Le PQ et le référendum: Le Parti doit entendre les Québécois

L’électorat a été très dur avec le Parti québécois le 7 avril dernier. Très dur avec notre projet de faire du Québec un pays. Pour les indépendantistes convaincus que nous sommes, découvrir que moins de 30% des Québécois partagent en ce moment notre idéal, constater que les trois quarts de nos concitoyens sont réfractaires, pour ne pas dire allergiques, à la tenue d’un référendum, cela fait mal.

Les militants du PQ sont conviés à une grande consultation cet automne, dans chaque circonscription. Puis une campagne à la direction permettra de choisir, avec un nouveau chef, une direction à prendre.

À mon avis, deux avenues seulement sont possibles : rester sourd à l’humeur actuelle des Québécois, revenir immédiatement à la charge avec notre projet, sous une forme ou une autre, aux élections de 2018, se cogner durement la tête sur le mur de l’opinion et ainsi donner pour longtemps les clés du pouvoir aux Libéraux. À moins d’un imprévisible retournement de situation d’ici-là, j’estime que les Québécois fermeront les portes du pouvoir à un PQ qui voudrait mettre, au prochain rendez-vous électoral, l’État au service de son option.

Notre tâche: reconstruire l’opinion souverainiste

L’autre avenue, plus ardue pour nous, indépendantistes, mais plus porteuse pour l’avenir, consiste à prendre acte du recul de notre option dans l’électorat. À admettre qu’un important travail de reconstruction de l’opinion souverainiste doit se déployer avant d’en faire, à nouveau, un enjeu électoral. Le PQ et ses partenaires doivent s’astreindre à une vaste et permanente entreprise d’éducation populaire, en particulier mais non seulement envers les jeunes, pour redonner le goût de l’indépendance.

Nous comptons dans nos rangs une nouvelle génération de jeunes indépendantistes énergiques et compétents. Nous devons, bien mieux que nous ne l’avons fait jusqu’ici, mobiliser toute la créativité et toute l’énergie disponible pour retourner vers les citoyens, rendre concrète la proposition indépendantiste, utiliser les nouveaux moyens de communications, comme les anciens. Ce devrait désormais être la priorité du parti et de ses partenaires indépendantistes dans les années qui viennent.

Mais au plan électoral, si la situation change peu, j’estime que le PQ devrait, lors de l’élection de 2018, s’engager sans ambiguïté à ce qu’un gouvernement péquiste ne tienne ni référendum, ni référendum sectoriel, d’initiative populaire ou autre, conduisant à la souveraineté, au cours du mandat. Entendre le message de la dernière élection, c’est reconnaître que les Québécois ont rejeté non seulement l’ambivalence, mais tout procédé qui les entraînerait sur le chemin d’un référendum à court terme.

Prendre la décision seulement au moment opportun

Est-il utile de prendre cette décision maintenant? Je ne crois pas. D’abord, la situation peut changer. Notre travail d’éducation, les processus référendaires en Écosse et en Catalogne, la conjoncture québécoise et canadienne sont autant d’éléments qui peuvent modifier la donne.

Je soumets donc une hypothèse : qu’un an avant l’échéance électorale, le Parti québécois décide de la place qu’occupera, ou non, la souveraineté lors de l’élection à venir. Ce mécanisme à inventer doit impliquer les membres, les militants, le chef. Ce serait vrai pour l’élection de 2018, et pourrait l’être aussi pour l’élection suivante.

Nous sommes pressés, tous.  Il faut être pressés de déployer notre effort d’éducation indépendantiste. Pressés de profiter de changements de conjoncture devenant porteurs pour notre projet.  Nous devons être réalistes, tous. Arrivera un moment où on pourra présenter un projet précis et un échéancier aux Québécois. Mais il faut reconnaître, aujourd’hui, que ce moment n’est pas imminent.

Bâtir la nation

Dans ce cas, à quoi bon gouverner si ce n’est pas pour préparer ou faire immédiatement l’indépendance?  D’abord parce qu’un pouvoir libéral prolongé sera corrosif pour l’identité québécoise elle-même. On n’a qu’à voir comment le gouvernement Couillard a annulé les cours d’histoire, n’envisage aucune défense de la langue française, a comme objectif de rendre le Québec plus semblable à « la moyenne canadienne », affaiblit le réseau québécois à l’étranger. Il sape les ressorts du nationalisme québécois.

Chaque fois qu’il fut au pouvoir, le Parti québécois a fait l’inverse : tabler sur la différence québécoise pour progresser dans tous les domaines : langue, éducation, recherche, économie, agriculture. Construire, ici, une nation. La conduire, ensuite, à son indépendance.

Il y a des moments où il faut accélérer la marche. C’était le cas en 1995 et, à mon avis, en 1996. Il ne faut pas attendre ces moments, mais travailler à les faire émerger. Car il y a des moments où il faut savoir gérer le temps. Et respecter les Québécois. Pour mieux cheminer vers l’indépendance.

(Ceci est la version intégrale du texte publié ce matin dans La Presse.)

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A propos Jean-François Lisée

Né à Thetford Mines le 13 février 1958, Jean-François Lisée obtient une licence en droit de l’Université du Québec à Montréal en 1979 et une maîtrise en communications de la même institution en 1991. Il poursuit des études à Paris en 1981 au Centre de Formation des journalistes de la rue du Louvres avant de devenir journaliste indépendant pour divers médias québécois et français, dont le Soleil, la Presse et Radio-Canada, et il publie quelques textes dans Le Monde, Libération et l’Express. À la fin des années 1980, il est correspondant à Washington pour La Presse, L’actualité et l'hebdomadaire français L'Événement du jeudi. À la même époque il signe des textes d’opinion dans le Washington Post, le New York Times et l’International Herald Tribune. Il est rédacteur en chef adjoint de L’actualité de 1990 à 1992. En 1994, au lendemain de l’élection du Parti québécois, il devient conseiller du premier ministre Jacques Parizeau et participe à l’élaboration et à la mise en oeuvre de la stratégie référendaire de 1995. À la suite de la démission de M. Parizeau, il exerce les fonctions de conseiller politique sous Lucien Bouchard et ce, jusqu’en 1999. De 2001 à 2004, il est chercheur invité au Département de science politique de l’Université de Montréal puis à Sciences Po Paris. En 2004, il co-fonde le Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), dont il demeure le directeur exécutif jusqu’en 2012. En 2007, il conseille la chef du Parti québécois, Mme Pauline Marois, relativement à un projet de loi sur l’identité, duquel émaneront des propositions de Constitution et de citoyenneté québécoise, puis de Charte de la laïcité. M. Lisée est l’auteur de nombreux essais remarqués sur la politique et l’identité québécoises. En 1990, il publie Dans l’œil de l’aigle, sur l’attitude américaine envers le mouvement indépendantiste québécois. Un essai qui lui vaut le Prix du gouverneur général. Il fait aussi paraître Le tricheur et Le naufrageur (1994), sur la vie politique québécoise au lendemain de l’échec des accords du Lac Meech, Sortie de secours : comment échapper au déclin du Québec (2000), Nous (2007), Pour une gauche efficace (2008) et Comment mettre la droite K-O en 15 arguments (2012), puis le livre, Des Histoires du Québec (2012). De 2009 à 2012, il commente régulièrement l’actualité politique, sociale et économique sur un des blogues politiques les plus lus de la Francophonie. Ministre, il continue à tenir un blogue à jflisee.org Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. En août 2012, il se présente comme candidat du Parti québécois dans la circonscription de Rosemont et est élu le 4 septembre

77 réflexions au sujet de « Le PQ et le référendum: Le Parti doit entendre les Québécois »

  1. Bâtir la nation est un beau projet nationaliste pour le Québec. Devant l’impossibilité de faire l’indépendance avant un bon bout de temps, le PQ peut être un bon gouvernent national à l’intérieur du Canada pour faire progresser le Québec vers plus d’autonomie et plus de prospérité, réduire la dette, faire rayonner notre culture dans le monde et favoriser le succès de Québécois partout.

