Intégration réussie des personnes immigrantes – Le temps de l’action est venu

20 mesures pour l’emploi et le recul de la discrimination

« Allez aux présentoirs de chauffeurs de taxi et vous verrez des post-doctorants et des personnes détenant des maîtrises, puisque nous ne trouvons pas d’emplois ici. »

– Mohamed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique de Québec, 31 janvier 2017

Le Parti Québécois, très critique de l’inaction libérale en matière d’intégration au cours des 15 dernières années, estime que l’heure de l’action est venue et propose la mise en œuvre immédiate de 20 mesures urgentes pour assurer une meilleure intégration des Québécoises et des Québécois d’origines diverses, et le recul de la discrimination et du racisme.

Vingt mesures immédiates pour l’emploi et le recul du racisme et de la discrimination au Québec

Le Parti Québécois demande au gouvernement actuel d’agir immédiatement pour faire reculer la discrimination à l’embauche, dans le logement et ailleurs, en lançant une vaste campagne de sensibilisation et un plan d’action robuste en la matière.

Communiqué de presse : http://pq.org/nouvelle/integration-reussie-des-personnes-immigrantes-le-t/

Ce plan peut se déployer en quatre axes :

AXE I : INTÉGRER, C’EST ENFIN RECONNAÎTRE LES ACQUIS

La reconnaissance des acquis dans les institutions

Les immigrants montréalais, plus diplômés que ceux d’autres villes du continent, sont réduits au chômage dans une plus forte proportion qu’ailleurs, selon une étude de l’Institut du Québec (présidé par l’ex‑ministre libéral Raymond Bachand) datant de décembre dernier.

À tous les niveaux de scolarité, Montréal tire fortement de l’arrière par rapport aux 16 autres villes étudiées quant au taux de chômage des immigrants. Ce retard est plus marqué pour les immigrants possédant un diplôme universitaire non canadien.

Les auteurs citent deux raisons principales pour lesquelles ces immigrants peinent à trouver du travail :

  • le manque de reconnaissance des compétences et des diplômes étrangers;
  • le manque de reconnaissance de l’expérience de travail à l’étranger.

Le constat est clair : la non-reconnaissance des acquis et des compétences fait partie des obstacles majeurs auxquels sont confrontées les personnes immigrantes et réfugiées pour accéder à un emploi.

Sélectionnées sur la base de leurs diplômes et de leurs expériences dans leur pays d’origine, arrivées au Québec, ces personnes doivent faire face à une réalité complexe qui ne favorise en rien une reconnaissance de leurs acquis et compétences (RAC) : multiplicité des acteurs, secteurs limités assurant une RAC (professionnel/collégial), programmes favorisant une expérience de travail très restreints.

Face à la multiplicité des acteurs en matière de RAC, les immigrantes et immigrants font face à un véritable parcours du combattant.

Les programmes actuels

Il existe, au ministère de l’Éducation, un programme de reconnaissance des acquis – appelé RAC – dont les résultats sont encourageants. Il permet à l’adulte de faire reconnaître officiellement les compétences acquises grâce à des expériences de vie et de travail (bénévolat, travails antérieurs), en fonction d’un programme d’études. Il permet à plusieurs immigrants de faire reconnaître leurs acquis et leurs compétences de façon assez rapide et très adaptée.

Il est administré par le ministère de l’Éducation et permet aux commissions scolaires de reconnaître la qualification de niveau professionnel (DEP, ASP, AEP) et technique (DEC et AEC). Malheureusement, ce programme est sous-financé et inconnu d’un grand nombre d’organismes, y compris des agents d’Emploi‑Québec, qui devraient en être les principaux promoteurs. Conséquence : des immigrants sont dirigés vers les mauvaises ressources, plusieurs vont refaire des DEC, alors qu’ils auraient pu obtenir une reconnaissance beaucoup plus rapide.

