Français: Mener les bons combats

Le président de la SSJB, Mario Beaulieu, est mécontent. Dans une lettre ouverte publiée dans Le Devoir, il m’accuse de promouvoir « l’anglicisation’ des services publics. Mon crime ? Avoir simplement dit tout haut, et en anglais, ce que stipule la loi 101 depuis 30 ans: si un employeur fait la démonstration que la connaissance de l’anglais est requise pour un poste, il peut réclamer la connaissance de l’anglais dans l’embauche pour ce poste.

Il n’aurait pas fallu que je dise qu’au centre-ville de Montréal, où passent des centaines de milliers de touristes anglophones, où on compte des dizaines de milliers d’étudiants de McGill et de Concordia, la STM pourrait facilement faire la démonstration qu’il faut des rudiments d’anglais pour y être guichetier. (Je n’ai évidemment jamais suggéré de bilinguiser tout le réseau.)

Je me permets de rappeler à Mario qu’avec mon appui enthousiaste, ma collègue Diane de Courcy a déposé en décembre une mise a jour de la loi 101 qui fera en sorte que les entreprises ne puissent pas réclamer sans raison la connaissance de l’anglais, comme ils le font beaucoup trop aujourd’hui. Le projet forcera également chaque commerce à disposer de personnel francophone en tout temps.

Surtout, l’action linguistique de notre gouvernement se concentre sur des actions essentielles pour enrayer le déclin du français à Montréal.  Car pour avoir davantage de français, il faut d’abord davantage de francophones. J’ai mis sur pied un groupe de travail qui rendra bientôt des recommandations propres à retenir les familles sur l’île. Le départ des familles francophones réduit le pouvoir d’attraction du français. Leur rétention renverserait la tendance.

Diane de Courcy travaille aussi à mettre un terme à une politique qui permettait à plus de 40% des immigrants de s’établir au Québec sans avoir la moindre connaissance du français. Tous les démographes le savent, la composition linguistique de l’immigration est une des clés de l’avenir du français à Montréal. La francisation des néo-québécois déjà installés va aussi être grandement accrue.

L’extension du français langue de travail est une autre clé de l’intégration au français des néo-québécois. La nouvelle loi 101 étendra graduellement le français langue de travail aux entreprises de 26 à 50 employés. Plus encore, elle permettra d’étendre les dispositions de la loi 101 aux entreprises à charte fédérales (comme les banques) qui souhaitent transiger avec l’État québécois. Cela représente 10% de la main-d’œuvre.

Ces mesures vont au cœur de l’évolution linguistique du Québec et de Montréal.  Mario Beaulieu estime que les allophones s’intégreraient davantage au français si les guichetiers de la STM aux métros McGill ou Peel faisaient semblant de ne pas comprendre les mots « one ticket please ».

Il a raison de noter qu’ailleurs en Amérique du Nord, les services publics étant unilingues anglais, les allophones reçoivent un signal linguistique fort. Mais il ne s’agit pas que des services publics. Les commerces privés y sont, aussi, tous unilingues.

Au centre-ville de Montréal, par contre, on peut se faire servir en anglais dans tous les commerces. Je ne pense pas que Mario veuille l’interdire. Dans ce contexte, le « signal » envoyé par le guichetier unilingue risque de passer inaperçu, d’autant que, comme l’admet le président de la SSJB,  certains services et messages de la STM sont déjà bilingues.

La STM est libre de choisir les moyens de rendre son service accessible à sa clientèle anglophone, avec ou sans guichetiers bilingues. M. Beaulieu me reproche d’avoir fait état de cette liberté et de ne pas me scandaliser de son existence.

C’est que je préfère concentrer mes énergies sur des combats et des réformes qui feront vraiment avancer le français dans la Métropole.

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A propos Jean-François Lisée

Né à Thetford Mines le 13 février 1958, Jean-François Lisée obtient une licence en droit de l’Université du Québec à Montréal en 1979 et une maîtrise en communications de la même institution en 1991. Il poursuit des études à Paris en 1981 au Centre de Formation des journalistes de la rue du Louvres avant de devenir journaliste indépendant pour divers médias québécois et français, dont le Soleil, la Presse et Radio-Canada, et il publie quelques textes dans Le Monde, Libération et l’Express. À la fin des années 1980, il est correspondant à Washington pour La Presse, L’actualité et l'hebdomadaire français L'Événement du jeudi. À la même époque il signe des textes d’opinion dans le Washington Post, le New York Times et l’International Herald Tribune. Il est rédacteur en chef adjoint de L’actualité de 1990 à 1992. En 1994, au lendemain de l’élection du Parti québécois, il devient conseiller du premier ministre Jacques Parizeau et participe à l’élaboration et à la mise en oeuvre de la stratégie référendaire de 1995. À la suite de la démission de M. Parizeau, il exerce les fonctions de conseiller politique sous Lucien Bouchard et ce, jusqu’en 1999. De 2001 à 2004, il est chercheur invité au Département de science politique de l’Université de Montréal puis à Sciences Po Paris. En 2004, il co-fonde le Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), dont il demeure le directeur exécutif jusqu’en 2012. En 2007, il conseille la chef du Parti québécois, Mme Pauline Marois, relativement à un projet de loi sur l’identité, duquel émaneront des propositions de Constitution et de citoyenneté québécoise, puis de Charte de la laïcité. M. Lisée est l’auteur de nombreux essais remarqués sur la politique et l’identité québécoises. En 1990, il publie Dans l’œil de l’aigle, sur l’attitude américaine envers le mouvement indépendantiste québécois. Un essai qui lui vaut le Prix du gouverneur général. Il fait aussi paraître Le tricheur et Le naufrageur (1994), sur la vie politique québécoise au lendemain de l’échec des accords du Lac Meech, Sortie de secours : comment échapper au déclin du Québec (2000), Nous (2007), Pour une gauche efficace (2008) et Comment mettre la droite K-O en 15 arguments (2012), puis le livre, Des Histoires du Québec (2012). De 2009 à 2012, il commente régulièrement l’actualité politique, sociale et économique sur un des blogues politiques les plus lus de la Francophonie. Ministre, il continue à tenir un blogue à jflisee.org Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. En août 2012, il se présente comme candidat du Parti québécois dans la circonscription de Rosemont et est élu le 4 septembre

55 réflexions au sujet de « Français: Mener les bons combats »

  1. Monsieur un mot pour vous dire, mon mari est entrer aux canadas novembre 2012 Résidence permanente, le lundi suivant nous sommes allé pour la carte assurance sociale , maladie et inscription chez Alac pour des cours de Français, je vais vous épargner les détaille d’une croisade, qui a duré 1 mois .
    J’ai dû perdre plusieurs jours de travail, plusieurs heures de recherche sur internet, au téléphone me présenter à plusieurs organismes pour l’inscrire à des cours de Français , sans aucun résulta pour des raisons comme (plus de place doit attendre 3 mois où se présenter avec rendez-vous dans des endroits où il n’y avait personne .On pourrait en parler longtemps.
    Suite à un seul appel à la Commission scolaire Anglaise de Montréal, nous nous sommes présentés comme convenus et avons fait son inscription .Le lundi suivant ils l’ont intégré dans une classe .Expliquez-moi comment vous fonctionnez, car pour moi attendre 3 mois pour apprendre à communiquer dans son nouveau pays est démesurées, malgré tout ça, mon mari dès la première semaine c’est trouver un emploi, qu’il a toujours et avec promotion .Ne venez pas me parler de l’importance que vous accorder aux immigrants pour l’intégration, j’ai peur à imaginer les immigrants arrivant seul au pays

  2. The debate over the language spoken by STM workers in my opinion is pathetic and misguided.

    As a Quebecer, I expect the same curtesy of STM workers towards customers regardless of the language the customer uses or the languages that the employee speaks.

