Le déficit inventé par les Libéraux pour justifier l’austérité

Ah ils sont bons en communication, les libéraux. Ils ont inventé un chiffre: 7,2 milliards de dollars. Et ils le martèlent, pour bien le graver dans nos têtes.

C’est la somme colossale — record historique — du trou budgétaire qui aurait existé sans leurs soins.

Ces chiffres, écrit le chroniqueur économique de Radio-Canada Gérald Fillion « n’existent pas dans la réalité ». Pour sept économistes québécois, il s’agit d’une « campagne de désinformation ». Je résume la situation comme suit:


 

Voilà ce qu’écrit Gérald Fillion dans un blogue de décembre dernier:

Pourquoi Martin Coiteux et Carlos Leitao ne cessent-ils pas de répéter depuis huit mois que le déficit à enrayer est de plus de 5,8 milliards cette année et de 7,3 milliards l’an prochain? Ces chiffres n’existent pas dans la réalité. Ce sont des projections qui sont faites et qui sont utilisées dans la communication politique du gouvernement Couillard parce que le gouvernement Marois n’a pas publié son budget de dépenses avant de déclencher des élections l’hiver dernier.

Le compte est resté ouvert, la calculatrice abandonnée sur la table, tout le monde est sorti de la pièce pour aller faire campagne et ce sont de nouvelles personnes qui sont entrées dans le local après l’élection.

Puisque les comptes n’étaient pas encore terminés, puisque les réponses aux demandes des ministères n’avaient pas encore été données, puisque les révisions de programmes n’avaient pas été amorcées ou terminées, puisque certaines annonces n’avaient pas encore été « budgétées », le nouveau gouvernement s’est emparé des chiffres du compte des dépenses au moment où les ministres du gouvernement Marois ont laissé leur table de travail pour partir en élections. Et ce sont ces chiffres qui servent aujourd’hui de base à leur communication pour expliquer les compressions budgétaires à faire.

Voici ce qu’écrivaient sept économistes, Marie Connolly, Arianna Degan, Alain Guay, Catherine Haeck, Marie-Louise Leroux, Charles Séguin, Dalibor Stevanovic: Professeurs au département des sciences économiques, ESG UQAM ; Jean-François Rouillard: Professeur au département d’économique, Université de Sherbrooke, également en décembre:

Depuis plusieurs mois, le gouvernement du Québec a entrepris une campagne de désinformation quant à l’ampleur de son déficit. Il tente de convaincre les Québécois que l’État a atteint une taille insoutenable et qu’en conséquence, il est urgent de l’amincir et de réduire l’accès aux services.

Même le rapport du Vérificateur général, que les libéraux citent comme preuve à conviction, indiquait clairement qu’il ne fallait pas prendre ses hypothèses pour argent comptant:

Limites inhérentes à notre analyse

Les prévisions sont fondées sur des hypothèses relatives à des événements futurs. En conséquence, les résultats réels seront différents des informations présentées et les écarts pourraient être significatifs.

Notre mandat de vérification n’avait pas pour but d’exprimer une opinion sur la possibilité ou la probabilité que les hypothèses et les prévisions se réalisent.

Alors, toute cette mascarade comptable n’est en définitive, pour reprendre les mots de Gérald Fillion, que de la « communication politique »

« Le gouvernement Couillard gagnerait en pertinence en parlant des vrais chiffres plutôt que d’exagérer la réalité budgétaire », conclut-il.



21 réflexions au sujet de « Le déficit inventé par les Libéraux pour justifier l’austérité »

  1. J’en doute-pas…… L’aide sociale ..QUÉBÉCOIS… refuse depuis plus 1,5 an a donner l’aide dernier recours a un proche qui n’a que des cossins et des bazous dans ces biens personnels pour a peine quelques centaines de dollars mon chum ne mange pas a sa faim et il a des créances minimum mensuel qui ne peu assumer…. et je lui apporte du PÂTÉ CHINOIS a l’occasion . Pendant tous se temps -là son AVOCAT de aide juridique ne fait que étirer la sauce même sèche. M.E. R.