À Montréal, l’organisme Qualification Montréal mène, avec Emploi‑Québec, un projet pilote qui offre une démarche intensive de RAC sur un an, avec un soutien financier. C’est le seul du genre au Québec, et il mériterait d’être étendu à tout le Québec.

Au niveau universitaire, les établissements ont leur propre système de reconnaissance avec leurs propres règles, qui manquent singulièrement de flexibilité et qui rendent encore plus complexe la trajectoire de l’immigrant.

La reconnaissance des acquis par entente entre pays

Le Québec a signé avec la France des accords de reconnaissance mutuelle couvrant 81 professions, métiers et fonctions. Ces ententes facilitent l’intégration des immigrants professionnels français qui s’installent au Québec et couvrent également les Français déjà établis au Québec au moment de leur signature.

Les Québécois d’origines marocaine, tunisienne et algérienne représentent la plus grande concentration de diplômés étrangers habitant au Québec. Ils seraient les plus grands bénéficiaires de la négociation de telles ententes avec leurs pays d’origine. En février 2014, les ministres du gouvernement Marois Diane De Courcy (Immigration) et Jean-François Lisée (Relations internationales) ont officiellement demandé aux représentants de ces trois pays d’ouvrir des négociations en ce sens, faisant de cette initiative la nouvelle priorité dans la négociation de telles ententes. Le gouvernement Couillard a mis un terme à ces pourparlers.

Propositions de l’axe I

INTÉGRER, C’EST ENFIN RECONNAÎTRE LES ACQUIS

  1. Instaurer un guichet unique de reconnaissance des acquis et mieux arrimer les différents systèmes de reconnaissance des acquis;
  2. Étendre le projet pilote de reconnaissance intensive des acquis mené actuellement par Qualification Montréal avec Emploi‑Québec, et en assurer le financement adéquat;
  3. Établir un cadre légal commun sur la reconnaissance des acquis et l’obtention de stages professionnels couvrant les universités et les ordres professionnels;
  4. Informer les candidats à l’immigration au moment de leur candidature des exigences qui seront requises pour la reconnaissance de leurs diplômes et de leurs qualifications, afin d’établir clairement les étapes à venir pour prévenir les échecs;
  5. Reprendre immédiatement la négociation interrompue il y a trois ans par le gouvernement libéral avec la Tunisie, le Maroc et l’Algérie pour des ententes de reconnaissance réciproque des compétences professionnelles.

AXE II : INTÉGRER, C’EST METTRE FIN AUX OBSTACLES STRUCTURELS À L’EMBAUCHE

Permettre une première expérience de travail

Malgré toutes les compétences requises, il demeure difficile pour un immigrant d’obtenir un emploi puisque les employeurs demandent une expérience de travail canadienne (selon une étude de l’Institut du Québec, décembre 2016). L’Ontario a interdit cette exigence. Pour certains immigrants, il est important d’obtenir une première expérience de travail, quelle qu’elle soit. Pour ce faire, il faut mieux appuyer les immigrants dans l’objectif d’obtenir une première expérience de travail.

Par exemple, le Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME), géré par Emploi‑Québec, permet une première expérience de travail concrète – ou un stage – au Québec dans le métier ou la profession d’origine de l’immigrant, grâce à une subvention gouvernementale. Selon l’ancienne et l’actuelle ministres de l’Immigration, le taux de rétention de ce programme aurait été estimé à 83 % pour la période 2012-2015. Cependant, le pourcentage de personnes éligibles reste très marginal relativement aux volumes d’immigration annuels de ces dernières années (900 à 1000 personnes immigrantes éligibles par année).

Sanctionner la discrimination à l’embauche

La chose n’est plus à démontrer : à compétences égales, le chercheur d’emploi qui a un nom étranger a moins de chances de passer les étapes d’entrevue et d’embauche.

Des expériences étrangères d’embauches à partir de CV anonymes donnent des résultats variés selon les pays et les méthodologies employées.

Une chose est certaine : le statu quo n’est pas tolérable.