    If a Chinese tourist asks a question or looks for directions and speaks only Chinese, I would expect any employee to do their best (and with a smile and pleasant demeanor) to understand the customer and have themselves understood in return.

    The goals of being a good employee, a pleasant and reasonable person, and the polite interaction between two people should demand no less.

    The minimum goal is communication. And language is only one of the tools to effectively communicate.

    To effectively serve the public in Quebec, you must know French. However to effectively serve everyone, you need to be friendly and open. And if you have an ounce of inquisitiveness and a desire for rapport with your customers, you’ll possibly learn words and phrases in all the languages you serve regularly.

    The problem with the STM workers that appear in the news is they are often unfit to serve customers in ANY language.

    Oui, j’ai pu composer ce message en francais. Mais je laisse au lecteurs la possibilité de demontrer leur ouverture et politesse. Ceux qui veut comuniquer, vont faire de leur mieux pour comprendre. Ceux qui ne veux pas, s’ils sont poli, vont passer a d’autres messages.

  3. En Outaouais, les chauffeurs d’autobus sont tous bilingues. Les 17000 résidents de notre belle région qui ne connaissent absolument AUCUN mot français peuvent alors vivre ici comfortably, knowing very well that they do not need to speak one word of french to live in Kwébec.

  4. Les rares fois où j’ai utilisé les trains de banlieue de l’AMT, j’ai été choqué de constater que toutes les annonces étaient faites dans les deux langues, genre, de mémoire, « Prochaine station / Next Station : Deux-Montagnes / Two Mountains ». Une raison de moins pour les anglos à apprendre le français. Les immigrants, surtout, constatent, chaque fois qu’ils entendent un tel message, qu’il n’est nullement nécessaire de connaître ne serait-ce que des rudiments de français pour vivre ici. C’est l’AMT qui devrait s’inspirer de la façon de faire de la STM et non l’inverse.

  5. Monsieur Lisée dit simplement qu’il priorise les interventions qui lui apparaissent les plus fondamentales et structurantes pour contrer le déclin du français. La marque de commerce de monsieur Lisée à toujours été d’aller voir derrière ce qui est immédiatement perceptible, de questionner les lieux communs et de distinguer les causes des effets. Il a maintes fois prouvé par le passé la qualité et la justesse de sa reflexion et de son analyse de la réalité sociopolitique québécoise ainsi que son sens inné de la stratégie. Pourquoi, dans ce cas précis, ne mérite-t-il plus notre confiance?

    Notre réaction viscérale et épidermique face à la question linguistique doit être un élément déclencheur et motivateur salutaire qui nous pousse à l’action. Cependant, en terme de résultat, elle ne remplacera jamais l’intervention en profondeur et en amont sur les éléments déterminants de cette problématique.

  6. Eh bien cette fois-ci je suis déçue Monsieur Lisée. Comme bien d’autres avant moi, je ne suis pas d’accord. À trop vouloir plaire, il peut arriver que l’on passe exactement à côté de la « cible ».
    Ce n’est pas l’anglais qui est menacé ici, mais bien le français, notre culture, notre identité profonde. La majorité du temps, lorsqu’on m’accueille dans un lieu public, d’emblée, on le fait en anglais… même par des personnes de langue française. Et je leur demande alors en français la raison de cette façon de faire. Réponse : parce que nous avons beaucoup de touristes… etc. etc. Et alors ? Pourquoi ne pas vous adressez à eux en commençant par le français, quitte à poursuivre en anglais si c’est leur langue, par respect et politesse. Ainsi, ces gens sauront qu’ils sont en Terre francophone et ils en seront assurément fort heureux. Ne sont-ils pas venus au Québec en pensant venir à la rencontre d’une Nation unilingue francophone ?
    Ce serait bien que l’on se respecte plus et que l’on cesse d’être servile ainsi, cette trop grande gentillesse qui, souvent en est un défaut, et surtout, de faire la carpette…
    J’ai envie de vous laisser avec ceci : « Le mieux est l’ennemi du bien ! »

  7. Avant votre nomination comme ministre, je vous appréciais beaucoup et j’ai été très content de votre candidature. Mais depuis je déchante: vous en faites trop, vous en mettez trop, vous cherchez les effets de toges et vous faites des gaffes: Lavallée, Boisclair, la toune poche-bilingue, l’anglais à la STM.

    Il faudrait repartir du bon pied, yé pas trop tard.

  8. Bonjour, mon cher député,

    Je suis d’accord avec la plupart des commentaires exprimés ici et rassurée de voir que vos fidèles lecteurs (j’en suis !), habituellement prêts à vous encenser (j’en étais !), réagissent ici avec un gros bon sens évident et prometteur.

    Quand vous prenez le métro à Paris, vous attendez-vous à ce que le guichetier vous parle anglais ? Il s’agit pourtant de la ville la plus touristique au monde.

    J’ai beaucoup voyagé et partout, j’avais besoin de mon dictionnaire pour me faire bien comprendre et bien renseigner. Quelques mots d’anglais servent parfois de passe-partout, mais pas partout. C’est correct que les guichetiers du métro de Montréal baragouinent un peu d’anglais, mais je suis contre le fait d’en faire une exigence. Que les touristes sortent leur dictionnaire. Que les étudiants de McGill et Concordia sortent le français qu’ils ont dû apprendre à l’école.

    Vous parlez de la loi 101 et des entreprises, mais il y a aussi un sérieux ménage à faire (voire une révision de la loi 101) en ce qui concerne nos institutions gouvernementales. J’ai essayé de me faire embaucher par des hôpitaux francophones de Montréal comme psychologue (ils en manquent, paraît-il), et on exigeait que je parle anglais, pour pouvoir servir les anglophones et allophones. On parle ici d’une connaissance approfondie de l’anglais, parce que pour faire une thérapie, on doit comprendre les subtilités de la langue, baragouiner ne suffit pas. Or, les anglophones ont déjà leurs propres hôpitaux anglophones. Pourquoi exiger du personnel des hôpitaux francophones qu’ils parlent, pardon, qu’ils maîtrisent l’anglais pour accommoder quelques allophones ? Si je suis hospitalisée à Toronto ou à Vancouver et que j’ai besoin d’un psychologue, je ne m’attends pas à ce qu’on m’en fournisse un qui parle français (malgré que ce soit dans mon pays et que le français soit une des langues officielles). Pourquoi devrait-on offrir des services en anglais dans un hôpital FRANCOPHONE à Montréal quand on leur offre déjà des hôpitaux ANGLOPHONES et des services fort compétents en psychologie dans leur langue ??? C’est vraiment injuste.

    Monsieur Lisée, j’ai voté pour vous mais j’avoue être déçue de vous voir prendre la tangente que vous prenez. Vous parlez de plus en plus la langue de bois, et l’anglais. J’espère que vous vous ressaisirez au plus vite ! En passant, je trouve que «Notre home» est ridicule (ne serait-ce que parce que tout ce qu’on entend, c’est «not home», pas fort).

    Je m’ennuie beaucoup de votre personnalité d’avant et j’espère sincèrement vous retrouver un jour. Peut-être que la politique active dans ce parti n’est finalement pas le meilleur moyen pour vous d’être utile à notre société ? Peut-être aussi que cette manière de défendre l’anglais pour aller chercher des votes dans la ligne de parti n’est pas tant que ça votre «tasse de thé», comme disent les Anglais, et qu’après une remise en question, vous oserez revenir à votre langue franche ?

