La Semaine du Député de Rosemont

Beaucoup d’énergie consacrée, cette semaine, à la défense de groupes qui sont victimes des réformes austères du gouvernement Couillard, dans Rosemont et à Québec.

Réforme de la santé: la boîte à surprise du ministre Barrette

Nous avons entamé l’importante consultation parlementaire sur le projet de loi 20, par lequel le ministre Barrette veut imposer des quotas de patients aux médecins québécois et restreindre considérablement l’accès aux services de procréation assistée. Les auditions doivent se poursuivre jusqu’au 25 mars. Rappelons que le ministre désire que ce projet de loi soit adopté d’ici juin, ce qui laisse planer la menace d’un second bâillon.

Tous s’entendent: le grand problème de la santé au Québec est la difficulté d’avoir accès à son médecin. Le remède proposé par le ministre risque cependant de provoquer de nombreux effets pervers. Pour contourner la règle, et éviter une sanction de 30% de réduction de revenus, des médecins seront tentés de n’inscrire, sur leur liste de patients, que les cas les moins lourds.

Le ministre affirme qu’il va « pondérer » les quotas selon la lourdeur des cas. Mais comment ? Il refuse de déposer les règlements, nous donnant ainsi une coquille vide sur laquelle nous pencher en commission parlementaire. On ne peut pas comprendre quel sera concrètement l’impact sur la population si on n’a pas accès aux projets de règlements qui sont déjà en référence pour 36 articles du projet. Vous pouvez lire le communiqué de presse à ce sujet.

Voici un extrait de la commission parlementaire où je questionne Madame Isabelle Girard de l’Association des cliniques médicales du Québec (ACMQ) au sujet de la privatisation du revenu du médecin et de socialisation des dépenses des cliniques médicales:

 

Coupes à l’aide sociale: Une machine à créer de l’itinérance

En compagnie de représentants de l’Association québécoise des centres d’intervention en dépendance (AQCID), de mon collègue Harold Lebel et de Manon Massé de Québec solidaire, nous avons dénoncé avec force les coupes à l’aide sociale, lors d’un point de presse. Avec leurs prestations d’aide sociale actuelles, des personnes tentant de sortir de leur situation de dépendance réussissent à participer aux programmes et à prendre le chemin de l’inclusion sociale. Le gouvernement libéral a cependant décidé de leur couper les vivres et de réduire leurs prestations, de 20 % à 80 %, selon les cas.

Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale ne fait qu’appliquer aveuglément les coupes réclamées par le Conseil du trésor; toutefois, avec la ministre responsable des Services sociaux, il devrait au moins tenter d’expliquer à son collègue Martin Coiteux du Trésor quels seront les effets néfastes de la mesure. Plus de détails disponibles dans le communiqué de presse émis à ce sujet. Si vous voulez dénoncer cette situation, je vous invite à signer la pétition «Retrait du projet de modification du règlement sur l’aide aux personnes et aux familles».

11e édition du Concours Entrepreneurs en action! de la CDEC

2015-02-25 CDEC galaMercredi soir, j’ai eu le plaisir de prendre part au gala du Concours Entrepreneurs en action! de la CDEC de Rosemont La Petite Patrie.  Ce concours est l’occasion de célébrer les projets novateurs menés par des entrepreneurs talentueux et audacieux.

Cette année, les prix des députés a été remis à Familles en équilibre .Familles en équilibre est un organisme à but non lucratif qui offrent des services de psychoéducation aux familles ayant un enfant âgé entre 0-12 ans.

J’en ai profité pour dénoncer la décision du gouvernement libéral d’abolir les CDEC et les CLD du Québec, et appeler l’administration Coderre à financer pleinement les organismes qui prendront le relais sur le territoire montréalais.

Politique nationale de lutte à l’itinérance: un amer premier anniversaire

Jeudi matin, j’ai participé à un point de presse, conjointement avec le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ), afin de souligner le premier anniversaire de la Politique nationale de lutte à l’itinérance. Nous dressons un bilan négatif de de cette première année de la Politique, notamment parce que les moyens l’accompagnant sont insuffisants. Voici le point de presse donné en matinée:

Nous déplorons aussi que la ministre Lucie Charlebois ait abdiqué devant le gouvernement fédéral et abandonné l’approche québécoise en matière d’itinérance en signant une mauvaise entente concernant le financement de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) . (voir le communiqué de presse).  Ainsi, plusieurs organismes de lutte à l’itinérance sont menacés parce qu’ils n’offrent pas exclusivement du logement. Ici-bas, mes questions à ce sujet à la ministre Lucie Charlebois:

Abolition des Conférences Régionale des Élus: outrage au parlement

De retour à Montréal, j’ai rencontré vendredi le Conseil d’administration de la la CRÉ de Montréal.  Le gouvernement Couillard a décidé d’abolir ces organismes de concertation régionale, mais à Montréal la CRÉ va renaître sous une nouvelle forme: « Concertation Montréal ».

La méthode utilisée par le ministre Pierre Moreau pour précipiter la fermeture des CRÉ avant même l’adoption de la loi (PL 28) qui lui en donnerait le droit pose un énorme problème de légitimité et de légalité.