En cette matière, deux approches doivent être menées en parallèle. D’une part, les entreprises doivent être encouragées à afficher une plus grande diversité dans leur main-d’œuvre. D’autre part, les entreprises qui discriminent sciemment à l’embauche doivent être sanctionnées.

Il est surprenant de noter que le ministère de la Santé envoie régulièrement des inspecteurs dans les dépanneurs pour tester l’application de l’interdiction de vente de cigarettes aux mineurs, avec des amendes allant de 2500 $ à 65 000 $, alors qu’il n’existe pas d’amende pour un employeur pris en flagrant délit de discrimination à l’embauche.

Faire des gestes sérieux pour que les salariés de l’État soient un reflet de la diversité québécoise

Devant la sous-représentation criante des minorités visibles et autres au sein de la fonction publique et parapublique québécoise, le gouvernement de Lucien Bouchard avait déterminé en 1999 que 25 % des nouvelles embauches devaient être issues des minorités, afin d’atteindre le plus rapidement possible la cible de 11 % de représentation parmi les salariés de l’État.

Une enquête de Radio-Canada, menée en janvier 2016, estime qu’on est loin du compte, avec seulement 5 % de représentants des minorités[1].

Par exemple, la Société des alcools du Québec ne compte que 38 membres d’une minorité visible parmi ses 6000 employés; elle devrait en embaucher 9 fois plus pour atteindre sa cible en accès à l’égalité. Hydro-Québec n’en compte que 312 parmi ses 20 000 employés, et devrait en engager 1000 pour respecter sa cible.

Il est évident que les mesures envisagées en 1999 n’ont pas été correctement appliquées depuis, et qu’une mise en œuvre plus robuste est nécessaire.

Propositions de l’axe II 

INTÉGRER, C’EST METTRE FIN AUX OBSTACLES STRUCTURELS À L’EMBAUCHE

  1. Interdire, comme en Ontario, la condition de première expérience canadienne de travail, qui est un réel obstacle à l’embauche pour les Québécois d’adoption;
  2. Bonifier substantiellement le Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) et autres programmes de stages ou de première expérience en entreprise.
  3. Établir un régime d’inspection et d’amendes significatives sanctionnant la discrimination à l’embauche;
  4. Mettre sur pied des projets pilotes de CV anonymes et offrir aux entreprises qui le désirent un service de présélection des candidats à l’embauche, géré par les centres locaux d’emploi, et ouvrant droit à un label « Embauche équitable » pour les entreprises participantes;
  5. Revoir en profondeur le programme d’embauche des minorités par l’État québécois, notamment en faisant de l’atteinte des objectifs un critère majeur d’avancement pour les cadres chargés du recrutement.

AXE III : INTÉGRER, C’EST LUTTER FERMEMENT CONTRE LE RACISME ET LA DISCRIMINATION

Le racisme, les préjugés, les amalgames… la société québécoise n’est pas exempte de ces travers, et il est essentiel de mener un combat constant contre les manifestations d’intolérance. L’État doit montrer l’exemple dans son propre comportement et dans les messages qu’il envoie à la société.

Une plaie : la discrimination liée au logement

Le tiers des plaintes reçues à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse concernant la discrimination en ce qui a trait au logement sont en lien avec le statut d’immigrant ou de minorité visible.

Les immigrants se retrouvent discriminés dans leur recherche de logement, et certaines communautés plus que d’autres.

Il existe des ressources pour les organismes, comme le Regroupement des organismes du Montréal ethnique pour le logement (ROMEL), qui aide à la recherche d’un logement et au suivi. Le ROMEL propose également un service de médiation entre les propriétaires et les locataires, tant sur le problème de la langue que sur des modalités du vivre‑ensemble dans un logement au Québec.

