Français au Québec : mettre fin au déclin, entamer la relance

Proposition #19 du candidat Jean-François Lisée

Français au Québec : mettre fin au déclin, entamer la relance

Pour la première fois, la proportion de Québécois ayant le français comme langue usuelle est passée sous la barre des 80%. Sur l’île de Montréal, on ne compte qu’en années le temps qui nous sépare du jour où moins de 50% des habitants parleront principalement le français à la maison. Le déclin est également palpable à Laval et dans les couronnes.

Ce mouvement apparemment inexorable est camouflé par l’essor du français, langue seconde, dans la communauté anglophone et chez les allophones.

En bref : davantage de gens savent parler le français au Québec aujourd’hui, mais le français est, pour une plus petite proportion de gens, la langue principale. On est donc en présence d’un arbre qui a de plus en plus de feuilles, mais de moins en moins de racines.

Ce mouvement fragilise l’assise du français. Notre rapport à notre langue seconde est complètement différent de celui qui nous lie à notre langue principale. Notre langue seconde est un enrichissement. Notre langue première définit qui nous sommes.

Je réfléchis depuis des années aux manières de mettre fin au lent mais sûr déclin des assises du français, renverser même la tendance, mais sans poser des gestes de repli et de fermeture.

Il faut agir sur les déterminants du français.

1.     Le statut de la langue

Le signal envoyé par l’État au sujet de l’importance de la langue officielle et commune est primordial. Lorsque le premier geste d’un premier ministre est de déclarer, à quelques jours de son élection, qu’il est essentiel que tous les salariés d’une chaîne de montage parlent l’anglais au cas où un acheteur anglophone vienne à passer par là, alors le signal est clair : la langue la plus importante est celle de l’acheteur anglophone.

Lorsque j’étais ministre de la Métropole, j’ai donné le signal inverse. Parlant à une foule de plus de 500 entrepreneurs réunis par la Chambre de Commerce, je leur ai fait prêter serment. Oui, lorsqu’on parle au téléphone à nos clients étrangers anglophones, on leur parle en leur langue, mais lorsqu’on raccroche le téléphone et qu’on est entre nous, le français est la langue commune. Cette pratique doit devenir, partout, la normalité. C’est le sens même de la loi 101 sur le français, langue usuelle et habituelle du travail.

Ma proposition d’enchâsser dans une constitution québécoise le français comme langue officielle et commune et d’indiquer qu’il s’agit d’une caractéristique centrale du tronc commun qui constitue être Québécois contribuera à asseoir ce statut.
Au gouvernement, j’ai soutenu l’idée d’inscrire dans la Charte des droits de la personne du Québec le « droit de vivre et travailler en français » au Québec. Je n’ai pas changé d’avis. Comme d’ajouter à cette Charte le « droit à la francisation » pour tout citoyen québécois. J’en fais un engagement.

2.     Nouveaux Québécois : la politique « Francisation 100 % »

Les démographes, dont l’indispensable Marc Termotte, nous avertissent depuis des décennies : la langue utilisée par les nouveaux immigrants est le principal facteur de recul du français. Pendant plus d’une décennie, les libéraux ont augmenté les seuils d’immigration et fait en sorte qu’un néo-québécois sur deux arrive au Québec sans la moindre connaissance du français[1].

Avec Diane de Courcy, au sein du gouvernement Marois, je me suis battu pour que les critères de connaissance du français des candidats à l’immigration soient considérablement rehaussés. Ces derniers doivent maintenant démontrer, dans un examen, une connaissance intermédiaire ou avancée du français AVANT de prendre leur avion pour le Québec. Je ne suis pas certain que les Libéraux appliquent correctement ces mesures mais je ferai en sorte, de retour au pouvoir, de m’en assurer.

Cela touche les travailleuses et les travailleurs qualifiés, mais non la réunification familiale et les réfugiés. Il faut s’en préoccuper.

