Défendre le droit des familles à la procréation assistée – La Semaine du Député de Rosemont

Ma semaine parlementaire a été dominée par la défense d’un droit que le gouvernement libéral veut éliminer: celui du remboursement de la procréation assistée pour les couples qui le désirent.

L’infertilité est pourtant identifiée comme une condition médicale, qui doit donc être couverte par l’assurance maladie. Le programme introduit en 2011 avait des lacunes, et il coûtait trop cher, tout le monde en convient.

Mais la décision du ministre Barrette de retirer la procréation assistée de l’assurance n’est pas basée sur la science, crée un précédent grave, et aura un impact négatif sur la démographie québécoise, donc sur la richesse du Québec de demain.

Voici un des échanges où je conteste la prétention de M. Barrette selon laquelle le Québec n’a pas les moyens d’assurer la procréation assistée.

La richesse d’une nation passe pourtant vers le renouvellement de sa base démographique. Le ministre n’offre cependant un crédit d’impôt qu’aux ménages sans enfant.

On comprend ainsi que pour M. Barrette, les enfants n’ont aucune valeur économique à court ou long terme et que de toute façon, tout ce qu’il cherche à faire c’est de récupérer 47 M$.

Les études arrivent pourtant aux conclusion contraires: les enfants issus de la procréation assistée ont une valeur nette positive pour les finances l’État, un véritable retour sur l’investissement.

Je félicite ma collègue Diane Lamarre qui déposé le projet de loi 491 pour mettre fin aux frais accessoires et les interdire définitivement.

Crédit: Facebook du Parti québécois

Crédit: Facebook du Parti québécois

La saga de la marijuana

Les journalistes se sont faits un plaisir d’interroger ministres et députés, à l’Assemblée nationale, afin de savoir leur position sur la légalisation de la marijuana. J’ai expliqué mon point de vue, rappelant que le Québec est en retard et que, comme la cigarette, on ne devrait pas en faire la promotion, mais plutôt contrôler sa vente.

Cependant, tant que le Québec n’est pas indépendant, il ne peut pas tenir lui même ce débat et décider dans quelle voie s’engager.

Comité chômage de Montréal

Vendredi, j’ai participé comme conférencier, au dîner-conférence du Comité chômage de Montréal, à la Maison du développement durable. En cette période d’austérité libérale, j’ai pu parler des principaux enjeux de la société québécoise ainsi que des coupures de services qui touchent principalement les plus vulnérables.

Crédit: Twitter de Véronique Bergeron

Crédit: Twitter de Véronique Bergeron

Octobre 1995: Tous les espoirs, tous les chagrins

2015-10-24 livre JFLC’est mercredi prochain (28 octobre)  que sortira dans les librairies mon nouveau livre. «Octobre 1995,tous les espoirs, tous les chagrins», explore les dessous du référendum d’octobre 1995 et rend hommage à M. Parizeau, sans qui il n’y aurait rien à célébrer, à souligner, à regretter, vingt ans après.

Tous s’interrogent encore sur les dessous de cette étonnante campagne référendaire et se demandent ce qui se serait passé, vraiment, si le OUI l’avait emporté.

On peut aussi commander l’ouvrage ici

Samedi j’avais le plaisir de répondre aux questions de Jean-Philippe Wauthier à l’exquise émission La soirée est encore jeune. On peut l’écouter ici.

Avec Louis-Jean Cormier à La soirée est encore jeune

Avec Louis-Jean Cormier à La soirée est encore jeune



4 réflexions au sujet de « Défendre le droit des familles à la procréation assistée – La Semaine du Député de Rosemont »

  1. Merci, monsieur Lisée, de prendre la défense du Programme québécois de procréation assistée.

    Nous savons pertinemment que dans leurs rôles antérieurs, ni monsieur Barrette ni monsieur Couillard n’étaient en faveur de la prise en charge de ces traitements par l’État. Ils semblent maintenant en faire un combat quasi personnel, au détriment de milliers de couples infertiles du Québec.

    1000 bébés par année, ça compte!

  2. Avoir un enfant n’est pas un droit mais un privilège. De là, supprimer l’aide à la procréation, il faut relativiser. Une femme de 42 ans qui demande de l’aide est un peu tard pour devenir enceinte et elle peut en subir des risques ainsi que son enfant. Il s’agit de repenser cette loi et la rendre plus restreinte et moins coûteuse.

  3. Je ne crois pas qu’on doive subventionner les traitements de fécondation au delà de deux enfants et seulement si la femme est âgée de moins de 40 ans. cf opinion de la docteure Laberge au fm 98,5.

    Je crois qu’on doit de plus limiter la venue de familles de l’extérieur représentant plus de 5 personnes voulant immigrer. Au contraire il faut sauf exception ne favoriser que l’immigration de jeunes adultes déjà diplômé(e)s et capables de s’intégrer.en région. De plus des points en faveur de leur immigration devraient être alloués à celles présentant un projet de création d’entreprises dans un domaine qui leur serait suggéré de préférence.

    J’étais PLQiste mais suis devenu PQiste depuis 1994-95

  4. Merci M. Lisée de parler en notre faveur; les personnes infertiles. C’est souffrant et éprouvant notre condition et se faire mettre de côté ainsi…je vous décris pas notre douleur et notre peine.. Au moins, vous et madame Lamarre ainsi que heureusement, quelques autres, prenez la parole pour nous car nous ne sommes pas considéré autrement. Je trouve inhumain d’empêcher des enfants à naître lorsque les parents les désirent vraiment, seulement parce qu’ils ne sont pas riches. Merci de prendre notre défense, nous sommes plusieurs à vouloir monter aux barricades mais nous n’avons aucune valeur aux yeux du ministre et du premier ministre, en plus d’être contre nos enfants qui sont autant des citoyens qu’eux… Merci de votre effort. Nous apprécions votre support et votre générosité de coeur et aussi votre intelligence d’esprit.

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