Le plan Couillard: déraciner le pouvoir citoyen, éteindre la différence québécoise

Si vous aviez 3000 bénévoles, répartis dans toutes les régions du Québec, prêts à épauler de jeunes entreprises pour les aider à se développer, les mettriez-vous à la porte ?

C’est ce que le gouvernement Couillard a décidé de faire, en abolissant les Centres locaux de développement, un élément dans une entreprise systématique de destruction du pouvoir citoyen dont l’ampleur apparaît lorsqu’on additionne les réformes annoncées.

Ces derniers jours, j’étais successivement à Rivière-du-loup, Rimouski, Thetford Mines, Val d’or, Rouyn-Noranda, Québec et Montréal. Partout, mais plus encore en régions, l’effet libéral est reçu avec des parts égales de colère et d’incrédulité.

Le PLQ sème la tempête aux quatre coins du Québec

Et pas seulement dans les milieux péquistes et progressistes. Il faut lire ce qu’a à dire la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda:

« On dirait que le premier ministre Philippe Couillard a décidé d’appliquer le programme électoral de la Coalition avenir Québec en utilisant les méthodes des conservateurs de Stephen Harper, soit le travail en vase clos et la centralisation des pouvoirs. C’est assez, on parle de développement économique des régions, on ne doit pas prendre ça à la légère! Toutes ces manœuvres unilatérales vont mener, petit à petit, à une centralisation des pouvoirs et feront de nous, au nom de l’atteinte de l’équilibre budgétaire, des laissés pour compte », craint le président de la Chambre, Jean-Claude Loranger.

La Chambre de commerce dénonce le manque de transparence du gouvernement libéral qui pourtant, durant les élections, se disait le parti des régions. « D’après ce que l’on entend et que l’on lit de plus en plus dans les médias, le gouvernement dessine ses plans sans consultation. Au mieux, il prend le pouls d’organisations situées dans les grands centres qui à leur tour, ne se donnent pas la peine d’aller valider leurs positions dans les régions. À ma connaissance, nous ne sommes pas des colonisés, nous avons voix au chapitre », souligne le président.

L’association libérale de Gaspé s’est fendue d’un communiqué où on lit ceci:

«C’est bien difficile d’être fier libéral ces jours-ci […]. Si la moitié de ce qu’on entend est vrai, c’est probablement le pire plan de match que le gouvernement pouvait se donner pour développer notre Gaspésie. Nous sommes fortement préoccupés à l’égard des emplois, de l’expertise, des leviers économiques ainsi que des outils de concertation que nous allons perdre».

Faisons la liste:

– Abolition des conférences régionales des élus (CRÉ), qui réunissait les élus et les représentants de la société civile régionaux pour favoriser l’émergence de projets de jeunes entrepreneurs, d’insertion des immigrants, de verdissement, etc;
– Abolition des Centres locaux de développement (CLD et, à Montréal, les CDEC), donc du vaste réseau harnachant les énergies locales pour l’émergence de petites entreprises, d’entreprises d’économie sociale. Les entreprises accompagnées par les CLD ont une résilience deux fois plus fortes que les autres;
– Abolition de la présence gouvernementale régionale en immigration, en éducation et, en certains cas comme en Abitibi, en Culture;
– Abolition des comités d’usager et des Conseils d’administration locaux dans les établissements de santé, réduisant à néant la prise de parole et la prise de décision locale en santé.
– Abolition des Agences régionales de santé où les représentants locaux faisaient des arbitrages et leur remplacement par des mégas structures supra-régionales et le déplacement de 10% des cadres de la santé vers Québec;
– Abolition du modèle des carrefours jeunesse-emploi (CJE) qui ne pourront plus accueillir tous les jeunes dans le besoin pour les conduire vers l’emploi ou les études, mais ne devront répondre qu’à ceux qui sont inscrits à l’aide sociale, ce qui exclura 40 000 des 60 000 jeunes aidés chaque année;

Nous sommes donc en présence d’une énorme régression.