Je compte proposer un programme de francisation à la carte pour les bénéficiaires de la réunification familiale, adaptée à l’âge des personnes.
Pour les réfugiés, je propose une mesure plus globale. Nous accueillons ces personnes par solidarité pour des gens qui ont fui la guerre, la répression ou une catastrophe naturelle. Ils souhaitent trouver rapidement les moyens de stabiliser leur vie, de mettre du pain sur la table pour eux et leurs enfants.

Je propose de prendre en charge pendant environ trois mois leurs frais de subsistance des réfugiés pour leur assurer, à temps plein, une transition en douceur, leur donner une base de connaissance du français et d’adaptation à notre culture et à nos façons de faire.
Il s’agit d’un investissement annuel raisonnable (environ 15 millions $) mais combien structurant pour le succès de leur intégration à la société francophone.

Le Québec doit aussi officiellement recevoir ses nouveaux arrivants et ses nouveaux citoyens, dans des cérémonies officielles de bienvenue.

3.       Langue de travail : la nouvelle frontière de l’intégration

Comment convaincre les allophones de la région montréalaise que le français est la langue du succès, s’ils constatent que l’anglais est prédominant dans les moyennes entreprises ? Il s’agit du chantier actuel le plus urgent dans les lieux de travail.

Je propose un programme de transition active, graduel, par secteur d’activité, s’échelonnant sur plusieurs années, pour assurer aux entreprises de 25 à 50 employés un environnement de travail francophone.

Je compte travailler avec les organisations de commerce pour soutenir les entrepreneurs dans un partenariat constructif vers cet objectif, en offrant des outils de formation et de francisation ainsi qu’un allégement fiscal pendant la transition.
Le rétablissement et l’extension des programmes de francisation en entreprise, sabrées par le gouvernement Couillard, sont évidemment à l’ordre du jour.

4.     Les salariés des entreprises sous juridiction fédérale

Plus de 100 000 salariés québécois travaillent dans des entreprises qui ne sont pas assujetties à la loi 101, parce que régulées par le code du travail canadien. J’ai lancé un appel au premier ministre Trudeau pour qu’il corrige lui-même la situation d’ici 2018, faute de quoi le gouvernement québécois agira sur la question. Des avis juridiques affirment que nous avons ce droit.

De surcroît, le gouvernement pourrait déterminer que, pour ce qui est des entreprises qui opèrent au Québec, il n’achètera de biens ou de services qu’avec celles qui détiennent un certificat de francisation délivré par l’Office québécois de la langue française. Un levier de changement convaincant.

J’ai aussi indiqué qu’un gouvernement que je dirigerais se battrait pour le droit des salariés francophones de l’Outaouais de travailler en français dans la fonction publique fédérale et les forces armées canadiennes, ce qui n’est de toute évidence pas le cas[2].

5.     Montréal, ville francophone

Je me suis battu depuis plusieurs années pour faire reconnaître l’importance d’affirmer que le maintien d’une majorité de parlants français sur l’île de Montréal est essentiel pour la survie du français. Il s’agit d’en faire un objectif national, puis d’agir, comme dans les exemples notés ici, sur les variables qui font ou défont le déclin.

La rétention des familles sur l’île en est un. Ministre de la Métropole, j’ai fait une priorité de cet enjeu, sachant que la moitié des familles qui quittent l’île auraient préféré y rester et qu’une majorité d’entre elles sont francophones.

Je reprendrai ce travail, là où nous l’avons laissé, après la publication du rapport Montréal=Familles, dont les constats et propositions avaient fait l’unanimité[3].

6.     Le français au Cégep

Le président de la Chambre de commerce de Montréal, Michel Leblanc, sonnait récemment l’alarme sur la piètre qualité en français des diplômés anglophones des Cégeps et des Universités. Ils sont ainsi mal outillés pour réussir dans la société francophone québécoise.

Il m’apparaît essentiel que le gouvernement québécois trouve, en travaillant avec ces institutions, le moyen de maintenir et d’améliorer la qualité du français de ces futurs salariés.