Le PL 28 n’a pourtant pas encore traversé l’étape de l’adoption du principe! Le ministre Moreau semble tout de même préparer des plans de fermeture des CRÉ et un avis de licenciement des employés.

Notre leader parlementaire, Agnès Maltais, a même soulevé cette question devant le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, en affirmant que le ministre s’est rendu coupable d’un véritable outrage au parlement. Le président  devra rendre sa décision au retour de l’Assemblée, le 17 mars.


Vendredi: rencontres dans Rosemont

  • Des nouvelles du Parc Olympique

Je me suis par la suite dirigé vers le Stade Olympique pour aller à la rencontre Michel Labrecque, président de la Régie des installations olympiques afin de procéder à une mise à jour des dossiers. Pour le Stade et l’Esplanade, beaucoup d’animation à venir dans les prochains mois. Et 2016 sera l’occasion de célébrer le 40e anniversaire des Jeux Olympiques de Montréal!

M. Labrecque m’a également mis au fait de l’état actuel du toit du stade et du moment où la RIO déposera un nouveau projet de toit au gouvernement, d’ici la fin de l’année.

* A cause du PLQ, des centaines de jeunes exclus des services du Carrefour Jeunesse Emploi

Dans ses nombreuses mesures d’austérité, le gouvernement libéral n’épargne personne, même pas les jeunes. Avec les modifications apportées au mode de financement des Centre Jeunesse d’emploi (CJE) – qui doivent désormais desservir principalement les jeunes les bénéficiaires d’aide sociale-, le gouvernement a frappé de plein fouet les Centres CJE.

Des jeunes se verront exclus des services offerts, ce qui dans le contexte actuel où s’accumulent les pertes d’emplois dans toutes les régions du Québec, est inacceptable. Plus que jamais les jeunes ont besoin de tous les services possibles pour intégrer le marché du travail.

Afin de parler de ces enjeux, je me suis entretenu avec Marie-Josée Dubois  du Groupe conseil St-Denis, organismes chapeautant le Centre Jeunesse Emploi de Rosemont-la-Petite-patrie (CJERPP). À Rosemont, c’est 50% des jeunes bénéficiant d’interventions directs qui ne seront plus admissibles aux services du CJE et c’est également  la fin d’ententes avec des groupes communautaires de Rosemont qui intervenaient auprès de clientèles cibles. 2015-02-27 CJE

Journée citoyenne dans Rosemont

Ce samedi, de neuf à cinq, j’ai été disponible pour rencontrer sans rendez-vous les citoyens ou les organismes de Rosemont qui souhaitaient discuter avec moi.

Parmi les sujets: accès au logement, aidants naturels, réforme à l’aide sociale, les questions entourant le vivre ensemble et la diversité, aide à l’entrepreneuriat, mesures pour lutter contre l’isolement des aînés,  et beaucoup de convivialité !



9 réflexions au sujet de « La Semaine du Député de Rosemont »

  1. La semaine du député de Rosemont, commence à me manquer rien qu’un peu, je suis de Taschereau. Je peux continuer à vivre sans et trouver ailleurs sinon en moi ce qui me donnait un méchant espoir d’autrement ici pour la suite du Québec d’abord, du monde ensuite.

    Jean-Martin s’étant retiré et Sol et compagnie n’ayant pas réussi à faire revivre une poussée remarquable de jeune maturité et de patriotisme, je suis soucieux de notre régénération soutenue insuffisamment mais sérieusement par le PQ mais remis darwinnement en question par le PLQ. Un retour à la sélection naturelle; aucun lien avec Darwin de Jeanne Émard.

    Vous faites votre large part en ce sens, j’apprécie. L’ISQ me révèle que l’on ne vous suit pas et notre déficit démographique toutes nations confondues, sauf Les Premières, pour vous copier, «a de beaux jours devant lui». C’est pas PKP qui va dire le contraire, sans se faire lapider par des laïcs cependant, sans parler des féministes d’habitude ou d’opportunisme plutôt que de lucidité.

    Pour avoir lu vos Sortie de secours, Nous, Pour une gauche efficace, Troisième millénaire, je passe l’évidence, votre blogue et votre Journal, je demeure disponible à oeuvrer au troisième millénaire qu’en autographie, vous m’avez souhaité j’imagine au Salon du livre de Québec 2011, rigolo et Jean-François Liséegrisant !

    Ou crissant ? pourquoi 1 seul s ? Ah ! Je pige ! grisant dans le sens de grisonnant.

    Ah ! ces intellectuels !

  2. J’aimerais avoir votre opinion:

    Il y a une chose qui m’achale dans cette course à la direction: alors que le PQ avait, jusqu’à Pauline Marois, élu un chef qui défendrait la position du PARTI, il semble que la tendance soit maintenant que ce serait le parti qui défendrait la position du / de la chef.

    Dans le PQ, le chef était un porte-parole du parti. Un qui pouvait donner de l’énergie aux troupes par ses discours mais pas un chef qui prend les décisions à la place des membres.

    Le PQ serait-il rendu comme le PLQ, avec un chef qui domine tout le monde (comme Marois l’a fait)?

