviendra dans 4 ans. En plus, il faudrait être aussi capable d’intégrer cette philosophie économique comme partie intégrante au projet d’indépendance du Québec. Pour moi, il n’y a aucun doute que c’est ce qu’il faut faire.

    Avec monsieur Péladeau, monsieur Marceau et son budget modèle, vous aviez tout les outils en place pour rassurer et embarquer la grande partie des électeurs francophones qui voulait juste ça. En plus, vous auriez pu éviter toutes trainés médiatique sur le référendum. Je suis très déçu des stratèges du PQ.

    Comme madame Hivon a bien souligné, il faudra revoir la façon dont on fait les campagnes et les messages véhiculés, mais aussi le pourquoi du parti.

  19. Ma sœur et moi somme souverainistes depuis notre naissance il y a 24 ans (nous sommes jumeaux). Notre père est un canadien français chrétien et notre mère, une musulmane pratiquante arrivée au Québec il y a 35 ans. C’est notre père qui l’a convertie à la souveraineté. Ensuite, elle a pris le relais auprès de ses amis et compatriotes pour les convaincre de la merveilleuse perspective de participer à la naissance d’un nouveau pays et d’en faire partie de fait. Elle nous a aussi élevés dans cet espoir d’avoir un jour un pays qui nous appartient. Nous sommes la preuve que la proximité religieuse dans laquelle nous avons grandi dans l’amour et le respect mène à l’universel et à l’enrichissement.

    À cause de vous M. Drainville, votre parti a perdu 4 membres qui furent dévoués et inconditionnels jusqu’à votre avènement. Nous vous avons haï, pour votre arrogance, pour la déception et la désillusion que vous nous avez fait vivre, pour votre ingratitude envers notre contribution à défendre le Québec et ce qu’on croyait être ses valeurs, pour nous avoir rendus hébétés et malheureux. Vous nous avez enlevé notre joie de vivre dans une société à laquelle nous croyions nous identifier. Vous avez permis à des pauvres gens incultes et malheureux de déverser leur haine et leur ignorance à la face du monde sans intervenir et sans les rappeler à l’ordre. Vous avez été mesquin, obséquieux et lâche.

    Nous n’en croyions pas nos oreilles. On attendait et attendait encore que l’un de vos confrères du Parti Québécois se lève pour dire c’est assez. On a espéré, on a prié tous les dieux pour que ça arrive. Rien! On a attendu que quelqu’un s’excuse pour la sénilité de Mme Bertrand! Rien! Finalement, nous adhérions à un parti de peureux et de lâche. Nous avons tellement honte!

    Heureusement que nous avons d’innombrables amis, que notre maison fourmille toujours d’invités de tous âges, des québécois, mais aussi de tous horizons et de toutes confessions, que nos plus fidèles amis rêvent aussi d’un pays que nous imaginons rayonnant, clairvoyant et supérieur; un pays ouvert et accueillant où il fait bon se fixer et contribuer à sa prospérité matérielle et humaine.

    La grandeur et la prospérité d’un pays se mesure à sa capacité d’accueil et d’intégration et son déclin à son rejet des autres.

    • Heuresement le pays accueillant de vos rêves existe. Il s’appelle « le Canada ».

  20. Le PQ devrait se concentrer sur l’indépendance politique du Québec et ne plus chercher à séparer le Québec du Canada.
    Revenir au concept des deux nations fondatrices.
    Des liens historiques rendent impossible la séparation du Québec du Canada, mais redéfinir les pouvoirs des deux nations fondatrices et renforcer le statut et les pouvoirs du « bas Canada », par le rapatriement de pouvoirs par exemple pour s’assurer de l’épanouissement et de la survie du fait français en Amérique me semble plus réaliste que la séparation pure et dure.
    Le Québec serait ainsi maître de son destin, et respectueux des liens historiques qui le lie au Canada.
    Bref l’indépendance politique du Québec, un projet plus rassembleur et moins radical que la séparation.
    Et de grâce ne plus JAMAIS au grand jamais mettre de l’avant des valeurs identitaires qui poussent à la xénophobie et à la division.

    A méditer.

  21. Mettez ce mot dans votre bouche M. Lisée… vous et vos collègues… lorsque vous l’aurez bien saisi entre vos dents, assurez-vous de le mettre en pratique : ce mot c’est PATRIOTISME. Le Patriotisme. L’amour de son coin de pays. Actuellement, le patriotisme, tel que vu au lendemain du lac Meech, ce patriotisme n’existe pas. Avant de faire le pays, assurez-vous d’avoir insufflé une bonne dose de patriotisme à vos concitoyens et assurez-vous qu’ils ont compris le concept. Voilà tout. Votre problème il est là!

    • Le mode d’emploi maintenant?
      Laissez tomber la pédagogie. Laissez tomber les campagnes ronflantes d’éducation de l’électorat. Soyez 2014. Arrivez en ville!

  22. Bonjour M. Lisée,

    Le poing dressé a créé une telle peur que certains doivent encore se sentir en insécurité. Comment expliquer cette immense frousse? Déjà en 1948, Paul-Émile Borduas dans le Manifeste du Refus global décrivait ce qui semble faire partie de nos gênes :  » peur bleue – peur rouge – peur blanche : maillon de notre chaine ». Soixante-six ans plus tard, cet extrait n’a pas vieilli d’une seconde. Nous pensions tous que cette crainte collective était dépassée, mais les résultats des dernières élections nous prouvent le contraire. Même certains élus libéraux avouent leur surprise devant la grandeur de leur victoire. Un poing levé pendant trois secondes et le tour était joué.

    Que faire maintenant? Disparaître ou s’unir? Je ne sais pas si c’est possible, mais nous aurions avantage à unir les forces indépendantistes. Dans mon petit village, on pouvait choisir entre quatre partis indépendantistes: le Parti québécois, Québec solidaire, Option nationale et Mon pays mon Québec (le petit dernier). Est-ce qu’il serait possible d’en avoir un seul, mais un parti dont on est sûr qu’il est déterminé à afficher et à réaliser ses intentions. Autrement, à mon humble avis, tout est terminé.

    .

  23. J’ai compté deux fois le total des voix en 2012 et en 2014 et selon les chiffres de votre tableau, il y a 120000 électeurs de moins qui ont voté en 2014. Je crois que beaucoup d’électeurs souverainistes sont restés à la maison. Le PQ doit revenir à la base: proposer et promouvoir la souveraineté avec un programme politique progressiste. Il faut récupérer les votes de gauche de QS, quitte à laisser le champ libre à la CAQ vers la droite. À mon avis, seule la CAQ peut assommer les libéraux en 2018 en récupérant le vote francophone fédéraliste et nationaliste mou (à moins que le PQ déniche un leader encore plus fort et inspirant que Legault). Il faut viser la destruction du parti libéral dans une prochaine élection même si la CAQ prend le pouvoir. En attendant, il faut parler de souveraineté et proposer un projet de pays inspirant.

  24. Il se trouve mille commentaires, j’en ai lu quelques-uns, je n’ai pas le temps de tout lire, pour chercher si s’y trouve ce que je veux dire, donc je pourrais être redondant.
    Mais habituellement pas …. j’ai mon style.

    Si vous cherchez un coupable, vous le trouverez dans le miroir.
    Si vous désirez mettre fin à la cause, cessez de regarder dans le miroir.

    Vous ne comprenez rien de ce qui évolue, surtout depuis 15 ans, cela est spectaculaire évidence.
    Les boomers ont été trop nombreux trop longtemps, cela leur a permis de conserver trop de pouvoir trop longtemps, cela les a maintenu à l’abri de l’obligation d’évoluer pour s’adapter à l’arrivée de ceux d’après.
    Maintenant il est trop tard, la marche est trop haute, vous êtes 20 ans en retard sur le cheminement, obligé pour espérer pouvoir suivre la parade.
    Il vous faudra 20 ans et dans 20 ans il sera trop tard.
    Alors faites place.
    Car c’est votre structure de pensée qui est en faute.
    Vous êtes verticaliste, cela vous a nettement bien servit, mais la société s’horizontalise.
    Il est une impossibilité d’espérer comprendre tant que votre pensée sera verticale.
    C’est une complète ré-éducation socio-philosophique qu’il vous faut avant d’espérer pouvoir comprendre.
    Cela fait juste 25 ans que les plus jeunes demandent aux boomers de faire une place à la table d’architecture de la société.
    Qu’est-ce que vous n’avez pas compris depuis 25 ans, dans la nécessité de faire de la place pour éviter le basculement brutal ?
    Encore un autre édifice que les boomers auront détruit en croyant dogmatiquement être seuls capables de le construire.

    Ahhhh mon Dieu, c’est la fin d’un rêve, la fin d’un monde !!!
    Ben non, la terre tourne encore et les besoins fondamentaux demeurent les mêmes, pour les plus jeunes comme pour les plus vieux.
    Nous sommes tous humains, les besoins humains ne changent pas, seules changent les solutions.
    Vous avez juste résisté à laisser les jeunes participer aux idées.
    Le besoin demeure presque le même, la solution cible demeurera presque la même, mais l’architecture sera horizontale, ce dont vous êtes incapable.
    Pas parce que vous êtes méchant ou pas bon, mais juste parce que vous avez refusé d’évoluer, et vous êtes 20 ans en retard.
    Alors lâchez prise, vous retardez la progression.

    Aimez vos enfants, appuyez-les dans leur manière que vous ne comprendrez pas.

  25. À cause de P.K.P j’ai remis en question le choix de mon vote.J’ai tout de même voté pour vous. Cependant je voterai pour Québec Solidaire si celui -ci est toujours dans le parti.

  26. M. Lisée,
    Vous semblez étonné de déduire des résultats de l’élection de lundi dernier que les Québécois ne veulent pas de référendum parce qu’ils sont convaincus que la majorité des Québécois ne veut pas l’indépendance du Québec.

    Vous ne me ferez pas croire que vous ne saviez pas cela avant, bien avant. Votre parti a tenté, de toute évidence sans succès, d’utiliser la charte pour exciter le nationalisme identitaire. Et vous avez joué cette carte de la façon la plus populiste possible en vous inspirant de l’ADQ en 2007.

    Vous vouliez obtenir par tous les moyens un gouvernement majoritaire pour ensuite faire du millage sur le livre blanc sur l’avenir. Et ensuite proposer un référendum. Voilà ce qui explique que Pauline Marois n’a pas exclu tout de go la possibilité d’un référendum. Elle ne l’a fait qu’après le crash du PQ dans l’opinion publique. Il était trop tard. Vous jouez la carte de la transparence mais vous cachez de grands pans de votre stratégie visant à réaliser l’indépendance du Québec en manipulant l’opinion publique.

    La réalité que vous avez longuement refusé d’admettre est que la majorité des Québécois ne veut pas de l’indépendance et qu’une encore plus large majorité ne veut plus entendre parler de référendum. Les Québécois n’ont pas peur de l’indépendance, ils n’en veulent pas. Les Québécois n’ont pas peur d’un référendum, ils sont carrément hostiles face à cette possibilité. Ils ne ressentent pas la peur mais le dégoût voire l’écoeurement.

  27. Votre analyse, bien qu’elle présente des éléments pertinents, demeure cependant superficielle car elle ignore les fondements de la dynamique contemporaine.
    La trajectoire d’un individu, d’une société, d’un projet, bref de toute entreprise, n’évolue pas en vase clos, mais en interaction avec son contexte. Il s’agit d’une propriété fondamentale des systèmes ouverts, en particulier de tous les ensembles sociaux.
    Le contexte dans lequel le Québec évolue aujourd’hui est radicalement différent de celui des années ‘70. Le citoyen contemporain ne vit plus seulement dans sa localité immédiate – historiquement relativement homogène – mais aussi dans un univers où les distances culturelles, géographiques et temporelles ont été radicalement réduites. Les frontières physiques subsistent, certes, mais leur influence s‘amenuise chaque jour avec la noosphère des informations et des dialogues qui s’impose comme agora universelle. L’Homme explore un monde où les interactions multiples lui font découvrir des cultures diverses au contact desquelles il enrichit la vision qu’il a de lui-même et des autres. Ses rapports tangibles avec le passé s’étiolent. Ce monde où la complexité a explosé, où l’incertitude impose sa chape, où la survie et l’accomplissement exigent une capacité adaptative élevée, une habilité à entretenir des rapports constructifs et généreux avec la différence sans pour autant renier sa propre personnalité, c’est déjà celui d’aujourd’hui. A fortiori, c’est bien celui de demain. Voici que notre jeunesse, le comprend instinctivement alors que beaucoup, hélas, vivent encore dans un monde révolu. Certains peuvent s’en ressentir nostalgiques, d’autres y voient au contraire une transformation naturelle de la Vie, où la richesse provient de l’imprévisibilité des émergences. C’est en fait le signe d’un processus de création qui se poursuit.
    Cette mutation profonde, dérangeante à maints égards – surtout par la vitesse avec laquelle elle s’opère, en une génération ou presque – est inéluctable. Elle n’a rien de propre au Québec, et elle opère partout où le regard se porte. Le “village global” est devenu une réalité objective, avec ses interdépendances culturelles, sociales, économiques chaque jour plus évidentes. Certaines sociétés en sont les acteurs – en Amérique du Nord, en Scandinavie aujourd’hui, demain en Chine, en Inde peut-être. D’autres, comme la France par exemple, que nous connaissons bien, y résiste farouchement avec des conséquences structurelles terribles qui sont déjà bien perceptibles, notamment chez sa jeunesse qui se sent asphyxiée dans une société rigide.
    Le Parti québécois de Levesque et le parti libéral de Jean Lesage avaient bien compris le contexte de leur temps, et auront été des instruments précieux d’adaptation et d’affranchissement vis-à-vis des contraintes intolérables. Le Parti québécois, pour sa part, a choisi de prolonger son action par une quête d’indépendance politique. Il se retrouve d’aujourd’hui englué dans une notion d’indépendance territoriale classique qui a perdu son sens opérationnel.
    Pour quelconque observateur de la scène humaine, il est patent que l’intimité du couplage qui s’est installé entre tous les pays, même les plus puissants, a considérablement réduit les marges dites nationales. Les dynamiques sont maintenant continentales et planétaires, et y naviguer exige des talents particuliers – pas seulement de savoir mais surtout de chercher à comprendre. Ceux-ci sont encore rares, et rarissimes dans la classe politique en place. Ce sont ceux que notre jeunesse devra développer. Intuitivement, elle en est bien consciente.
    Le PQ n’a pas encore réalisé que le projet d’une indépendance qui ne serait être que factice avait largement perdu son sens au 21e siècle. Les esprits plus jeunes ou plus entreprenants sont déjà ailleurs.
    L’utilisation abusive de la partisannerie, du calcul électoral opportuniste et de la confrontation bien planifiée avec le wedge politics de la “Charte”, s’est superposée à ce fond passéiste.
    La déroute a suivi.

  28. Peu importe les raisons du pourquoi, quand on analyse le résultat électoral du 7 avril, j’en viens à une seule constatation.

    Le Pays du Québec, c’est terminé.

    Depuis une quinzaine d’années, la population québécoise a trop changé. Ceux qui nous ont choisis pour vivre au Québec n’ont pas choisi de vivre la culture, la langue, la fierté de la différence en Amérique du Nord.
    Même plusieurs Québécois francophones n’ont pas compris que la seule façon de tous nous unir passe par la langue française et la laïcité de l’État.
    Ils n’ont pas compris que la langue véhiculaire doit être le français pour tous. Ils n’ont pas compris (même, si nous avons avantage à parler anglais ou d’autres langues) que la seule langue qui peut réunir tous les Québécois c’est le français.
    Ils n’ont pas compris que si nous acceptons le bilinguisme, anglais et français, comme langues officielles, c’en est fini du français en Amérique. Nous n’avons pas su vendre notre langue aux nouveaux arrivants et ceux-ci n’y voient aucun avantage, car nous n’avons pas su les rendre fiers de la parler pour s’intégrer chez nous, afin qu’ils se sentent chez eux.

    Tous n’ont pas saisi le sens de la laïcité. Le visage des Québécois a changé, maintenant, il y a de nombreuses religions différentes au Québec. Encore là, la seule manière de rendre tous les citoyens égaux, c’est la neutralité religieuse de l’État. Tous les citoyens ont droit à leur religion et de la pratiquer. Cependant, nous devons tous l’afficher ailleurs qu’au service de l’État. Une religion n’est pas meilleure qu’une autre quand nous donnons ou recevons un service de l’État. Ce sont les personnes en interactions qui sont importantes et les échanges doivent se faire dans le respect de tous les citoyens, en évitant que s’immiscent involontairement des croyances religieuses personnelles qui pourraient engendrer des malentendus.

    Nous sommes en voie de disparition et personne ne sent le besoin de nous protéger. Au contraire, lorsque les francophones du Québec veulent protéger leur langue, leur culture, enfin tout ce qui fait qu’ils se distinguent du reste de l’Amérique du Nord, ils se font traiter de racistes, de xénophobes ou de toutes autres épithètes négatives. Personne ne dit que ce sont ceux qui nous rabaissent qui sont racistes envers les francophones du Québec. Les Québécois francophones ont peur de s’affirmer ou n’ont pas la volonté de le faire. Au contraire, nous nous divisons sans nous rendre compte qu’il y a là un danger. Nous sommes une espèce en péril au Québec et tout ce que nous savons faire, c’est jeter le blâme et punir un parti politique pour différentes raisons, sans penser aux conséquences de l’avenir du Québec.

    Nous ne nous entendons pas sur l’importance de la langue française et de la neutralité religieuse de l’État, alors pour faire un Pays, nous sommes loin de la coupe aux lèvres.
    Il est trop tard, je n’y crois plus… Le soir du 7 avril, en pleurant j’ai jeté l’éponge.

    • Avec 50 000 immigrants par année depuis des décennies, dont la moitié s’anglicisent et dont une bonne partie veulent continuer à vivre comme dans leur pays d’origine, nous assistons en douce à un ethnocide culturel des Québécois.

      D’ou viendra le coup de barre, et par qui?

  29. M. Lisée,
    vous oubliez certains éléments:

    1- Mme Marois n’a pas de charisme, elle ne représente personne au Québec (loin du peuple), à part tous les québécois qui sont bien contents qu’une femme soit au pouvoir;
    2- Après avoir vécu l’effervescence avec Lévesque, Parizeau et Bouchard, les leaders depuis sont plutôt faibles;
    3- Vous n’avez pas les jeunes de votre côté. Le PQ ressemble à un parti de baby boomers riches;
    4- Les minorités culturelles sont trop absentes dans votre parti, c’est pourtant l’avenir du Québec…;
    5- Vos projets de développement économique ne sont pas intéressants. Ou est le développement prévu pour Trois-Rivières, Rimouski, Gatineau? Il me semble que de créer de nouvelles idées pour faire éclore les villes du Québec n’est pas si difficile… Du moins pourquoi ne pas essayer?
    Bonne journée

  30. 1) PQ support since 2003 was as follows: 1 269 183 (2003), 1 125 546 (2007), 1 139 185 (2008), 1 393 703 (2012), 1 074 115 (2013). The difference between the max and min is about 8% of the total vote. Since 2003, PQ support is relatively steady, just not big enough to form a majority.

    2) According to the chart above, the support for the PQ was below the support for liberals for all points except on February 16 2014. Even at this time, their lead over the PLQ was within the error margins of the polling, 3%. The PQ was reckless to think they had strong support.

    3) The tendencies, or the slopes of the lines of the graph, are unchanged from before and after the announcement of PKP’s candidacy. PKP had little affect.

    4) The significant changes in the graph above occur when the election is called, and after the PLQ reached 45% support in one poll. Upon announcement of the election, March 5, PQ support started dropping. Once it was assured that PLQ would win, people’s support went to CAQ. People poll quite differently between election, than during elections.

    5) PQ support declined at an increasing rate. As they got desperate and were willing to say anything, and be more divisive, people were further discouraged.

    Conclusions: There is only one party in Québec, the PLQ. PQ benefits from anger at PLQ, otherwise they appeal to a significant but minority of voters.

  31. « Ce demi-million de Québécois allait préférer risquer un gouvernement libéral empêtré dans d’interminables scandales plutôt que d’élire un gouvernement qui, peut-être, un jour, s’il étaient prêts, pourrait leur poser une question sur leur avenir collectif. »

    Il semble a premier vu bizarre que la menace d’une simple question peut peser si lourdement sur la balance électorale. Après tout, on peut toujours répondre simplement non. Et ceux qui craignaient le référendum savaient déja qui le « Oui » ne l’emporterait pas. Alors pourquoi avoir peur de la question? Ou la possibilité même qu’elle soit posée un jour?

    Mais la réponse est facile, c’est devant nos yeux. Il y a 40 ans, lorsque les indépendantistes sont arrivés sur scêne, l’economie du Québec était de loin le plus puissante au Canada. Toutes les grandes compagnies avaient leur siège social à Montreal, qui était le premier cité du Canada. Le niveau de vie Québécois était le plus élevé au pays.

    Tout est parti. Toronto a tout pris. Parce que les grosses compagnies détestent vivre dans l’incertitude, ils sont allergique aux avenirs imprévisibles. Peu importe si un Québec indépendante aurait des atouts economique – les compagnies sont quand-même obligés de démenager parce qu’il ne risqueraient jamais que leur siège social Canadienne se trouve a l’extérieur du Canada.

    Le PQ ne mentionne jamais ce fait evident. Peut-être parce qu’il est moins evident en dehors de Montreal. Mais c’est ca les enjeux de souverainisme: d’un côté les avantages théorique, non-garantis, d’un bel avenir promis par les hommes politiques du PQ, de l’autre côté le dommage trop réel, déja présent … amené par les hommes politiques du PQ.

    Niez-le si vous voulez, mais on a juste à regarder comment les prix immobiliers montent et tombent avec la risque perçue d’un référendum. Ou comment le marché financier a rébondi suite à la défaite PQ lundi. Les analyses des types financiers – non pas des analyses politiques – en disent long. Les prix étaient un peu à la baisse la fin de semaine, parce qu’on ne pouvait pas être certain que le PQ ne depasse les prédictions des sondages. Une fois cette risque écarté, les prix ont rébondi.

    Vous pouvez bien aller a gauche ou a droite, vous pouvez être les meilleurs gérants economique au monde. Mais vous serez quand-même nuisible à l’ecomonie du Québec, tant que vous gardez votre clause 1.

    Bref, le message de l’electorat n’est pas qu’on ne veut pas avoir un référendum. C’est qu’on ne veut plus entendre parler d’un référendum. On veut même qu’on écarte tout possibilité d’un référendum. Parce que c’est justement la question, et la manque éternelle d’une réponse qui vous satisfait, qui nous a tant nui.

  32. Quand je parlais d’une forte demande pour une réforme du scrutin, voici une pétition de plus de 75k noms.

    Et quand André Pratt défend le système unilatéral à 1 tour dans la press de ce matin, ça devrait finir de nous convaincre qu’il faut à tout prix changer ce système.

    (Désolé mais elle était trop facile lollll)

    https://secure.avaaz.org/fr/petition/Pour_un_mode_de_scrutin_proportionnelmixte_au_Quebec_1/?dfDSqdb&pv=28&mobile=1

  33. Le PQ au pouvoir, avec l’idée d’indépendance en veilleuse, ne sert a rien ni a personne. Futile.

    Le PQ qui cache son option, son article 1, pour tenter de la faire avaler en catimini au peuple, en improvisant les flous artistiques a chaque tournant, ne fonctionnera jamais. Mensonger et faible.

    Le PQ qui tente de se faire élire en s’appuyant sur une Charte qui flirt avec la xénophobie (sortie désopilante de Mme Bertrand) résussira a repousser davantage de souverainistes qu’en attirer. Désolant et répugnant.

    Il est impératif que le PQ lache l’électoralisme et se concentre sur la promotion de la souveraineté. Faire sa pédagogie. Expliquer en quoi ca sera mieux pour la population. Faire rever. Et surtout s’afficher clairement. ASSUMER l’idée de souveraineté une fois pour toutes.

    Les conditions gagnantes, on peut bien essayer de les provoquer. Mais peu importe, elles se présenteront bien un jour. E ce jour la, faut etre prets. Ce jour la, faut que les Québécois sachent CLAIREMENT quel est le plan de match du PQ et a quoi ils peuvent de facon realiste s’attendre.

    Ce jour la. personne ne sera surpris, choqué ou apeuré lorsqu’un citoyen se présentera le poing en l’air en affirmant qu’il veut son pays.

    Attaquez vous a la peur, pas a l’idée de souveraineté !!

    Si le PQ abandonne la souveraineté, qu’il se saborde.

    On partira un vrai parti souverainiste arc-en-ciel

  34. j ai pas voté PQ cette fois-ci parcequ il y a trop de personne au cote de madame marois qui envoyaient un message negatif avec leur ecrit du passé.on peut pas mettre ces personnes pour defendre une charte de la laicité quand on sait leurs ecrites sont remplis beaucoup plus de haines et de prejugés, rien avec ce projet de charte de la laicité Comment vous prouvez mettre Djemila Benhabib pour defendre une telle charte quand on sait son livre Ma vie contre le coran c est la frustration d une femme contre une communauté et une religion.Le discours de Jeanette Bertrand, tout cela a enlevé la credibilité de la charte, le discours sur la congediement » on va les placer ailleurs, signifie on va les envoyer epacter du poulet chez Oymel, mettre des saucisses en sachet.Ça sentait le xenophobes et le raciste.N oublie pas que ces gens venus ailleurs sont la pour nous aider a construire le Quebec que nous revons, on va faire le quebec avec eux, pas sans eux.Ils apportent leurs contributions dans la société.C est triste de voir l image de raciste et Xenophobe qu on attribue au parti de René Levesques.
    J espere que vous allez faire un examen de conscience pour changer cet image et retablir la confiance a la population quebecois et les communautés culturelles en 2012 qui avaient voté PQ en masse.

  35. Larence jacques, n importe quoi un peu de respect pour la democratie et notre noble institution qui est la DGE.Arrete de dire des betises, on est au Quebec quand meme, on est un grand peuple integre.La democratie a parle tout simplement.

  36. M. Lisée,

    Si vous voulez vraiment comprendre pourquoi les raisons de la débâcle de lundi dernier aller faire une petite lecture dans les commentaires des lecteurs du journal Métro de ce matin (10 avril, commentaire de M. Couture). C’est exactement pour ces mêmes raisons que pour la première fois de ma vie (j’ai 52 ans) j’ai voté pour un autre parti que le PQ dans une élection provinciale. En espérant que le Parti fasse vraiment un véritable examen de conscience…

    http://journalmetro.com/opinions/courrier-des-lecteurs/478057/courrier-des-lecteurs-du-10-avril-3/

  37. Cette première analyse est plutôt juste et offre beaucoup de contenu sur lequel on puisse réfléchir. Personnellement j’appuie la souveraineté du Québec depuis plusieurs décennies et je regrette que nous n’ayons pas encore eu l’opportunité de discuter de sa raison d’être. Depuis les deux référendums on ne s’attarde qu’au fait de décider du moment où le parti posera la question. Il est même rendu indécent que l’on puisse vouloir poser la question à la population.
    Vous avez amplement raison lorsque vous dites que c’est devenu un éléphant dans la pièce. Mais pouvons-nous vraiment blâmer les électeurs pour cette situation ?
    J’aimerais que l’on revienne à la base. Avant de parler de référendum, de monnaie, de territorialité, de droits internationaux, etc il faudrait peut-être commencer à réfléchir à ce que cela représente ou change d’avoir son propre État. Qu’est-ce que la souveraineté apporterait de plus aux Québécois que le fait de se maintenir dans une fédération. Il ne s’agit pas de faire un plaidoyer contre le Canada mais bien de définir les enjeux auxquels participe un État souverain.
    Quelles sont les politiques que pourrait prendre le Québec à titre de pays plutôt qu’à titre de province ?
    Quels sont les choix de société qui pourraient s’offrir à nous en tant que pays ?
    Quels seraient les rôles que pourrait jouer le Québec sur la scène internationale, les grands enjeux géopolitiques auxquels on pourrait participer ?
    Quelles seraient les options qui s’offriraient à nous au niveau de l’environnement et pour lesquelles nous serions décideurs ?
    J’utilise le pluriel sciemment car un projet global de société passe obligatoirement par la représentation et l’expression de toutes les tendances qui continueraient d’exister dans un État du Québec. C’est la cohabitation des forces de droite, de gauche et de centre qui créent l’équilibre au développement d’une société. Il en est de même pour la cohabitation de cultures et de religions différentes dans une société progressiste. Il serait primordial que tous les partis actuels puissent continuer à jouer leur rôle dans ce pays et qu’il puisse même s’en ajouter de nouveaux.
    Aujourd’hui ce n’est pas un nouveau référendum qu’il faut proposer, c’est de décrire et présenter ce qu’est un État souverain. Ce qu’il peut faire, ses obligations et responsabilités, les avantages et les désavantages, ses droits et limites, ce sont là les enjeux dont nous devons parler.
    Pour y arriver nous devons également avoir la motivation profonde de créer de la richesse et de la répartir le plus équitablement POSSIBLE afin de démontrer que l’on puisse se passer de la péréquation. Actuellement nous sommes les Tanguy du Canada. Comment peut-on nos prendre au sérieux ? Comment peut-on espérer que la population fera confiance aux politiciens qui brandissent la volonté d’avoir un pays? Cette création passe par l’appropriation et l’utilisation du bien commun au bénéfice de la population Québécoise. L’implication du gouvernement dans l’exploitation des ressources naturelles, l’aide à la transformation de ces ressources, le partage des redevances avec les communautés locales,le support aux industries des technologies, la formation et l’éducation pour préparer la jeunesse à participer à la nouvelle réalité mondiale mais aussi locale ce qui inclue entre autres l’apprentissage d’autres langues, des politiques concrètes pour lutter contre le décrochage scolaire et la pauvreté, etc.. Ce sont tous des moyens qui nous aideront à définir ce que devrait être un Québec indépendant. C’est ce que nous devons offrir aux Québécois comme projet. Il ne faut surtout pas oublier que ce projet passe par l’implication de toutes les tendances politiques. Un libéral, un Caquiste, un partisan de Québec Solidaire est avant tout pour moi un Québécois. C’est un coéquipier, un membre de ma famille. C’est mon peuple.

    • Je n’ai jamais été souverainiste dans le passé et ne le serai sans doute jamais dans le futur non plus. Mais je dois dire que pour la première fois je ne me suis pas sentie attaquée, voire agressée en lisant votre commentaire. Enfin, on me parle de la souveraineté de façon intelligente et non menaçante! Enfin on parle de tenir compte de moi aussi dans les discussions sur la souveraineté. Merci! Vous avez bien raison. Il faut d’abord réfléchir à ce que la souveraineté représente, se poser toutes les questions et inclure tout le monde dans une discussion saine. Nous sommes tous québécois et pouvons tous être fiers, peu importe notre appartenance politique.

  38. si PKP aurait agiter le poing dans les aires et mentionner qu’on y allait pour la charte au lieu du referendum ,on n’en serait pas LA

  39. Votre analyse conduit à la conclusion suivante :

    Le PQ et la CAQ semblent condamnés à un séjour structurel dans l’opposition s’ils ne fusionnent pas leurs forces.

    Deuxième conclusion : Le PQ a été le meilleur allié du PLQ dans cette élection et cela risque de continuer dans l’avenir.

  40. Nous avons maintenant 4 ans pour faire comprendre les enjeux d’un référendum au reste du Québec. Nous devons éduquer les gens, leur dire pourquoi on doit se séparer et laisser de côté la condescendance. Les gens oublient vite, il ne faut donc jamais arrêter de parler de la souveraineté. Leur faire comprendre que sans la souveraineté, toutes les décisions qu’on prend ne servent à rien.

    • « Dans notre désir de faire ce que nous croyions être le mieux pour les gens, nous avons oublié d’entendre ce qu’eux considéraient être le meilleur pour eux-mêmes… »

    • Éduquer les gens. Ah la la…
      C’est à croire que les tenants de la souveraineté sont les détenteurs d’une vérité qui échappe au « bon peuple ». La voilà, la VRAIE condescendance. Comme si tout ceux qui refusaient la souveraineté étaient de pauvres imbéciles non éduqués, mal informés, influencés par les médias et incapables de prendre une décision éclairée.

  41. Cher M. Lisée

    Votre analyse fait fi de certains aspects qui me semblent incontournables.

    1. Le PQ depuis plusieurs années base sa stratégie sur une approche menant tout droit a un VRAI cul-de-sac soit de toujours vouloir mettre « nous » en opposition avec « eux ». Qu’il s’agisse d’Ottawa, des immigrants, des anglos, etc. C’est un gros « turn off » pour beaucoup de souverainistes. On ne veut pas exister « contre » Ottawa, on ne veut pas se définir « contre » les musulmans, et on ne veut pas être les victimes des anglos non plus. On veut être NOUS,

    L’approche traditionelle du PQ, c’est très reducteur. Ce n’est pas inspirant. C’est isolationniste. C’est désolant en fait.

    Point culminant, la sortie de Mme Bertrand pour la fameuse Charte, quoi que vous en pensiez, était pathétique. Ca puait le racisme a plein nez. Quand j’ai vu votre collègue Drainville sourire a ses cotés alors qu’elle parlait, j’ai décidé de camper mon vote ailleurs. Désolé. Parti Xénophobe du Québec, moi qui pourtant suis un souverainiste convaincu, no thanks. J’ai voté QS avec la nausée, par dépit.