    Ainsi le PQ pourra reprendre le pouvoir et récupérer les votes de la CAQ. Le parti doit être franc et clair.

    Le PQ doit se réinventer et devenir un parti de centre. Réinventer et moderniser son rapport à l’état qui est usée actuellement. M. Lisée, un petit conseil aller chercher le consensus nationaliste et essayer d’aller chercher des députés de la CAQ et les ramener au bercail. Lisez le livre de Martin Lemay, l’union fatale, que j’ai adoré. Le PQ a encore du temps pour survivre mais il doit se réveiller car d’ici quelques temps, il sera trop tard. Les dommages seront faits.

  2. M. Lisée, l’expérience des dernières élections et les pourcentages de votes obtenus par le PQ, constamment en baisse depuis l’élection de Lucien Bouchard, sont suffisamment révélateurs à mon avis sur l’évidence que la stratégie qui consiste à se présenter comme bon gouvernement doit être mise de côté. L’opération divise le vote souverainiste et ne permet pas de convaincre les électeurs sur la viabilité de l’option. La situation est à ce point désastreuse qu’elle commande plus que de légers ajustements de stratégie. L’option doit être claire. La raison d’être du PQ est de permettre d’accéder à la souveraineté du Québec. Cela doit se refléter dans le programme, dans le discours et dans les campagnes électorales.

    Il faut arrêter de vouloir jouer sur les deux tableaux. Il ne faut plus mettre d’énergie à expliquer comment vous dirigeriez la province mais concentrer vos efforts à rendre plus clair les avantages de ne plus être dans le Canada. Pour avoir entendu certains de vos exercices pédagogiques à ce sujet, je sais que vous en avez le talent et je suis persuadé que d’autres souverainistes l’ont aussi. Voilà ce qui doit être mis davantage sur la place publique au sein de la plus grande coalition souverainiste possible. Tous ceux qui croient réellement que ce Québec est souhaitable et possible doivent s’unir et mettre de côté toute autre considération partisane.
    À défaut, nous devrons nous satisfaire de l’opposition, officielle ou non.

  3. Il est plus que temps de donner la parole aux partisans souverainistes. Comme la souveraineté se fera avec les québécois, ceux-ci veulent savoir ce qui les attend advenant l’indépendance du Québec et les partis souverainistes ont péché par excès de confiance en omettant de vulgariser davantage cette option pour M. et Mme tout le monde.

  4. M Lisée, comme je vous l’ai déjà dit, j’adhère fortement à votre proposition qui consiste, entre autre, selon moi, à devenir plus pédagogue au sein du Parti Québécois.

    Mais curieusement je croyais bien que Mad. Marois allait être une très bonne pédagogue, après son élection comme chef du Parti. Malheureusement, ce ne fut pas le cas aux dernières élections, à part certains bons moments aux débats des chefs: ils faut dire que les média (presse écrite, télé, etc) ne l’ont pas servie et d’autres se sont chargés d’emplir les média sociaux de commentaires négatifs. À l’avenir, il faudra mieux gérer nos relations avec les média réguliers et les média sociaux, c’est évident.

    Mais ce que je veux surtout apporter ici, c’est qu’il ne faut pas compter sur les seuls députés et vedettes du Parti pour exercer cette pédagogie. Selon moi, il faut qu’elle s’exerce chez les membres-militants du parti et par les membres-militants.

    Pour y arriver, il faut créer des lieux permanents de rencontres «pédagogiques» au sein du Parti d’abord : groupes de formation, cercles de lecture, forums de discussion, etc. Bien sûr, on n’en est plus aux «réunions de cuisine» du début du Parti. Divers types de médias sociaux en ligne peuvent mieux nous aider à atteindre cet objectif, ce qui n’exclut pas les réunions en personne.

    Ensuite, on pourra ouvrir ces lieux permanents de rencontres «pédagogiques» à toute la population.

    Qu’en pensez-vous?

    • Tout à fait d’accord avec vous. Les choses se mettent en branle. À l’instigation du Conseil de la souveraineté pour le Québec et le Nouveau Mouvement pour le Québec, l’opération destiNation va avoir lieu les 20 et 21 septembre au Théâtre l’Olympia, animée par Martine Desjardins.

  5. « Bâtir la nation…
    D’abord parce qu’un pouvoir libéral prolongé sera corrosif pour l’identité québécoise elle-même. On n’a qu’à voir comment le gouvernement Couillard a annulé les cours d’histoire, n’envisage aucune défense de la langue française, a comme objectif de rendre le Québec plus semblable à « la moyenne canadienne »,
    Chaque fois qu’il fut au pouvoir, le Parti québécois a fait l’inverse : »

    Quelles preuves avez-vous, pour affirmer que le pouvoir péquiste n’est pas corrosif pour l’identité québécoise et la langue française ?…

    Au dernier mandat, Pauline Marois et les députés du PQ ont maintenu l’imposition de la langue de Lord Durham, obligatoire dès l’âge de six ans à l’école française, jusqu’à la fin du collège. Sinon, c’est la peine de mort. Pas d’anglais = Pas de diplôme DES et DEC. Comme les libéraux.

    Au dernier mandant, Pauline Marois et les députés du PQ ont planté un autre clou dans le cercueil de la Loi 101 et de l’OQLF. En accordant des subventions de dix millions à l’entreprise Ericsson, quatre millions à l’entreprise Lockeed Martin, 19 millions à l’entreprise Pratt & Whitney.

    Trois entreprises de l’apartheid qui n’ont jamais obtenu un certificat de francisation depuis l’existence de la Loi 101.

    Des entreprises qui, en sol québécois, pratiquent ouvertement la discrimination contre les travailleurs diplômés des collèges et universités francophones du Québec, en imposant l’unilingue anglais au travail. Pas d’anglais = Pas d’emploi. C’est la peine de mort.

    Comment les députés du PQ prévoient-ils défendre la langue française, après avoir sacralisé son remplacement par l’anglais, langue du travail au Québec ?… Comme les libéraux.

    Comment prévoyez-vous défendre la langue française en répondant, devant les immigrants, en anglais aux anglo canadiens de Westmount ?… En leur promettant des services dans leur langue anglaise, plutôt que de les encourager à s’intégrer à la majorité, française.

    Il ne reste plus que 7,9 % d’anglophones au Québec, plus lapidaires que les députés bailingue du PQ, pour l’avenir du français, tu meurs.

    SP

  6. En désaccord (première fois) avec vous.
    Voir le texte de Aussant.
    P.S. Cessez d’utiliser E-Mail maudit! COURRIEL EST FRANÇAIS!

  7. Monsieur Lisée.

    Je suis hors sujet, mais je me demandais si quelques experts pourraient nous donner une idée de ce qu’ une élection proportionnelle aurait donné le 7 avril.
    A votre connaissance, est-ce qu’il y a un site sur ce sujet?
    Merci!

  8. Le Parti doit entendre les Québécois, titrez-vous Monsieur Lisée. Et non pas Le Parti doit (ATTENDRE) les Québécois . Le PQ doit revoir sa stratégie et rebondir très rapidement. Il ne faudrait pas que nous tombions dans des Blues post PQ. Nous avons vécu cela avec le référendum volé de 1995 et c’est déjà trop. Nous avons ici une jeunesse qui s’est vu amputée de son histoire nationale depuis des années, beaucoup n’ont même pas vécu le dernier référendum. Allez à la rencontre des gens, parlez d’indépendance. Il y a assez de talents et de communicateurs au PQ pour mobiliser des gens sur tout le territoire québécois. Le message doit être clair, simple et surtout continu! Nous aurons bien le temps de choisir des gouvernements (gauche, droite, centre etc..) après l’indépendance. Le véhicule qu’est le PQ à oublié qu’il carbure au militantisme d’indépendantistes, souvent des gens qui travaillent du 9-5 et que la politique est parfois loin dans leur quotidien. C’est pourquoi, la majorité des québécois portent un geste politique 1 fois au 5 ans, en votant. On doit en prendre acte et travailler en conséquence.