    Alors, appuyé par vos fidèles supporters (dont je reste, parce que je garde espoir et que je suis patiente), peut-être oserez-vous vous opposer aux vents stratégiques corrompus pour donner une chance à tous les électeurs intelligents de vous choisir un jour prochain comme premier ministre à partir de vos qualités d’homme honnête, intègre et proche du peuple dans la lignée peu fréquentée de René Lévesque. Je sais que vous êtes capable de vos convictions. Je vous en prie, ne vous oubliez pas.
    Je me souviens.

  9. M. Lisée,

    Je suis un de vos admirateurs depuis longtemps; avant même que vous écriviez Le Tricheur. Je me suis réjoui de votre implication en politique active, ce qui demande beaucoup de courage, d’abnégation et une coueene épaiise. Comme Marc Lalonde.

    Je ne comprend pas bien votre position sur le bilinguisme institutionnel. Je suis contre cette orientation. Je déplore que des employés du STM aient été sanctionnés parce qu’ils refusaient de parler en anglais à des gens de Montréal. Je comprend aisément par contre qu’un employé du service à la clientèle au Bureau de tourisme de Montréal doive parler anglais.

    J’ai bien hâte d’avoir le fin de mot de cette histoire.

    Vous avez réagi sur Facebook à la critique de Mario Beaulieu à l’égard de votre position. J’ai trouvé ça bon quoiqu’insuffisant pour me convaincre. Car vous avez occulté le fait que le projet de loi 14 sur la Charte de la langue française contrevient à votre position, si je ne m’abuse.

  10. Il faut savoir que lorsque Marco Polo est arrivé en Chine, les autorités se sont alors empressés de s’adresser à lui en italien, celui de Venise en plus.

    Franchement, si on veut faire un pays francophone, il faut faire en sorte que la langue d’usage soit le plus souvent posssible en français et non de faire comme nous le faisons présentement par le bilinguisme.

    La normale d’un pays NON-colonisé est que la minorité linguistique se doivent d’être bilingue, et non pas le contraire.

    Enfin, il y a certainement des Québécois-es un peu partout à Montréal prêt-e-s à aider pour dépanner un touriste anglo  »pensant que le monde doit absolument être anglophone ».

    Ouat ? Ouen ? Ouai ? Ouèr ? Ouh ? Ouh ! Ouh ! Oueurld Ouaid ! Ouao !

  11. Je n’en reviens jamais de voir la difficulté qu’on certains groupes de se retrouver
    dans les propos d’un ministre membre d’un Gouvernement qu’ils ont appuyé il y à peine 5 mois!
    Fédéraliste, ayant voté 2 fois pour le oui lors des référendum de 80 et 95…Oui,
    plus de pouvoirs pour le Québec…. capable de légiférer, administrer et agir dans
    plus de domaines que ceux prévus en 1867 dans N.B.A.A.
    Il me semble que pour retrouver le goût de changer des choses: comme se donner plus de pouvoirs ici au Québec… Il est impérieux qu’on définisse rapidement une plateforme politique qui emballerait une majorité de nationalistes.
    Ceci, serait plus prometteur pour l’avenir que les discussions sur des détails
    entre les montréalais Beaulieu et Lisée… De grâce, on attend des
    consensus qui seraient portés par une majorité plutôt que des échanges épisto-
    laires entre frères de sang.
    Les acteurs du changement politique au Québec-en regard de notre futur comme nation-ont à mon sens à se donner des objectifs précis à livrer et
    les forces plus de gauche et plus souverainistes pures… doivent admettre
    que le temps jouant contre nous au plan démographique… Il est impérieux
    d’agir en Québécois responsables…. Un ringard (au sens de démodé) de 71 ans!

  12. M. Lisée vous êtes allé loin, maintenant comment défaire ce qui se passe pour vous. Votre crédibilité est compromise pour les francophones tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas de geste concret pour rétablir cette confiance que nous avions collectivement mis en vous. De l’autre coté, je n’aimerais pas être à votre place pour aller expliquer aux anglo. qu’ils vont trop loin pour les franco.
    Les anglo. ne laisseront jamais tomber leur récriminations, le jour où cela arrivera les poules auront des dents. On dirait que l’histoire ne vous a rien appris, pourquoi les choses changeraient elles maintenant avec vous, pur fantasme.

  13. Monsieur Jean-François Lizée,
    J’ai encore beaucoup de respect pour vous, mais sur cette question de la STM et des demandes anglophones, permettez-moi de vous dire que vous « êtes dans le champ »!
    Comme à chaque fois qu’on aborde la question de la langue, il faut d’abord expliquer que je ne suis pas « un de ces méchants extrémistes de la langue » décriés par certains médias, les leaders anglophones canadiens et québécois et même par certains leaders du PQ. Je suis né et ai vécu au Manitoba pendant 25 ans, j’ai étudié quatre langues et je connais bien l’anglais en plus du français. Je connais bien la situation des francophones hors Québec pour avoir travaillé professionnellement à leur survie pendant deux ans et pour avoir encore une très nombreuse parenté au Canada anglais. J’ai vécu 10 ans dans l’Outaouais, 20 ans dans les Laurentides et depuis 10 ans à Montréal. De 2006 à 2011, j’ai travaillé bénévolement à compter de 3 jrs/semaine à la mise sur pied du Mouvement Montréal et Québec français (MMF)(MQF). Enfin, de 2008 à 2010, chaque semaine pendant une heure, j’ai rencontré des Colombiens nouvellement arrivés pour les aider à apprendre la langue nationale et la culture québécoise. Donc, vous et vos nouveaux amis anglophones pourrez difficilement me disqualifier de ce débat.

    1. Impression générale à la lecture de votre texte du 30 janvier 2013 : Français : Mener les bons combats

    Je pense que Madame Marois a fait une erreur magistrale en nommant un ministre responsable des relations avec les anglophones. Et en plus un des ministres les plus importants. Ce faisant, elle envoie le même message de fond que Lucien Bouchard véhiculait quand il était premier ministre de 1996 à 2001 et dont le discours au Centaur faisait office de document de base : « Ces pauvres Anglo-québécois ont été malmenés depuis la Loi 101 de Camille Laurin. Essayons de les satisfaire davantage et pour ce faire, écartons ces purs et durs de la langue (rapport de Josée Legault, militants au congrès du PQ : « Je ne pourrais pas me regarder dans le miroir! »), laissons la Cour suprême du Canada percer 200 trous dans la Loi 101 et rendons tabou tout débat de fond sur la question du français.
    Pendant les cinq ans que j’ai consacrés au MMF et au MQF, nous avions à combattre le gouvernement Charest, lequel lentement, mais sûrement laissait se dégrader la situation du français à Montréal et au Québec. Heureusement que durant les dernières années, nous avions l’appui de Pierre Curzi. Qui aurait pensé qu’avec un gouvernement du PQ, le combat pour protéger la langue nationale serait encore plus coriace qu’avec le PLQ?

    2. Quelques commentaires spécifiques à la lecture de votre texte du 30 janvier 2013

    Vous écrivez : « qu’au centre-ville de Montréal, où passent des centaines de milliers de touristes anglophones, où on compte des dizaines de milliers d’étudiants de McGill et de Concordia, la STM pourrait facilement faire la démonstration qu’il faut des rudiments d’anglais pour y être guichetier ». Mon commentaire : Pourquoi pas en plus du centre-ville, les arrondissements Rosemont et Le Plateau que je fréquente quotidiennement et où circulent aussi de nombreux étudiants des universités anglophones qui s’attendent eux aussi à se faire servir en anglais? Ayez dont le courage tant qu’à parler de ce sujet de regarder en face l’injustice du surfinancement de ces universités anglophones qui servent aussi avec l’argent de la majorité francophone à angliciser Montréal plus vite que vous aurez réussi à retenir des francophones sur l’Île. Je sais que vous n’aurez pas le courage d’aborder ce sujet plus que tabou! Comment pourriez-vous aller ensuite rencontrer les leaders anglophones sans vous faire tirer des tomates?

