Le Québec dans le monde: Un remarquable rayonnement

L’extrait de mon discours du CORIM du 11 février portant sur le rayonnement international du Québec:

Verbatim : 

Imaginez un chercheur qui devrait décrire le Québec, mais sans y mettre les pieds et sans rien connaître de son économie ou de sa démographie. Il devrait décrire le Québec à partir de sa présence internationale. Il devrait, en fait, le déduire.

Suivant l’actualité cinématographique, il constaterait que chaque année depuis trois ans, un film québécois est en nomination aux Oscars pour le meilleur film étranger. Poursuivant ses recherches culturelles, il noterait que des Québécois sont chargés de créer les plus grandes productions du temps dans le temple newyorkais de l’Opéra, qu’ils occupent la place de choix à Las Vegas, que certains de leurs chanteurs dominent les marchés francophones et anglophones des ventes, que leurs troupes de danse sont reconnus de Philadelphie à Berlin. Il constaterait aussi que les meilleurs jazzmen, humoristes et contorsionnistes convergent, chaque année, vers la métropole québécoise pour partager leur art en au moins quatre langues : la musique, le fou-rire, l’anglais et, par-dessus tout, le français.

Notre chercheur saurait, car il a des comparables, que le Québec n’est pas une superpuissance culturelle, car il n’est ni Hollywood, ni Bollywood, ni Paris. Mais il conclurait que le Québec est une puissance culturelle.

Il devrait aussi remplir son calepin de notations économiques. Il apprendrait que dans les tunnels de métro de 40 villes et sur les chemins de fer de 21 pays, du Chili à l’Ouzbékistan, roulent pas moins de 100 000 véhicules portant un logo québécois, Bombardier.

Il apprendrait qu’en Aérospatiale, la métropole québécoise est sur le podium des trois grandes places mondiales et que des avions québécois sillonnent le ciel de 100 pays. Ils atterrissent dans des aéroports américains, russes ou africains. Des aéroports fabriqués par des ingénieurs québécois.

Il noterait aussi que le Québec est une référence en matière de coopératives. On lui dirait que 2800 coopératives du monde entier sont venues fêter à Lévis, en 2012, l’année internationale des coopératives. Et ils en sont revenus avec cette information étonnante que le premier employeur privé au Québec n’était pas Wal-Mart, comme ailleurs, mais une force financière majeure et coopérative, le Mouvement Desjardins. On lui dirait aussi que le Chantier de l’économie sociale du Québec est également un point de référence en la matière et accueillait, en 2011, ses collègues de 65 pays.

Continuant ses investigations, notre chercheur s’intéresserait au poids politique du Québec. À Washington, il apprendrait qu’un des plus grands accords de libre-échange de l’histoire récente, l’ALENA, n’existerait tout simplement pas sans le poids politique mis dans la balance par le Québec il y a bientôt 30 ans.

À Bruxelles, on lui expliquerait qu’un autre accord historique, en voie de négociation, entre toute l’Europe et le Canada, n’existe qu’à cause de la volonté du Québec de le voir émerger.

À Paris, on lui dirait que la force de caractère du Québec, incarnée par une certaine Louise Beaudoin, fut déterminante dans la conception d’une convention internationale protégeant la capacité des États à soutenir leurs cultures nationales. Convention d’abord portée par le Québec, la France et le Canada, puis par la Francophonie, puis par tous les pays du monde, sauf deux.

Dans plusieurs capitales africaines, il apprendrait que le Québec est un des gouvernements les plus influents d’une organisation qui en compte 77, l’Organisation Internationale de la Francophonie. L’OIF, dirigée magistralement par un grand sénégalais, Abdou Diouf, et secondé admirablement par un Québécois, Clément Duhaime.

À Haïti, au Maghreb, en Afrique sub-saharienne, on lui dirait que les Québécois de 65 organisations de coopération humanitaire membres de l’AQOCI aident des populations locales à devenir plus autonomes, sur tous les plans. Il apprendrait que l’an dernier seulement, le Directeur général des élections du Québec a accompagné la transition démocratique au Bénin, au Maroc, à Madagascar, au Mexique, au Gabon et au Burkina Faso, a aussi conseillé les Catalans, les Américains et les Français.

À Boston, la grande ville intellectuelle américaine, on lui dirait qu’elle ne connaît qu’une rivale, en termes de nombre d’universités, d’étudiants locaux et étrangers : Montréal.