  2. Eh bien…faudrait il réfléchir un peu avant de publier des commentaires sur Internet? Bien sûr que oui…
    Démolir un homme en se servant du nom et de la vocation de son père sans d’abord n’être pas au courant des conditions du contrat de travail de quelqu’un, c’est lâche! Un avocat pourrait vous informer sur les devoirs du droit de parole…

  3. Quelques semaines avant de nous étourdir avec le leitmotiv du 7.2 milliards de déficit, monsieur Couillard avait annoncé entre deux injections de morphine dans le cortex politico-social de nos journalistes que sa politique d’austérité allait permettre de récupérer 15 milliards d’ici 2018. Or, 15 milliards, me semble-t-il à moins que je ne me trompe, ce que je préférerais, est exactement le montant des contrats de construction octroyés par le gouvernement Charest et qui,. a-t-on appris dans le giron de la Commission Charbonneau n’ont jamais été budgetés.
    15 milliards en 3 ans représentent 5 milliards par année, d’où 7.2 milliards de déficit dont 2.2 milliards plausibles et 5 milliards virtuels pour rencontrer les engagements contractuels sans avoir à dénoncer l’absence de budgétisation du gouvernement qui les a octroyés, en outre, sans en avoir jamais discuté en Chambre ni la nature, ni la pertinence.
    L’annonce d’un train léger non plus seulement entre l’Ile-de-Soeurs et la Rive Sud au coût de 840 millions, mais prolongé jusqu’au centre-ville et de là jusqu’au centre d’achats Fairview-Pointe-Claire au coût de 5 milliards, en est possiblement une des composantes. L’annonce est venue trop tôt, sur un ton trop affirmatif et définitif, pour que le projet ait été conçu dans les jours précédents.
    Ce n’est pas que la culture du Québec qui est bafouée par ce gouvernement. Actuellement, par le refus du dialogue c’est la culture millénaire de tout l’Occident qui est reniée. Des siècles de lutte pour que le droit de parole enraye les dictatures de droit divin et à la fin, que rest-t-il? L’odieux d’avoir élu nos propres dictateurs.
    À lire dans le Devoir de Pâques dernier:
    http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/436398/le-devoir-de-philo-la-trinite-est-apaisante-le-dualisme-polarisant

  4. PLQ…DÉMOLITION DE NOTRE SYSTÈME SOCIAL…PLQ…DESTRUCTION DE NOTRE SYSTÈME ÉCONOMIQUE…PLQ…DÉCOMPOSITION DE NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ…PLQ…DÉCLASSEMENT DE NOTRE SYSTÈME ÉDUCATIF…PLQ…DÉVALORISATION DE NOTRE CULTURE…PLQ…
    CORRUPTION DE NOS RESSOURCES NATURELLES…PLQ…CORRUPTION DE NOTRE SYSTÈME FINANCIER…ETC…ETC…

    Qu’allons-nous faire, si d’ici 3 à 4 ans vous arrivez au pouvoir et le Québec et les Québécois (es) sont à genoux, sans argent, avec une économie défaillante, avec une pauvreté et un taux de chômage élevé, avec un système de santé qui ne peut desservir que les riches, avec des ressources naturelles possédés par des étrangers, avec une culture qui nous n’appartient pas, et avec une agriculture qui ne fournira pas les denrées alimentaires nécessaires pour que les enfants, les parents et les aînés puissent manger à leur faim???

    Qu’allons-nous faire? – Et comment donc pourrions-nous entreprendre la grande démarche pour devenir un pays si tous les outils pour cette réalisation n’existent plus?

    Oui, je sais…«Il ne faut pas être pessimiste»…la belle phrase qui cache tout. Ou autrement dit, je pourrais prendre l’allure d’une autruche qui enfonce la tête dans le sable jusqu’aux oreilles pour ne pas rien voir et ne rien entendre.

    Mais, si je ne serais pas pessimiste, mais plutôt réaliste? – parce que justement je vois et j’entends.

    Pour moi il est impossible qu’un gouvernement puisse agir ainsi en ne pas sachant ce qu’il fait. Il est impossible qu’il puisse tout simplement se tromper de stratégie pour arriver à un changement positif. Franchement, ce gouvernement ne veut pas un changement positif. Il veut détruire le Québec et les Québécois. C’est clair «comme l’eau de roche». Pourquoi veut-il agir ainsi?…je ne le sais pas… d’agir de cette façon n’a aucun bon sens. Et je ne suis pas le seul à le penser. Honnêtement, je pense que vous aussi, vous le savez.