    Le PQ, vous vous êtes fait prendre a votre propre jeu et c’est Jean Dorion, un autre souverainiste convaincu, qui a le mieux dessiné le portrait. Qui au juste voulait de cette charte ? Les peureux. Les gens qui ont peur d’une kippa, d’un foulard ou d’une croix. Au départ, ces peureux qui parlent fort dans un premier temps ont faussement fait croire au PQ qu’ils pourraient gagner l »élection avec la Charte. Mais quand PKP s’est fièrement affiché comme souverainiste, et qu’on a enclenché le processus de referendum, ces mêmes peureux ont eu encore plus peur et se sont refugiés au PLQ.

    2. Le projet de souveraineté. Depuis l’élection de Jean Charest en 2003, qu’a fait le PQ pour promouvoir la souveraineté ? Rien. Nada. Zilch. Je n’entends JAMAIS parler du rêve du pays avec le PQ, je n’entends jamais personne faire sa promotion de l’indépendance, on ne tente jamais de solidement mobiliser les souverainistes, bien au contraire. On CACHE le projet et on tente de le faire avaler au peuple encore une fois avec des tactiques plus ou moins douteuses de manipulation. C’est voué a l’échec cette tactique.

    Honnêtement, je ne crois pas que les Québécois ne veulent pas leur propre pays. Si on leur offrait tout fait, ils le prendraient. Mais le chemin que vous leur proposez à chaque fois semble tortueux, douloureux, inconfortable, malsain, malhonnête et basé sur tout sauf la fierté, la foi et la vérité.

    Pour faire l’indépendance, ca prend des gens convaincus. Mttre l’option en veilleuse serait une GRAVE erreur. Il est plutôt temps que vous vous assumiez et que vous portiez l’article 1 bien haut au bout de vos bras. 40% de la population comme base de départ, c’est loin d’être catastrophique comme conditions de départ.

    Bonne journée 🙂

    • Monsieur Lajoie, j’aimerais vous remercier pour votre commentaire. C’est un excellent constat de la RÉALITÉ. J’inviterais d’ailleurs MM. Lisée et Drainville à lire votre commentaire plutôt que de chercher des excuses pour justifier la défaite quasi-histoire de lundi. Ils en sont largement responsables.

    • La sortie de Mme Bertrand est malheureusement correcte: les inégristes islamistes sont fin prêts à mettre des éléments de la charia en place, petit à petit. Allez voir ce qui se passe en ce sens en Angleterre, en Belgique et en France. Ce n’est pas de la xénophobie de sa part, mais une saine constatation.

  42. Excellente analyse M. Lisée. Je suis souverainiste et j’ai voté pour la CAQ cette fois-ci, même si je n’étais pas à l’aise avec certaines de ses propositions. La charte aurait été un plus pour le PQ si le PQ ne s’était pas entêté avec les signes ostentatoires. Vous auriez pu faire consensus avec la CAQ et Fatima Houda-Pépin, et si vous l’aviez fait, Couillard aurait été isolé sur ce point. La crainte du référendum a été amplifiée par Couillard qui n’a cessé d’utiliser cette crainte parce qu’il remontait dans les sondages. Couillard a essayé de dire un vote pour la CAQ est un vote pour le PQ mais ça n’a pas levé. Ce qui est triste dans tout ça, c’est que les libéraux sont majoritaires par la crainte du référendum. L’arrivée de PKP a donné des munitions à Couillard et fut une très mauvaise stratégie de la part du PQ. Surtout PKP le point en l’air qui parle de souveraineté. Non seulement il a donné des munitions à Couillard mais il a peut-être fait fuir ceux qui sont à gauche chez les péquistes. Cette crainte ou cette peur du référendum cache à mon idée la crainte de perdre sa qualité financière de vie. Si on veut à nouveau proposer la souveraineté au Québécois il faudrait d’abord être en meilleure santé financière. On a un déficit de 265 milliards. Ensuite démontrer noir sur blanc la faisabilité de ce projet à tous les niveaux surtout au niveau financier. Être en mesure d’avoir les différents scénarios, le scénario où le fédéral collabore et le scénario où il ne collabore pas. Ce document pourrait aider à diminuer la peur que certains ont. En attendant il faut mettre en veilleuse la souveraineté selon moi.

  43. Ne pas laisser pour contre l’impression (ce n’est pas qu’une impression, c’est la réalité) que le PQ est trop ami avec les syndicats pour être reconnu capable de faire un vrai ménage dans la fonction publique. Et cessons de dire qu’il n’y a pas de ménage à faire. Le PQ n’a pas fait mieux que le PLQ, au niveau du fardeau fiscal des québécois. Je suis d’accord que ce n’est pas la fuite vers QS qui a fait le plus mal. Et ce n’est pas là qu’il y a plus de votes à aller chercher. C’est du côté de l’individualisme qu’il faut aller chercher des votes, donc redonner du pouvoir d’achat aux québécois. Et simplifier l’appareil gouvernemental. Simplifier le processus d’impôts. Cessons donc de croire que des beaux discours de solidarité vont convaincre cette majorité de québécois, cette classe moyenne pognée à la gorge. Ils en ont ras le bol, et c’est LE facteur qui éclipse tous les autres. Il n’est pas dans vos 3 facteurs principaux. Réveillez-voux ! Allez parler aux gens! Je dois reconnaître que Couillard est vraiment allé parlé aux citoyens, comme il se vente bien. Il avait une bonne plateforme faut l’avouer. Pourquoi ne pas le reconnaître ? Ce n’est pas évident de couper intelligemment dans la fonction publique, mais force est d’avouer que sa stratégie semble assez bonne. Et il ne l’a pas cachée. Le PQ en parle du bout des lèvres quand il est question de coupures, pour ne pas froisser sa base électorale, et quand il coupe, il a peur de couper là ou il faudrait couper (dans les étages). Marois l’a dit clairement, il n’y a pas de problème. Grave erreur. Sans compter les transferts de postes aux municipalités, l’augmentation des garderies, l’électricité, les grands projets inutiles et dépensiers (à 1 million par job). Non mais réveillez-vous! Les québécois regardent le PQ aller, il ce parti ne leur donne pas le goût d’aller plus loin. Il ne voudront jamais (la majorité) donner encore plus de pouvoir à ce parti. Je suis péquiste depuis toujours. Mais si le PQ ne change pas…

  44. Bonjour à nouveau M. Lisée,
    j’espère que vous prendrez le temps (!!) ou le ferez prendre par quelqu’un d’autre du moins, de colliger et d’analyser toutes ces remarques, suggestions… il y a là y-une expression démocratique plus complexe et plus près du réel que ce que les médias transmettent comme information toujours trop réduite.
    Il y a une belle matière à pensée,

    Et j’en profite pour insister sur ma propres suggestion de faire sortir l’indépendance des partis en élection pour les faire travailler ensemble dans un projet « indépendant » au gouvernement et qui pourrait être soumis à la population un de ces jours. Dans ce cas, certains partis pourrait appuyer la proposition et d’autres la combattre. Il faudrait penser à une structure différente de l’actuelle tout au moins.

  45. Merci monsieur Lisée pour ces précision très éclairante et toujours présenté de façon claire . MERCI

    il y toute fois seulement deux aspects que j’aimerais apporter a votre attention.
    1. Je suis loin d’être convaincu que Mme Marois (qui soyons claire à tout mon respect et ma gratitude), donc convaincu que Mme Marois a suffisamment fermer la porte à l’idée d’un référendum. Ce n’était pas une campagne référendaire, le message aurait du être claire simple et précis mais dit avec force et conviction, « le partie québécois est une parti souverainiste c est claire. Par contre il ne s’agit pas d’une élection référendaire et je m’engage à ne tenir aucun référendum dans le prochain mandat » point à la ligne! Se fut mal adroit de patiner et d’ouvrir la question de la monnaie, il y aurait du avoir aucune discussion sur aucun point. Et les stratège du Parti Québécois ont fort manqué sur ce point. Mme Marois sait et a prouvé qu’elle sait être la dame de béton, il aurait fallu qu’elle soit forte là dessus et INTRANSIGEANTE. Mais comme vous dites est-ce que ça aurais changé quelque chose, je suis très politisé et informer j’ai participer a des élections antérieures travailler pour le referendum de 1995.

    Comme j’habite la région de l’Outaouais, Gatineau plus précisément vous pouvez vous imaginer tout ce que j’ai pu entendre dans mon entourage. Surtout du côté Anglophone, ce qu’on appel ici « good old Quebec Bashing » c’était sans fondement sans recherche sur une critique constructive. Bref sans mot pour déigner le dégoût que j’ai vécu.

    J’ai rencontré moi même Mme Marois a deux reprise et bous avons eu la chance de discuter un a un je fus ce chanceux. C est une dame étonnante beaucoup de charisme, intelligente et disons le elle a était et est toujours la personne ayant le plus de préparation d’expérience de la chambre des communes et des différents ministères.Ayant dit ceci et ne trahissant pas mon propos, pour beaucoup Mme Marois passe pour hautaine et snobe lorsqu’elle passe à la télé. je comprend mal pourquoi les gens ont cette perception!!!

    J’ai cru Rêvé au retour de Trudeau père avec la menace référendaire et n’ayant que se discours. c’était moche, simplet, mais ca a fonctionner. Bien entendu la société évolue très lentement mais plus rapidement c est temps dernier c est dans l’air du temps.

    La population du Québec aime les politique socio démocrate du parti québécois, les politique de centre gauche et ça parle à la population du Québec on se reconnait dans ça. Il fallait battre le faire là dessus et éliminer la possibilité du référendum!

    j’aimerais en terminant vous remercier et si possible avoir votre avis si possible

    en terminant je ne peux que rendre hommage à madame Marois qui a travailler toute sa vie au service à la population, peu de gens imagine quel difficile travail et le nombre d’heure que cela représente. Mme Marois Merci pour tout !

    Dominic
    Gatineau

  46. J’ai rarement vu une pareille catastrophe stratégique de la part d’un parti politique au pouvoir.

    1) Le PQ n’avait pas à faire une élection. La CAQ, avec 15% de votes dans les sondages, n’aurait JAMAIS renversé le PQ.

    2) Le PQ a manqué une chance historique de faire passer la charte avec l’appui de la CAQ. Pour avoir l’appui de la CAQ à 100% de la charte , i.e. sortir les foulards des garderies, il fallait naturellement céder quelque chose en retour à la CAQ (commission scolaires, coupure quelconque,) De toutes évidences, la négociation n’est pas le fort de ce parti.

    3) Le PQ a trouvé une façon de déclencher une élection AVANT que la commission Charbonneau n’ait attaqué les agissements du gouvernement provincial de Jean Charest. Non seulement on s’est passé d’une séries de déclarations croustillantes et accablantes sur les libéraux mais en plus la chef du PQ a réussi presque l’impossible: déclencher l’élection peu après que elle-même ait été attaqué par la commission en donnant des munitions sur l’intégrité aux libéraux!!!

    4) Après avoir déclenché une élection complètement inutile, mais avec une avance due presque uniquement à la charte et à un gouvernement moins corrompu que les libéraux, le PQ est allé chercher Pierre Karl Péladeau dans son équipe! PKP , rien de moins! Comment le PQ a-t-il pu penser que l’arrivée d’un tel éléphant dans sa campagne n’allait pas bouleversé son plan de match ? PKP au PQ? Tant mieux…Mais après l’élection! Elle n’avait qu’à le faire entrer comme ministre, une fois élue minoritaire ou majoritaire, ou même le faire rentrer comme ministre non élu (cela se fait, surtout pour un cas pareil) sans faire d’élections.

    4) Une fois le désastre de l’entrée de PKP, désastre amplifié par les déclarations subséquentes de Pauline Marois sur certaines modalités d’un Québec indépendant, il fallait évidemment revenir coûte que coûte à la seule chose qui pouvait peut-être la sauver: Attaquer l’intégrité de Philippe Couillard. Mais jamais on a osé attaquer Couillard sur son plus gros point faible: son poste de conseiller en santé du gouvernement de l’Arabie Saoudite. Le fait que le bon docteur Couillard ait conseillé un corps médical coopérant avec un système de justice appliquant la charia , donc coupant les mains des coupables, n’a jamais été une question de Pauline Marois lors du débat des chefs; il aurait pourtant été intéressant de le questionner sur son opinion sur la charia, sa non condamnation des agissements du corps médical saoudien, sur un lien possible entre sa vision de la charria et sa position sur la charte, ni même le fait qu’il pouvait posséder d’autres comptes de banques non déclarés dans les paradis fiscaux. Naturellement, au PQ, on ne descend pas si bas…

    • Chapeau Monsieur Capuano,
      L’analyse de M. Lisée est honnête et méticuleuse. Je trouvais cependant qu’il manquait un peu de la « critique de la rue ». Vous avez résumé parfaitement ce que je pense. Les stratèges du PQ (on aimerait les voir! Existent-ils?) ont eu tout faux en suggérant de déclencher des élections avant la fin des travaux de Charbonneau… Avant que Couillard défasse le gouvernement, il aurait hésité au moins un an, les sondages ne lui auraient pas été très favorables pendant des mois, surtout avec ce que la Commission va encore sortir. (À moins que le PQ aussi ait eu peur de la Commission…). Maintenant, j’ai la cynique impression que la commission risque de se terminer en queue de poisson. Le reste est une suite d’erreurs stratégiques tragiques.

  47. Je n’en reviens pas de lire tous ces messages qui nous disent que le projet de charte est la cause de la débandade du PQ. Le débat sur la charte a été gagné par les pro-chartes. Tous les partis ont avancés sur cette question, y compris les libéraux de Philippe Couillard. Ce que je comprends de ces messages, c’est que les souverainistes anti-chartes ont été blessés par ce débat. Ils n’ont pas digérés de se faire tasser dans le coin et ont assimilé la charte à une volonté xénophobe. Le problème, c’est que trop de gens bêtes ont émis des opinions ridicules en faveur de la charte. Ces opinions ont déteint sur ce projet du PQ. Tout le monde félicitait Bernard Drainville pour la façon dont il se plaçait au dessus de la mêlée. Moi, j’aurais aimé qu’il se jette dans l’arène et pourfende tous ceux en commission parlementaire qui disaient des âneries en faveur de la charte. Le projet de charte était pour moi un débat plus fondamental que la souveraineté car le parlement faisait en cette occasion un exercice formidable de souveraineté. Si c’était à refaire, il faudrait à mon avis que la charte ne fasse qu’une chose, qu’elle dise que la pratique religieuse n’est pas un droit fondamental absolu, et qu’elle peut être restreinte dans certaines circonstances.

  48. L’erreur principale du PQ
    Le PQ a fait plusieurs erreurs durant cette campagne, mais une seule l’a coulé vraiment, celle d’avoir mal analysé la volonté populaire avant les élections sur la question du référendum. Le peuple était pour la charte, (près de 70% des francophones étaient pour l’interdiction des signes religieux), par contre il rejetait massivement un référendum dans le prochain mandat. Une bonne analyse de la situation avant les élections aurait dû être faite et présentée au Conseil national du PQ afin qu’un engagement clair soit inscrit dans la plateforme électorale du PQ à l’effet qu’un référendum ne serait pas tenu dans le prochain mandat puisque les Québécois n’étaient pas prêts. Dire qu’il n’y aurait pas de référendum tant que les Québécois ne seraient pas prêts n’était pas suffisant. Quand on sait qu’ils ne sont pas prêts, on devrait les écouter et prendre les engagements en conséquence. Sinon, ça sent la magouille. Entre celle du PLQ sur la collusion et celle du PQ sur le référendum, les Québécois ont jugé que celle du PLQ était la moins risquée.
    Avec un engagement clair à ne pas tenir de référendum dans le prochain mandat, toute la campagne du PQ aurait été différente. Le PQ aurait pu faire valoir un bilan positif, une équipe exceptionnelle, des projets importants à poursuivre. Il aurait récolté 40% des votes et le PLQ 30%. Et le Québec aurait avancé durant les quatre prochaines années plutôt que de reculer comme ce sera le cas avec le PLQ. Le PQ et ses têtes d’affiche doivent apprendre à dissocier clairement leur projet à long terme, y incluant un référendum, et l’exercice du pouvoir à court terme. À mon avis, les intérêts supérieurs du Québec exigeaient de mettre de côté le référendum à court terme afin de rester au gouvernement pour poursuivre le travail amorcé sur les fronts de l’intégrité, des valeurs, du français, de l’économie et des finances publiques.
    Tous les chefs du PQ depuis 1998 se sont cassés les dents sur l’apparence de magouille référendaire avec le thème des conditions gagnantes. Ils ont été attaqués sur leur option principale sans pouvoir répondre correctement car ils voulaient garder le focus sur le choix d’un gouvernement. Cette approche a été contre productive. S’il faut garder la souveraineté au programme, la plateforme électorale doit être claire sur la tenue ou pas d’un référendum au cours d’un prochain mandat : le PQ doit s’y engager à tenir un référendum dans le prochain mandat ou s’engager à ne pas en tenir un. Le peut-être que oui ou le peut-être que non est très mauvais car il sent la magouille. Avant le déclenchement d’une élection, une analyse minutieuse de l’opinion devrait être faite pour connaître le positionnement à adopter en regard du référendum. Je suggère que le PQ ne devrait pas s’engager à tenir un référendum si l’appuie à la souveraineté dans les sondages ne recueille pas au moins 50%. Le Québec n’a pas les moyens d’en perdre un autre. À moins de 50% dans les sondages, la plateforme électorale devrait indiquer clairement que le PQ s’engage à ne pas tenir de référendum au cours d’un prochain mandat.

    • M. Nadeau, Stéphane Bédard sur la ligne 1. Non mais sans blague, le pq cherche sûrement des nouveaux stratégistes!
      La seule chose que chui pas d’accord c’est qu’on va reculer et l’affaire de l’équipe exceptionnelle. euh, non. Puis le 70% francos c’est comme dire 4 doigts de la main. Mais pour le reste, très bon commentaire, moderne, progressiste.

  49. Monsieur Lisée,
    Je suis musulman-pratiquant et immigrant de longue date. J’ai eu l’occasion de participer à plusieurs élections dans la province. Le 04 septembre 2012, j’avais voté pour le PQ.
    Parce que d’abord et avant tout je voulais participer à l’histoire en élisant une femme à la tête du Québec. J’ai agi par pur réflexe féministe.
    La deuxième raison est que le PQ a quoiqu’on en dise le souci des familles et des démunis. Adepte et défenseur de la social-démocratie, je suis plus à l’aise avec les idées du PQ qu’avec celles du PLQ, malgré mon option fédéraliste. Cette option ne m’empêche pas toutefois de comprendre et de trouver légitime la revendication d’un Québec souverain.
    La troisième raison est que je suis un fervent francophile et me bats pour la préservation de la langue française que j’ai transmise à mes enfants. Cette transmission bien que facilitée par mon installation dans la belle province, n’en est pas la cause. Je l’aurais de toute manière réalisée même si j’étais resté au pays. J’aime beaucoup la littérature française. J’ai lu et aimé Baudelaire,Nelligan, Victor Hugo, Michel Tremblay, Maupassant et j’en passe.
    Tout pour dire que j’ai des affinités avec le Québec, les québécois et le Parti Québécois. Dans une certaine mesure je peux dire que je revendique le mêmes valeurs que les «péquistes».
    Telle ne fut la l’ampleur de ma tristesse lorsque je vis ce parti que je croyais humaniste brandir la « Charte des Valeurs». Utiliser la pire des tactiques des partis de la droite extrême pour obtenir un gouvernement majoritaire: j’en n’en revenais pas , je n’en reviens toujours pas. Attaché à Madame Marois, j’ai voulu injustement l’absoudre en accusant Bernard Drainville de la manipuler et de l’instrumentaliser. Parce qu’à vrai dire cela ne m’a pas surpris de la part de Bernard Drainville. L’ayant suivi comme journaliste à Radio-Canada, je ne l’ai jamais trouvé rassurant.
    Par malheur, tout est arrivé au moment où j’essayais de convaincre mon entourage de soutenir le PQ aux prochaines élections. Ma démarche consistait à leur faire comprendre que les élections provinciales n’étaient pas un référendum et que rien ne devait nous empêcher de soutenir le PQ aux élections provinciales. Mon idée commençait d’ailleurs à germer et j’étais certain de récolter sous peu, les fruits de mon labeur . Hélas! la charte est venue comme un assommoir. Elle a été perçue comme orientée , je dirai même pointée surtout vers les musulmanes . A vrai dire les recommandations de la commission Bouchard-Taylor suffisaient. Parizeau, connu pour le courage de ses idées, Lucien Bouchard, Bernard Landry et Gilles Duceppe, tous de fervents souverainistes sont venus vous le dire. Rien n’y fit. L’envie de former un gouvernement majoritaire était plus forte, même s’il fallait le faire sur le dos d’une minorité.
    Je tiens à souligner que je vis au Québec depuis longtemps et que c’est la première fois que je vois les mosquées se mêler d’élections et suggérer fortement un vote stratégique contre le PQ, à juste titre d’ailleurs, pour que la Charte ne soit pas adoptée telle que proposée par le PQ. C’est le cœur serré que j’ai voté le 7 Avril 2014 pour la CAQ. Par que sa candidate était la mieux placée pour battre celui du PQ. La suite m’a donné raison, le PQ ayant perdu dans ma circonscription. Je vous assure que la Charte n’est pas étrangère aux percées de la CAQ dans le «450».Je vous prie de creuser la question pour y voir plus clair.
    Pour finir, je me définis comme un musulman laïc qui milite pour la neutralité de l’État par rapport aux religions. Et c’est au nom de cette laïcité que je m’érige contre le laïcisme qui n’est rien d’autre qu’une autre forme de religion qui ne dit pas son nom. Vive le Québec!

  50. Arrêtons de faire de Péladeau un bouc émissaire. On dirait que les québécois frileux n’attendaient qu’une occasion comme celle-là pour se donner une bonne raison de ne pas voter pour le PQ. Si une bonne partie de la population a été surprise par ses propos c’est qu’elle avait perdu l’habitude d’entendre parler de souveraineté avec autant de conviction. En ce qui me concerne , je ne veux plus de gouvernance péquiste, il faut un virage honnête et déterminé. le Parti Québécois ne doit plus jouer à cache-cache avec les Québécois, en agissant de la sorte il ne fait qu’accentuer la méfiance et la peur. Il doit se montrer très résolument souverainiste avec une grande confiance pour la cause même si cela le condamne à un très long séjour dans l’opposition. Il ne doit plus jamais chercher à être élu en passant la souveraineté sous le boisseau. Patience dans l’opposition et beaucoup de travail sur le terrain. Il va falloir que les élections subséquentes deviennent presque toutes référendaires. Dorénavant si vous votez pour nous, vous acceptez le fait qu’un référendum sera déclenché dans la première ou deuxième année de notre mandat. Et ne nous le cachons pas , Pauline Marois n’a jamais passé auprès de l’électorat. Pour quelles raisons ? Je laisse ça aux spécialistes de la psychologie des peuples. Il se peut même que les québécois aient beaucoup plus rejeté Pauline Marois que le Parti Québécois. Je crois que le Parti Québécois aurait besoin d’un bon chef charismatique avec une grande force de persuasion.

  51. Donc, si je comprends bien, le PQ n’a fait aucune erreur. Il s’est juste heurté au rejet d’un référendum éventuel, lequel est surtout fondé sur la peur de le perdre. Le PQ et/ou PKP ignorant cela et découvrant avec stupéfaction, après 18 mois durant lesquels ils n’en soufflaient mot, qu’il ne fallait pas parler d’indépendance, tout soudain, dans le cours de la campagne. Eh bien. Pourquoi le PQ se remettrait-il en question dans ce cas? Aucune raison n’est-ce pas. Il a juste été «victime des circonstances». Aucune incidence et rien à examiner concernant le fait d’avoir été élu en 2012 sur un programme social-démocrate et écologiste, largement renié dès son arrivée au pouvoir. Aucune conséquence non plus, d’avoir pris plusieurs engagements bien sentis: mentionnons l’ajout de palliers d’impôt pour les mieux nantis, la taxe santé, les moratoires/BAPE liés au pétrole et au gaz, les hausses de tarif Hydro-Québec et CPE, le rejet de la hausse des frais de scolarité (oui, celui-là été bien travaillé au corps par le PQ pour jouer sur les mots et les mesures, mais nous ne sommes pas dupes Mr Lisée, la réforme du PQ a fait gagner en définitive 3$/an de plus aux étudiants que la proposition de hausse du PLQ), le refus de Mme Marois d’un État pétrolier associé alors à Harper, réforme du mode de scrutin et élections à date fixe, pour ne citer que ceux-là.

    Aucune incidence. Les promesses électorales sont-elles faites pour être vigoureusement (ou nonchalament??) jetées à la poubelles sitôt élus Mr Liseé? Je connais pourtant plusieurs personnes qui ont voté pour vous en 2012 et qui ont changé d’avis lorsqu’ils se sont sentis traités comme des idiots et trahis par ces promesses qui paraissaient si fortes et si sincères avant l’élection de 2012. Ces gens seraient des exceptions selon vous. Eh bien. C’est fou comment le PQ n’a jamais tort, même quand il fonce dans le mur à 100km/h. Selon votre analyse, les QuébécoisEs n’auraient pas été déconcertéEs non plus par l’absence de cohérence et de ligne directrice de la gouvernance péquiste. Quand on fait campagne sur un programme social-démocrate en déchirant sa chemise contre l’idée même d’un État pétrolier et la promesse de plus de justice pour les oppriméEs, on peut penser qu’il est plutôt mal avisé d’ouvrir grans les porte à un État pétrolier, non sans museler solidement les écologistes du parti et les citoyens qui désirent s’exprimer sur cette matière (COVO, Enbridge), et de couper en catimini dans l’aide sociale des 55 ans+, des jeunes mères et des toxicomanes.

    Il y aurait beaucoup à dire sur la bêtise de la stratégie identitaire qui s’est résumée essentiellement dans un article discriminatoire de la charte. Nourrir la peur et le racisme de ceux qui n’ont pas les connaissances et les outils intellectuels pour comprendre dans quel piège d’intolérance anti-démocratique cela les entraîne, vous a fait gagner quelques voix au prix d’une confiance brisée avec plusieurs minorités. Ne serait-ce que sur un plan stratégique (vu que les plan éthique et protection de l’esprit démocratique semblent être les derniers de vos soucis) : peut-être que vous n’aviez pas beaucoup de votes à perdre au sein de ces minorités, mais chez les gens qui ne mordaient pas aux discours tristement démagogiques qui fabriquaient le consentement à cette charte, sa facture 100% marketing, sans vergogne à faire son beurre sur le dos des minorités ainsi placées sur le grill de la vindicte populaire, n’est pas restée inaperçue. Ce n’est rien pour inspirer la confiance, ni le désir de soutenir ce parti. Mais, semble-t-il, cela n’a eu AUCUNE incidence non plus. Tout juste un calcul un peu avantageux pour râcler cyniquement quelques votes à la CAQ. Je crois que vous ne mesurez pas encore les effets de la boîte de Pandore que vous avez ouverte avec ce biais identitaire, tant sur le plan des tensions sociales malsaines que de la crédibilité du PQ.

    La gouvernance du PQ tout comme sa campagne (à commencer par le moment choisi pour déclencher les élections) sentent l’improvisation, la petite politique et trop souvent, le grand n’importe quoi, de A à Z. Je suis désagréablement surprise de constater que vous considérez encore le PQ victime de quoi que ce soit d’autre que de lui-même, après avoir livré la pire gouvernance qu’on puisse imaginer sur le plan de la cohérence, de la dignité (petite politique et incohérences à répétition) et de la ligne d’action. Le problème n’est pas extérieur au Parti québécois. C’est une évidence que seul un esprit trop subjectif peut ignorer. Je vous souhaite sincèrement de vous en rendre compte avant de disparaître dans un prochain cafouillage majeur, que, espérons-le, vous saurez empêcher.

    • Mme. Eve T., bravo franchement et merci. pas trop social-democrate personnellement mais si un parti est elu sur cette base, avec des promesses si élaborées, et abonne tout, ça donne les résultats de lundi. 18 mois après seulement en plus. bravo démocratie québecoise.

  52. Salut monsieur Lisée,
    Je vous ai vu en début de campagne distribuant des fleurs sur Côte-des-Neiges. J’étais pressé et n’ai pas eu le temps de vous courir après pour vous souhaiter bonne chance. Mais je suis avec vous depuis votre entrée en politique. Je viens de voir Gilles Vigneault à la télé interviewé par Maxence Bilodeau, il ne lâche pas la patate, et livre un certain message d’espoir malgré ses 85 ans. Moi aussi je prends de l’âge, et c’est de plus en plus difficile de vivre des défaites et de faire des deuils. J’aime beaucoup votre analyse. L’éléphant est là, et tous les charognards de commentateurs fédéralistes s’en donnent à coeur joie sur le cadavre politique encore chaud de Pauline Marois, mais leur voracité à la Chantal Hébert ou Michel C. Auger est plutôt répugnante. J’ai vu ce soir cependant un Jean-Marc Fournier beaucoup plus digne rendre à madame Marois un bel hommage à 24/60. J’avais pris position sur FB en octobre dernier contre les aspects excessifs de la fameuse Charte, un peu dans le sens de Jean Dorion et des inclusifs pour la souveraineté. Je crois que le PQ a fait une erreur en faisant fi des conseils et avis à ce sujet des Bouchard, Parizeau, Landry, Duceppe, et Jean Dorion. Avoir compté sur la peur de l’étranger par les gens de Hérouxville et Cie fut une erreur, et comme l’a souligné Jean Dorion, quand on cultive la peur, faut pas se surprendre que d’autres suscitent le même registre et soulèvent aussi facilement la peur du simple mot de «référendum». Monsieur Couillard semble avoir indiqué hier son intention de faire adopter une loi sur la laïcité. Bien sûr ce projet dans sa forme libérale sera très dilué, mais je crois que vous devriez flairer le piège. Je vous invite à vous joindre assez rapidement et même à appuyer cette mouture libérale du projet de loi, après à peine quelques suggestions d’amendements. Car autrement vous aurez vraiment l’air d’être butés et de n’avoir même pas remarqué la présence de l’éléphant dans la pièce. Pour des motifs semblables, me semble que monsieur Drainville s’est tellement peinturé dans un coin avec cette charte qu’il ne pourrait à mon avis faire un bon successeur à madame Marois. De toute façon. comme a dit Sylvain Gaudreault, nous avons beaucoup de temps devant nous, rien ne presse pour nommer un nouveau ou une nouvelle chef, mais ne faudrait pas trop tarder non plus. François Gendron pourrait dans l’immédiat assumer la chefferie intérimaire. Je déplore bien évidemment cette déroute électorale du PQ. Il faut de manière urgente former ou revitaliser des Comités/Jeunesse péquistes. Léo et Martine devraient s’y impliquer. Il va falloir réjuvéner le discours souverainiste. Et, je m’excuse presque de le dire, souhaiter que la démagogue Françoise David décline quelque peu dans ses performances. Ou alors rêver de pouvoir l’atteindre par personnes interposées, mais elle semble inaccessible à tout dialogue rationnel. Comme Bourgault me manque ! Tellement plus de classe que madame Françoise D., ce Bourgault qui avait sabordé son parti R.I.N. et recommandé à ses membres de tous joindre individuellement le PQ naissant de cette belle époque. Pourquoi donc cet esprit de ralliement nous a-t-il quittés ? Pourquoi l’amour du pays ne suffit-il pas à ramener au PQ toutes ces brebis égarées, qui pourraient faire entendre leurs voix de toutes tendances à l’intérieur d’une seule formation souverainiste inclusive ? Pourquoi l’effritement ? Curzi et d’autres reviendraient-ils au PQ, maintenant que madame Marois a été écartée par ses électeurs ? Comme a dit Bernard landry, faut tenter de changer un malheur en une occasion de se redéfinir. Le mot «crise» vient du Grec ancien «crisis», qui veut dire «décision» … Je vous appuie.

  53. Un analyse très objective ! Plutôt triste mais très réaliste. Que fait-on pour le rêves 30 % d’indépendantistes qui restent.
    On ne devrait donc pas convaincre les québecois de voter PQ (sous le couvert du bon gouvernement) mais bien de les convaincre du bien-fondé de la séparation quitte à perdre quelques élections. Convaincre nos jeunes, convaincre la classe économique, convaincre même les anglophones.
    Comme souverainiste convaincu, je parle beaucoup de souveraineté à mon entourage et j’ai parfois l’impression que nous sommes beaucoup et qu’il y a très peu de fédéraliste. Est-ce le vieil adage de « qui s’assemble se ressemble » ?
    Mais j’ai plutôt tendance à conclure que des fédéralistes francophones un peu nationalistes préfèrent cacher leur opinion devant nos convictions et ne s’exprime qu’avec le petit x.
    Solution (facile à dire), si nous voulons toujours réaliser le projet de pays, c’est d’en parler inlassablement, sans cacher nos intentions.
    Le PQ devra dans l’avenir ne parler que de ça ou qu’il disparaisse.
    Il faut que PKP continue de lever le poing et que vous ou Bernard Drainville continuent à parler comme vous l’avez fait lors de vos discours de la défaite.
    N’ayons pas l’air d’avoir honte de ce que nous voulons quitte à faire peur.
    Ma mère ne m’a pas convaincu en une seule nuit qu’il n’y avait pas de monstre en dessous de mon lit.

  54. «ce demi-million de Québécois allait préférer risquer un gouvernement libéral empêtré dans d’interminables scandales plutôt que d’élire un gouvernement qui, peut-être, un jour, s’il étaient prêts, pourrait leur poser une question sur leur avenir collectif»

    C’est quand-même à brailler ça!

