Identité québécoise – Une approche résolue, équilibrée et responsable

Qu’est-ce que l’identité québécoise? René Lévesque l’appelait la « différence vitale » du Québec. L’addition de tout ce qui fait de nous une nation et la volonté de nous projeter ainsi dans l’avenir et dans le monde.

« Être ensemble est une immense opération, une orchestration infiniment complexe, dont le chef invisible est la conviction partagée que cet ensemble existe, qu’il a un sens à travers l’histoire, qu’il nous faut y être attentifs afin qu’il ne se relâche pas. » On trouvait cette citation de Pierre Emmanuel en exergue de la Politique de développement culturel publiée par Camille Laurin il y a bientôt 40 ans.

Le Parti Québécois a toujours été au rendez-vous de l’identité québécoise. Et s’il s’agissait
naguère d’un combat défensif, celui qui visait à « protéger » la langue face aux risques d’assimilation, il doit s’agir maintenant d’une affirmation positive, sereine et inclusive.

C’est pourquoi le Parti Québécois compte faire de l’identité, avec la prospérité partagée et la solidarité, une de ses priorités pour les années qui viennent.

Il s’agira de prendre les mesures nécessaires pour, enfin, mieux former nos jeunes à une citoyenneté engagée et éclairée autour de nos valeurs partagées; cheminer de façon tangible vers un État laïque; établir une politique d’immigration sur des bases plus saines; et assurer le succès de chacune des Québécoises et de chacun des Québécois d’origines diverses.

Le Parti Québécois souhaite ainsi tracer une voie claire, cohérente, résolue, s’appuyant sur une volonté collective clairement établie et cherchant graduellement l’adhésion du plus grand nombre.

Cette proposition de l’aile parlementaire du Parti Québécois constituera un des éléments de discussion qui culminera avec l’adoption du nouveau programme du parti, en septembre 2017. Communiqué de presse ici.

1. Faire en sorte que le Parti Québécois représente mieux la diversité

Tous ont affirmé, lors de la course au leadership, la nécessité de mieux représenter, au sein du Parti Québécois lui-même, de ses instances et de son action, la diversité québécoise d’aujourd’hui et de demain. Des Québécois indépendantistes d’origines diverses ont participé aux campagnes et se sont rapprochés du Parti Québécois. Un second objectif, plus large, est de construire un dialogue plus constant entre le parti et son aile parlementaire, d’une part, et les communautés de la diversité, d’autre part.

Dès l’automne 2016, deux initiatives parallèles ont été lancées pour atteindre cet objectif.

Une première action, coordonnée par Carole Poirier, vise à recenser et à orienter les membres et sympathisants actuels du Parti Québécois issus de ces communautés afin de faire renaître le comité du Parti Québécois chargé de ces questions et de mieux organiser son action sur le terrain.

Une deuxième action, coordonnée par Paul St-Pierre Plamondon, vise à engager le dialogue avec des Québécois d’origines diverses, pour écouter leurs réflexions sur le Parti Québécois et les inviter à participer à son renouvellement.

Ces actions doivent permettre une présence plus active des membres du Parti Québécois d’origines diverses dans les débats menant au congrès de septembre 2017, donc dans la définition des orientations concernant, notamment, l’identité, l’intégration, le vivre-ensemble.

2. Avant tout, assurer le succès des Québécois d’adoption

Dès son élection à l’automne 2018, notre gouvernement prendra des mesures fortes pour assurer un meilleur succès de nos citoyens d’origines diverses, en :

  • assurant une bien meilleure collaboration entre les services de l’immigration et ceux de l’emploi;
  • réduisant à quelques jours le délai de délivrance d’une évaluation comparative des diplômes;
  • assurant un parcours complet, incluant les équivalences et les stages en emploi, aux diplômés étrangers s’insérant dans les professions québécoises;
  • offrant une aide financière remboursable pour les immigrants diplômés en formation ou en stage de mise à niveau de leurs compétences;
  • négociant, notamment avec la Tunisie, le Maroc et l’Algérie, des ententes de reconnaissance réciproque des compétences professionnelles;
  • assurant une présence plus juste des Québécois de toutes origines dans la fonction publique québécoise;
  • luttant fermement contre le racisme et la discrimination dans l’embauche, le logement et ailleurs, en mettant en œuvre, dans les six premiers mois de notre gouvernement, un plan d’action robuste en ces matières.

Dès notre arrivée au pouvoir, la réglementation sera infléchie afin d’atteindre l’objectif de Francisation 100 % : assurer une connaissance intermédiaire ou avancée du français pour chaque travailleur qualifié désormais sélectionné; assurer aux réfugiés une période de francisation et d’adaptation rémunérée, inscrire dans la loi le droit à la francisation pour chacun. Cela signifie qu’il faudra bonifier significativement le financement et l’organisation de la francisation au Québec.