    Vous écrivez : « une mise à jour de la loi 101 qui fera en sorte que les entreprises ne puissent pas réclamer sans raison la connaissance de l’anglais, comme ils le font beaucoup trop aujourd’hui. » Mon commentaire : Pensez-vous que cette mesure timide va faire en sorte que l’ami German, l’ingénieur colombien nouvellement arrivé à Montréal suivant des cours de français tout en travaillant au salaire minimum ne se sentira plus obligé lui et ses compatriotes nouvellement québécois d’apprendre aussi l’anglais pour pouvoir gagner honorablement sa vie au Québec? Quand il m’avait fait cet aveu en 2010 lors de nos rencontres hebdomadaires, j’avais été scandalisé. Seriez-vous prêt vous à 50 ans d’immigrer dans un nouveau pays et d’avoir à apprendre deux nouvelles langues pour pouvoir faire vivre votre famille tout en travaillant à laver de la vaisselle au salaire minimum?

    Vous avez invité fortement la STM à imiter l’AMT et à se bilinguiser davantage.
    Mon commentaire : Pour votre information, c’est le contraire qui devrait se produire pour, entre autres, une bonne raison. L’AMT dessert Rosemère dans les Laurentides et Otterburn-Park en Montérégie, villes qui ont un statut bilingue depuis 1977 parce que plus de la moitié de leur population était alors de langue anglaise. Aujourd’hui, cette population anglophone n’est que de 13% et 10% respectivement.

    3. En conclusion :
    En lien avec mon commentaire d’introduction, mon seul objectif, c’est que les Québécois des générations à venir puissent pouvoir continuer à vivre en français au Québec, même si nous ne sommes que 2% en Amérique du Nord et que notre sort ne soit pas l’assimilation comme les Franco-Manitobains. Et … j’aime beaucoup la langue anglaise. Bonne chance!

  14. C’est en raison de votre position contradictoire sur le bilinguisme institutionnel que Mario Beaulieu vous a demandé de la clarifier. Alors que dans votre blogue vous souleviez le risque linguistique qu’entraîne le bilinguisme institutionnel, vous preniez en même temps position en faveur du bilinguisme à la STM lors d’une entrevue à la radio anglophone (CJAD). Aviez-vous oublié que nous sommes 2% sur le continent ? Aviez-vous oublié qu’il y a péril en la demeure en ce qui a trait à l’anglicisation de Montréal ?

    Dans votre réponse à M. Beaulieu, les motifs évoqués (des centaines de milliers de touristes anglophones, des dizaines de milliers d’étudiants de McGill et de Concordia) pour justifier le bilinguisme à la STM servent d’écran à votre manque de détermination à régler rapidement le problème de l’anglicisation de Montréal. Les étudiants sont en mesure d’apprendre suffisamment de français pour se déplacer à Montréal, et si les touristes ne savent pas qu’ils arrivent dans une ville française, il y a un problème d’image de Montréal à l’étranger. Pourquoi ne réglez-vous pas ce problème au lieu de prendre position en faveur du bilinguisme à la STM ?

    Vous énumérez plusieurs mesures pour assurer la francisation de Montréal. Elles sont intéressantes, nécessaires, mais nettement insuffisantes. De plus, ces mesures (comme l’augmentation du nombre de familles francophones à Montréal) sont à plus long terme, alors que des services unilingues français à la STM auraient un impact immédiat. Je vous rappelle que, depuis 1995, le laxisme du PQ – alors qu’il formait un gouvernement majoritaire – a contribué à l’anglicisation de Montréal.

    Comme beaucoup de personnes, je mène un combat de tous les jours pour que le français soit la seule langue de communication au Québec. Nous avons assez de bâtons dans les roues sans que vous vous y mettiez à votre tour. Monsieur Lisée, l’heure n’est pas aux relations de charme avec les anglophones, mais à l’urgence d’agir en matière de francisation de Montréal.

    Voulons-nous un Québec pays ayant le français comme seule langue de communication, oui ou non ? Si oui, alors la demi-mesure n’a pas sa place.

  15. Vos arguments, Monsieur Lisée, sont fallacieux et votre interprétation de la Loi 101 dangereuse pour l’avenir du français au Québec. Ce n’est pas parce qu’on veut ramener les francophones à Montréal que ça justifie d’exiger l’anglais dans un emploi qui ne le nécessite aucunement.

    Les guichetiers du métro parisien parlent français, langue officielle de la France, même s’il y a une bonne communauté américaine dans les parages et des millions de touristes qui parlent d’autres langues que le français. Les guichetiers du métro de Londres parlent anglais, parfois avec un accent incompréhensible, pareil à New York, et les touristes français qui vont à Londres et à New York – et qui souvent, ne parlent pas anglais -, se débrouillent. Les guichetiers du métro de Santiago au Chili parlent espagnol, ceux de Madrid aussi. Je pourrais continuer la liste interminablement. Mais revenons à Montréal, ville francophone.

    Je prends souvent le bus 747 qui va du centre-ville de Montréal à l’aéroport Trudeau. Le chauffeur annonce les arrêts « Stop number five, arrêt numéro cinq » avec son gros accent québécois. Chaque fois, ça me fait mal. Le visage français de Montréal, c’est aussi ça, Monsieur Lisée : la langue utilisée par le chauffeur d’autobus à tue-tête. Les touriste français dans l’autobus disent « J’comprends pas. Qu’essequidit? »

    Dans la salle d’attente d’un hôpital de Montréal, j’ai lu récemment un avis en trois langues – TOUTES DE MÊME NIVEAU – Délai d’attente, Waiting time, Tiempo de espera. Quand les services publics s’adressent au public dans trois langues également, excusez-moi, Monsieur Lisée, mais je me demande laquelle est la langue officielle. Et je n’ai pas l’impression de livrer un faux débat en exigeant que les services publics s’adressent à tous dans la langue officielle.

    « Aujourd’hui, une langue qu’on ne défend pas est condamnée à mourir. » – Jose Saramago, 1922

  16. A Paris depuis bientôt 40 je n’aurais pas été en mesure de travailler si je ne parlais pas anglais à moins de vouloir conclure que je suis « né pour un petit pain ». L’anglais est la langue de la mondialisation. Souhaitez-vous un Québec souverain entouré d’un mur pour interdire l’accès aux non francophones ? Voulez-vous d’un Ministre incapable de s’exprimer autrement qu’en Français ? Les belges flamands ont cette option de ne parler qu’en flamand, personne ne les écoute. Il est vitale de parler plusieurs langues pour s’ouvrir sur le monde. Le Français est la SEULE langue officielle au Québec, il faut d’abord la maîtriser et ce n’est pas évident pour tout le monde. Vouloir conserver une langue d’illettrés transmise par la parole c’est enfoncer des clous dans son cercueil. S’ouvrir en pratiquant plusieurs langues, anglais, espagnol, chinois… c’est l’assurance d’un avenir confortable.

  17. Commencez par franciser la moitié des 55 000 immigrants par année qui s’intègrent aux anglos. Sinon, qu’ils retournent dans leur pays.

    Autrement, notre avenir francophone est foutu. Un ethnocide ou génocide culturel est en marche au Québec. Serons-nous longtemps la grenouille dans le chaudron sur le feu? Au début, c’est tiède, elle regarde celui qui l’y a mis avec un sourire. Mais après?