Propositions de l’axe III 

INTÉGRER, C’EST LUTTER FERMEMENT CONTRE LE RACISME ET LA DISCRIMINATION

  1. Il est urgent de lancer une vaste campagne de sensibilisation afin de vaincre la discrimination à l’embauche, dans le logement et ailleurs;
  2. Dans le cadre d’un nouveau cours sur la citoyenneté, au primaire et au secondaire, les valeurs démocratiques québécoises d’égalité entre Québécois de toutes provenances, d’implication démocratique, d’égalité entre hommes et femmes, doivent favoriser une culture qui rejette le racisme et la discrimination;
  3. Les échanges d’étudiants entre Montréal et les régions, au secondaire et au cégep, ainsi que la régionalisation de l’immigration doivent être promus pour susciter une meilleure connaissance des uns et des autres sur tout le territoire;
  4. Sur les réseaux sociaux, où des propos racistes sont fréquents, il faut encourager les citoyens à diffuser des contrediscours et à marginaliser les voix discriminatoires;
  5. 15. Dans le logement, il convient à la fois de renforcer les initiatives existantes de médiation entre les propriétaires et les locataires qui proviennent de la diversité, et de sanctionner, par des amendes, les propriétaires pris en flagrant délit de discrimination.

AXE IV : INTÉGRER, C’EST PRENDRE LES MOYENS D’INCLURE

Nous avons concentré les 15 premières propositions sur les aspects les plus saillants et les plus urgents pour assurer une meilleure intégration des Québécoises et des Québécois d’origines diverses.

Cependant, plusieurs autres volets sont tout aussi importants :

  1. Un chantier national de lutte contre l’analphabétisme qui aurait un impact positif pour l’enrichissement personnel et économique de l’ensemble des Québécois, y compris des Québécois d’adoption;
  2. Une réelle politique de francisation :
  • au point d’entrée, pour les futurs immigrants et réfugiés;
  • d’enseignement du français au travail, pour ceux et celles qui sont déjà chez nous;
  • une exigence de connaissance réelle du français pour les finissants des cégeps et des universités anglophones, donc une proportion significative d’allophones;
  • un cran d’arrêt à la pratique de nombreux employeurs réclamant la connaissance de l’anglais pour des tâches où cela n’est pas indiqué – ce qui exclut de nombreux allophones;
  • l’extension de la loi 101 pour assurer le français langue de travail dans les entreprises de 25 à 50 employés et dans celles à charte fédérale.
  1. Un engagement conséquent des partis politiques à intégrer un plus grand nombre de membres de la diversité dans leurs équipes de candidats, dans leurs cabinets politiques, dans leurs organisations internes;
  2. La promotion de membres de la diversité aux conseils d’administration d’organismes publics et parapublics, et la mise en valeur des entreprises dont les conseils d’administration sont plus représentatifs de la diversité;
  3. Une incitation à une plus grande présence des membres de la diversité dans les manifestations culturelles québécoises en tous genres.

[1] http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/760479/minorites-visibles-employes-quebec



21 réflexions au sujet de « Intégration réussie des personnes immigrantes – Le temps de l’action est venu »

  1. Comme mentionné, les universités et le gouvernement ont un passé dans la reconnaissance des acquis ! Il faut s’en inspirer, sans faire de dons à l’aveugle. Vous savez certes qu’il y a un marché noir de diplômes…

  2. j’ai pas encore lu ton lmail, j’hésite, je manques de temps, mais je sais une chose il n’y a pas que les immigrants, qui n’arrivent pas à trouver un emploi, moi aussi j’ai pas immigré plus loin que la ville, mais je suis passé par là.
    On travaille quant même, parce que travail et emploi c’est pas la même affaire, donc ceux et celles qui sont venus ici pour trouver un gagne pain assuré et qui trouvent que çà marche pas, peuvent se mettre à prier, à rêver, à cuisiner, à banbocher, à jaser, à faire des plans.
    C’est à qui la faute, c’est là que çà se corse

    • J’aime l’analyse que fait Jean-François Lisée et le ton utilisé pour expliquer ce qu’il entend promouvoir, tant dans la société québécoise que dans le PQ.

      A 74 ans, je suis toujours optimiste devant le positivisme. Merci, Jean-François.

