Le « moment covid-19 » et l’avenir politique de François Legault

François Legault souhaitait être le premier ministre de l’économie. Il se voyait sans doute, au terme de son premier mandat en octobre 2022, se présenter comme l’homme qui a enrichit le Québec et réduit l’écart de rémunération historique avec l’Ontario. Donnez-moi un autre mandat, allait-il dire, et laissez-moi achever la tâche ! La tendance est bonne, le chômage est au plus bas, les salaires augmentent, les déficits sont un lointain souvenir, on débat de l’utilisation des surplus. Il ne dirait pas « Make Québec Great », mais ce serait tout comme.

Le plan de carrière du premier ministre, sa réélection presque assurée dans deux ans, sont des victimes du virus. S’il nous quitter après un seul mandat, on dira de lui qu’il a été le premier ministre de la pandémie.

Pas seulement un mauvais moment à passer

À mesure que les mois passent, s’installe la certitude que le virus n’est pas qu’un mauvais moment à passer. Une affaire de quelques mois qui s’envolerait au soleil du printemps. On sait déjà qu’il n’y aura pas de virée hors-frontières cet été pour les vacanciers. Des universités annoncent que leurs cours d’automne seront donnés à distance. Octobre et novembre seront les mois du retour combiné du virus, la deuxième vague, et de l’influenza dans un cocktail qui pourrait attaquer ceux de nos plus vulnérables qui auront résisté jusque-là.

Selon les prévisions les plus optimistes, un vaccin pourrait sortir des laboratoires d’Oxford ou des États-Unis quelque part à l’automne. Mais fabriquer le vaccin est une chose. Le distribuer et l’administrer à des centaines de millions de personnes en est une autre. Si vous avez été choqués de la course aux masques et aux tests connue ces derniers mois, vous n’avez encore rien vu. La production et distribution du vaccin, des fioles et des seringues nécessaires présentera un casse tête encore plus grave. Les points de presse quotidiens en parleront que de ça, au tournant de 2021.

Posons l’hypothèse que, courant 2021, 70% de la population québécoise reçoive le vaccin, que le coronavirus soit derrière nous pour de bon, et qu’il ne présente pas de mutation problématique. Présumons aussi qu’aucune autre chauve-souris chinoise n’aura la mauvaise idée de mordre un animal (ou d’infecter un technicien de laboratoire) dans les deux années qui viennent.


La bande annonce de ma dernière balado:

À l’occasion du 20 mai, 40 anniversaire du référendum de 1980,
je vous offre le premier épisode d’une courte série sur l’histoire (fictive) d’un Québec de l’après Oui, de 1980 à aujourd’hui.

On s’abonne ici.

Dans cette histoire du Québec revue et corrigée, les acteurs de notre vie nationale – Lévesque, Trudeau, Parizeau, Chrétien, Mulroney, Bouchard, Charest, Marois, Legault — sont tous présents, mais avec des rôles que l’indépendance a redistribués. 


 

Fin 2021, la distanciation et les masques seront derrière nous. Nous pourrons retourner aux spectacles et assister, au Centre Bell, à une autre saison décevante des Canadiens.

Mais le moment covid-19 aura laissé des traces dans l’économie. Des milliers de petits commerces, de restaurants, n’auront pas pu tenir le coup. Des milliers d’autres PME auront réduit leurs effectifs. Le taux de chômage va se replier, certes, fin 2021 et en 2022, sous la barre des 10% sans doute, mais pas beaucoup plus bas. Le nombre de décrocheurs, d’assistés sociaux sera en hausse.

Pas d’austérité, mais beaucoup de mécontents

Je ne crois pas que le gouvernement québécois — ni d’ailleurs canadien — ne procédera à des compressions budgétaires ou à des hausses de taxes à court terme. La marge de manœuvre budgétaire disponible avant la pandémie était considérable et les taux d’intérêt disponibles pour envoyer des déficits à la dette sont incroyablement bas. (Voir à ce sujet l’éclairant texte de l’économiste Patrick Leblond « Voici pourquoi vos impôts ne vont pas augmenter« .) Le Québec d’avant le Covid avait devancé son calendrier de réduction du poids de sa dette. Le Québec de l’après-Covid pourra revenir au calendrier précédent, voir l’allonger, ce qui sera la norme pour tous les pays dans cette nouvelle ère.