Il nous apparaît indispensable de démontrer, dès les premiers mois de notre gouvernement et par des gestes concrets et visibles, notre volonté d’assurer le succès de tous, avant d’ouvrir des débats sur les règles du vivre-ensemble.

Un suivi rigoureux des mesures visant le succès de l’intégration des Québécois d’origines diverses et le recul de la discrimination sera effectué, et un rapport d’étape sera présenté à l’Assemblée nationale annuellement.

3. Faire les bons choix pour le succès de nos futurs Québécois d’adoption

Pour la suite, le Vérificateur général (VG), assisté par l’Institut de la statistique du Québec et des experts en démographie, en emploi et en intégration, recevra, dès la fin 2018, le mandat de préparer pour l’été 2019 des recommandations sur la question des seuils d’immigration. Ses recommandations viseront à déterminer, d’une part, le nombre d’immigrants dont on peut raisonnablement assurer l’intégration et le succès, compte tenu de l’effort public actuellement engagé; de déterminer, d’autre part, les seuils et investissements optimaux pour l’atteinte d’objectifs démographiques et de main-d’œuvre mesurables.

Le VG et son groupe intégreront dans leur réflexion les effets estimés de propositions du gouvernement qui visent un plus grand succès de chaque Québécois d’adoption, en privilégiant :

  • le jumelage préalable des candidats avec des employeurs intéressés, dans des forums d’emploi sur place ou virtuels, comme les « Journées Québec » déjà organisées et qui pourraient se multiplier aux quatre coins du globe;
  • un recrutement et un soutien actif d’étudiants étrangers francophones et francophiles, obtenant leurs diplômes dans les cégeps et universités sur tout le territoire québécois et incités à s’établir durablement au Québec.

Ces recommandations permettront au gouvernement du Parti Québécois d’élaborer à l’automne 2019 une proposition visant le succès de l’immigration et de l’inclusion, dans un nouveau plan de cinq ans qui intégrera la tradition québécoise d’accueil et de solidarité envers les réfugiés. Un financement adéquat de ce plan sera prévu.

4. Apprendre la citoyenneté

En éducation, les travaux seront entrepris dès la fin 2018 pour remplacer, en deux ans, le cours Éthique et culture religieuse par celui de Citoyenneté québécoise. Ce nouveau cours préparera nos jeunes à chaque aspect de la vie en société, de la sexualité à la démocratie, en passant par la liberté religieuse, la liberté d’expression et la lutte contre l’intimidation. Au secondaire, y seront notamment abordées la connaissance de l’économie et des périls du crédit, ainsi que les méthodes employées par les proxénètes, gangs et radicaux religieux pour embrigader les jeunes, afin que chacun soit équipé pour détecter et éviter ces écueils.

Des projets pilotes pourront être entrepris dans des écoles à l’automne 2019 puis 2020, pour une généralisation du cours prévue pour la rentrée 2021.

5. Enfin, clarifier les règles sur les signes religieux

Le Québec a entamé, à l’aube des années 1960, une longue marche vers la déconfessionnalisation et la laïcité. Cette marche se poursuit et pose désormais la question du port, par les employés de l’État, de signes extérieurs exprimant des convictions personnelles, religieuses ou non.

Dès la reprise de la session, en février 2019, le gouvernement du Parti Québécois déposera une législation pour inscrire dans la loi les éléments qui font consensus en matière de laïcité au Québec :

  • Il faut clairement baliser, dans la Charte des droits et libertés de la personne, les paramètres encadrant les accommodements religieux. Doivent être exclus les accommodements incompatibles avec l’égalité entre les hommes et les femmes.
  • Le principe de la laïcité de l’État doit figurer dans la Charte des droits.
  • L’État doit élaborer, pour les institutions scolaires, des balises claires pour répondre aux demandes d’accommodement.
  • Tous les fonctionnaires, employés et agents de l’État doivent avoir le visage découvert dans le cadre de leurs fonctions. Cela doit aussi être le cas pour les citoyens lorsqu’ils reçoivent des services de l’État – sauf, bien sûr, pour un motif de santé ou de sécurité impératif et avéré.
  • Le tchador doit également être interdit pour tous les employés de l’État, par respect des principes d’égalité homme-femme et de laïcité.
  • Comme l’a proposé le rapport Bouchard-Taylor, nous estimons que les personnes qui ont un pouvoir de contrainte – juges, gardiens de prison et policiers – ne doivent en aucun cas afficher leurs convictions, y compris religieuses.
  • Ce doit être le cas, aussi, pour les autres figures d’autorité que sont les enseignantes et les enseignants du primaire et du secondaire, ainsi que les éducatrices et éducateurs en garderie (1). Cette mesure s’appliquera graduellement; les salariés actuels préserveront leurs droits acquis.
  • La liberté de conscience des élèves et leur droit absolu au savoir doivent primer. Le parcours pédagogique ne peut être écarté pour des considérations religieuses ou autres, que l’école soit publique ou confessionnelle. De plus, l’école à la maison ne peut être utilisée pour soustraire des classes entières d’enfants à leur accès au savoir et à leur participation à la société québécoise.