  55. Merci Monsieur Lisée pour votre analyse scientifique. Puisqu’il nous faut rebâtir le PQ voici ma proposition. Pourquoi ne pas axer les débats sur l’économie? Pourquoi ne pas définitivement oublier la souveraineté, du moment où nous avons la vision que les québécois n’en voudront jamais. Commencez par contrôler les déclaration de PKP et celles de tous ceux qui continuent à croire à la souveraineté. Le PQ doit renaître de nouveau. Attention la CAQ ou un probable NPD provincial pourront empirer la situation dans 4ans.

  56. Bonjour

    Belle analyse, mais vous manquez encore de recul. J’ai voté PQ, à contrecoeur, mais voici ce qui selon moi a fait mal.

    1- La charte. Surtout dans la région de Montréal et chez les jeunes. Elle fut perçue, à tord ou à raison, comme raciste. Chez les plus jeunes, qui ont des amis de multiples confessions et qui ont eu et ont encore des ami(e)s portant kippa, turban ou voile et qui n’ont jamais eu de conversion forcée, cette charte fut très mal reçue. Vous vouliez faire dans gains dans le 418 et le 450, mais ça n’a pas marché et vous avez perdu vos appuis dans le 514.

    Pour enfoncer le clou, la paranoïa affichée envers les étudiants anglophones. Désolé, ça ne passe pas.

    Fallait aussi voir de quoi avait l’air les amis de la Charte en commission parlementaire. Désolé encore, mais je ne voulais pas être associé à certains de commentateurs pro-charte qui racontent leur voyage terrifiant en «Musulmanie».

    2- Des élections prématurées. On ne peut pas déclencher des élections prématurées après avoir passé une loi sur les élections à date fixe. Vous avez beau eu tenter de justifier ces élections, ça ne passait pas.

    Stratégiquement, de fut une erreur. La Commission Charbonneau commençait à parler du MTQ. Il aurait fallu attendre le vote sur le budget, ce qui aurait laissé le temps de jeter un faisceau de lumière sur le PLQ et son système de ristourne. Et vous n’auriez pas eu l’air d’aller contre l’esprit de votre propre loi.

    3- Dans Montréal spécifiquement, ce qui réduit votre majorité dans Rosemont et fait battre Daniel Breton au dépend de QS, c’est de ne pas s’être occupé correctement de Montréal.

    a) Montréalais, j’ai mal reçu qu’on retire des pouvoirs spécifiquement aux arrondissements de Montréal, juste pour faire plaisir aux bonzes du MTQ.

    b) J’ai très mal reçu qu’on retire le tarif préférentiel à la STM et que pendant tout le mandat vous n’avez rien fait pour corriger ça. Désolé, mais même l’annonce du 13 mars en campagne électorale paraissait être du bricolage de dernière minute.

    c) Le prolongement de la 19, fait rapidement, qui va nous donner plein de trafic supplémentaire. À mettre en comparaison avec l’annonce d’une nouvelle série d’appel d’offres pour d’autres études portant sur un éventuel prolongement du métro après 2020 si les conditions économiques le permette.

    d) Dire pratiquement aux candidats à la maire de Montréal de se la fermer sur la Charte.

    e) Ne pas se prononcer sur le déficit démocratique de l’Île de Montréal où notre vote compte moins qu’ailleurs.

    Cinq dossiers où vous, ministre responsable de la métropole, vous avez carrément manqué votre coup. Je n’aime pas QS, je vote PQ, mais j’aurais presque aimé un changement de régime dans Rosemont. Dans le Montréal francophone, l’impression qui se dégage, c’est que PQ ou PLQ, on ne compte pas.

    • «Des élections prématurées. On ne peut pas déclencher des élections prématurées après avoir passé une loi sur les élections à date fixe. Vous avez beau eu tenter de justifier ces élections, ça ne passait pas.»

      Je suis entièrement d’accord avec vous là-dessus.

      La vraie raison qui a incité Mme Marois à déclancher des élections, ce sont les sondages qui laissaient présager un gouvernement majoritaire PQ avec en toile de fond un débat sur la charte.

      La CAQ était prête à faire des compromis sur la charte, mais l’appât du gain a été trop fort…

    • Ce que vous décrivez étaient certes des erreurs stratégiques, pourquoi ces erreurs ; voyez ce que j’en pense.
      Nous voulions absolument gagner l’élection en cachant nos convictions et nous avons tenté de détourner le débat et la population n’a pas été dupe. L’« étapisme » ne marche pas car on nous attend à la première étape. Les gens n’ont maintenant pas seulement peur de la séparation, il ont eu peur de la souveraineté et nous sommes maintenant au prise avec la peur d’un référendum sur la question ; la phobophobie !
      Le taureau doit se prendre par les cornes. Au parti Québecois, parlons souveraineté ou retournons chacun chez nous.

  57. Un dernier commentaire. Si le fait de contourner et éviter le sujet de la souveraineté est une stratégie d’électorat. Et bien, c’est un flop total parce que quant à moi, les résultats auraient été les mêmes si le PQ en avaient parlé à temps pleins pendant 18 mois. Échec. Tant qu’à perdre les élections, au moins promouvoir et avancer la souveraineté. Faut éduquer la Population sur c’est quoi LA SOUVERAINETÉ. Le monde l’apprennent pas à l’école et s’intéresse encore moins à la politique. Aucune promotion de la souveraineté ne s’est fait à part des publications de merde sur la page du PQ que seuls les membres voient. Une vraie farce. Même René Lévesque dans les années 60-70 utilisaient mieux ses outils, faisait des émissions, informait le population, des assemblés. Y’a surement plus de vidéo youtube de René que d’autre. Mais le nombre de vues est ridiculement bas.

    • Autre bon point. La promotion de la souveraineté. Depuis 1995, seul Jean-Marin Aussant en a fait la pédagogie.

    • Tout à fait d’accord avec vous !

      Le PQ a fait de la propagande en vase clos; il prêchait aux convertis dans Internet, Tweeter et Facebook. Mais qui lit ces pubs ? Personne, car les convertis en connaissent déjà le contenu, alors que les adversaires ne veulent même pas en entendre parler. D’ailleurs, on ne convertit pas grand monde dans ces médias sociaux, car on se parle presque toujours entre « amis ».

      Par ailleurs, le PQ nous avait promis une campagne publicitaire à la télé en faveur de la souveraineté avant les élections. J’ai envoyé de l’argent au parti à cette fin, mais je n’ai pas vu l’ombre d’une pub pour parler des avantages de l’indépendance.

      Quant aux pubs des partis pendant la campagne, je n’en ai pas le décompte, naturellement, mais la veille même de l’élection, j’ai vu une annonce des libéraux et deux de QS; aucune du PQ.

      C’est à désespérer des stratèges du PQ ! Et non seulement sur cet aspect… mais je respecterai ici Mme Marois.

  58. Je suis social-démocrate et souverainiste. Cependant, je constate comme beaucoup de personne que la souveraineté décline lentement mais sûrement dans les sondages. Beaucoup d’électeurs à la dernière élection étaient très jeunes ou n’étaient même pas nés au moment du dernier référendum. Qu’on le veuille ou non, beaucoup de gens sont attachés au Canada et cette situation n’est pas prète de changer. Le PQ a maintenant deux choix :

    1) Se mettre la tête dans le sable et continuer de prôner la souveraineté contre vent et marée;

    2) Faire preuve de réalisme et admettre que pour l’instant, l’indépendance n’est plus un priorité des québécois et, modifier l’article 1 du programme du PQ en conséquence.

    À la prochaine élection, il faut que ce soit clair que le PQ ne fera pas de référendum. Cela dit, cela ne change rien au fait que si les québécois manifestent leurs intentions de faire l’indépendance que ce soit possible de le faire. Mais il ne faut pas donner des munitions inutilement à nos adversaires.

    Pour le reste, la recette du gateau est connu. Un parti qui veut se faire élire au Québec doit :

    1) Préserver les programmes sociaux existants (vu l’état des finances publiques ce n’est pas le temps d’en rajouter pour l’instant);

    2) Protéger les intérêts du Québec à Ottawa;

    3) Protéger la langue et la culture québécoise;

    4) Faire le ménage dans les finances publiques et réaliser des économies si c’est possible;

    5) Ne pas augmenter les impôts, les taxes et les tarifs des services publiques au delà de l’inflation;

    6) Diminuer le ratio de la dette par rapport au PIB;

    7) Agir de façon transparente, intègre et honnête et éviter de faire de la petite politique.

    Voilà, à mon avis, la recette du succès en politique québécoise.

  59. M. Lisée,

    Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. À ce que je vois, vous tenez mordicus à votre cécité. Si vous vous obstinez à vous satisfaire de cette «profondeur superficielle» dans vos analyses, vous n’avez pas fini de perdre. Le peuple est moins bête que vous ne semblez le croire.

    • Avez-vous des arguments? Il me semble que vous n’amenez pas grand chose à la discussion…

  60. Je crois que je ne vais pas me faire d’amis avec de que je vais écrire, mais je vais parler franchement et j’espère que le PQ va bien ouvrir les oreilles.

    Avez-vous déjà entendu l’expression « n’importe quoi sauf le PQ »? Personnellement, je l’utilise et je l’entends souvent et de plus en plus! Et je l’entends de plus en plus souvent de la bouche de gens qui se disent souverainistes…

    La question qu’il faut se poser est : « Pourquoi des souverainistes préfère « n’importe quoi » mais pas le PQ? ». Je vous laisse y réfléchir, mais mon idée se divise ainsi :
    1- Le PQ ne fait pas rêver
    2- Le PQ divise plutôt que rassembler
    3- Le PQ semble trop attaché au pouvoir, pas assez aux vraies affaires.
    4- Le PQ n’essaie pas de vendre l’idée souverainiste, ni de rassurer les indécis/modérés avec des arguments valables.
    5- Le PQ valorise les chicanes, ce qui déchire même les péquistes entre eux. Il y a donc de plus en plus de souverainiste non péquiste parce qu’ils sont dégoûté par le parti. En tant que souverainiste, j’ai besoin de me rassembler autour d’un parti qui me donne envie de faire quelque chose pour le Québec et les québécois. (Pour l’instant j’ai QS.)
    6- Le PQ n’essaie pas d’inclure TOUS LES QUÉBÉCOIS dans le projet. Au contraire, trop de péquistes blâment les anglophones et les immigrants… Ils sont là, il faut faire avec, il faut arrêter de les stigmatiser et il faut commencer à les rassembler avec nous! Comment pouvons nous demander qu’on respecte nos différences si nous ne respectons pas celles de nos propres minorités?

    Bref, le PQ a mal vieilli, il est xénophobe, il s’auto renie et il oublie d’écouter les opinions autres qui ne pensent pas comme le parti. Dans le portrait actuel des choses, on a besoin de la CAQ pour rendre notre province autonome et ensuite de QS pour relancer la souveraineté. Le PQ est mort et il empêche le Québec d’avancer!

    Deux solutions, à vous de choisir :
    1- Quitter la scène politique pour laisser une vraie chance à la souveraineté porté par un parti qui répondra aux besoin de tous les québécois.
    2- Réformer profondément le parti afin de chasser les irritants qui font fuir même les souverainistes.

    PS. : N’oubliez pas d’éduquer, d’inclure, de prendre au sérieux et de faire rêver les jeunes (et tout le monde par le fait même), parce que le potentiel souverainiste est fort chez les jeunes, mais trop d’entre eux sont dégoûtés par le PQ et ont l’impression que vous êtes resté dans le passé…

  61. Monsieur Lisée,
    Votre analyse très intéressante (et courageuse, quelques heures après l’annonce des résultats) quoiqu’incomplète a le mérite de susciter une discussion riche dont émerge plusieurs points de convergence. J’offre ici quelques réflexions sommaires qui pourront, je l’espère, faire avancer le débat.
    1) À la lumière de plusieurs conversations avec des amis et collègues provenant de divers horizons, je peux affirmer que la charte a joué un rôle beaucoup plus important que vous ne le soupçonnez dans la désaffectation du vote péquiste (et j’en suis…). Les Québécois n’apprécient pas ce qui divise et le projet de charte tel que présenté et défendu à profondément divisé notre société. Il faudra plusieurs gestes « réparateurs » pour rebâtir des ponts entre les différentes communautés et le PQ.
    2) Le réflexe anti-référendaire ne saurait être le seul facteur d’explication de la déroute du PQ et il faut en comprendre les motivations sous-jacentes. Depuis 1995, l’absence d’un discours porteur d’avenir et rassembleur sur la souveraineté a non seulement nuit à la compréhension des uns sur les tenants et aboutissants de l’indépendance mais il a fait fuir les indépendantistes plus que convaincus (et j’en suis… ). Ce qu’il faut maintenant faire c’est de reprendre le bâton du pèlerin et refaire la pédagogie de la souveraineté. Il faut des propositions concrètes autour de l’idée de pays, des portes-paroles fiers, articulés, déterminés provenant de tous les horizons et de tous les âges qui s’évertuent tous les jours, en toute occasion et en tout lieu à dire, discuter, chanter, créer le pays. Et cela se fera en rassemblant toutes les forces souverainistes sous le parapluie d’un organisme non partisan. Cessons d’associer pays et référendum, faisons rimer pays et poésie!
    Et enfin, 3) la gouvernance au centre-droit, appelée à plaire à un électorat qui de toute façon ne votera pas pour le PQ, doit être abandonnée. Des politiques telles que l’électrification des transports, la souveraineté alimentaire, les soins de fin de vie et, dans une certaine mesure, l’assurance- autonomie sont des éléments qui doivent servir de base à un programme progressiste, réaliste et novateur. Peu de vos candidats (ou serait-ce les stratèges?) les ont mis de l’avant au cours de cette campagne. Il faut revenir à une sociale-démocratie moderne et ouverte qui prend le relais auprès des plus démunis tout en assurant la pérennité de notre économie.
    Par ailleurs, sans tomber dans l’âgisme, il faut donner davantage de place aux adultes de ma génération, celle qui a vu ses parents pleurer en 1980 et qui a pleuré en 1995, celle qui forme actuellement une grande force vive, qui prend soin des citoyens de demain tout en travaillant. Certains diront que nous n’avons qu’à la prendre cette place, mais je crois que la façon de concevoir la politique partisane par les temps qui courent ne correspond ni à ses valeurs, ni à son mode de vie.
    Mais ce que je souhaite par-dessus tout, c’est qu’on retrouve cette volonté de travailler et de rêver ensemble à ce pays que j’aimerais, moi aussi, léguer à mes enfants…

    • Seulement 10% des musulmans québécois sont pratiquants, mais ils semblent avoir une grande influence sur leurs co-religionnaires. C’est la façon de procéder de l’intégrisme.

  62. Primo. L’hypothèse selon laquelle la dégelée du dernier scrutin s’explique par la peur du référendum chez le peuple est sans doute fausse. Depuis des années, je ne rencontre personne qui a peur du référendum. On en rencontre des tas cependant qui n’en veulent pas. Il faut donc parler, non de peur, mais de refus du référendum. Secundo. Référendum et indépendance ne sont pas synonymes. L’expérience des deux référendums de 1980 et de 1995 suffit pour expliquer que les gens ne veulent pas d’un troisième, non pas parce qu’ils ont peur (vous sortez ça d’où au fait, la peur?), mais parce, en raison de l’immixtion du Canada dans l’un et l’autre exercices, les deux ont été gravement faussés comme expression de la volonté populaire et le deuxième a carrément été volé. Tertio. Je demande: vous sortez ça d’où au fait, la peur? Réponse : vous projetez votre propre peur de perdre sur la population. Votre hypothèse de la peur du référendum vous sert à jeter le blâme sur le peuple au lieu de voir la responsabilité historique des leaders. Le fond de l’affaire est que l’indépendance a pour levier le pouvoir. L’indépendance en effet est une décision des représentants du peuple (un loi de l’Assemblée nationale) qui n’ont pas besoin de référendum pour ça. Renvoyer ça à référendum, c’est déjà réduire le pouvoir de l’Assemblée nationale et celui de ses membres (les représentants). Le « péquisme », c’est cela, notamment, le refus de reconnaître que l’indépendance relève entièrement et éminemment de la démocratie représentative.

  63. (Avant tout, je suis désolé de mon ton, je suis encore sous le choc) VRAIMENT BRAVO pour cette analyse JF. Un jeu d’enfants on dirait, si facile à décortiquer. MAIS C’EST INCOMPLET !!!! Tu parles des variables de ton graphique, soit les sujets de la campagne (1 points pour ça) et de reconnaître les impacts positifs et négatifs. (référendum, charte, intégrité) (1 autre point). QUELLES SONT LES CONCLUSIONS MERDE ??? La stratégie PQ est où ? À quoi sert le PQ si pour avoir le pouvoir, il doit renoncer à la souveraineté et les idées de gauche. C’est l’impasse total. Non ?! SVP REGARDE LES VRAIS CHIFFRES EN FACE, SOIT LES CONSTANTES DE L’ÉQUATION. C’est ça le problème, les pourris qui votent Barrette sans rien savoir. C’est ça le plus gros problème. Si ça continue, m’a fondé le Parti Libaral pour que ces &?%$*$-là se trompent sur la carte de vote ou faire un sondage truqué en ajoutant le BQ et le parti Libaral. Et la stratégie pour arriver au référendum est carrément une joke (obtenir le pouvoir pour ensuite sonder et proposer peut-être, régurgitation de vomi) Faut la PROMOUVOIR la souveraineté. Et non attendre que les Québécois aient une illumination soudaine. À chaque fois, qu’il y a des chiffres et statistiques à présenter, TOUJOURS sortir les chiffres (Qc dans le Canada) versus (Qc libre) même quand le sujet n’est pas la souveraineté en soi. Continuer jusqu’à en écoeurer les payeurs de taxes et décident de l’essayer. Sortir un programme et budget très concrets souverain. Et question IMAGE ET MARKETTING, il manque littéralement et gravement un expert. Une entrevue post-élections sur Skype avec une personne qui ressemble à Soeur Angèle qui est supposé connaître ça ou les interview dans un parking quand il pleut. C’est pas vendeur. Ça fait Parti de Ticoune. C’est pas mal moins beau que les prises de caméras Hollywood des Libéraux dans les grandes assemblée avec des poignées de main et des applaudissement à la pelleté, des sourires, de la confiance. LA PUBLICITÉ POSITIVE EST CARRÉMENT ABSENTE. Tellement qu’à la longue, ça fait l’effet contraire. Le mot PQ devient péjoratif et le monde éclabousse Pauline même si c’est la meilleure comme vous le dites en repeat. Mais je garde espoir que le mouvement prenne un vent de fraîcheur ou bien que les gros morceaux du PQ se rangent derrière Aussant.

    • Après le choc post-traumatique de la défaite on peux vivre le syndrome de Stockholm. Ceci explique peut-il expliquer aussi pourquoi certains ont voté libéral et aiment leur servitude dans le Canada malgré les allégations de corruption?
      Voici une explication en anglais de ce symptôme qui s’applique aussi aux sociétés et pourquoi certains ont ou vont virer fédéraliste.
      J’ai eu des appels des partis adverses qui recrutent en ce moment.
      J’ai vécu l’expérience de perdre des députés qui virent capot et c’est frustrant.

  64. Comme le dis M Lisée, l’idee de la souveraineté demeure quelque chose qui plait à plusieurs, mais elle en révulse autant!
    Maintenant il faut pondérer l’espoirs face à la peur. Ceux qui l’aime la place à différent niveau maintenant dans leur échelle de priorité et ne son plus prêt à tout concéder pour elle, donc ils s’éparpillent. Pour ceux qui la craignent au contraire, c’est maladif, leur crainte place cette enjeux en priorité numéro 1 sur leur choix dans l’isoloir et terrifier, ils se fédèrent chez les libéraux.

    Maintenant, m’est d’avis, et a plusieurs aussi, que la souveraineté a pour but premier de remettre plus le Québec au mains des québécois. Dans ce sens, je crois que le grand projet du PQ devrait être de devenir l’architecte d’une société plus démocratique! Première étape, une révolution électoral (proportionnel ou autres…) .
    Au final ça affaiblirait certainement le PQ, mais ça permettra de remettre le pouvoir dans les mains de coalition national… Et qui sait, en morcelant l’idée de la souveraineté dans plusieurs partis, peut être la préserverons nous de l’extinction.

    Les PQiste s’éparpillent, QS ne prendra probablement jamais le pouvoir. La CAQ aspire à devenir le second partis mais se retrouva dans une position de nationalisme peu convaincu face à une machine fédéraliste de destruction massive, elle sera bien chanceuse si elle goûte le pouvoir 1 fois de temps a autres. Au risque de laisser les libéraux au pouvoir la majeur partie du temps 🙁

    Morcelons le pouvoir de cette machine par une réforme de notre démocratie, notre peuple serait mature et suffisamment de démocrates québécois suivrait le PQ si il promettait de faire de cette enjeux son enjeux ultime.

    Un nationaliste souverainiste de 40 ans qui rage et pleure de voir son pays au mains libéral depuis beaucoup trop longtemps !!!

  65. M. Lisée, ma perception est que s’il y a peur d’un référendum (réel ou appréhendé) des québécois, c’est le résultat de cette attitude de la part du PQ de parler d’indépendance du bout des lèvres et de faire du mot référendum un mot tabou!On ne peut pas convaincre une majorité de québécois d’appuyer ce projet d’Indépendance du Québec si ,à chaque campagne électorale, on essaie de cacher notre option indépendantiste sous le tapis.Le PQ doit cesser de vouloir être un « bon gouvernement provincial » et mettre toutes ses énergies à promouvoir ce projet d’Indépendance avant,pendant ,après toute campagne électorale.
    Ou bien le PQ doit se redéfinir comme le parti qui est le plus apte à défendre l’identité, la langue, la culture franco-québécoise.Et offrir l’Indépendance comme juste souhaitable.
    C’est le choix, je crois, que devra faire ce parti et ses militants à court terme.
    Pour ma part, je chercherai toujours le parti qui s’affirmera souverainiste haut et fort, en fera la promotion, avant, et surtout pendant la campagne électorale et après….jusqu’à l’aboutissement d’un référendum sur l’Indépendance gagnant!

  66. MAUVAISE ANALYSE

    Report du vote ON vers QS : FAUX. Le vote ON était dans le comté de Aussant, et il n’a pas été à QS. C’est principalement un report vers le PQ.

    FAUX: Le troisième fait majeur est l’absence de départ des électeurs péquistes vers Québec Solidaire, malgré l’arrivée de PKP. Il n’y a donc pas eu hémorragie des péquistes de gauche. Cette réalité est masquée par l’obtention d’un troisième député de QS, à l’arrachée.

    La croissance de QS est en parti le fruit du départ de péquiste de gauche. Par ailleurs, il y a eu l’adhésion des jeunes et, en partie, des femmes.

  67. Sait-tu pourquoi il y a eu transfert de vote francophone du PQ vers le PLQ ? Parce que vous n’avez pas écouté votre peuple. Parce que le peuple disait que la cause souverainiste est en baisse, mais vous vous êtes ostiné (et non déterminé) avec votre option. Pour plus d’info, j’ai un email..

  68. Bonjour,
    Je viens de regarder une présentation que vous aviez donné sur le thème de votre livre « Imaginer l’après crise ». Si l’on appréhende un effondrement potentiel de l’économie mondiale d’ici 10 ou 20 ans, je trouve aberrant que ceci ne soit pas au cœur des préoccupations de nos gouvernements. La charte, les coups bas, le référendum, l’identité tout cela ne sont que des futilités en vue de ce qui nous pends au nez. Il est vrai, qu’une option est de rebâtir en repartant avec un pays plus petit, en dégraissant l’appareil gouvernemental et en changeant notre culture capitaliste, cependant, ceci n’a malheureusement pas été au cœur des discussions et des propositions des partis (certainement pas repris par nos médias à tout le moins).
    Better luck next time mais malheureusement il sera probablement trop tard dans 4 ans pour faire bouger notre Titanic. La solution ne viendra vraisemblablement pas de nos leaders politiques…

  69. Tout simplement stupide de parler de referendum, meme ecrit dans le mandat du parti… tout simplement parceque c’est donner un AK47 a tes adversaires…aussi c’est rentrer un sujet trop complexe a discuter dans une campagne electoral..

    Que ca soit bien ou non pour les quebecois change absolument rien au fait que vous vous faite massacrer a chaque fois avec ca…

    et votre combat pour la langue française…

    La charte est importante mais vous auriez du simplement faire une charte sans condition sur le voile ou autres cossin ostentatoire..

    VOUS voulez aller trop haut quand vous êtes trop bas.. Au lieu d’y aller en etape vous essayer de sauter droit au but..

  70. Vraiment, si on veut un jour accéder au pays, il nous faudra convaincre plus que les québécois francophones. On devra aller chercher les immigrants, les inuits, les premières nations, et même les anglophones. Et ce n’est pas avec notre façon de faire actuelle qu’on les fera venir vers nous, ni même écouter ce qu’on a à leur dire. Il nous faudra penser aussi à eux, à leurs désirs et leurs aspirations. Qu’est-ce qui peut les décevoir du Canada actuel? On ne peut pas se braquer contre des aspects de ce qu’ils sont, religion comprise. La protection de la langue devra devenir la promotion de la langue française. Et ça veut dire que l’anglais devra prendre une large place, affichage, enseignement, utilisation partout…
    La charte de la laïcité ne pouvait pas être adoptée telle quelle. Elle devait être amendée, et jamais on n’a laissé quelque ouverture à des amendements. On a laissé de pauvres gens déverser leur fiel sur le dos des immigrants, on leur a laissé un micro pour ce faire, et jamais on n’a osé les ramener à l’ordre. Les auditions furent un vrai cirque.
    Et là nous avons 4 ans pour nous relever, et se préparer à encore se faire dire que le PQ est synonyme de référendum. On devrait l’accepter et dès maintenant s’atteler à présenter un projet de pays complet, réfléchi, avec les avantages et les inconvénients qui vont avec. Il faudra le vendre aussi bien à notre population qu’au reste du Canada qui se braquera contre nous si nous ne le faisons pas correctement. Ils ont peur à un blocage géographique, à un freinage économique. L’indépendance ne se fait pas contre le Canada, on le fait pour le Canada. Imaginez leur soulagement de nous voir cesser de les empêcher de régresser comme ils le veulent. Ce pays pourra devenir unilingue, anti-avortement, anti-gai, pro-pétrole, et je m’en fout de l’environnement. Ils seront tellement mieux sans nous.

  71. Quand un parti comme PLQ CAQ parle du référendum comme une tare une maladie. les gens ne peuvent vouloir faire l’indépendance. Il faut changer la manière de parler de la souveraineté. Dans chaque être humain, il y a un désir de liberté et d’indépendance c’est de ça qu’il faut parler. Depuis 30 ans on parle négativement de la souveraineté du québec. Comment voulez vous que le monde embarque dans ce bateau, quand ont affirmes depuis des décennies que le bateau va couler. Il faut réveiller cette soif de liberté et d’indépendance comme M.René Lévesque l’a fait…….
    C’est là le vrai chemin. Allumer l’espoir, ravivé la flamme et on n’a pas besoin d’argent pour ça…Il faut en parler toujours et toujours et peut-être que là les gens vont comprendre l’importance d’avoir son pays. Vivre le Québec Libre………

  72. Pour faire apparaître une fenêtre d’opportunité pour la souveraineté, il va malheureusement falloir tout reprendre du début; la création d’un nouveau parti souverainiste et rassembleur. Le Parti Québécois ne sera pas ce véhicule.

    La souveraineté devra être présentée comme un levier capital pour pouvoir faire des choix de droite comme de gauche qui devront être fait après. Sinon aucun choix n’est possible de toute façon, ça ne sert à rien de se raconter des chimères comme Québec Solidaire.

    Ce parti devra donc avoir pour but premier l’enseignement et non pas la prise du pouvoir. Il y en a pour 20 ans au moins, le temps que l’idée progresse dans la jeune génération. Les 18-25 sont probablement déjà perdus.

    La souveraineté devra être présentée de façon ouverte. Par exemple, il faudra souligner que le Canada n’est plus souverain dans le contexte de la mondialisation, la dérèglementation, le libre-échange qui ont permis aux grandes entités multinationales et au monde de la finance mondiale de s’arroger le pouvoir et la souveraineté qui en est la conséquence. Si le Canada fini par le comprendre, peut-être réalisera-t-il que lui aussi doit regagner son indépendance. Le Canada finira peut-être par comprendre qu’il n’y arrivera pas seul, et nous non plus. Pourrions nous nous associer pour reconquérir cette souveraineté?

  73. Seront nous un jour, capable de faire confiance à celui qui pilote un dossier et cesser de tirer sur une couverte déchirée, et de démontrer un minimum de patience, et en attendre l’aboutissement avant d’ouvrir une autre porte.
    Monsieur Drainville pilotait très bien le dossier de la charte, avec quelques semaines de plus, il aurait pu la faire adopter. Et cette charte était nécessaire à notre identité. Mais non, il a fallu que certains tirent chacun de leur coté, et d’autres tordirent le bras à Madame Marois pour avoir des élections. Il ne faut pas bruler les étapes, ceux qui ont insisté pour le faire, voient maintenant où cela nous a mené. Un recul d’au moins une décennie et peut-être la fin de notre si beau rêve.

  74. Malgré l’échec de la gouvernance souverainiste et du leadership sur l’indépendance de Mme Pauline Marois, plusieurs commentateurs des médias, dont vous-même M. Lisée, et même certains souverainistes déclarent que c’est l’idée du référendum et la déclaration de M. Pierre Karl Péladeau sur le pays qui a fait perdre le pouvoir au PQ. Pourtant dans le sondage Léger Le Devoir suivant la déclaration de M. Péladeau, tenue dans la période du 11 au 13 mars, soit de quatre à six jours après, 44% des intentions de vote des francophones allaient au PQ, 27% au parti Libéral, 14% à la CAQ et 7% à Québec solidaire.
    Est alors arrivé le premier débat et une première attaque sur l’intégrité du couple Marois-Blanchet. Une première glissade. Le deuxième débat: même attaque frontale de la part de Legault. Les deux fois, Mme Marois a été incapable de répondre efficacement à l’accusation. Elle n’y a opposé qu’une dénégation qui ressemblait plus à un aveu.
    Une dégringolade.
    Les événements sont souvent plus complexes que l’on pense.
    Et bien que, du moins selon vous, des centaines de milliers de péquistes ont voté pour le PLQ, il n’en demeure pas moins que les votes combinés du PQ, de QS, d’ON et du PI représentent 40% des votes exprimés.
    Les deux dernières élections sont, en fait, un double rejet de la gouvernance souverainiste et de Mme Marois. Mme Marois qui aurait dû disparaître de la scène politique il y a quatre ans. En 2012, Charest était à son plus bas et Mme Marois n’a pu qu’arracher un gouvernement minoritaire.

  75. Je crois que l’amorce de la descente avant l’arrivée de PKP s’est jouée sur l’emploi et la question économique. Des le début de la campagne, on a vu Couillard très agressif sur ces thèmes et je crois qu’il a réussi a marquer des points. Le parti libéral lorsqu’il parle de ces questions, a encore cet aura de parti de l’économie. .
    Concernant certaines recommandations, bien que je suis assez pessimiste pour la suite des choses, voila quelques idées pêle-mêle:
    Comme plusieurs l’ont souligné , le PQ a perdu au fil des ans la bataille de l’opinion publique. Avec plusieurs médias contre eux, La Presse, Radio-Canada dans une moindre mesure, , tous ces médias qui martèlent continuellement un message anti-PQ et anti-souveraineté ont fini par avoir leur effet.

    S’il reste une seule voie, une seule éclaircie possible , c’est de refaire la pédagogie de la souveraineté pour toutes les classes de la société, aller dans les cegeps, universités, internet pour en démontrer les avantages, comme durant les années 60-70.

    Il y a aussi la question de Option Nationale, il a dans ce groupe beaucoup de jeunes enthousiastes qui pourraient peut-être revenir au PQ, il y a peut-être des ponts a rétablir. .

  76. M. Lisée,
    Vous parlez de la peur d’un référendum.
    Je comprends les enjeux.
    Je n’ai pas peur d’un référendum.
    Je n’ai pas peur de la souveraineté.
    Je n’en veux pas.
    Pourquoi les souverainistes ne veulent-ils pas le réaliser une fois pour toute au lieu de ridiculiser ceux qui, comme moi, croient qu’il est plus sage pour le Québec de demeurer au sein du Canada? Ce n’est pas un déni de notre identité, c’est une autre manière de l’affirmer.

    • Exactement. Bien dit. Décision pragmatique et raisonnable. La peur n’a rien à y voir.

    • « Pourquoi les souverainistes ne veulent-ils pas le réaliser une fois pour toute au lieu de ridiculiser »

      Les souverainistes ne ridiculisent personnes. Les  »fédéralistes »’ (novlangue pour adepte de la soumission) le font bien tous seuls, eux qui désirent, veulent et demandent à rester soumis à des étrangers qui nous font disparaître.

      .

      « Ce n’est pas un déni de notre identité, c’est une autre manière de l’affirmer »

      C’est une manière, LA manière, de la faire disparaître. Trois siècles de nettoyage ethnique continuel contre tous ceux qui étaient au canada avant les anglos ne peuvent pas mentir.

  77. Par rapport aux premières analyses sur la défaite, il ne faut pas ignorer un facteur décisif qui est celui de la radio poubelle qui idéologiquement rêve d’un néolibéralisme antinational québécois, radio poubelle faite par des Québécois qui ont réussis en bonne partie à faire du PQ un tiers parti à Québec qui trouve encore ses électeurs convaincus mais tiers parti quand même. Comment voulez vous faire élire un gouvernement péquiste majoritaire lorsque Montréal centre et essentiellement la capitale et sa région rejettent le PQ? Comment pouvoir accepter sans en faire une dépense électorale, le mouvement ABM nauséabond en esprit comme en pratique de la part de cette radio d’eaux souterraines.