S’intéressant à la science, on lui expliquerait qu’un Québécois, Pierre Dansereau, est le père de l’écologie, qu’un autre, Hans Seyle, a le premier décrit le stress, que le rachitisme a été battu en brèche parce que des chercheurs québécois ont su comment enrichir le lait. Il apprendrait qu’on a su dépister l’hypothyroïdie congénitale chez 150 millions de nouveaux nés grâce aux travaux de Jean-H Dussault. Ou encore que Bernard Belleau a conçu le 3TC, premier médicament mondialement utilisé contre le Sida. Au cours des 30 dernières années, grâce aux chercheurs québécois… … on comprend mieux les mécanismes de la douleur et la maladie d’Alzheimer, … on connaît des gènes prédisposant au cancer du sein, … on a découvert la capacité des neurones de se régénérer dans le système nerveux central, … on sait diagnostiquer précocement la scoliose et des infections bactériennes fulgurantes.

Et invente, pour les voitures électriques, les piles les plus performantes.

C’est la liste courte.

De retour dans son bureau, avec toutes ses notes, qu’en retiendrait-il notre chercheur ? Difficile à dire. Mais il est facile d’imaginer ce qu’il ne déduirait pas. Il ne croirait pas qu’un peuple de seulement 8 millions de personnes est responsable de tout ce rayonnement. Il ne croirait pas que le PIB de ce peuple ne le hisserait pas, au moins, dans le G20. Il aurait beaucoup de difficulté à comprendre que ce peuple n’est pas membre des Nations Unies et qu’il ne peut presque jamais voter dans les forums où se décident des grands enjeux où il a pourtant tant à dire et à offrir.

Il y a certainement une chose qu’il ne demanderait pas, et c’est la suivante : à quoi sert la politique internationale du Québec? Il verrait qu’elle est au service d’un remarquable foisonnement de création, d’une contribution significative à la vie internationale.



21 réflexions au sujet de « Le Québec dans le monde: Un remarquable rayonnement »

  1. Une brillante démonstration que cette conférence de même que celle intitulée «Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois». Le Québec par son poids et son influence aux plans politique, économique, scientifique et culturels pourrait aisément prendre sa place dans le concert des nations souveraines. Cela nous indique aussi que le modèle dit québécois, malgré quelques ratés, nous a tout de même bien servi au fil des ans.

    Comme partisan de longue date de l’indépendance du Québec, ce type de raisonnement est toutefois une arme à 2 tranchants. En faisant l’avocat du diable, si le Québec s’en tire si bien en régime fédéral, que le gouvernement du Québec soit libéral (2003-2012) ou péquiste (2012-…), pourquoi changer une formule «gagnante»? Parce que nous ferions encore mieux en tant qu’état souverain. Sans doute, mais est-ce que cela contrebalance les risques perçus d’une accession à l’indépendance, pour plusieurs électeurs hésitants. Pas sur.

    C’est tout le dilemne de la gouvernance par un parti souverainiste. Plus elle sera efficace, plus la nécessité de son projet politique fondamental apparaît moins urgente. Si l’on se limite à l’Europe qu’est-ce qui a alimenté la poussée vers l’indépendance de plusieurs nations au cours des dernières décennies, sinon une domination politique, économique ou culturelle jugée intolérable, dans un contexte de crise aigue (fin de l’URSS, de l’ex Yougoslavie, et à l’heure actuelle, Catalogne et Écosse). C’est lorsque le Québec vivra une vraie crise, comme celle subie présentement par plusieurs pays et régions européennes, qu’il sera disposé à faire le saut vers autre chose. Je le crois, mais ce serait irresponsable de le souhaiter. Entretemps, il faudra bien vivre avec cette contradiction.

  2. Pourquoi faut-il que la fierté québécoise et l’amour du Québec soient l’apanage des séparatistes ? Et que les râleurs, dénigreurs de tout genre soient tous derrière l’idée fédérale ? Comme si la détestation du Québec était un passage obligé …

  3. Tout ces beaux exemples de fierté sont magnifiques mais remis en perspective sur 30 ans et selon notre PIB, cela ne représente qu’environ 2 % de notre économie. Et ce 2 % a réussi trop souvent par des appuis financiers tirés à même les impots des travailleurs qui, aujourd’hui ne profite pas ou très peu de ces avancés.

    La fierté ne mène à rien si elle ne s’accompagne pas d’avancés concrètes pour la société qui lui a permis d’éclore. Ce ne sont pas les grands gestes et innovations qui font avancer un peuple mais bien une série de petits pas bien visibles chaque jour auprès de ces semblables. Je ne vois qu’un Québec qui refuse de se reprendre en main et revoir ses façons de faire, petit par la crainte de faire le bilan qui s’impose. La véritable fierté se retrouve dans la masse et nous devons lui permettre d’éclore. L’avenir n’est nullement fait de trophées du passé mais d’espoir dans nos actions présentes.

  4. C’est un discours de ministre. Un bon survol. Mais tout cela est évidemment incomplet, surtout dans un domaine que vs connaissez bien, les sciences humaines et sociales. Que va-t-il se passer avec les coupures dans les budgets des fonds de recherche (ex FQRS) et des universités?