Au cours de leur formation et dans le guide éthique qui sera remis chaque année à compter de 2019 à chaque salarié de l’État, le gouvernement fera la promotion d’un devoir de réserve, affirmant sa nette préférence pour la plus grande réserve possible dans l’affichage des convictions, politiques, sociales, religieuses ou autres, des employés de l’État dans l’exercice de leurs fonctions, par respect pour la diversité des convictions des citoyens.

Chacun sera libre de se comporter à sa guise et de cheminer à son rythme, sans échéancier ni sanction (2) .

Au sujet du port du voile intégral (burqa et niqab) dans l’espace public, une équipe de parlementaires et d’experts sera chargée d’examiner les expériences étrangères en ces matières et déposera ses propositions au gouvernement à l’automne 2019.

* * *

Au total, avec ces propositions, le Parti Québécois veut permettre au Québec de sortir enfin de l’immobilisme et de l’hésitation sur ces questions cruciales.

Le succès repose sur l’équilibre.

D’une part, l’action pour l’intégration réussie des Québécois d’adoption doit être réelle, tangible, mesurable. Les ratés de l’immigration et de l’intégration ont trop duré, générant trop de frustrations chez nos nouveaux citoyens. La discrimination à l’embauche et dans l’accès au logement doit disparaître. Le Québec doit être à la hauteur de sa réelle volonté d’ouverture et d’accueil.

D’autre part, les Québécoises et Québécois doivent être satisfaits de l’affirmation sereine de leur identité et de leur volonté de construire un État laïque, où chacun trouve ses repères.

Il s’agit des deux faces d’une même volonté. L’ouverture et l’identité. On n’est jamais plus accueillant que lorsqu’on est bien dans sa peau.

(1) L’univers des garderies est très diversifié. Un comité se penchera sur l’applicabilité de cette règle générale dans les diverses formes que prennent les services de garde, notamment le milieu familial.

(2) L’encadrement actuel, qui interdit déjà les manquements graves au devoir de réserve dans un arbitrage entre la liberté d’expression et le devoir de réserve, selon plusieurs facteurs dont le rôle de l’employé, restera inchangé.



28 réflexions au sujet de « Identité québécoise – Une approche résolue, équilibrée et responsable »

  1. La « différence vitale »…sera toujours celle des valeurs que la nation québécoise s’est donnée depuis que son peuple existe. Ces valeurs furent développées du début de la colonie française 1642 et… revues et « corrigées »… lors de la conquête (sic) anglaise de 1759-63.

    Il faut bien comprendre que notre appartenance / culture est vraiment spécifique à notre vivre ensemble du début de la colonie jusqu’à la conquête…Ensuite, on dut se protéger de l’assimilation (but ultime de la conquête) par les Anglais …ce qui nous forçat à revoir notre vivre ensemble surtout depuis l’ AANB / la (Con)fédération de 1867…pour ne pas disparaître culturellement, perdre notre identité, notre langue et nos valeurs . En 1982, « concoctée » sous le « règne » du PLC de Trudeau , le rapatriement de la Constitution canadienne (et l’insertion, dans la nouvelle Constitution, de la Charte canadienne des droits et libertés), nous enferma dans un nouveau moyen d’assimilation : le multiculturalisme. Nous avions pourtant, ici au Québec, une Charte des droits et libertés bien adaptée à notre statut de peuple/nation québécois depuis juin 1976.
    On connait la suite. La Cour suprême du Canada et les gouvernements du PLC et du PCC s’en sont donné à coeur joie dans le ratatinement de nos lois et prérogatives que nous nous étions donnés depuis le début des années 70…et
    soutenus par le Parti libéral du Québec…

    Les  » avenues »… pour sortir de ce cul de sac fédéral:
    * l’intégration des immigrants à notre culture générale, à notre langue officielle.
    * la prérogative d’appeler à la clause dérogatoire…le « nonobstant ».
    * la volonté d’un peuple, d’une nation à faire du Québec un Pays.

  2. Je seconde le tout. Il y a de ces personnes qui, sans le savoir vraiment, expriment exactement la pensée d’autres personnes. Pour bien traduire ma pensée, il y a vous, Jean-François, et Mathieu Bock-Côté. J’aime bien les gens intelligents et qui s’expriment bien, avec élégance, même.

