La semaine du député de Rosemont

Semaine du 2 juin 2014

Déclaration soulignant la Semaine québécoise des personnes handicapées

J’ai profité de ma tribune à l’Assemblée nationale pour souligner la 18ème édition de la Semaine québécoise des personnes handicapées. J’ai remercié et salué Martin Deschamps, son porte-parole, ainsi que Stéphane Laporte, porte-parole du Prix À part entière rendant hommage à ceux qui contribuent à accroître la participation sociale des personnes handicapées. J’ai remercié les institutions, organismes et individus qui œuvrent pour améliorer leur quotidien et rendre notre société toujours plus inclusive. Enfin, j’ai tenu à exprimer ma solidarité envers les personnes handicapées au Québec et à souligner leur courage face aux défis qu’ils doivent relever à cause de leur différence.

Examen du projet de loi concernant l’inspecteur général de la Ville de Montréal

À plusieurs reprises cette semaine, j’ai siégé à la Commission de l’aménagement du territoire qui étudie en détail le projet de loi n° 1 sur l’inspecteur général de Montréal.  J’ai aussi longuement pris la parole mercredi soir au cours du débat sur l’adoption du principe de ce projet de loi.

J’ai commencé par remettre les pendules à l’heure sur le bilan du gouvernement libéral précédent en matière d’intégrité, notamment à propos de la création de l’UPAC et de la Commission Charbonneau. La première a été créée sous grâce à la pression exercée par les révélations journalistiques très embarrassantes pour l’administration publique dans le domaine de la construction. La seconde a vu le jour seulement parce que M. Duchesneau a agi comme dénonciateur en divulguant le rapport secret qu’il avait écrit pour le Ministre des Transports. En bref, le gouvernement Charest a été contraint et forcé à faire ce qu’il fallait faire pour endiguer la corruption. Enfin, j’ai rappelé qu’à ce jour, le Parti Libéral était le seul parti à avoir été perquisitionné par l’UPAC.

Je suis ensuite revenu sur le bilan du gouvernement du Parti Québécois dans la lutte à la corruption. J’ai rappelé que notre loi n° 1 a obligé les sociétés privées et les firmes d’ingénierie à se transformer de l’intérieur pour recouvrer le droit de faire des affaires avec l’État québécois. De plus, nous avons créé un mécanisme qui permet aux citoyens de faire relever un maire de ses fonctions quand il fait face à des accusations criminelles. Et finalement, nous avons limité les contributions politiques à 100 $ par année pour empêcher tout système de prête-nom.

J’ai tenu à rappeler que le projet de loi n° 1 reprend presque intégralement le projet de loi n° 73 du gouvernement du Parti Québécois. Par conséquent, je ne pouvais que me satisfaire de le voir déposé si rapidement. Tout d’abord, les mandats de l’inspecteur général sont repris à l’identique, il devra surveiller les contrats et leur exécution, recommander des mesures en faveur de l’intégrité et former les intervenants municipaux sur ces questions. Les moyens qui lui sont accordés sont également les mêmes, il pourra investiguer et interroger des personnes morales, donc les entreprises qui ont des liens contractuels avec la ville, mais aussi les sous-contractants.

Cependant, le nouveau gouvernement a introduit une modification importante avec laquelle nous divergeons. Le projet de loi n° 1 ne permet pas à un dénonciateur de transmettre à l’inspecteur général des documents laissant planer des soupçons de fraude concernant la Ville et un organisme public québécois sur son territoire (école, Commission scolaire, hôpital). C’est un problème qui a été souligné par la Commission d’accès à l’information, parce qu’il laisse place à beaucoup d’interprétation et ne favorise pas la transparence. De plus, le projet de loi rend le dénonciateur vulnérable à des sanctions pour une dénonciation de ce type.

J’ai donc soutenu la Commission d’accès à l’information qui a proposé au Ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire d’enlever cette disposition au complet. Cela encouragerait les dénonciateurs et permettra à l’inspecteur général de recevoir le plus d’informations possibles et faire le tri dans celles-ci. Enfin, cela montrerait que le gouvernement fait confiance à la Ville de Montréal pour lutter contre la corruption sur son territoire.

Vous pouvez lire sur mon blogue le verbatim de mon intervention.

La Commission a finalement complété jeudi soir l’étude détaillée du projet de loi n° 1 et je pense que l’ensemble de l’œuvre est à la hauteur de notre volonté collective de doter la métropole de cette institution qu’elle a réclamée, même si nous aurions préféré une meilleure protection des dénonciateurs. Le débat continuera la semaine prochaine en chambre et j’espère que le Ministre prendra en compte nos critiques et nos suggestions.