    Alors qu’allons-nous faire?

    J’ai suivi le travail que, vous et vos collègues, vous faites à l’assemblée nationale et je vous dis «Chapeau». J’apprécie beaucoup. Je sais que vous travaillez, «d’arrache-pied», pour que le pire nous soit épargné et je sais que légalement vous ne pouvez pas en faire plus. Mais alors, comment arrêter cette folie de destruction qui continue inexorablement son chemin et qui ne veut aucun dialogue? Ils ont même trouvé la façon d’arrêter les manifestations qui étaient pourtant annoncés massivement par les syndicats au printemps. Tout est reporté à l’automne. Pourquoi?–Étrange. –

    Donc quel moyen démocratique avons-nous pour défendre et utiliser nos droits et libertés, même si un gouvernement majoritaire au pouvoir bloque cette voie? – Avons-nous des moyens? Ou devons-nous tout simplement accepter cette destruction qui en même temps empêcherait la réalisation de notre pays?

    Michel Guay, un militant du PQ

  5. Étonnants ces propos de Gérald Fillion. N’est-ce pas à cela que référait notre Premier ministre émérite quand il martelait sont cours d’astronomie 101 en Commission parlementaire ? Cela dit, en rappelant le passage de Martin Coiteux à TLMP, il fallait pas s’attendre à mieux de Guy A. Lepage. Mais ce que vous dites de Anne-Marie Dussault me déçoit. Je me serais attendu à mieux d’elle. Quoique ces derniers temps, je sens une fatigue chez-elle qui la tourmente, elle n’est plus souvent qu’autrement, l’ombre d’elle-même. Au point que je la soupçonne d’être carrément dans le camp de nos opposants, à moins qu’elle veuille à tout prix se défaire de sa virginale pondération jugée trop à gauche, trop «provincialiste», trop sauf elle-même.

  6. C’est la technique de terreur utilisée par les gouvernements de droite pour faire taire les oppositions et la population.
    Bush l’a utilisé a profusion dans son premier mandat. Toute opposition à ses politiques recevait une fin de non-recevoir au nom du « 9/11 »
    Comme l’écrit Bernard Maris dans « Houellebecq économiste » : « Ne savoir que ce que ceux qui commandent vous autorisent à savoir est la condition du petit enfant, ou de l’esclave. »
    Pas jojo!

  7. Amusant, ce chiffre de 7.2 milliards. On lira sur http://artistespourlapaix.org/?p=5958 l’article écrit avec le professeur Michel Duguay de l’université Laval et Philippe Giroul du PQ Trois-Rivières sur les 9 milliards de $ que nous avons épargnés au gouvernement du Québec en militant contre la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly 2 et contre l’achat de la centrale Pointe-Lepreau du Nouveau-Brunswick par Hydro-Québec

  8. Monsieur Lisée,
    Si on s’en tient au déficit annuel « net » réel, quel est-il?
    En excluant le versement au « fonds des générations » qui est comptabilisé comme une dépense alors que cela consiste à transférer quelques fonds de votre poche gauche à la poche droite.

    Je souris de l’absence de commentaires suite à la séance conjointe du cabinet Couillard avec le cabinet de l’Ontario. Ils avaient alors un déficit annuel de 12.5 milliards et leur premier ministre madame Winn a déclaré alors qu’il ne serait pas question d’austérité pour l’Ontario. Leur budget récent propose plutôt de résorber le déficit ontarien sur plusieurs années par une politique d’investissement et de création d’emplois.
    C’est aussi la solution préconisée par madame Lagarde du Fonds monétaire international (FMI) à la suite du désastre causé par les mesures d’austérité draconiennes pratiquées en Europe.

    Ici, on subit un mélange foudroyant de mise à plat de l’État par des banquiers idéologues dirigés par un apprenti-sorcier aveuglément émule du Tatcherisme.