  3. Bravo, monsieur Lisée, pour ce document qui vise à concilier le besoin de bien exposer aux nouveaux arrivants les valeurs et traditions de notre société québécoise tout en facilitant leur intégration par diverses mesures concrètes.
    De même, par les mesures concrètes proposées, vous contribuez à mieux expliquer la distance que doit se donner l’État et ses organismes para-publics avec les religions diverses présentes dans notre société. Ceci en continuité avec le mouvement amorcé dans les années 1960 où l’Église catholique a dû redéfinir son rôle face à un gouvernement décidé à prendre une place prépondérante dans la société, dans les secteurs de la santé et de l’éducation en particulier.
    Depuis, le clergé et les communautés religieuses ont mis de côté, à part dans les édifices religieux et dans la cadre de cérémonies religieuses, leurs habits officiels et même tout signe .ostentatoire d’appartenance religieuse.

    Ainsi, ce qui est demandé aux autres communautés religieuses est d’accepter cette distinction entre les volets privé et public de leur appartenance religieuse qui est maintenant devenue avec le temps une norme sociale au Québec.

  4. M. Lisée,

    Je comprends mal que vous sautiez à pieds joints dans une surenchère identitaire avec la CAQ. Oui, il y a une élection partielle qui s’en vient, mais il faut parfois accepter certaines défaites pour ensuite faire des gains majeurs dans le futur.

    1- Les Québécois veulent que les accommodements raisonnables soient encadrés adéquatement afin d’éviter qu’ils briment les droits d’autrui, ou encore que de dangereux précédents soient créés.

    2- Les Québécois veulent que les personnes en position d’autorité n’appuient en aucun cas leurs décisions sur leurs convictions personnelles. Ça, c’est un consensus. Bien que ça n’assure aucunement la neutralité des personnes en place, les Québécois ne veulent pas les voir porter des signes religieux. Encore une fois, c’est un consensus.

    3- Les Québécois veulent s’assurer qu’aucun prosélytisme (faire connaître sa pensée, ses convictions pour convaincre autrui de leur bien-fondé et ainsi recruter des adeptes) ne prenne place au sein de la fonction publique ou dans le système d’éducation. C’est exactement sur cette action, le prosélytisme, qu’il faut légiférer. Qu’un père, une mère ou encore un frère ne peut exiger à une femme de sa famille le port du voile, c’est un consensus. Qu’un fonctionnaire ne peut prendre une décision basée sur ses convictions personnelles ou qu’une enseignante ne peut tenter de convertir un élève, c’est un consensus.

    4- Ce que les Québécois ne veulent pas, c’est voir une enseignante ou une éducatrice en garderie qui effectue un travail irréprochable depuis plusieurs années perdre son emploi car elle décide par elle-même de cacher ses cheveux d’un voile par conscience religieuse et/ou par prudité. Les Québécois, particulièrement les 35 ans et moins, comprennent que le lien entre une pratique religieuse comme le port du voile et le prosélytisme est un raccourci démagogique. De plus, en incluant l’interdiction des signes religieux aux enseignants et aux éducateurs en garderie, vous excluez les Québécois dont la conscience sociale est particulièrement développée et qui autrement seraient tentés de vous appuyer pour vos nombreuses propositions intéressantes, notamment en éducation.

    Bref, je vous invite, M. Lisée, à recentrer votre projet identitaire sur l’interdiction du prosélytisme pour les enseignants et éducateurs en garderie. La loi sera alors consensuelle et applicable.