  18. À la lecture des commentaires, je me sens bien seul. Je suis francophone, souverainiste et…. polyglotte. Je pense être une des rares personnes à cautionner les propos de M. Lisée. Je vais peut-être recevoir une volée de bois vert pour ça, mais si on retourne à l’essence du texte, il ne fait que parler d’une application concrète de la loi 101. C’est à dire « si un employeur fait la démonstration que la connaissance de l’anglais est requise pour un poste, il peut réclamer la connaissance de l’anglais dans l’embauche pour ce poste. » Cette loi assure la prédominance du français dans presque toute la sphère publique au Québec, mais a été rédigée en gardant une certaine zone de flexibilité pour des applications précises.

    Ne vous en déplaise, il va de soit que pour offrir un service compétitif et de qualité, l’industrie touristique a besoin d’une certaine présence de l’anglais à Montréal. Que le guichetier de la STM donne quelques explications de base en anglais au touriste américain (ou allemand…) n’est pas synonyme d’à-plat-ventrisme. C’est simplement pratique. J’ai voyagé dans certains endroits dont je ne connaissais pas la langue comme la Grèce, l’Allemagne et les Pays-bas et l’anglais était utile comme langue commune pour parler aux guichetiers… Dans d’autres endroits le français faisait l’affaire, mais pas partout, c’est comme ça…

    Il faut choisir ses combats. Loi 101 pour l’école ? Pas de problème. Au travail ? bien sûr. Francisation des immigrants ? c’est une évidence. Mais on ne peut pas agir en pensant que nous sommes imperméables au fait qu’il y aura toujours une forte présence anglaise en Amérique du Nord. Cette présence anglaise a façonné le passé du Québec et continuera de se faire sentir longtemps.

    Récemment, j’ai vu aux nouvelles M. Lisée qui tentait d’aller expliquer le projet souverainiste dans des assemblées citoyennes de Westmount. Ça, personnellement, je trouve ça utile et courageux. Soyons honnête, le projet d’indépendance ne se réalisera jamais tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas réussi à prouver aux immigrés et aux anglo-québécois que ça se fera dans le respect de leurs communauté. Ça ne veut pas dire tout leur donner tout le temps, ça veux juste dire de ne pas avoir un réflexe de peur chaque fois qu’il y a une transaction qui se passe en anglais à Montréal.

    En passant, je suis aussi un fils d’immigrant. Je peux vous assurer que nous serions plus nombreux comme moi à avoir des racines ailleurs et à supporter l’indépendance du Québec si le discours de la base n’était pas toujours aussi méfiant envers l’étranger.

    • Bravo pour votre bon sens .
      Les québécois ne sont pas extrèmistes .
      Malheureusement j’ai lue sur cet espace un déplaisant .

    • Juste une petite note: je suis polyglotte aussi, parlant 4 langues (et demi). Qu’est-ce que cela a à voir ?…

      D’ailleurs, je suis polyglotte parce que partout où j’ai séjourné j’ai fait des efforts pour apprendre la langue locale. Pourquoi alors, lorsque je suis de retour ici chez moi, tente-t-on de me faire passer pour un raciste lorsque je m’attends à ce qu’on respecte le fait que la langue de la majorité est le français ?

      Surtout, pourquoi devrais-je accepter que quelqu’un qui cherche un boulot tout ce qui a de plus local dans sa propre société, que ce soit dans un café, un restaurant, un bar, et maintenant un autobus, doive apprendre une seconde langue ?

    • Mais tout le monde comprend qu’on peut s’adresser aux étrangers dans leur langue si on la parle suffisamment pour pouvoir les faire. Cela s’appelle être bilingue ou même polyglotte. Cependant personne ne doit être obligé, ici au Québec, de devoir parler une autre langue que le français pour exercer un emploi. On dira que s’il faut parler une autre langue, l’anglais disons, pour des fins de communication avec l’étranger, la loi permet d’en faire une exigence, mais il ne s’agit pas de cela ici. Le Québec n’est pas à l’étranger, Montréal n’est pas une ville étrangère. Qu’il y ait des étrangers qui viennent à Montréal, cela ne doit en aucun cas constituer une exigence de parler anglais(ou une autre langue) pour travailler à Montréal, à la STM ou ailleurs. En Hollande, on me parlait néerlandais. C’est la langue officielle en Hollande. Il m’est arrivé de rencontrer un chauffeur d’autobus qui m’a dit dans un français dont il n’était pas peu fier : «Cela fera deux florins.», mais il n’était pas tenu de le faire. En Hollande beaucoup de gens parlent anglais. C’est du bilinguisme personnel. Dans les vrais pays souverains, il y a UNE langue officielle et c’est dans cette langue qu’on communique aux touristes, aux immigrants, aux gens d’affaires. Il est grandement temps qu’on apprenne à distinguer le bilinguisme personnel du bilinguisme institutionnel. Personne au Québec ne devrait être obligé de parler anglais pour exercer un emploi. Il me semble que ce n’est pas difficile à comprendre.

  19. Les Québecois peuvent travailler en français seulement au Québec , le Canada impose l’anglais à 100% et ils n’ont pas moins de touristes. L’unique solution contre l’anglicisation au Québec consiste à passer une loi en rendant illégale l’exigence d’une autre langue que notre langue nationale le français pour obtenir un emploi . Seulement pour les traducteurs payés nos commerciaux bas de gamme pourront exiger l’anglais ou une autre langue que l’anglais . Tous les touristes étrangers viennent ici pour la culture française et peuvent très bien se faire une liste de survie d’une centaine de mots.
    Ayant visité 75 pays grâce à ces petites listes je parle toutes les langues du monde et comme 90% des êtres humains et des pays du monde ne parlent pas anglais mes listes furent nombreuses . Cessons d’écouter les colonisés angliciseurs et francisons à 100% tous les emplois au Québec . Alors la question de notre langue nationale sera réglée .
    MICHEL GUAY

  20. quelle vie pénible pour le ministre de la métropole de toujours vouloir la paix, le bonheur de tous…
    vous seriez plus convaincant, si une fois, une seule fois, au moins vous étiez capable de faire la démonsatration que votre approche de la main tendue fonctionne!

    si vous pouviez montrer que les anglo ou les minorités linguistiques répondent à l’appel, constatent eux aussi que le français est en danger et qu’il faut des mesures pour protéger la culture francophone; et non qu’ils continuent à insister pour dire que toutes les mesures prises pour protéger la francophonie sont des mesures anti-anglo.

    à chaque ouverture des franco, c’est toujours la même réponses: on n’en fait pas assez, on est raciste… et j’en passe…

    pour eux, la main tendue c’est la main qu’ils peuvent mordre parce qu’on veut être conciliants; mais conciliants ou pas la réponse ne change pas: il faut abolir la loi 101, il faut permettre les écoles passerelles (d’ailleurs qu’en est-il de cette promesse électorale), il faut respecter leurs droits acquis…

    non! vous voulez convaincre: trouvez des anglos qui vous appuient et qui acceptent le renforcement de la loi 101
    sinon ce ne sont que des paroles sans subtance.

  21. C’est une bien drôle d’idée de suggérer que la STM favorise davantage le bilinguisme; surtout venant d’un indépendantiste. Avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis…Vous en faites un peu trop dans votre désir, illusoire, de vouloir séduire les anglos…

  22. Renvoi de ma lettre etant refusée au Devoir
    suite de votre écrit d’aujourd’hui:

    Les journalistes, les politiciens, les écrivains, tous qui se sont exprimés, ont ignoré l’origine du recul de français au Québec.
    Uniquement un politicien : le fils de PET a dit la raison du problème, c’est un truc démographique, s’il n y a pas d’enfants dans les foyers quebecois pour remplacer les décès, essayer de augmenter la population francophone artificiellement c’est une chimère.
    S’il n’avait 30.000 avortions, si les quebecois arrêtaient de penser que avoir un enfant : ça coute cher, ça serait une autre histoire.
    Si le grand investissement dans la francisacion était mis à élever les petites quebecois de souche …

    • Vous marquez un point.

