Bilan du PQ: Ma réponse à Jules Falardeau

Il y a quelques jours, le cinéaste Jules Falardeau m’a écrit une lettre ouverte sur le Huffington Post. Il me fait plaisir de lui répondre.

Salut Jules,

Je ne te connais pas personnellement, mais comme tu m’as écrit et que tu poses des questions qui méritent réponse, je me lance.

Tu résumes ton propos dans ces deux paragraphes:

Moi j’aimais bien votre idée d’augmenter les impôts pour les plus riches. L’idée a durée quatre jours? À la place vous indexez les frais de scolarité. Vous trahissez les gens qui ont passé des mois dans la rue à se faire brasser par la police et qui ont causé la chute du précédent gouvernement. Et je ne parlerai pas de Madame Maltais avec ses histoires d’aide sociale. […]

Il me semble que je répète continuellement les mêmes choses à votre sujet. Et je ne suis pas seul. Beaucoup de militants que je connais – de la première heure, des nouveaux, des gens motivés par des questions sociales et par l’indépendance – ne se retrouvent plus dans le PQ. Comment leur donner tort. Vous perdez des votes sur votre point n°1 au profit d’Option nationale, sur votre gauche au profit de Québec solidaire et sur votre droite au profit de la CAQ. Pendant ce temps, vous courtisez la communauté anglophone qui vote contre vous depuis toujours. C’est là que j’ai besoin d’explications.

Bon. C’est tout un programme. Comme je te sais progressiste je vais commencer par là. En sept mois, le gouvernement du Parti québécois: 1) a aboli la taxe santé pour un million de Québécois les plus pauvres; 2) l’a réduit pour un autre deux millions; 3) a augmenté les impôts payés par les plus riches; 4) a aboli l’augmentation des droits de scolarité de 82% pour la ramener à une indexation qui suit le niveau de revenu des ménages (l’indexation, c’était notre position pendant la campagne électorale); 5) a aboli la hausse programmée par les libéraux de 20% des tarifs d’Hydro pour la remplacer par une simple indexation; 6) a augmenté le salaire minimum au delà des 10$, ce premier mai; 7) a investi 110 millions $ dans les soins à domicile pour les aînés et propose une « assurance autonomie ».

C’est tout ? Non. On a annoncé deux mesures extrêmement importantes pour sortir de la pauvreté les enfants les plus démunis: l’ouverture de maternelles quatre ans dans les quartiers défavorisés et l’extension des places de garderie pour que chaque enfant ait une place. Ah, à ce sujet, tu as entendu dire qu’on avait coupé dans les budgets des garderies ? C’est vrai qu’on tente de faire plus avec moins. Mais as-tu entendu dire que Nicole Léger a négocié avec les garderies et en est arrivée à une entente à ce sujet ? Non ? C’est pourtant le cas.

C’est tout ? Non. Je sais que tu es préoccupé par les mesures annoncées par Agnès Maltais sur l’Aide sociale. Sur le fond, il s’agit d’arrêter de dire que toute personne de 55 ans est, automatiquement, inapte au travail, et d’arrêter de dire que les deux membres d’un couple qui a des enfants de moins de cinq sont, tous les deux, inaptes au travail. Pour ceux qui sont depuis longtemps à l’Aide sociale, chaque cas est particulier. C’est pourquoi Agnès s’est engagée à ce que chaque personne soit suivie et que ceux qui ne peuvent retourner en emploi ne soient nullement pénalisés. Surtout, elle annoncera sous peu un relèvement des sommes versées aux personnes les plus pauvres au Québec: les personnes seules qui sont assistées sociales. Et je suis certain que tu n’as pas vu passer l’autre annonce d’Agnès: 70 millions de plus qu’avant pour aider l’insertion en emploi d’un plus grand nombre de Québécois démunis. Au global, l’action du gouvernement fait reculer la pauvreté. Et c’est bien le but de l’exercice.

C’est tout ? Non. On va donner une impulsion nouvelle à l’économie sociale — on a déposé une loi cadre qui va mettre une fois de plus le Québec à l’avant-garde du développement de ce type d’entreprises et d’emploi. Cela t’avait échappé ? Et, oui, côté revenus, on est sur le point de déposer un régime de redevances minières qui va donner une plus grande part de richesse aux Québécois.

Et l’environnement ?

T’ai-je dit que nous ne sommes là que depuis sept mois ?

Tu dis que certains ne se reconnaissent plus dans le PQ. Le PQ qui avait promis de sortir le Québec du nucléaire… et qui l’a fait ? Le PQ qui avait promis un moratoire et un Bape sur le gaz de Schiste… et qui l’a fait ? Le PQ qui avait promis de sortir de l’amiante… et qui l’a fait ?

On a annoncé un SLR électrique sur le Pont Champlain, on travaille sur une politique industrielle d’électrification des transports et sur un rehaussement des investissements en transport en commun, en plus de voies réservées sur Turcot et du co-voiturage. On va de l’avant avec un marché du carbone avec la Californie. Plusieurs autres annonces de ce type sont en préparation. C’est ce qu’on avait promis. C’est ce qu’on fait. Moi, je me reconnais dans ce parti et dans son action.

Faire le ménage

Tu m’écris « Vous aviez l’air d’aimer ça l’expression faire le ménage ». Oui, Jules, c’est une expression essentielle. Et il y avait énormément de ménage urgent à faire.