Je proposerai un enrichissement du parcours en français dans les Cégeps anglophones et lancerai un programme permettant à ces étudiants anglophones de passer une session dans un Cégep francophone.

J’entamerai avec les universités anglophones un dialogue visant à ce leurs étudiants maintiennent et améliorent leur connaissance du français pendant leurs cursus universitaires.
De même, les étudiants francophones qui le désirent et qui démontrent, dans un examen, une solide connaissance du français pourraient suivre au Cégep un parcours anglais enrichi qui comporterait une session dans un Cégep anglophone.

Les Cégeps francophones seront ainsi plus attractifs pour les jeunes adultes qui souhaitent y parfaire leur connaissance de l’anglais et qui choisissent en ce moment d’acquérir cette connaissance en s’inscrivant aux Cégeps anglophones.

7.     La promotion du français

À quand remonte la dernière campagne de promotion active du français ? Il est urgent de s’y remettre, en particulier auprès des commerces, des communautés, des jeunes. J’estime que la promotion du français devrait être une tâche permanente de l’État, qui se déploie différemment selon les diagnostics, les années et les publics.

8.     L’application de la législation existante

Anecdotiques ou systémiques, les rapports portant sur le refus de service en français dans les commerces de Montréal constituent un irritant permanent qui peut disparaître si on y met de la volonté. Comme responsable du dossier du tabagisme j’ai constaté, pendant la dernière année, comment tous les détaillants du Québec se sont mobilisés pour assurer un cartage efficace pour la vente de tabac et combien ils craignent le passage des inspecteurs du ministère de la santé et les amendes prévues en cas de manquement.

Sans envisager des amendes aussi salées, je verrai à envoyer un signal très fort que l’embauche de personnel qui peut s’adresser correctement en français à la clientèle à toute heure et en tout temps est un élément indispensable d’une saine pratique d’affaires au Québec.

[1] En 2011, 63,5% des nouveaux arrivants déclaraient connaître le français au point d’entrée, puis plus que 55,5% en 2015.
[2] Dans la région d’Ottawa-Gatineau, seulement 39 % des travailleurs francophones travaillent principalement en français dans le secteur de l’administration publique. Ce pourcentage serait encore plus faible si on excluait les employés du gouvernement du Québec et de la ville de Gatineau, dont les droits sont protégés. Chez les travailleurs anglophones de la région, ce sont 95% qui travaillent d’abord dans leur langue maternelle.(voir :http://oser.jflisee.org/justin_trudeau_doit_respecter_les_droits_des_travailleurs_qu_b_cois)
[3] http://jflisee.org/avec-le-pq-un-bond-qualitatif-pour-les-familles-a-montreal/

Vous êtes plutôt d’accord ?
Joignez-vous à ma campagne

Voici les propositions que j’ai mise de l’avant
depuis mon entrée dans la campagne, le 16 mai dernier.

Proposition #1: Chasser les libéraux. Réussir l’indépendance. Dans cet ordre.

Proposition #2: Immigration : Le chemin du succès

Proposition #3: Santé : Gel de l’enveloppe de rémunération des médecins

Proposition #4: Inégalités sociales : Un Québec riche de son équité

Proposition #5: Sièges sociaux : Miser sur la Caisse de dépôt et le développement régional

Proposition #6: Identité : La concordance culturelle

Proposition #7: Priorité PME : Moins de paperasse, plus d’entrepreneuriat

Proposition #8: Laïcité – une approche résolue et responsable

Proposition #9: Compte à rebours 2022 !

Proposition #10: Anticosti – Enfin sortir des faux-fuyants !

Proposition #11: Incarner la laïcité et l’ouverture

Proposition #12: Le pipeline Énergie Est: Pourquoi il faut dire Non et Non !