      Je soumettais récemment une proposition de changement au programme d’Option nationale pour tenter de sortir de notre dégénération, que l’on entendent par là ce que chante Mes aïeux ou Mylène Farmer ou ce que soumettait Jacques Henripin à un congrès du PLQ il y a moins de quatre ans. Justin fait dans l’avant-garde.

      Nous sommes en dénatalité depuis 40 ans. À cet égard, un démographe aurait raison de vous dire que le pire est passé. En 1987, l’indice de fécondité a touché un fond à 1,36. Depuis, il a remonté sensiblement avec un haut à 1,66 en 1992 et un bas à 1,45 en 2000, pour remonter progressivement à 1,75 ces dernières années. L’indice synthétique de fécondité nécessaire au renouvellement par engendrement de la population est de 2,1.

      Nous sommes donc toujours en sousnatalité. Pour que cette situation cesse, il faudrait que l’indice de fécondité remonte au dessus de 2,1. Ça prendrait une augmentation de 24 % des naissances. Au rythme où vont les choses, c’est pas demain la veille. Dans son scénario de forte croissance, l’Institut de la statistique du Québec n’envisage pas une telle augmentation; il adopte 1,85 comme indice de fécondité.

      Je me garde ici d’attribuer le mérite de la situation à quelque parti politique québécois ou canadien que ce soit. En devenant une société laïque en une génération, nous aurions jeté le bébé avec l’eau du bain !

      Un démographe pourrait vous dire encore que l’âge moyen de la maternité chez les femmes québécoises est de 30 ans. Une conséquence de cette sousnatalité est que depuis dix ans, 40 moins 30, notre force de régénération s’affaiblit d’année en année. Notre force de régénération chute maintenant en cascade. Dans un siècle notre patrimoine génétique de souche aura diminuer considérablement.

      Un démographe ne s’aventurerait pas à vous apprendre que notre force de régénération repose en premier lieu sur le volontariat de nos femmes âgées entre 15 et 45 ans, entre 25 et 35 surtout, environ 70 %. Les hommes en matière de régénération sont des pourvoyeurs nécessaires, mais accessoires, comme tout le monde qui a vu Starbuck le sait. Avec l’émancipation de la femme, notre régénération ne repose plus sur les épaules des hommes de religion ou pas mais sur les cervelles, coeur et hanches des femmes.

      Textuellement, ma proposition n’était pas mûre et substantiellement, aussi avant-gardiste que l’idée d’indépendance au temps de Marcel Chaput. Elle se lisait comme suit :

      « Tiendra compte du fait qu’en matière d’équité intergénérationelle, la vigueur de notre évolution économique à l’horizon d’une génération est dépendante du renouvellement de notre population dans les meilleurs délais. Des ressources pédagogiques et culturelles seront mise en place pour que toute femme volontaire à la maternité dispose d’un appui communautaire avec lequel réaliser une oeuvre patriotique. »

      Réflexion faite, désolé Éric Duhaime, l’équité intergénérationnelle relève de l’utopie. J’ai maturé un peu et je reformule sans trop de réflexion ce qui reste de ma proposition ainsi :

      la vigueur de notre évolution linguistique à l’horizon d’une génération est dépendante du renouvellement de notre population dans les meilleurs délais. Des ressources professionnelles, matérielles et médiatiques seront mise en place progressivement pour que toute femme volontaire à la maternité dispose d’un appui communautaire proche avec lequel réaliser une oeuvre personnelle, linguistique et patriotique. »

      Comme vous dites, Jean-François, il faut savoir mener les bons combats et le plus profitable pour nous tous m’apparaît celui de l’intensification de notre régénération par la natalité.

  23. Quand je suis touriste à l’étranger, j’ai toujours un dictionnaire sur moi si je ne maîtrise pas la langue locale. Que les touristes anglophones fassent pareil, surtout que le français est la première langue étrangère chez les Anglo-Saxons.

    Et l’argument des touristes fait bien l’affaire des Anglo d’ici et de ces immigrants qui refusent de s’intégrer, en profitant de cette largesse comme des parasites.

    Et puisqu’il y a des touristes, pourquoi ne pas exiger le chinois, l’espagnol, l’allemand ou le russe?

    Ensuite, concernant McGill et Concordia, le fait d’étudier dans une université anglophone n’enlève pas l’obligation de ces étudiants anglophones d’apprendre le français. Même si mes études en Allemagne se faisaient en anglais, le chauffeur d’autobus n’avait pas l’obligation de parler autre chose que l’allemand. Même la dame des visas m’a dit très clairement « Kein Englisch, kein Französisch, nur Deutsch ».

    Un examen de français devrait être obligatoire dans les établissement anglophones pour pouvoir graduer.

    Enfin Monsieur Lisée, les Anglos ne font pas partie de notre clientèle électorale. Point final!

  24. Je travaille à Montréal depuis bientôt 40 ans, au centre-ville. Et j’arpente les rues et les différents quartiers depuis autant d’années. Or, je constate que l’anglais reprend du terrain comme jamais auparavant. Je suis profondément déçu que le gouvernement de Mme Marois ne fasse pas davantage pour sécuriser une fois pour toutes la langue française qui est minoritaire au Canada. L’anglais au Québec est une langue minoritaire DOMINANTE, ne l’oubliez pas. De grâce, monsieur Lisée, lisez (sans jeu de mots) Claude Hagège (Contre la pensée unique). La communauté anglophone du Québec est la « minorité » la plus choyée du monde. Il ne s’agit pas de la la punir, mais d’éviter que par notre nonchalance elle nous engloutisse, comme ce fut le cas naguère chez les Franco-Américains et dans le ROC.

  25. Hormis quelques incidents regrettables (quoique sur-médiatisés comme toujours dans ces cas), les guichetiers et chauffeurs d’autobus répondent déjà très bien aux «One ticket please» des touristes et étudiants étrangers. Ce que vous suggérez maintenant est que, pour trouver un emploi à la STM, il faudra pouvoir cocher « bilingue » sur le formulaire d’application. Soit un secteur d’emploi de plus qui, sans avoir quelque dimension internationale, contribuera à faire des montréalais unilingues francophones des citoyens de seconde zone.

    Comme quelqu’un le disait plus haut, ce genre de compromission ne vous attirera jamais aucun vote, ni même une plus grande sympathie, dans la communauté anglophone. Ça ne fera que conforter le sentiment qu’ils n’ont pas à s’intégrer, ni même s’adapter, aux us d’une majorité nationale dont ils ne reconnaissent qu’à peine l’existence.

    Nous sommes tous pour l’ouverture et la bonne entente. Mais il y a une limite à conforter ce sentiment ségrégationniste du «us vs them» si présent dans la culture de la communauté anglophone envers la majorité francophone. (Pour mémoire, je vous invite à relire ce fameux numéro de l’Actualité qui vous a valu tant de récriminations…) Car cette mesure ne fera que dire : «Voilà, on peut très bien vivre sans français ici».

  26. Je commente pour la première fois ici pour ajouter ma voix à celles des autres commentateurs.

    J’ai particulièrement aimé le commentaire d’Alain Rivet.