  9. Robert
    Barberis-Gervais
    «««««
    L’opinion exprimée dans le cadre de cette chronique, est celle de son auteur
    et ne reflète pas nécessairement l’opinion, ni n’engage le SORELTRACY MAGAZINE.
    »»»»»

    jeudi 16 avril 2015
    D’où vient le déficit péquiste de 7.2 milliards?
    par Robert Barberis-Gervais

    Vous ne l’avez peut-être pas remarqué mais à Tout le monde en parle le 11 avril, le grand responsable des coupures dans le gouvernement Couillard Martin Coiteux a dit comme ça en passant: « Si on n’avait rien fait, le déficit aurait été de 7.2 milliards ». Guy A Lepage non plus n’a rien vu. Cela a passé comme du beurre dans la poële. Il a fait comme Anne-Marie Dussault : il a lu ses questions déjà préparées d’avance sans tenir compte des réponses du président du Conseil du trésor. Guy A Lepage fait semblant de poser des questions difficiles mais il donne rarement suite. Il accepte n’importe laquelle réponse. Il y a rarement une suite du genre : « Oui mais… ». Alors de belles occasions d’aller plus loin dans l’information sont perdues.

    Par exemple, il aurait pu demander à Martin Coiteux où il avait pris ce chiffre-là de 7.2 milliards qui servait à justifier l’austérité libérale et toutes ces mesures qui nuisent considérablement aux régions comme il a été clairement démontré sur le site Sorel-Tracy Magazine qui donne la parole aux leaders régionaux de Sorel-Tracy qui nous informent des conséquences des coupures dans les CRE et les CLD.

    Essayons de répondre à la question: d’où vient ce 7.2 milliards qui serait l’héritage péquiste aux libéraux? Pour corser les choses, rappelons que Martin Coiteux n’est pas le seul à avoir sorti ce chiffre.

    Le 7.2 milliards de déficit, c’est ce qu’on appelle une ligne libérale qui provient du bureau du premier ministre et qui est répétée par tous les ministres. Philippe Couillard s’est fait accuser par les péquistes de ne pas avoir respecté sa promesse électorale d’augmenter les tarifs des garderies au seul niveau de l’inflation, il a répondu : « Avec le déficit de 7.2 milliards que vous nous avez laissé, on n’avait pas le choix. » François Blais s’est fait reprocher d’avoir coupé les budgets des achats de livres, il répondu: « Il faut donner 15 minutes par jour pour le lecture des livres qu’on a déjà. Et n’oubliez surtout pas, le déficit péquiste de 7.2 milliards. » Et Gaétan Barrette a justifié de la même façon le taux rachitique de croissance des dépenses en santé du budget Leitao et de la croissance de 0.7% de dépenses en éducation. Ainsi donc le 7.2 milliards de déficit est un chiffre qui sert de base au plan de communication libéral pour expliquer et justifier les compressions budgétaires à faire.

    C’est un classique de blâmer le gouvernement qui a précédé. Mais d’où vient ce chiffre? C’est le Vérificateur général qui est arrivé à un déficit de 5.6 milliards pour 2104-2015. Et l’an prochain avec un gouvernement péquiste, il aurait été de 7.2 milliards. Ces milliards de déficits péquistes s’appuient sur une croissance des dépenses de programmes d’au moins 7,1 %. Or, le PQ a bouclé l’exercice 2012-2013 par une croissance limitée à seulement 1,2 %, du jamais vu depuis les années 1990. Personne ne croira que si le PQ avait été au pouvoir, il aurait laissé faire une croissance des dépenses de 7.1% C’est pourtant là-dessus que le Vérificateur général qui est supposé être un fonctionnaire objectif et non partisan s’est basé pour arriver à un déficit de 5.6 milliards en 2013-2014 et de 7.2 milliards en 2014-2015. C’est comme si il n’y avait aucun gouvernement et que chaque ministère pouvait dépenser sans contrôle avec un taux de croissance de 7.1%

    Comprenez-vous maintenant pourquoi à chaque fois qu’un ministre libéral sort ce chiffre de 7.2 milliards à l’Assemblée nationale, ça choque beaucoup Stéphane Bédard qui comme Président du conseil du Trésor a maintenu à bout de bras un taux de croissance des dépenses de 1.2% et Nicolas Marceau, ministre péquiste des finances.

    Les faits prouvent que pour justifier ses mesures d’austérité, le gouvernement libéral provincial base toute sa communication en s’appuyant sur un chiffre faux. A mon avis, le gouvernement Couillard gagnerait en pertinence en parlant des vrais chiffres plutôt que d’exagérer la réalité budgétaire pour ne pas prendre la responsabilité des coupures.