    Il va de soi plus largement que tous les animateurs de radios privées créent une pensée a peu près exclusive du contribuable et neutralisent les débats majeurs dont la souveraineté est partie composante. La radio poubelle toutefois ne pense pas tant le contribuable que l’individu et son égoïsme souverain, alors là si l’électeur québécois francophone en Montérégie à Montréal se met à voter pour la CAQ parce que Radio X Montréal commencerait à le rejoindre.

    Ce type de radio carbure à établir ses vérités, ses monstruosités et allergies. Il faudrait un duo radio de chaînes privées francophones sur la souveraineté, l’histoire du Québec, l’actualité québécoise et internationale. Tant que les médias seront neutres ou hostiles à la question nationale à 90%, rien n’est possible.

    Plus largement par la concurrence des partis au parlement de Québec visible depuis 2003, le PQ n’est plus capable depuis cette année là de gagner régulièrement une élection et encore moins majoritaire. Si on regarde brièvement depuis davantage 2007, depuis que l’ADQ a prétendu sortir de l’état de tiers parti sans y arriver en 2007 par sa quasi victoire, depuis que la CAQ son successeur a réussi à se rapprocher du succès de 2007 par 27% en 2012 tout en régressant un peu le 7 avril. Bref, depuis que l’ADQ-CAQ fait sa troisième voie dans une droite plus ou moins nationaliste entre un fragment d’inspiration péquiste (Legault), un gros morceau d’Union Nationale et un autre tiers de droite libertarienne, que QS dans la gauche pure tente de se faire précurseur d’un NPD-Québec cogité par un certain Mulclair chef du NPD fédéral, le PQ connaît des difficultés structurelles graves. La défaite virulente de lundi soir n’est pas qu’affaire de référendum, d’une campagne ratée en termes de stratégies, de maladresses dans la non défense du programme y compris sur la charte au nom d’un gouvernement responsable qui n’a réussi qu’à rappeler que la taxe santé n’a été que modulée non abolie; la défaite péquiste est aussi facilitée par l’offre concurrentielle caquiste et solidaire qui malgré les scores de 23% et 7% plutôt non évolutifs n’en restent pas moins depuis 2012 essentiellement stables. Les noyaux et plus d’électeurs caquistes et solidaires subsistent et se stabilisent plus dans le refus du PQ que du PLQ dans cette élection sinon il y aurait eu un minimum de vote stratégique contre les libéraux.

    L’avenir pour le PQ devant des tendances.

    -Les Québécois francophones encore majoritaires à 78% au Québec vivent dans la province de Québec sans grand attachement au Canada sans toutefois s’alarmer que l’État provincial soit sous la coupe du gouvernement fédéral, sans profondément dans ce début de siècle trop se préoccuper de la précarité de la condition du français au Québec et de sa totale précarité face au pouvoir fédéral entre l’indifférence et l’hostilité sur le sujet.

    -Une prédisposition de civilisation occidentale donc québécoise idem à l’individualisme fondamental ou curieusement fondamentaliste qui dédramatise toute question plus collective.

    Le PQ est t’il condamné à l’autonomisme comme article premier de programme ou à disparaître? Sur le plan nationaliste, la CAQ se détermine bien plus à droite tout comme il en est de même pour QS plutôt ici par la gauche.

    Il y a de la place pour un PQ strictement nationaliste considérant le peu de sérieux sur le sujet provenant de QS et de la CAQ. En tant qu’indépendantiste, je ne pense pas au PQ en termes strictement nationaliste avec passion quoique le seul gouvernement des francophones celui de Québec ne doit pas être sous l’emprise d’irresponsables éternellement qui se fichent de notre précarité nationale.

    • Depuis vingt ans, le PQ ne parle plus d’indépendance. Le PQ n’offre rien à la population sur ce sujet.
      Depuis des décennies, les gens nous demandent de quoi aura l’air un Québec indépendant? Aurons-nous une reine? un roi? un président? Aurons une Assemblée nationale? Des questions de base pour lesquelles le PQ n’a pas de vraies réponses. Serons-nous riches? Prouvbez-nous que nous serons riches.
      Quels sont les avantages précis de l’indépendance?
      Depuis des années, le PQ ne fait aucune éducation de l’électorat.
      Le dernier à le faire vraiment a été rené Lévesque durant les années ’69 à ’76. Après, il n’avait plus le temps de le faire. Et puis plus personne d’autre au PQ n’a daigné le faire.
      L’ABCD de la souveraineté avait commencé à le faire.(Aussant-Blanchet-Cloutier-Drainville) M’me Marois a mis un holà à cette entreprise alors qu’elle devenait de plus en plus populaire.

    • Analyse très perspicace. Il est encourageant de constater qu’il y a encore quelques penseurs au Québec et que l’analphabétisme politique n’est pas totalement générale.

    • Ce que je comprend de votre analyse, c’est que les gens n’ont pas compris la vraie vérité péquiste à cause de ces fameuses radios poubelles qui ont tellement le dos large pour expliquer les déboires d’un parti qui se renie lui-même.

      Donc, votre solution, serait de créer une radio-télé exclusivement souverainiste (propagande) pour dire aux gens comment ils doivent penser.

      Selon vous, les gens ne sont pas capable de réfléchir par eux-mêmes et lorsqu’ils votent pour la CAQ, c’est l’équivalent de voter pour le démon…

      Tellement réducteur comme analyse…

      Continuez de penser que la débandade du PQ est la faute des autres. Votre arrogance ne fera que vous maintenir dans les bas fond de l’électorat.

    • Oui, après des tonnes de propagande fédéraste, il faudra y aller nous aussi de propagande souverainiste, indépendantiste et nationaliste, à visiére levée …

  78. Monsieur Lisée, je l’ai écrit plusieurs foid depuis mardi…nous sommes un PETIT peuple PORTEUR d’eau, PEUREUX et qui n’a aucune ambition,aucun idéal. Il est comme le chien de Pavlov conditionné à saliver à la vue d’une carotte même s’il est maltraité par son maître. MI SÈRE. J’ai 77ans et je suis amèrement déçue par mon peuple. Vite que le PQ se relève de ses cendres avant que je meures…mais ce ne sera pas pareil sans Pauline…une femme d’exception. Verrons nous une autre femme à la tête du pays??? J’en doute. Les québécois sont trop misogynes.

    • Esther, je suis avec vous, c’est un dur coup de poing dans le ventre qu’on a reçu tous. Courage, on va corriger le tire et l’équipe reste très fort. Je croit que Jean-François Lisée fera un excellent chef du PQ. Il sais comment mousser le coeur , pour moi c’est un amoureux, quand JFL parle il parle de l’amour et avec passion et j’aime lui écouter parce qu’il a le talent et le charisme et émet un énergie dans sa voie très douce et s’il peut faire ça pour un homme , imagine ce que les femmes va penser de lui. C’est un homme charmant et souvent comme les gens dit, ce n’est pas le message mais le façon que le message passe qui est important. Il faut avoir ce qualité. Jean-François Lisée, j’y croit , tu sera un super bon chef du PQ.

  79. M Lisée
    Evelyne Tremblay vs a fait une proposition intéressante i.e. faire comme René Lévesque: expliquer les avantages de la souv. au tableau, disons 1 fois par mois pendant les 4 ans à venir.

  80. Moi et plusieurs c est la partition du quebec c est pas clair les jugements le federal . Chacun se fait une idee
    Et c est ce qui est arrivé au kosovo

    On ne veut pas perdre le quebec et faire de violence

    Le federal semble avoir une idee differente le quebec serait divisible selon la cour supreme

    Merci de m avoir lu mais la avez un fravail peda a faire sur le,federal
    Et pauline qui dit pas de frontiere meme monnaie. … Ayoye le reve

  81. Pas besoin de chercher de midi a quatorze heure…Il y a Quatre facteurs importants qui ont coulé le PQ —»»» Lissée, Drainville, Marois et Péladeau.

    • Merci Richard de la profondeur de votre réflexion. Le Québec a besoin de plus de gens comme vous, brillants et capables d’exprimer une pensée complexe!

  82. Monsieur Couillard a parlé de référendum, madame Marois a parlé de référendum, monsieur Legault a parlé de référendum; çà on l’a bien compris.

    Sauf madame David, brièvement, personne n’a parlé de souveraineté.

    L’erreur elle est là.

    Monsieur Parizeau disait qu’il faut parler de souveraineté avant, pendant et après les élections.

    Depuis 2012, personne n’en parle plus, sauf aux congrès et conseils nationaux du PQ, comme on siffle en traversant le cimetière.

    Depuis des années la souveraineté est absente du discours politique.

    Pauline Marois était toute fière de participer au Conseil de la fédération alors qu’en 2012, elle parlait de poser des gestes de rupture.

    Le référendum n’est qu’un moyen d’atteindre la fin.

    Pourquoi avoir caché cette fin ?

    Le PQ a été créé en 1968 pour faire la souveraineté.

    Il a été 20 ans au pouvoir et l’option ne progresse pas.

    Pour que la souveraineté ne fasse plus peur, il faut constamment en parler.

  83. M. Lisée, je vous remercie de votre analyse , parce que d’abord elle est éclairante mais aussi parce qu’elle donne l’espoir que votre parti va tirer cette fois-ci de véritables leçons des résultats de l’élection. Je vous dis cela en ne sachant pas encore ce qu’elles doivent être ni ce qu’elles seront .
    Cette campagne a été en effet truffée d’erreurs stratégiques et tactiques à en rendre stupéfaite et perplexe toute personne s’intéressant à un Québec fort, affirmé, prospère et solidaire. D’abord le fait de décider de prendre l’initiative d’une élection aussi tôt, le refus de rencontrer les journalistes d’entrée de jeu, la décision d’aller chercher PKP et le contenu de son allocution, l’attitude arrogante de votre parti sur la charte, comme si en dehors de la vôtre, aucune charte ne pouvait exister.
    Ce qui importe je crois est de comprendre le pourquoi de ces erreurs. Mon hypothèse est que pas mal de choses s’expliquent parle fait que vous n’ayez pas assumer certains de vos choix fondamentaux dont le référendum et la charte: vous vouliez le référendum sans pleinement l’assumer, vous ne le pouviez pas ( les gens vous le disaient de mille et une façons) sans pouvoir l’assumer non plus. Vous vouliez votre charte au point de laisser échapper une entente avec la CAQ dont la proposition allait plus loin que là ou le Québec ne pourra plus allé pour des années à venir, considérer toutefois le désaccord de la grande majorité sur ses conséquences (congédiements). Vous savez la vérité avec un grand V en matière aussi délicate?
    Et après…après la vie a basculé. Vous n’avez plus le choix que d’être sur la défensive, parfois désagréables et\ou arrogants.
    Pour l’avenir, ce qui nous importe par ailleurs le plus, il reste
    -le choix de s’inscrire dans le possible, avec la perspective d’ouvrir le Québec sur des nouveaux horizons économiques, écologiques et sociaux. On parle d’électrification des transports, de transports en commun, de rayonnement culturel et d’affirmation nationale; on pourrait ainsi parler d’un projet santé apte à résoudre les problèmes d’accessibilité qui inquiètent de plus en plus de gens (ne sont-ce pas à les véritables conditions gagnantes plutôt que celles abstraites dont on nous parle toujours tout en ayant changer les mots?
    – ou le choix d’assumer pleinement l’article 1 de votre programme et de prendre tous les moyens pour le promouvoir, en risquant de ne pas prendre le pouvoir à court terme.
    Les citoyens et citoyennes du Québec ont accepté pour un temps de voyager avec vous dans une ambivalence, la leur également, pour explorer et pour rêver mais là, ils ne veulent plus, depuis quelque temps déjà… peut-être parce que les temps sont trop durs, et combien d’autres peut-être ais-je en tête……Mais sûrement pas parce qu’ils n’ont pas compris!

    Bonne suite Monsieur Lisée et courage dans ce qui vous attend. Vous faites partie de ceux et celles sur qui les gens comptent.

  84. Bonjour monsieur Lisée.
    Je trouve votre analyse très intéressante.
    Gilles Vignault émettait un autre élément d’hypothèse, dans un article du Devoir de ce matin.
    « (…) Y a pas d’équivoque. C’est pas, si on avait fait ci ou si on avait fait ça, c’est toute la jeunesse qui a donné ce coup de balai. »
    Dans ce propos, ce qui me rejoint, c’est la reconnaissance de la montée d’une autre génération dans la saisie des enjeux de notre société. Les jeunes porteront le projet de l’indépendance à partir de leurs valeurs, de leur façon. La transition est amorcée mais n’est pas encore complétée. Leur projet sera un peu différent du nôtre et nous l’appuierons. Maintenant, il faut assurer le relais…
    Ceci dit, merci d’avoir fait le saut en politique active!

  85. La « realpolitik », c’est pourtant pas compliqué :
    1- Les Québécois vieillissent et, quand on vieillit, on ne vote plus avec sa tête ni avec ses couilles, mais avec la peur au ventre : peur de perdre ses acquis, peur du changement, peur de la nouveauté. Et je suis loin d’être sûr qu’on puisse faire disparaître cette peur simplement en leur parlant davantage d’indépendance.
    2- Le « vote ethnique », qu’il faut bien appeler sans honte par son nom, permet au PLQ de gagner une circonscription et demie par an. Comme l’a écrit hier Mario Dumont dans le Journal de Montréal, si Anjou a déjà été prenable, c’est maintenant une forteresse libérale. D’ici peu, les 5 circonscriptions de Laval seront perdues pour tous les partis sauf pour les Libéraux. Si rien n’est fait, le PLQ sera dorénavant élu à perpétuité.
    3- Il existe chez les francophones une frange de fédéralistes qui seraient prêts à vendre leur mère pour s’en mettre plein les poches au détriment des intérêts du Québec. Ces gens n’en ont rien à foutre de la culture et de la langue françaises ainsi que des sacrifices que des générations de Québécois ont faits pour maintenir une présence française en Amérique.
    4- Il existe aussi une frange de francophones de droite (par exemple, les lobotomisés de Québec, qui se nourrissent de fonds de poubelle radiophoniques) et de gauche (comme les pseudo-souverainistes de QS) qui disent avoir à cœur les intérêts du Québec, mais qui ne servent en fait que leurs petits intérêts ou ceux de leur parti.
    5- Au-delà de tout ça, il reste une majorité de Québécois nationalistes (en grande majorité des francophones, mais aussi une petite minorité d’anglophones et d’allophones) qu’il s’agit de rallier au centre (centre-gauche ou centre-droit, peu importe) pour faire échec à tous ceux qui ne souhaitent au fond que notre lousianisation, puis notre disparition.
    6- En résumé, la leçon à tirer de la dernière élection et la seule solution à notre survie est que le PQ doit abandonner pour l’instant toute idée de référendum (décision déchirante, je le sais, mais il faut ce qu’il faut). L’important, actuellement, est de sauver notre race et ce sauvetage passe par le ralliement de toutes les bonnes volontés qui font passer les intérêts du Québec avant les leurs. Sinon, comme je l’ai dit plus haut, laissons le PLQ pourri mener le Québec à la faillite en nourrissant ses petits amis avec notre argent et terminer l’entreprise de destruction massive qu’il a commencée il y a déjà longtemps sous l’impulsion des traîtres à leur sang.

  86. Votre capacité d’analyse, à chaud, est vraiment impressionnante M. Lisée.

    On pourrait discuter longtemps les causes, mais vous avez bien résumé le constat: il y a un éléphant dans la pièce. Un éléphant qui fait vraiment peur, car de ce que je ressents, ce n’est pas seulement une allergie au mot « référendum », mais à toute idée de définir les contours d’une société sur la base de valeurs communes. Comme si le Québec était en train de devenir un gros Laval (sous Gilles Vaillancourt): « Faites vos petites affaires et on s’occupe de faire rouler l’économie ». Comme si le Québec était en train de perdre le goût de rêver ensemble (sans jeu de mot avec le slogan du PLQ!).

    Avec tout le respect que j’ai pour vous et les membres de l’équipe du PQ (j’ai voté PQ), je ne crois cependant pas que le PQ pourra relever le défi de déplacer cet éléphant. Il faudra plus de 4 ans de gouvernance libérale « bon gouvernement » pour que les gens aient envie de parler de souveraineté. Et je ne crois pas que M. Couillard se lance dans des négociations constitutionnelles malgré les 150 ans du Canada en 2017. Aussi, le PQ a accumulé trop de griefs à gauche, à droite, chez les nouvelles communautés, pour qu’il puisse jouer le rôle de rassembleur pour secouer l’inertie de cet éléphant.

    Comme le mentionnait un autre commentateur, si on veut faire avancer le Québec, un parti résolument nationaliste, mais fédéraliste, m’apparait nécessaire. Et par « fédéraliste », je m’attache à l’étymologie du mot qui veut dire « alliance ». On peut être un État francophone dans une fédération canadienne (ici représentée comme entité politique et économique, mais non culturelle). Avant qu’un parti souverainiste puisse, comme J. Parizeau en 1994, être élu majoritaire en promettant clairement un référendum sur la souveraineté, il faudra en passer par là je crois.

    Et pour compléter, je dirais que ce parti devrait recréer le goût de la citoyenneté et redéfinissant notre mode de gouvernance, de mode de scrutin, et de ne pas avoir peur d’aborder des enjeux de société (langue, religion,…) par le biais de référendums. C’est le meilleur outil (ou le moins pire) pour que les gens apprennent à vivre ensemble.

  87. Dans cette campagne où on parlait « d’éthique », ad nauseam, l’arrivée de PKP, aux yeux de certains, posait problème au plan « éthique ». Re: concentration de moyens de communication dans les mains d’un futur ministre. Cela n’a pas aidé en ajout à « l’affaire Claude Blanchet ».

    Quand Couillard a menacé de Pauline, avant le premier débat, de dévoiler des choses, cela a été habile de sa part. Mais comment un ami de Porter peut-il devenir premier ministre? Je n’y comprends rien!

  88. « Mais l’éléphant est maintenant bien visible dans la pièce: une partie significative de l’électorat francophone est réfractaire à l’hypothèse référendaire, dans l’avenir prévisible. Réfractaire au point de replonger le Québec dans les années libérales plutôt que d’envisager à nouveau le choix du pays. »
    Je dirais plutôt que vous avez choisi parmi les nombreux éléphants — car ces chiffres, vous leur faîtes bien dire ce que vous voulez — celui qui vous convient, celui qui la « bonne gouvernance » à l’avenir, comme depuis vingt ans, vous permettra de privilégier. Et qui fait de votre parti un parti sans raison d’être.
    Si vous aviez, au moins, profité de votre court mandat pour promouvoir la souveraineté (plutôt que de le faire de manière retorse, stratégiquement, passant par des valeurs identitaires), peut-être n’y aurait-il pas eu un tel revirement. Si au lieu de tenter de convaincre les libéraux déçus, vous saviez encore la défendre, la souveraineté.
    La peur de la souveraineté, je crois que, bien davantage que le PLQ, c’est vous, votre peur de déplaire, de ne pas être au pouvoir, qui la propagez dans la population. Rien de moins souverain que le PQ actuel, que l’électoralisme dont il fait preuve. Déjà Larose parlait en 1995 de la « souveraineté rampante ».
    Je vous laisse sur ces quelques paroles souveraines de Bataille, incompatibles avec tout programme politique: « Si nous vivons souverainement, la représentation de la mort est impossible, car le présent n’est plus soumis à l’exigence du futur. C’est pourquoi, d’une manière fondamentale, vivre souverainement, c’est échapper, sinon à la mort, à l’angoisse de la mort du moins. Non que mourir soit haïssable — mais vivre servile est haïssable. »

  89. D’entrée de jeu, je me considère fédéraliste mais aussi nationaliste. Bref, pas séparatiste. J’ai toujours aimé vous écouter à la radio ou la TV – tout comme d’autres péquistes notoires dont Jacques Parizeau et Joseph Facal dont j’apprécie l’intelligence. Évidemment, parfois, votre partisannerie est trop pour moi, mais bon. C’est de bonne guerre!

    Ceci dit, je suis époustouflé par cette analyse juste, sensée et honnête. Je discute politique fréquemment sur FB et d’autres plateformes mais rarement « un adversaire » a vu si juste. J’en arrivais grosso-modo à la même analyse mais mes amis « bleus » n’aimaient pas ça! LOL C’est du grand journalisme! Bravo!

  90. Si je compare avec les années 70, alors que j’étais étudiant, on recevait régulièrement les apôtres de l’Indépendance (dont on a trituré le nom tant de fois…) qui avaient le don de nous faire rêver, de nous faire voir qui nous étions et ce que nous pouvions devenir collectivement. Nous recevions régulièrement aussi ceux qui dénonçaient la mainmise des corporations sur le Peuple, nommément Michel Chartrand. C’était clair, unilatéral et sans concession, exactement à l’image de la jeunesse, Le message circulait et il y avait un contact personnel avec l’idée, par messagers interposés. Depuis 30 ans, qui s’est préoccupé d’aller parler aux jeunes, de les convaincre, de susciter ces regards d’intérêt et d’espoirs qui se sont traduits par un premier gouvernement du PQ en 1976? Sur ce terrain, nous serions, encore aujourd’hui, les seuls, puisque les tenants du Statu Quo n’ont rien à dire qui soit porteur de rêves et d’espoirs.

    Le seul document de cette nature que j’ai vu demeure la tirade de Bernard Drainville, à l’Assemblée Nationale, visible sur YouTube. Autrement, rien, nada, sinon de longues envolées techniques et sans âme.

    Je prétends qu’il va falloir reprendre le bâton du pèlerin, dénicher des orateurs passionnés et les lancer sur la route. Les derniers qu’on a connus n’ont pas pipé mot durant la dernière campagne, ni avant d’ailleurs. B-Blouin et Desjardins n’ont fait que des photos et ont joué les plantes vertes. Drainville, talentueux, s’est engoncé dans un projet de charte qui le menottait et, bref, personne n’était capable de se poser en porteur de ballon, pur et dur, inattaquable.

    Le PQ est peut être devenu un peu trop jaloux de son confort et a indubitablement négligé d’inculquer les notions de l’Indépendance aux nouveaux électeurs, ce qui leur permettrait de se faire une tête sur la question, au lieu de s’en remettre à l’air du temps ou à la chanson de la semaine. Aussi, il faudra parler du projet du Pays et, à ce propos, j’ai eu le cœur un peu serré de voir un Thomas Briand-Gionest se faire tasser comme une nullité dans Rimouski-Neigette, alors qu’il me semblait être en plein le genre de personnage dont on a besoin pour convaincre et que son travail à certes contribué au maintien du comté dans le giron péquiste. À sa place, on a «inséré» un apparatchik du Parti, potentiellement ministrable. C’est peut-être un bien pour un mal, mais, pour l’heure, on n’en est plus à se chercher des ministrables pour quatre années sinon huit… Il est plus que temps de trouver des messagers qui se salissent le nez dans les ruelles, désormais…

    Quant à ceux qui déploreront «l’imprévisibilité du projet», ceux qui veulent savoir AVANT quelles seront la monnaie, le passeport, les frontières, les bilans à faire avec l’ancien partenaire (Canada), les actifs et les passifs, il faudra leur rappeler que le tout demeure à négocier et que pas un Fédéraliste ne va s’avancer sur la chose, sauf une fois contraint d’y faire face. Il faudra faire comprendre et accepter qu’une partie est imprévisible, qu’il y aura des négociations à tenir entre le Québec et le Canada, sous l’égide du Droit international. Bref, on ne devrait pas se faire voler à 600km de l’ONU…

    En conclusion, remisez vos complets-vestons et vos beaux atours. Remettez les bleus de travail des Charron, Bourgault et autres, puis allez dans les centres communautaires de quartier, ne serait-ce que pour rencontrer 40 citoyens, lesquels seront 80 à votre second passage et 200 au troisième. Il n’y a pas de petit geste, M. Lisée. Tout compte… et vous n’aurez que cela à faire, comme les Sept de 1970. On a simplement changé de chauffeur, pas de destination, comme le disait Foglia. Le train va continuer de tourner en rond pendant que vous ferez œuvre utile.

    • Excellent commentaire! Le pays à construire doit être concret et s’appuyer sur tous les citoyens. Autrement, ça demeure une idée de plus en plus abstraite.

  91. Bonjour M. Lisée,

    Voici ma suggestion.
    Article UN : Rendre le Québec financièrement indépendant du Canada.
    Article DEUX : Souveraineté.

    Je suis fédéraliste, mais avec la souveraineté à l’article deux, je n’hésiterais pas à voter PQ si vous travaillez sérieusement à réaliser l’indépendance économique dans un premier temps. Et seulement après cette victoire, vous passez à l’article DEUX. Bien sûr au référendum, je me réserve le droit de voter OUI ou NON. À vous de me convaincre rendu là.

    Bonne chance.

    • Pour l’article #1 que vous proposez il y a un problème: La haute finance canadienne ne le permettra jamais…

  92. Oui, l’effet PKP/Souveraineté est un facteur important! Mais, n’oublions pas que lors des élections de 2012 vous avez été élu par un Québec fortement libéral grâce à une crise étudiante et que malgré tout, le PQ a eu du mal à prendre le pouvoir… Maintenant, sans la crise étudiante, et sans l’appuis des étudiants (Qui se sont senti trahis par les politiques du PQ) il est évident que les gens qui ont voté pour le PQ afin de mettre fin à la crise sont simplement retournés à leurs vieilles habitudes libérales. De plus, le PQ aurait eu grandement avantage à régler la charte avant les élections, au moins en adoptant la partie qui fait consensus. Autre élément important, Mme Marois martelait à propos du référendum « Non, il n’y aura pas de référendum… Tant que les Québécois ne seront pas prêt. » Elle aurait gagné beaucoup plus à dire simplement « non, ce n’est pas pour cette fois-ci », ou « oui nous le ferons! » Mais sa réponse laissait planer un doute dans les deux sens et le doute en politique ne sert que celui qui ne laisse pas planer le doute!

  93. M. Lisée

    Vous avez probablement raison dans votre analyse du pourquoi de la chose ….
    J’aimerais rajouté à ceci ce qui semble , à mon humble avis, un des points majeurs de ce pourquoi de la chose …
    Beaucoup de québecois vous reprochent de n’avoir rien fait durant ces 18 courts mois au pouvoir . Pourtant, ceux qui ont suivi un tant soit peu, savent que vous avez fait beaucoup dans des circonstances pas toujours facile.
    Vous auriez dû mettre de l’avant ces éléments que vous avez fait vs les promesses lors de l’élection de 2012 …
    Vous auriez dû aussi expliquer les obstructions de l’opposition ou les raisons qui ont empêché la réalisation de certains projets.
    Vous auriez dû parler des projets en cours
    Vous auriez dû mettre à l’avant scène un peu plus l’équipe, les candidats, au lieu de juste Mme Marois … car vous aviez une super belle équipe.
    La Charte aurait dû être passer comme loi avant les élections au lieu d’être un des éléments principal de la campagne
    Mais … qui suis-je pour analyser une campagne électorale !!!

  94. Cul de sac

    Entourés de gens qui travaillent dur pour gagner leur vie qui ont probablement tous votés libéral comme la radio poubelle leur a suggérée, il m’ait apparu une évidence bien simple qui n’a rien à voir avec toutes les démarches, programmes ou calculs savants qui pourraient nous faire accéder à la souveraineté grâce à des électeurs enthousiasmés à aller voter pour le parti québécois.

    La classe moyenne est endettée jusqu’au cou et n’est pas disposée à prendre le risque de voir sa situation empirée par d’hypothétiques soubresauts économiques causée par la « séparation » du reste du Canada.
    Alors que le parti québécois ne peut pas garantir que les ménages deviendront plus riches du jour au lendemain ; les fédéralistes ont le beau jeu pour marteler à l’unisson tous partis confondus en incluant la CAC de François Legault leurs messages catastrophiques qui pourraient nuire aux portefeuilles déjà bien minces des québécois.

    Ça prendrait presque un Gandhi ou autre fils de Dieu pour convaincre les québécois de faire des sacrifices pour un pays en leur faisant oublier leurs emplettes au Centre d’achat ou voyages à Old Orchard Beach‎ cet été sans compter toutes les factures qui s’accumulent.

    Nous sommes dans un cul de sac.

  95. Monsieur Lisée,

    Cela se peut-il que René Lévesque avait chassé l’éléphant dans la pièce en prenant le «beau risque». Cela se peut-il que nous sommes rendu à reprendre un nouveau «beau risque» ou d’adopter une «sortie de secours» ?

  96. Serait-il une bonne idée de publier le fameux livre blanc dès que possible? Nous serions à quoi nous tenir. Il y a aurait des réponses, des discussions et un temps pour apprivoiser.

    La Charte et le référendum, ça fait beaucoup pour une seule élection. Que de bouleversements à venir après une telle élection du PQ!

    Mes impressions, simplement.

    Le vrai travail commence. Bon courage.

  97. belle annalyse…

    mais vous devrez vous y faire, vous êtes condamnés à vivre dans l’opposition pour les années à venir et même après…

    simple calcul: le plq peut compter sur 20% de l’électorat qui ne se demande même plus si le plq est un choix moral mais qui ont décidé que c’est le seul choix qu’ils ont: les anglophones et les allophones depuis 1967 n’ont pas bougé de leur position ,algré tous les beaux discours inclusifs du pq, malgré la main tendue de m. lisée, malgré… ils sont et se sentent canadiens! pas un défaut bien sûr mais une conviction qui les empêche de même regarder vers le pq (ou les autres partis d’ailleurs le plq représentant l’option la plus certaine pour eux).

    il reste 80% de l’électorat à diviser entre 4 ou 5 partis! avec le quart de cet électorat le plq est assuré d’un gouvernement majoritaire… les autres partis dont le pq doivent convaincre la moitié de cet électorat pour espérer un gouvernement majoritaire!
    alors les belles analyses ne remplaceront pas la nécessité de faire front commun, des alliances de partis autour d’un objectif commun comme la souveraineté pour espérer prendre le pouvoir; on peut y rêver mais mme david a déjà signalé que jamais elle ne négocierait avec le pq, un parti de droite;
    m. legault depuis que le pq ne l’a pas choisi comme chef, ne veut plsu être souverainiste! sa seule ambition semble être de devenir calife à la place du calife; on pourrait peut-être lui offrir la direction du pq pour… mais je doute que ça passe!

    ma mère disait toujours « on paie par où on a péché »!
    eh bien m. lisée le pq, aujourd’hui, paie pour sa stratégie électoraliste (soyons gentil) déficiente.

    vous annonciez l’importance de la charte des valeurs et vous avez refuser de la faire voter en chambre préférant vous en servir comme argument de vote!!!
    quand on croit à quelque chose on le fait; vous auriez été défait en chambre! et alors?
    un, vous auriez au moins été convaincant dans votre discours de l’importance de la charte,
    deux, vous auriez pu vous présentez devant le peuple comme un défenseur réel des valeurs québécoises face à ceux qui ne le sont pas.
    tout ce que vous avez accompli, c’est de faire disparaitre la charte pour aucun gain réel!
    en ce sens la charte a eu un effet mais pas celui auquel on pense: on regarde le pq et on voit qu’il ne s’engage à rien s’il n’y a pas un gain électoraliste au bout!

    je syuis d’ailleurs plutôt d’accord que l’effet de la charte est mineur sur le vote puisque de toute façon les plus ardents opposants n’auraient pas voté pour le pq, charte ou pas charte.

    cette notion du pouvoir à tout prix, du bon gouvernement… plus capable!
    la leçon d’option nationale vous échappe; vous ne tirez aucune conclusion????

    une réflexion s’impose au pq: est-ce qu’il y a encore des gens qui se battent pour la nation québécoise, la souveraineté ou le pq n’est-il qu’une bande de députés qui veulent surtout former le prochain gouvernement quite à oublier ce pour quoi il a été créé.

    j’espère que le pq retrouvera ses idées sinon on aura option nationale.

  98. Le résultat des élections me déçoit essentiellement parce que je suis pour la Charte des valeurs. Je ne suis ni raciste ni xénophobe. Je ne veux aucune perte d’emploi pour les travailleurs avec signe ostentatoire, il y a des clauses pouvant être utilisées pour garantir leurs droits acquis. Je déplore que le ministre Drainville n’ait pas sanctionné très clairement les manquements à la civilité de certains concitoyens envers quelques femmes voilées, au fur et à mesure qu’ils se produisaient, et n’ai pas corrigé les dérives explicatives (exemple, comparer la croix ou le sari portés à l’occasion à tout autre signe obligatoire tout le temps). Finalement, la valeur réelle de la Charte a laissé la place à un dossier électoraliste mal géré..

  99. Ce n’est pas la peur référendaire le problème… c’est la PEUR de PERDRE un nouveau RÉFÉRENDUM portant sur la souveraineté de l’État abstrait à venir… Qu’en est-il d’un référendum gagnant sur l’État ILLÉGITIME du Canada actuel répudié par les fédéralistes-rénovateurs autant que par les autonomistes et les souverainistes ? Un État de clair déni démocratique qui s’impose SANS OUI, par-dessus la tête démocratique référendaire des Québécois,es ?

