Économie : Porter le Québec à la vitesse supérieure

Proposition #20 du candidat Jean-François Lisée

Économie : Porter le Québec à la vitesse supérieure

Le Québec compte d’extraordinaires succès économiques, locaux et internationaux. Il est passé en un demi-siècle d’une économie de ressources naturelles à une économie de forte valeur ajoutée, de locataires à propriétaires. Pourtant, on sent de toutes parts que l’économie québécoise ne performe pas à la hauteur de son potentiel. Qu’il y a de l’énergie à libérer, des forces à soutenir et à propulser plus loin.

Dans mes propositions précédentes, j’ai donné quelques pistes fortes pour créer de meilleures conditions pour la croissance.

  1. Préciser dans la loi de la Caisse de dépôt son double mandat de générer du rendement et de soutenir l’économie québécoise au niveau national, régional et sectoriel. Cette obligation conduirait cumulativement, année après année, à un investissement significativement plus élevé de notre principal outil dans notre propre économie;
  2. Associer au bureau du Premier ministre l’équipe Priorité PME pour une réelle réduction du fardeau réglementaire québécois et municipal (fardeau dont le coût est estimé à 8 milliards de dollars par an); mettre un terme aux pratiques de Revenu Québec qui s’assimile à du racket envers nos entreprises; créer un environnement réglementaire allégé pour les cinq premières années d’une nouvelle entreprise;
  3. En Agriculture, créer une réglementation plus légère pour les petits producteurs et les artisans, assurer du contenu québécois dans les appels d’offres pour les achats institutionnels, inclure le risque de change dans le partage du risque avec l’État;
  4. Lancer un chantier de rénovation écologique majeur et permanent, financé par les entreprises de rénovation qui se repaient en empochant une partie des économies d’énergie générées par les travaux;
  5. Dans le secteur minier, miser sur la prévisibilité en maintenant la loi sur les mines, votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 2013 (et en y réintroduisant les éléments de transparence sur les volumes extraits, abolis depuis par les libéraux).

Pour la création durable de richesse, miser sur l’innovation, le rapatriement de la production, l’exportation

Dès 2008, le Rapport du groupe de travail sur l’investissement des entreprises, posait le bon diagnostic. L’augmentation récente de la richesse du Québec a pour beaucoup été le fait de la montée de l’éducation et de la proportion de sa population, notamment les femmes, qui se joignait au marché du travail. Mais le changement démographique rend désormais cette voie d’enrichissement impraticable :

Par élimination, si le changement démographique freine notre taux d’emploi, si l’intérêt de nos concitoyens pour augmenter leur temps libre se maintient et si les termes de nos échanges avec l’extérieur dépendent surtout des aléas de la conjoncture mondiale, le Québec n’aura pas le choix : son progrès économique futur – du moins, la portion qu’il peut contrôler – dépendra d’abord et avant tout de sa capacité d’accélérer son rythme de production de valeur par heure travaillée. Autrement dit, ou bien notre productivité s’accélérera et notre niveau de vie pourra progresser à bonne allure, voire même plus rapidement que dans les années récentes ; ou bien notre productivité poursuivra son train-train actuel et notre niveau de vie ralentira et perdra du terrain par rapport aux autres régions de l’Amérique du Nord et aux autres pays industrialisés.

Mais qu’est-ce que la productivité ? Augmenter les heures de travail ? La cadence ? Pas du tout. Le rapport précise :

La capacité des gens de faire plus par heure d’ouvrage repose sur leur motivation, sur leur niveau d’éducation et de formation, sur la quantité et la qualité des outils que l’on met à leur disposition et sur une organisation intelligente du travail qu’ils contribuent eux-mêmes à définir. Accélérer la cadence normale des tâches pour faire augmenter la productivité ne marche tout simplement pas. La démotivation, l’absentéisme et le roulement des employés augmentent. Les effets obtenus sont contraires à ce qui est recherché.

Notre productivité par heure travaillée progresse actuellement de 0,75% par an (moyenne 2010-2015). Pour maintenir notre niveau de vie, il faudrait porter cette croissance à 1,5% par an. Pour améliorer la richesse du Québec, il faudrait la porter à 2%.

La question est : comment s’y prendre ?