    Une campagne électorale suffit peut-être pour obtenir la chance d’être un bon gouvernement, mais pas à faire un pays! Entre nous, il faut faire de l’aveuglement volontaire pour ne pas voir que PKP à la faveur populaire comme messager dans la population. Ce serait regrettable de perdre nos meilleurs ministrables (comme vous, Drainville, Ouellette…) à cause d’une course qui à très peu d’importance dans l’ascention vers l’indépendance. Il faut lâcher ce piège à la Star Académie et unir tout le monde. On peut bien se déchirer à choisir un messager… mais l’important c’est d’attacher nos souliers et de repartir la course vers l’indépendance maintenant. Le temps compte! Mes meilleurs voeux pour la suite, Monsieur Lisée.

  9. Vos chers lecteurs, mon cher J.-F., vous ont « viré de bord » pas à peu près! Ça s’appelle se faire parler dans le casque! Vous êtes l’ombre de ce que vous avez été : aucune vision mais des lieux communs, des choses creuses à souhait. Allez faire vos devoirs! Ce n’est pas avec de telles inepties que vous vous ferez élire comme chef. Si je vote pour vous, ce sera par dépit, parce qu’il n’y a pas mieux et pour ce que vous avez été… Qui bene amat bene castignat…

  10. Je suis membre du PQ depuis longtemps et je vais le rester, mais qu’il est triste à voir. Couillard est peut-être Schizophrène, personnellement en privé je pense autre chose, mais le PQ par ailleurs semble profondément névrosé et ressemble de plus en plus à ce mille pattes qui s’est mis à compter ses bottines. Hélas! ;-)))

  11. Ce que je comprends de votre message M Lisée, c’est qu’il faut mettre l’accent sur la communication. Selon moi, celà veut dire redonner de l’importance aux membres pour en faire de véritables militants. Il faut faire comprendre aux membres qu’il ne suffit pas de prononcer le mot « indépendance » pour qu’elle se fasse.

    Celà veut dire au sein du parti, dans chaque comté, le retour aux groupes de discussions, à l’autoformation, aux clubs de lecture, aux conférences, aux panels de discussion, etc

    Il faut que ces militants investissent les médias sociaux pour faire comprendre que l’indépendance du Québec est nécessaire et possible. Il faut que ces militants profitent de toutes les tribunes pour faire connaître leur engagement et leur détermination.

    Pardonnez ma franchise, les membres ne doivent plus être considérés comme de simples pions ($) par les députés et l’appareil du Parti Québécois…

    Si c’est cette relance du militantisme que vous proposez, M. Lisée, je suis avec vous…

    NB J’ai bien hâte de voir une réunion des membres du Parti Québécois , comté de Rosemont …

    • D’accord, c’est par les membres, même si cela ne fait pas toujours notre affaire d’entendre ce qu’ils veulent dire que le parti doit se refaire … avec et non contre les idées des membres auxquelles viendra se greffer un chef. Si l’idée d’indépendance (parce qu’on en aura parlé et non mis cela sous le boisseau pour conquérir le pouvoir) ne passe pas en 2018, ce sera la prochaine fois. Quand les Québécois en auront assez des libéraux et du fédéralisme parce que nous aurons démontrer l’inefficacité de ce régime à partir d’une argumentation qui ne s’est vraiment jamais articulé sauf par certains exercices de budgets fictifs, et bien là la majorité nous suivra. Évidemment il faut espérer qu’il ne sera pas trop tard. Le pari est risqué mais il ne l’est pas plus que celui que nous avons fait jusqu’à maintenant et qui n’a pas suscité depuis 95 l’enthousiasme chez les Québécois.

  12. M. Lisée,

    Je suis complètement en désaccord avec votre proposition. Au lieu de déprimer le monde avec l’ idée d’un éventuel referendum, pourquoi ne pas vous mettre au travail pour proposer un pays intéressant dans lequel il ferait bon vivre??Il faut que les gens aient le goût de vivre dans un pays qui leur ressemble. Et quel serait ce pays au point de vue économique, culturel, environnemental et +.Il faut que tous ceux qui ont le goût de vivre la liberté et la créativité se disent: Moi, c’est au Québec que j’aimerais aller vivre pour telle et telle raison. Il faut donner le goût du Québec. Il faut forger une économie qui nous ressemble dans le respect des travailleurs et des producteurs. Il faut développer la notion d’équité fiscale. Il faut embarquer tout le monde. Il faut que les fédéralistes oublient le Canada pour se concentrer sur la joie de vivre autrement ici au Québec. Il faut avoir un projet motivant, emballant. Ce n’est pas en gouvernant comme les libéraux et en continuant d’appliquer leurs politiques lorsque vous prenez le pouvoir que vous allez me convaincre de vous élire. Je suis indépendantiste et péquiste depuis 1968 aux prochaines élections en 2018 ça va faire 50 ans que je travaille activement pour l’indépendance du Québec et vous pensez que vous allez me convaincre de voter pour un bon gouvernement? Pourquoi? Qu’est-ce que le Parti Québécois a fait de mieux au pouvoir? Vous avez maintenu la taxe injuste sur la santé après avoir promis le contraire, vous n’avez pas accordé la gratuité scolaire, vous avez fait un développement d’un milliard avec la Cimenterie de la Gaspésie ce qui va avantager les fédéralistes que sont les Bombardier. Comment se fait-il que vs vous êtes précipités en élection alors que le Parti libéral et Harper avaient été capables de gouverner minoritaire??Vous auriez dû démontrer plus de solidarité avec les autres partis pour passer des projets de loi. Je pense ici à une alliance avec la CAQ sur la Charte de la laicité. Faire des alliances avec QS. On aurait dit de vous que vous étiez prêts à gouverner pour tous les québécois. Vous auriez démontrer une autre manière de gouverner. Non! Vous avez gouverné comme les libéraux, alors ils sont là pour longtemps. Ils vont assainir les finances, ils vont faire du ménage, ils vont nettoyer ce qu’ils avaient sali lors de leurs mandats précédents. Alors, c’est parfait. Pendant ce temps, pensons! pensons au pays qu’on veut. Cessez pour le moment de réduire la politique au mot referendum!

  13. Souate et effectivement il faut tirer les conclusions qui s’imposent. Juste une chose qui me fatigue. Comment envisager faire la promotion de la raison d’aide du PQ si on met au rancart l’idée du pays? En en posant la question, on refait le parcours adopté depuis 1995 qui n’a mené à rien. Il faudrait un changement à l’article 1.

    Pour moi, il y a deux options. La trajectoire de M.Parizeau qui fonce devant avec un message claire et sans ambiguité et l’autre d’une deuxième beau risque avec une place du Québec redéfinie dans le Canada. Laquelle est la plus rentable et laquelle nous mènera au pays?

    Au niveau de la pureté du message et de l’intégrisme politique, celle de M.Parizeau et de possiblement M.Péladeau est la plus viable. Au niveau du réalisme politique où l’on envisage la politique comme un continuum, comme un chemin où le pragmatisme a sa place, je choisi la voie empruntée par M.Lévesque après le premier échec référendaire soit le beau risque.