    Pour le savoir, il faut mettre l’éléphant sur la table… le référendum qui n’a jamais été tenu… pour la bonne raison que la minorité activiste canadianisatrice s’en est toujours bien gardée se contentant de fédérer les NON aux référendums portant sur les États devant succéder à l’effondrement de l’État ILLÉGITIME actuel…

    L’ÉLÉPHANT c’est le référendum qui n’a jamais été tenu… un ÉLÉPHANT de cristal… qu’on ne voit pas…

  100. Il ne s’agit pas ici de jeter la pierre. Tout le monde a fait pour le mieux et j’ai voté pour le PQ. pour l’équipe du tonnerre qu’il représentait.
    Cependant, je conseillerais de redonner la liberté à PKP et de le laisser agir librement sur le terrain comme militant convaincu, parce que vous êtes en train de gruger sa crédibilité et cette homme a beaucoup à donner.
    Tous ceux qu’on dit les plus pesants et les plus convaincus ne sont pas, pour diverses raisons, nécessairement utiles au sein même du parti, mais ils pourraient être très utiles en étant vouées au terrain et en voyant à la protection de notre souveraineté sur tous les plans. Les élus du parti devraient prendre conseil de leur expérience et s’appuyer sur eux. Pour ma part, il faudrait chasser le fiel sous-jacent qui surgit, et c’est normal, et je suggérerais à M. Landry de se reposer et de se retirer de la mêlée. Il parle trop.
    Jusqu’à ce que les élus du parti se retrouvent, pourquoi ne pas faire alliance avec la CAQ, et faire une force redoutable qui sera peut-être nécessaire.
    On verra où le PLQ va se diriger avec la langue, l’éducation et la santé, l’économie. PKP n’étant plus au sein du parti, QS pourrait se rapprocher, ce qui donnerait de la force et un peu de temps pour faire tout l’examen de conscience nécessaire. Je ne blâme pas PKP, mais seule la façon dont il a été présenté. Ce ne fut pas très politique comme manoeuvre quoique je n’y connaisse rien en la matière.
    Il faut reconnaître nos erreurs et, ce n’est pas en ruant dans les brancards que nous gagneront la partie. Il faut semer et non pavoiser. Le langage servi sur des gros mots n’apporte pas de l’eau au moulin, il ne fait que la polluer. Bien sûr, je ne suis pas prête à dire que M. Couillard a toujours eu un langage exemplaire et que les partis fédéraux sont sans taches. Mais, pour l’instant, les électeurs ont voté et les libéraux se sont calmés. Faisons de même et calmons-nous. Attendons voir! Écoutons les conseils des sages.

  101. Je regarde vers l’avenir. Il faut travailler sur 2 fronts. Un comité spécial du PQ devrait avoir pour tâche de regrouper les indépendantistes. Pas juste en parler et le dire de temps en temps devant les journalistes ou en temps d’élections : AGIR. CONTACTER UN PAR UN LES PERSONNES. Et il faudra bien sûr travailler au Parlement pour sauvegarder ce qu’on pourra de nos valeurs en attendant .À moyen terme : former un nouveau parti qui ne travaillera qu’à faire avancer notre cause. Et pour les prochaines élections, il serait souhaitable de réunir les forces de « social-démocratie » des autres partis ( à part les Libéraux , les nouveaux « conservateurs »  » de « droite » )et de former un nouveau parti en attendant que le nouveau « Parti indépendantiste » soit prêt. Voilà tout un programme : idéaliste????

  102. PKP se présente, le poing en l’air pour la souveraineté : Tremblement de terre électorale pendant quatre jours. Les médias n’arrêtent pas d’en parler et le plus négativement possible. Dans les sondages le PLQ 37%, PQ 36%. Les deux partis montent tranquillement, la CAQ diminue tranquillement. On enchaîne avec le premier débat des chefs. M. Couillard varlope fort avec la peur du référendum. Le lendemain, tous les médias ou à peu près martèlent en leurs propres noms ou celui de leurs commentateurs ou analystes, la peur du référendum, à grands coups de masse. Aucune réponse de Mme Marois ou du PQ n’est valable même celle ; Il n’y en aura pas de référendum.. Pendant 2 jours et u n peu plus, en s’appuyant gros comme le bras sur les sondages : 60% des gens ne veulent pas en entendre parler. Tous les médias et partis politiques autres que le PQ font du bashing sur cette question. Il faudrait penser à interdire les référendums pendant une campagne électorale comme dans certains pays. Et réfléchir sur comment lutter efficacement contre le bashing. Peut-être faire sortir un peu plus la base de différentes façons pour démontrer une force anti bashing.

  103. J’ajoute mon grain de sel à votre analyse. Je constate de plus en plus que l’indépendance ou la souveraineté du Québec est un rêve de baby-boomer, dont j’en suis, qui ne se réalisera pas de mon vivant et j’en suis bien triste. J’arrive cependant difficilement à m’expliquer comment il se fait que nous n’ayons pas réussi à transmettre ce rêve aux générations ultérieures. En fait, je crois que la campagne du PQ apporte peut-être un début de réponse à mon questionnement. Je m’explique.
    À mon avis, le PQ a mené la plus mauvaise campagne électorale qu’il m’ait été donné de vivre en tant qu’électeur. Le PQ a toujours été sur la défensive. Or, le parti avait beaucoup à proposer, outre le projet de charte (qui aurait dû être amendé selon moi afin de ne pas inclure les garderies et les hopitaux en regard des signes religieux ostentatoires); le projet de loi « Mourir dans la dignité », le contrôle des finances, la politique de souveraineté alimentaire, etc.
    Je crois que vous auriez dû affirmer dès le départ qu’il n’y aurait pas de référendum lors d’un prochain mandat mais cela ne vous aurait pas empêché de faire la promotion d’un projet rassembleur de souveraineté en commençant par une lutte réelle au déficit car toute indépendance commence par une indépendance financière.
    Votre campagne a été teintée d’improvisation tout du long et je crois qu’on devrait mettre à la porte ses concepteurs.
    Est-ce qu’une meilleure campagne aurait pu mener à une hausse de l’appui à la souveraineté chez les jeunes? Pas certain mais vous avez tout fait pour les repousser. Bref, mon rêve est de plus en plus improbable, on ne fait pas une souveraineté d’un pays avec 40% d’appuis et moins et on ne la fera pas avec le PQ d’aujourd’hui j’en suis de plus en plus certain.

    • Le projet de loi sur la fin de vie mieux connu comme «Mourir dans la dignité» n’est pas un projet péquiste ne vous en déplaise. Le dossier a été fermement engagé par les Libéraux et les commissions parlementaires se sont tenues sous les Libéraux. Tous les partis politiques s’entendent sur ce projet de loi et le gouvernement Marois n’a que repris le projet là où il avait été laissé et les Libéraux le reprendront là où il a été laissé et il sera adopté sous un gouvernement Libéral.

  104. Et encore l’electorat visé du PQ et les seules qui comptent comme Québecois par ceux qui on l’audace de déclaré leur parti le Parti Québecois sont les francophone et nul autres.

    Je suis plus que content de vous voir disparaitre comme representant des affaires anglophones et Montrealaises M. Lisee. Bon Debarass.

    Montreal, et l’esprit de la majorité des Québecois est clairement plus inclusif uqe la petite vue enfermé de notre societé representé par la charte, le discours de depart de Mme Marois, votre analyse de l’election, et toutes les mannigances strategiques PQistes pour declancher l’election et pour declancher une crise pour partir une referendum.

  105. Ce qui m’effraie le plus, ce sont les premiers propos de Couillard : revoir la nomination du directeur de la SQ.
    Pourquoi ? De quoi a-t-il peur?

  106. Sur le graphique des sondages, on voit que le PQ était déjà dans une courbe descendante avant même que PKP ne se présente à St-Jérôme. Je ne vois pas du tout à quelle place vous voyez un effet PKP. Il y a certes une partie de la population qui ne veut rien savoir du référendum, mais je pense plutôt que c’est l’ensemble de la campagne, la stratégie elle-même qui a fait défaut. Le PQ a mené une campagne de division et extrêmement négative qui a réduit le débat à des accusations quasi personnelles. Et vous-même êtes à blâmer sérieusement dans cette stratégie.

    Votre analyse refuse ce constat et vous vous justifiez d’avoir mené une campagne négative sous le couvert qu’il fallait avertir les Québécois. Bien, les Québécois ne sont pas des imbéciles et suivent les nouvelles. Tout le monde est au courant des allégations, sauf que les allégations demeurent des allégations tant qu’elles ne seront pas concrétisées en accusations. Ça aussi les Québécois sont capables de le comprendre.

    En menant une campagne négative où vous avez à peu près ignoré tout le reste. Pour ensuite gruger l’os de la souveraineté pour presqu’aussitôt nous offrir le moment jurassique de la campagne avec Janette Bertrand craignant une invasion de vélociraptors dans sa piscine, vous avez été sérieusement pénibles. Vous n’avez rien présenté de positif, de motivant ou d’édifiant à l’électorat.

    Désolé, mais voter est un acte positif, vous nous invitiez à voter contre et non à voter pour quelque chose.

  107. Qu’est ce qui est pas clair dans le vote de lundi que nous voulons simplement rien savoir de la souveraineté et même pas en entendre parler.
    C’est un vieux projet de babyboomers qui n’accepte pas de ne pas y être arriver et qui arrive pas a décrocher . On est juste passer a autre chose, on regarde vers l’avant au lieu de vers derrière. Inclusion, économie,éducation et écologie, l’ouverture sur le monde.

    La souveraineté c’est pas épeurant, c’est pas un drame c’est juste pas intéressant…

    •  » la souveraineté c’est pas intéressant  » je n’ai jamais entendu une pensée aussi aliénée de ma vie

    • Ridicule

      Comment se fait il que vous voyez le concept d’indépendance en opposition avec Inclusion, économie, éducation et écologie, l’ouverture sur le monde ? Ca tient pas debout !!

      Au contraire, l’indépendance nous permet de justement décider de facon directe, sans passer par qui que ce soit, ou, quand, comment et pourquoi nous allons nous attaquer aux grands problèmes de notre monde.

      Sachez que les indépendantistes, heureusement, ne sont pas tous des grincheux, des plaignards ou des xénophobes, meme si les stratèges et haut dirigeants du PQ semblent incapables de se sortir de ce paradigme. La majorité des indépendantistes sont progressistes !!

      Le Québec indépendant s’inscrit plus que jamais comme un acteur important dans la mondialisation. (économie, écologie, ouverture sur le monde)

      Le Québec dans le Canada ne fait office que de figurant. Assis toi la et tais toi.

  108. Je suis souverainiste depuis mon enfance quand mes parents m’en parlait. Ça toujours été dans mes trippes et je continue à  »casse » du fédéraliste facilement à mes emplois ou dans des rencontres avec des amis (Merci messieurs Parizeau et Aussant pour vos connaissances économiques). J’ai voté pour la 1ere fois en 98 pour le PQ avec un enthousiasme du jeune premier. Mais je me souviens encore de voir mon père me dire qu’il avait annulé son vote, en beau ta.. de voir la direction du PQ avec Bouchard vers le Néo-Libéralisme et le rejet de l’option souverainiste. Par la suite, j’ai eu la chance d’avoir des amis et des connaissances sociale-démocrates pour m’ouvir les yeux sur l’écart entre les riches et les pauvres, en apprendre sur le néo-libéralisme. Voilà à cause de ses sales maudits gauchistes pour citer les démagos de radio-x, je n’ai pas voté PQ depuis 98. Oui je fais partie des  »diviseux de vote » et j’en suis fier car je fais partie aussi de ceux qui pensent par eux-même, j’exprime mon dégoût de votre parti depuis plusieurs années monsieur Lisée. Et la raison pourquoi je me permet de vous l’cérire, c’est que j’ai l’impression que vous êtes encore le plus ouvert à comprendre au lieu de blâmer les autres pour votre défaite. J’ai voté UFP (2003), QS (2008) ON (2012) et de retour à QS pour faire élir Manon Massé. Oui je suis moins d’extrème-gauche qu’avant, peut-être la raison que je suis allé vers ON en 2012. Mais après avoir marché dans les rues au printemps érable, j’ai faillit voter pour vous avec votre retour au PQ. Mais j’avais encore un mauvais pré-sentiment et la suite des choses me l’a démontré. Vous pouvez même pas savoir comme j’ai envie de redevenir péquiste, de voter pour vous. Mais reste qu’en tant que social-démocrate, je veux pas juste sauver la langue, mais ceux qui la parle avec pour citer le grand Chartrand. Vous voir aller exploiter le pétrole quand j’ai toujours été fier de vivre dans un pays qui avait un énergie propre, ça m’a dégoûté . Vous l’avez si bien dit dans votre livre; nous sommes le pays le plus productif après les Allemands, alors si nous pouvons continuer avec nos idées socialistes comme dans les pays Scandinaves , nous allons être des semi-dieux. Je suis pas mal d’accord pour le référendum; les Québecois ne sont pas en confiance. Je crois qu’un comité permanant pour promouvoir la souveraineté avec Gilles Duccepes et des membres passionnées de ON pourrait être un grand pas pour le retour de la question nationale dans nos coeurs. Quand MAC a chuté, Steve Jobs l’a relancé avec une nouvelle image, alors faite un PQ 2.1. Aussi, il y a trop de division du vote sur la droite, PLQ et CAQ. La gauche est libre car QS demande juste de vous revoir sur l’axe gauche. Nous avons 4 ans pour nous relancer car moi je serai souverainiste jusqu’à ma mort. Le PQ à droite c’est comme si Paul McCartney tentait de faire du heavy metal, ça marche pas.

  109. Certains vous demandent des excuses pour avoir envoyé via Twitter le lien sur l’article du Muslim News où le Conseil musulman de Montréal appelle à voter contre Fatima Houda-Pépin. On vous reproche de traiter tous les musulmans d’intégristes.

    Or le Conseil musulman de Montréal est présidé par nul autre que Salam Elmenyawi, un individu que les musulmans eux-mêmes voient comme un intégriste. Elmenyawi est porte-parole du Collectif Indépendance qui avait organisé une conférence avec des musulmans haineux en septembre dernier au Palais des congrès. Le groupe Québécois musulmans contre l’intégrisme s’était formé pour protester contre cette conférence.

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/387498/une-manifestation-organisee-par-des-integristes

  110. Mr Lisée
    je tiens premierement à vous dire que je ne suis ni fédéraliste ni indépendantiste mais ce qui m’importe c’est le meilleur représentant dans mon conté point a la ligne peu importe le parti qu’il représente
    Je ne suis cependant pas en accord avec votre analyse du résultat de cette dernière élection
    mon analyse va comme suit

    1 manque de franchise de la part du PQ à ne pas vouloir dire les vraies choses concernant un possible référendum…. faire dire a Pauline Marois on ne présentera un référendum que le jour ou le peuple sera pret ….quand l’»article un du programme est justement d’en faire un …..ne pas avouer ses raisons quant a moi n’est que lacheté et opportunisme…. il ne faut cependant pas prendre les gens pour des cruches. La présence de PKP n’est pas un probleme en soi mais il n’a qu’éclairé la volonté profonde mais inavouée d’un futur référendum

    2 Déclencher des élections sur un faux prétexte (la loi sur la laicité) quand 90% du texte de loi faisait preuve d’unanimité ou presque en prétendant que ca fait 18 mois que l’opposition est un faux prétexte un simple ajustement aurait fait que le projet de loi aurait passé sans entraves quand on sait bien que la vraie raison était que le budget qui s’annoncait n’aurait pas répondu aux attentes des citoyens

    3 déclencher des élections à une date choisie par votre groupe apres avoir bien sur passé un mois avec de grosses annonces plus qu’électoralistes de derniere minute et par le fait meme contrevenant par choix et non par obligation à votre loi concernant les élections à date fixe un autre boulet à vos pied,.

    4 A mon avis le coup de grace….. l’annonce à la sauvette d’une promesse de baisse d’impot, quand on sait tres bien qu’avec toutes les annonces d’investissements, la conséquence n’aurait été pour le simple citoyen que hausse d’impot….pas nécessairement en impot mais bien en taxes déguisées tel les augmentations requis de revenus de la SAAQ. de la SAQ, Hydro-quebec Casino et autres dont je vais vous épargner la longue liste

    5 le probleme avec votre parti est la différence trop évidente des orientations de vos membres…le radicaux les modérés et les ceux qui tiennent au pouvoir peu importe les concessions à faire jamais personne n’a réussi à plaire a tout le monde….meme le fondateur du parti René Lévesque n’a pas réussi à la premiere occasion les radicaux vous l’avec linché il en a été de meme pour plusieurs… le jour ou vous élaborerez un programme clair franc qui dira les choses tel qu’elles doivent etre dites et non pas en sous-entendus et en peut-etre peut-etre que vous regagnerez l’estime et la confiance de la population

    6 Avant de parler référendum, il faudrait tout d’abord se concentrer sur le volet économique jamais le Québec n’a été en si mauvaise situation financiere. Dire que vla des années on détestait la périquation fédérale parce qu’à chaque année nous devions débourser des sommes astronomiques pour les provinces pauvres. À ce que je sache c’est à notre tour d’etre les enfants pauvres du Canada étant donné que c’est à notre tour de recevoir des sommes astronomiques de périquation avons-nous vraiment les moyens de nous passer de ces milliards… surement pas a mon avis avec tous vos programmes sociaux qui embourbent le systeme fiscal québecois et qui vous obligent à prendre de plus en plus de notre pietre revenu pour remplir les coffres du gouvernement …. Une saine gestion passerait définitivement par un dégraissage de la fonction publique avec tous ses dédoublements de taches, quand on sait tres bien que ce la poche droite ignore totalement ce que la poche gauche fait…..Redressons l’économie créons la richesse amincissons les dépenses inutiles et peut-etre un jour aurons-nous le vouloir et surtout les moyens de se séparer du reste du Canada. À cet effet, je pense effectivement contrairement à vous que la présence de PKP n’est qu’un plus à votre organisation. Si la province était finalement gouvernée comme PKP a dirigé le leg laissé par son pere ….. ca ne prendrait pas 10 ans que nous serions effectivement en bonne position pour créer notre pays

    sinceres salutations

    • «Le jour ou vous élaborerez un programme clair franc qui dira les choses tel qu’elles doivent etre dites et non pas en sous-entendus et en peut-etre peut-etre que vous regagnerez l’estime et la confiance de la population».

      Mon Dieu que cette phrase résume au moins 95% du problème…!

      Félicitations monsieur de l’avoir écrite.

    • Le PQ ne sait plus comment il s’appelle et nous, on ne sait plus à quelle enseigne il loge. Un parti ne peut pas être à la fois tout et son contraire. Il doit être clair sur ses orientations tant économiques que sociales que politiques. Avec tous ces virages à 180 degrés, ces reculs, ces cachoteries et ces incohérences, avec tous ces cafouillages, ces manipulations et ces double-discours, on est plusieurs à avoir eu le sentiment que le PQ ne nous disaient pas la vérité, qu’il ne respectait pas sa propre parole, et qu’il était impossible de savoir par où il comptait aller.

  111. J’émets l’hypothèse qu’une première ligne aurait dû être tracée au moment où furent déclenchées les élections, ou à tout le moins lorsque cette éventualité fut abordée de façon plus soutenue dans les médias. Voilà, selon moi, la première et plus grande erreur stratégique commise : les gens n’en voulaient pas et ont vu d’un mauvais oeil ce déclenchement « stratégique ».

  112. M. Lisée, il faudra vous attarder à expliquer le Nous dont le PQ se dit le représentant. Trente ou quarante ans de travail du PQ pour se rapprocher des non-Québécois de souche et les faire adhérer à un projet de pays s’est envolé en 6 mois et il faudra beaucoup d’efforts et de temps pour reconstruire les ponts. Tel qu’il apparait aujourd’hui, le PQ, jusqu’à lundi mené par une unilingue francophone, est le parti de la communauté québécoise « de souche » qui est elle même divisée quant à son désir d’appartenance au Canada. Malheureusement pour le PQ, il n’y aura pas assez de séparatistes dont le nom de famille est Tremblay, Beaulieu, Charbonneau, etc.

    Sur un plan plus pratique, les manigances du PQ ont suscité beaucoup de méfiance chez ceux qui étaient au départ neutre face à un mandat péquiste: (1) Tentative d’imposer un impôt rétroactif lors de l’élection de 2012 – stoppée par une opposition majoritaire; (2) Tentative irresponsable d’imposer une charte mal conçue – stoppée par une opposition majoritaire; (3) Décision opportuniste de déclencher une élection inutile en invoquant des arguments bidons. (4) Refus d’exclure un référendum avant la prochaine élection.

    Il y a lieu de se demander ce que le PQ aurait fait d’un mandat majoritaire. J’ignore si je revoterai un jours pour le PQ, mais ce ne sera certainement pas avant que ce parti ait retrouvé la dignité qu’il avait à ses début.

    • M. Lisée….vous avez perdu parce que les Qcois se réveillent et vous ne pouvez plus les rouler dans la farine.

      Les naifs sont moins naifs à cause de l’internet, étant que les échanges sont nombreuses et informatives entre internautes. Par example, beaucoup fut discuter sur notre dette faramineuse et les Milliards ($9.4 Milliard pour 2014) que nous reçevons des provinces riches…un sujet tabou déjà, mais beaucoup plus discuté dans les médias.durant cette campagne. Les Qcois sont maintenant mieux informés. Ceux qui ne le sont pas ont voté pour le PQ..
      Deuxiement, le Projet de Loi 14, anti anglophone, crée en guise de protéger le français avec 85% de francophoes, franchement c’est un gros mensonge ce déclin,. une abomination. Et la Charte, vous ne pourriez pas plus diviser les gens que de pousser çette loi injuste dans la gorge de tout le monde. Le Qc a seulement 1.5% d’islamistes, ou est le problème.. Inutilie, c’est à l’immigration q u’il faut agir si nous ne voulons pas certains immigrnats.. Ce n’est pas en enlevant des droits personnelles aux immigrants acceptés.

      Le couronnement de la campagne fut le bras levé de PKP.pour un pays…comment cet homme peut il être aussi dans le champs, considerant que le Qc est très pauvre. Pense t’il vraiment qu’un déchirement du Canada rendrait le Qc riche, il n’est pas de grande taille comme entrepreneur.. Il a dévoilé le secret de Mme Marois qu’elle fut obligé par après. Merci M. Péladeau, vous avez aidé le Parti Libéral, vous nous avez épargnez 4 ans de merde.!

      En plus, malheureusement Mme Marois ne semblait pas crédile, elle a joué une piece de théatre avec l’aide de l’acteur Desgagné, ça faisait très phoney. Elle essayait trop fort, elle attaquait, attaquait. C’est de cette manière que Duceppe est tombé et elle a succombé au même sort. Elle serait d’après moi une des meilleures comédiennes, Lorraine Pintal doit lui donner des roles. J’irais même la voir

      Nous vous prions de ne plus parler contre le Canada, de faire la victime éternelle.. Le pays des Merveilleillesdu Qc n’existe pas! Vous nous faites peur avec le manque de réalisme dans vos propos qui nous isolerait.

      Quatre ans de paix, il était temp. L’anxiéré diminue et le stress était insuportable.

    • Très bonne analyse sur le déficit de dignité que le PQ a creusé en même temps que sa tombe, depuis sept.2012. Quelle tristesse!

  113. Bonjour M. Lisée,
    Votre analyse est assez exhaustive, mais je crois que les causes de cet échec sont plus simples à comprendre:

    1 – Je suis d’avis ( après cout, je l’avoues) que la charte aurait due être adoptée avant tout déclenchement d’élection. En effet parmi la majorité de québécois qui appuyaient notre projet de charte, plusieurs d’entre eux étaient d’allégeance libérale donc non enclin à voter pour le PQ dans une élection avec la charte comme un des enjeux. Je dirais même que nous avons perdu plus de péquistes qui étaient contre la charte que nous avons gagné de libéraux qui étaient pour la charte.
    2 – L’arrivée en scène de PKP a été très mal orchestrée. Nous aurions du le présenté seulement comme un appui fort à notre politique économique et non pas à notre politique souverainiste. Ainsi son arrivée n’a fait qu’alimenter énormément la stratégie de peur mise de l’avant par le PLQ. Ainsi une bonne parti de la campagne électorale a été mobilisé sur ce sujet.
    3 – Malheureusement, bien que j’aimes bien Mme Marois et que je trouves qu’elle est de par ses expériences une des plus compétente à l’assemblée nationale, je dois dire qu’elle ne  » passe pas  » dans la population. Bien malgré elle on lui a collé depuis longtemps une étiquette de  » snob  » qui la suit tout le temps et on ne peut pas dire qu’elle a beaucoup de charisme.
    Alors voici mon humble opinion, à chaud, suite à cette cuisante défaite. Cependant je serai toujours indépendantiste.

    • L’analyse simple de M. Rheault est très intéressante. La campagne a été bâclée, improvisée et mal dirigée. Mais comme dit M Rheault, Mme Marois aussi compétente qu’elle puisse être ne projette pas l’image qu’on aime des chefs. Malheureusement. Je crois qu’elle aurait dû passer la main. À Drainville p-être??

    • Je suis d’accord avec les 2 premiers points soulevés : la Chartre aurait dû être adoptée, quitte à faire quelques compromis pour ne pas paraître intransigeants, de même que le projet de loi sur l’aide médicale à mourir. L’autre point concerne l’arrivée, la présentation de PKP qui aurait dû être présentée à la lumière de l’économie. faire un rassemblement d’entrepreneurs, montrer qu’il allait apporter une contribution significative à l’économie du Québec.
      Mais ce que je voudrais surtout soulever, monsieur Lisée, c’est la peur de l’échec des Québécois que vous avez mentionné. Dans un autre contexte, nous avons connu cela à Québec en 2008. Je travaillais depuis deux ans à la Société du 400e anniversaire de Québec qui était critiquée de toutes parts par les médias locaux. Québec gardait en tête l’échec des Grands voiliers de 1984. Nous avions beau ramer à contre-courant, rien n’y faisait, jusqu’à un premier succès : le tournoi international de hockey pee-wee , suivi de « La symphonies des milles » au Colisée. Après, tout a débloqué, et les célébrations ont connu le succès que l’on sait.
      Il faut donc voir comment on peut lutter contre la peur de l’échec dans le cas de la souveraineté. Peut-être faut-il être davantage concret et démontrer ce qu’elle peut nous apporter.

  114. Je vais vous faire une tite analyse très rapide de l’élection 2014. En 2012 nous citoyens du Québec avons mis Jean Charest dehors. En 2014, on a mis Pauline Marois dehors. Voilà M. Lisée. C’est aussi simple que ça.

  115. M. Lisée, depuis la victoire référendaire de 1995 volée par le clan du NON le PQ n’en finit plus de commettre erreur par dessus erreur, notamment, on utilise toujours l’expression « bon gouvernement provincial » plutôt que « bon gouvernement national », des relations harmonieuses entre tous les citoyens, toutes origines culturelles confondues, et la cohésion sociale sont chez toute autre nation partie intégrant des objectifs d’un « bon gouvernement national ». Depuis le 31 octobre 1995 le PQ a délaissé toute promotion des avantages d’une pleine souveraineté politique du peuple québécois sur son territoire et dans ses relations avec la communauté internationale, particulièrement avec le Rocanada, les USA et les pays de l’Union européenne. Depuis des lustres les indépendantistes ne s’y retrouvent plus dans le flou artistique Péquiste dans le dossier de la question nationale, même la chatte n’y retrouve plus ses petits; tant que le PQ persistera dans la voie de feue Union nationale (Égalité ou indépendance) soit vouloir faire la souveraineté seulement lorsque les Québécois seront prêts, pas nécessairement la souveraineté s’ils ne la désirent pas suffisamment…ouf!

  116. Depuis mardi matin c,est ce que j’entends: ca se peut pas , qu’est-ce qui s,est passé? Le commentaire de Laurence Jacques ouvre un porte qui sent mauvais et que plusieurs pressentent. Qui aura le courage d’ouvrir cette porte? Pour ma part je suis devenue allergique ;dès que je vois ou entend un libéral je fais des boutons et je dois zapper.

  117. Votre analyse est très pertinente M. Lisée, mais vous avez oublié un facteur important : le rôle des médias. M. François Gendron a lui-même souligné hier que l’abondance de commentateurs a été « le drame numéro un » de la campagne.
    Tous les jours je m’adonnais à une revue de presse approfondie, j’écoutais les principales chaînes de TV. J’étais atterrée d’entendre les propos de la meute lyncheuse qui entrait en complète épilepsie chaque fois que le nom de PKP était évoqué, les images de son poing levé passant en boucle. La campagne de peur du camp fédéraliste a été féroce à Radio-Canada et à TVA, en particulier, sans parler de la presse écrite. Il semblait que la majorité se soit liguée contre le PQ, avec une félonie sans pareille, des arguments biaisés, une mauvaise foi évidente, des falsifications, des duperies, etc. Dans de telles conditions, vous ne pouviez pas vous en sortir indemnes, et je ne vois pas comment vous pourrez le faire à l’avenir si vous ne prévenez pas cette situation.

    Il s’agira de mettre l’accent sur la pédagogie et d’expliquer clairement pourquoi l’option souverainiste est viable (même P. Couillard l’a reconnu), et de quelle façon elle assurerait la prospérité du Québec. Il faut en faire la démonstration. Un jeune commentateur de ce blogue l’a mentionné : « Je n’ai jamais entendu aucune argumentation à ce sujet depuis que j’ai l’âge de voter, aujourd’hui j’ai 30 ans. ».
    Il m’a toujours semblé que la seule fois où le référendum a failli être gagné, malgré les obstacles, en 1995, c’est parce que M. Parizeau était au pouvoir, son statut d’économiste garantissant le sérieux du projet péquiste.

    M. Péladeau a de nombreuses idées sur la façon d’enrichir le Québec. Nous ne l’avons pas beaucoup entendu jusqu’à présent et sommes pressés de savoir comment il compte faire tourner la roue de la fortune.

    Il s’agira aussi de savoir si ce balayage libéral correspond uniquement à l’esprit de lucre d’une nation désertée par l’idéal, y compris celui de la sauvegarde de sa langue, ce qui est grave. M. Couillard n’a eu de cesse de le répéter : « […] Ce qui donne une identité forte et la liberté de choix pour les Québécois, c’est une économie forte et des emplois. » Voilà tout. Osons espérer que l’horizon existentiel des Québécois ne se limite pas à « un bon boss, une bonne job ». Ou alors il y a de quoi désespérer.

    Je veux souligner la complaisance des médias à l’égard de Québec solidaire, dont on n’a pas cherché à critiquer le programme économique, lequel pourtant ne tient pas la route et se limite à une affirmation : « QS arrivera et fera payer les riches. » Ah oui ? On a vu ce que cela donnait en France. Les millionnaires ont plié bagage et déménagé sous d’autres cieux plus cléments.

    À ceux qui rêvent de voir une coalition PQ, CAQ, QS, ON, je dis oubliez ça. À part ON, dont une faction dissidente a appelé QS à voter pour le PQ à la dernière minute : « Nous invitons, par la même occasion, tous les membres de Québec solidaire qui sont indépendantistes à se joindre à nous. » «Indépendantistes » ? Tiens donc !

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/404681/nous-sommes-d-abord-et-avant-tout-des-independantistes

    En effet, selon Steve Fortin, un ancien militant du parti, « Québec solidaire est composé, aux bas mots, d’au moins 45 % de fédéralistes de gauche; sans compter la proportion encore plus grande d’ambigus sur la question nationale, ceux de qui l’on entend toujours « souveraineté si, indépendance mais… » (encore mieux, durant cette campagne électorale, Amir Khadir a poussé le ridicule encore plus loin en associant indépendance et unité nationale canadienne…). […] Québec solidaire est donc à ranger avec les autres adversaires du Parti québécois et des souverainistes en général soit le PLQ et la CAQ.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/steve-e-fortin/quebec-solidaire-souverainete-quebec_b_5064964.html

    Quant à l’espoir de rallier les immigrants à la cause indépendantiste, il faudra du temps, si cela arrive jamais. Pour ma part, je les ai trop souvent entendus dire qu’ils avaient émigré au Canada, et que c’est au Canada qu’ils voulaient vivre, pas dans un Québec souverain. Les plus fortunés, comme les Italiens et les Grecs, sont farouchement inféodés aux Libéraux depuis très longtemps, parce qu’ils craignent pour leur pécule.

    • Votre commentaire est tout à fait juste concernant entre autres la possibilité de rallier les immigrants à la souveraineté. Ils viennent au Canada et ne connaissent pas notre histoire. Oui il faut se relever les manches et parler de la souveraineté au quotidien, relever ses effets bénéfiques par rapport aux actions posées par le fédéral.
      Concernant les médias … et oui les médias fédéralistes (et la majorité le sont) ont joué un grand rôle. Il faut dire que dès le départ, les seigneurs de l’information que sont les journalistes -chroniqueurs et qui se veulent les porte-parole de la population, alors qu’ils le sont plutôt de leurs patrons, ont été offensés par le fait que Mme Marois n’ait pas daignée leur accorder une entrevue au moment du déclenchement des élections. Ils l’ont prise « en grippe » dès le départ et cela s’est perpétué tout au long de la campagne de façon très claire. Et on va encore nous parler de la supposée objectivité de ces faiseurs d’informations … foutaise.

      Gilles Millette
      Sociologue

  118. M. Lisée,

    Issue de l’immigration magrébine, j’ai voté pour le PQ de M. Boislcaire en 2007 et j’avais ma carte du PQ, j’ai voté pour le PQ en 2012 suite au mouvement étudiant, pour me sentir profondément trahi et meurtrie par votre projet de charte.

    Le 7 avril, j’ai appuié le PLQ dans Vachon, et je ne me suis jamais senti autant canadien.