On a adopté la loi la plus sévère de notre histoire pour assurer l’intégrité des entreprises qui font affaire avec les fonds publics. On a passé des lois pour casser le système des prête-noms en réduisant le financement individuel des partis au Québec et dans les villes, en permettant de retirer de ses fonctions des maires sous accusation. On a étendu le vote dans les institutions d’enseignement, fixé des élections à date fixe et proposé de retirer leur prime de départ aux députés qui démissionnent en cours de mandat. On propose de créer un bureau des enquêtes indépendantes pour que des civils puissent enquêter sur des incidents impliquant des policiers. Et on n’a pas fini. Mais le rendement me semble quand même bon, pour sept mois, non ?

La gouvernance souverainiste

Indépendantiste, tu t’interroges sur la pertinence de la Gouvernance souverainiste. Comme toi, je préférerais qu’on soit souverain. Ou encore qu’on soit sur le point de faire la souveraineté. Mais, tu l’auras remarqué, les Québécois ont décidé en septembre dernier d’élire un gouvernement minoritaire, mais un gouvernement souverainiste. (Et si la moitié des électeurs qui ont voté QS et ON avaient voté PQ, nous serions majoritaires. Soupirs…)

Nous n’avons pas l’intention de nous en tenir à une gouvernance provinciale. Notre action, responsable, illustre clairement notre détermination à définir les intérêts du Québec comme nation, et de les défendre, y compris lorsque ces intérêts sont en contradiction avec l’action fédérale.

Lorsque le gouvernement fédéral adopte une réforme néfaste — comme dans le cas de l’Assurance emploi — nous ne nous croisons pas les bras. Pour la première fois, nous avons mis sur pied une Commission d’examen sur un geste fédéral. Ce ne sera pas la dernière.

Ottawa veut détruire le régistre des armes à feu, on a annoncé qu’on allait avoir le nôtre. Ottawa met la hache dans l’ACDI ? On aura notre propre agence de solidarité internationale. C’est la souveraineté qui prend forme, dans chacun de ces gestes.

Tu m’interroges finalement sur mon dialogue avec la communauté anglophone, affirmant qu’ils « ne voteront jamais pour nous ». D’abord, il y a toujours des exceptions. Mais dialoguer avec la principale minorité du Québec ne doit pas avoir un objectif partisan. C’est comme si tu me disais qu’il ne fallait pas dialoguer avec les Premières nations car elles ne sont pas indépendantistes. La question n’est pas là.

Nous voulons faire du Québec un pays pour tous les Québécois, y compris ceux qui auront voté Non, comme c’est leur droit. Et nous voulons gouverner pour tous les Québécois, y compris ceux qui n’ont pas voté pour nous et qui ne le feront probablement pas.

Finalement, tu m’invites à réfléchir à « la vraie raison d’être de ce parti ». Il faut y réfléchir sans arrêt, bien sûr. Tu m’écris aussi qu’il ne faut pas attendre les conditions gagnantes, mais les créer. Que du vrai là-dedans.

Le PQ vient de lancer la plus grande campagne de promotion de l’idée d’indépendance, en dehors d’une campagne référendaire. Faire progresser l’idée même d’indépendance est indispensable. Il faut y ajouter aussi, chemin faisant, pour atteindre une majorité de Oui, et sans en faire des pré-conditions, un retour de la confiance des électeurs envers l’intégrité de leurs dirigeants, l’efficacité de leur État, son sens de la justice, la solidité de ses finances, toutes conditions mises à mal par les années libérales.

Je ne prétendrai pas que notre gouvernement est parfait ni que mes réponses satisferont chacune de tes questions et aplaniront chacune de tes inquiétudes. Mais le scepticisme dont tu es porteur a peut-être beaucoup à voir avec le fait que les problèmes dont nous avons hérités étaient immenses et que les attentes envers nous étaient peut-être démesurément élevées.

En regardant notre bilan de sept mois, avec un peu de recul, j’estime qu’on livre la marchandise promise aux Québécois pendant la campagne électorale, qu’on est en train de remettre le Québec sur les rails. Si tu voulais nous donner encore un peu de bénéfice du doute pour la suite, et un coup de main par-ci, par-là, ce serait bienvenu.

Allez, salut

Jean-François



48 réflexions au sujet de « Bilan du PQ: Ma réponse à Jules Falardeau »

  1. Gouverner au pays des orthodoxes
    Le gouvernement Marois gouverne dans un pays de plus en plus ingouvernable miné par les orthodoxies, . Trois des principaux partis affirment détenir la vérité absolue. Québec Solidaire possède la vérité sur ce qui est à gauche et lui seul la possède. Option nationale se dit la seule formation véritablement souverainiste. Le parti libéral affirme de plus en plus une orthodoxie fédéraliste inflexible. Dans ce contexte, la moindre décision devient l’objet de critiques. Il devient impossible de gouverner de façon modérée voir même rationnellement, Certains accusent même le PQ d’être responsable du règlement P6. Je soupçonne plusieurs organismes de défense des démunis d’être noyautés par QS. La gouvernance souverainiste est interpellée dans les médias par Monsieur Souveraineté lui-même, qui a plus de crédibilité en matière souverainiste que la PM, qui n’est pas souverainiste selon ce Monsieur puisque le PQ n’a pas réussi à faire la souveraineté, même si la dernière tentative était celle de MONSIEUR lui-même, tentative sauvée in-extrémis par Lucien Bouchard que plusieurs souverainistes conspuent. Dans un environnement média dominé par le fédéralisme, la critique vient rapidement, très rapidement. Il est vrai que le PQ a un bilan législatif important, mais on dirait que cela ne compte pas pour la classe journalistique qui ne parle plus que de la politique et non du politique et des politiques. Elle semble incapable de présenter les projets de loi, d’expliquer leurs conséquences, elle se contente de critiques de surfaces, sans profondeur.Elle semble avoir perdu l’habitude d’un gouvernement qui présente des contenus et des projets de lui, habituée au régime libéral elle fait une indigestion de politiques, elle ne sait plus les analyser, les commenter autrement que par des mots et des formules : recul par rapport à des positions idéalisés de droite ou de gauche. Par contre, le PQ leur donne toujours des munitions : facile de critiquer la position du PQ sur les garderies quand on noie l’annonce de nouvelles places sous l’annonce de coupures dans les garderies, facile de critiquer Agnès Maltais lorsque le jour suivant de sa visite à Ottawa au sujet de l’assurance emploi, elle annonce des modifications à l’assistance-sociale. Le PQ fait bien ses devoirs et doit modérer son jeu, mais sa gouvernance médiatique et politique au sens large a de grandes failles! Pour une mesure comme la réforme de l’assistance sociale, minime en sorte, le PQ reçoit plus de critiques que le gouvernement Harper pour sa réforme de l’assurance chômage, contestée par un grand mouvement populaire. Il est vrai que le gouvernement Harper est inflexible, mais on ne répète pas à chaque fois qu’il prend une décision qu’il est inflexible. Il semble que les journalistes admirent ce genre d’habiilité politique et d’inflexibilité, et de musellement de la liberté d’expression. Il va falloir que le PQ se donne une ligne directrice d’intervention médiatique sans bâillonner la presse comme le fait Harper. Il faudra aussi que le PQ arrête de se casser les dents sur ses propres déclarations malhabiles.