    La démocratie était le coeur de ce parti et ça semble s’être envolé!

    • Pas de problème !

      Vous marquez trois points.

      Dans les Statuts du PQ 2011, il est clair à l’article 18 que son chef doit contribuer à la promotion et à la diffusion de ses orientations politiques.

      http://jflisee.org/la-semaine-du-depute-de-rosemont-18/#comment-182127

      Les candidats à la chefferie n’étant pas chef mais juste aspirants le devenir, ils ne sont pas tenus forcément de promouvoir et diffuser ses orientations politiques. Leur tâche première est de mousser leur propre candidature. Ça me gênerais.

      Si les orientations actuelles du PQ ont mené à sa défaite, vaut peut-être mieux en promouvoir d’autres ou les présenter différemment. Pour se faire élire les candidats doivent se vendre aux membres actuels ou en recruter de nouveaux.

      À ce sujet, j’ai retenu des 24 premières minutes du débat de cette semaine que Pierre Karl Péladeau était préoccupé d’enrichissement et de justice, comme Pierre Céré mais autrement; Martine Ouellet d’enrichissement de d’environnement; Bernard Drainville d’opposition officielle aux avancées du PLQ; Alexandre Cloutier de recrutement d’une relève, que dis-je, d’une suite régénérationnelle intergénérationnelle.

      Si le vent électoral est à la confiance en un sauveur, il semble que le 7 avril 2014 le démontre un peu, pour réussir, c’est un slogan original, il faut hisser les voiles à ce propulseur écologique mais changeant. C’est pas de la tarte !

      De la lecture de Démocratie, histoire politique d’un mot de Francis Dupuis-Déri, j’ai retenu que ce concept a été utilisé à plusieurs sauces au gré des cuisiniers, des ingrédients disponibles et de la quincaillerie culinaire.

      J’ai aussi lu Le principe démocratie d’Albert Ogien et Sandra Laurier : Enquête sur les nouvelles forme du politique. La démocratie y prend un coup de féminisme.

  3. Je suis d’accord avec vous, les coupures à l’aide sociale sont ignobles. Cependant, je dois corriger quelque chose : présentement les prestations ne permettent pas, contrairement à ce que vous dites, de faire quelque démarche que ce soit pour se trouver un emploi, les prestations sont trop minimes. Et quand malgré tout les prestataires font des démarches, c’est avec le ventre vide et à pied qu’ils se déplacent. J’ai vu des gens de Montréal se rendre à pied à Laval par des froids sibériens pour aller porter un cv.
    Non seulement, il ne faut pas couper mais il faut augmenter les prestations pour permettre aux gens d’avoir un téléphone pour être joignable, de l’argent pour l’achat de timbres et d’enveloppe et pour l’achat de billets d’autobus. Contrairement à ce que l’on pense, les gens ne veulent pas être sur le bien-être social, c’est une question de santé mentale et de dignité. D’ailleurs dans les pays où il y a eu des augmentations d’un revenu minimum, on a vu une augmentation du retour à l’emploi et non le contraire. Si on essayait juste pour voir, au cas où cela marcherait?

  4. Bonjour M. Jean-François Lisée,
    J’apprécie lire vos rapports d’activités; si tous les députés communiquaient comme vous auprès de leurs électeurs et/ou membres du parti, les libéraux recevraient une pression encore plus forte et cela contribuerait à mieux préparer le terrain pour la prochaine élection. Autrement dit, chaque député du PQ devrait activer un blogue efficace comme le vôtre.
    Vous démontrez que vous êtes un homme tenace malgré les difficultés et revers et ne lâchez pas, on a besoin de vous.

    Yvon Forget
    Ex président de LaFontaine mais toujours impliqué depuis 1969.

  5. Monsieur Lisée,
    Vous faites oeuvre utile, même si vous n’êtes plus dans la course à la chefferie. Votre opinion dans tout dossier gouvernemental est une addition au bon sens des gens affûtés, qui se font de plus en plus rares malheureusement sur la scène publique. Gêne de s’affirmer? Écoeurantite aigüe des palabres qui ne mènent nulle part?
    Je vous souhaite toute la santé qu’il faut pour perdurer très très longtemps dans ce monde vacillant qui a grand besoin de réfléchir…
    JPPapineau

    • En effet, le pessimisme s’installe… Si on en croit le futurologue norvégien Randers de passage au colloque de l’AQPER, le monde stagnera d’ici 2052: marasme économique permanent, chômage élevé, tensions et inégalités sociales croissantes, de pair avec la détérioration du climat, utilisation des ressources de la planète vers le point de rupture!

      Selon lui, nous avons besoin de gouvernements forts, qui pourraient nous obliger tous à penser et agir sur le long terme…

      …gouv. forts?…genre Couillard et Barrette, ou Coiteux etc? L’autoritarisme? (intégrisme?) Puisque les Québécois sont indifférents à leur propre gouvernance… qu’ils recherchent des directives sans consultation… et c’est la volonté des plus jeunes, ignorants de leur Histoire et qui se laissent séduire par n’importe quel djihad…

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