Ce qui signifie que le premier ministre François Legault va aborder l’année électorale de 2022 avec un bilan qui n’aura rien à voir avec celui qu’il souhaitait présenter. La comparaison avec l’Ontario, oui, fera partie de la discussion. La première question que la nouvelle cheffe libérale Dominique Anglade a posée au premier jour de son propre mandat a porté précisément sur la différence entre l’ampleur de la crise au Québec par rapport au reste du pays. La première question du chef péquiste par interim Pascal Bérubé portait aussi sur la désastreuse première place du Québec dans ce palmarès.

Il y a de bonnes réponses à ces questions. Reste que le Québec ne sort pas grandi des comparaisons. Le fait que l’économie québécoise soit plus touchée que celle de l’Ontario pose aussi un problème politique. Si ce décalage devait se prolonger pendant la reprise en 2022, cela serait porté au débit du premier ministre sortant.

La question des CHSLD hantera le gouvernement de la CAQ jusqu’à la fin. Sa ministre vedette, Marguerite Blais, sort fragilisée des premiers épisodes. Elle et son premier ministre ont promis juré de faire une grande réforme de ces centres et n’ont pas exclu de nationaliser les centres privés de longue durée et de réglementer les centres non-conventionnés. Dans deux ans, au moment de la campagne électorale, l’opposition fera ses choux gras de tout ce qui tournera encore mal dans ces centres. Les médias aussi. Si des canicules frappent, comme c’est probable, aux étés 2020, 2021 et 2022, avec leur cortège de décès prématurés, des coups supplémentaires seront portées à la crédibilité du gouvernement sur ce thème devenu dominant.

Tous les gouvernements accumulent au fil des ans des mécontents et des déçus. Depuis le lendemain de l’élection de 2018, j’ai affirmé qu’au-delà de la qualité des programmes et des chefs des partis, au-delà des enjeux, la principale variable de l’élection de 2022 serait la quantité et la destination des déçus de la CAQ. Moins il y en aura, plus la réélection de François Legault sera assurée. Plus il y en aura…

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La courbe Legault s’aplatit

Il n’y a guère plus changeant que l’opinion publique. Plus tôt cette année je rappelais qu’en janvier 1998, Lucien Bouchard était monté au firmament des sondages grâce à sa gestion de la crise du verglas. Quatre petits mois plus tard, pourtant, l’opinion l’avait abandonné dans un mouvement soudain d’adulation du nouveau chef libéral Jean Charest, dont l’élection semblait assurée. À l’automne 1998, les deux hommes faisaient match quasi-nul, Bouchard gagnant une majorité de siège, mais avec moins de voix exprimées que son adversaire.

François Legault goûtera, c’est certain, à ce genre de cocktail empoisonné. Plébiscité en début de crise par 94% des Québécois, il en charme désormais 77%. Un chiffre appréciable mais qui témoigne d’une descente. Legault a passé le pic de sa popularité. Sa courbe s’aplatit.

Sauf dans la construction, qui sera dopée par l’accélération des travaux public d’infrastructures, le nombre d’éclopés de la pandémie sera considérable dans tous les secteurs de l’économie et de l’activité. Ils formeront la cible électorale des partis d’opposition.

Un autre facteur pourrait aussi peser dans l’humeur de l’électeur québécois moyen en 2022. Appelons-le la pandémio-écoeurantite. Le raz-le-bol de toute cette période difficile. La volonté de tourner la page, de passer à autre chose. Ce sera évidemment aussi le vœu le plus cher de François Legault. Mais à son corps défendant, lui et son gouvernement seront devenus l’incarnation du « moment Covid-19 ». Un peu comme le gouvernement Couillard, souhaitant se tourner vers l’avenir en 2018 et dépensant comme un Crésus enivré, mais identifié pour toujours aux inhumaines compressions de son mandat.