    Le discours inclusif de M. Landry, M. Bouchard etc, c’était un rêve auquel j’ai crue…

    • Je suis un «de souche» et je vous comprends. En voulant baliser une situation qui touchait à notre identité, je crois que c’est allé beaucoup trop loin. Il y avait des proposition à mi- terme qui auraient satisfait la majorité, y incluant une bonne proportion des immigrants comme vous. Il y a eu un manque de sensibilité évident et, pour un, je m’en excuse. Le pays dont je rêve depuis 44 ans est québécois. Il devra au minimum encourager ses citoyens à développer une certaine homogénéité dans ses coutumes et valeurs. Cependant, on n’arrive pas à ce résultat en quelques semaines, mais sur des décennies. Le «bulldozer» employé vous a heurté. Vous auriez peut-être accepté de nouvelles règles sociales mais probablement pas cet apparent radicalisme qui suintait.

      Ne perdez pas espoir en ce pays, madame. Qui ne fait pas d’erreur?

    • Bonjour,

      Je suis vraiment désolé que vous ayez été autant blessée par le projet de charte.

      Apprendre à vivre ensemble, en tant que différentes communautés, n’est pas une chose aisée. Je ne crois pas qu’une société doive se résumer à un ensemble d’individus. Cela prend des valeurs, des repères communs. La place de la religion dans la société est, de mon avis, un enjeu de société dont il faut discuter, que l’on soit pour ou contre l’idée même d’une charte.

      Il y a eu certes des maladresses dans la façon de présenter ce dossier. Je me garderais toutefois de jeter la pierre à quiconque, je n’ai pas la prétention que j’aurais mieux fait. J’espère seulement que l’on pourra un jour se « retrouver » pour se dire « nous ».

      Bien à vous.

    • Je suis aussi une «de vieille souche» et au nom des nombreux QuébécoisEs qui trouvent honteuse la démarche démagogique du PQ avec sa charte discriminatoire, je vous présente mes sympathies chaleureuses. L’arrogance du PQ est impardonnable. J’ai honte pour eux. Vous avez entièrement votre place dans cette province que vous avez choisie et qui vous a choisie. J’espère que nous saurons rebâtir les liens de confiance que cette déplorable chasse aux sorcières a abîmés. Ne perdez pas confiance dans le peuple québécois. Comme vous voyez, cette idiote de charte n’a pas entraîné la victoire du parti.

      Le PQ vous doit des excuses, mais je ne sais pas s’il aura assez d’humilité pour reconnaître sa faute. Sinon, c’est lui-même qu’il discrédite et cela ne l’aidera en rien à regagner le coeur des électeurs.

      Bonne journée madame, et croyez bien que beaucoup de QuébécoisEs sont avec vous de tout coeur et n’a pas peur de fraterniser avec les nouvelles souches.

  119. The explanation for your defeat requires very little analysis. Very simply, the PQ literally doesn’t stand for anything. It’s separatist, but it promises not to separate; It’s left wing, but it’s also right wing; It claims to be inclusive, but it launches xenophobic policies. There really is no demographic I can think of that you cater to. I’m actually shocked you were able to pick up a quarter of the vote. That’s really just residual brand loyalty from a dying generation. Your party is like the Titanic after it hit the iceberg. It’s still floating, and it will float for a while, but it’s a mathematical certainty that it will sink.

    • The explanation is even more simple : Anglos prefer crooks than separatists !

    • Shawn, je n’aurais pas pu exprimer mieux ma pensée. Je suis en accord complet avec vous.

  120. M. Lisée,

    Ne nous le cachons pas , Pauline Marois n’a jamais passé auprès de l’électorat. Pour quelles raisons ? Je laisse ça aux spécialistes de la psychologie des peuples. Il se peut même que les québécois aient beaucoup plus rejeté Pauline Marois que le Parti Québécois. Je crois que le Parti Québécois aurait besoin d’un bon chef charismatique avec une grande force de persuasion.

    Deuxièmement , le Parti Québécois ne doit plus jouer à cache-cache avec les Québécois, en agissant de la sorte il ne fait qu’accentuer la méfiance et la peur. Il doit se montrer très résolument souverainiste avec une grande confiance pour la cause même si cela le condamne à un très long séjour dans l’opposition. Il ne doit plus jamais chercher à être élu en passant la souveraineté sous le boisseau. Patience dans l’opposition et beaucoup de travail sur le terrain. Il va falloir que les élections subséquentes deviennent presque toutes référendaires. Dorénavant si vous votez pour nous, vous acceptez le fait qu’un référendum sera déclenché dans la première ou deuxième année de notre mandat.

  121. J’ai lu beaucoup de commentaires sur internet au cours des derniers mois et encore plus pendant la campagne électorale. Il faut savoir faire le tri entre les commentaires des « paid bashers » et ceux d’authentiques citoyens, mais il m’apparaît clair que la capitaine du bateau souverainiste n’était pas suffisamment appréciée à sa juste valeur par une partie importante de l’électorat (y compris des souverainistes de longue date). En politique, on sait bien que la perception est plus forte que la réalité et que le bon peuple ne perçoit pas toujours les chefs tels qu’ils sont vraiment. Vous, monsieur Lisée, qui avez cotoyé de très près Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, êtes bien en mesure de saisir cet état de fait. Point n’est besoin d’extrapoler davantage. En ce qui me concerne, mon vote au PQ est indéfectible et motivé par le fait que seul le PQ peut remporter l’élection d’une part et, potentiellement, tenir un référendum sur la souveraineté. Ce réflexe pragmatique n’est toutefois pas partagé par tous et certains d’entre eux sont attirés par la personnalité plus sobre de Françoise David ou encore par la volonté ferme d’Option nationale de faire du Québec un pays.

    Ceci dit, en ce qui concerne, je crois que le PQ doit, tel que suggéré précédemment, mieux expliquer la souveraineté aux Québécois. J’ai aussi la ferme conviction qu’il faut chaque jour (ou presque) prêcher « la bonne nouvelle » et tenter de convertir les récalcitrants. Cela peut se faire verbalement, mais aussi en démontrant nos convictions par le simple biais d’auto-collants. Tous les moyens sont bons et n’ont pas besoin d’être automatiquement associés au PQ. Un auto-collant « mon pays, c’est le Québec » porté avec fierté sur un sac à dos peut aussi bien faire le travail sur une base inconsciente. Je veux bien croire que c’est l’émotion qui parvient le plus à convaincre les indécis, mais pour certains ce sera surtout la raison. Il ne faut rien négliger et attaquer sur tous les fronts. Il faut mettre à contribution tous les citoyens déjà vendus à l’idée. Cette idée de pays du Québec est trop importante pour la laisser à l’abandon comme c’est le cas depuis trop longtemps.

    Je suis prêt à collaborer et j’invite tous les citoyens amoureux de cette idée à participer eux aussi. Donnez-nous les outils nécessaires. Je veux voir le Québec devenir un pays.

    P.S. J’ai aussi ma petite idée sur le choix du prochain chef, mais ça c’est un autre sujet. D’autant plus, que certains de ces choix peuvent paraître bien farfelus.

  122. Ah oui!
    J’oubliais! Je suis profondément désolé que vous ayiez été réélu, M. Lisée.
    Vous êtes l’antithèse absolue d’un « représentant » du peuple.
    Vous êtes un parasite du système public, un artiste qui ne se préocupe que de son image, de son « standing ». Votre contribution au bien-être de la population est un gros zéro, ce qui serait banal sauf pour le fait que vous vivez aux crochets de deniers publics depuis des décennies. Vous êtes un cloune, vous avez dansé Madame Marois agonisante le soir du 7 avril, sans gêne. Vous êtes minable.

    • Franchement monsieur, vous ne l’aimez pas beaucoup! Il existe des parasites partout, des gueulards à la radio des critiqueurs ignares dont on pourrait se passer. M. Lisée a fait le travail qu’il avait à faire. C’est ça aussi la politique.

    • Avec égard pour votre opinion Monsieur Plante, je considère que Monsieur Lisée a contribué largement à augmenter le niveau de conscience citoyenne, ne serait-ce par ces ouvrages : «Le tricheur» et «le Naufrageur», où il a grandement contribué à démystifier la politique québécoise!

    • Monsieur Plante j’ai lu les commentaires de ce blogue et je peux vous dire, en tout respect, que le vôtre n’apporte rien d’intéressant et qu’il est de loin le plus insignifiant et le plus désolant de tous.

  123. M. Lisée,
    Notre société fonctionne dans une matrice d’institutions publiques qui nous fournissent des services communs. La plupart de ces institutions ont été développées essentiellement en Angleterre et en France au cours des siècles : éducation, justice, santé, défense, etc, et adaptées aux temps modernes et au contexte nord-américain.
    Nous assurons la gouvernance ultime de ces institutions au moyen de paliers de gouvernements que nous élisons périodiquement : national, provincial, municipal dans notre cas (pour le moment, direz-vous…).
    Au moyen de leur regroupement et leur appartenance à des formations politiques, les divers candidats qui se présentent aux élections donnent des choix à chaque électeur quant à l’orientation ou la direction qu’il souhaiterait que ce palier de gouvernement favorise.
    Voilà le noeud du problème, à mon avis.
    Nous devons élire un représentant, qui pourrait ou non faire partie d’un gouvernement, pour des raisons très variées et disparates.
    Pourquoi ne pas développer un système de gouvernance plus raffiné? Votons sur les services plutôt que sur l’homme.

  124. Comme j’ai pu le lire sur d’autre blogues: l’éléphant était aussi présent en 1995. Vous vous rappelez des sondages quelques mois avant le référendum, c’était a peine plus élevé que 40 %, malgré qu’on était dans la foulée de Meech, que le PQ parlait ouvertement de souveraineté, qu’on était pourtant dans un moment historique. .

    Vous avez bien choisi le mot pour symboliser la peur des québécois: l’éléphant. Avez- vous essayé de déplacer un éléphant ? Je comprend que votre travail de politicien est de nourrir l’espoir; D’autres comme Louise Beaudoin, et j’ai tendance a l’approuver, croit qu’avec ce résultat référendaire, la quête du pays est terminée.
    Imaginons si la CAQ réussit a retrouver ses appuis a Québec et a consolider le 450 aux prochaines élections, le PQ deviendrait alors le deuxième parti d’opposition. Et pourtant, Legault et son projet quasi-autonomiste reste un beau leurre. Legault ne veut pas de chicane avec Ottawa, mais que feras-il quand le fédéral dira non a ses demandes.

  125. Faites-vous élire sur la proportionnelle, instaurez-la : laissez aux souverainistes la possibilité d’êtres forts dans la division.

    Gouvernez par coalition « pour les siècles des siècles ». Vous en êtes capables, vous avez superbement gouverné par concessions ces derniers 18 mois : fermeture de Gentilly pour les uns, exploitation pétrolière pour les autres; PKP d’un côté, leaders étudiants de l’autre…

    Vous êtes capables de remonter la pente! Suffit de nous prouver, Québécois, que vous travaillez dans nos intérêts à tous.

  126. Neurochirurgical !

    (sans vouloir laisser entendre que vous seriez neurochirurgien)

    François Legault à fait une campagne électorale circonscription-chirurgicale ce qui fait que tout en perdant 204 mille électeurs, il est passé de 19 à 22 députés. J’ai vu venir sur Facebook et son site les derniers jours.

    Au début de celle-ci, des projections ne lui en accordaient que 5 ou 6. Le PQ lui autrement stratégique, en perdant 325 mille électeurs, est passé de 54 à 30 députés.

    À Jean-François Fortin

    J’ai lu que le budget a été déposé le 20 février. Ce jour-là, je vois que les tracés se croisent. Le bleu y est déjà en descente et le rouge en montée depuis environ le 10. Je dirais que le mouvement a son départ le 10.

    Le 10 février, Couillard aurait dit je veux les vrais chiffres en rapport avec le retour à l’équilibre budgétaire en 2015-2016. Tommy Chouinard, La Presse.

    Cette journée là, Nicolas Marceau annonçait un investissement de 401,2 millions
    dans un plan d’action national pour la rénovation des écoles.

  127. Bonjour JFL

    Lors de l’avant dernière journée de la campagne, Flip Flop en publicité télévisée a répété son message sur le référendum.
    S’il a convaincu certains de voter libéral sous ce titre, il a été élu sous fausse représentation.
    Flip Flop est un verbo-moteur et donc les plus vulnérables pensent qu’il a raison.
    Moi personnellement c’est un menteur lorsqu’il affirme qu’il n’a pas lancé de boue c’est faux……..dès le début de la campagne il a déclaré « JE DÉTESTE CE GOUVERNEMENT » donc sous-entendu je déteste tous ceux et celles qui ont voté pour ce gouvernement, c’est pire que de la boue c’t-un salaud….et puis ensuite dire après l’élection je suis le premier ministre de tous les québécois….moi il n’est pas mon premier ministre….à la veille des impôtsb j’sais pas si je vais les payer les impôts…..(4 ans au cachot j’suis prêt).
    La commission Charbonneau ne sera pas prolongé et à mon avis personne ne sera accusé de quoi que ce soit parce qu’il faudra sauver le système alors qu’on doit le réformer. Est-il normal que le système bancaire soit de nature privée et prête l’argent qu’il n’a pas et avec intérêt. Ce serait un bon endroit pour réformer le sysyème bancaire et l’étatiser…….

    • euh…. Lorraine, M. Lisée l’a précisé plus loin dans son article, que M. PKP n’a rien à y voir! Avant d’attaquer, il faudrait lire jusqu’au bout, un conseil comme ça en passant…

    • @ Mme Guylaine Prince
      je sais ce que M.Lisée à écrit et je sais aussi ce qui se dit entre les prétendants pour la chefferie du PQ..je répète. Cessez vos chicanes d’égos…un peu de solidarité et un peu moins de contradictions entre vous et qui en plus se ramasse devant le public ne fais sincèrement pas sérieux

  128. Il est évident, à mon avis, que lorsqu’on ne parle pas de souveraineté dans le quotidien, l’arrivée du point levé de PKP ne pouvait qu’avoir un effet dévastateur sur le vote au PQ. La leçon serait donc d’en parler souvent, tout le temps, et de remettre ça à l’avant plan, quitte à passer une ti-bout dans l’opposition. Ceci dit, ce ti-bout risque de s’éterniser si les forces souverainistes n’arrivent pas à trouver une façon de travailler de concert.
    Je suis convaincue que l’option souverainiste est encore bien vivante, mais la crainte d’une ‘cuite’ comme 1980 ou 1995 est bien sûr présente. Réfléchissons, mais n’analysons pas à outrance: soyons avant tout ouverts, optimistes et, oserais-je le dire, déterminés!

  129. M. Lisée,

    J’ai voté pour la première fois de ma vie pour le PQ. J’étais un supporteur libéral, mais depuis 2011 (élection fédéral), j’ai compris que le Québec était unique. Je crois dur comme fer dans le projet de pays.

    Je trouve malheureux que les souverainistes laissent les Libéraux et les Médias marteler l’histoire de la péréquation et l’histoire qu’on est une bande d’assistés sociaux. Il faut contre-attaquer ces arguments avec les vrais chiffres. Oui nous sommes plus endettés que les autres provinces, mais nous avons des actifs comme la Caisse de Dépôt et Hydro-Québec. Oui nous recevons 16.8 Milliards en transferts fédéraux mais ceci ne représente que 25% des transferts fédéraux (65 Milliards) versés aux provinces. Nous envoyons des milliards en impôts fédéraux et en TPS. Nous avons notre propre police (SQ) et nous n’avons pas besoin de la GRC…..Les arguments sont disponibles par centaine…utilisez-les tous!!! Les libéraux utilisent deux ou trois slogans, vous ne ripostez pas. Faites-les travailler pour convaincre les gens. Vous leur rendez la vie trop facile.

    Je crois aussi qu’il faut que le PQ montre plus de fierté dans son status souverainiste. J’ai compris le message de Pauline Marois du  »si les québécois en veulent… ». Mais ceci ne fonctionne pas avec la majorité du peuple Québécois. Dites: Ils n’y aura pas de referendum durant le premier mandat, et si les finances publiques sont en ordre, la prochaine campagne sera référendaire. Les gens auront confiance en vous et sauront ce qui se passe.

    Et de grâce, bien que je respecte Mme Marois, qu’elle a accompli beaucoup pour le Québec, il faut trouver un leader plus charismatique. André Boisclair et Pauline Marois n’étaient pas des leaders charismatiques. Ça vous prend un leader charismatique, poli et compétent. Je pense à une Véronique Hivon, Sylvain Gaudreault… Oublier Drainville, avec son projet de charte échoué, il est maintenant du bois mort. Pierre-Karl Péladeau doit rester en maraude. Il ne doit pas être le chef, car les Québécois ont, malheureusement et historiquement, un recul face à l’élite. Ceci ne veut pas dire que M. PKP ne doit pas avoir un mot très important à dire sur le futur du PQ. Je vois plutôt M. PKP comme étant un stratège caché pourle PQ. Un stratège très important et influent.

    • Je suis souverainiste et indépendantiste depuis la fondation du PQ. J’abonde dans le même sens que vous. Vos commentaires sont fort intéressants et justes.

    • Ce commentaire à l’analyse de M. Lysée est exactement le reflêt de ma pensée.

    • Parfaitement d’accord avec vous également. J’ai 31 ans et je commence à comprendre petit à petit les véritables motifs qui devraient nous amener à devenir souverain. Pour y arriver, je me suis toutefois grandement informé par moi-même en fouillant dans notre histoire, en questionnant mon père péquiste et en lisant plusieurs ouvrages, ce que, malheureusement, une bonne partie de ma génération ne prenne pas le temps de faire (souvent pas paresse ou ayant l’impression d’être informé par des médias biaisés).

      Vous devez rallier les jeunes si vous voulez que le Parti survivre en leur démontrant et en leur enseignant les bénéfices d’un Québec souverain, mais également en leur prouvant votre capacité dans la saine gestion d’un gouvernement. Pour qu’un individu désire faire un changement notable dans sa vie, il doit vivre un malaise assez important pour l’inciter à fournir les efforts nécessaires pour effectuer ce changement. Il en va de même pour une société.

      Je crois que les baby-boomers péquistes ont vécu ce malaise à l’époque et n’ont plus à être convaincus de la nécessité de ce changement. Toutefois, pour les personnes de ma génération et de celles me suivent, la situation est bien différente puisque nous avons grandi davantage « dans la ouate ». De plus, nous n’avons pas vécu les bouleversements que vous avez vécus. Par conséquent, une certaine pédagogie doit être exercer auprès des jeunes et nous devons trouver un projet société porteur pour ceux-ci, bien que nous vivions de plus en plus dans un monde individualiste. Dans mon entourage, les finances publiques constituent un malaise considérable. Pourrions-nous trouver un projet commun avec ce malaise d’actualité?

  130. Bonjour Monsieur Lisée,
    Très bonne analyse, par contre, j’aimerais que les péquistes arrêtent d’associer l’échec d’une élection pour un gouvernement péquiste avec le recul du projet de souveraineté. L’appui au PQ, depuis l’arrivée de ON et de QS a toujours été plus faible que le projet souverainiste lui-même. Plusieurs sondages, dont un de La presse, donnait récemment le projet souverainiste à 44%. Alors que le PQ n’a jamais atteint ce niveau depuis la division du vote souverainiste, division totalement créée par la négation du parti québécois de son article 1.

    Comment pouvez-vous dire que la dernière élection était une élection référendaire, alors que Madame Marois a clairement dit qu’il n’y aura pas de référendum dans un prochain mandat ?

    Alors les souverainistes sont restés chez eux ce jour d’élection, et au moins 350 000 d’entre eux ont voté pour le QS et ON, et ajoutons les souverainistes mous de la CAQ, alors mathématiquement, le PQ aurait certainement gagné si ladite élection était référendaire (voir sans la division du vote).

    Je n’ai pas voter pour le PQ, et je suis souverainiste, le PQ depuis le départ de Jacques Parizeau n’a plus le monopole du projet souverainiste.

    Merci

  131. Voici le commentaire que je viens de laisser sur le super bon billet-analyse à chaud de JF Lisée sur l’élection du 7 avril 2104

    Jean – Francois, pour t’avoir déjà rencontré quand j’étais attaché politique de Mme Nicole Léger (97-99) et avoir toujours reconnu en toi comme un très fin analyste/communicateur, je dois dire que ton billet est égal à toi même…excellent.
    Toutefois j’aimerais amené mon point de vue et je suis désolé de le dire..mais il le faut…tu oublies quelques angles MAJEURS à ton analyse…et je comprends pourquoi tu fais ces omissions.
    1- L’effet PKP a été très mal géré. Son arrivée non scripté par le PQ (j’aurais aimé que Stéphane Laporte lui écrives ses textes) a dérapé.
    2-Cet effet PKP a été superbement rattrapé, amplifié et exploité par le PLQ en utilisant son arrivée avec la peur du référendum que j’appellerai l’effet anti-référendum.
    Ce qui est le plus affreux c’est qu’à partir de maintenant, toutes les élections à venir deviendront des élections référendaires, Ce qui aura pour effet de perpétuer le PLQ au pouvoir. Le PLQ a tellement été habile qu’il a rendu l’exercice démocratique par excellence reconnu mondialement qu’est un référendum en un monstrueux outil de négativisme, de peur, d’intimidation, de menaces et finalement de terrorisme psychologique…ce n’est pas rien…
    3-C’est la seule omission volontaire que tu as fait…je comprend le pourquoi…mais c’est à mon point de vue LE PLUS IMPORTANT.
    L’EFFET ANTI-PAULINE
    Mes proches amis ( plusieurs libéraux honnêtes, intègres et sincères) pourraient en témoigner, depuis le jour 1 que Pauline est chef du PQ, j’avais prévu ce désastre. C’est arrivé lundi.
    Le PQ n’a pas progressé depuis l’arrivée de Pauline. Le PQ n’a fait que reculer. Pourquoi
    La répulsion de la personnalité de Pauline a fait fuir un paquet de monde.
    Francois Legault a quitté le PQ, en grande partie à cause de Pauline et de son entourage. Il voulait etre chef…il a créé la CAQ.
    Politique fiction pour 2 minutes si tu le veux bien.
    a) Legault reste au PQ, ne fonde pas la CAQ,
    b) L’ADQ sans Mario Dumont se saborde.
    c) les votes du PQ qui ont été à la CAQ restent au PQ.

    De plus, je connais nombre de voteurs qui ont été voter PLQ en réaction à l’urticaire donner par Pauline…elle passait pas…nulle part et pour reprendre une expression que j’ai entendu (par une femme)..et qui image tout…Elle passait plus..dans la porte…

    Voilà JF, Le PQ est mal prit. Plus qu’un examen de conscience…la stratégie référendaire est à revoir complètement pour éviter l’effet de la perpétuelle élection référendaire que les libéraux n’auraient juste qu’à exploiter d’élections en élections.
    Le départ de Pauline est arrivé beaucoup trop tard…
    En conclusion j’irai jusqu’à dire…est il temps que le PQ se saborde? son image est entachée pour toujours…

    • oui sabordons le parti québécois pour «  Nouveau parti québécois« 
      NPQ

    • Je crois que PKP est la personne pour le PQ. Le maire de Québec l’appui et a dit aujourd’hui à la radio de cesser de mettre la faute sur Mr Péladeau car c’est le parti qui est fautif. Je continu la phrase du maire de Québec, de cacher ce pourquoi le PQ a été formé c’est un non sens et cela a fait fuir plusieurs péquistes, tannés de la gouvernance souverainiste et c’est ce que vous incarnez Mr Lisée. Oui vous avez beaucoup de talent pour faire la pédagogie du pourquoi la souveraineté mais je pense que PKP avec quelques cours pour la fonction de chef d’un parti est mon choix et celui de plusieurs personnes. Mr Lisée votre papier, déjà les libéraux l’utilisent contre le parti. SVP garder cela pour l’interne de dire que c’est PKP le coupable est complètement faux c’est le seul au contraire qui m’a fait lever de mon siège lorsque je l’ai entendu ce dimanche là, enfin quelqu’un qui nous parlait du Pays sans gêne, avec son coeur! Ce sont les stratèges qui n’ont pas su assumer et épauler PKP. Si vous persistez afin de vous faire une place pour la chefferie vous faites fausse route je crois. PKP est très aimé à Québec et nous avons besoin de Québec.

    • Vous avez tort sur différents points, mais voici les plus importants. Vous refuserez peut-être de l’admettre mais ça fait partie de la réalité.

      La perte importante de voteurs par la CAQ est extrêmement explicable par le fait qu’un nombre IMPORTANT de voteurs ont préféré voter pour le PLQ pour s’assurer de la sortie du PQ. Et malheureusement, pour cette élection, la seule façon de s’assurer de sortir le PQ était un vote PLQ.

      Si la CAQ avait eu un peu plus de chance de l’emporter, les chiffres auraient été incroyablement différents. De plus, s’il n’y avait pas eu autant de voteurs par anticipation, la dernière semaine a changé beaucoup de choses et les chiffres auraient été différents aussi.

    • Pauline ne passait pas dans la porte ?

      Couillard le barbu est plus charismatique ? Si Messmer l’avait hypnotisé et lui avait fait oublier le mot « référendum », il aurait été le dernier des ti-counes.durant la campagne.

  132. C’était vraiment déprimant d’entendre Mme Marois exprimer qu’il n’y en aura pas de referendum dans le prochain mandat et peut-être même dans l’autre mandat ? Le point de PKP aurait plutôt du servir à affronter les journalistes et P. Couillard sur la fameuse question de la date du referendum en promettant qu’il y en aura un.. Cela aurait inciter plusieurs jeunes à aller voter plutôt de s’abstenir..et les résultats n’auraient pas été pires.

  133. Bonjour,
    votre analyse est éclairante.
    L’effet PKP est-il symptomatique du manque d’argument faveur de l’option souverainiste et de moyen pour rassurer les électeurs?
    Le livre blanc a été mal expliqué?
    Combien de temps le parti québécois a consacré a convaincre de nouvelles personnes à devenir souverainistes depuis le dernier référendum?
    ( particulièrement les jeunes…)
    La charte a-t-elle attirée des libéraux et caquistes à s’impliquer au parti québécois avant et pendant la campagne? Ou les péquistes sont-ils devenu libéraux depuis l’annonce de la charte?
    Avez-vous pris pour acquis vos sympatisants?

    Quels est l’effet sur l’option souverainiste et sur le parti de voir au sein de vos rang des pro-charte mais non souverainistes dans votre équipe?
    Pendant ce temps, des souverainistes sont parti du parti québécois et ne ce sont pas impliqué durant la campagne ( a-t-il eu une baisse de bénévoles?) , annulé le vote ou resté chez eux ou voté libéral, car ils étaient contre la charte. Je pense que vous n’avez pas assez écouté les souverainistes contre la charte qui étaient avant des alliés naturels cela n’aide pas
    l’union des forces indépendantistes!

    Votre audace de conquérir des compté plus difficiles est-elle aussi un peu responsable de la perte de compté acquis, avez-vous mis les heures suffisantes pour le pointage et porte à porte et aviez-vous suffisamment de bénévoles et ont-ils été bien formés?
    Les stratèges du PQ sont-ils toujours péquistes et indépendantistes, sont-ils compétents?
    L’argumentaire est-il désuet?
    Comment avez-vous réagit aux attaques médiatiques qui ont miné la transmission du messages?
    Avez-vous oublié certaines parties de la population ou oublié des les convaincres ou de les écouter?
    La stratégie web et média sociaux et médias est-elle bonne?
    Les candidats ont-ils présentés adéquatement leurs réalisations?
    A-t-on mis trop l’accent sur le chef au détriment de l’équipe exceptionnelle des candidats?

    Le vote:
    La liste électorale et la révision de la liste a-t-elle faite dans les règles de l’art?
    Y-a-il eu tricherie durant le vote, le pointage étant si différent du résultats?
    Aviez-vous des représentants dans chaque salle?
    Le vote par anticipation et les sorties de votes on-t-il été bien fait?
    PERSONNEL ÉLECTORAL
    Les scrutateurs et secrétaires, primo étaient-ils compétents et bien formés et bien choisi, étaient-ils impartiaux?

    Les nouveaux adversaires ont-ils été discret et hypocrites le temps du pointage venu?

  134. Petites réflexions sur la charte :
    La charte aurait du être en place avant le début de la campagne, le pq aurait du mettre de l’eau dans leur vin et modifier le seul point chaud, les signes ostentatoir, pour y allé avec l’idée de la CAQ, soit pas de signes ostentatoir pour les personnes en autorité…..Pauline aurait alors prouver qu’elle est a l’écoute du peuple qui voulais une charte mais sans le point des signes ostentatoires, et en plus aurait prouvé qu’elle était capable de travaillé avec les autres partis. Finalement c’est probablement Couillard qui va en récolté le mérite en « Homme de tout les Québécois ». Aussi la religion est un sujet chaud, beaucoup de pro-charte on fait le procès de certaines religions et donc tenu des propos raciste et rétrograde oubliant que la charte ne concernait que les employés de l’état. J’ai bien compris votre message, au Québec l’état passe avant la religion, si tu travailles pour l’état avec tout les privilèges que sa impliques, tu dois mettre ta religion en 2e. Je ne crois pas qu’aucune religions menace le Québec de prêt ou de loin, mais maintenant on sait que pour bien des gens, la religion de son nombril passe avant l’état. Leffort demandé ici était beaucoup trop grand pour un peuple multi-culturaliste, individualiste. Je trouve que toute la gestion de cette question à été un floppe monumental. Tout ce que ça a donné c’est d’exellente capsule a Infoman.

  135. 1- très mauvaise décision d’aller en campagne électorale à ce moment-ci. Il fallait faire avec ce qu’on avait et surtout laisser la commission nous instruire comme il se devait. Le résultat était écrit en ce qui me concerne.

    2- vous devriez considérer éventuellement l’idée que l’option indépendantiste puisse être l’objet de travaux, livre blanc, études, communications publiques, et référendum hors des partis politiques. Cette option permettrait à toutes les formations indépendantistes de travailler ensemble sans dévier des fonds publics et des énergies qui doivent être destinés à gouverner le Québec et non à parler d’indépendance. Un gouvernement et le projet indépendantiste sont pour moi deux choses distinctes. Et cela permettrait d’éviter de parler de référendum pendant les campagnes et après et gouverner. L’option référendaire serait proposée par voie « indépendante » au pouvoir. Notre statut minoritaire en Amérique doit pouvoir permettre et justifier cette possibilité.

    3- je remarque une forte orientation masculine chez les élus. J’espère me tromper. J’ai l’impression que l’électorat a eu une réaction de macho devant madame Marois. J’espère me tromper. Mais c’est vraiment mon impression. Pourtant, sans être d’accord avec toutes ses décisions (j’aurais cherché le consensus au sujet de la charte par exemple et j’aurais mieux contrôlé le discours global du parti pendant la campagne pour éviter les dérapes), j’admire profondément cette grande dame. C’est toujours triste de voir une personne engagée renoncer. Mais dans son cas, elle venait tout juste d’entamer un virage important pour le Québec, des projets intéressants et une équipe forte. Je trouve qu’en précipitant les élections, elle ne s’est pas donné la chance de contribuer à sa juste valeur au développement du Québec. Ça reste un projet inachevé. Et une première Première ministre sans doute trop durement traitée.

    • Je suis d’accord avec votre point 1, et trouve votre idée du point 2 tout simplement brillante et essentielle. La souveraineté n’est pas l’affaire d’un parti. Comme plusieurs je suis souverainiste, mais impossible pour moi de voter PQ en raison de profonds désaccords sur leur façon de gouverner. Comme on vient de le voir, le vote ne se force pas autour d’un projet qui n’a a priori rien à voir avec la gouvernance: minimum 10% des souverainistes potentiels n’ont pas voté PQ lundi. Bref je suis 100% d’accord avec vous: la gouvernance et le projet de souveraineté ne devraient pas se confondre comme c’est le cas aujourd’hui.

      Pour le point 3, je vais passer mon tour, n’étant pas une grande fan de Mme Marois. Je reconnais toutefois avec gratitude la voie qu’elle a contribué à paver pour les femmes en politique et quelques excellentes innovations, dont au premier chef, les garderies à 5$.

  136. M. Lisée, très bonne analyse. Je crois que la division du vote a nui aux souverainistes/nationalistes. En effet, une autre façon de regarder les chiffres c’est que 58% des électeurs n’ont pas voté pour le parti Libéral. Je crois que les souverainistes/nationalistes doivent se rassembler, et parler de cette option de façon positive; pour que plus de gens aient le goût d’y adhérer.

    • Division de vote est une bonne excuse! Diriez-vous aussi que le vote non-séparatiste a été divisé? Libéraux + CAQ = 65%

      Arrêtez avec cet argument de vote divisét. Les votes doivent être gagné. PQ n’a pas droit à tous les voteurs séparatistes.