  2. Pas fort votre « notre Home ». Le Québec n’est pas bilingue, il est francophone, et avec tous ces reculs sur les écoles passerelles, la loi 101, Mme Marois qui s’adresse en anglais approximatif au lieu d’utiliser un traducteur comme tous les autres pays sur les plateformes internationales, là vous ne faites que reconduire l’assimilation engrangée par les descendants du Whig de Durham. PAS FORT, et on se sent TROMPÉS avec raison! Mais que diable faites-vous? Au lieu de circonlocutions et de verbiages manipulatoires, AGISSEZ sâpré non d’une pipe!!!!!

  3. M Lisée,

    À force de faire payer les `riches`vous allez finir par manquer de riches. Vous étiez plus efficaces à écrire des livres qu’à faire la politique.

  4. en lisant les commentaires, je constate qu’il y a ceux qui s’émerveillent de tout le travail accompli en 7 mois; et il y a ceux qui écrivent que vous n’avez pas tenu vos promesses, que vous n,avez pas fait ce pourquoi on vous a élu (je suis plutôt du second groupe).
    vous voulez nous convaincre que vous avez du travail en sept mois! mais le contraire aurait été quand même surprenant: un gouvernement qui ne fait rien pendant sept mois…. y a-t-il de quoi pavoiser?
    votre défense à la critique qui dit que vous avez rompu vos promesses: nous avons faits des choses pendant sept mois!
    malheureusement, vous continuez la tradition du pq: depuis rené levesque le pq veut donner l’image d’un bon gouvernement pour se faire élire parce que si le pq n’est pas au pouvoir comment faire un référendum sur la souveraineté?
    le pq passe plus de temps à vouloir donner l’image du bon gouvernement qu’il en oublie sa raison d’être; être un bon gouvernement pour pouvoir être réélu, c’est ne faire que des mesures populaires (populistes), virer à droite quand le vent de la droite souffle et se défendre en disant qu’en dehors du pq point de salut!
    certains dénoncent le vote à QS et ON. comme si ces gens ne comprenait rien, allait à l’encontre de l’objectif (il y a un commentaire qui parle de vote idiot utile!).
    mais jamais on pose la question à savoir pourquoi des gens sont allés vers ces deux partis; pour QS, facile le vent de droite qui souffle au pq est assez évident… mais comment expliquer l’existence d’ON.?
    tant et aussi longtemps que le pq et lisée continueront à prétendre que le gouvernement travaille tellement fort pour être un bon gouvernement en oubliant leur raison première d’exister (la souveraineté avant le bon gouvernement populaire) il y aura de plus en plus de vote idiot utile!
    personnellement, j’aurais aimé voir au lendemain de l’élection du pq, l’abolition immédiate des écoles passerelles et la coupe dans les subventions de ces écoles qui trichent… et autres écoles qui passent à coté de ce qu’elles doivent enseigner sous couvert de liberté religieuse… là vous m’auriez convaincu que vous avez fait quelque chose en sept mois.

    • Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre! Pour avoir notre pays, il faut la population derrière nous. Pour avoir la population derrière nous, il faut d’abord et avant tout gouverner de façon transparente et sauvegarder le filet social en place. C’est ce que je crois que le gouvernement actuel tente de faire malgré les contraintes économiques (avec un bémol: l’atteinte du déficit zéro que je ne comprends pas d’être aussi pressant). Les partis d’opposition, y compris QS, ne donnent aucune chance au PQ d’atteindre ses objectifs. Les promesses électorales du PQ supposaient la formation d’un gouvernement majoritaire. Attendons de voir ce qui va arriver avec un gouvernement PQ majoritaire pour dire qu’ils n’ont pas tenu leurs promesses.

    • je comprends mais ça fait 37 ans que je comprends sans que rien ne change; depuis 1976 vous trouvez que les bons gouvernements du pq qui ont passé ont fait avancer la cause?
      exception du gouvernement de jacques parizeau, il va sans dire

  5. Bonjour M. Lisée,

    Dans votre dernière intervention, vous écricez que le gouvernement veut aller de l`avant avec l`électrification des réseaux ferroviaire de transport en commun, Ne serait-t`il pas plus profitable de mettre de l`argent dans le développement du Monorail Trensquebec? Ainsi, Tout les Québecois en profiteraient.