    La définition de la place du Québec doit encore de définir dans un rapport de force avec le reste du Canada. L’envisager autrement révèle de l’indéalisme et de l’angélisme. Ou à moins que l’étincelle se fasse comme par magie.. Que l’on suive le sauveur qui n’arrivera pas..

    Le Canada est muet parce que nous n’avons pas forcé le fédéral à définir ce que représente un fédéralisme renouvelé promis par Jean Chrétien après l’échec de 1995.

    Si nous proposions une formule, de type Allaire plus, où le Québec a un bureau dans toute les ambassades Canadienne du monde, où il siège dans quelques organisations de l’ONU, peut-être aurions nous la poignée pour refaire le contexte de pré 1995. Égalité ou indépandance.

    Souhaitez-vous M.Lisée refaire ce que M.Lévesque a fait sans vouloir affronter les idéologues du parti? Voulez-vous refaire la stratégie de Mme Marois et de M.Bouchard qui n’a rien donné? Ou voulez-vous enfin assumer que la position à prendre est celle du pragmatisme politique et de calquer ce que M.Lévesque a si courageusement, et à quel prix, imposé?

    L’histoire est là pour nous apprendre qu’il faut quelques fois du courage et de l’abnégation pour faire avancer les choses. M.Bouchard a été l’artisan, l’applicateur du beau risque et sa place sera reconnu comme celui qui a fait avancer dans l’adversité. M.Lévesque l’a pensé et M.Bouchard l’a réalisé.

    Voyons voir qui sera l’artisan du pas en avant.

  14. Jwe ne suis plus un membre depuis longtemps! Il y a un article le # 1 qui est la raison d’être de ce parti!
    Quand vous voudrez faire l’indépendance quand vous voudres le faire le pays!!! Je retournerai. Comme beaucoup d’autres je m »abstiens, je passe mon tour!! Le discours du bon gouvernement je ne suis plus capable!!! salut.
    Les libéraux sont élus majoritaires BRAVO et honte à vous!!!!

  15. Ma lettre à Jean-François Lisée suite à sa prise de position dans la Presse du 8 septembre 2014.

    Bien d’accord avec Frédéric Paré qui commentait sur votre blogue ‘:  » Cessez d’interpréter les sondages et cessez ces ridicules questionnements stratégiques » Vous avez 4 ans pour vous préparer. Lors d’une campagne référendaire , tout peu changer, beaucoup de » je ne sais pas » ou de « non » peuvent changer pour le oui si la campagne est bien menée. Pensez à l’avant référendum de 1995, où les sondages prévoyaient une victoire assez nette pour le non. Alors cessez vos calculs stratégiques et promettez dès maintenant que si vous êtes élus au prochain scrutin, un référendum s’ensuivra assez rapidement. Sinon vous resterez dans l’opposition ou comme deuxième opposition , point final. Nous n’en voulons plus de votre bonne gouvernance en attendant que le Saint-Esprit persuade les québécois de la nécessité de l’indépendance, assez c’est assez ! Par vos calculs stratégiques vous ne faites qu’amplifier la crainte ou la peur, vous laissez ainsi entrevoir un agenda caché…Et pourquoi aussi ne changeriez-vous pas le nom de ce parti qui pourrait s’appeler dorénavant : « PSQ » « Parti souverainiste du Québec » Un nom plus inclusif, Option Nationale pourrait se joindre à vous de même que certains de Québec Solidaire. Un certain renouveau avec comme chef Péladeau ou Aussant ou les deux !!

    C’est votre dernière chance chers péquistes sinon vous allez finir comme l’Union Nationale et c’est plutôt la CAQ qui sera appelée à devenir la principale opposition aux libéraux en allant chercher tout le vote nationaliste. Et qui sait ? Peut-être qu’avec ce parti allons-nous revivre un certain épisode à l’époque de Bourassa, sauf que la CAQ après des négociations infructueuses avec Ottawa pourrait, elle, se tourner vers les québécois et leur demander un mandat pour la souveraineté du Québec. Qui sait ? Des fédéralistes déçus comme à l’époque de Bourassa auront-ils plus de chance de convaincre les québécois plutôt qu’un parti de bonne gouvernance ou qui peut faire peur pour certains . M. Lisée , vous dites : « un an avant la prochaine élection, nous déciderons s’il y aura référendum ou pas, selon la conjoncture, nous déciderons à ce moment-là « Êtes-vous sérieux là ? Vous devriez savoir que nous ne sommes plus du tout dans le même contexte qu’à l’époque de René Lévesque que vous avez aimer rappeler dans la Presse du 8 septembre. C’est justement ça que les québécois aujourd’hui ne veulent plus entendre de vous : on verra !

    Aujourd’hui ce que les québécois veulent , les indépendantistes comme les fédéralistes mous ou durs c’est que vous nous disiez clairement sans attendre ce qui nous attend si vous êtes élus au prochain scrutin.

  16. Vous savez, quand on regarde en arrière, je pense à Péladeau qui finalement a sorti Marois de la course. C’est un peu ça qui est arrivé à mon avis. À partir de d’là, le Parti Québécois à complètement manqué de cohérence, on savait pus qu’est-ce qui se passait : c’est tu Marois ou ben Péladeau ?

    Et le fédéral qui a sorti les gros canons : le Québec ne veut plus entendre parler de souveraineté ; moi, Stephen Harper, j’ai arrêté les souverainistes…

    Et les gens se ramollissent, font la moue…

    Vous, Drainville et Péladeau, le jour où madame Marois se faisait fêter sa longue carrière publique, vous donniez l’impression de danser sur sa tombe politique, chacun d’entre vous positionnant ses pièces sur l’échiquier de la course au leadership à la tête du Parti Québécois.

    Vous vous alterniez au micro, chacun y allant d’un discours sans doute improvisé. À un moment donné à la fin de ce manège, Monsieur Lisée, M. Péladeau vous a tendu la main de façon inattendue. Et vous l’avez serré.

    Y’est pas fou Péladeau.

  17. À l’issue du référendum de 80′ René Lévesque nous dit -« Si je vous comprend bien, vous dites à la prochaine fois ». Jacques Parizeau en 95, -« nous avons été battu par l’argent et le vote ethnique ». Celà aurrait été bien qu’il annexe à son commentaire un petit mot d’espoir et d’indication pour la suite des choses. Tel que…. par exemple, – » nous veillerons à faire mieux de ce côté là, pour la prochaine fois. » Pourtant!… Depuis ce temps là, une des principales, ou du moins des plus marquantes occupations du PQ a été ( il n’y a aucun doute que celà a été grandement perçu comme tel) de s’en prendre aux émigrants. Peut-être que Mr. Parizeau, fort en chiffre, avait déjà un trop bonne idée de ce qu’il y a d’irréversible dans la progression de ce poid démographique. Nous aurrions dû tirer une leçon du grand rassemblement « pan canadien » , organisé par le camp du non en 95. Nous aussi nous sommes capables de faire démonstration d’un trop plein d’amour qui déborde de partout. D’autant plus, que malgré les erreurs du passé, (comme par exemple, refuser l’accès aux écoles catholiques francophones à des communautés comme les italiens et les grecs ) Il s’avère finalement que dans les faits, nous les aimons plutôt bien nos émigrants. Et en plus dans notre cas cet amour se justifie par une proximité qui est bien réelle. Il ne serait peut-être pas si innutile de leur rappeler que ç´est bel et bien avec nous qu’ils vivent. Non plus, que ce serait tellement impudique de leur démontrer qu’on les aime bien. S’il faut travailler à faire émerger quelque chose, il me semble que ça pourrait étre quelque chose comme çà!