  3. Nos partis politiques vont, à nouveau, aborder la question des religions face à l’état. Et possiblement vont-ils, comme toujours, temter de sauver la chèvre et le chou. Et la population va perdre les deux.
    Pourquoi ne pas mettre sur pied, immédiatement, une pétition qui demanderait une charte de laicité pour le Québec. Ce serait une merveilleuse façon de faire une première coalition. Ou même pourquoi ne pas proposer un référendum.
    Laicité ou Neutralité. Les deux camps pourraient faire valoir leur point de vue. Et la décision relèverait de la population.

  4. Malheureusement, monsieur Lisée, votre programme est irréaliste. Wrong problem, wrong solution… Vous voulez travailler pour l’intégration des minorités visibles, mais votre probléme n’est pas associé uniquement à ces minorités visibles. De plus, le problème n’est pas constitué par un prétendu racisme ou le nationalisme ethnique des Québécois. Oui, il y a beaucoup de racisme, nationalisme, etc., mais le vrai problème a des racines historiques, techniquement explicables, et il s’appelle la xénophobie. Je n’ai pas trouvé ce mot dans votre programme d’intégration…

    • De Québec, en tout respect Cristian lonita , je ne suis pas du tout de votre avis. Mais je suis compatissante envers vous. Je ne vois pas ce que la xénophobie ferait là. M. Lisée et le caucus ne sont pas xénophobes, pas plus que moi d’ailleurs. Je vis dans un appartement et j’ai des voisins de toutes races et religions et tout le monde se saluent et s’entraident par de petits gestes qui n’ont rien de xénophobe les uns envers les autres. Merci.

    • Il s’agit d’un malentendu et je voudrais expliquer mes mots pour éviter une mauvaise compréhension de mon observation. D’abord, il faut dire que cette observation vise uniquement le programme d’intégration proposé par M. Lisée. Pas de question de porter des accusations (ridicules) de xénophobie à l’adresse de M. Lisée, du caucus, des Québécois, etc. Soyons sérieux! Alors, je reviens à mon observation: toute forme de nationalisme englobe une certaine forme d’exclusivisme et xénophobie plus ou moins évidente. Le Québec n’est pas une exception. On retrouve cet aspect en Catalogne, au Pays basque, en Écosse, etc. C’est une réalité, je dirais naturelle, pas un problème en soi. Le problème (pour un projet de construction nationale) surgit lorsque la xénophobie devient un facteur de risque pour la cohérence et la crédibilité du projet nationaliste. Évidemment, on pourrait ignorer, minimiser ou rejeter toute observation ou discussion sur ce facteur de risque, mais les conséquences seront lourdes pour tout projet nationaliste. Maintenant, mon observation: le projet de M. Lisée ignore ce facteur. D’accord, M. Lisée est un homme politique expérimenté et a le droit d’avoir son choix. Mais son programme d’intégration est irréaliste. Alors, suis-je le grand méchant si je dis que l’empereur est nu? Si oui, comment expliquer l’échec des projets d’intégration proposés après la « Révolution tranquille »? Parce qu’il s’agit d’un échec, n’est-ce pas?

  5. Bravo pour ce programme d’intégration des immigrants. Je vis dans un milieu d’intégration des immigrants et c’est exactement ce qu’il leur faut. Espérons que toutes ces belles idées ne s’envoleront pas avec la prise du Pouvoir.
    Félicitations pour ces efforts de clarté et d’action.

  6. Échanges inter communautaires + cours de français+ activités d’intégration dans les centres communautaires et religieux

    Les femmes immigrantes au foyer et les personnes immigrantes qui ne travaillent pas sont susceptibles de vivre en retrait de la société toutefois ils fréquentent les centres communautaires ou religieux. Habituellement ces centres privilégient la culture du pays d’origine, ce qui est bien mais ils pourraient peut-être aussi être appelés à contribuer à l’intégration.