Le Québec aura beau être vacciné. Mais le Covid collera à la peau de François Legault.

S’en affranchir pour gagner un second mandat constitue désormais son plus grand défi.


 

 

 



4 réflexions au sujet de « Le « moment covid-19 » et l’avenir politique de François Legault »

  1. 2e prise :
    COVID – PM LEGAULT – SON AVENIR POLITIQUE…
    Tandis que monsieur Lisée présente une analyse baraquée, notamment sur l’avenir politique de François Legault, Mathieu Bock-Côté, toujours dans un élan indépendantiste toute fois, va à la «pêche au leurre», dans des apparats de «grande séduction».
    Il écrit dans la conclusion de sa chronique intitulée «le 21 mai 1980»:
    …«La crise actuelle est parlante aussi. Elle nous rappelle l’importance pour un peuple de prendre par lui-même toutes les décisions qui touchent sa survie.
    Il se pourrait bien qu’à la prochaine commémoration du référendum, dans 10 ans, nous soyons un pays souverain. François Legault pourrait même en être le père fondateur. Il ne tient qu’à lui de le vouloir à nouveau.» (fin du segment)
    Le Hic, à vrai dire, premièrement, c’est que si le Québec se choisissait enfin pour se donner un pays, le fondateur de ce nouveau pays, serait son peuple. Quant au titre de «père-fondateur», il reviendrait inévitablement au plus fervent défenseur et promoteur de notre projet de souveraineté, qu’était René Lévesque, en respect pour celui même qui a transmis aux Québécois et Québécoises, ce désir ardant de devenir en tant que peuple, «maître chez nous».
    Sur la tribune du Journal, je soulignais notamment, que François Legault avait bien mentionné qu’il n’était pas venu en politique, pour la laïcité de l’État. De plus, monsieur Legault avait réitéré son allégeance fédéraliste et avait exprimé son intention de quitter sa fonction, au cours d’un deuxième mandat.
    Je mentionnais également qu’on pouvait en déduire, que l’indépendance du Québec ne ferait nullement partie de ses projets et que personnellement, je ne pourrais pas confier la réalisation de l’indépendance, au gouvernement de la CAQ, qui a déjà fait preuve, entre autre, d’autant d’improvisation, de préparation «brouillon» et qui a fait des «gaffes», plus qu’à son tour. J’ajoutais qu’à l’inverse, je maintenais que le Parti Québécois avait cumulé les outils, l’articulation, les compétences et le dynamisme nécessaires pour remplir un tel mandat, le bien-fondé du parti.
    Je n’ai pas été étonnée que le Journal de Montréal ait supprimé sur le champ et à nouveau, ce commentaire favorable au PQ. Quoi qu’il en soit, il s’avère que le Journal et certains chroniqueurs.ses soient obnubilés par le gouvernement plus à droite de la CAQ, qui compte d’ailleurs plusieurs anciens libéraux, notamment, dans le domaine de la finance et de l’économie. Si des Québécois et Québécoises avaient cru s’être débarrassés des libéraux en 2018, ils en tireront éventuellement leurs propres conclusions…
    Pour en revenir à l’analyse de monsieur Lisée, il va sans dire que le PM Legault est venu en politique pour «brasser des affaires» et évidemment pas, pour gérer une crise épidémiologique et ses conséquences. Il n’est pas sorcier de déduire que son rêve de devenir premier ministre et pour lequel, il a «troqué» l’indépendance du Québec, ne correspond certainement pas à l’idée, qu’il s’était faite au départ de la gouvernance qui lui est réservée, imposée, dans toute la mesure de l’incertitude face aux embûches actuelles et à venir, pour réaliser ses projets, que cette gouvernance particulière commande.
    Entre autres faits que plusieurs ont déjà nommés, ce qui en déçoit aussi plusieurs et à raison, c’est que François Legault et son équipe de gestion de crise, ayant démontré sans l’ombre d’un doute leur inexpérience, c’est-à-dire, aucune expérience vécue en la matière, c’est qu’ils aient jugé bon et préférable de ne pas s’adjoindre docteure Joanne Liu, «la personne» par excellence, qui aurait été à même de mieux les conseiller dans de telles circonstances. Elle, qui jouit d’une notoriété de 25 ans d’expérience dans les domaines épidémiologiques et elle est devenue une sommité mondiale vu sa compétence à faire en sorte d’éviter des épidémies et de sauver des vies. Les raisons de ce désaveu, demeureront toujours difficiles à justifier et à faire avaler aux personnes concernées, nous, les citoyens et citoyennes, la population du Québec. Ils auraient eu peur de «perdre le contrôle» dit-on ? Ainsi, ils ont sans doute préféré préserver «l’image» d’une équipe (héroïque) suffisante et indépendante, mais à quel prix? Nul doute que cette honteuse et grossière erreur s’intégrera à nouveau à la marque de commerce de ce gouvernement de la CAQ, et du premier ministre du Covid.
    Le rôle d’un homme d’État n’est pas de plaire et de se faire du capital politique, pour bien gouverner, mais bien de prendre les meilleures décisions qu’imposent toutes les situations, et certainement, une situation de survie, pour le bien-être de «toute» la population. Effectivement, malgré l’admiration aveuglée et obnubilée d’une partie de la population québécoise, et de certains chroniqueurs, le PM Legault demeurera le PM du Covid-19, de l’incohérence, de l’improvisation, des essaies-erreurs répétés, de la province ayant le plus grand nombre de décès au Canada (jusqu’à présent) et face aux suites à envisager, déjà, telles une deuxième vague de ce virus, doublée de la grippe saisonnière, accompagnant le recul de l’économie, la hausse du chômage, etc., etc., etc.… Décidément, nous ne sommes pas «sortis du bois» et monsieur Legault non plus.
    Le portrait d’un douloureux post-mortem se dessine déjà. Laissons désormais les lunettes roses et les arcs-en-ciel aux enfants… Nous devrons nous serrer les coudes, faire preuve de courage et d’une résilience intelligente face à ce monde nouveau qui nous attend, demeurer vigilants en tant que citoyens.nes, nous «mouiller» davantage, engagés.es, politiquement. Évidemment, ce n’est que mon opinion.