Une des clés, sinon la principale, de l’augmentation de la productivité réside dans une meilleure éducation et formation de la jeunesse. J’ai traité abondamment de ces sujets dans mes propositions de réforme de l’éducation primaire, secondaire, de formation et d’éducation supérieure. Je ne les reprends pas ici[1].

  1. L’innovation, plus et mieux

Dans mes propositions sur l’éducation supérieure je me suis engagé à reprendre la Politique nationale de recherche et d’innovation (PNRI) déposée en 2013 et saluée par tous les acteurs du milieu : patronaux, syndicaux, universitaires. Un tour de force.

Il faut viser à ce que le Québec consacre 3% de son PIB à la recherche et au développement (plutôt que 2,7% en ce moment), une condition essentielle d’une prospérité durable.

* La Politique priorisera sept domaines stratégiques pour lesquels le Québec dispose d’entreprises fortes et reconnues, de main-d’œuvre qualifiée et de chercheurs de renom. Il s’agit de l’aéronautique, du bioalimentaire, des biotechnologies, des énergies renouvelables et de l’électrification des transports, des industries créatives, des soins de santé personnalisés ainsi que des technologies de l’information et des communications.
* Un horizon pour cinq ans : La base budgétaire de la Politique doit s’étendre sur cinq ans pour assurer la pérennité du financement bonifié de la recherche aux universités et aux centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT), aux Fonds de recherche du Québec ainsi qu’aux divers organismes et centres de recherche.

Ce plan comprend : – un nouvel outil qui offrira une aide financière et technique aux PME désireuses d’entreprendre le dépôt d’une première demande de brevet. La PNRI bonifie le soutien aux entreprises technologiques en démarrage. Elle lance un programme de premier emploi en recherche pour les finissants des collèges et universités. Des mesures touchent également la valorisation et le transfert des résultats de la recherche ainsi que les pôles d’excellence de calibre international développés par les entreprises.

  • Suivant la recommandation de Montréal International, il convient aussi de réorienter le crédit d’impôt pour la recherche et le développement (qui coûte à l’État 800 millions de dollars par an) sur les secteurs de haute technologie (ex. : aérospatiale, technologies propres, TIC, sciences de la vie, manufacturier avancé) et sur la commercialisation.
  • Je propose également de lier les crédits d’impôts à la recherche et au développement au maintien au Québec de l’activité économique qui y est lié. Ainsi, si l’entreprise qui en a bénéficié est délocalisée dans les dix ans du dernier investissement en R&D, la valeur actualisée des crédits d’impôts antérieurs (pour une période d’un autre dix ans) sera reversée à l’État québécois sous forme d’actions de l’entreprise en question. Un levier de productivité sous-utilisé : l’aide à l’exportation

Ministre du Commerce extérieur, j’étais responsable du programme d’aide à l’exportation « Export Québec ». Il s’agit de soutenir les PME qui veulent percer un marché étranger. Avec les budgets disponibles, nous n’arrivions pas à fournir à la demande.

Pour étayer nos demandes budgétaires, une étude conjointe Finances/Commerce extérieur a été réalisée pour évaluer l’impact économique du programme.

Nous avons constaté que :

a) les 3/4 des entreprises bénéficiaires de nos programmes d’exportation comptaient moins de 50 employés, soit exactement celles dont il faut accompagner l’augmentation de la productivité (les Bombardier, CGI et CAE le font très bien elles-mêmes);

b) la moitié de celles que nous avons aidées ont investi dans leurs équipements, donc amélioré leur outil de travail;

c) les 2/3 ont amélioré leurs produits ou en ont créé de nouveaux.

Dans la plupart des cas, l’aide gouvernementale a servi de levier pour obtenir un prêt bancaire servant à financer à un niveau encore supérieur ces améliorations.

Depuis des années, je surveille nos tentatives pour améliorer la productivité des PME. Je n’avais jamais vu de programme ayant un effet aussi direct et immédiat sur l’amélioration de la productivité.

a)    Bonifier les budgets d’aide à l’exportation

Il va sans dire que je m’engage à répondre à la demande en ces matières, mais également à susciter l’adhésion d’un plus grand nombre de PME à nos programmes d’exportations.

Il y a plusieurs autres façons de s’y prendre.

b)    Exempter d’impôt, par palier, l’augmentation de l’exportation.