  5. Emmanuelle Latraverse en entrevue avec Jean-François Lisée
    Terrible commentaire de ma conjointe Marcelle Viger après avoir vu l’entrevue d’Emmanuelle Latraverse avec le chef du Parti québécois aux Coulisses du pouvoir ce dimanche 27 novembre 2016. Elle a dit: « Ça fait des entrevues stupides et superficielles qui ne nous renseignent sur rien ».
    Et elle a ajouté: « les recherchistes de Radio-Canada doivent être pourris ».
    Tentons d’expliquer cette réaction. Sans oublier que ce sont les payeurs de taxes québécois qui financent en grande partie la section française de Radio-Canada. Ça nous donne le droit de parole.
    Qu’est-ce qu’Emmanuelle Latraverse avait écrit sur sa petite feuille? On peut l’imaginer en entendant les questions. Commentons deux points: Lisée durcit le ton sur la laïcité et la CAQ devance le PQ dans le dernier sondage.
    Lisée durcit le ton sur la laïcité, c’est le titre d’une entrevue donnée par Lisée à La Presse. Le « ton », comment peut-on l’apprécier puisque nous n’étions pas présent lors de la rencontre de Lisée avec La Presse. Allons sur le fond: est-ce que c’est vrai que la position de Lisée sur la laïcité se durcit? Quand on suit un peu la politique québécoise, qu’on a lu le dernier livre de Lisée, qu’on a lu son blogue pendant la dernière campagne au leadership, que sait-on? On sait que Lisée approuvait la Charte des valeurs sauf sur un point important qu’il n’a pas réussi à faire accepter par Pauline Marois: la perte d’emploi pour ceux ou celles qui porteraient des signes religieux ostensibles après l’adoption de la loi. Il voulait l’application du respect des droits acquis. Et Alexander Cloutier aussi. Et aussi Bernard Drainville qui me l’a dit personnellement: s’il avait eu le temps de négocier avec la CAQ, il aurait respecté les droits acquis entre autres par les musulmanes portant le foulard. Ce n’est donc pas vrai que Lisée durcit le ton sur la laïcité. Mais quand on veut donner l’impression que la pensée de Lisée évolue selon les circonstances et qu’il est une girouette (comme Charest disait de Mario Dumont), on suit les faiseurs de titres tendancieux de La Presse et on répète bêtement que Lisée durcit le ton sur la laïcité.
    Ça part mal. On part d’une fausseté et on cherche à l’expliquer. Comment. A cause du sondage CROP-bidon qui place la CAQ en avant du PQ et qui donne 36% au PLQ.
    Le sondage Léger entre le 7 et le 10 novembre 2016 donnait: PLQ: 31%; PQ: 30%; CAQ:25%; QS: 10%.
    Le sondage CROP-La Presse entre le 16 et le 21 novembre 2016 donne: PLQ: 36%; CAQ: 26%; PQ: 24%; QS: 11%. Le PLQ a augmenté ses appuis de 5% en une semaine sans doute à cause du scandale de la SIQ, la société immobilière du Québec qui a bradé trois immeubles pour le bénéfice de trois organisateurs et collecteurs de fonds libéraux.
    Pour nuire au PQ lors des 4 élections partielles, il fallait des chiffres qui font baisser le PQ et monter la CAQ. Voyez les différences entre le sondage Léger et le sondage Crop-La Presse. Il ne s’est rien passé de spécial entre le 10 novembre et le 16 novembre sinon le scandale de la SIQ. CROP-La Presse manipule l’opinion publique en faisant croire que la CAQ monte et le PQ baisse. Pour que le PQ perde St-Jérôme et Marie-Victorin. C’est pourquoi nous disons: CROP-bidon.
    Les Coulisses du pouvoir, sans aucun esprit critique prend les chiffres de CROP-bidon comme s’ils étaient bons. (Voir l’article de Richard Martineau sur Lisée qui base toute son argumentation sur des chiffres faux) Et laisse entendre que ce sont ces chiffres que Lisée sait être faux qui le font changer d’idée en bon tacticien qu’il est. (voir l’article de Denise Bombardier sur Lisée)
    Ce qui nous mène à la découverte du siècle répétée par les libéraux à la période des questions à l’Assemblée nationale et répétée par nos brillants commentateurs politiques et animateurs qui posent des questions: Lisée est un grand tacticien et il ne cesse de modifier ses positions pour s’adapter, ce qui fait que les citoyens ont de la misère à la suivre. (Et les recherchistes incompétents aussi)
    On commence par inventer une fausseté sur la laïcité, on ajoute des chiffres faux d’un sondage et on imagine un pauvre politicien qui essaie de s’adapter tant bien que mal pour remonter la côte (inventée par CROP-bidon) en train de développer une démarche contradictoire entre la gauche de Québec solidaire et la droite de la CAQ dont il veut s’attirer les votes. Que ce doit être déchirant pour lui! J’ai failli sortir mon mouchoir.
    C’est surréaliste. Où sont les vrais journalistes au Québec du genre de Pierre Duchesne ex-ministre battu dans Borduas par 99 votes en 2014 (le PI a obtenu 122 votes…)? Tous répètent les mêmes sornettes comme des suiveux qui n’ont pas de pensée propre. Sans esprit critique. Et qui répètent comme des ignorants qui n’ont aucune notion de sociologie des sondages les chiffres manipulés de CROP-bidon et se fient comme des innocents aux titres de La Presse dont les propriétaires sont des ennemis du Parti québécois.
    Comme par hasard, cette médiocrité crée une cacophonie qui favorise le statu quo. Mais il n’y a pas de hasard. Dans une démocratie malade, c’est difficile de faire de l’action politique. Jean-François Lisée, les députés du Parti québécois et les militants du Parti québécois n’en ont que plus de mérite.
    Mais on pourrait se passer des entrevues stupides et superficielles qui ne nous renseignent sur rien.

  6. Je ne suis pas certain que «l’objectif de Francisation 100 %» tel que développé profiterait assez clairement l’environ 12 000 des étudiants canadiens dans nos cégeps et universités inscrits dans nos institutions anglophones. (voir chiffres du 2013 du Réseau de l’Unversité du Québec)
    Surement eux aussi devraient en profiter d’un accès facilité à la francisation afin d’être inclus dans un 2e objectif du PQ qui vise «un recrutement et un soutien actif d’étudiants étrangers francophones et francophiles, obtenant leurs diplômes dans les cégeps et universités sur tout le territoire québécois [afin de les inciter] à s’établir durablement au Québec. »
    Ayant fréquentés les étudiants canadiens et internationaux quotidiennement à l’Université McGill pendant mes premiers 17 ans au Québec, j’ai pu constaté que les membres de ces 2 groupes se ressemblent énormément face aux défis d’intégration au Québec. Ils manquaient l’accès à la francisation.
    Trop souvent ils sont gradués bardés d’honneurs mais sans l’habilité essentielle pour faciliter leur entrée dans le marche du travail au Québec et pour une intégration intégrale – la maitrise du français.
    Trop souvent ils ont quitté le Québec pleins de nostalgie pour leur séjour ici – tout comme la moitié des immigrants qui arrivent avec une seule langue de travail – l’anglais.
    J’estime que les propositions de l’aile parlementaire du PQ pour le francisation vont au but pour réduire ce gaspillage de nos ressources humaines.
    https://www.uquebec.ca/reseau/fr/system/files/documents/fiches/fiche6_etu_canadiens.pdf