  2. Je partage sur Facebook ce 23 mai, la publication de Jean-François Lisée «Le moment covid-19 et l’avenir politique de François Legault».
    Voici mon préambule :
    Dans sa publication intitulée «Le 21 mai 1980», Mathieu Bock-Côté, chroniqueur du Journal de Montréal, exprimait ce qui suit, en guise de conclusion, ce jeudi, 21 mai 2020 :
    …«La crise actuelle est parlante aussi. Elle nous rappelle l’importance pour un peuple de prendre par lui-même toutes les décisions qui touchent sa survie.
    Il se pourrait bien qu’à la prochaine commémoration du référendum, dans 10 ans, nous soyons un pays souverain. François Legault pourrait même en être le père fondateur. Il ne tient qu’à lui de le vouloir à nouveau.»
    À vrai dire, premièrement, si le Québec se choisissait et se donnait un pays, le fondateur de ce nouveau pays, serait plutôt son peuple. Quant au titre de «père-fondateur», il reviendrait inévitablement au plus fervent défenseur et promoteur de notre projet de souveraineté, qu’était René Lévesque, en respect pour celui-même qui a transmis aux Québécois et Québécoises, le désir de devenir en tant que peuple, vraiment «maître chez nous». Mon commentaire sur la tribune ayant été supprimé par le Journal, comme d’habitude, j’en fais allusion ici.
    Je soulignais notamment, que François Legault avait bien mentionné qu’il n’était pas venu en politique, pour la laïcité de l’État. (…) De plus, monsieur Legault a exprimé son intention de quitter sa fonction, au cours d’un deuxième mandat.
    Pour en venir à l’analyse de Jean-François Lisée, il va sans dire que le PM Legault est venu en politique pour «brasser des affaires» et évidemment pas, pour gérer une crise épidémiologique et ses conséquences. Il n’est pas sorcier de déduire que son rêve de devenir premier ministre et pour lequel, il a «troqué» l’indépendance du Québec, ne correspond certainement pas à l’idée, qu’il s’était faite au départ de la gouvernance qui lui est réservée, imposée, dans toute la mesure de l’incertitude, des embûches actuelles et à venir, que cette gouvernance particulière commande.
    Lui et son équipe de gestion de crise, ont démontré sans l’ombre d’un doute, leur inexpérience, c.-à-d., aucune expérience vécue en la matière. Ils ont jugé bon et préférable de ne pas s’adjoindre Docteure Joanne Liu, «la personne» par excellence, qui aurait été à même de mieux les conseiller dans de telles circonstances. Elle jouit d’une notoriété de 25 ans d’expérience dans les domaines épidémiologiques et elle est devenue une sommité mondiale vu sa compétence à faire en sorte d’éviter des épidémies. Les raisons de ce désaveux, demeureront toujours difficiles à justifier et à faire avaler aux personnes concernées, nous les citoyens et citoyennes, la population du Québec. Ils auraient eu peur de «perdre le contrôle» dit-on ? Ainsi, ils ont sans doute préféré préserver «l’image» d’une équipe héroïque suffisante, mais à quel prix? Cette honteuse et grossière erreur s’intégrera à nouveau à la marque de commerce de ce gouvernement de la CAQ.
    Depuis le moment où l’OMS avait annoncé que l’épidémie au coronavirus était devenue pandémie, les gouvernements Trudeau et Legault et les autorités en santé publique du Canada et du Québec, auraient dû, sans la moindre hésitation, aviser les aéroports de mettre en quarantaine, tous les voyageurs étrangers qui débarquaient, à l’aéroport de Montréal, notamment et faire en sorte d’exiger rapidement la fermeture des frontières, par mesure d’urgence et de précaution.