Fiscalement, les profits attribuables à l’augmentation des exportations pourraient, par palier, devenir non imposables. Par exemple, si la base des ventes à l’exportation est de 1M$ et que la première année, l’entreprise vend pour 2 M$, le 1M$ supplémentaire n’est pas imposable. La deuxième année, la base est de 2M$ et ainsi de suite. Il serait possible de s’entendre avec chaque entreprise pour une période déterminée (5 ans par exemple). La vérification pourrait être faite par les vérificateurs de l’entreprise (donc à coût nul pour l’État). L’incitation à prendre le virage de l’exportation serait ainsi considérable.

c)    Des places gratuites dans les bureaux d’Expansion Québec, remboursable sur les futurs profits à l’exportation

Pratiquement, l’entrée dans l’univers de l’exportation est intimidant pour les entreprises. Ministre du Commerce extérieur, j’ai inauguré les premiers bureaux d’Expansion Québec, qui offre des services à la carte d’installation, d’espace, et de conseil dans des marchés étrangers, à faible coûts. Je compte tabler sur cette expérience et la généraliser, jusqu’à prendre en charge partie ou totalité des coûts pour les nouveaux exportateurs, quitte à se rembourser sur les profits générés par les exportations à venir.

d)    La « cirquedusoleilisation de l’exportation »

Le Cirque du Soleil, par pure volonté d’entraîner dans son succès mondial des talents québécois, a permis à une multitude d’artistes québécois de rayonner à Las Vegas, Tokyo et Londres.

Il faut trouver des outils pour encourager ce mentorat dans d’autres secteurs, faire en sorte que nos grandes entreprises québécoises accompagnent nos PME dans leur sillage étranger.

Imaginons la différence qu’on pourrait faire si Couche-Tard se mettait à vendre des Krispy Kernels, fabriqués au Québec, dans tous ses dépanneurs. Si CGI propulsait des start-ups d’ici et les amenait sur d’autres marchés. Si Air Canada décidait de faire connaître sur ses vols les fromages et le cidre de glace québécois. Si la Caisse, dans ses transactions à l’étranger, donnait la priorité à des architectes, fiscalistes, avocats québécois.

Premier ministre, j’ouvrirai une discussion avec nos grandes entreprises exportatrices, les grappes et les Chambres de commerce pour trouver ensemble les moyens de s’engager dans cette voie prometteuse[2].

2)    Un rapatriement actif de la production manufacturière

Le succès québécois Mega Brands avait délocalisé 80% de sa production de jouets. Mais la hausse des coûts en Chine et les tracas liés à l’éloignement l’a conduit à rapatrier l’essentiel de sa fabrication, améliorant ainsi grandement sa productivité et son bilan énergétique. Résultat : création de 300 emplois à Montréal.

Pour l’instant, Mega Brands est l’exception. Il pourrait devenir la norme.

Je propose la création d’un service conseil de rapatriement du manufacturier, particulièrement pour les entreprises dont les produits ont une bonne valeur ajoutée.  Ce service irait au-devant des entreprises pour leur offrir gratuitement un calcul des bénéfices de cette transition. Il se financerait à même une partie des économies réalisées par l’entreprise participante.

3)    Un démarchage actif et créatif d’investissement

Il ne suffit plus de tenter d’attirer les projets d’investissement internationaux qui mettent en compétition les États pour choisir leur lieu d’implantation.

Il faut passer à la vitesse supérieure et élaborer soi-même un projet d’implantation ou d’expansion d’une entreprise, en tablant sur les avantages comparatifs (souvent méconnus) du Québec. Cette équipe de prospection d’investissement 2.0 identifieraient des entreprises étrangères qui ont des capacités d’investissement dans des secteurs en progression et monteraient pour eux un projet, non sollicité mais attrayant. Si une entreprise dans le secteur n’est pas intéressée, peut-être son principal compétiteur le sera-t-il ?

4)    L’énergie et l’eau : tabler sur la prévisibilité

Un des arguments les plus convoités par les investisseurs est la prévisibilité sur le moyen et le long terme. Rien ne nous interdit de garantir pour 25 ans un approvisionnement électrique au Tarif L+ l’inflation ou de garantir un approvisionnement en eau à coût prévisible.

