Enfin, une politique sur l’itinérance !

Je tiens à saluer l’extraordinaire travail accompli par ma collègue Véronique Hivon pour la préparation de la première Politique nationale de lutte à l’itinérance: Ensemble, pour éviter la rue et en sortir publiée ce jeudi.

Je suis particulièrement heureux que la problématique de la Métropole ait bien été cernée et affirmée dans le document, comme on le voit dans l’extrait suivant:

OÙ RETROUVE-T-ON LES PERSONNES EN SITUATION D’ITINÉRANCE?

L’itinérance est majoritairement présente dans les milieux urbains, d’abord à Montréal, où la concentration est la plus forte, mais aussi dans les villes de taille moyenne.

Des villes plus éloignées des grands centres vivent également le phénomène de l’itinérance, notamment celles qui sont touchées par un développement économique accéléré (boom town) où, migration aidant, le problème du logement se fait plus criant de même que celui de l’effritement des liens sociaux et des normes de conduite.

C’est le cas notamment à Sept-Îles et à Val-d’Or.

Bien que la réalité des personnes en situation d’itinérance soit fort semblable d’un milieu à un autre, l’environnement dans lequel elles évoluent et les services à déployer pourront varier et présenter d’importantes différences. Une offre de services adaptée et intégrée est essentielle dans tous les milieux où le phénomène de l’itinérance est présent. Par ailleurs, dans les grands centres urbains, où la concentration de personnes en situation d’itinérance est plus élevée, on observe des enjeux différents, liés au volume et à la complexité de l’intervention qu’impliquent la diversité et l’intensité des services offerts. Par conséquent, des défis se posent aussi au regard de la sécurité publique, de la cohabitation et du partage des espaces publics.

DES ENJEUX PROPRES À LA MÉTROPOLE

L’organisation des services et la mobilisation de l’ensemble des acteurs posent des défis particulièrement importants sur le territoire de Montréal. La concentration de personnes en situation d’itinérance y étant nettement plus élevée qu’ailleurs, les enjeux liés à la sécurité publique, à la cohabitation et au partage de l’espace public y sont exacerbés.

Le volume considérablement plus élevé de personnes en situation d’itinérance engendre une gestion différente et accrue des problématiques associées à l’itinérance telles que les troubles mentaux, la toxicomanie et les personnes en crise. Ces enjeux ajoutent aux défis rencontrés par la métropole quant à l’organisation des services, la spécialisation de certaines interventions et l’importance de la mobilisation et de la concertation de l’ensemble des acteurs.

Outre la croissance du phénomène qui est observée, on note aussi une décentralisation. Alors que les quartiers centraux de l’île étaient historiquement les plus touchés, les personnes en situation d’itinérance sont maintenant plus présentes dans les quartiers en périphérie du centre-ville de Montréal. Les services offerts aux personnes doivent ainsi être adaptés à cette récente réalité afin que les personnes soient soutenues dans leur milieu de vie

La présence marquée de nouveaux immigrants, d’Inuits et de membres des Premières Nations parmi la population itinérante impose aussi un ajustement dans les services aux plans linguistique et culturel.

De plus, des facteurs sociaux dont nous ferons état plus loin, comme la pauvreté, le problème d’accès à des logements abordables, l’étiolement progressif du parc des maisons de chambres, la fragmentation du tissu social et communautaire, l’afflux constant de personnes en transition entre les établissements hospitaliers, carcéraux ou sociaux et la communauté, posent des défis particuliers à Montréal.

La Ville de Montréal s’est déjà résolument engagée à faire face à ce problème dans son plan d’action en matière d’itinérance, mais le défi demeure énorme et commande une action coordonnée avec le gouvernement du Québec.

Voici un résumé des actions concrètes et des orientations de la politique, qui bénéficieront très largement à Montréal et à la Métropole :

Itinérance

itinérance2



7 réflexions au sujet de « Enfin, une politique sur l’itinérance ! »

  1. Résidente du centre-ville, il n’y a pas un seul jour où je ne rencontre non pas un mais plusieurs itinérants: de jeunes affalés au milieu du trottoir avec leurs chiens, de vieux « joyeux » avec leur 40 onces, des bien potants avec leur gobelet qui mendient, des blessés qui boutillent, des malades mentaux qui parlent tout seuls…. quasi essentiellement des hommes.

    Je ne donne plus de $, jamais, depuis qu’un ami m’a révéléque sa propre fille a réussi, grâce à la mendicité, à demeurer plusieurs mois itinérante et « dopée » au centre-ville; je distribue des coupons de l’Itinéraire lorsque j’en ai sous la main… et parfois, on les refuse car c’est des $ pour l’alcool, le tabac, la dope que ceux-ci veulent. Je demeure sans voix devant cette jeunesse désoeuvrée, sans avenir autre que les trottoirs du centre-ville ou ces vieux qui pourraient être mon père, qui se réfugient au-dessus des bouches d’aération pour se tenir au chaud.

    Par respect pour ces personnes itinérantes, il faut faire en sorte qu’elles réintègrent, celles q

  2. Bonjour Mme Hivon,

    Je tiens à vous féliciter pour cette réussite que vous menez auprès de l’ Itinérance !

    Soyez assuré de mon soutien à cette cause et je vous saurait gré de me tenir au

    courant par infolettre ou communiqué afin que je puisse diffuser cette bonne nouvelle

    Respectueusement,

    R- Marguerite Cera

  3. Bonjour Mme Hivon,

    Je tiens à vous féliciter pour cette réussite que vous menez auprès de l’ Itinérance !

    Soyez assuré de mon soutien à cette cause et je vous saurait gré de me tenir au

    courant par infolettre ou communiqué afin que je puisse diffuser cette bonne nouvelle

    Respectueusement,

    R- Marguerite Cera

  4. « Pour vaincre définitivement les souverainistes, les fédéralistes doivent absolument voter pour le PQ de façon à ce qu’il devienne majoritaire. En effet, comme les actuels dirigeants du PQ ont peur d’affronter le Canada anglais, leur cible électorale est devenue très étroite puisqu’il leur faut obtenir un pourcentage suffisant de votes pour se faire élire, mais insuffisant pour qu’ils soient obligés de tenir un référendum. Ils doivent toujours être en mesure d’affirmer que les sondages montrent ¨qu’on n’a pas le pourcentage¨.

    Dans cette optique, il importe pour eux de ne jamais utiliser les arguments qui pourraient faire monter la fièvre souverainiste. Pour prendre un seul exemple, ils auraient pu expliquer à la population que, dans le cas du nouveau pont Champlain, ce dont les Québécois ont besoin pour traverser le fleuve Saint-Laurent jusqu’à la rive sud, c’est d’une grosse estacade du pont Champlain (l’estacade est le petit pont à deux voies qui se situe à une centaine de mètres à l’ouest de l’actuel pont Champlain). » Jean-Jacques Nantel Vigile
    Qu’avez-vous à répondre à cette charge, M. Lisée ?

  5. Il y a tellement de gens dans l’itinérances, dans les rues, le Métro etc. Cette situation devenait importante! Des solutions enfin Mme Hivon Ministre trouve des directives. La pauvreté malheureusement elle est là !
    Merci M. Ministre Lisée de nous faire connaître les détails .

  6. J’aime vous lire. Vous êtes un amoureux du Québec et j’adore.

  7. Vous faites très bien de féliciter Mme Hivon, c’est une député admirable et une travaillante hors pair.

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