    Moi-même, vulnérable aux rhumes et à la grippe saisonnière, qui ne possède aucune expérience en santé publique, j’étais préoccupée du fait que nos autorités fédérales et provinciales n’aient pas réagi et n’aient pas agi suite aux faits et risques de pandémie, rapportés par les médias. J’ai finalement publié mon inquiétude sur Facebook, en lien avec l’article paru, le 24 février dernier, en précisant qu’il n’y avait pourtant aucun risque à prendre.
    L’inaction gouvernementale qui a perduré, tant fédérale, que provinciale, a permis et favorisé que le Covid-19 se propage à grande vitesse et sans le moindre obstacle, au Québec et en premier lieu, dans les CHSLD et toutes autres ressources d’hébergement de personnes vulnérables, par le biais de personnes (travailleurs de la santé et membres des familles des résidents, infectées, etc.) qui ont été contaminées par ces voyageurs venus de l’étranger. Des mesures et des décisions pertinentes auraient pu être prises de toute urgence et ensuite de manière avisée, si le comité de gestion de crise du PM Legault, s’était adjoint «la bonne personne d’expérience par excellence» pour les conseiller. Par ailleurs, la mairesse Valérie Plante a dû intervenir, in-extrémis, pour développer des mesures de protection, à l’Aéroport de Montréal.
    Le rôle d’un homme d’État respectable, n’est pas de plaire et de se faire du capital politique, mais bien de gouverner sainement et de prendre les meilleures décisions qu’imposent toutes situations, et certainement, une situation de survie, pour le bien-être de «toute» la population, en tant que l’autorité suprême (dans notre système politique). Effectivement, malgré l’admiration aveuglée et obnubilée d’une partie de la population québécoise, le PM Legault demeurera le PM du Covid-19, de l’incohérence, de l’improvisation, des essaies-erreurs répétés, de la province ayant le plus grand nombre de décès au Canada (jusqu’à présent) et face aux suites à envisager, déjà, telles une deuxième vague de ce virus, doublée de la grippe saisonnière, accompagnant le recul de l’économie, la hausse du chômage, etc., etc., etc… Décidément, nous ne sommes pas «sortis du bois» et le PM Legault non plus.
    Le portrait d’un douloureux post-mortem se dessine déjà. Laissons désormais les lunettes roses et les arcs-en-ciel aux enfants. Nous devrons nous serrer les coudes, faire preuve de courage et d’une résilience intelligente face à ce monde nouveau qui nous attend, demeurer vigilants en tant que citoyens.nes, nous «mouiller» davantage, engagés.es, politiquement.
    Assurément, Jean-François Lisée apporte un éclairage sur le «moment covid-19» et sur «l’avenir politique» de François Legault.
    «Le Québec aura beau être vacciné. Mais le Covid collera à la peau de François Legault.
    S’en affranchir pour gagner un second mandat constitue désormais son plus grand défi.»
    ***
    NB: J’ajouterai à ma publication, des liens à consulter :
    1) Incluant mon préambule du 24 février, https://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/une-passagère-dair-canada-atteinte-du-coronavirus-a-fait-escale-à-montréal/ar-BB10iQDF?ocid=sf
    2) Supplément du 25 février : https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/le-monde-doit-se-préparer-à-une-pandémie-admet-loms/ar-BB10jXkG?ocid=spartandhp