En agriculture et en agroalimentaire, la crise latente sur la production en fruits et légumes de la Californie pourrait ouvrir pour nos propres producteurs de tous nouveaux marchés, notamment chez nos voisins du nord-est américain. Il y a lieu de toute façon d’accorder à nos producteurs des tarifs d’électricité réduit pour la culture en serres, avec la perspective d’une augmentation de nos exportations de fruits et légumes frais. La prévisibilité de notre approvisionnement en énergie et en eau est, là encore, un atout majeur pour l’avenir.

5)    Ancrage local de notre économie et résilience face aux chocs

L’économie québécoise se projette déjà à l’étranger. Cependant son ancrage local est fragile et son ouverture à la prise de contrôle étrangère est plus grande – donc plus vulnérable – que celle de grands pays industrialisés comme les États-Unis ou le Royaume-Uni.

a)    Dans des propositions précédentes, j’ai indiqué ma volonté de préciser dans les lois de la Caisse et d’Investissement Québec l’introduction, parmi les critères d’investissement, de l’attraction et de la rétention de sièges sociaux stratégiques. Ainsi aiguillonnés, Rona serait encore à ce jour propriété québécoise. Sa vente à Lowes est une catastrophe pour le réseau manufacturier tissé par l’entreprise.

b)    Pour préserver les sièges sociaux, je modifierais la Loi sur les sociétés par action afin que les conseils d’administration prennent leurs décisions en fonction de « toutes les parties prenantes » et non des seuls actionnaires. Cela signifie que les CA pourront rejeter une offre d’achat, même amicale, même si l’intérêt financier strict des seuls actionnaires pourrait la justifier.

C’est déjà la norme dans 24 États américains et la Cour suprême du Canada a indiqué à deux reprises que les CA doivent travailler pour l’ensemble des parties prenantes, donc y compris la communauté, les consommateurs, les fournisseurs, les salariés et les retraités.

Je m’engage également à revoir les règles fiscales qui font obstacle à la transmission des entreprises d’une génération à l’autre ou au transfert d’actions aux employés.  Les règles actuelles font en sorte qu’il est souvent plus avantageux pour le propriétaire d’une entreprise de vendre à des inconnus plutôt qu’à ses enfants ou à ses employés (par exemple, en les rémunérant sous forme d’actions). En ce moment, les héritiers ou les employés doivent acquitter immédiatement l’impôt sur la valeur accumulée sur les actions qui leur sont transférées, ce qui est souvent impossible faute de liquidités ou ce qui pourrait mener à une perte de contrôle de la société (ou à sa dévaluation). J’assouplirai ces règles fiscales en permettant sous certaines conditions aux nouveaux actionnaires de reporter l’impôt sur les gains en capital au moment où les actions sont ultimement vendues.

Des premiers pas en ce sens ont été posés lors du dernier budget, mais de façon limitée aux secteurs primaire et manufacturier, ce qui ne représente que moins de 20% de l’économie. Or ce problème se pose également avec acuité dans les autres secteurs, dont les services. Il faudra corriger cette omission.

c)    Pour la relève agricole, je bonifierais le programme FIRA qui consacre en ce moment une somme de 75 millions de dollars pour un programme location/achat de terres agricoles sinon rendues hors de prix par une spéculation absurde. Le programme doit être financé à la hauteur de toutes les demandes valides et en susciter au besoin. Il est urgent de prendre les spéculateurs de court et de maintenir la propriété de ce patrimoine au Québec.

d)    Un programme actif de reprise des entreprises en vente par les cadres et les salariés des entreprises.

Une entreprise rachetée par ses salariés, sous forme de partenariat d’actionnaires, de coopérative ou d’entreprise d’économie sociale, aura l’avantage d’être non-délocalisable, plus résistante aux chocs économiques et aux crises du crédit, plus ancrée dans la communauté.

Pour l’instant, ces initiatives sont rares, voire exceptionnelles au Québec. Je souhaite introduire cette possibilité comme la « position par défaut » lors d’une vente d’entreprise et que cette hypothèse soit envisagée avant toute autre.