    Un autre point si vous me permettez, pourquoi acheter de l`électricité Éolienne quand on est en surplus et que cette électricité coute le double. Faudrait peut êtres demander aux dirigeant d`HQ de dépenser cet argent sur le Monorail.
    Qui en passant pourrait créer énormément d`emploi en régions.

    Merci

  6. L’ère des communications, dit-on! On communique en privé, en textos, en blogues, mais le grand public n’entend pas parler d’indépendance du Québec!

    Télé-Québec, c’est pas pour le Québec, ça? C’est primordial: il faut contrer la propagande de la minorité raciste du West-Island. Déjà qu’on a laissé dénigrer la station Télé-Québec, qu’on la déconsidère, qu’on s’en méfiera à prime abord comme « propagandiste séparatisse »… n’y a-t-il pas chez-nous des experts en communications qui s’occuperaient d’informer le peuple?

    Tout le monde le répète, les grands médias appartiennent à « l’ordre établi ». Nous, nous sommes l’option du « changement »: de la dépendance à l’indépendance. Nous avons le fardeau de la preuve: démontrer les fruits de l’autonomie. Casser la résistance au changement, ce fut notre « résistance » mais aujourd’hui, ça ne suffit plus, il faut reprendre le terrain qu’on nous arrache de plus en plus, depuis 250 ans.

    • Si les mots pour le dire
      N’arrivent pas aisément (pas le cas de Lisée)
      Et que ne s’énonce pas clairement
      Le message de PAYS
      C’est peut-être qu’on ne le conçoit pas bien… (au bureau de Pauline)

      …comme le voulait Boileau.

  7. Pétrolia poursuit Gaspé en justice. Une minière poursuit Québec pour au
    moins 16 millions. Il y a les mégapoursuites des gazières.

    M. Lisée, deux questions pour vous. La première est: Les informations citées
    ci-haut pour faire peur au monde sont-elles orchestrées conjointement par
    les politiciens et le patronat? La deuxième question est: Le parti québécois
    en fera-t-il une justification pour céder aux diktats et aux ordres des exploiteurs?

    Bien à vous.

  8. M. Lisée,

    C’est exactement le genre de mise au point qui devrait se retrouver en lettre ouverte dans tous les médias. Sincèrement, je m’évertue à dire et redire ces réalisations aux déçus du PQ et à chaque fois, on me répond: mais comment se fait-il qu’on ne le sait pas? Et là, j’enrage.

    Je crois que plus que de politiques, le PQ a besoin de politiciens habiles qui savent répéter ce genre d’informations sur toutes les tribunes, car je crois que le vrai problème, comme l’a souligné madame Marois à Marie-France Bazzo, se situe au niveau des communications. Comment se fait-il qu’aucun de mes amis progressiste et environnementaliste n’était au courant que le Qc a joint la bourse du carbone? Ceci est un exemple parmi d’autres…

    Vous devriez prendre en exemple l' »excellent » politicien qu’était Jean Charest (et très mauvais en politique, mais est-ce ce qui compte dans un monde de perceptions?). À chaque fois qu’il annonçait un pont, il faisait un show. Loin de moi de vous encourager à l’imiter entièrement, mais comment un homme aussi peu profond a-t-il pu être réélu 3 fois, quasiment 4 fois, comme Premier Ministre? Parce qu’il savait marteler les bons messages qui plaisaient à l’électorat. Même si c’étaient des mensonges. Il a réussi à faire passer Madame Marois pour une quasi anarchiste, faut le faire…

    Il est temps de laisser de côté l’angélisme du PQ et d’aller chercher les votes de gauche qui vous manquent en redisant encore et encore ce que vous avez fait qui s’inscrit plus dans la social-démocratie.

    Moi, du moins, je le fais.

    Et ça marche.

    Hugo Turgeon

  9. Bonjour M. Lisée,

    Qui va payer pour la plus grande campagne de promotion de l’idée d’indépendance?

    J’espère que le paiement de la facture ne soit pas fait par les contribuables! En tant que gouvernment minoritaire vous n’avez pas le droit d’agir comme un gouvernement élu par la majorité de la population.

    Je tiens aussi à rappeler à vos lecteurs que d’être un anglophone n’est pas un péché. Les anglophones tout comme les immigrants sont des Québécois.

    • Pourquoi faut-il toujours tout expliquer? Il est dit: »Le PQ vient de lancer la plus grande campagne de promotion de l’idée d’indépendance, en dehors d’une campagne référendaire ». C’est clair, non? Le PQ c’est le PQ, le gouvernement c’est le gouvernement. Soyez sans crainte madame, si la campagne de promotion de la souveraineté était financée par le gouvernement, ça se saurait. Le PLQ et la CAQ auraient tôt fait de la dénoncer.

    • Le Québec a perdu des milliards pour appartenir à une fédération dans laquelle il ne sera dorénavant que minoritaire. Il est donc normal pour le bien économique du Québec que l’on remette sur pied le seul projet qui nous permette d’être maître de nos destinées. Si Robert Bourassa avait eu le courage de tenir après Meech le référendum promis par les libéraux, le Québec serait déjà un pays. Nous pourrions enfin ne nous gouverner nous-même. On ne peut pas toujours demander aux indépendantistes de se taire. L’indépendance , c’est le seul moyen de faire face à l’avenir sereinement.