  18. Ce n’est pas coutume mais je trouve votre texte très décevant, M. Lisée. Ce n’est pas de référendum dont il faut parler mais d’indépendance.Qu’attendez-vous pour ce faire au Parti Québécois? Ce qui compte c’est l’objectif, dont à peu près personne ne parle des avantages au P.Q. En vous enfargeant constamment dans le mot honni référendum, vous faites le jeu des fédéralistes qui s’empressent de sortir les épouvantails. La dernière élection ne vous rappelle rien? Votre plume aurait été plus utile si vous aviez parlé des bienfaits de l’indépendance.

    Je vous invite aussi à retourner quelques jours avant l’élection d’avril dernier, Céline Galipeau avait alors accueilli Mme Marois au Téléjournal. Mme Galipeau avait ouvert la porte toute grande à votre chef en lui parlant de souveraineté… et celle-ci avait sorti sa cassette sur le référendum. Pathétique mais pas étonnant. Les gens n’ont pas dit non à l’indépendance, ils ont dit non à un parti qui n’avait pas le courage de ses convictions. Heureusement qu’il nous reste Option nationale (dont je fais partie).

  19. La position des dirigeants du Parti québécois confirme que l’on a raison de s’en tenir maintenant au Conseil de la souveraineté et sortir le rêve de l’indépendance d’entre les mains des partis politiques. Malheureusement, il semble bien que le PQ soit devenu une course à la chefferie.
    Le Conseil de la souveraineté est le seul organisme qui parle de continuer le travail de création d’une république indépendante et qui n’est pas pris dans le piège absurde de la date du prochain référendum..
    Si on attend un réveil subit du peuple pour revoir la motivation en faveur de l’indépendance, on risque de ne jamais voir notre idéal se réaliser. Il ne faut plus se fier au politique pour nous donner un pays francophone en Amérique du Nord. Trop de calculs pour le pouvoir, ça corrompt les idéaux.

  20. Avant de convoquer une campagne à la chefferie, il s’impose que le PQ fasse son « aggiinormento ». En d’autres termes une analyse des causes de la défaite ainsi que des travaux découlant des États généraux sur la souveraineté.

    En outre, ce qui est inquiétant c’est les conséquences importantes que pourraient avoir par ricochet la débâcle du BQ aux prochaines élections fédérales. Si bien que dans le contexte ne serait-il pas raisonnable que le parti frère passe son tour et pour mieux revenir fasse le plein d’idées et de membres.

  21. Je ne suis pas d’accord avec monsieur Lisée de reporter à plus tard le référendum. Il faut que le PQ engage le processus d’indépendance immédiatement et se fasse élire en coalition avec les autres partis souverainistes.

  22. Bon sang, c’est quoi cet acharnement à vouloir gérer une province sous la tutelle d’Ottawa?

    Ottawa, avec l’appui du PLQ et de la CAQ, va tout faire pour discréditer votre gestion. Et, ils en ont les moyens. Vous vous ramasserez avec une province en quasi faillite, et avec Ottawa incitant les firmes de notation à vous décoter.

    En bout de ligne, l’orchestre fédéraliste au complet entameront le couplet: « Ils ne sont même pas foutus de gérer une province, et ils veulent gérer un pays. C’est pas sérieux! »

    Alternance oblige, le PLQ reprend le volant et déconstruit le peu de bonnes choses que vous auriez pu construire. C’est un cul de sac!

    Vous pourriez me répondre que le gouvernement Lévesque a quand même réussi à faire de grande chose avec la gouvernance provinciale. Vrai.

    Toutefois, durant l’ère Lévesque, le fédéral ne savait pas trop comment réagir, et a laissé la laisse très longue au Québec. Après le référendum de 1995, Chrétien a dit « Plus jamais ». La laisse est maintenant très courte, et pour faire sûr, on lui a même ajouté un « choker ». Vous avez intérêt à ne pas trop vous éloigner de la voie tracé par le maître.

    Si l’indépendance se fait, elle devra se préparer dans l’opposition. Vous dites qu’un gouvernement du PLQ sera corrosif. Alors, laissons-le se discréditer lui-même. Lorsque les québécois en auront eu assez, il seront peut-être un peu plus réceptifs à votre message.

    Le programme électoral du PQ devrait être « Un vote pour le PQ est un vote pour l’indépendance. » Chaque élection deviendra référendaire. Il faut donc se résoudre à rester dans l’opposition jusqu’à ce que des changements socio-économiques majeurs crée un terreau approprié pour l’indépendance. Entre temps, il faut maintenir la motivation du noyau dur des militants indépendantistes, qui seraient présentement de 36%, selon ce sondage: http://www.ledevoir.com/documents/pdf/intentionsvote_aout2014.pdf

    On a de quoi faire une opposition officielle très dynamique. Avec le Bloc de Mario Beaulieu à Ottawa, on aura une autre excellente plateforme pour faire porter notre message.

    M. Lisée, verriez-vous QS adopter un programme de droite afin de s’accaparer du pouvoir, et faire tourner le Québec à gauche? N’est-ce pas ce que vous voudriez que le PQ fasse?

  23. «L’autre avenue,, consiste à prendre acte du recul de notre option dans l’électorat.»

    J’ai peine à penser que ce soit Jean François Lisée qui a écrit cette phrase. J’espère, en tout cas, malgré l’estime quee j’ai pour vous, que vous ne deviendrez jamais chef du PQ. Nous avons besoin d’un chef qui respeccte le programme du PQ et ses militants. Si Mme Marois en avait fait autant, en avril dernier, elle serait encore première ministre du Québec… mais elle a choisi de ne pas écouter son électorat, ses électeurs, les militants du parti, la population québécoise, et s’est mis les pieds dans les plats tout au long de la campagne à écouter ses conseillers et ses stratèges qui l’ont coinsuit au désastre.

    Une fois suffit. Je vous en remercie.

  24. Bonjour M. Lisée,

    En premier lieu, j’aimerais savoir si la dernière élection a été une campagne référendaire. Si oui, j’en ai raté un bout. 🙂

    Votre commentaire m’a fait bien sourire. Le PQ a perdu les élections pour diverses raisons. Ceux qui ont préparer les stratégies des élections au PQ ont été pitoyales. À commencer après la première journée des élections quand Mme Marois n’a pas répondu aux questions. Ensuite, la venue de PKP en pleine campagne a fait peur à certaines personnes. La charte a fait fuir certaines personnes ainsi que la déconfiture dans les sondages. En plus, quand on a une chef qui a de la misère à défendre l’article #1, ça n’aide pas. Pour terminer, Pauline était contesté de plus en plus et avec l’histoire de son mari, ça n’a pas aidé.

    M. Lisée, vous voulez parler de chiffre, allons y. Au début de la campagne électorale, il y avait 44% des personnes qui auraient votés « OUI » soit 50% des francophones selon Léger. En quelques mois, on a passé de 44% à 30%. C’est seulement la saveur du moment et du découragement dont vous faîtes partie.

    Ça prend un leader charismatique, sans reproche avec une bonne équipe qui est capable de vendre l’indépendance. Ça ne veut pas dire qu’il faut y aller dans le premier mandat. Ça sera à discuter.

    En passant, c’est rare de voir les Québécois mentionner qui veulent un référendum. Même en 95, la majorité n’en voulait pas.

    • Si le PQ prend le pouvoir, au 2ième mandat, le PQ devrait avoir deux questions sur le bulletin de vote soit le parti qu’on veut avoir au pouvoir et on devra répondre à la question nationale.