    Le discours public : les laïcités

    Il existe plus d’une forme de laïcité. Nous avons notre propre laïcité qui comprend : la monarchie et les droits de la personne dont le droit de pratique religieuse. Notre laïcité s’est développée en collaboration avec les groupes religieux, ce n’est qu’en 1999 que notre système scolaire est devenu non confessionnel. Notre modèle se rapproche de celui de l’Angleterre.

    Plusieurs réclament le modèle républicain français dont les origines sont forts différentes. Ce modèle prétend à une stricte séparation du religieux et de l’État. Toutefois, ceci n’est jamais tout a fait vrai puisque plusieurs croyants ne portent pas de symboles. C’est le cas notamment pour les dénominations protestantes aux États-Unis et même ici au Canada. D’ailleurs même les croyants peuvent fonder des partis politiques.

    Pour faire avancer le débat, il faudrait d’abord tenir compte de notre modèle, de ses avantages et désavantages et du cadre juridique en place qui limite ce qui peut être fait. La question de fond serait : en quoi le modèle de laïcité exclusive est-il supérieur au modèle de la laïcité ouverte?

  7. C’est dommage de présenter ça cette semaine. Ça laisse croire que les Québécois tués dans une mosquée la semaine dernière était mal intégrés.

    • Bonjour de Québec M. Auclair. Je veux ajouter que tous les médias ont bien fait savoir que les victimes avaient du travail et pas n’importe lequel. Un enseignait à l’Université Laval, un autre avait son propre commerce d’épicerie, etc… Tous étaient très bien intégrés dans leur communauté croyez-moi. Merci.

  8. La perception de la plupart des gens de mon entourage, à la lecture de ces propositions, c’est que, oui, nous pouvous faire plus et faire mieux. C’est tout le Québec qui y gagnera.
    Par ailleurs, il faudrait y ajouter trois autres ingrédients:
    —une meilleure sélection des personnes qui veulent venir chez nous;
    —une réduction du nombre des immigrants
    —l’obligation aux immigrants de s’inbtégrer à la nation québécoise.
    Plusieurs, actuellement, viennent au Canada. Si nous sommes maîtres de notre immigration, il faut que les gens qui viennent se joindre à nous savent qu’ils viennent au Québec pour vivre comme Québécois.

  9. Lorsqu’on affirme que Québec, au lieu de fixer des objectifs d’acceptation d’immigrants annuellement, il faudrait avant tout s’assurer que ces nouveaux québécois puissent à la fois avoir un accès rapide à la francisation et une possibilité de travailler dans le domaine de leur formation. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre d’immigrants accueillis, mais le nombre de nouveaux concitoyens qui réussissent à gagner leur vie et limiter au maximum le pourcentage d’entre eux qui soient obligés de quitter Québec pour trouver de l’emploi dans les autres provinces.
    Je suis inquiet du taux élevé du chômage dans les immigrants originaires du Maghreb qui parlent pourtant français comme nous. Personne n’ose le dire, mais je me pose la question suivante: dans les PME, est-ce qu’on ne craindrait pas de se faire imposer des accommodements déraisonnables qui les exposeraient aux foudres du tribunal des droits de la personne? Très rares sont les personnes qui exigent un local de prière, mais en l’absence de règles concernant les accommodements raisonnables, aucun employeur n’a la certitude qu’un jour, la commission des droits de la personne, en invoquant la Charte des droits et libertés ne lui reprochera pas de refuser de fournir un tel local.

  10. Mon point concerne l’application de la loi 101.
    Un immigrant qui suit des cours de français et qui se rend compte que dans une petite entreprise le français n’a pas sa place. Il doit se dire ces québécois nous incite à apprendre le français et une fois sur le marché du travail c’est l’anglais qui prédomine. Une vrai farce. Il doit rire de nous!