    • Si c’est vraiment la façon de t’informer, l’opposition, commence par la lire, dans son ensemble

    • Madame Serano.
      Où bien vous ne lisez pas ou vous souffrez d’aveuglement ou les deux à la fois.
      Moi j’avais compris que c’est le parti Québécois qui payait la facture, avec de l’argent propre contrairement à ce que le parti Libéral nous a habitués.
      Ensuite jamais je n’ai entendu un membre du gouvernement du parti Québécois à n’importe quelle époque dire que les anglophones étaient personna non grata ou que c’était un péché de parler anglais ou quelque langue que ce soit…
      Peut-être devriez-vous écouter un peu plus ce qui se dit dans l’environnement des indépendantistes et un peu moins écouter les médias anglophones qui ne font que de la désinformation depuis toujours lorsqu’il est question du Québec. Je le sait , je les lit aussi…

  10. 8 sur 10, élève Lisée (excusez, c’est un vieux réflexe d’un vieux prof ; je note)
    M. Lisée, votre réponse est rassurante, et il faut que ça se sache. Je crois que c’est là que réside la clé du problème. Et cela ressort clairement d’un grand nombre de commentaires qui ont paru ici. Les gens sont mal informés, je dirais même que vos adversaires se livrent à une campagne de désinformation. Certains journalistes que l’on identifie habituellement comme sympathiques à la cause souverainiste, prennent un malin plaisir à monter en épingle certains mouvements de repli que votre gouvernement n’a pas le choix de faire, face aux attaques de tous les autres partis, y compris QS. Bien sûr que le PQ a fait un certain nombre de promesses qu’il doit maintenant mettre en veille, vu sa situation minoritaire, mais ça les médias ne semblent pas être capables d’en tenir compte. Oui il faut que le PQ prenne l‘offensive en matière de publicité positive. Il faut que votre discours (votre réponse à Falardeau) soit relayé par les médias
    Je ne vous donne pas 10 sur 10 parce que vous passez sous silence le fameux objectif du déficit zéro. J’aimerais vous entendre là-dessus. Vous perdez un point ici.
    Vous perdez un autre point pour l’usage du tutoiement avec quelqu’un que vous ne connaissez même pas. Pourquoi cette familiarité en public ? Je ne crois pas que vous y gagnez quoi que ce soit. Votre image de politique accessible n’a pas besoin de ça.

  11. Ce que la population retient, c’est que votre gouvernement fait trop peu, trop tard. La preuve, il écrase Mme Marois avec un Libéral à la première occasion venue.
    Si vous voulez redresser la barre, alors cessez de jouer sur deux tableaux en étant plus à droite que votre coeur vous indique…
    Et prenez position pour les enjeux déterminants actuels en vue du prochain scrutin :
    Votre position sur le travail de la police.
    Votre position sur l’Aide sociale.
    Et on vous suivra en cherchant là où vous vous distinguez des Libéraux. Jusqu’ici, on a besoin d’une loupe…
    Péquiste depuis toujours, mais vraiment déçu depuis des mois de pouvoir décevants de tergiversations, voire de contradictions.

    • Trop peu trop tard? Mais avez-vous même lu ladite liste des réalisations en à peine 7 mois, de M. Lisée? La liste libérale de 9 ans au pouvoir n’est même pas aussi garnie, sinon en geste douteux au profit des amis.

      C’est vous qui avez besoin d’une loupe et ça presse! …et lâchez les médias pardi, vous mordez bien trop facilement à l’hameçon!

    • Couillard arrive et Mme Marois et le PQ se voient soumis à l’opprobre et aux affres des sondages qui remettent aussitôt en selle les Libéraux si corrompus et opportunistes. Ce n’est pas de l’hameçonnage médiatique auquel je réagis, ce sont les faits; en dépit d’un bilan positif dans l’ensemble, les Libéraux écrasent, après si peu de temps, le PQ qui n’arrive pas à suivre avec cohérence les attentes de sa base politique.

  12. …alors si le bilan est tel que vous le décrivez, Monsieur Lisée, j’oserais avancer que les experts en communication du PQ manifestent une lacune considérable et fort regrettable pour la suite des choses…

  13. La principale raison pourquoi les gens ne savent reconnaître ce que le PQ a fait est qu’il y a pas mal de propagande haineuse, de faux faits, qui sont véhiculés dans les médias. Malheureusement, ce n’est pas toujours des fédéralistes qui le font. Certains souverainistes opportunistes vont utiliser par exemple la subvention accordée à un groupe anglophone nationaliste québécois pour faire croire que « Lisée est main dans la main avec ceux qui veulent faire du Québec un état bilingue », on dit même que Lisée a commandé cette chanson, alors qu’il n’en est rien. On parle aussi de coupures dans l’aide sociale, comme si Maltais s’était attaquée radicalement aux assistés sociaux en baissant leur chèque, alors qu’il n’en est rien non plus : les assistés sociaux reçoivent le même montant qu’avant. Il y a simplement eu transfert d’une subvention supplémentaire. Je suis contre cette mesure, mais il est démesuré de dire que le PQ a coupé dans les revenus des pauvres, et tout ce qui circule dans les groupes de « gauche » (je mets des guillemets, car je me considère plutôt à gauche, mais je ne me reconnais nullement dans ces groupes), etc. C’est dommage. Ils réussissent à se faire croire, entre eux, que le PQ n’est pas un parti souverainiste, ce qui est une absurdité. C’est triste.

  14. N’est-il pas bien élégent, Monsieur Lisée!
    Je ne suis pas trop sur qu’il ait bien répondu à toutes les interrogations de M.Falardeau, mais il fait rendu des comptes.
    C’est cette facon de diriger qu’il nous faut.
    Ce n’est que le début. sept mois. On suivra, vigilent!
    Bon travail, Monsieur Lisée.