J’étais conseiller de Lucien Bouchard, en 1998, lorsque le gouvernement du Parti québécois a mis sur pied plusieurs de ces lieux de pouvoir décentralisé. J’en étais un partisan actif car la prise de pouvoir sur le développement local (y compris dans les arrondissements des grandes villes) est pour moi une condition essentielle de progrès économique et social. Je crois à l’intelligence collective locale.

Il a fallu plus de 15 ans pour tisser cette toile qui mobilise bonnes volontés, réalisme, esprit collaboratif, leadership partagé. Plus de 15 ans à habituer les maires et les présidents de chambres de commerce à l’idée qu’ils n’étaient pas les seuls décideurs du développement local. Plus de 15 ans à faire une place au caractère pluriel du développement.

En cinq mois, comme surgis des années 50 et d’un épisode de Papa a raison, (ou de Mad Men) les ministres libéraux font table rase de tous ces progrès, mettent au rebut tous ces réseaux, tourne le dos à toute cette bonne volonté mobilisée.

Une déstructuration qui heurte autant Gaspé que les quartiers de Montréal

Avec quel impact ? Pas seulement la grogne, palpable même chez les maires, préfets de Municipalités régionales de comtés et gens d’affaires libéraux qui devaient pourtant bénéficier de la manoeuvre.

Mais l’impact économique réel, sur le développement local, les budgets coupés, les entrepreneurs démobilisés. Mon collègue de Gaspé, Gaétan Lelièvre, l’exprime remarquablement:

« C’est trente ans de concertation et de mobilisation qu’on est en train d’anéantir, les conséquences seront majeures puisqu’on sait fort bien qu’il ne peut y avoir de véritable développement sans qu’il y ait préalablement de la concertation et de la collaboration des intervenants d’un milieu.
La solution libérale, c’est la centralisation des pouvoirs à Québec dans les grandes tours à bureau. On écarte les intervenants des régions de la prise en main de leur développement. C’est du mépris à l’égard de nos leaders locaux et régionaux œuvrant dans l’ensemble des secteurs d’activité. Le mépris du gouvernement Couillard à l’égard de la population des régions, c’est également de transférer 100% des mandats des CLD et des CRÉ au monde municipal avec seulement 50% des budgets alloués historiquement. En Gaspésie, strictement au niveau des coupures dans les organismes de développement local et régional, ce sont plus de 15 millions de dollars annuellement que nous perdrons. Non seulement 15 millions de dollars de moins à la disposition des décideurs locaux et régionaux pour investir dans des dossiers socio-économiques essentiels, mais également plusieurs dizaines d’emplois spécialisés, généralement occupés par des jeunes qui ont choisi de venir ou de revenir en Gaspésie afin de s’y établir. Ce seront malheureusement eux les premiers touchés par ces coupures de poste; on s’attaque à ce qu’on a de plus précieux comme capital de développement d’une région : la jeunesse compétente. C’est triste. »

À Montréal, plus de 600 entrepreneurs ont signé un communiqué affirmant que les outils locaux (CLD et CDEC) avaient joué un rôle clé dans la création et le développement de leur entreprise. C’est le cas d’un entrepreneur en technologie qui était de la mission Couillard en Chine. Extrait:

Parmi les 600 entrepreneurs, M. Benoit L’Archevêque, fondateur de l’entreprise technologique AZZIMOV, affirme que « sans l’accompagnement de la CDEC Centre-Sud / Plateau Mont-Royal, il aurait été impossible de construire mon entreprise ». Ironiquement, M. L’Archevêque accompagnait le premier ministre en Chine lors de sa dernière mission commerciale. Une jeune entrepreneure, Mme Mélissa Harvey, présidente de Zorah Biocosmétiques, soutient la CDEC Centre-Nord dans la reconduction de son mandat CLD : « Depuis plusieurs années, ma CDEC accompagne le démarrage et la consolidation de mon entreprise. Des conseils judicieux et un financement approprié m’ont permis d’être aujourd’hui une leader dans mon domaine ». Pour M. Sébastien Blais-Ouellette, président de Photon etc., « l’appui de la CDEC Rosemont-Petite-Patrie a été déterminant pour le développement de notre entreprise par la mise à disposition d’aides financières, de locaux accessibles et fonctionnels, mais aussi et surtout la création dans le quartier d’un environnement de travail où la créativité se décline sous toutes ses couleurs, autant artistique que technologique ».