  137. Non, mais fini cette manie de trouver des « raisons » à cette défaite….arrêtez tout de suite d’avoir l’air coupable de vouloir un pays…levez-vous ..merde de merde
    Présentement partout les commentateurs disent que la souveraineté est morte
    qu’attendez-vous pour vous levez et dire NON on est là encore bien vivant et la PEUR on va l’étouffer ….
    Parler pourquoi la souveraineté est PAYANTE pour le QUÉBEC…sortez les chiffres et merde servez-vous de PKP pour prouvez que si lui y crois d’autres y croient aussi…faites parlez les hommes… femmes ..d’affaires qui sont pour l’indépendance et soyez donc plus sûr de vous …Foutez-nous la paix avec le passeport .etc…détails insignifiant. Un PAYS à Son Passeport…point à la ligne… pas pour une semaine seulement ce genre d’affirmation…Non..allez-y d’aplomb soyez présent parler.parler…les jeunes d’aujourd’hui tout ce qu’ils connaissent de la souveraineté …..c’est la PEUR des autres..
    Demandez pourquoi si cela ne sera pas payant…..alors pourquoi le CANDA tiens-t-il tant au Québec…le chèque brun du fédéral deviendra Bleu ciel…allez parlez le langage du PEUPLE…..cessez d’avoir l’air coupable
    PKP est un atout …qu’il sorte et qu’il explique pourquoi que lui y crois et que d’autres le suivent….le Ste Françoise se sert de SA grève …qu’il explique ..c’étais ça ou des milliers d’emplois perdus. Enfin quoi pas besoin de tout définir quoi dire et faire…Mais une chose est sur vous avez 4 ans devant vous pour renseigner les « autres » pas une semaine 4 ans cessez d’avoir l’air coupable et foncez dans le tas ….A toute les semaines il devrais avoir une page entière dans tout les journaux qui expliquerais pourquoi dire OUI à un pays… et c’est quoi cette sortie pour ce sentir coupable de la charte…Non pas de honte à vouloir un état laïque ..Merde réveillez-vous…

    • D’accord avec. SVP arrêtez d’être intimidé parce que vous êtes indépendantiste. Afirmez-le, criez-le. C’est le problème après la profession de foi de PKP, on a juste voulu diminuer la portée de son cri du coeur. Ayez autant de coeur que lui.

  138. Je ne suis pas entièrement en accord avec toutes les interprétations/conclusions de votre analyse: on voit très bien la tendance à la baisse du vote péquiste AVANT l’arrivée de PKP.

    Selon moi, PKP n’a pas été un effet marquant de cette baisse, la baisse étant commencée, démontré par le fait que la dérivée (courbe de la tendance) n’a pas vraiment changée par la suite.

    Je crois que votre analyse oublie aussi de quantifier cette baisse du vote pour le PQ: de ~35% à ~27%, une baisse de ~23%, en partie divisé entre la CAQ (surtout, et en fin de campagne) et le PLQ (en début de campagne).

    Les électeurs péquistes ont eu peur de voir le PQ ne pas s’attaquer aux vraies choses selon moi, expliquant un ralliement de dernière minute aux idées de Legault, et faiblement, une peur de crise identitaire, ne répondant pas à ce que les Québécois veulent entendre aussi: les impôts, des coupures dans les dépenses, etc…

    Comme dans tout bon modèle politique bi-partisan, je trouve que Legault (3e parti) s’en est bien tiré. Mais en bout de ligne les gens ont décidé de voter pour le parti le moins risqué de perdre et le moins dangereux sur le plan de la controverse identitaire, et qui osait parler le plus des vrais problèmes.

    Question de transparence, j’ai voté libéral.

  139. On n’essaie pas de faire l’indépendance quand on est la province la plus endettée du Canada , qu’on est l’une des plus pauvres et qu’on reçoit de la péréquation. Lorsqu’ on aura fait le ménage dans nos finances on pourra parler d’indépendance. D’ici là le seul moyen de reprendre le pouvoir c’est convertir le P.Q. en partie nationaliste. Sans cela, le parti libéral sera au pouvoir pour toujours corruption ou pas. Ils ont 25 à 30 comtés sûr. et avec l’immigration ça va s’accentuer.

    • Il faut relativiser cette affaire de peréquation. Le Québec est la province qui reçoit par habitant le moins de peréquation, à l’exception de …l’Ontario qui en reçoit moins, toujours par habitant, ce qui est bien la seule façon honnête de compter.

      Un autre élément intéressant: le 9G$ qu’on reçoit en peréquation représente plus ou moins 10% du budget de l’État du Québec. Ce n’est pas la mer à boire à absorber, advenant l’arrêt de ce système (tout à fait normal soit dit en passant).

      D’autant plus que les dépenses en double seraient en bonne partie éliminée si on était indépendant.

      N’oublions pas non plus que les pays européens sont tous indépendants mais ils sont unis dans un contrat collectif. Qui comporte, là aussi, un système de peréquation pris à même le budget commun qui se monte à environ 0,3% des PIB de l’ensemble. Au Canada, cette proportion est aux environs de 25%.

      La moitié de nos impôts environ va au fédéral, et est structurée (je souligne) par le fédéral. L’autre moitié reste au Québec, et reste assez souvent soumise aux diktats du fédéral.

      Pauvre le Québec? Allons donc! Sortez un peu dans le reste de l’Amérique du Nord, interrogez ses habitants, vous verrez bien. On croule sous la richesse.

      Le Québec a une structure économique et sociale bien avantageuse (éducation, santé, garderies, pensions, etc. etc.) par rapport à 90% sinon plus des autres états et provinces. Notre richesse est plus collective qu’individuelle, voilà un différence importante.

      Nous sommes riches, et on ne doit pas notre richesse aux autres. Voilà la vérité.

    • Si le Québec était une province riche il y a 50 ans et est devenu une province pauvre toujours à l’intérieur du Canada, ne serait-il pas temps d’établir certaines corrélations? Et de dire qu’il faut être heureux parce que l’on reçoit de la péréquation, forme d’aide sociale, relève d’un désabusement que le reproche souvent aux personnes qui malheureusement doivent en vivre malgré elles. Cessons de nous diminuer, relevons-nous les manches pour vivre dans un pays riche plutôt que dans une province pauvre.

  140. Pour ma part , je crois qu’on oublie que les gens NE voulaient PAS d’élection ) sondage 65 % n’en voulaient pas ,,, Je crois que le PQ n’était pas è l’écoute des gens ….

    • Alors il aurait du tourner le dos au 35-40% qui auraient voté OUI? En passant je cherche toujours ces sondages où on nous demande « voulez vous un référendum » moi tout ce que je trouve c’est « s’il y avait un référendum voteriez vous OUI ou NON?… Il y a une nuance à faire entre voter non à la souveraineté et être complètement fermé au débat, selon moi.

    • Si je me fie au vote massivement fédéraliste totalitairement anti-souverainiste, il n’y a que 42% des Québécois qui sont entièrement fermés au débat…

  141. Une donnée importante que vous avez, je crois, oubliée, est d’ordre communicationnel : le PQ semble continuellement gêné et honteux de parler de l’indépendance. Vous laissez toute la latitude aux fédéralistes pour imposer leur schéma médiatique et eux ne se gênent pas du tout pour caracoler avec leur fier fédéralisme. Comment voulez vous que le peuple rêve un peu et face confiance à un parti qui ose à peine parler de son article premier et lorsqu’il le fait, c’est rapidement, en tremblant et en bafouillant quelques phrases improvisées.

    J’ai souvent l’impression que le peuple se fout de la destination, tant qu’il va quelque part. Les fédéralistes eux, savent où ils vont, le PQ lui, ne semble pas le savoir et ça se sent. Pas étonnant que les gens votent pour eux.

    Je souhaite un PQ qui cesse de courber l’échine, qui reprenne le contrôle du débat, qui assume et impose sa vision de l’indépendance.

  142. Quand on pense que même dans le bastion indépendantiste de Taillon, l’ancien compté de René Lévesque lui-même, dans lequel je vis depuis 1980, le PQ ne l’a emporté de justesse sur les Libéraux qu’avec 887 voix… alors que QS fait un beau 11,5 % du vote, presque autant que sur le Plateau… si le message n’est pas assez clair, il ne le sera jamais! C’est la faute à Bouchard le conservateur fédéral qui a fait basculer le PQ à droite toute alors qu’il fallait garder le cap sur le centre gauche authentique et laisser PLQ et CAQ s’entredéchirer carrément à droite. Le PQ doit arrêter d’avoir honte de son article 1 et nous proposer un vrai projet de pays dans toutes ses dimensions au lieu de nous demander carte blanche au lendemain d’un référendum perdant d’avance. Il y a d’autres manières d’accéder à l’indépendance qu’un maudit référendum dont personne ne veut plus.

    N’y a-t-il pas l’aveuglement volontaire chez Lisée dans cette analyse? «3. La progression de QS a été faible et pourrait théoriquement être presque totalement expliquée par le report des voix d’ON de 2012.» C’est faux parce que d’après la boussole électorale, les électeurs des partis ON, QS et PQ partagent environ 70 % de leurs opinions profondes. Le PQ de Bouchard a été noyauté par la droite et ça l’a coulé à pic lors de cette dernière élection. À preuve, ils ont tenté de marauder l’électrorat de la CAQ, populiste de droite. PKP va s’avérer être un véritable boulet pour l’avenir du parti. « L’équipe de Mme Marois pensait que PKP allait attirer vers le PQ l’électorat de la CAQ. C’était une présomption raisonnable.» Mauvais calcul! Il faut que la société civile tasse le PQ et reprenne le leadership en lançant le grand chantier de l’indépendance non-partisane, tous partis indépendantistes confondus. Une élection mandataire impérative porterait alors sur le pays tel que décrit dans toutes ses dimensions sociales, très détaillées, projet de Constitution à l’appui. Gagner ces élections déclencherait de facto l’accession à l’indépendance d’une manière très démocratique sur la scène internationale. Foin de référendum perdu d’avance à l’aveuglette! Le chantier du pays bouclerait enfin la révolution tranquille comme cela aurait dû être. Il créérait énormément de nouvelles opportunités économiques. Le taux de chômage tomberait à 5 % comme à Québec… Le projet St-Laurent des Caquistes n’est que de la petite bière en comparaison!

    Lire : Pas une élection référendaire, non, mais « mandataire impérative » Québécois : des « agents libres » au sein du Canada ! http://www.vigile.net/Quebecois-des-agents-libres-au

  143. J’aurais aimé vous entendre sur les causes de votre conclusion à l’effet que les francophones seraient réfractaires à un référendum. J’avance une explication. Le dénigrement systématique par les libéraux, aidés par un groupe important de médias et de journalistes fédéralistes au Québec, de cette idée de tenir un référendum qui est perçu comme une calamité chez une bonne partie de la population. Au point où le sujet est maintenant presque tabou. Ajouté à cela, le tort causé par les violentes attaques de Couillard à l’endroit de madame Marois et votre parti. « Calomniez calomniez il en restera toujours quelque chose ».

    • Bonjour,

      Les fédéralistes affirment qu’il ne faut pas de référendum sur l’avenir du Québec mais eux que proposent -ils à la place? Le statu quo? A ce que je sache, nous ne sommes pas cosignataire du pays le Canada? Alors que sommes-nous? Des Canadiens soumis par la force que nous impose le plus grand nombre de province anglaise a faire partie d’une entité politique et économique qui ne nous reconnait pas d’existence qu’à la condition de ne pas exister et de ne pas dire qui nous sommes ou de ne pas en faire mention dans le texte de ce pays?
      Le talon d’Achille des fédéralistes c’est qu’ils ne peuvent rien proposer car c’est un NON du Canada. COmment être fier dans un pays qui nie la différence? Pourquoi la charte ce n’est pas bon pour eux car selon eux ça crée l’exclusion et dans le Canada c’est correct pour nous d’être exclus?
      COmment cela est acceptable pour les canadien français et pour les immigrants c,est inacceptable qu’ils ne puissent exprimer leur différence?
      Les Canadiens français ont oublié qu’ils sont exclus du Canada à cause de leur différence et qu’ils ne peuvent l’exprimer.

      Voila le message qu’il faut lancer aux Québécois. Il faut interpeler Couillard à signer la constitution du Pays qu’il aime tant si il est si fier d’être Canadien et on va voir comment les Anglais vont recevoir ses demandes traditionnelles ou il faudrait qu’il la signe sans rien demander n’est-ce pas ? C’est cela qu’il ne veut pas dire aux Québécois. Pour signer la constitution, il faut que nous nions notre différence.
      Voila la faille a exploiter pour raviver la souveraineté du Québec.

  144. M. Lisée,

    Le PQ aurait-il eu plus ou moins de vote s’il avait parlé de souveraineté avec enthousiasme plutôt que seulement pour s’en défendre? Pouvait-il descendre vraiment plus bas qu’il l’est aujourd’hui? Je ne suis pas un partisan de PKP et ses méthodes, mais voir un poids lourd de l’économie endossé la cause, cela m’a donné espoir de voir la souveraineté comme jamais dans les quinze dernières années. Et je n’étais pas seul dans cette situation. Si la campagne avait pris cette direction, je vois mal comment le PQ aurait eu moins de 30 % des voix.

  145. Le PQ c comme le pont Champlain
    1) y date des années 60, mauvais concept
    2) la base craque de partout, la maintenance a été mal faite, c risquer de lui faire confiance
    4) les compagnies de construction se sont payé la traite
    3) le fédéral voudrait s’en départir
    4) il va être détruit dans quelques années

  146. Bonjour Jean-François,

    Comme première impression ça se tient, selon moi aussi, mais il y a plein d’autres facteurs à considérer, par exemple:

    1- le plan de campagne semble avoir eu plusieurs ratés.
    2- le discours souverainiste a été très mal porté, donc très mal perçu.
    3- la place faite aux médias dans la forme et sur le fond. La déviance médiatique et le favoritisme à peine voilé. Plus de contrôle sur le message et les période de question. c’est le questionné qui contrôle pas le questionneur.
    4- le rôle de l’équipe, comment se fait-il que les ministres n’ont pas parlé ou très peu de leur champ de compétence. Le rôle du Québec à l’international? Pas une ligne.
    5- les débats des chefs: la forme et le message sont complétement à revoir. Quand ça ressemble à la période de questions et réponses orales de l’Assemblée nationale, plusieurs décrochent.
    6- les enjeux régionaux, la problématique de la région de Québec. Faire différent selon les régions, fini la campagne nationale mur à mur. le Parti Québécois est le parti des régions oui ou non?
    7- se détacher du seul pole d’attraction du chef pour mettre en valeur l’équipe. Dans certains dossiers une Véronique Hivon aurait plus passé que d’autre.
    8- assumer le leadership de la campagne et non être constamment en mode réactif ou pire défensif. Plusieurs annonces par jours dans différentes régions sur différent sujet. Donner du jus aux journalistes pour qu’il cesse de gruger le même os durant toute la campagne.

    Et le reste.

    Prenons le temps de trouver les motivations des Québécois et la manière dont nous pouvons nous servir pour les rejoindre adéquatement.

    Changeons le discours, faisons la pédagogie de la souveraineté sur tous les plans et toutes les tribunes. Profitons de chaque occasion et redevenons un Parti qui attire et non qui repousse.

    Pour le pays du Québec en devenir!

    Merci d’être là!

  147. Malgré toutes ses qualités humaines et sa capacité de rassembler une équipe prometteuse, Pauline ne passait pas en public. Je présume que sa grande force s’exprime en privé, en petit groupe ou face à une personne.

    À mon avis, il faut remonter avant l’élection de 2012 pour expliquer cet échec. Le QLP (Québec Liberal Party) a traîné une réputation sulfureuse bien avant l’élection de 2012. Le QLP continuait à s’enrichir malgré l’insatisfaction des électeurs. Le Qc était en train de devenir une république de banane. Avec plus de 500 nominations partisanes pendant ses années au pouvoir, le QLP a eu beau jeu de profiter des nombreuses fuites qui vous ont nui pendant vos 18 mois d’exercice du pouvoir. Votre faute : le PQ n’a jamais pris la pôle position dans ce domaine. Le PQ n’est jamais parvenu à définir le QLP comme un parti de corrompus.

    Quand Couillard vient dire en ces présentes élections que la corruption s’est réglée en 2012, tous vos efforts s’arrêtent net. J’ai même entendu du monde dire que Couillard allait faire le ménage (ah! ah! ah!). C’est la rue qui a fait le travail d’opposition en 2012. En fait, avec un désastreux bilan économique, 60 milliards de déficit, le QLP aurait dû être élu uniquement dans les circonscriptions peinturées en rouge. Mais ce n’est pas ce qui est arrivé. Le QLP a continué de s’identifier comme le parti de l’économie et vous avez constamment été sur la sellette à ce sujet, un non-sens.

    Comment se fait-il qu’un parti ayant autant de brillants communicateurs ait été aussi médiocre à s’opposer? Vous avez été incapable d’imposer des thèmes, incapable de définir l’adversaire, incapable de vous présenter comme la seule option valable.

    Une fois au pouvoir, on vous a accusé de reculer. Comparé au gouvernement Har-peur, c’était vrai. Harper minoritaire a gouverné comme s’il était majoritaire. Il a imposé son agenda, roulé les dés pour faire passer des projets de loi et des budgets, et s’il avait fallu qu’il soit renversé, les partis de l’opposition aurait porté l’odieux de la chose. Le gouvernement Marois n’a jamais fait montre d’une telle force, c’en était choquant.

    Je crois vraiment que ce n’était pas au gouvernement qui avait passé une loi pour les élections à date fixe de repartir en élection. 18 mois, c’est tellement court. Ça va prendre encore combien de temps avant qu’on reparle d’électrification des transports? Et est-ce que le moratoire sur les gaz de schiste va s’éteindre lui aussi? Jamais pendant vos 18 mois au pouvoir n’avez-vous été capable de vendre vos réalisations au public. Vous le mentionnez vous-même, ce gouvernement a été d’un grand dynamisme se voulait novateur et courageux. Mais ce n’est pas le message qui s’est rendu dans l’électorat : électoralisme, division, instabilité et autres slogans creux vous ont défini encore une fois. Ma question : Comment se fait-il que vous ayez été incapable de vous vendre comme du monde? Comment se fait-il que vous ayez été défini par la propagande de l’opposition quand vous comptiez d’aussi bons communicateurs au sein de votre groupe?

    Malgré tout, je crois que Pauline a fait tout un travail comme première ministre. L’équipe qu’elle avait rassemblé pour aller en élection était formidable : des leaders venu(e)s du monde de la pharmacie, des infirmières, je pense aux musulmanes qui se sont en outre présentées, à Djemila… Hébert a été un très bon ministre de la santé. Pharmacie, infirmière et Hébert auraient probablement pu monter un plan ambitieux et novateur pour remettre la santé publique sur pieds. Au lieu de ça, ce sont les partisans du privé qui ont remporté la mise avec le QLP. Le PQ a été incapable de vendre la force de son équipe, de faire connaître les rêves ou les plans de ses meilleurs éléments. C’est inacceptable.

    Le PQ s’est encore une fois laissé définir, a été sur la défensive et toujours en réaction. Alors que c’est le contraire qui aurait dû être fait. Pourquoi est-ce que le PQ n’a jamais été capable de proposer un thème par jour?

    Le référendum, malheureusement, il faudra revenir à ce que Lévesque avait été obligé de faire à son arrivée au pouvoir. À la prochaine campagne, je crois que vous devrez vous engager à ne pas tenir de référendum dans le présent mandat, prouver encore fois que vous pouvez former un bon gouvernement et voir ce que ça donnerait au moment du deuxième mandat.

    Cela dit, je suis profondément triste et frustré.

    Malgré tout, bien à vous

    Antoine Isoir

    • C’est assez de la stratégie du bon gouvernement. Il faut expliquer aux gens pourquoi on a pas notre place dans ce pays , même Charest n’a pas signé cette constitution pourquoi? Parce qu’ils ne veulent pas qu’on écrive qu’on est différent. Donc deux poids deux mesures, On ne doit pas être tous pareils au Québec , donc pas de Charte de la laicité mais pour le Canada, on doit être tous pareils, on n’a pas le droit de dire qu’on est distinct sinon eux ne signent pas. Tous cela parce qu’ils sont plusieurs provinces contre le Québec qui est la seule province francophone. Quelle injustice? Ou sont les fédéralistes pour crier à cette injustice pour le peuple du Québec?
      Jusqu’à quand vous allez continuer d’être maso , les fédéralistes, et d’aimer un pays qui ne vous aiment pas lorsque vous voulez l’affirmer? Moi ça fait longtemps que j’ai compris que le Canada ne veut pas de nous comme nous sommes. Ils nous veulent que lorsqu’on dit qu’on est rien surtout pas un peuple dans le texte.

  148. Votre lecture est fausse sur la charte, les gens étaient pour une charte mais pas nécessairement la votre, vous n’avez fait aucun compromis dans le but d’en faire un enjeu.Votre entêtement à ne pas vouloir régler le problème mais à en créer vous a nuis.

  149. Ce que je trouve déplorable , c’est que le PQ se cache derrière cette théorie au lieu d’admettre les erreurs qu’il a commis dans le cadre de la campagne, que ce soit les lois fiscales rétroactives en début de mandat (qui n’ont finalement pas passées), la hausse des frais de scolarité par la porte d’en arrière (Retrait du crédit d’impôts sur les frais de scolarité et indexation alors que Pauline Marois prônait le gel il y a deux ans), la Charte de la laïcité et des valeurs québécoises purement inconstitutionnelles et ayant pour effet de mettre de côté une partie de la population bien présente au Québec, soit les minorités religieuses et culturelles. Bref, le PQ a commis des erreurs qui justifient sa non réélection et sa défaite lors de cette campagne.
    Une théorie aussi théorique justement a le défaut de ne pas admettre les erreurs que le parti québécois a commises et qui méritent d’être dénoncées pour une éventuelle réélection.
    Je tiens également à faire état du fait que la campagne de Mme Marois a été difficile à suivre puisqu’au lieu de faire état de ses bon coups, elle était constamment en train de critiquer les autres partis. Il est difficile de baser un choix sur la raison pour laquelle on ne devrait pas voter pour un parti, plutôt que sur la raison pour laquelle on devrait voter pour un parti et c’est ce qu’il semblait manquer dans cette campagne.
    Bref, les gens ont voté également par mécontentement face à la dernière année et demi et face aux mesures mises de l’avant par le PQ. Il est possible que les gens aient simplement voté avec leur tête et leurs opinions, et non en raison de  »l’effet PKP » ou en raison des  »allégations concernant la non intégrité »…il est facile de cacher un résultat derrière des  »questions de circonstances ».

  150. J’ai des voisins Caquistes qui m’ont affirmé que ce qui les avaient décidé à voter contre le Parti Québécois, c’était la taxe scolaire et l’augmentation de 4.3% d’Hydro-Québec.
    Est-ce que ces deux augmentations ont eut vraiment de l’influence???

  151. M. Lisée, votre puissante capacité d’analyse m’impressionne toujours. Vous serez sûrement au cœur de la réflexion qui va se faire sur l’avenir du mouvement souverainiste. Permettez-moi d’attirer votre attention sur un élément qui semble échapper systématiquement aux analystes politiques depuis un bon moment déjà: c’est l’effet que peut avoir, sur l’élection d’un gouvernement, de la présence ou de l’absence d’un chef charismatique. Pensons à Churchill, de Gaulle, ou même Adolph Hitler, de triste mémoire pour l’humanité entière. Plus près de nous, pensons à Lesage, Lévesque ou même Trudeau, de triste mémoire pour les Canadiens-Français. Il n’empêche que tous ces personnages ont soulevé des foules. Il nous manque un Pierre Bourgault, un tribun, un harangueur de foule. Bien entendu ça ne se fabrique pas. Mais je fais quand même le vœu qu’un jour un Messie se manifeste. Ayez l’œil ouvert.
    En tout respect.

    • À M. Lapierre qui a écrit :  » (…) un élément qui semble échapper systématiquement aux analystes politiques depuis un bon moment déjà: c’est l’effet que peut avoir, sur l’élection d’un gouvernement, de la présence ou de l’absence d’un chef charismatique. Pensons à Churchill, de Gaulle, ou même Adolph Hitler, de triste mémoire pour l’humanité entière. Plus près de nous, pensons à Lesage, Lévesque ou même Trudeau, de triste mémoire pour les Canadiens-Français. Il n’empêche que tous ces personnages ont soulevé des foules. Il nous manque un Pierre Bourgault, un tribun, un harangueur de foule. Bien entendu ça ne se fabrique pas. Mais je fais quand même le vœu qu’un jour un Messie se manifeste.  »

      … Et à toutes les autres personnes qui ont tenu des propos similaires au sujet de charisme de Mme Marois, ne croyez-vous pas qu’il soit évocateur que cette longue liste de personnes qualifiées de « charismatiques » n’inclut que des hommes ? Doit-on en déduire que pas une seule Québécoise ne soit charismatique (sous-entendu : n’ait pas l’étoffe d’une première ministre) ? Doit-on également comprendre que les compétences aient une valeur négligeable chez la personne qui dirigera le Québec ? Ne soyons pas aveugles à la triste probabilité qu’une part de nombreuses critiques formulées à l’endroit de Mme Marois prennent racine dans des sentiments de mysoginie camoufflés, non assumés. C’est en partie à ce genre de réalité que voulait répondre la Charte des valeurs. La Charte proposée est certes perfectible, mais il est important de souligner que la très grande majorité de son contenu reflète les valeurs québécoises – la partie traitant des signes ostentatoires ne représentant qu’une très petite part.

  152. Vous présumez dans votre analyse de départ que, puisque le taux de votation est sensiblement le même qu’en 2012, se sont LES MÊMES personnes qui ont voté à la dernière élection. Il y a, à chaque élection, généralement une proportion d’environ 30% des gens habilités à voter au Québec qui n’exercent pas ce droit. Rien ne permet de conclure que ce sont toujours les mêmes personnes. Simple hypothèse: la « peur » d’un éventuel référendum, couplée aux remous de la charte, a pu inciter des fédéralistes qui ne votaient généralement pas à le faire cette fois-ci. L’arrivée de PKP, certains aspects jugés trop restrictifs de la charte, un retour à baisse du vote des jeunes (après le sursaut des carrés rouges) a pu amener certaines personnes qui avaient appuyées le PQ en 2012 à ne pas voter ou à appuyer la CAQ ou QS. Pour arriver à des conclusions mieux étayées, je crois qu’il nous faut prendre le temps d’analyser les résultats de chaque comté, poll par poll. afin d’éviter de s’engager trop rapidement dans des correctifs qui ne toucheraient pas les véritables cibles.

  153. Bonjour,

    Le PQ est trop sur la défensive. Le PQ doit rappeler aux fédéralistes que les Québécois ne sont toujours pas des membres officiels du Canada. Moi comme stratégie j’interpelle rais Couillard sur le fait que malgré une forte députation fédéraliste, il n’est pas prêt à signer la constitution canadienne . Pourquoi? Parce que les fédéralistes québécois savent que les Anglais ne veulent rien négocier sur la question de l’identité québécoise et Couillard ne veut pas être obligé de le dire aux francophones. Il ne veut pas montrer le vrai visage des anglais aux Francis. Je suis sur que c’est le talon d’Achille des fédéralistes québécois.
    Il faut encourager Couillard a signer la constitution. La les québécois verraient comment on les méprise ailleurs pour ce qu’ils sont et la vous auriez une raison valable d’expliquer et de faire la promotion de la souveraineté. Sinon on reste des citoyen de 2 e classe au Canada a cause de ce que nous sommes.

  154. Lundi soir, la perspective référendaire est passée du moyen terme au long terme. On peut le nier, le pleurer ou en prendre acte. Le présent du Québec et son avenir prochain ne doit pas être sacrifié sur l’autel du « référendum ou rien du tout ». Faire progresser le Québec dans la fédération canadienne n’a jamais été mon objectif mais il s’avère une nécessité urgente après plus de 30 ans de stagnation constitutionnelle. Il est possible de remettre de l’avant les revendications traditionnelles et plus actuelles du Québec sans abandonner ses convictions mais en agissant en démocrates qui, comme nous le faisons tous je l’espère, constatent que la priorité des Québécoises et des Québécois dans les prochaines années ne sera pas la tenue d’un référendum. Je soutiens ceux qui auront le courage d’accepter la réalité actuelle et de se battre pour le meilleur intérêt du Québec.

  155. Monsieur Lisée,
    Votre analyse est extrêmement intéressante et il faut vous féliciter d’avoir été capable de la faire si tôt après le fait.

    Avec votre permission, j’ajouterais deux éléments. Certes l’entrée en scène de Pierre-Karl Péladeau a été catastrophique. Mais c’est surtout, je crois, par ce qu’elle signifiait sur la place du PQ sur l’échiquier politique. Qu’on le veuille ou non, la place du PQ est au centre-gauche. Si les péquistes font mine de quitter cette place pour s’orienter plus à droite, la sanction est immédiate. Il y a eu la déception de Lucien Bouchard lors des élections qui ont suivi le référendum de 1995. Il y a eu le désastre qui a fait disparaître le parti de Louise Harel aux élections municipales de Montréal du 1er novembre 2013, suite à une étrange alliance avec Marcel Côté (dont toute la carrière s’est faite à droite). Comment a-t-on pu penser que les électeurs plus progressistes allaient voter PQ alors que dès le début de la campagne, l’homme des 14 lock-outs se posait en dauphin de Pauline Marois? Autrement dit, le PQ a alors perdu des votes à gauche, et pas seulement à droite: de 75% en 2012, le taux de participation est passé à 71%, si les chiffres des médias sont exacts.

    Un autre élément a aussi été très important. En 2012, les libéraux étaient confiants de l’emporter: le printemps étudiant appelait un  »back-lash » de droite, pensaient-ils. (L’expérience de de Gaulle est l’exemple le plus frappant de ce type de réaction: il a été triomphalement reporté au pouvoir après la révolte étudiante de mai 1968.) Or, le vote progressiste, notamment le vote étudiant, a permis au PQ de l’emporter en septembre 2012, même si c’est de justesse. Mais c’était partie remise: la vague de droite a déferlé en avril 2014; elle a peut-être été déclenchée par l’épisode Péladeau, mais elle était certainement latente, si l’on en juge par son importance.

    Finalement, la stratégie péquiste avait peu de prises sur des éléments comme la déferlante de droite (que le libéraux se sont contentés d’exploiter). Mais elle est certes responsable de l’arrivée en scène d’un personnage fortement marqué à droite. Et si cette stratégie suicidaire devait se poursuivre, je ne vois pas comment le PQ pourrait éviter de passer à la trappe, au profit, qui sait, d’une autre scission du parti libéral.

  156. Élection 2014, mon analyse
    1e – La première erreur fut quand elle à refusée de répondre aux journalistes, plusieurs se sont tournés de bord et ne cherchaient qu’à publier les erreurs de parcours du PQ.
    2e – Fut de déclencher des élections sans plan de match axée seulement sur la charte, après avoir annoncé une augmentation du cout des garderies, en plus d’une augmentation abusive d’Hydro-Québec, la taxe hospitalisation, le pétrole Anticosti et le référendum, en plus, elle contrevient à sa propre loi électorale, elle a donnée toutes les munitions aux autres partis pour se faire attaquer, elle aurait du attendre de se faire défaire par le autres partis.
    3e – La question du référendum dans un premier mandat n’a jamais été démenti ni affirmée même avec un sondage de refus de 70%, la population ne veut plus en entendre parler, la question qui tue est restée entre deux chaises.
    4e – Une autre erreur fut le déclanchement des élections trop rapidement, le slogan faisait réellement pitié à voir ainsi que la vidéo de présentation avait l’air de conception amateur, le son et la musique faisaient amateur, le manque flagrant d’organisation donnait l’impression d’élection organisée par des ti-couns. Elle aurait du s’entourer de conseiller INTELLIGENTS et non d’amateurs et de gérants d’estrade, s’entourer de conseillers compétents afin de soigner l’image du parti, peignures, habits, disposition, s’il le faut, prendre exemple sur les libéraux qui ont projeté une image positive durant cette campagne, un gros manquement au PQ.
    5e – Avoir attendu quelques mois que la commission Charbonneau et l’UPAC ait fait le ménage, ne nous aurait pas nuit.
    6e – Avant de penser à faire un référendum, il faut dans un premier mandat prendre le pouvoir, faire ses preuves en redressant les situations et en rétablissant la confiance, prendre le temps d’informer le peuple sur les avantages et les désavantages d’une séparation, Ex : pensions de vieillesse et tous les avantages venant du fédéral. On à perdu le dernier référendum a cause du manque d’information, les vieux avaient peur de perdre leur pension, personne ne les avaient sécurisé ainsi que beaucoup d’autres qui étaient confus ont voté non.

    • Bien répondu. j’ajoute qu’il faut informer la population avec un plan de match avant de déclencher un référendum. Généralement, on procède après un premier mandat, ou un redressement économique et non pas sur une morosité. Il fallait voir en l’élection de 2012, un rejet du gouvernement de Jean Charest et non un amour pour le PQ. À votre arrivée, la plupart des ministères ont subi des compressions, des possibles déclassements de rang dans des professions de la fonction publique. En parallèle, le fiasco des commissions scolaires (hausse de taxes scolaires), la non-abolition de la taxe santé, l’augmentation des frais de garderie (qui lésera énormément les familles monoparentales) l’augmentation des tarifs d’hydroquébec, ainsi qu’une division de la population sur la charte. Viens ensuite un possible référendum dont la réponse de Madame Marois n’a jamais était clair. Elle ne s’est même pas reprise au deuxième débat. La réponse au deuxième débat aurait dû être : Si le PQ est majoritaire, nous allons redressé l’économie, expliquer les enjeux du référendum et en fin de mandat ou le mandat suivant, mettre en place le référendum. Il ne faut pas oublié que plusieurs immigrants sont arrivés après 1995 (presque 20 ans) et que plusieurs ne savent pas ou sont mal informés des conséquences de ce référendum. Madame Marois a été aveuglé par cet enjeu, qui pour elle, est plus important que tous les autres points cités. Elle aurait aimé réussir sur ce que tous les autres avant elle ont échoué. Mais cette précipitation l’a conduite vers la porte de sortie. On ne parle pas de référendum à une population divisée, mais plutôt à une population unie. La charte n’aide pas.