    Les économistes de renom Pierre Fortin et Jacques Parizeau ont raison de dénoncer le rythme des coupures et l’ampleur des coupures libérales. La population approuve la recherche de l’équilibre budgétaire mais pas au prix de l’affaiblissement de la vie économique des régions.

    Robert Barberis-Gervais,
    Vieux-Longueuil, jeudi 16 avril 2015

  10. Indemnité de départ de près de 650 000$ pour le recteur de l’Université Bishop’s

    http://www.journaldequebec.com/2015/04/28/indemnite-de-depart-de-pres-de-650-000-pour-le-recteur-de-luniversite-bishops

    Aux prises avec des déficits, l’Université Bishop’s a tout de même consenti une généreuse indemnité de départ de près de 650 000 $ à son recteur, Michael Goldbloom.

    Un bon libéral, fils de l’ancien ministre Victor Goldbloom. L’austérité ne concerne jamais les amis du parti libéral, est-ce un hasard ?

    https://www.facebook.com/#!/photo.php?fbid=10153344564153140&set=p.10153344564153140&type=1&theater

    Goldbloom Award from the Quebec Community Groups Network (QCGN) for his contribution in improving the lives of English-speaking Quebecers

  11. Non seulement les libéraux ne sont pas foutus de créer des emplois, ils font tout pour nuire à Julie Snyder, qui elle, créée des emplois dans la culture. Les emplis créés sont les postes comblés par les nombreux départs à la retraite.

    Et pendant que Barrette s’amuse au détriment de tous les gens qui subissent ses politiques, Couillard s’amuse. On peut s’amuser lorsque les enfants sont partis et qu’on a les poches pleines.

  12. Monsieur Lisée,
    Merci pour ces informations, mais je dois vous dire que comme citoyenne je ne peux plus vivre de ces brasse-camarades économiques depuis les années 80. Que ce soit sous la gouverne du Parti Québécois ou du Parti Libéral, pour moi il n’y a rien à comprendre dans les budgets de la province. Pourtant, je suis éduquée plus que la moyenne, je lis les chroniques économiques et des essais sur ces questions, mais je n’ai plus confiance dans les propositions économiques actuelles.
    Pour moi, citoyenne, qui fais un budget, il y a deux colonnes : les entrées financières et les sorties et des biens mobilisés. Et il faut que cela balance. La complexité devant laquelle nous sommes pour faire des choix économiques me dépasse et je ne suis pas sûre qu’elle ne dépasse pas dans sa globalité les experts. Je crois que pour cela il faut réviser la fiscalité trop subtil et problématique.
    Bien sûr, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais je crois que nous aurions droit comme citoyens à un certain équilibre de la vie économique pour ne pas dire une paix économique. Le système capitaliste néolibéral nous a fait souffrir à cet égard. Je souhaite plus de justice et d’équité fiscale, des profits modérés et du travail pour que tous puissent exprimer leur plein potentiel.
    Pour moi, il faut une révolution dans ces modes de gestions budgétaires en dehors des idéologies économiques. Je suis prête pour les générations futures à m’y engager et y travailler. Si le Parti Québécois veut gagner la partie lors d’un prochain référendum, il faudra qu’il puisse nous démontrer une grande transparence et une franchise à l’égard des questions économiques. Le défit est de nous présenter à nous citoyens en une seule page une vision claire des finances publiques que nous pourrions comprendre pour prendre des décisions éclairées.

    • Concernant les prévisions budgétaires, les libéraux sont comme d’habitude terriblement malhonnêtes. Ils additionnent toutes les demandes des ministères et organismes et leurs promesses électorales, ce qui fait un total impossible à satisfaire. Pour qui gère un budget familial, on sait très bien qu’en additionnant toutes les demandes des enfants et des parents, on arrive à un chiffre qui peut excéder grandement les revenus. Alors, on priorise et on retient les demandes les plus essentielles qu’on peut se payer. Et on remet certaines dépenses à plus tard. Une question de priorités. Les libéraux coupent partout parce qu’ils veulent entre autres mettre des milliards dans le plan Nord qui ne rapportera jamais assez pour couvrir les fonds publics qui y seront engloutis

    • je suis perplexe de vos commentaires regardez le budget fédéral et trouvez l erreur

  13. Je n’avais pas idée d’où venaient ces chiffres mais là, je suis rassuré, c’est le fruit de projections.

    Ce qui m’inquiète, c’est d’une part la rigueur contre les contribuables et la générosité suspecte envers les transnationales étrangères. Les Libéraux gèrent pour le profit des « autres » mais clairement pas pour le nôtre.