  7. Bravo! Enseignant spécialiste en musique à la retraite, j’ai toujours appliqué ce devoir de réserve tant sur le plan politique que religieux. Je n’ai découvert qu’au fil du débat d’il y 3 ans que ce devoir de réserve n’était pas clair pour tous. Il me semble que formulée ainsi, la position du PQ devient la seule qui soit à la fois en continuité avec ce que le Québec a choisi d’être dans les années 60 (faisant l’objet d’une acceptation populaire large) et qui offre des guides clairs pour son avenir.

  8. Bravo … une position claire, équilibrée tout en étant ferme. Et que l’on ne vienne pas me dire qu’il s’agit d’une position visant à faire en sorte que la méchante majorité veut écraser les pauvres minorités, comme c’était bien souvent le cas lors du débat sur la Charte. Quand les choses sont claires, tout le monde y gagne. Une personne d’une confession religieuse n’a pas à se retrouver devant un fonctionnaire qui s’afficherait comme appartenant à une autre confession. Cela pourrait laisser supposer, même si ce n’était pas le cas, que cette appartenance vient interférer dans le rapport entre ces deux personnes. L’État ne doit pas se retrouver dans une telle situation lorsqu’il dispense des services à l’ensemble de la population. C’est ça le véritable sens, positif, de la laicité de l’État et cela s’avère bénéfique pour tous les Québécois. Bien sûr certains vont ramener cela sur le terrain du racisme, de la xénophobie, sans savoir de quoi ils parlent. Mais les principes énoncés ici ne font que favoriser le mieux vivre ensemble, comme le veut cette expression consacrée, en regard de valeurs qui sont les nôtres, c’est-à-dire occidentales, nord-américaines, québécoises. Cessons de nous excuser de vouloir affirmer notre identité. Nous l’avons fait contre vents et marées avec la loi 101 et 40 ans plus tard, malgré qu’elle a été charcutée par la cour Suprême du Canada, que René Lévesque et Camille Laurin se sont faits traiter à ce moment là de nazis, et j’en passe,tout le monde applaudit maintenant cette loi … même Stéphane Dion … faut le faire !!! Certains vont dire que le problème n’est peut-être pas aussi criant qu’il l’était au plan linguistique, que nous ne sommes pas confrontés aux mêmes problèmes que certains pays d’Europe, c’est vrai … je dis certains parce que si vous allez au Portugal, en Espagne, en Suède, entre autres, vous ne voyez même pas de femmes avec des hijab sur la rue. Mais comme le dit le proverbe … mieux vaut prévenir que guérir …
    Anecdote: Quand j’arrive à Dorval et que sur 9 agents de douanes, 4 sont femmes et que sur ces 4, 2 sont voilées (hijab), je me demande dans quel pays est-ce que j’arrive (même si ces agents relèvent du fédéral). Surtout qu’elles risquent de ne pas me regarder dans les yeux parce que je suis un homme. Cela ne correspond pas aux valeurs québécoises et je refuse personnellement de recevoir des services que je paie par mes impôts qui soient teintés par la religion.

    Bien à vous M.Lisée

  9. enfin! car dans les écoles et surtout dans les garderies, l’autorité n’a jamais d’effet neutre.
    En résumé, les masquerades religieuses, de toute nature, sont obsolètes et doivent être bannies de l’éducation et ce faisant aider à l’apprentissage du sens critique et du sens de la citoyenneté responsable.