  15. Monsieur Lisée,

    Dans le dossier de l’aide sociale, nous demandons de savoir comment Madame Maltais fera pour n’échapper personne

    Il y a des listes d’attentes sur les parcours à l’emploi

    Que deviendra t’il d’eux si il n’y a pas de places disponibles

    Ne serait-il pas plus simple de maintenir les prestations en l’état et de bonifier ou (soupir) pénaliser lorsque les gens auront eu accès avec ces parcours à l’emploi ?

    La loi P6 qui brime ridiculement les droits, et avec laquelle un policier peut arrêter un citoyen AVANT qu’un méfait ne soit commis est une atteinte intolérable aux libertés fondamentales. Vous n’y voyez rien à redire

    Au moment, où Harper nous déroule un tapis rouge et est en soi l’argument no 1 pour l’indépendance, nous n’avons aucune assurance réelle quant à ce que vont devenir les plus démunis. Votre gouvernement ne semble pas très solidaire à tous ces chômeurs qui sont sur le point de se ramasser en effet sur l’assistance-sociale

    Il semble presqu’aussi prenant part qu’Harper aux atteintes aux libertés fondamentales… Vous exigez aussi des conditions tellement drastique (le bien nommé RIP) assortis d’un peut-être et nous déciderons en bout de ligne qu’il est difficile de vous prendre au sérieux lorsque vous déciderez de faire l’indépendance.

    En passant, l’indépendance n’est pas un concept qui se vend comme une cane de soupe, que diriez-vous d’un vrai programme d’éducation télévisé sur l’histoire du Québec et les enjeux économiques ? Conçu à l’image de Point de mire ou des séries historiques d’Henri Guillemin, je ne crois pas que cela coûterait une fortune au gouvernement et ça aurait plus de chance de faire passer l’idée parce que nous aurions l’impression qu’on s’adresse à notre intelligence, pas qu’on veut nous passer un char usagé

    • J’aime l’idée de financer un programme d’éducation du peuple québécois. Je l’avais déjà suggéré dans cette chronique, c’est un incontournable face à la masse d’informations souvent biaisées que les médias existants nous enveloppent.
      M. Falardeau dans sa lettre ouverte fait la preuve que les québécois(ses) ont besoin d’un lieu commun où peuple et les gouvernants doivent être en symbiose à tous moments, surtout lorsqu’un parti souverainiste est au pouvoir.
      Nous savons que vous faites des choses qui peuvent faire avancer notre pays, mais savez-vous l’expliquer et faire les suivis auprès de vos concitoyens???? J’ai des doutes.
      Nous aimerions aussi que tous les québécois sachent ce que l’ancien gouvernement à fait de si grave pour nous vendre aux plus offrants. Donnez-nous des chiffres, des actions néfastes et des noms de députés et fonctionnaires qui ont trempés dans toute cette soupe pour ne pas employer d’autres mots. Vous voulez une majorité aux prochaines élections alors jouez la « game » de nos ennemis. Je ne veux plus me faire dire « On vous aimes » lorsque tout est faux.

  16. Je n’ai jamais compris pourquoi un gouvernement minoritaire veut à tout prix atteindre le déficit zéro .

    Il me semble que annoncer des compressions est politiquement suicidaire .

    Le but d’un gouvernement minoritaire est d’être réélu majoritaire.Mais un des graves problèmes que nous avons souverainistes est notre angélisme.

    Croyez vous vraiment que Charest minoritaire aurait décider d’atteindre le déficit zéro ?

    Mr Lisée en tant que Québécois je ressens une déprime politique lorsque présentement je vois Legault et ses Caquistes ,Couillard, Fournier et Trudeau jr.

    Et s’ajoute à ma déprime politique le fait que vous courrez après les Anglais.

    • J’espère que votre message se fera entendre.

      Nous devons nous occuper de nous en priorité et poursuivre un dialogue franc avec les premières nations.

      Il faut lire la vraie histoire du Canada depuis la conquête pour comprendre que l’on a rien a foutre avec les anglais. Ne vous tournez de bord trop vite car le couteau risque de vous traverser. Ils nous mettrons toujours des bâtons dans les roues. Ils ont agit de la même façon partout où ils ont mis les pieds.

  17. M »Lisée,je félicite le gouvernement pour tous ce qu’il a fait en si peu de temps et je comprend ,il ne faire tous ce qu’il veut quand les oppositions sont plus nombreux que le gouvernement.Il y a trop de partis au Québec et ont aura longtemps des gouvernements minoritaire.Dommage.
    J’ai une suggestion à vous faire.
    Pourquoi ne pas faire de Télé-Québec la télévision de l’Étât du Québec?
    Comme ça on pourrait avoir aussi des indépendantiste qui nous transmettraient les vraies affaires comme vous venez de nous le dire.
    Les autres médias ne rendent pas justice au P »Q et les émissions comme Laroque&Lapierre qui pose une question et ne laisse pas la P »M ou député péquiste répondre, qu’il repose une autre question ou qui répondent eux même ,moi j’en peux plus.Comme aux EX: 5 fédéralistes pour un souverainiste.
    Au bulletin de nouvelle du jeudi ,il n’y a plus de souverainiste depuis votre départ .Seulement 5 fédéralistes et c’est toujours comme ça.
    Il me semble que ça pourrait se faire,avoir une télé pour nous autres.
    Pourquoi pas pour qu’on puisse avoir les vraies informations.Pensez-y