      Jamais plus, on va avoir des taux de participations aussi bas que les dernières années. 🙂

  25. Bonjour,

    Il y a une génération depuis 1990 qui ne savent pas pourquoi voter oui. On ne leur a jamais expliqué !
    2ème , il faut redresser l’économie pour que les gens du Quebec ait le sentiment que le Canada est un poids pour le Quebec et non l’inverse
    3ème , un vote pour le PQ est un vote pour l’indépendance . Clair, simple et précis. Pas d’entourloupe avec la population. On repart sur des bases solides comme les conservateurs au fédéral avec Charest( un seul député au pays)
    4ème, sinon saborder les PQ et que les militants retournent dans les libéraux ou autres comme dans les ’60. Les libéraux n’étaient-ils pas a l’origine des nationalistes comme Papineau et Mercier? Les fédéralistes ont envahi le parti libéral et ils ont pris le contrôle. A nous de refaire l’inverse.

  26. Encore du tataouinage?!!!
    Mais quand donc allez-vous cesser de vous enfarger dans cette histoire de référendum? Le grand chansonnier Raymond Lévesque a écrit une petite lettre au Devoir la semaine dernière. Il y demandait qu’on nous lâche avec le référendum et qu’on nous parle plutôt d’économie, c’est-à-dire des avantages qu’il y aurait à être indépendant.

    J’ajouterais qu’il faut surtout qu’à tous les jours quelqu’un du PQ s’élève contre les fédéralistes et dénonce chacune de leurs saloperies, que ce soit de leur cochonnerie pétrolière qu’il veulent faire circuler sur le territoire du Québec, que ce soit de leur politique avec les postes (Qui au PQ prend position sur la décision d’arrêter la distribution du courrier dans les villes? qui s’engage à empêcher l’érection de ces boîtes communautaires affreuses, symbole de notre mise en tutelle? qui s’engage à les enlever le jour de l’indépendance? faudra-t-il faire comme en 1963?). Quand entend-on un élu du PQ parler de la fiscalité d’un Québec indépendant? Quand parle-t-on des personnes âgées et de leurs rentes de retraites? Quand ose-t-on parler de politique internationale? Quelle est la position de nos élus du PQ sur la guerre israélo-palestinienne? sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine? Et la question des autochtones du Québec? Qui en parle?

    Le PQ est muet sur tout et ce depuis des années. Ça va faire. Vous avez quatre ans pour attaquer jour après jour Otawa. Quatre ans pour démontrer dans le détail comment le Québec se fait avoir en restant dans la pseudo-confédération canadienne (c’est une fédération). Quatre ans pour dire aux Québécois ce que vous allez faire, vous autres quand vous serez au pouvoir. Quatre ans pour dire comment vous allez utiliser le 5% de TPS que nous envoyons à Ottawa à chaque fois que nous faisons appel à notre garagiste, notre plombier, notre comptable, etc. Demandez aux Québécois s’ils aiment ça envoyer 5% du montant de toutes leurs factures à des gens qui leur demandent d’aller chercher leur courrier au coin de la rue.

    Nous voulons au PQ un chef qui a du nerf, qui sait où il s’en va et surtout qui sait comment y aller sans détour.

    Je termine sur une scène de «Léolo» de Jean-Claude Lauzon. Vous vous rappelez de ce gros garçon musclé et fort comme un boeuf? Vous vous rappelez de la raclée que le maigrichon d’anglais lui administre? Vous vous rappelez pourquoi c’est le maigrichon qui gagne? Parce que le grand garçon est chieux.

    • Grand dieu!!! Effectivement, un combat de tous les jours pour dénoncer le régime dans lequel nous sommes.

  27. Cessez de parler de « référendum », sinon vous êtes tous des petit « Claude Morin » à faire peur au monde; mais ayez le courage et les convictions de parler de l’Indépendance du Québec, ses raisons face au fédéralisme et ses forces par les choix autonomes des Québécois qui s’exprimeront dans les politiques d’un pays indépendant.

  28. À leur fondation, le BQ et le PQ étaient des partis voués à la cause indépendantiste. Depuis 1996, les fédos nationaleux ont infiltré ces deux partis dans l’espoir de prendre le pouvoir et faire renaître le soi-disant « beau risque” de René Lévesque et Brian Mulroney. Pour préserver leurs chances d’être éventuellement nommés au sénat par le Premier ministre du Rocanada, pourquoi les membres fédos nationaleux des establishments bloquiste et péquiste ne fondent-ils pas un parti politique d’allégeance autonomiste-provincialiste sur la scène fédérale rocanadian et coloniale provinciale kwibicoise ?
    Les indépendantistes doivent reprendre les rênes du BQ et du PQ, partis dans lesquels ils se sont tant investis en énergie, temps et argent pendant des décennies.

  29. La séparation du Québec représenterait un changement majeur dans la vie des québécois.
    Or, pour qu’un changement soit accepté, les participants doivent en connaître le plus exactement possible les impacts (le quoi), par exemple, Combien d’argent est transmis à Ottawa et combien nous revient comme québécois ??. Ils doivent également savoir comment de quelle façon ce changement est envisagé (le comment) et quels avantages ils en retireront (le résultat).
    Or ces informations ne nous ont jamais été présentées.
    On nous demande d’adhérer à de beaux principes d’indépendance et de protection de notre caractère distinctif et de notre langue, mais sans plus.
    Notre quotidien est davantage soumis à des réalités, surtout économiques qu’à des beaux principes.

  30. M. Lisée,

    Je pense que vous avez fait une bonne lecture de la situation et, surtout, vous avez eu le courage de reconnaître, à contrecœur, que le projet souverainiste n’a pas actuellement l’arsenal nécessaire pour remporter la bataille.

    Dans ce contexte et dans l’intérêt ultime de notre nation, votre objectif est de battre les libéraux aux prochaines élections en laissant tomber ce qui vous en empêche: un référendum.

    Que c’est rafraichissant venant d’un ténor du PQ !

    Êtes-vous conscient que vous êtes en train de suivre le sentier emprunté par le passé, succesivement, par Lucien Bouchard et François Legault ?

    Qu’allez-vous faire si votre parti rejette du revers de la main votre proposition ?