    D’autre part, notre premier ministre du Canada se complaît à dire : L’union dans la diversité. Le fédéral manque totalement de respect envers la diversité québécoise française en ignorant l’application de la loi dans les organismes à charte fédérale. Une vrai face. L’immigrant doit rire de nous encore et se dire c’est quoi l’utilité d’apprendre le français le Canada ne respecte pas la loi du Québec en matière de langue Alors un bon point dans votre démarche

  11. Le gouvernement du Québec est dirigé par un parti, dit le parti des affaires et par un pm, dont la profession est la plus réfractaire à la progression des immigrants dans des emplois répondant à leurs compétences.

    C’est bien beau de dire : Nous sommes pour l’augmentation de l’immigration, mais on n’est pas cabale de légiférer ou persuader nos principaux partenaires à respecter les compétences des gens de l’immigration.

    Les premiers gestes que doit prendre le pm Couillard, s’est d’éliminer l’obligation d’écrire son nom sur les offres d’emplois, de façon à ce que l’on ne rejette plus les emplois lorsque le nom n’est pas francophone.

    L’autre geste qui doit se faire en parallèle, si Philippe Couillard est sincère dans le respect des droits des minorités, c’est d’amener les professionnels du Québec au même niveau d’ouverture que c’est le cas en Ontario, tout en assurant les services en français.

    Fini les doubles discours et les accusations de discrimination des francophones à l’endroit des immigrants. Je suis un francophone et je tiens absolument à ce que les immigrants trouvent des emplois correspondant à leurs compétences.

    Chez Hydro-Québec Equipement, j’ai eu la chance de travailler avec de nombreux ingénieurs de multiples nationalités, et mes relations ont toujours été cordiales. Plusieurs me disaient même, monsieur Mainguy, vous avez des connaissances sur notre histoire, plus que d’autres Québécois de notre confrérie.

    Nous avions du temps où j’étais toujours actif, des ingénieurs avec des reconnaissances internationales pour la qualité de leurs travaux et de la maîtrise de leur science.

    Il y en a un actuelle, le Dr. Karim Zaghib et son équipe, qui ont développé ce qui devrait donner la SUPER BATTERIE au Fer-Lithium-Phosphate, dont Philippe Couillard a transféré dans les Pyrénées Atlantiques, un partenaire français pour développer la SUPER BATTERIE..

    Malheureusement, le gouvernement du Québec ne tient pas la population informée des progrès dans les Pyrénées Atlantique !

    RENÉ LÉVESQUE ; Un homme informé est un homme libre !
    Les choses ont bien changées.

  12. Pourquoi si ont est laïque , devrions nous pas abolir l’exemption de taxes aux communauté religieuse .Ce sont des citoyens a part égale , avec leur choix de religion .Ils devraient être traité de la même façon que tout le monde. Ceci éviterait que n’importe qui s’improvise une religion pour éviter les taxes et les impôts.
    Exemple: Le monstre des spaghetti volant. C’est tu assez beau comme non de religion. Dans le fond , c’est nous les nouilles qui payons taxes et impôts pouir eux.

  13. Bonsoir de Québec. C’est bien de faire le plus de propositions possibles et urgentes pour que le gouvernement se réveille et que les autres partis suivent. J’espère sincèrement que plusieurs d’entre elles feront l’unanimité à l’Assemblée Nationale si on veut vraiment avancer. La balle est dans le camp des autres partis, à eux d’en discuter et d’adhérer à plusieurs mesures que vous proposez. Félicitations à vous, Chef, et à tous vos collaborateurs pour cet excellent travail !

  14. C’est bien beau ce projet mais il faudrait peut-être régler avant les problèmes d’accomodements dans la société .Pour réussir il faut que la laicité soit reconnu car avec cette diversité culturelle il faut des règles claires pour que tous soit égaux quel que soit ces croyances spirituelles. Un employeur doit être en mesure de pouvoir assurer l’équité entre ses employés aussi même au sein de toute nos institutions publiques. L’individu doit primer avant tes croyances personnelles religieuses ou autre. On ne peut afficher dans nos milieux de travail nos convictions politiques alors ce serait équitable de faire la même chose pour les croyances spirituelles quels quel soit. Là le vivre ensemble réussira.

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