Le travail de démantèlement des outils locaux aura, c’est certain, des conséquences néfastes pour la création d’emploi en régions et dans la Métropole. Le bilan économique du gouvernement, déjà désastreux, pourrait encore empirer.

Une conséquence politique

Il y a aussi une conséquence politique. En voulant faire le vide, le PLQ attirer l’attention sur la valeur des outils que le Parti québécois avait construit avec la société civile, donc à la force de proposition du PQ, à sa valeur dans la construction du Québec moderne.

La mobilisation qui s’organise autour de la défense de ces outils s’additionne aux voix qui défendent les Centres de la petite enfance (invention péquiste), le Régime québécois d’assurance parentale (autre invention péquiste), et demain quoi d’autre encore.

Elle s’additionne aussi à l’opposition suscitée par la complicité coupable du gouvernement Couillard avec l’inacceptable projet de pipeline de Transcanada, son oreille trop attentive aux malheureusement increvables sirènes du gaz de schiste, son goût pour l’unilinguisme anglais ou pour des écoles religieuses où Darwin et Molière sont interdits le jour, et supposément enseignés le soir par des parents pourtant créationistes et étrangers au français.

En 2003, la mobilisation avait mis un cran d’arrêt aux projets de réingénierie néo-libérale de Jean Charest.

En 2014, c’est toute la différence québécoise qui est dans la mire du gouvernement Couillard.

C’est toute la différence québécoise qu’il faut défendre, sur toutes les tribunes et dans la rue, jusqu’à ce que Philippe Couillard, comme Jean Charest avant lui, soit contraint de renoncer au saccage.



19 réflexions au sujet de « Le plan Couillard: déraciner le pouvoir citoyen, éteindre la différence québécoise »

  1. Ce sont des amateurs qui font des essais en mettant des politiques à l’essai et lorsqu’ils se trompent, ils essaient de corriger. Mais lorsque vous avez affaire avec un orgueilleux, c’est presque impossible de corriger les erreurs.

    Plus de 80.000 emplois ont été perdus en 7 mois, et le Québec perd des films qui seront exécutés ailleurs. Le dernier en liste, un film de 10M$ qui sera tourné à Winnipeq, parce que là bas, ils ont des généreux crédits d’impôts alors que le Québec a pris le chemin inverse, Il coupe dans les crédits de 20%..

    Un bon médecin ne fait pas nécessairement un bon politicien.

  2. Bonjour à vous, est-ce qu’il existe un site où l’on peut voir les actions Libérale, une liste avec ce qu’ils ont déjà remanié avec des chiffres? Ou une liste avec ce qu’ils veulent couper? Merci!

  3. Le candidat à la chefferie le plus expérimenté nous résume bien la galère dans laquelle nous « embarquent » les 3 médecins et les 3 banquiers libéraux…. Le réveil sera brutal !

    • Bien visé @nicole J. mais nos libéraux mène le Gouv avec un quatuor MD… incluant le Dr. Juan Iglesias secrétaire général et greffier du Conseil exécutif, le boss des boss! On peut estimer qu’ils contrôlent une large part du budget de l’état 🙁

  4. Je me surprenais ce matin à me rappeler comment nous avions rêver les changement en éducation et en santé dans les années 60 avec les Libéraux de M. Lesage, puis avec le parti Québécois de René Lévesque. Nous rêvions ces changements avant de les légiférer et de les produire. Que s’est-il passé pour qu’aujourd’hui, nous légiférions avant même de rêver les changements qui nous sont imposés? Si M. Couillard n’a pas le monopole de ces méthodes, il en est certes devenu un digne représentant. On ne peut diriger un état comme une compagnie privée. Un employé peut-être mis à la porte, pas un citoyen, un employé peut quitter une compagnie, pas un citoyen. Ce gouvernement semble incapable de mesurer les conséquences de ces gestes, je ne croyais pas pouvoir m’ennuyer de M. Charest, c’est fait.