    Vous ne pourrai pas revenir en arrière… Vous le savez sans doute trop bien…

  31. Je ne peux qu’exprimer mon entier désaccord avec vous. Ce n’est pas que je sois un souverainiste pressé, un sympathisant d’option nationale ou un absolutiste. Au contraire, je suis péquiste et militant de tout temps, j’ai ma carte, j’ai appuyé le parti québécois sans relâche, et madame Marois avait mon entier soutien. Comment alors expliquer mon opposition à un report ou à une mise en veilleuse de la souveraineté? Voici quelques éléments explicatifs : 1) Selon moi, la défaite du 7 avril n’a pas le sens que vous lui donnez; à savoir un strict rejet de l’ambiguïté référendaire du Parti Québécois (dommage de vous voir dans le même camp que bien des fédéralistes sur cette question). Je vous rappelle que cette même ambiguïté référendaire existait 18 mois auparavant, et que Jean Charest avait tenté de capitaliser également sur cet aspect, en vain. Il l’avait aussi fait contre Lucien Bouchard auparavant, sans plus de succès. 2) Le rejet du 7 avril existe pourtant bel et bien, j’en conviens avec vous. Mais il est beaucoup plus large : il s’agit du même rejet que celui exprimé à l’égard du Bloc Québécois de Gilles Duceppe aux dernières élections fédérales. Soyons logique : Ce ne peut donc être la peur du référendum en tant que telle, puisque le référendum ne joue pas sur la scène fédérale. En s’attachant à la peur référendaire comme grande cause expliquant la débâcle du 7 avril, on pointe l’arbre pour mieux cacher la forêt! 3) Quelle est cette forêt? Ma réponse va vous surprendre M. Lisée : Je pense que les québécois en ont assez des partis souverainistes qui s’arrogent les intérêts du Québec, point à la ligne. Ils en ont assez à Ottawa, et en ont assez à Québec. Ils en ont particulièrement assez des ces souverainistes qui prétendent mieux gérer la défense du Québec-province que ne le ferait un parti fédéraliste. Et qui le gèrent ou le défendent comme si cette province était déjà un pays, alors qu’elle ne l’est pas. En définitive, les québécois sont exaspérés qu’un parti souverainiste s’arroge des droits de propriété sur la défense du peuple québécois, au lieu de jouer le rôle qui est celui d’un parti politique : défendre son projet politique avec persévérance et détermination, peu importe que celui-ci soit populaire ou pas! On parle ici du devoir démocratique le plus noble : celui de présenter une véritable alternative aux souverainistes québécois et à tous ceux qui le deviendront. Quand il renonce à ce devoir, le parti québécois abandonne les souverainistes pour une poignée de «politiciens pressés» et avides de pouvoir pour le pouvoir. En tant que militant, je suis patient et je ne suis pas pressé d’atteindre la souveraineté. Mais je ne tolérerai plus jamais que l’on prive les souverainistes d’une voix démocratique sous prétexte que le séjour dans l’opposition serait trop long. La gouvernance souverainiste de Pauline était le plus loin que je puisse aller, mais je comprends aujourd’hui que c’était une aberration qu’un parti souverainiste tente de gouverner le Québec comme une nation alors que juridiquement et politiquement, il n’est qu’une province comme les autres. Le parti québécois n’a pas à porter la responsabilité des dégâts causés par le fédéralisme. C’est le choix des québécois. En gérant les intérêts du Québec-province, le PQ ne fait que se rendre lui même complice de ces dégâts, tout en niant lui-même l’urgence de la souveraineté. Voilà ma leçon du 7 avril, et je suis sincèrement persuadé qu’une majorité de militants du parti tirent les mêmes conclusions que moi : Les québécois ne verront les avantages de la souveraineté que le jour ou le PQ cessera de vouloir sauver les québécois malgré eux, et sera cohérent, c’est-à-dire prêt à renoncer définitivement au pouvoir provincial.

  32. Monsieur Lisée,

    Le même éternel dilemme qui existe depuis l’étapisme, la mise en veilleuse de l’option, le beau risque, l’affirmation nationale et la gouvernance souverainiste : choisir entre a) construire le Québec en utilisant la structure juridique actuelle (i.e. «prendre» le pouvoir) ou b) s’engager à changer la structure juridique actuelle (i.e. «prendre» l’indépendance). Pour choisir a), il faut exclure b).

    Si, au contraire de votre hypothèse, le Parti Québécois était extrêmement clair durant les quatre années à venir et s’engageait à tenir le référendum dès la prise du pouvoir, que cela devienne une absolue certitude pour toute la population et tous les militants, et que tout son programme soit attaché par cette certitude, si au lieu d’agir en fonction du PLQ, on agissait en fonction de notre objectif et avancions comme une foreuse entêtée ou comme une colonne de chars d’assaut, lentement mais en ligne droite, imperturbable, ne croyez-vous pas que nous percerions ce «mur de l’opinion»?

    Je vous soumets ceci :

    – l’opinion peut changer à vitesse grand V, comme on l’a vu dans les campagnes de 2011 (fédérale) et 2014 (québécoise et écossaise).

    – la jeunesse n’est pas branchée, elle n’est pas contre l’indépendance à priori, mais n’y voit pas son intérêt ni son attachement. C’est un travail à faire.

    – l’enjeu le plus préoccupant de la population est toujours la qualité de vie (généralement ramenée à la seule sacrosainte économie. Tous les administrateurs de l’État ont à administrer les mêmes réalités, peu importe leur allégeance : décroissance ou crise, pyramide des âges inversée, mondialisation, comparaison avec d’autres gouvernements, etc. Les administrateurs sont des… administrateurs. Le langage des administrateurs n’est pas sexy et est interchangeable ; Couillard et Legault sont des administrateurs. Est-ce vraiment sur ce terrain, déjà très occupé, que vous voulez allez? Sentez-vous que vous pouvez gagner en promettant une meilleure qualité de vie?

    – Ce que le PQ doit proposer, c’est d’être de la race des bâtisseurs. Et espérer ramener ainsi ceux qui se sont éparpillés. La division est parfois payante pour régner mais pour bâtir, je miserais plutôt sur l’union. Et la certitude d’un référendum pourrait être la cohésion à cette union.

    – Il y a toujours au moins le tiers des sondés en faveur de l’indépendance dans les sondages. Il y six millions d’électeurs au Québec. Ce qui signifie qu’il y a deux millions de souverainistes. Ne reste qu’à convaincre un million de gens ! Un sur quatre. Le défi du PQ est là : convaincre le quart des non souverainistes. Et c’est en les intéressant au projet qu’on peut y parvenir, et pour les intéresser, il faut la certitude d’un référendum.

    – Finalement, si l’administration de l’État devient la priorité afin de lui donner une couleur identitaire, un autre moyen s’offre à nous et il est bien triste : c’est le sabordement du PQ afin d’inciter les militants investir tous les autres partis. Imaginez un PLQ où le nationalisme renaîtrait et une CAQ devenue clairement souverainiste. Cela prendrait beaucoup de temps et serait peu garanti. Mais s’il fallait que le PQ devienne marginal, il faudrait toutefois y songer. Pour l’instant, en tant qu’opposition officielle, le PQ possède un merveilleux porte-voix et c’est un atout majeur s’il s’en sert avec liberté et hauteur, comme un bâtisseur et non comme un administrateur.

    Voilà donc ma réflexion suite à votre texte. Je pense qu’en choisissant le clan des administrateurs, vous renoncez à celui des bâtisseurs et que c’est une stratégie peu prometteuse et démobilisante. Mais qui sait lire l’avenir ?!

  33. Tout faux. Tout le monde sait que le PQ est un parti souverainiste. Les Québécois ne sont pas devenus, en 20 ans (1995), aussi nombreux à être non souverainistes. Cessez d’interpréter les sondages. En ne votant pas pour le PQ aux dernières élections et en répondant nombreux, négativement, à son option dans les sondages, ils ne font que dire qu’ils n’ont plus d’énergie (pour le moment, aujourd’hui) pour même envisager un 3ième suicide collectif. Ils ont peur, simplement. Mais je pense qu’ils n’ont pas changé d’opinion, au fond. Cessez de faire dire des choses aux sondages. En 1995, 50% des Québécois n’ont pas fait confiance, on dit non à l’autre 50%, pour l’avenir du Québec. Ce dernier 50% n’a pas envie de se le faire dire à nouveau. Alors, il est ridicule de faire de la stratégie référendaire LIVE, à MICRO OUVERT. Vous ne faites que renvoyer ainsi l’image d’un groupe qui s’auto-suffit, qui ne fait que discuter de stratégie. Peut-être que vous (PQ) savez pas vous-même pourquoi ou surtout pour qui faire la souveraineté? Pour la croissance économique? Pour la prospérité? Il fut un temps où les simples citoyens allaient spontanément au PQ, pour en devenir membres, comme on devient aujourd’hui spontanément membre d’Équiterre ou de Greenpeace. Ce n’est pas à la souveraineté que les Québécois ne s’identifient plus, mais à votre mécanique technocratique stérile et auto-centriste. Il vous manque un leader charismatique, que les Québécois aurait le goût de suivre, qui a le Québec dans les trippes. M. Bouchard avait ce charisme et cet engagement pour le Québec. Ils avaient certes quelques travers conservateurs, mais qu’on lui a pardonné (encore plus depuis le reportage récent) parce qu’au fond, on ne doute pas de son engagement pour le Québec.
    Trouvez-vous du charisme, un leader debout, droit, dédié aux CITOYENS (veut pas dire à la réduction des impôts des citoyens) et les Québécois retrouveront confiance en l’avenir, en eux (COLLECTIVEMENT). Et cessez ces ridicules questionnements stratégiques au grand jour. C’est insupportable.