Réactions aux mesures budgétaires touchant le financement des organismes communautaires et la lutte à l’itinérance

Tout d’abord, j’ai eu l’occasion de réagir au budget 2014-2015 révélé mercredi, en questionnant le gouvernement sur les engagements qu’il avait pris en matière de services sociaux et qu’il n’a pas tenus. J’ai demandé au gouvernement pourquoi il n’avait pas prévu d’augmenter le financement des organismes communautaires et de la lutte à l’itinérance comme il s’était engagé à le faire. Je lui ai demandé pourquoi il avait finalement imposé un cran d’arrêt à l’espoir de faire reculer l’itinérance au Québec. Visiblement, pour les itinérants et les organismes communautaires, les années libérales seront des années de plomb, à cause d’un manque de volonté politique.

J’ai également publié un communiqué sur le sujet, dans lequel je constate que le gouvernement a déçu les attentes des organismes communautaires et de la Ville de Montréal. En effet, en refusant d’investir les 80 millions nécessaires pour faire reculer l’itinérance et soutenir les Québécois les plus fragiles, il rejette les propositions modestes, mais consensuelles qui auraient amélioré leur sort dès cette année. De plus, le gouvernement a annoncé 250 logements en moins pour la lutte à l’itinérance par rapport à l’objectif qu’avait fixé le Parti Québécois. La Politique nationale de lutte à l’itinérance que nous avions annoncée est pour ainsi dire abandonnée. Pour nous, ce cran d’arrêt est contreproductif, car les sommes économisées aujourd’hui dans la prévention se traduiront par des dépenses beaucoup plus considérables dans la gestion de l’augmentation de l’itinérance et de la pauvreté. Enfin, j’ai voulu préciser que l’investissement de 8 millions annoncé pour les organismes communautaires était déjà prévu par le plan d’action libéral de 2010 et ne répond en rien aux objectifs identifiés par tous les intervenants du milieu.

 

Conférence Régionale des Élus de Montréal

J’ai siégé au Conseil d’administration de la Conférence Régionale des Élus de Montréal vendredi. La CRÉ montréalaise est une instance de concertation regroupant les élus municipaux et provinciaux ainsi que des représentants socioéconomiques. Elle a le mandat de favoriser de développement régional de Montréal en initiant des projets innovants et en conseillant le gouvernement sur les questions montréalaises.

Rencontre du Parti québécois à Drummondville

Finalement ce samedi j’étais à Drummondville pour la Conférence des présidentes et présidents de circonscription. Un très bel hommage a été rendu à Pauline Marois, dont c’était le dernier jour comme chef du Parti.

Dans la journée, les délégués ont débattu et adopté une importante résolution demandant l’étude de tous les scénarios en vue de la course au leadership, y compris celle d’une élection ouverte aux électeurs, comme il en est question ici.

C’est une excellente nouvelle. Le premier grand débat du PQ depuis la défaite pose la question essentielle: celle de sa reconnexion avec l’électorat.  Ce 7 juin était une très bonne journée pour le Parti québécois et pour son avenir.



11 réflexions au sujet de « La semaine du député de Rosemont »