  14. Bonjour,

    La désinformation est possible pour un parti politique ou un autre. Donc, pour remédier à la situation, je propose de baliser de façon législative les actions du gouvernement et de donner l’heure juste à tout le monde. Voici mes propositions :

    1 – Respecter la loi électorale à date fixe, tel que sanctionné le 13 juin 2013. Une loi que le PQ a lui-même voté pour et qu’il a lui-même violé, en déclenchant des élections pour le 7 avril 2014.

    2 – Retirer au conseil des ministres et au Premier Ministre du Québec le privilège de déclencher des élections, sauf de les suspendre en cas de force majeure (catastrophe naturelle, attentat terroriste, etc…). Merde, les États-Unis ont des élections à date fixe depuis au moins 200 ans, on est capable de faire pareil non ? Ils ont été suspendus quelques fois, par exemple, durant la deuxième guerre mondiale, mais de manière générale, la règle est respectée.

    3 – Déposer les états financiers du gouvernement par un directeur parlementaire du budget, le jour du début des élections. De cette façon, tous les électeurs, tous les partis, tous les journalistes auront la même information. Pas de cachette, pas de pirouette avec les chiffres. Le déficit est X ou le surplus est de X, point à la ligne. Nous avons l’actif, le passif, les revenus, les dépenses. Donc, on peut comparer facilement les chiffres avec le dernier budget et faire des comparaisons pour déterminer l’accomplissement s ou les vieux pieux d’un gouvernement. Comme on dit en bon québécois, on pourra répondre à la question : « Tes bottines suivent-elles tes babines ? »,…. 

    Bonne journée ! 🙂

    • Pour avoir des élections à dates fixes, il faut aussi retirer à l’Opposition le droit de défaire le gouvernement quand bon lui semble. Comme aux USA.

  15. Que nous vaut la dramatisation de la situation ?

    Il s’agit de la doctrine de choc (Noemie Klein) inventé par Milton Friedman, le père du néolibéralisme, pour faire accepter des décisions qui ne le seraient pas autrement. Pour le Québec, le démantèlement des assises du modèle québécois , ce qui nous définit comme nation.

  16. L’économiste Pierre Fortin : le déficit réel est de 1,1 Milliard

    MEDAC , vidéo (Déficit réel ,25 de 1 % ; 1995 : 3,5 %, soit 11 milliards en dollars actuels)

    http://rt.com/usa/236383-wealth-increases-unionization-declines/

    Déficit réel , un milliard : 22 min 20 sec

    ….

    si le service de la dette représentait 16 % du budget en 1997-1998, il constitue aujourd’hui 10 %.

    la dette est détenue au minimum à 85 % par des Québécois.e.s et des Canadien.ne.s. Le gouvernement du Québec en contrôle d’ailleurs près de 30 % par l’entremise des retraites de ses employé.e.s et par la Caisse de dépôt et placement

    le deux tiers de la dette du Québec a été généré par des investissements en infrastructures.

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/435618/la-dette-une-raison-pour-se-faire-mal

    ….

    Québec a caché un coussin financier de 2,3 milliards dans ses dépenses
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/433090/mise-a-jour-economique-quebec-a-cache-un-coussin-financier-de-2-3-milliards-dans-ses-depenses

  17. Ils devraient parler plutôt des 100 G de déficit en 9 ans du gouvernement Charest( déficit+intérêts), de la perte de 40 G à la CDPQ, des magouilles avec les firmes d’ingénieurs, de leur malhonnêteté intellectuelle, de la fraude de la présidente du TAQ (213000$),de leur campagne de désinformation,de la spoliation des Québécois, de la grande noirceur sur les redevances(?) dans les mines….

  18. Ces gens sont en guerre contre les sėparatisses… Et font tout pour faire du Quėbec une province comme les autres. Laisser-aller honteux dans la protection du français, je-m’en-foutisme économique et culturel… Alors, un peu de désinformation pour faire avaler la pilule… pourquoi pas?

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