Au Québec, dans deux études réalisées en 1999, puis en 2008, le Ministère du développement économique a constaté que les nouvelles coopératives avaient un taux de survie très nettement supérieure aux nouvelles entreprises privées après cinq ans d’opération (+77% de survie) et dix ans (+54%). L’Organisation internationale du travail estime aussi que la résistance des coops ne bénéficiait pas seulement à leurs salariés-propriétaires, mais au « maintien du bien-être des communautés dans lesquelles elles opèrent. ».

Les raisons de la résilience des coopératives sont nombreuses. D’abord elles sont presque impossibles à délocaliser. Les salariés étant les patrons, ils sont réfractaires à abolir leur emploi pour gagner un ou deux pour cent de profit de plus en déplaçant leur production en Asie. Ensuite, les salariés/patrons préféreront, en temps de crise, réduire entre eux cadences et salaires, en attendant des jours meilleurs, plutôt que de mettre la clé dans la porte. Finalement et plus fondamentalement, puisqu’il ne s’agit pas d’entreprises soumises à la dictature de la bourse, leur valeur ne s’effondre pas lorsque les actions chutent, leurs investisseurs ne les abandonnent pas lorsque leur rendement fluctue, elles n’ont pas l’obligation, pour attirer l’actionnaire, de toujours croître et de toujours penser au court terme.

Ce type de propriété n’est pas adaptée seulement pour les CPE ou les services sociaux. La plus grande entreprise de construction au Canada, PLC, est depuis 1977 propriété de ses 6 000 salariés. Elle n’est accusée ni de collusion ni de corruption et est au contraire régulièrement désignée parmi les meilleurs employeurs et les compagnies les mieux gérées.

Sous le gouvernement Marois, j’avais été un partisan de l’adoption de la loi sur l’économie sociale. L’augmentation de la portion du PIB québécois qui viendra de ce type d’économie nous préservera, mieux que d’autres, aux chocs économiques globaux à venir. Donner un droit de premier rachat aux salariés lors de vente d’entreprises serait un grand pas dans cette direction. Un autre sera d’ouvrir aux entreprises d’économie sociale la totalité des programmes d’aide aux entreprises.

Conclusion

C’est à dessein que je ne suis pas revenu dans ce texte sur la nécessaire politique de transition hors-pétrole et sur le virage que le Québec peut et doit entreprendre pour se placer en tête de peloton mondial de l’électrification des transports.

Ministre, j’étais membre du comité ministériel à ce sujet et je fais mienne la politique présentée par notre gouvernement à l’époque, et dont malheureusement le gouvernement Couillard n’a gardé qu’une pâle copie. Il faudra faire le point, en 2018, du retard accumulé par le Québec et réintroduire une politique ambitieuse, à la hauteur des possibilités qu’offre le Québec, ses talents, ses ressources.

[1][1] On peut lire l’intégrale de ces propositions ici : http://jflisee.org/aveclisee-mes-propositions/
[2] Un autre excellent modèle est le programme MACH, de la grappe aérospatiale québécoise. Les fournisseurs y sont conduits à atteindre des niveaux d’excellence qui leur permettent ensuite de s’insérer dans les chaînes de valeur d’autres constructeurs aéronautiques, à l’extérieur du Québec. Ce programme, copié par la Belgique, pourrait être généralisé aux autres grappes industrielles. (voir ici : https://www.aeromontreal.ca/mach.html)

Vous êtes plutôt d’accord ?
Joignez-vous à ma campagne

Voici les propositions que j’ai mise de l’avant
depuis mon entrée dans la campagne, le 16 mai dernier.

Proposition #1: Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

Proposition #2: Immigration : Le chemin du succès

Proposition #3: Santé : Gel de l’enveloppe de rémunération des médecins

Proposition #4: Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

Proposition #5: Sièges sociaux : Miser sur la Caisse de dépôt et le développement régional

Proposition #6: Identité : La concordance culturelle

Proposition #7: Priorité PME : Moins de paperasse, plus d’entrepreneuriat

Proposition #8: Laïcité – une approche résolue et responsable

Proposition #9: Compte à rebours 2022 !

Proposition #10: Anticosti – Enfin sortir des faux-fuyants !

Proposition #11: Incarner la laïcité et l’ouverture

Proposition #12: Le pipeline Énergie Est: Pourquoi il faut dire Non et Non !