    -Etienne Juneau

  27. D’une certaine façon le cloisonnement des professions protégées au sein desquelles les french canadians se sentent à l’aise en a absorbé quelques nouvelles. Séparatiste de carrière et artiste nationaliste subventionné s’ajoutent à celles de notaire, avocat, médecin, histoire de combler le vide créé par la disparition de prêtre.
    Prêcher demeure cependant un talent essentiel puisque la nouvelle religion repose sur la défense de la langue québécoise (singulièrement incompréhensible par les francophiles du reste de la planète). Des concepts élastiques tels que peuple et nation ont été déterrés afin de façonner une illusion plus impressionante, un leurre pour glaner subventions, adhérents, crédibilité et surtout, le pouvoir.

  28. La dernière fois que je suis passé par Sudbury, il n’était pas possible d’avoir des journaux en français, de revues en français, de voir un film en français, de trouver une librairie qui vendait des livres en français et de se faire servir en français dans un restaurant (à part un restaurant qui doit être fermé maintenant). Évidemment, tous les francophones de Sudbury parlent anglais…

    J’accueille un dominicain qui est ici pour apprendre le français. Il est fréquent que ne trouve aucun poste de radio qui diffuse de la musique en français pendant 10 à 15 minutes. Honteux.

    Montréal doit se franciser. Elle n’est plus une ville française.

  29. Je ne donne pas tort a M. Lisée. Comme tout le monde j’ai travaillée dans une compagnie ou l’on demandait l’anglais. Nous avions des clients en Ontario et aux Etats Unis. Je suis d’avis que parler plusieurs langues est une richesse et non une imposition. Ma fille parle francais, anglais, espagnol et allemand. Ca n’en fait pas moins une Québecquoise pure laine.

    • Là n’est pas la question! Ma fille parle aussi deux autres langues et est Québécoise pure laine, Mais elle lutte contre ce « glissement » du Québec vers le statut de « province » bilingue. Chaque individu peut parler autant de langues qu’il le souhaite et le peut. Le problème, c’est lorsqu’un état incite son peuple minoritaire à se « bilinguiser » systématiquement, lui fournit les moyens pour ce faire et renforce le message ambiant que cette langue « seconde » lui est nécessaire pour s’ajuster au contexte et donc, tout compte fait, qu’elle sera vite plus importante que la sienne.

  30. M.Lisée, à moins que vous et votre gouvernement soyez entrain de vouloir provoquer la violence chez les Québécois, je ne comprends vraiment pas vos avancées envers les anglophones: ce n’est sûrement pas par la suralimentation qu’on obtient d’une entité son amaigrissement.

  31. J’abonde dans le sens des autres commentateurs. Je parle anglais, mais je considère que la bulle francophone que nous sommes en cette terre d’Amérique mérite une meilleure protection et que de finasser avec cette clientèle, détruit graduellement l’image que le Québec projette. Tout autant à Montréal qu’à Québec , qui truffé d’Irlandais ayant adopté le mode de vie de ce peuple colonisateur que sont les Anglais, ne se gêneront pas pour adopter les mêmes attitudes. Je n’aime pas devenir sectaire mais dans le sens de Camille Laurin, je crois important d’établir la limite. Ce que moi je remarque de l’attitude d’un anglophone qui refuse de parler français dénote souvent du comportement dominant de celui qui impose et cela est déplorable. Alors, je rejette cette concession face à un problème , véritablement évident d’assimilation, celle que j’ai pu remarquer au Manitoba où dans les groupuscules Ontariens. De travailler par des lois, qui, en réalité, ne seront pas respecté ou remise en question par cette triste confédération est à mes yeux la suite molassonne imposé part ces dix années de règne des libéraux, qui ont complètement sapé le travail qu’aurait du faire l’office de la langue Française. Il y a du rattrapage à faire et il ne peut être fait en faisant des compromis ou des concessions à une minorité Québécoise , conforté par une majorité Canadienne, qui elle n’a aucun respect.

  32. En tentant de plaire aux anglophones avec toutes sortes de compromis, le PQ va perdre sa base militante…. tout en ne gagnant aucun vote du coté anglophone et en mettant en péril l’avenir de la langue française. Décevant!

  33. Comme vous le constatez, M. Lisée, il n’y a pas que Mario Beaulieu qui est en colère! Nous sommes nombreux à refuser de voir Montréal devenir une ville bilingue pour le confort des parlant anglais. Et ce, à un rythme de plus en plus accéléré. Et de voir le Québec glisser ainsi, avec sa Métropole, vers ce bilinguisme de prostitution.
    Hier, à Québec j’ai félicité une dame anglophone dans le bus de la ville, qui s’exprimait au conducteur en français avec un accent anglais et qui a réagi elle-même aux bons samaritains québécois qui se sont mis à lui parler anglais, en leur disant: « mais pourquoi me parlez-vous en anglais? Je comprends et je parle le français et sinon à Québec, je devrais l’apprendre! Je lui ai dit à haute voix, plus pour les autres que pour elle, que je la remerciais de son respect pour nous mais que nous avions une forte tendance à la servilité…

  34. « Ces mesures vont au cœur de l’évolution linguistique du Québec et de Montréal. Mario Beaulieu estime que les allophones s’intégreraient davantage au français si les guichetiers de la STM aux métros McGill ou Peel faisaient semblant de ne pas comprendre les mots « one ticket please ». »

    Sophisme et vous le savez très bien. Le problème n’est pas de comprendre ou non « one ticket, please ». Le problème est qu’avec votre appel à l’anglicisation de la STM (non, le terme n’est pas trop fort), on demandera aux guichetiers de répondre: « Certainly, sir. Have a nice day. How to reach McGill? Easy, take the blue line and get down at station **** ».

    Bref, on ne leur demandera plus des rudiments d’anglais (que la grande majorité des québécois possèdent déjà) mais d’être capable de tenir une conversation en anglais.

    « Il n’aurait pas fallu que je dise qu’au centre-ville de Montréal, où passent des centaines de milliers de touristes anglophones, où on compte des dizaines de milliers d’étudiants de McGill et de Concordia, la STM pourrait facilement faire la démonstration qu’il faut des rudiments d’anglais pour y être guichetier. (Je n’ai évidemment jamais suggéré de bilinguiser tout le réseau.) »

    En effet, il aurait fallu que vous disiez que les touristes et les étudiants étrangers doivent comprendre qu’en venant au Québec, ils arrivent dans une nation unilingue française.

    Vous auriez pu ajouter que si McGill et Concordia comptent tant d’étudiants, c’est grâce aux sur financement des ces institutions (sur financement par rapport au poids démographique réel historique des anglos au Québec), financement assuré en majorité par les impôts de la majorité francophone.

    Voilà le genre de discours qu’on est en droit de s’attendre de la part d’un ministre important dans un gouvernement qui se dit nationaliste et qui dit avoir à coeur la défense du français au Québec.

    Ressaisissez-vous, que diable.

    P.S. Un plan pour garder les familles dans la métropole, c’est très bien. Mais en quoi cela aidera-t-il la couronne de Montréal, qui s’anglicise à un rythme alarmant? L’indice de vitalité linguistique de l’anglais est à son plus fort à Laval, plus fort qu’à Toronto, si j’en crois les chiffres que j’ai consulté. Cessez de culpabiliser les francophones qui déménagent et instaurez de vraies mesures structurantes pour le français. Malgré ce que vous prétendez, d’assurez des services publics en français est une composante essentielle et structurante pour assurer la pérennité du français, surtout dans un contexte où nous accueillons un nombre de plus en plus important d’immigrés.

    • M Rivet

      Vous Dite que » que si McGill et Concordia comptent tant d’étudiants, c’est grâce aux sur financement des ces institutions (sur financement par rapport au poids démographique réel historique des anglos au Québec), financement assuré en majorité par les impôts de la majorité francophone. »

      Absolument!

      Alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent autour de 25 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu’elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l’anglais.

      « En 2002-2003, le gouvernement du Québec versait 76,8 % du financement pour l’enseignement supérieur aux universités francophones et 23,2 % aux universités anglophones. Les universités anglophones sont financées presque au triple du poids démographique des anglophones au Québec. De son côté, le gouvernement fédéral faisait encore mieux, la « Canadian Foundation for Innovation » versait en 2002-2003, 33 % du financement Québécois aux universités anglophones en termes de fonds de recherche. Les anglophones récoltent plus du quadruple de leur poids démographique en subventions du gouvernement fédéral.
      ….
      Les étudiants non-résidents ne sont pas également distribués dans les universités québécoises. Les universités anglophones accueillent une proportion très importante d’étudiants non-résidents. Ceux-là constituent une partie majeure de leur clientèle (35 % à Bishop’s, plus de 25 % à McGill). Par contre, les universités francophones n’accueillent presque pas d’étudiants canadiens hors-province.

      On peut conclure qu’en l’absence des étudiants canadiens non-résidents, la taille et donc le coût des universités anglophones seraient bien moindres. L’argent ainsi économisé pourrait être utilement mis en œuvre pour combler le sous-financement des universités et éviter une augmentation des frais de scolarité. » (Frédéric Lacroix, Patrick Sabourin)
      Voir le site l’étude de MM Lacroix et Sabourin: http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=319&Itemid=0

  35. Pour moi il est essentiel que dans les transports en commun tout se passe en français.
    Vous qui trouvez les symboles importants devriez comprendre il me semble que c’est là un symbole important.
    Je prends le métro pratiquement tous les jours. Le fait que tout soit en français me donne confiance et me réconforte parce que je me dis que là au moins tous les étrangers et les nouveaux arrivés ne peuvent pas ne pas se rendre compte qu’ils vivent ou qu’ils visitent une ville de langue française.

    Et c’est cela qu’il faut faire d’après moi.

    Tout comme dans le cas de la petite vidéo des jeunes anglophones , je suis d’avis monsieur Lisée que vous êtes dans l’erreur.

    Ou bien vous vous prenez bien mal pour tenter de faire accepter votre point de vue parce qu’ il passe très mal.

    • Vous avez à mes yeux tout à fait raison,
      M. Lapointe. Montréal est déjà suffisamment anglaise comme ça, nom de Dieu! Nous sommes inondés par l’anglais et la culture anglo-saxonne devant laquelle tout le monde s’agenouille. Entrez dans n’importe quel commerce et vous avez vite l’impression que nous vivons aux U.S.A. Alors, de grâce, il ne faudrait pas en rajouter. Le métro de Montréaldemeure un des rares endroits du Québec où nous pouvons encore avoir l’impression que nous sommes chez nous. Faute d’avoir un territoire où nous serions les seuls maîtres, il nous reste seulement la langue française comme pays. Alors ça va faire la capitulation tranquille!

  36. Belle réponse mais je ne suis pas d’accord avec vous ; c’est parce qu’on accommode trop qu’ils ne s’intègrent pas…

  37. Votre papier M. Lisée m’inspire pas mal de cogitation …

    J’habite la Capitale-Nationale. Et bien que je sois parfaitement bilingue, c’est tout de même saisissant, voire consternant, quand on débarque à Montréal ou en périphérie pour y séjourner, de constater à quel point l’usage de l’anglais dans l’espace public est présent et envahissant.
    Je m’en formalise rarement quand on s’adresse à moi en anglais; j’avoue que ça m’amuse de faire de moi-même une Bergerac tombée de la lune : Je demande <> … … Et quand on me répond <>, je prends un air hyper-hyper étonné et très souvent, mon interlocuteur me dit <> …
    – <>, que je réponds … euh,
    It means <> ;-)

    Non sérieux, j’ai vécu plusieurs années à Montréal dans les années 80 et 90, et je me souviens d’une ville majoritairement francophone dont le français était en général la langue d’usage dans l’espace public.
    Pas de doute que c’est un problème complexe pour le Québec.
    Reste que notre regard extérieur de Québécois francophone sur ce Montréal anglicisé nous le rend de plus en plus étranger. Et cela donne une impression de ne pas vivre dans le même Québec …

    À partir de ce constat, je me demande quel rôle, les francophones du Centre et de l’Est du Québec peuvent-ils jouer afin de nous solidariser autour de cet enjeu fondamental pour l’avenir du Québec ? Comment les amener à se sentir concerné afin d’unifier la nation autour de cette préocupante anglicisation d’une large partie de son territoire?

    Ça me parait essentiel de répondre à ces questions; autrement, l’idée d’une Nation dont l’usage du français représente l’un des traits culturels communs qui l’unifie, nous éloignera plus encore d’un état indépendant qui ne saurait reposer sur une telle fracture …

  38. J’ai beaucoup voyagé. Un peu partout dans le monde et aussi dans le R.O.C.. Les anglophones et les allophones ne réaliseront jamais que nous sommes supposés être un état francophone si nous continuons de les servir à leur gré en anglais. M. Lisée, je comprends que vous voulez les charmer, mais vous me décevé énormément.

  39. Société de transport de Montréal STM vs Toronto Transit Commission

    https://www.facebook.com/#!/photo.php?fbid=423814074334750&set=a.324109114305247.73488.156743514375142&type=1&theater

    Je me suis promené dans les métros de Chine pendant quatre mois et les préposés me répondais : « 我不懂英语!!! ». Pour les bilingues CANADIANS, ceci veut dire : « Je ne comprends pas l’anglais!!! ». Je me suis aussi promené dans votre beau pays officiellement bilingue dans le métro de Toronto et de Vancouver et je me suis fait dire par les préposés : « I do not speak french!!! ». Pour les bilingues CANADIANS, ceci veut dire : « Je ne parle pas français!!! ».

  40. Vous vous méprenez. Voilà ce qui arrive quand on veut faire le « beau» et plaire à tout le monde et son père. Par ailleurs, la clientèle anglophone n’est-elle pas bilingue dans notre État unilingue ? Y-a-t-il péril en la demeure (pour l’anglais, s’entend) ? Quel mal y-a-t-il à répondre: « Voilà, merci. » à la question : « One ticket, please. » ? Le STM bilingue ? Aussi bien consacrer la restauration bilingue et pis, au diable la dépense, les services religieux multi-confessionnels et que sais-je encore ?

  41. C’est simple. Ont pourraient faire passer un test de français aux nouveaux arrivants après 1 ans de résidence. S’ils ne passent pas le test de français B1, pas de carte de la RAMQ, pas d’aide social si nécessaire, pas droit d’aller à l’école, pas le droit de travailler, pas le droit d’immatriculer un véhicule.
    Bref aucun droit aux compétences de la province. Jjuste un ticket to go in Ontario ou go back in your own country..

  42. Je suis entièrement en désaccord avec vous au sujet d’exiger que la STM parle anglais à ses clients.
    On dit à Rome, on fit comme les Romais. Je suis allé à Athèneds, j’y ai pris le métro et je ne m’attendais pas à ce que l »on puisse me parler en français ou en anglais.
    Si on veut que le français demeure au Québefc, il fau qu’il soit nécessaire à tous.
    Souvent,. les anglophnes sont plutôt des immigrants qui ne veulent pas apprendre une troisième langue ( par exemple ceux provenant de la région de l’Inde, du Pakistan)

    Souvenez-vous que dans l’affaire du Kirpan à Ville LaSalle, le père du jeune en question demeurait à Ville LaSalle depiuis quelques années et il ne palait pas français. Et maintenent , il faudrait le servir en anglais? Vous êtes dans l’erreur.

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