  18. Il est très facile d’énumérer les réalisations. Nous apprécions le fait qu’un travail a été réalisé pendant ces sept mois. Dommage que des promesses qui semblaient indubitables n’aient pas été remplies dans leur totalité. Il est certain que nous sommes confrontés à l’esprit comptable. mais il manque ce souffle, celui qui inspire. Promotion de la souveraineté, elle est encore difficile à cerner si on parle des médias. Ce que le Canada, ou les conservateurs font en propagande avec leur Action canada sature les écrans. Utiliserons-nous la saturation médiatique. Voyez-vous M. Lisée, un projet se doit d’être clair et quand il est émis, il doit s’énoncer clairement dans les gestes. Je perçois les petits pas d’une démarche, mais comment se fait-il qu’au moment ou les partis fédéralistes prennent le pouvoir, il est facile de ressentir et de vérifier le travail de sape qui est fait pour déstabiliser les structures étatiques que le Québec a conçu sous des hommes comme Parizeau. Sabia fut décrit comme un homme de Desmarais, Vandal, un pantin de Charest et Gesca, une machine médiatique qui a conclu des ententes secrètes avec Radio-Canada. De votre part, profitez-vous de cette présence pour faire un vrai nettoyage, aider à naître une forme médiatique qui va donner l’heure juste aux Québécois. Nous en sommes toujours à chercher des références sur Vigile . net et l’Autre Journal, afin d’avoir des idées différentes. Je sais que tout ça peut-être réalisable, mais aurez-vous le temps? Vous êtes terriblement attendu au tournant et ce n’est pas votre blogue qui convaincra la majorité. Il manque , je crois une véritable affirmation, aux yeux des souverainistes, indépendantistes. Vous-même êtes déjà remis en question, alors que nous connaissons votre désir d’indépendance. Nous savons que la politique se joue sur des images. La preuve, la montée de Justin. Peu importe sa pensée fondamentale, il attire par l’image. Je vous souhaite de trouver cette affirmation, cette image de rassemblement qui vous et nous évitera une disparition aux prochaines élections. Cela sera dramatique pour la cause. Finalement vous jouez « défensif » et la victoire demande une offensive, même si elle dérange. La création d’un PAYS demande plus qu’une petite gouvernance.

    • C’est la première fois que je vois un bilan clair de ce que le gouvernement a fait.
      Si les ministres/députés passe le message de la même façon que le fait M. Lisée, le message va finir par passer.

    • Tout à fait d’accord. Que l’on investisse argent et énergies au plus coupant pour éduquer et informer les québécois.
      « Un pays demande plus qu’un petite gouvernance »

  19. Merci M. Lisée d’avoir fait un bilan des 7 premiers mois de gouvernance du PQ en répondant au cinéaste Jules Falardeau. C’est impressionnant comme actions, on oublie souvent les actions positives pour ne retenir que les actions négatives du gouvernement. C’est un peu comme les nouvelles, on entend parler que de mauvaises nouvelles, les bonnes, ce n’est pas intéressant pour les auditeurs, donc on n’en parle pas. Je comprends un peu mieux les mesures pour l’aide sociale, mais il faudrait mieux informer la population, ça ne passe pas.

  20. Je suis pleinement satisfait du rendement que vous donnez. Quand je vois le chemin parcouru (7 mois seulement) pour remettre le Québec sur les rails contrairement au PLQ qui a mit plus de 10 ans à nous engloutir dans la merde, je ne peux que vous féliciter. Quand Charest nous annonçait un nouveau mensonge, tout le monde l’applaudissait et on ne voyait jamais le bout du tunnel. Depuis que vous êtes au pouvoir, malgré que vous êtes minoritaires, on voit déjà des résultats concrets. Bravo et j’ai vraiment hâte de voir le chemin parcouru après votre premier mandat.

  21. Moi, c’est un pays que je veux!!!!
    « Comme si la lutte de libération nationale n’était pas, en soi, un projet de société. Le bateau coule et des passagers veulent discuter de l’aménagement intérieur de la chaloupe. Ramons, câlice! On discutera ensuite de la couleur de la casquette du capitaine ou de la forme des rames. L’indépendance n’est pas le paradis. Ce n’est pas la solution à tous nos problèmes. Mais il s’agit de choisir enfin. Ou le statut de nation annexée à jamais, ou la liberté. » Pierre Falardeau
    https://www.facebook.com/groups/2250951279/#!/photo.php?fbid=329507733810807&set=a.197461053682143.44945.100002547500896&type=1&theater

    « Quand tu qualifie l’indépendance, tu n’es pas pour l’indépendance! » Pierre Falardeau

    Mes adversaires, ce sont les fédéralistes orangistes (Libéral, Conservateur ou NDP) et j’en ai les mains pleines!!!