  3. Comme on sait que 6 mois en politique est une éternité, comment prédire ce qui se passera, avec une relative exactitude, ce qui se passera dans deux ans? Je l’ai lu dans ma boule de cristal!

  4. Fard intéressant, fort cogité, phare juste.

    Fard au sens de sans artifice, sans détour et non de produits cosmétiques permettant de colorer différentes parties du visage depuis des temps égyptiens.

    Par ailleurs, en avril 2014, au lendemain de la défaite du PQ et victoire du PLQ, vous aviez identifié sur votre blogue un nombre décourageant, 44, de circonscriptions imprenables au PLQ.

    http://jflisee.org/les-liberaux-sont-ils-desormais-le…/

    Sauf erreur, en 2018, la vague CAQ a emporté 13 de ces imprenables. Ce n’est pas vague comme vague. Le reflux ou retour du balancier sera à surveiller dans les sondages dans les six semaines avant l’élection. J’ai confiance, vous écrivez que François Legault ne compressera pas mais peut se permettre de décompresser cette épargne toxique.

    Donc, au moins 30 circonscriptions au PLQ en 2022; facilement 40.

    Une suite sur mon blogue https://rjjyl.blog/2020/05/21/qui-pour-gouvernement-en-octobre-2022/ pour les graphiques. Explorer sans gêne.

    En complément. À votre Facebook, un internaute a laissé un commentaire sur l’avenir politique général de François Legault : « Lorsque le Parti québécois deviendra l’aile souverainiste de la CAQ , comme le prévoit des sondages sérieux, Français Legault deviendra le premier président du Québec. »

    J’y ai répondu : « Ou Catherine Dorion, advenant qu’en plus, le Parti Québécois devienne l’aile droite de QS. Dominique Anglade ? qui sait ! Dans son projet Liberté-Nation, Guy Bertrand priorisait le PLQ comme parti réalisateur de la souveraineté. C’était au début du siècle. En 12 vidéos et autant de PDF. C’est au numéro 8, plan d’action.

    http://www.republiquefederaleduquebec.com

    Ou Yves-François Blanchet, il progresse régulièrement; à sa Facebook du moins.

    Je n’ai pas de résultats de sondages sérieux en appui mais plusieurs images graphiques valent plusieurs fois 1000 mots. C’est sur mon blogue.

    Le passé n’est pas garant de l’avenir mais indicatif; comme une rampe de lancement.

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