  5. Brillant constat que la culture n’est aucunement menacée au Québec. Alors que le gouvernement le proclame haut et fort car c’est le contraire que le PQ proclame.

    • Il est un endroit ou votre enquêteur n’est pas allé, et c’est l’ONU. Le Québec en est absent, n’étant pas un pays mais une province. Comment écrire un tel texte sans faire la moindre allusion à la situation de sujétion du Québec. Tout cela décrit le Québec Inc, qui a mis toute son énergie à rechercher qui la reconnaissance internationale, qui le profit, mais sans en mettre à rechercher la seule reconnaisance de son peuple.

  6. Bravo. Vous faites une brillante démonstration à l’effet que la culture n’est d’aucune façon menacée au Québec. Le Gouvernement et le PQ devrait en faire mention avec plus de vigueur.

  7. Effectivement, vous avez raison, monsieur Lisée. Quiconque n’a jamais mis les pieds au Québec et ne se fie qu’à ce qu’on voit à l’étranger devrait en avoir une image positive. Ce n’est qu’en regardant les choses de plus près que les perceptions peuvent changer.

    Quand on voit que les producteurs de fromage ont besoin d’une taxe de 300% à l’importation pour survivre. Quand on voit qu’il faut limiter la production de lait pour empêcher la compétition entre les producteurs, compétition qui favoriserait les consommateurs (surtout les plus pauvres, il est important de le noter) au lieu des producteurs. Quand on voit que le film québécois le plus rentable de 2012 est « J’espère que tu vas bien ». Quand on voit que le Québec a le taux de chômage structurel le plus élevé du continent. Quand on voit le rendement de la CDP.

    Quand on voit tout ça, ça se peut que notre perception change.

    • Le taux de chômage au Québec est plus faible que le taux moyen du continent, ou même de l’Occident. En fait, le chômage est actuellement relativement faible au Québec.

      Taux de chômage :
      – Canada: 7,0 %
      – Québec: 7,1 %
      – Ontario: 7,7 %
      – États-Unis: 7,9 %
      – Union européenne: 10,7 % (décembre)

    • Vous avez parfaitement raison, le taux de chômage est actuellement plus faible au Québec qu’ailleurs en Amérique. Actuellement. C’est conjoncturel: c’est suite à la crise économique.

      Je voulais parler de chômage structurel. Prenez la moyenne sur 30 ans pour voir la tendance fondamentale plutôt que les hasards de la conjoncture actuelle. Vous verrez que le Québec arrive derrière toutes les juridictions de taille comparable.

    • Le problème c’est qu’on n’est plus en 1980 et que le monde a beaucoup changé depuis 30 ans.

      L’URSS n’existe plus.

      La Chine n’est plus un pays du tiers-monde.

      Presque tout le monde a un ordinateur et un téléphone cellulaire.

      Alors vis vieilles statistiques elles valent quoi d’après vous ?

      Vous ne le remarquez peut-être pas mais le Canada est sur le bords de l’implosion : http://www.vigile.net/Prets-pas-prets-l-independance-s,53526

    • Vos arguments sont bons. Je les accepte sans hésitation.

      Il est effectivement possible que les changements dans le reste du monde (Chine, URSS, reste du monde avec cellulaire) induisent un changement structurel qui fasse en sorte que le Québec soit maintenant la société de l’avenir en Amérique.

      Le problème, c’est que je suis bouché. Borné. Idéologique.

      Je crois que les perdants des 30 dernières années seront encore perdants durant les 30 prochaines.

      Il faudra attendre 30 ans pour savoir si j’ai raison. Je souhaite, pour mon porte-monnaie, avoir tort.

      Puissiez-vous avoir raison!

    • En passant: inutile d’essayer de me convaincre des bienfaits de l’indépendance: je suis déjà vendu à l’idée!

    • « Quand on voit que les producteurs de fromage ont besoin d’une taxe de 300% à l’importation pour survivre. Quand on voit qu’il faut limiter la production de lait pour empêcher la compétition entre les producteurs, compétition qui favoriserait les consommateurs (surtout les plus pauvres, il est important de le noter) au lieu des producteurs »
      J’en ai le ras le bol quand on s’en prend au producteur de lait, de porcs, ou de n’importe quoi. Lui que je viens de citer ne connaît pas grand chose à l’agriculture. Il s’en prend à plus petit que lui. De bas étage!

      D’abord, il n’y a aucun pays au monde qui expose son agriculture au loi du marché sauf certains pays du tiers monde que les néolibéraux leur préconisent le sacro-saint principe de l’offre et de la demande en transformant leurs cultures traditionnlles en monocultures (non écologiques), tout le contraire de ce qui pourrait nourrir les peuples d’Afrique. Même pas les USA, ni le Japon et ni l’Europe tout entière.