Proposition #13 : Pour un processus d’évaluation et de consultation « digne du 21e siècle »

Proposition #14 : Développement régional : rétablir les budgets et reconstruire les outils de développement dans le respect des régions



17 réflexions au sujet de « Français au Québec : mettre fin au déclin, entamer la relance »

  1. Il faut élire cet homme, Premier Ministre de la nation québécoise
    et arrêter ce retour en arrière au Québec, soit l’envahissement de la langue anglaise dans toutes les sphères d’activités, surtout à Montréal.
    Il y va de la s u r v i e de l’identité de notre peuple.

  2. C’est agréable de lire de telles propositions pour le maintien de la vitalité de la langue française au Québec. En ce qui concerne Montréal, je crois qu’il est urgent d’agir et particulièrement auprès des petites et moyennes entreprises. Plusieurs nouveaux arrivants font le choix de se lancer en affaires lorsqu’ils arrivent au Québec et je comprend très bien pourquoi ils optent pour l’anglais comme langue d’affaires si leur langue maternelle est autre que le français ou l’anglais. Ceci met aussi en lumière l’importance de bien choisir ces nouveaux arrivants. J’ai, de plus, constaté que l’Office de la langue française est aussi bien souvent très tolérante envers les grandes entreprises pour ce qui est de la mise en place de correctifs. En ce qui concerne la possibilité de travailler en français dans la fonction publique fédérale en Outaouais, je crois que la seule façon d’améliorer cette situation est d’augmenter le nombre de dirigeants francophones et aussi d’encourager les anglophones à devenir bilingues. Il ne faut pas aussi oublier que la fonction publique fédérale est avant tout bilingue (du moins légalement parlant) et que les francophones qui y travaillent avaient dès le départ un intérêt pour l’apprentissage et la pratique de la langue anglaise. Le gouvernement Trudeau a d’ailleurs fait récemment certains efforts (comme vous le savez sans doute) pour prendre le pouls de la population sur la question du bilinguisme au Canada ce qui pourra peut-être aider la cause des francophones. Dans la région d’Ottawa/Gatineau, les gens sont en général très sensibilisés à la loi sur le bilinguisme bien que beaucoup d’anglophones ne sont pas à l’aise à s’exprimer en français malgré plusieurs formation en français. Je me demande toujours quelle est la vraie raison de ce malaise mais c’est peut-être simplement dû au fait que l’anglais est devenue la langue internationale. Quoi qu’il en soit, le français demeure à mon avis une langue beaucoup plus riche que l’anglais qui peut dans bien des cas être associée à la programmation orientée objet: il suffit de créer un objet et on peut y attacher presque n’importe quoi.

  3. Quand ça va mal il faut retourner là où ça allait mieux. l’élocution de la langue française était à son mieux quand les professeurs avaient le temps de corriger les dictées hebdomadaires et la rigueur de bien la parler. D’après moi de redonner le temps et les outils aux professeurs de bien l’enseigner serait une des solutions.

    • De Québec : Oui M. Picard, vous avez raison. Actuellement les classes de nos écoles sont bondées alors pour les dictées…
      Il faut réduire le nombre d’élèves par classe pour redonner du souffle aux enseignants(es). Tout le monde en sortira gagnant !

  4. Bravo
    J’ai beaucoup aimé la métaphore de l’arbre bien feuillé avec les racines desséchées.
    Il y a tant à faire pour permettre la francisation des étudiants qui étudient aux universités et d’autres programmes post-secondaires offerts en anglais. Il est inconcevable qu’ils soient tous en mesure à travailler en français sans d’abord l’inclusion d’une obligation de francisation dans les programmes d’études.
    Nous avons sûrement tous un devoir citoyen à maitriser la langue commune du Québec. Autrement comment pourrions assurer que tous aillent la liberté à travailler en français quand 20-30-40 % des ses collègues n’ont pas la compétence professionnel en français ?
    Combien de gens quittent le Québec parce qu’ils n’ont pas les compétences linguistiques suffisantes en français pour trouver un poste valorisant ici.
    Encore plus triste est le sort de ceux des minorités audibles qui font des demandes de service en français mais à qui on «refuse» le service en français par les réponses en anglais… Ainsi ce sont fréquemment des francophones qui s’acharnent à leur dire que la langue commune au Québec est … l’anglais.