  22. Bonjour tous les deux,
    Je pense que de vouloir ménager la chèvre et le chou, la perception que cela donne c’est qu’ après le règne de neuf années de destruction massive des libéraux les gens ont soif de vengeance, les gens veulent voir les coupables payer pour ce qu’ils ont fait au Québec. Une grande partie de la population est en colère noire, et à toutes les semaines on découvre encore que certains volent les contribuables comme les dentistes au CHUM par exemple. Les Québécois sont tannés, écoeurés, humiliés, écrasés, ils réclament justice.
    C’est vrai que le gouvernement Marois font des lois, répare les dégâts mais les gens ont l’impression que c’est fait à la miette. On bouge mais sans trop déranger, pas de gestes d’éclat, juste assez pour ne pas que certains hurlent comme Jean Marc Fournier ou d’autres que j ne nommerai pas parce que le commentaire ne passera pas.
    La taxe santé est l’exemple par excellence et le PQ perdra des votes là dessus au prochaine élection. Le gouvernement a reculé sur cette taxe qui rétablissait un peu de justice pour les salariés moyens. Les coucous aux anglophones qui nous méprisent, ça aussi. Vous allez dire pas tous, mais une bonne gang tourne le dos aux revendications des Québécois, on pourrait en jaser longtemps. Et que dire des révélations de M. Frédéric Bastien. C’est presque gênant. Tous les experts enseignants dans des facultés de droit constitutionnel, est-ce à dire que l’enseignement qui mène au diplôme est bidon? Tous ces super bolés du droit constitutionnel qu’enseignent-ils à ces futurs experts, foutaise. En plus ce n’est pas suffisant, on s’exécute devant les décisions de la cour suprême, on suit ça à la lettre, c’est quand même extraordinaire. Pas un n’a eu le goût comme M. Bastien de fouiller ce dossier constitutionnel, M. Bastien est-il le seul a avoir eu un éclair de génie. N’y a t’il pas quelqu’un au gouvernement qui aurait dû allumer!?
    Pour toutes ces raisons et d’autres, la lettre de M. Falardeau exprime ce que bien des Québécois radotent dans les chaumières mais peu de réponse parce que le simple contribuables n’est pas Jules.

  23. « (Et si la moitié des électeurs qui ont voté QS et ON avaient voté PQ, nous serions majoritaires. Soupirs…) »
    Quelle moitié? Comment faites-vous précisément pour en arriver à un tel raccourci? Vous savez, ou dois-je vous l’apprendre, que le PLQ a obtenu presque autant de voix que vous. Et vous vous en prenez aux nouveaux partis qui ont su réveiller le désir du politique chez de nouveaux militants ? Continuez à cracher dans la soupe; ça vous assurera la réélection.

    Oui, soupirs… Je n’aurais pas voté PQ aux dernières élections parce que j’ai voté pour un parti souverainiste, dans lequel je me reconnaissais. Continuez de tenir l’électorat en joue avec de tels arguments de basse politique. C’est une recette gagnante, apparemment (soupirs!).

  24. Monsieur Lisée,

    Nous le savions tous qu’en formant un gouvernement minoritaire, vous alliez vivre à peu près la pire situation qui soit, à savoir celle de tenter de changer les choses (nous qui en avions un si grand besoin après le passage des sales libéraux) alors que l’opposition allait s’en donner à coeur joie pour vous faire mal paraître et piquer du nez le plus vite possible.

    Il est vrai que votre gouvernement fait souvent des gaffes, mais il est encore plus vrai que le moindre faux pas est monté en épingle dans tous les médias.

    J’espère de tout coeur que vous aurez le temps de prendre des mesures qui seront en mesure de soulever l’enthousiasme des Québécois avant qu’il ne soit trop tard.

    Quant à la campagne de promotion de la souveraineté, d’après les commentaires que j’ai entendus en fin de semaine, elle ne convainc que des convertis, puisque rien n’en transpire à la télé ou à la radio.

    Pas facile, hein, mais bon courage. Si j’appuie encore le PQ, c’est surtout parce que j’ai confiance en vous, monsieur Lisée, et en l’excellente brochette de nombreux de vos collègues.

    Le Québec souffrirait encore beaucoup s’il fallait que vous perdiez les prochaines élections.

  25. Très bon article monsieur Lisée.

    C’est exactement ce genre de mise-au-point dont on a besoin.

    Plus souvent ce genre de bilan s’il-vous-plaît, car en ce moment je crois déceller une petite panne de l’inspiration du côté des militants.

  26. – Rétablir les 11 paliers d’imposition qui existaient avant que la classe dite moyenne rapetisse comme peau de chagrin n’est pas dans votre programme ?
    -Réunir les parties de Hydro-Québec qui ont été séparées ?
    -Refuser de payer aux banques la partie illégitime de la dette nationale ?
    -Nationaliser toutes nos ressources gazières, minières, sylvestre, énergétiques, etc. pour les confier selon nos conditions aux entreprises privées?
    C’est pour quand ? Si le PQ est vraiment séparatiste-souverainiste-indépendantiste c’est pour bientôt mais j’ai de gros doutes.

    • Ahhh que c’est beau avoir de meilleures idées que les autres. Mais dites-nous donc comme vous allez faire tout cela, payer tout cela (nationalisation des ressources minières? Je ne veux pas prendre ce risque!) et faire passer tout cela au vote, sur le plancher des vaches.

      Les rêveurs, aujourd’hui, après 9 ans de merde libérale et un louable effort du PQ malheureusement décrié, j’en ai ma claque.

  27. Bonne question, bonne réponse. Pour être tout à fait exact toutefois, mieux vaudrait reconnaître que vous avez, dans les faits, essentiellement augmenté l’impôt des moyens-hauts et hauts salariés. En exonérant de tout effort fiscal additionnel les revenus de dividendes et les gains en capitaux, vous êtes loin d’avoir établi une plus juste contribution des « plus riches » (dont la fortune est faiblement formée à partir de revenus salariaux) !

  28. Jules, Jean-François.
    Vos métiers respectifs ont le même danger : Une ligne à Franchir. Pour Jules la ligne est tracée entre le chef-oeuvre et le nanar, il y a très souvent peu pour faire la différence. Pour J-F entre je prends à l’un pour donner à l’autre, pas trop pour ne pas fâcher celui qui en a et assez pour ne pas décevoir celui qui a peu.
    D’où l’importance de savoir louvoyer sans trop gîter. Enfin, tous les deux vous savez naviguer à vous de garder le cap sur vos objectifs.

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