  1. Je pense aux 24/35 ans et je sais que j’ai affaire à des adultes qui s’affirment dans leurs opinions et qui portent déjà tout un bagage de vécus qui leur donne une assurance avec laquelle je transige dans le plus grand respect de nos divergences, s’il se trouve qu’il y en a. Je n’ai jamais eu trop de mal à m’ajuster aux jeunes générations, parce que curieusement (jusqu’à tout récemment du moins) je me considérais comme encore jeune. Je ne tenais pas compte de l’âge! Dans ma tête, seul l’esprit comptait pour quelque chose. Et avoir l’esprit progressiste, ç´était avoir l’esprit encore jeune. Et puis Paf!!!… Tout d’un coup j’suis devenu vieux. Je suis pourtant toujours aussi progressiste. Mais semble-il que je n’ai pas le bénéfice de la lettre X,Y, ou Z. Alors le « Boum » de boomer résonne maintenant dans ma tête comme une sentence implacable et le choc est d’autant plus violent que je n’ai rien vu venir. Les 18/24 ans, apparemment, serait déjà rendus ailleurs!… Selon toutes apparences, ça se serait produit pendant que je me bercais tranquillement de douces illusions, confiant dans le fait que le progrès, s’il se montrait parfois hésitant, poursuivait tout de même son cheminement, toujours dans le même sens. Hé bien non!…. Me voilà maintenant confronté au fait de me voir basculer du côté de ceux que je qualifiais moi-même de « vieux chr**** » , y a pas si longtemps….. Ç´est un constat du réel que j’assume. Ai-je le choix?… Cependant!… Puisqu’il est question de « reconnection » , ce questionnement m’a rammené à moi-même et à ce que je vis sur un plan tout à fait personnel dans ma relation avec mon fils. Est-ce que je lui ai assez dit, jusqu’à quel point, ç´est lui qui m’aide à continuer de grandir? Ç´est lui qui fait que lorsque je pense à lui, je me vois forçé de me percevoir comme un père, et que ç´est à mes yeux quelque chose qui me grandit….. avec lui!.. À l’encontre de toutes les traces d’immamaturité qui, immanquablement, persistent dans mon égo, ç´est grâce à lui, et avec lui, que je veux continuer de grandir, et que je me pardonne aussi mes erreurs du passé. À lui seul, il justifie bien des errements et des faux pas. Je ne lui demande pas de partager ni mes idées ni mes projets. Il s’est avéré aussi que je pouvais l’aimer tout autant comme il est, que s’il avait été celui que j’avais rêvé qu’il serait. Bon!… Je ne suis pas non plus un père parfait. Et souvent je me sens coupable de ne pas me rendre aussi disponible que je le devrais envers ses intérêts à lui. Je suis bel et bien, comme tous et chacun, bien plus porté à vouloir transmettre les miens, mes intérêts, qu’à m’ouvrir à ce qui m’est étranger. Bien que je sache depuis toujours, que là encore, ce n’est qu’un réflexe de vieux con. On vieilli, le temps presse et le sentiment qu’on n’assouvira jamais ce vers quoi on aspire ne devrait pas nous faire oublier que ç´est dans l’abnégation que l’on a le plus à donner (ou à transmettre).

  2. Suite aux propos d’un ministre conservateur à la Conférence de Montréal, au sujet de la faiblesse de la croissance des économies ontarienne et québécoise, M. Leitao, ministre des finances du Québec, relie cette faiblesse à la pénible relance de l’économie des États-Unis et à la relance de nos exportations vers ce pays, principal partenaire économique du Québec. Curieux, Madame Marois et le gouvernement péquiste ne sont plus la cause de tous les maux … ???

  3. La stratégie des médias c’est de profiter du crash du PQ dans les sondages pour l’abattre le plus rapidement possible. Les propriétaires privés des médias rêvent d’un bipartisme de partis frères comme le PLQ et la CAQ même si ce dernier parti serait encore plus à droite. Deux partis qui se ressemblent passablement, le prétendu nationalisme québécois caquiste est pour l’essentiel jusqu’à preuve difficile du contraire de la récupération du vote péquiste chez les jeunes les plus nationalistes, cela a marché pour Legault le 7 avril qui a profité aussi du désastre tout court de la campagne péquiste.

    Médias privés et Radio Canada par son mandat qui est encore plus du même acabit donc ne feront pas de cadeaux au PQ.
    Si le PQ se fait oublier ou est oublié médiatiquement jusqu’en novembre.Avec primaires possiblement, la réflexion pourrait amener la course à la chefferie sa conclusion en mai 2015? Plus vite.

    • Ou au plus tard, une course en fin novembre 2015, l’élection *fédérale ayant lieu en octobre. Plutôt novembre 015 parce que le parti doit réfléchir à ses axes principaux, parce que les candidats doivent se préparer.

      Dans les circonstances à défaut de souveraineté, PQ nationaliste face à QS et la CAQ qui sont dans l’axe gauche droite.

      Si le PQ se présente de centre gauche contre la gauche trop appuyée de QS mais social démocrate. Si le PQ se présente nationaliste et seul parti l’étant vraiment pour un bon bout de temps pour mettre fin à sa valse hésitation des 19 dernières années cela lui demandera du courage. C’est la première question. Nous pouvons être personnellement pour la souveraineté et constater sèchement que la priorité est d’agir politiquement et culturellement selon la voie pragmatique de Camil Laurin avec la loi 101.

      -Priorité nationale à défaut d’être souverainiste.

      -Priorité au rassemblement pour le PQ avec un chef qui se fait comprendre et apprécier.

      Cela peut être un des noms que nous connaissons comme une personne inattendue de l’extérieur de la députation qui fait rarissime se déclare candidat. Les électeurs du noyau péquiste membres et non membres sont ouverts aux noms actuels dont J.F.Lisée et P.K.Péladeau qui (ce dernier doit se faire mieux connaître et apprendre l’ABC politique) néanmoins sont a priori pas si connus de tout le peuple. C’est l’utilité d’une course justement.