  5. La fierté d’être qui nous sommes en ce pays, est intimement liée à la fierté de parler la langue française, avec nos accents (il n’y en a pas qu’un seul, évidemment) et nos tournures parfois tortueuses car générées par l’isolement géopolitique et l’ignorance entretenue, nos régionalismes et notre contribution à son enrichissement. Mais encore faut-il bien la connaître. Encore faut-il qu’on la promeuve adéquatement. Encore faut-il que nous nous y sentions bien. Elle parle de nous, de notre histoire, de nos liens avec les peuples qui la partagent. Elle fait que nous sommes uniques, mais en même temps semblables aux autres avec qui nous pouvons communiquer sans interprète. Le français est comme le fil de trame de notre histoire, de notre présent. Mais de notre avenir? Nous sommes métissés, notre identité est plurielle grâce à notre histoire, et ce, depuis Champlain. Mais notre langue est ce qui nous permet de se reconnaître comme habitants d’un lieu, d’un espace, d’une culture unique faite en grande partie de ce que nous avons retenue de la France Ancien Régime, de nos rapports longs et fructueux avec les habitants des «Indes Occidentales», de nos rapports troubles avec les conquérants Anglais, de nos liens rapidement devenus familiaux avec les immigrants depuis le dix-neuvième siècle. Certes, les langues et les cultures meurent, mourront encore. Il est cependant inutile d’en précipiter l’issue finale. D’autant que les visées entourant le déclin de la culture québécoise ne respirent d’aucune noblesse, mais transpirent la volonté d’assujettissement de ceux qui, pour des raisons complexes, n’occupent pas encore tous nos territoires imaginaires, historiques et politiques, mais qui le souhaitent (je ne suis pas de ceux qui, pourtant, partagent le sentiment de l’assiégé perpétuel). Un gouvernement québécois se doit d’être vigilant à cet égard. Favoriser l’instruction du plus grand nombre, promouvoir la langue française dans tous les milieux et toutes les sphères d’activités, enrichir l’espace public de l’apport de nos créateurs et de ceux qui nous accompagnent venus d’ailleurs.
    Cela étant, je vous appuie, monsieur Lisée, mais votre attitude récente envers vos concurrents à la course me désole: la comparaison de Cloutier à Charkaoui, vraiment, n’était pas de très haut niveau; non plus que vos arguments sur le burkini et tout le tralala, d’une logique si faible qui vous aurait mérité moins que la note de passage dans un cours d’introduction à la logique. J’espérais mieux de la part d’un homme de votre intelligence et votre élégance. Il faudrait vous ressaisir et reprendre une «ligne» communicationnelle mieux adaptée à la stature d’un potentiel chef d’état. Mais peut-être la campagne est-elle trop avancée. Est-ce déjà le moment de dire: dommage?

  6. J’approuve votre plan pour améliorer la présence du français partout au Québec.
    Cependant, il y a quelque chose que vous n’abordez pas et qui semble un tabou.
    Voici quelques exemples: lors de la dernière course à la chefferie du PQ , à la fin du débat, les journalistes posaient des questions aux aspirants-chefs. À plusieurs reprises, j’ai constaté que Pierre Karl Péladeau répondait en anglais à un journaliste qui lui posait une question en anglais. J’ai même entendu récemment Alexandre Cloutier faire la même chose . Et la chose arrive souvent à l’occasion des grands débats électoraux au Québec , lors de l’après débat diffusé par Radio-Canada. C’est quoi cette affaire?
    Est-ce que ces journalistes ont le droit au Québec de travailler en anglais et d’obtenir des réponses également en anglais de la part des politiciens ? Je verrais mal Christian Latreille poser ses questions en français à un politicien américain . Comment expliquer ce phénomène ici au Québec? Je souhaite monsieur Lisée que vous puissiez clarifier cette situation et si nécessaire, prendre position à cet égard. Merci!