  5. Le mal n’existe pas. Scientifiquement, le bien et le mal sont des mesures de création et destruction de valeur. Personne n’est le mal.
    Chacun possède un potentiel de création de valeur, qu’il s’agit d’exploiter optimalement en arrimant la nature de chacun avec l’environnement lui permettant de performer.

    Pour toutes les fois où j’ai été si dur à dénoncer les insistance, les entêtements, de J-F Lisée, résultant en destructions de valeur plus ou moins intenses, je me dois ici de noter, souligner, l’ampleur de création de valeur dont il est capable en oeuvrant dans l’environnement qui lui est optimal.
    Le talent d’analyste politique de JFL est spectaculaire.

    C’est dans les propositions de solutions que ça se gâte.
    Je soupçonne que c’est beaucoup plus une question d’acquis que de capacité.
    Pour quelqu’un ayant réussi verticalement, il est très difficile de quitter cette réussite et entrer dans l’horizontalisme.
    Mais c’est que c’est là que se trouvent les solutions aux problèmes contemporains.

    C’est l’insistance à persister à vouloir utiliser l’approche verticale pour régler les problèmes créés par le verticalisme que je dénonce avec force comme étant « faire partie du problème ».

    Si JFL veut augmenter son influence vers le futur il devra apprendre à s’entourer d’horizontalistes pour lui souffler des suggestions de solutions, ou travailler à le devenir lui-même. Mais la route est longue.

    Peut-il cheminer assez pour être chef j’en doute, mais certainement assez pour faire partie de la solution.

  6. Bravo, M. Lisee, malheureusement on voit déjà que la machine à fabriquer des fausses réalités par la peur fonctionne bien. Entre La Presse, Radio-Canada,et le discours Couillard/Harper/Godbout et autres, le champs de la pensée de plusieurs s’est considérablement réduit et ils ne voient plus d’alternatives….Continuons à dénoncer le mensonge sous toutes ses formes.

  7. Il n’y a qu’une façon d’y arriver: la séparation.
    Comme nous sommes déjà séparés et autonomes depuis 1982, il ne nous reste qu’une chose à entreprendre, le partage des pouvoirs et la concentration de tous les impôts et taxes dans le fisc québécois.
    Mme Winne l’a dit récemment:  » … reprise des pourparlers visant à réintégrer le Québec dans le giron constitutionnel dont il est exclu depuis 1982″ et « la place du Québec ne figure pas sur l’écran radar des Canadiens ».
    En d’autres mots, les Canadiens ignorent totalement la nation québécoise. Et j’ajouterais que le parti québécois et le bloc québécois se rentrent la tête dans le sable pour ne pas ébruiter notre indépendance.
    Pourquoi? Parce que les deux partis sont infiltrés par les fédéralistes et que nos députés péquistes-fédéralistes ne font rien pour promouvoir la souveraineté, au contraire, ils font tout pour nous faire oublier le voeu de René Lévesque devenu notre voeu personnel.
    Comme cela va, nous aurons encore un chef fédéraliste qui organisera la tiédeur plutôt que l’enthousiasme. Mon député péquiste se comporte exactement comme un fédéraliste, dans sa dernière réunion, si je n’avais pas parlé de séparatisme, il n’en aurait jamais été question. Ma question:
    « le parti péquiste est-il encore séparatiste? » Évidemment il a dit oui, mais sans preuve à l’appui!!!

  8. Les docteurs ont ceci de particulier: ils décident seuls, parfois après avoir discuté entre eux, de la potion amère que nous devrons boire. Ils savent et les autres ignorent. Ils ont l’habitude du mandarinat. Peut-être qu’en médecine ça marche…

    C’est ainsi que le bon docteur en chef, a lu le dernier livre de Miklethwait & Wooldridge (Penguin, 2014): «The fourth revolution: the global race to reinvent the State», il en est ressorti ébahi, encouragé tout le monde à le lire.