      En Second lieu, ces gens te nourrissent et tu mords la main de celui qui te nourrit et qui met des aliments dans ton assiette. Ces gens triment des 6 à 7 jours par semaine, 365 jours par année tout le contraire d’un intello vendu et brain-washé au sacro-saint principe de l’offre et de la demande qui bose 40 heures par semaine. Personnellement je n’ai rien contre ces gens qui me nourrissent et qui travaillent dur.

      Mon père était cultivateur et avait à l’époque un revenu annuel de 25,000$/année. La misère et la pauvreté quoi !

      Si tu veux défendre ton idée et si tu as le courage, fais un homme de toi et va crier dans les campagnes de la province de Québec tes récriminations contre le prix du fromage québécois. Va voir les producteurs de lait, va voir aussi les fromagiers. Je suis dégoûter d’un tel raisonnement.

  8. Merci M. Lisée pour toute cette information sur la créativité du peuple québécois. J’ignorais presque tout ça !
    Vraiment c’est une source de fierté ce matin.
    Merci et continuez votre blogue qui est toujours très intéressant.

  9. M. Lisée,
    À lire l’énumération de tout ce que les créateurs du Québec ont réalisé, je ne peux que constater que la Première ministre vous a nommé à la bonne fonction. Vous identifiez les secteurs dans lesquels le Québec innove et réalise des avancées qu’elles soient culturelles ou scientifiques. Merci de nous représenter d’aussi belle manière.

  10. M. Lisée,
    Sûrement que votre chercheur comprendrait aussi assez vite que le peuple Québécois se fait piller à mort dans la construction, domaine de l’informatique, dans la santé, l’évasion fiscale, subventions, redevances, hydro, caisse de dépôt, gestion de l’éducation et je pourrais continuer.
    Ce que moi je dirais à ce chercheur c’est ne venez pas vous installer ici à moins que vous avez une idée du comment on peut se sortir de ce cauchemar, parce qu’à date aucun gouvernement n’a la poigne assez coriace pour s’attaquer à ces élites imbues de ses privilèges au détriment de la classe moyenne. C’est un scandale digne d’un pays sous développé.
    Je vous dirai en terminant que nos espoirs ne sont pas au beau fixe, le peuple attend toujours ce gouvernement qui pourra prendre le taureau par les cornes avec courage et assurance pour qu’enfin les Québécois puissent se proclamer parmi les peuples fiers de ses réalisations en attendant nous ne sommes pas sur la bonne route.

    • Faire connaître le vrai visage de notre pays aux populations du monde entier en complément des visites que vous faites très bien d’ailleurs. Pour l’Inde, Hollande est passé après vous. Même s’il a été mauvais, il a tenté de parler anglais! Shame! Le Président a des avions rafales et des centrales nucléaires à vendre et l’Inde est demandeur. Vous êtes un bon « commis voyageur » avec le charisme et le bagout nécessaire pour vendre ce que les québécois savent faire. Continuez, ça va rapporter de l’argent aux pays et Madame Deschênes pourra être satisfaite le jour ou vous allez conclure des ventes de réalisations exportables. Propulsez le Québec sur la planète avec des moyens modernes comme une télévision par satellite reprise par les réseaux câblés et autres outils de diffusion. Maîtres chez nous, souverain dans son éditorial, de sa programmation…

    • Moi je vous demande de ne pas attendre qu’un gouvernement le fasse pour vous. Ça commence en chacun de nous la droiture et l’honnêteté et n’allez pas croire que la corruption est l’affaire du Québec, voyez autour de vous les scandales abondent et pas seulement dans les pays sous développés. Arrêtez de voir le négatif et travaillez dans le positif, c’est ce à quoi M. Lisée veut vous donner le goût je crois.

    • Je ne dénigre pas le travail de M. Lisée, j’ai à plusieurs reprises exprimé le savoir, savoir faire et savoir être de M. Lisée.
      Mais ne me demandé pas de faire de l’aveuglement je n’en ferai pas. Il est très évident pour moi que les Québécois sont remplis de talents, ceci je n’en doute pas. Ce qui me désole c’est que malgré tous ces talents, ce travail des gens, nous sommes dans la dèche.
      J’ai toujours dit, qu’il y a de l’argent au Québec mais force est de constater qu’on se fait voler, aussi qu’il y a tous ceux qui ne paient pas leur part. Je n’invente rien, cela est documenté.
      Tous les jours on apprend des malversations, ce matin on apprend que ce sont des millions qui s’envolent comme ça dans une clinique de chirurgie Rockland MD.
      Alors bien mal venu celui qui me dira que j’invente les histoires de M$ qui ne sont pas dans les coffres du gouvernement.
      Par contre on va demandé à ce bon peuple de se serrer la ceinture encore une fois sans avoir l’audace de rétablir les baisses d’impôts des plus riches qui ont culminé avec le gouvernemnt Charest.

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