  10. L’approche actuelle du Parti, j’imagine pour des raisons électorales à court terme ,me déçoit énormément et même me fait honte concernant les points suivants : 1) Interdire le tchador dans la fonction publique et éventuellement, après études, peut-être la burqa et le niqab dans l’espace publique est une obsession anti-féministe. Autrefois, dans les années 50 les curés, d’autorité ,aimaient bien interdire aux femmes de porter tantôt des manches longues, tantôt des shorts, tantôt des bikinis et des vêtements de couleur plutôt que noirs pendant l’année qui suivait le décès de leur mari. Ça me déçoit beaucoup que mon parti soit incapable de concevoir la laïcité sans recourir à ce genre d’interdictions faites aux femmes. Et ça me déçoit encore davantage que des femmes de mon parti cautionnent et approuvent ce genre de position.
    2) Pire, mon parti veut interdire aux nouvelles enseignantes du primaire et du secondaire et, possiblement après études, aux les éducatrices en garderie, le port d’un signe religieux et l’accepter pour les enseignantes déjà en fonction au nom de droits acquis. C’est d’abord une position discriminatoire à l’endroit des jeunes et une forme de harcèlement hypocrite. En effet, celle qui a porté le voile depuis l’adolescence et qui, aux termes de ses études universitaires, souhaite appliquer comme enseignante, devra se poser ce genre de question: est-ce que je peux me présenter à mon entrevue de sélection avec mon voile , si oui est-ce que je risque d’être mal perçue dès le départ? Pourquoi infliger à nos jeunes qui veulent débuter une vie professionnelle ce genre de souffrance morale ? Et vous répondrez peut-être : mais il faut commencer en quelque part pour établir l’interdiction des signes religieux au nom de la laïcité, on ne peut pas le faire pour les enseignantes déjà en poste parce qu’on veut respecter leurs droits acquis. Et bien voilà une autre belle hypocrisie. Pourquoi? Parce qu’ils n’y a pas de droits acquis dans ce domaine puisque la notion de droits acquis réfère à des droits prévus dans les conventions collectives et, à moins que je me trompe, il n’y a aucun article dans ces conventions qui protègent les vêtements religieux.
    Les enseignantes en poste ont plutôt des droits religieux prévus par les Chartes québécoise et canadienne, ce ne sont pas des droits acquis mais des droits universels protégés. Et les nouvelles enseignantes ont ces mêmes droits.
    Votre affaire ,je m’excuse de vous le dire, c’est du charabia caquiste qui déshonore mon parti.

    • Les enseignants n’ont pas le droit de laver le cerveau des enfants par l’affichage de leur religion à l’école

    • Désolé, mais il vous manque certaines pièces du puzzle. À moins que vous préfériez ne pas les voir.

    • Vous dites «Ça me déçoit beaucoup que mon parti soit incapable de concevoir la laïcité sans recourir à ce genre d’interdictions faites aux femmes.». Vous vous trompez de sujet. Notre parti n’interdit rien aux femmes. Au contraire, il interdit d’interdire aux femmes de s’habiller comme elle le veulent, comme tout le monde au Québec. Une femme qui porte le tchador, au Québec, le porte parce qu’on lui a interdit de s’habiller autrement. Et si elle le porte soi-disant volontairement, c’est qu’elle a intériorisé cette interdiction.

    • De Québec, désolée, dans les années 50, les curés n’avaient pas raison !

  11. Je suis déçue de votre attitude car j’ai l’impression que vous changez souvent d’avis sur la question identitaire. Bernard Drainville était sur la bonne voie, il lui suffisait simplement d’adopter une clause grand-mère pour faire en sorte qu’aucun congédiement n’ait lieu pour les employées de l’état qui portaient déjà des signes ostentatoires (voiles et autres).
    En tant que citoyenne, lorsque je rencontre une femme voilée, j’ai envie de l’accueillir dans mon pays par mon sourire, et très souvent je le fais. Jamais je n’oserais être impolie ou avoir un air réprobateur. Pourtant, il m’est impossible d’accepter le simple voile, même dans la sphère publique, parce que pour moi, il s’agit avant tout d’un signe politique et de discriminatoire. Si moi, j’ai les mains liées par mon envie d’accueillir l’autre, par ma politesse, par ma générosité, je compte sur mon gouvernement pour établir des balises claires et satisfaisantes, pas des attitudes molles, des pas en avant et d’autres en arrière. Mais je voudrais aussi que nos dirigeants prennent des mesures humanistes, c’est-à-dire qu’en présence d’une loi convenable interdisant le voile, tout geste ou manifestation d’intolérance par des simples citoyens envers les femmes porteuses de signes ostentatoires serait sévèrement sanctionné.

    • De Québec, avec tout mon respect Mme Meilleur, il me semble que maintenant tout est clair dans la proposition de M. Lisée. je ne crois pas qu’il changera d’idée maintenant que tout a été dit et écrit. Merci.

  12. Bonsoir de Québec. Je suis contente, M. Lisée, que vous preniez dans l’immédiat le temps de nous expliquer, avec vos collègues, ce que vous feriez sur ces sujets si vous prenez le pouvoir en 2018. C’est bien aussi de commencer aujourd’hui à en parler et d’agir. Oser. Réussir. Au moins avec le P.Q. on sait ce qui nous attend. Je vous en félicite et je suis d’accord avec vous sur toutes les actions que vous entreprendrez dans le présent et le futur. Je souligne particulièrement le changement sur les cours nommés pour nos jeunes et pour les adolescents. Au moins, ils arriveront dans la vie et dans leur travail moins démunis que je ne l’étais à cet âge ( j’ai 59 ans ) . Tout ceci tiendra la route si chacun et chacune y met du sien. Dans un avenir que je verrais meilleur, la distance entre les générations serait améliorée ! En tout cas, beau travail d’équipe et bravo. Maintenant que c’est défini ne reste que le mettre en pratique, ce que je nous et vous souhaite , d’ici deux ans environ.