      L’élection *fédérale? il y a l’hypothèque du Bloc qui doit au minimum se maintenir à 22% ou préférablement atteindre au moins 26% des suffrages par rapport à 2011. Car la chefferie péquiste doit éviter de se faire plomber par un mauvais score du Bloc.

      Commentaire un peu contradictoire de gérant d’estrade? Oui, des éléments ressortent pourtant.

  4. «Un très bel hommage a été rendu à Pauline Marois, dont c’était le dernier jour comme chef du Parti.»

    En effet. J’ai bien apprécié le commentaire de Lise Payette. Parcontre, très peu delui de Mme Marois qui, comme Piaf, à la fin de sa vie, déclare: «Je ne regrette rien». J’ai été déçu car la défaite cuisante d’avril 2014, nous la devons entièrement à Pauline, à ses conseillers et à ses stratèges. Elle aurait pu au moins l’admettre, même si elle n’a aucun regret!

    «Le premier grand débat du PQ depuis la défaite pose la question essentielle: celle de sa reconnexion avec l’électorat.»

    Eh oui, le point essentiel, mais comment alllez-vous faire? Avez-vous déjà élaboré quelques pistes de travail?

    • Elle a bien dit qu’elle prenait la responsabilité de la défaite. Elle
      affirmait n’avoir aucun regret d’avoir mené une carrière enviable
      et intègre ceci pour encourager les femmes à prendre leur place.
      Louise Beaudoin a expliqué ses errements par le fait qu’elle a
      été trop longtemps seconde et n’aurait pas pu acquérir toute l’assurance requise pour une Première Ministre. Etant femme,
      je me doute des difficultés qu’elle a rencontrées et je ne tente
      pas de l’assassiner comme on le fait depuis le début. Je recon-
      nais ses qualités indéniables. Et sa sérénité peu commune.

    • J’ai mené une carrière de 35 ans en éducation, et il ne me viendrait jamais à l’esprit d’affirmer que je n’ai aucun regret. C’est une forme d’inconscience qui me dépasse. Votre propos louangeur à son égard n’atténue en rien les manquements qui ont marqué ca carrière. Honnêtement, elle a voulu paraphraser une grande Dame de la chanson, sans y mettre aucun bémol, et ça ne passe pas le test.

    • Lors des élections, tout est affaire de perception. Les libéraux, les médias et nos propres porte-paroles (PQ) ont réussi à faire croire que le PQ ne faisait que manipuler l’électorat. Les récents propos de Madame Marois concernant la semaine avant le 7 avril nous montrent qu’elle était complètement «dans le champ» … je n’ose parler encore de son petit doigt !… Comment les stratèges, la direction du parti, les candidats, les directions et les permanents de comtés ont-ils pu occulter ce que tout le monde sentait ;;; le PLQ majoritaire ou minoritaire …?. Madame Marois était-elle isolée, inaccessible? Voulait-on la voir se casser le cou? Je n’ose le croire.

      Je suis allé au bureau électoral de comté (Rosemont) deux semaines avant les élections, et les permanents qui s’y trouvaient croyaient encore au miracle! Un illettré libéral (il fallait l’entendre au débat pré-électoral … ) a failli battre J F Lisée Et on me fera croire que personne ne savait!!! WOW! Je me pose une question cruelle mais simple, en tant que membre du PQ, Des gens aussi aveugles (pardonnez ma franchise) peuvent-ils diriger un pays? Le PQ a besoin d’un renouveau non seulement sur les plan des idées (on se répète ça depuis M. Landry…) mais aussi sur le plan de la «machine électorale».

      Une idée à transmettre aux dirigeants et permanents du PQ: cessez d’avoir peur d’être infiltrés … la proposition concernant l’élection à la chefferie va dans ce sens.

    • Monsieur Blanchi,

      Voilà la question qu’il faudrait poser à monsieur Lisée, mais il n’y répondra pas. J’aimerais pourtant…

      «Des gens aussi aveugles (pardonnez ma franchise) peuvent-ils diriger un pays?»

  5. Reconnexion avec l’électorat, bien.

    À écouter les médias, il n’y aurait plus que deux partis:
    – la CAQ, fédéraliste et de droite
    – le PLQ, fédéraliste et de droite.

    Les Québécois auraient donc le choix entre deux partis fédéraliste de droite!!!!

    Il est douteux que QS et ON (8% du vote total) soient des alternatives comme partis de gouvernement…

    C’est pourquoi le PQ doit s’affirmer souverainiste et social-démocrate.

    • J’ai oublié le « s » à fédéraliste, mais les fédéralistes sont tellement unitaires.

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