    Micklethwait étant le rédacteur en chef de l’hebdomadaire «The Economist», bible de la droite étroite, Wooldridge son assistant, on s’attend donc à une portion amère.

    Un peu jobard le bon docteur, sans grande profondeur au Québec, il l’a amplement montré dans le passé avec son ami Porter. Craignez l’homme d’un seul livre, comme dit le proverbe.

  9. Mon bon M. Lisée, vous devriez savoir depuis le temps que «groupe de pression», «groupement communautaire», «pouvoir citoyen» non seulement ça ne rime pas avec le discours néo-libéral mais de surcroît ce n’est pas leur clientèle donc pas leur préoccupation. Alors pourquoi s’enfarger dans les fleurs du tapis ? C’est exactement ce que font les néo-libéraux. D’autant que c’est votre clientèle et non pas la leur. Leur clientèle, vous l’avez vu, elle a défilé devant la commission Charbonneau. C’est pas pareil.

    Faites un test : Allez parler de « pouvoir citoyen » en Beauce et vous allez voir ce qui vous attend : personnellement, je parie pour le «lynchage». Voyez ce qui est arrivé à Pauline Marois. La première première Ministre s’est fait battre par un poteau. Comme on disait dans le temps: elle a failli perdre son dépôt !
    Et vous croyez que le PLQ va reculer ? Mais pourquoi bon sang le feraient-ils ?

  10. Rien de concret pour stopper le saccage causé par l’endettement. Une analyse qui ignore totalement cette réalité. Le PQ et son maître à penser continuent de se promener dans les nuages.

  11. Il sera intéressant avec chiffres à l’appuie de voir le pour et le contre si le plan Couillard est mise en place.
    L’économie pour chaque programme abolit et la consequence en dollars que la perte de ce programme provoquera.
    Le résultat pourrait être fort intéressant.
    À vos ordinateurs et faite écrire un programme pour trouver la réponse.

  12. C’est donc clair: il ne faut pas toucher à tout ce qui existe, ne rien couper. La tête dans le sable. On a tellement d’argent… Pis après tout, pourquoi ne pas refiler la facture actuelle aux générations futures.

    Je propose donc d’offrir les CPE gratuite, d’augmenter les allocations d’aide sociales à 2000$ par mois par individus, d’abolir les frais de scolarité, vivre la gratuité. Tous ceux gagnants moins de 60,000$ ne paieront plus d’impôts non plus et on va taxer les riches à hauteur de 75% (mais ça vous y aviez déjà pensé…). Après tout, le déficit devrait disparaître tout seul.

    • Complètement d’accords avec vous. Ils ne finiront jamais de me surprendre.

    • @Stéphane. Y a du raccourci dans votre affaire.
      Le développement régional, l’entrepreneuriat social et d’entreprise passent aussi par le soutien d’organismes multidisciplinaires publics, para publics : chaque piastre investie en rapporte 3 à l’état, à la collectivité locale de toutes les régions du Québec!

      Et tant qu’à osculter des excès prévoyons par exemple une baisse des émoluments faramineux offerts aux King Kong de la CDPQ: restructurons la patente et visons à accroître la qualité de vie de tous: pcq franchement la rente maximale… de 1038$ (38 ans de contributions dans le meilleur des cas) y a pas de quoi fouetter un chat!

      Vous voyez je nous amène sur un autre terrain…

    • Tout à fait d’accord avec @KevinBlizzard, il y a beaucoup de raccouris.s dans votre affaire. Quand le gouvernement paye pour des garderies il permet à des femmes d’aller travailler et de payer des impôts À l’État! Au lieu de vivoter loin en dessous du seuil de pauvreté avec des montants payés PAR l’État. Il faut penser plus loin que les premières apparences pour bien calculer…!

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