  13. Mille fois bravo, M. Lisée, pour cette proposition réfléchie, équilibrée et porteuse d’un avenir serein! Merci infiniment de travailler si fort à la progression de notre nation et à l’instauration d’un climat de paix sociale rassurant pour tous les Québécois et Québécoises de bonne volonté.
    Bravo aussi à toute votre équipe. Vous nous redonnez espoir.

  14. Voici, bon enfin vous vous êtes fixés, et que l’on peut se fier de ce document pour entreprendre cette longue route avec vous tous et toutes du seul et vrai Parti Québécois…..mais attention à Québec Solidaire, ne cédez rien qui pourrait
    de nous bousculer le présent document…Je vous remercie, d’ici quelques jours
    j’irai chercher ma toute nouvelle carte de membre…voilà….

  15. Une première lecture et une première écoute me redonne confiance en ce parti que j’ai toujours appuyé depuis sa fondation et même avant avec le MSA, et que j’avais décidé de quitter tout récemment J’espère que nous ne plierons pas les genoux devant QS. Faisons aussi attention à la CAQ qui semble faire preuve de plus de courage que le PQ… À quoi nous sera utile de gagner une élection si c’est pour finalement disparaître dans un Canada anglicisé et islamisé dans les faits et dans les apparences ?

    Nous devons être ce que notre devoir passé, présent et futur nous demande d’être ! Nous serons davantage inclusifs si nous sommes capables d’affirmer clairement notre identité et nos valeurs historiques et modernes. Je suis membre personnellement d’une grande famille incluant des immigrants, conjoints, enfants, cousins/nes, de culture et de religion chrétiennes, musulmanes et juives. Et quelques athées. Nous sommes un laboratoire de bonne entente à cet égard, car nous avons tiré la ligne entre des pratiques et des croyances raisonnables et des pratiques et croyances radicales ! Notre micro société familiale intègre le modèle proposé par le PQ, en quelque sorte… Mais, c’est un point de départ !

  16. Le vivre-ensemble, pour la majorité des Québécois, ne consiste pas à vivre les uns à côté des autres mais bien plutôt permet à tous de vivre en Québécois.
    Depuis des années et des années, nous avons fait la peruve que nous étions un peuple accueillant, prêt à aider les nouveaux arrivants à s’intégrer à notre nation. Et des centaines de milliers de gens ont répondu à notre invitation. Certains se sont si bien intégrés qu’ils ont acquis une place en notre corps législatif. Comme des Houda-pepin; des Joseph Facal; des Maka Kotto et bien d’autres.
    C’est pourquoi la majorité des Québécois rejette le multiculturalisme qui permet et encourage de vivre les uns à côté des autres mais ne conduit jamais à développer des valeurs communes.
    D’ailleurs vous aviez, M. Lisée, aborder ce point en parlant de convergence lors de la course à la cheàfferie. Il faut continuer à le faire.Nous sommes tous Québécois. Nous devons tous être Québécois.

  17. Monsieur Lisée, ce que vous proposez me plaît en général mais je suis fort déçue que vous vous soyez rangé à la position de QS et d’Alexandre Cloutier au sujet du français. Je suis toujours d’avis que les cours de français obligatoires sont le seul moyen de franciser les immigrés.

    Une chose m’intrigue dans ceci: …«devoir de réserve, affirmant sa nette préférence pour la plus grande réserve possible dans l’affichage des convictions, politiques…» Politiques? Ce qui voudrait dire qu’un employé de la Fonction publique pourrait aller travailler en portant, par exemple, un t-shirt sur lequel serait affiché  » À bas le PQ, vive le PLQ »? Corrigez-moi si je me trompe.

  18. Question de vocabulaire.
    Pourquoi constamment qualigier de signes religieux les vêtements qui sont plutôt des signes politiques? La burqa, le niqab, le chador, le hijab, tous des signes politiques prônés par la confrérie des frères musulmans, organisme terroriste fondée en Égypte en 1928.

  19. Pourquoi reporter ces projets à plus tard alors qu’il serait grand temps de le faire au plus tôt. On marche toujours sur des œufs lorsqu’il s’agit d’établir des règles de laïcité. Je deviens impatiente…

    • De Québec, Mme Barnabé, il faut que le P.Q. soit au pouvoir pour faire ce qui est proposé par M. Lisée. Alors il faudra être un petit peu plus patiente…malheureusement. Et il faudra donner une belle majorité au parti pour ne pas avoir les mains liées. Merci !

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