Proposition #13 : Pour un processus d’évaluation et de consultation « digne du 21e siècle »

Proposition #14 : Développement régional : rétablir les budgets et reconstruire les outils de développement dans le respect des régions



10 réflexions au sujet de « Économie : Porter le Québec à la vitesse supérieure »

  1. Je vous ai écouté à la radio de RC ce matin, 29 sept. 2016. Auger vous attendait avec une brique et un fanal et avec aussi un manque flagrant de neutralité journalistique.

    Bravo à vous pour votre patience mais aussi votre fermeté. Lâchez pas!

    • De Québec, Mme Bellefeuille je suis entièrement d’accord avec votre message. M. Auger, journaliste ? Mon oeil ! J’ai constaté à l’émission de ICIradioCanada, Les coulises du pouvoir , qu’il n’avait pas été très neutre et je lui ai écrit sur la page de Radio-Canada. Il ne connaissait même pas les propositions de M. Lisée ! C’est tout dire.

  2. Trois-Rivières.Ce qui me frappe dans les 20 propositions de ce candidat idéaliste et réformateur….son impressionnante impulsion vers un minimum de justice et un maximum d’efficacité.Jean-François Lisée sort des sentiers battus.Simultanément, ses initiatives inspirent des dynamiques complémentaires aux courants précédents.Notamment, si on observe la dimension rurale,il y a de l’espace à combler et potentiellement du grain à moudre.L’absence d’audace des politiques ambiantes pourraient bientôt apparaître au grand jour et qui sait disparaître… et effectivement il y aura des choses dont ont se souviendra.S.Houle.59 ans

  3. Je vous félicite pour l’ensemble de vos propositions et vous appuie à la chefferie. Je me permets de suggérer ceci. Dans le délicat débat sur la charte de la laïcité, il me semblerait habile de le présenter sous l’angle d’égalité des libertés fondamentales. Ainsi donc, l’enseignant spécialiste en musique que je fus avant de prendre ma retraite trouvait normal de ne pas dire Durant les heures de travail que j’étais en faveur de l’indépendance du Québec. De la même façon, je ne faisais pas allusion à mes convictions religieuses. Dans les deux cas et de façon égale, j’appliquais un devoir de réserve. Soutenir comme BouchardTaylor que le devoir de réserve vaut pour un mais pas l’autre revient à dire qu’une liberté d’expression est plus importante que l’autre, que dans l’une (la plus importante??) le fait que l’enseignant représente l’autorité est reconnue mais pas pour l’autre.

  4. Expliquer et réaliser toutes vos propositions demandera un effort de communication sans précédent avec les québécois.
    Dans ce contexte, le premier outil requis sera une Télé-Québec dynamique transformée en notre télévision nationale.
    Un second outil serait le rapport d’impôt unique qui simplifiera l’administration des PME, par exemple, tout en épargnant des $$$$$ pour tous les contribuables.
    Ces deux aspects devraient faire partie explicitement de votre programme.

  5. De Québec, bonjour à nouveau. Je ne sais pas si c’est de juridiction provinciale ou fédérale, mais les banques et les Caisses Populaires nous font payer de trop fortes sommes comme frais de toutes sortes. La principale est qu’on paie pour le retraits de notre argent ! C’est indécent et immoral ! Et surtout ne dépassez pas le nombre de retraits que votre forfait vous permet, parce qu’alors là on y goûte.
    Merci.

  6. La productivité répond à la loi des rendements décroissants. Il ne suffit pas d’exiger de sa main-d’œuvre qu’elle augmente la cadence pour assister à un résultat à la hausse. Le taux de roulement peut y être défavorable, démobilisation, perte d’intérêt, absence de reconnaissance, les salariés peuvent en venir à « lancer la serviette »! Recherche et développement, innovation sont des pistes de solutions.

  7. De Québec, bonjour. WOW ! L’économie est partout dans tous les domaines. Vous apportez de bonnes propositions et avez fait le tour de tous les sujets.
    Je pense aux baby boomers qui prendront leur retraite d’ici à huit ans environ.
    En souhaitant que les jeunes prennent toute la place dans le domaine de leur choix, cela compenserait pour les places laissées vacantes. Mais ils et elles peuvent faire plus en lançant leur propre compagnie, ce qui est encore mieux.
    Vous avez dû travailler fort pour nous sortir vos propositions et je vous en félicite. Vous ferez un excellent Premier Ministre le moment venu !

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