  157. Bonne journée monsieur,
    Je ne suis membre d’aucun parti politique mais j’ai une sensibilité pour le Parti Québécois sur la base du projet de pays, demain, dans 10 ans, dans 20 ans…peu importe. On a observé pendant la campagne et on observe à la suite des résultats que les forces  »anti-pays » se rallient fortement pour interpréter les résultats comme un signe que le destin inéluctable du peuple québécois à former une nation n’est plus à la mode ou est en perte de reconnaissance. La lutte pour le pays est et sera un combat sans relâche.
    Cela étant dit, mon analyse des résultats tient en deux points:
    1- Je ne comprends pas l’attitude du PQ en regard de la Charte. C’est contraire à la pensée, à la philosophie, à l’âme du peuple québécois. Nous sommes un peu xénophobes en général mais nous sommes inclusifs et sommes près à acceuillir les différences. Il y a eu manque de clareté et manque d’écoute. On aurait été content du 90% des clauses unanimes. Pourquoi forcer la note sur l’exclusion de gens simples sur la base de leur religion? On aurait du dès le départ attaquer l’exclusion du crucifix de l’Assemblée nationale. Bref, je ne comprends pas. Vous avez une sérieuse réflexion à faire là-dessus quitte à ce que M. Drainville quitte le parti.
    2- C’est sûr que c’est platte à dire mais, dans toutes les analyses, on ne parle jamais de Mme Marois. Elle a manigancé dans le passé pour être chef du PQ (vs Landry et Boisclair). Elle a été élue chef presque par dépit…..qu’on me comprenne bien..Mme Marois a d’excellentes qualités et c’est une femme que j’admire. Stéphane Laporte écrivait en début de campagne que ce qu’on veut, nous les québécois, c’est quelqu’un avec qui on aimerait prendre une bière….(ou un thé..ou une marche c’est selon). Bref, Mme Marois n’était pas de ce gabarit comme l’était René Lévesque. Parizeau, Landry? Pas plus mais enfin. Suite au printemps érable, le parti libéral aurait dû être balayé et le PQ être fortement majoritaire. Mais non. Le parti libéral, dans les circonstances, a plutôt fait bonne figure et le PQ fut minoritaire. C’était déjà un signe. Mme Marois (j’ose espéré que ce n’est pas parce qu’elle est une femme) ne passait pas (richesse, attitude,etc). C’est platte à dire mais toutes les raisons sont bonnes pour les adversaires.
    Suite aux années Charest, face à l’équipe de M. Couillard, vous devinez bien que les résultats de l’élection ne tiennent pas à une réflexion, à une analyse, à une étude politique du passé et du futur. Ce fut, comme c’est la plupart du temps le cas, un vote émotif. Et je pense que les deux points que je soulève en sont les fondements.
    Pour finir, je n’ai pas vu sur la tribune, le soir de l’élection, quelqu’un avec qui j’aimerait prendre une bière….

  158. J’ai toujours dit a mes amis dans nos discussions que la ligne de parti est un frein a l’épanouissement des femmes et des hommes politiques au Quebec.
    Je doute que tous les membres du PQ étaient d’accord avec la charte dans sa globalité,je doute pas aussi que des hommes intelligents comme Lisee et Marceau étaient en faveur d’une charte aussi intransigeante. Mais, ils ont fait le choix de suivre la ligne de parti donc, ils doivent vivre avec le fardeau de donner une explication sur la raison de ce silence. Le choix…

  159. Il va falloir que la partie soit plus claire, la phrase de Pauline Marois disant quand les québécois sont prêt n`a fait qu`alimenter la peur et envoyer un message flous. Flous pour les souverainiste qui se demandent est ce que le PQ pensent toujours a la souveraineté et pour les fédéraliste qui se disent elle nous cache quelque chose, il y a quelque chose de pas claire qui se prépare. La réaction était que le PQ est devenu du coup moins souverainiste pour les souverainiste et détermine a faire passer un référendum quelque soit le moyen « flous et caché » pour les fédéraliste, et dans les deux cas il y a une rupture de lien de confiance.

  160. Le Partie n`était pas claire dans ses intention, Pauline Marois disant quand les québécois sont prêt n`a fait qu`alimenter la peur et envoyer un message flous. Flous pour les souverainiste qui se demandent est ce que le PQ pensent toujours a la souveraineté et pour les fédéraliste qui se disent elle nous cache quelque chose, il y a quelque chose de pas claire qui se prépare. La réaction était que le PQ est devenu du coup moins souverainiste pour les souverainiste et détermine a faire passer un référendum quelque soit le moyen « flous et caché » pour les fédéraliste, et dans les deux cas il y a une rupture de lien de confiance.

  161. M. Lisée, le message de l’électorat est clair: il ne faut pas parler moins de souveraineté, mais plus. Ça fait 20 ans que le PQ n’explique plus aux Québécois les raisons de devenir un pays. 20 ans au cours desquelles le PQ a eu le réflexe de cacher son option, ou de minimiser son importance. Dès que le sujet revient à l’avant-scène, votre parti a l’air de s’être fait « démasquer »… Cette image de la « cage à homards » vous fait un mal inimaginable.

    Pour inspirer confiance, le PQ doit:

    1) assumer sa position souverainiste et en être fier
    2) rebâtir sa grande coalition.

    On répondra à cela que le PQ ne gagnera pas ses élections avec un tel programme. Peut-être bien. Mais à l’élection suivante, les Québécois se rendront bien compte que les problèmes de la province n’ont pas été réglés par le PLQ ou la CAQ. Et ils seront tentés d’enfin essayer « autre chose » : la souveraineté.

    • Vous avez raison. Comment voulez-vous que les jeunes souhaitent la souveraineté alors qu’on ne leur a jamais expliqué les avantages.

      Depuis 95, le PQ cherche plus à trouver une date qu’à expliquer les avantages du pays.

      Il faut faire rêver les jeunes. Et avec ce qui s’est passé lors du printemps 2012, on sait que c’est possible.

    • Crahenlas résume bien ma pensé. Je suis un jeune souverainiste et je croit qu’il faut rappeler au Québecois qu’est-ce que sa apporterait que d’être souverain. Je n’ai jamais entendu aucune argumentation a ce sujet depuis que j’ai l’âge de voter, aujourd’hui j’ai 30 ans. Mes armes, mes réponses je les ai trouvé par moi même grâce à internet. J’aimerais que durant les 4 prochaines année, a chaque fois que cela est possible, entrendre les élus péquistes nous donné des exemple concrêt sur qu’est ce que sa chagerait. Être fier, la tête haute et le torse bombé, comme Françoise David, voilà comment je crois qu’il faut parler de l’indépendance. Il faut que l’argumentation des partis opposé sur cette question soit tournée en promotion pour l’option souverainiste. Parce qu’avec l’attitude de cette campagne face a cette question, j’ai l’impression que le Québec n’a rien a gagné a devenir indépendant. Sinon pourquoi quand Couillard à attaquer Madame Marois en disant que son seul but était l’indépendance cette dernière s’est écrasé avec son : Quand les québécois seront prêt. Les québécois ne vont jamais faire une lever citoyenne du genre printemps érable pour un pays sans un levier, le PQ. J’aurai apprécié une réponse plus aggressive de sa part, du genre, Oh que oui c’est notre option, parce que si le Québec devien souverain il va ce passé ça… (ici le ça et les trois petits points sont une argumentations que je vous demande de nous martelé pendant 4 ans)
      Merci

  162. L’intégrité…Le PQ, à mon sens, aurait dû attendre la fin des travaux de la commission Charbonneau de même que les résultats d’enquêtes en cours de l’UPAQ avant de déclencher des élections générales. Dans l’éventualité où le PLQ sortirait plus amoché de ces exercices, le PQ aurait été en meilleure position pour défendre ces enjeux. Le fait de ne pas attendre, le fait de laisser le doute planer sur d’autres allégations ne fait que nuire au PQ…après tout comment attaquer lorsque par présomptions ou faits nous ne nous sommes pas révélés hors de tout doute comme étant plus blanc que l’adversaire… Une chose est certaine, avec la fin de mandat du gouvernement Charest , ajoutez potentiellement les conclusions à venir de ces différents exercices politico-juridiques et vous auriez pu être en mesure d’asséner le coup de grâce au PLQ…Oui parce que disons que la victoire courte suite à la débâcle du gouvernement Charest (des planchers historiques en fait d’intégrité) était en soit gênante…déjà annonciatrice de la suite des choses, déjà un indicateur fort qu’un réalignement stratégique au PQ devait s’opérer… Mais revenons en 2014, Si le PQ est aussi blanc que ce qu’on peut en dire chez ses militants, ne pas avoir attendu un moment plus opportun pour le déclenchement des élections tient à de l’amateurisme. Si l’intégrité du PQ se révèle comme étant ne serait-ce qu’un peu mieux que le PLQ, ça aurait pu être le coup de grâce porté au PLQ…mais le gouvernement Marois aura décidé d’aller de l’avant… Et là il serait inutile d’aborder les autres thèmes dont le traitement fut tout aussi maladroit.

  163. Les expressions de peine et d’émotion qui se sont retrouvées ici témoignent d’une différence essentielle entre les nationalistes et « ceux qui s’occupent des vraies affaires ». Je ne pense pas qu’il y ait eu autant de manifestations émotives au moment de la défaite de Jean Charest en 2012. Cela tient du fait que le PLQ est supporté par la très grande majorité des anglo-saxons, plus froids que les latins dans leurs rapports humains. Le PLQ est également supporté par une majorité de néo-Québécois qui cherchent d’abord et avant tout la sécurité que leur offrent ceux qui prétendent s’occuper des vraies affaires. Et le PLQ reçoit aussi le support d’un grand nombre de Canadiens-Français qui ont troqué les valeurs traditionnelles de leurs ancêtres pour les « vraies affaires », sauce américaine. Ce slogan de Philippe Couillard a fait un ravage. Au-delà des chiffres, il y a aussi les valeurs en cause. Dans la charte des valeurs envisagée par Bernard Drainville, il aurait fallu tenir compte des différentes composantes de notre société actuelle afin de transmettre à tous ce qui nous distingue comme peuple d’origine: le sens des affaires oui, mais aussi et d’abord et avant tout notre humanisme, notre poésie.

  164. Je suis québécois « de souche » (je n’aime pas beaucoup cette expression). Je ne veux pas de la souveraineté mais je ne battrais pas contre. La charte, toutefois, m’a transformé en militant anti-PQ acharné. Je n’ai jamais été aussi politiquement actif de ma vie, et c’est _entièrement_ la faute du PQ.

  165. L’erreur d’un décodage trop rapide où l’on fait d’abord la lecture de son état de digestion en fonction de ce qu’on a ingurgité… Mais, il faut voir que ce qui flotte et traverse le mur, ce sont l’ensemble des éléments d’un processus raté dont on doit faire le deuil… Et non d’un projet collectif dont le rhéostat d’un scrutin défavorable atténu l’apparence de sa nécessité.

  166. Pour ce qui est de nous indépendantiste de toutes tendances, je crois qu’il serait important de revenir à la base. Organiser des débats, des réunions de cuisines et tout ce qui a été mis en place à l’origine non pour vendre un parti mais une idée et pas comme une canne de soupe. La bonne nouvelle ? Dans mes souvenirs ce sont des exercices super le fun à faire qui sollicite notre intelligence et qui évite qu’on s’adresse à l’adversaire en le traitant d’imbécile, de traître, de demeuré, ou de xénophobe. Pour les années à venir la bonne intelligence, la communication et les débats d’idées au pouvoir !

  167. Plusieurs personnes pointent le poing levé de Pierre-Karl Péladeau comme étant la cause de la défaite du Parti Québécois. Nous affirmons que c’est bien plus la manière dont le PQ a répondu qui à causé cette dégringolade. En ne parlant de référendum et d’indépendance que de façon négative, le Parti Québécois a dédouané un grand nombre d’électeurs souverainistes qui n’auront vu alors aucunes raisons de voter PQ. Cela doit changer. Jamais le parti Québécois n’aura si mal fait lors d’une élection. Avec un propos cohérent sur l’indépendance, nous affirmons que le PQ aurait beaucoup mieux fait lors de ce scrutin 2014. C’est à nous maintenant, indépendantistes,de prendre les guides du parti et de le ramener sur le sentier du pays!

    • D’aucuns ont interprété le poing de PKP comme menaçant, ce que le PLQ a exploité, mais c’était plutôt un geste « allons de l’avant! » Il est une acquisition intéressante pour le PQ

  168. Le problème au PQ, c’est la honte de s’avouer souverainiste. Comme s’il s’agissait d’une maladie honteuse. Seul le gouvernement de Jacques Parizeau en a fait la promotion et surtout la pédagogie. À force d’utiliser le mot Pénis sans fausse pudeur on élimine les zizis ou autres termes enfantins et hypocrites. C’est la même chose pour la souveraineté. Si les gens chialent contre le mot référendum alors une réponse simple : « Vous préférez qu’on fasse la souveraineté sans consultation ? ». Les tergiversations perpétuelles sonnent faux et donnent une impression de manipulation. Le mouvement souverainiste N’A PLUS RIEN À PERDRE. Cessons d’avoir peur et les électeurs n’auront pas peur. Livre à lire : SWITCH – How to change things when change is hard.

    • Le seul fait de prononcer le mot souverainiste ou référendum c’est s’affirmer, fait que tu va passer ta vie dans l’opposition.
      Pour faire l’indépendance un jour, il faut prendre le pouvoir et commencer par redresser la situation pour créer un climat de sécurité et de confiance avant toute chose. Continuez à vous affirmer comme, séparatistes= référendum, et le parti va finir par disparaitre. 70% de la population ont horreur du mot référendum, ça les fait fuir vers les autres partis.

  169. M. Lisée, j’aimerais que vous puissiez nous faire la démonstration des avantages d’un Québec libre. Par écrit, tableaux, graphique ou textes, comme vous savez si bien le faire. Que nous les québécois puissions faire un choix éclairé se basant sur quelque chose d’autre qu’émotif ou intuitif pour savoir si nous voulons être indépendant ou non. Cela pourrai aider à éclipser cette peur. Je suis aussi tellement attristée par le départ de cette grande dame.

    • Madame, il ne faut pas demander au loup dans la bergerie pourquoi il est bon de manger du mouton.JE m’explique. Si M.Lisée vous fait le plus beau des tableau cela ne vous servira qu’à vous et encore. Le jour ou vous discuterez de tout cela avec d’autres personnes ils leur sera très facile de brandir un rapport de M.Couillard disant tout le contraire. Je vous invites donc à regarder du coté de la très « Canadian » Fraser Institut, vous y trouverez quelques écrits forts intéressants disant entre autre que l’économie du Québec pourrait très bien être viable en tant que Pays d’autre ui parleront des très mauvais résultats de l’équipe Charest de 2002 à 2008. Ainsi vos détracteurs ne pourront pas amener la conversation sur un terrain de partisanerie. Ils le feront sans doute mais avec moins de conviction…

  170. Problème d’ordi. ce message vous est peut-être parvenu. À vous de trieer
    Deux choses, 1- lucide et impitoyable analyse (as usual, pardon, comme d’habitude). 2- On a très vite senti que vous aviez été retiré du premier cercle de décision, lourde bêtise, et même du second cercle et du troisième apparemment . Qui a décidé d’écarter l’un des meilleurs sinon le meilleur analyste historique et actuel de la politique québécoise depuis plus de 20 ans? Un nom, des noms. La campagne du PQ a été brouillonne, tout comme son début de mandat. On attendait surtout, avec Foglia, avec Victor-Lévy Beaulieu, avec les belles-mères, un PKP, souverain proposant un chemin de réalité, de sécurité, de réussites économiques. On a eu une apparence adolescent capricieux, mal préparé, mal conseillé. Pour être Premier ministre du Québec il faut une certaine retenue, une certaine élégance. La souveraineté est dans le trou, il va falloir tresser plus que des échelles de corde pour l’en sortir.

  171. Les Québécois préfèrent la sécurité sous toutes ces formes; économique, sociale et politique. L’improvisation perçue de la campagne péquiste n’a fait d’attiser leur souhait de sécurité : des emplois (notamment par un plan nord), une charte accueillante et sutout un gouvernement majoritaire non-référendaire. Pas de chicane pour les quatre prochaines années. Par contre, plus de la moitié des électeurs ont accordé leur vote à des nationalistes qui, souhaitons-le, défendront ardemment les intérêts nationaux de notre province « canadienne ».
    Renée Durand, Greenfield Park

  172. Vous etes tres lucide et tres eclairant.
    Continuez votre excellent travail et vous nous inspirez a continuer a vous epauler vous et tout le parti.
    Je sais que vous prendrez les bonnes decisions pour repartir de l avant
    A bientot YVON

  173. Deux choses, 1- lucide et impitoyable analyse (as usual, pardon, comme d’habitude). 2- On a très vite senti que vous aviez été retiré du premier cercle de décision, lourde bêtise, et même du second cercle et du troisième apparemment . Qui a décidé d’écarter l’un des meilleurs sinon le meilleur analyste historique et actuel de la politique québécoise depuis plus de 20 ans? Un nom, des noms. La campagne du PQ a été brouillonne, tout comme son début de mandat. On attendait surtout, avec Foglia, avec Victor-Lévy Beaulieu, avec les belles-mères, un PKP, souverain proposant un chemin de réalité, de sécurité, de réussites économiques. On a eu une apparence adolescent capricieux, mal préparé, mal conseillé. Pour être Premier ministre du Québec il faut une certaine retenue, une certaine élégance. La souveraineté est dans le trou, il va falloir tresser plus que des échelles de corde pour l’en sortir.

  174. Vous décrivez la peur du référendum comme étant une peur de l’échec (pour le camp du Oui, j’imagine). Mais ne serait-ce pas aussi la peur d’avoir un troisième référendum tout simplement? Peur de l’instabilité et des craintes à l’étranger provoquées par un référendum. Peur de se diviser entre Québécois encore une fois sur la question nationale.

    Ou les Québécois, pourraient-ils tout simplement considérer qu’ils se sont déjà assez prononcé sur la question de la souveraineté? Je sais qu’un résultat Oui vous suffirait pour clore le débat à tout jamais. Combien de résultats Non vous prendrait-il avant que le débat soit clos?

  175. Merci Monsieur Lisée

    Je crois que le résultat du 7 avril est celui qui serait tombé si le PQ avait déclaré son option. Il est préférable que le PQ poursuivire en axant son discours sur souveraineté.

    Pour ce qui est du calcul, on peut aussi faire l’hypothèse d’un déplacement du vote péquiste vers la CAQ et de la CAQ vers le PLQ. L’enjeu du reférendum a fait sortir le vote libéral et a rallié stratégiquement les électeurs.

    D’autre part, bien avant la campagne, les médias et le PLQ ont réussi à définir le PLQ comme parti de l’économie. L’annonce de la perte des emplois en début de campagne a été un coup dur, il correspond peut-être au début de la baisse dans les sondages. En amont, le PQ n’a pas réussi à faire passer son message économique. Il aurait fallu rappeler que le PQ est un grand parti économique ( une intervention de Parizeau et Landry) auraient aidé. Je crois cependant que dans un monde néo-libéral, un état trop interventionniste peut-être perçu comme non favorable à l’économie de marché, paradoxalement. Plus l’état intervient selon le discours néo-libéral, moins il favorise l’économie. Or le PQ a une politique économique interventioniste.

    Le parti Libéral a aussi débuté sa campagne, avec un très bon slogan, en parlant de référendum. Comme le PQ avait beaucoup parlé de charte et que sa stratégie économique n’avait pas été transmise à l’électorat, en partie à cause des médias, le PLQ a réussi à définir le PQ comme le parti des faux débats.

    L’annonce PKP, loin de redéfinir le PQ comme parti de l’économie a été tirée par les médias uniquement du côté de la question référendaire.

    Une première erreur en terme de stratégie médiatique, soit celle de ne pas parler aux médias, a été amplifiée par la venue de PKP, qui a fait surgir aux yeux des journalistes la question du contrôle des médias.

    La très petite minorité de commentateurs favorables à la souveraineté, déjà très hésitant sur la stratégie identitaire, ont réagi négativement.

    Le grand écueil de cette campagne est la couverture médiatique. On l’a vu avec la crise étudiante, les médias polarisent les débats à outrance et son incapables de favoriser un débat axé sur les contenus. L’exemple de la conférence de presse du PQ sur la culture en est un bon exemple.

    Par exemple, les journalistes auraient pu soulever la question de la légalité de la charte à tous les partis qui appuyaient une interdiction du port de signes religieux. Cela aurait fait ressortir que les différences de position sur la charte étaient plutôt une question de degré d’application qu’une question de fond.

    On peut aussi parler de la question du vote anglophone et immigrant. Comment se fait-il que même un parti comme la CAQ ne puisse attirer ce vote? Le résultat du 7 avril n’est pas simplement un déni de la souveraineté, mais selon moi un déni de toute position nationaliste. C’est peut-être pour cette raison que cela fait si mal. C’est la choix de l’immobilisme, contre la volonté de changement.

    • De la part d’un anglophone qui aurai voté CAQ: Ils ont perdu ma confience quand ils se sont definit pareil que les PQistes. Obsedes (sp?) par imposer le francais sans le promouvoir de facon positif et de definir etre Québecois en termes non-inclusifs.

      Et completemnt desinteressé par les problèmes de la comunauté anglophone.

  176. Je ne suis un ne peut plus d’accord avec vous sur l’éléphant. Pour moi c’est très clair les gens ne veulent pas replonger dans un débat référendaire, ils ont d’autres priorités et M. Couillard a profité de cela. Ils a bien joué ses cartes et il s’est avéré une alternative crédible auprès de plusieurs si on voit les résultats des élections. Quels sont vraiment les priorités des québécois? Je voudrais bien vous entendre sur cette question. La stabilité, la paix sociale, plus d’argent dans leurs proches, … Il me semble que les québécois francophones sont désoeuvrés et ne croient plus à la quête du pays. Comme dit mon conjoint, au lendemain du référendum de 1995, le peuple aurait dû descendre dans la rue pour saluer et démontrer notre presque victoire au lieu de pleurer et de se replier sur nous-mêmes comme des pleutres. Les paroles de M. Parizeau étaient choquantes pour nos adversaires mais pas pour moi et plusieurs autour de moi. Il faut plus qu’un chef au PQ et je vous supplie de ne pas vous précipiter. M. Lisée, Il faut laisser les stratagèmes électoralistes pour se concentrer sur le projet de pays. Comment faire pour redonner espoir aux francophones?

  177. Il me semble avoir pressenti une certaine ouverture à un rapprochement vers QS durant votre discours de la soirée électorale. Même PKP a terminé son discours sur le mot « solidarité ». L’idée de coalition électorale voire de fusion me semble nécessaire en s’assurant que chaque parti puisse avoir sa voix au sein de l’ensemble (avec des élections primaires peut-être?).

  178. Et pas un mot sur Pauline Marois? Dès son élection à la tête du PQ, j’ai vu ce qu’il allait arriver. Avec tout le respect pour ses 35 ans de service en vie politique et le fait qu’elle soit la 1ière femme PM du Qc, il faut quand-même avouer qu’elle a commis d’importante erreurs stratégique — l’entrée de PKP mal gérée au niveau des comm, et la Charte, qui a complètement dérapé,… — et, surtout, qu’elle n’est pas aimé. Voilà. Point à la ligne. Depuis son affaire de toilette dorée, elle ne passe tout simplement pas! Désolé. Alors, de grâce, trouvez nous un autre chef, un peu plus charismatique, svp. Du genre de Louise Beaudoin…

  179. Vous avez une lecture interne encourageante pour les membres de votre parti mais vous êtes complètement dans le champ pour la majorité des québécois. Vous avez perdu l’élection par manque de compétence; tout simplement. Manque en matière d’économie et de développement durable et même sur la façon de conduire votre message de campagne. Débarrassez vous de la violence verbale (les « Laviolettes ») des sans diplôme en environnement et des « grands talents » dont on fini par haïr. Répondez aux questions importantes pour les électeurs en arrêtant de vous cacher en arrière des paravents, créés de toute pièce, par vos communicateurs et faiseurs d’images qui , en passant, n’étaient pas « forts ». Rechercher l’excellence, la compétence, le naturel et la ligne pure et de grâce, donnez les bleus à vos pseudo experts en messages et images.

  180. Bonjour JF

    Tout d’abord merci à toi d’être la aussi, pour tes remerciements à Pauline, pour tes excellentes analyses et pour donner du sérieux et de l’espoir aux autre rêveurs de grands idéaux…

    J’aimerais souligner que de par mes discussions avec l’électeur moyen, il en ressort que le côté économique du Québec est très mal connu. Peu de gens sont au courant du déficit économique et qui le creuse, très peu de gens savent combien nous envoyons de $$ à Ottawa et combien reviennent… Et pourtant l’économie est et restera la priorité #1 de l’électeur moyen

    Malheureusement à moins d’un coup de chance, ce sera une course de fond ou il faudra miser plus sur des gains continus dans l’électorat que par un grand coup du style 50%+1
    .
    il faudra devenir le gouvernement de l’économie, de la transparence et communiquer année après annee, mois après mois de l’information économique crédible et démontrant la viabilité du projet.

    Merci encore pour tout. J’espère que tu continuera la nous inspirer …

  181. M. Lisée,

    Je veux commencer par vous dire que j’ai toujours eu beaucoup de respect pour vous et que je vous considère comme un grand stratège politique.

    J’ai toujours été souverainiste (mon premier vote à vie fut un oui au référendum de 1995), je me considère de centre-gauche et j’avais toujours voté PQ… En 2012 j’avais hésité, mais votre candidature dans mon comté a confirmé de nouveau mon choix pour votre parti.

    Cette fois, par contre, vous m’avez perdu, et je crains que ça ne soit pour de bon à moins d’un grand changement d’approche.

    Au final j’ai voté QS, même s’ils sont beaucoup plus à gauche que moi, mais je me suis dit que leur message souverainiste s’adapte mieux à la palette multiculturelle du Québec moderne.

    C’est une réalité démographique: on ne réussira jamais la souveraineté si on ne tente pas de rejoindre les membres des communautés culturelles. Sur ce plan, le choix de faire de la Charte un enjeu politique est peut être populaire auprès des québécois de souche hors de Montréal et de plus de 50 ans, mais elle aliène les jeunes et encore plus les enfants d’immigrants, surtout ceux du Maghreb. On avait progressé depuis 20 ans à tenter de vendre l’idée d’une souveraineté inclusive à ces communautés. Vous nous avez ramené en arrière, au même titre que la déclaration de Parizeau sur le vote ethnique.

    En prenant le même chemin que l’ADQ en 2007, le PQ a malheureusement perdu mon respect quand il a choisi d’utiliser l’argument identitaire comme maneuvre électoraliste. Ce faisant, il aura donné un cautionnement tacite à toutes ces mises en épingle xénophobes et autre suppositions irréalistes comme celles de Mme Bertrand, et surtout à ces injures islamophobes que de nombreuses femmes ont dû subir sur la rue.

    C’est au FN que j’ai pensé en voyant ces dérapages. Et cela a éclipsé chez moi tout le bien que votre programme pouvait avoir.

    Je ne crois pas être le seul à avoir fait ces réflexions, mais je n’ai pas l’impression que le PQ veuille les considérer. D’ici là, mon vote ira ailleurs.

    • Absolument d’accord avec vous. J’ai toujours voté PQ, sauf pour ces élections. Je suis plus jeune que vous, et je crois que ma génération, surtout à Montréal, où la pluralité ethnique et culturelle est sans équivalent ailleurs au Québec, se désintéresse d’un parti qui semble faire fi de la réalité du Québec de 2014. Le projet de Charte du PQ m’a dès le départ rebuté et mis mal à l’aise.

      Pour protéger notre langue, pour unir les communautés, pour garder notre culture et nos institutions en vie, il nous faut savoir rallier les nouveaux venus et leurs futures générations. Mes meilleurs amis sont de diverses communautés culturelles (asiatique, marocaine, israël). Aucun ne se sent interpellé par l’orientation du PQ, plusieurs sont peu enthousiasmés par le PLQ, mais votent pour lui quand même car pour eux, PQ (et par ricochet, souveraineté) signifie xénophobie et repliement sur soi. J’ai presque ressenti la même chose depuis septembre 2012.
      J’ai envie d’avoir un parti souverainiste rassembleur. Pour gagner, le PQ devra faire un travail d’arrache-pied pour séduire les communautés culturelles, et plus généralement encore, les montréalais. Montréal deviendra de plus en plus rouge, et éventuellement, ce sera trop tard pour renverser la tendance.

      Arrivez en 2014. Vantez de façon positive la souveraineté, le français, l’image d’un Québec qui a de l’avenir devant soi! Et soyez inclusifs. Sinon, vous courrez à votre perte dans un avenir plus ou moins rapproché.

    • Complètement d’accord avec vous. Cette charte m’a fait perdre beaucoup de respect pour le PQ. Et elle a grandement nui à toute réelle possibilité de pouvoir faire la souveraineté un jour. Quand on est trop pressé, on fait parfois des bêtises qui nous retardent beaucoup, en définitive. Quelle erreur fondamentale.

      J’ai aussi voté pour QS dont le projet de souveraineté est inclusif.

  182. Je crois que votre analyse est très juste. Le Québec ne veut pas, pour le moment du moins, entendre parler d’une autre chicane référendaire. Ils se sont réfugiés dans une valeur sûr pour le calme et la paix: les Libéraux, malgré la corruption. Bien hâte de voir comment le PQ saura resurgir de ses cendres!

  183. L’article 1 du programme du PQ le place dans un cul-de-sac…vous en faîtes une élogieuse démonstration. Le PQ pourrait offrir une alternative plus que valable au PLQ, dans une position de centre gauche…mais jamais voues ne reculerez devant le rêve…qui vous condamne à vous retrouver éventuellement au rang de tiers parti.

  184. Il manque un élément à votre analyse: une première ligne verticale aurait dû être placée à l’intersection des courbes PQ-PLQ. C’est après cet événement que le PLQ a amorcé sa remontée. Bien sûr l’effet PKP survenu légèrement après « semble » avoir contribué à éloigner les courbes, mais que s’est-il donc passé aux alentours du 20 février? Qu’en pensez-vous?

  185. Entièrement d’accord, il est important de garder en tête que le transfert des votes du PQ vers le PLQ ne s’est pas fait de façon directe, il est évident que la crise PKP a eu pour effet de vider la CAQ en rapatriant les fédéralistes ne voulant pas de référendum vers les libéraux… et que la CAQ a ensuite refait le plein de vote au dépends du PQ suite à l’affaire Blanchet et à la performance au 2e débat de Legault. Il est maintenant clair que la CAQ accueille une partie importante d’ex-souverainistes ou de souverainistes mous… il faut absolument trouver un moyen de s’unir (PQ, CAQ, QS, ON). Avec PKP, la VRAI coalition pourrait devenir le PQ, incarnant autant la gauche que la droite dans ses rangs….La CAQ n’est pas si forte qu’elle en a l’air, leurs nouveaux électeurs sont en grande partie des ex-péquistes déçus par Mme Marois, si désolant en soit-il…

  186. Es-ce normal que le pole de vote d’une personne vivant a St-Henri soit situé a 46 min d’autobus ou 1:30Hr de marche a ville Lasalle ??? Combien de gens de ce secteur pauvre de la Ville on vraiment dépensé $5.50 perdre 2 heures de travail pour allé voté ? Ma deuxieme question est combien de gens de differrent secteur de la ville ont vécu des situations similaire?

  187. M. Lisée,

    Somme toute, ce billet semble très bien résumer la râclée que vous aura infligée lundi un électorat qui, pourtant, vous semblait conquis au moment du déclenchement des élections.

    Une question, d’abord: avez-vous des données sur la répartition de l’électorat par tranche d’âge? Je me questionne à savoir si plutôt qu’un pur transfert de votes, il n’y aurait pas eu moins de jeunes qui ont voté (parce que moi stimulés par les enjeux) et plus de gens ayant en tête les souvenirs de 1980 / 1995 qui n’avaient pas voté, soit-il par cynisme, il y a 18 mois.

    Un commentaire, ensuite. Je trouve assez sommaire votre rejet de la Charte comme justification de la débandade du PQ. Nous sommes nombreux, plus que vous ne le croyez, à être nés Québécois mais à ne pas nous reconnaître dans le ‘nous’ que proposent les ténors de votre parti. Les éléments controversés de cette Charte, les commentaires franchement honteux de Mesdames Bertrand et Mailloux, dont l’état-major du PQ ne s’est pas éloignés, viennent conforter cette vision que le Québec de vos collègues – et qui sait, peut-être le votre – est un Québec homogène, un Québec qui n’accepte pas la différence. Que vous le vouliez ou non, nous sommes tous Québécois; il est temps de penser à un projet de société qui nous unit et nous inclut, plutôt que de braquer les projecteurs sur « l’étranger ». Pour citer les Cowboys Fringants: « pour bâtir un pays, faudrait pas oublier d’inclure les citoyens des autres ethnies et leur culture »…

    Au plaisir de continuer à vous lire.

  188. M. Lisée, beaucoup de gens disent qu’il y a eue de la fraude dans les bulletins de vote. Qu’il y aurait plus de vote que de nombre d’électeur. Aussi, on dit que TVA aurait su le gagnant des élections à 20:20, dont nous, scrutateur, commençons à ouvrir les boites de scrutin à cette heure-là. Et pour ma part, il y a trop d’écart dans le pointage, c’est pas logique. Il y a quelque chose qui ne va pas. Il faudrait que vous vérifier tout ça, enquêter, s’il le faut. Merci de m’avoir lu. Aider nous S.V.P.

    • J’ai trouvé étrange qu’ils annoncent si tôt le gagnant de l’élection alors qu’on était censés veiller si tard…

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