  7. Commentaire intéressant, pertinent et bien argumenté de Jean-François Lisée. Mais attention à votre propre français, M. le défenseur de la langue ! « Je réfléchis (…) à comment mettre fin » : que voilà une horrible tournure anglaise ! Le déclin quantitatif et le déclin qualitatif du français au Québec sont des phénomènes, hélas, concomitants et liés.

  8. QUÉBEC, MON PAYS
    (sur l’air de O Canada)
    paroles de Roland Pepin
    (Musique de Calixa Lavallée)

    C’est mon pays! Terre de mes aïeux.
    Son sol est teint de conflits belliqueux!
    Il est riche de ressources diverses,
    L’envie des étrangers.
    Son écu contre les controverses,
    N’aura pas su le protéger.
    Mais sa valeur, dans sa beauté,

    Se retrouvera de par ma volonté.
    Se retrouvera de par ma volonté.

    Sans coup férir, j’ai mes institutions,
    Suprématie par émancipation.
    Je suis né d’une race fière,
    Je construis mon berceau.
    Ma vaillance voilée mais foncière,
    Est le ferment de mon drapeau
    Toujours soucieux de parité,

    Je conquerrai ma propre liberté!
    Je conquerrai ma propre liberté!

    On a marché sur mon fleurdelisé,
    On a bafoué ma langue, on l’a brisée,
    J’exige donc un respect sincère
    Une considération
    L’éloquence est la messagère
    De notre détermination
    Notre société, dans sa croisière,

    Revendiquera l’ensemble de ses droits,
    Revendiquera l’ensemble de ses droits

    • De Québec, on va laisser le « Ô » Canada aux canadiens et on trouvera mieux pour notre pays le Québec !

  9. Vous avez mon vote. J’habite l’Outaouais et je suis sidérée de constater la faiblesse de la Charte depuis l’élection des libéraux. Et je suis surprise d’apprendre que le Québec vérifie la connaissance du français lors de l’arrivée d’immigrants ! J’en connais qui ont élus domicile au Québec et qui ont de la difficulté à comprendre un simple bonjour!

  10. Fin des années 60, j’ai travaillé dans un bureau de poste situé au coin de Cathcart et Université, on aurait pu se croire en Ontario. Cela a pris le courage de quelques commis au comptoir qui ont exigé d’avoir des guichets ou le service se donnait en français seulement, ils ont réussi. C’est possible si on se tien debout, EXIGEONS LE FRANÇAIS dans notre milieu de travail.

    • Pour se tenir debout, il faut une échine et les Québécois n’en ont pas.

    • De Québec, M. Boulanger, c’est à cette mentalité qu’il faut s’attaquer dans les prochaines années pour devenir un pays. Ce ne sera facile mais on doit au moins essayer !

  11. Bonjour de Québec : Bravo, je crois que tout y est. Quand je vais à Montréal je ne me sens presque pas au Québec. Sur la rue, les hôtels, les magasins et centres d’achats, on n’entend toute sorte de langues. J’ai toujours été bien servie en français, cependant il a fallut que je le demande une fois quand on m’a reçue en anglais. C’est cette fois-là que je me suis posé la question, est-ce toujours ou presque comme ça ? À Québec, le problème ne se pose pas mais il faut rester vigilent quand même. Ma mère m’a racontée que dans sa jeunesse ( autour des années 1920-30-40 ) tout était affiché en anglais même sur les panneaux publicitaires. Par après le français est revenu dans notre ville mais je ne sais pas pourquoi. C’est normal que le gros du problème soit dans l’île de Montréal puisqu’il y a plus de gens qui y vivent que partout au Québec. J’appuie votre proposition de mettre fin au déclin de notre si belle langue française et d’entamer la relance comme vous dites. C’est juste normal de la protéger pour aujourd’hui et l’avenir !

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