    • M. Lisée, je trouve votre opinion et celles de vos collègue Drainville et Ouellet, aveuglée par la défaite d’avril où, durant toute la campagne, les péquistes n’ont parlé que du référendum… avec le résultat qu’on connaît. Cessez de supputer sur la tenue ou non d’un référendum… ne parler plus du moyen d’officialiser un projet de pays… mais travailler à concrétiser ce que serait le Québec comme pays, en terme d’orientation politique gauche, droite, de souveraineté agroalimentairecole, de gouvernance, de développement durable, de protection écologique, d’éducation, de santé, de développement économique, etc.
      Aujourd’hui, je crois qu’il faut inviter les québécois à préciser eux-mêmes le type de pays qu’ils veulent. N’ayez pas cette attitude de supériorité qui imagine qu’il faut faire oeuvre d’éducation populaire, que les gens ne comprennent pas ou ne savent pas ce qu’est leur souveraineté. Faites plutôt oeuvre d’écoute du rêve de pays concret que les québécois portent.
      Ainsi, les gens seront réellement interpellés par un projet concret qui, chez eux, fera image et désir de mettre en place ce pays. Viendra ensuite la pertinence de parler de référendum.

  34. Après deux référendums perdants, une triste « première mondiale » pour le peuple québécois, je constate comme vous une véritable « psychose référendaire ». Si la tenue d’un 3e référendum « potentiellement gagnant » était plausible en 1996, ce n’est plus le cas presque vingt ans plus tard.

    Il est temps d’exorciser l’épouvantail « référendum » qui fait probablement davantage peur que le projet de pays comme tel. Or le projet de pays est plus important que le moyen pour y parvenir (le référendum). Les indépendantistes ont tellement parlé de moyen et de tactique qu’ils ont oublié l’objectif et la stratégie à long terme.

    Il faut actualiser et reparler du projet de pays du Québec en tenant compte du contexte actuel. Il faut à la fois moderniser le projet social-démocrate (social-démocratie 2.0) et la vision d’avenir du Québec dans une perspective planétaire avec en priorité l’environnement et le rayonnement économique et culturel du Québec.

    En gros faut d’abord rêver à un monde meilleur, y réfléchir et le bâtir pierre par pierre en commençant par le pays du Québec.

  35. Je me demande, qu’est-ce que cela peut bien donner d’être au gouvernement avec la moitié de nos pouvoirs…pour répondre à la moitié des besoins des Québécois?

    Si nous croyons à l’indépendance de notre pays, nous devrions faire comprendre cette situation au peuple… Et, si, par malheur les citoyens du Québec ne comprennent pas…qu’ils paient pour leur turpitude et s’enlisent dans l’assimilation et la dépendance.

    Les fédéralistes sont toujours au combat pour faire valoir leur point de vue…ils vont même jusqu’à se servir des deniers publics…écoutez seulement les « des-informations » quotidiennes à la télé de radio-Canadian.

    Bref, nous devons toujours combattre pour nos idées, même au risque de perdre.

  36. M. Jean-François Lisée, Le Peuple a, HEUREUSEMENT, été « très dur » NON PAS « avec [v]otre projet de faire du Québec un pays. », mais très dur avec votre MANIÈRE de mettre de l’avant la fondation du pays… NUANCE !

    Votre manière PARFAITEMENT contradictoire… qui met de l’avant la Souveraineté de l’État tout en foulant aux pieds la Souveraineté constituante du Peuple. Ça ne peut pas marcher…

  37. On semble oublier la charte. Pourtant, c’était un enjeu important lors des dernières élections. Je pense qu la charte a eu un effet mobilisateur sur certaines communautés (« acquises » au PLQ, mais pas nécessairement toujours motivées à voter…), et aussi sur les progressistes (vote QS). De plus, on a compris (j’espère !!!) que beaucoup des sympathisants de la charte étaient en fait CAQistes, mêmes Libéraux, et qu’en fin de compte ces gens n’ont pas voté PQ, la charte n’étant pas assez importante comme enjeu comparé à la question nationale, l’économie, etc.. Surtout, la charte a démotivé beaucoup de jeunes, notamment dans le 514, pour qui la charte était xénophobe.

    Ma conclusion est qu’il faut absolument écarter Drainville et éloigner le PQ des discours identitaires et souvent (il faut l’admettre) islamophobes. Le PQ a perdu plus de votes qu’il en a gagné avec cette dérive.

  38. Cher PQ et chem M. Lisée,

    Pour ma part, ma pensée et ma foi sont ainsi : Pas de référendum jamais! Une élection, un vote pour le PQ est un vote pour l’Indépendance. Point à la ligne. Si vous ne faites pas ça – nous n’aurons jamais notre Pays.

  39. M. Lisée

    J’apprécie vos écris et réflexions que vous publiez régulièrement.

    Je me permets de vous partager mes réflexions et aussi offrir quelques pistes de discussions afin de nourrir ce moment de première importance pour la survie du PQ. Un virage dans les discours, avec une action congruente avec les écrits et les stratégies, cela s’impose pour le parti.

    Je crois que le temps est venu pour le PQ de réviser son discours social démocrate et écologique et de rendre ses dires congruents avec ses actions et non d’agir avec des propositions contradictoires comme on l’a vécu à la dernière élection: PQ inclusif, mais qui se fait prendre dans le débat de la charte sur la laïcité dans le discours déformant des adversaires, PQ écologique et qui s’oriente vers des projets d’exploitation pétrolière à l’île d’Anticosti, PQ social démocrate sans acte de foi de la recrue Peladeau en ce sens, PQ Souverainiste sans réponse dynamique sur le reproche répété de faire un référendum s’il est élu.

    L’option du moyen d’accès à la souveraineté par un référendum peut être reportée d’élection en élection, comme vous le proposez , cela tout en agissant pour retrouver son image de partie vraiment 1. indépendantiste ou souverainiste, 2. inclusive de tous les citoyens, 3. sociale démocrate et 4. écologique. Tout cela par un discours et des prises de position congruente allant dans ce sens. Voici quelques exemples:
    1. Souverainiste: 1.1. discours dynamique et répétitif sur les raisons et avantages de la souveraineté, 2.2. programmes d’éducation aux avantages de la souveraineté, 2.3. discours reprenant très régulièrement les nuisances du fédéral pour l’autonomie et l’économie du Québec, 2.3. Agir après avoir pris le pouvoir, comme gouvernement d’un état souverain dans tous les domaines qui le permettent,
    2. Discours et actions politiques inclusifs de tous les citoyens: 2.1. projet d’intégration totale des peuples fondateurs autochtones en proposant d’officialiser les langues amérindiennes du Québec comme langues officielles (avec des étapes et conditions réalistes sur le plan budgétaire), 2.2. appuie total et financier aux programmes d’intégration et de francisation des immigrants,
    3. Social démocrate: 3.1. préciser sa position économique en ce sens, favoriser le entreprises de capitalisme social (de type B-corp), 3.2. prendre position en faveur de la taxe Tobin proposé par Attac Québec, 3.3. s’attaquer à aller vers une taxation plus juste (taxation des banques, taxation des riches et des corporation et individus utilisant les états qui facilitent les évitements de taxes et règlements, taxer les patrimoine à 50% après 1.5 million, favoriser la gratuité scolaire, 4. Écologique: 4.1. s’engager à transformer l’économie du Québec vers une réelle indépendance des énergies fossiles (ne plus investir comme gouvernement dans tout projet d’énergie fossile), 4.2. aller vers des politiques écosocialistes (voir définition au Forum social des peuples 2014), 4.3. faire réellement respecter les règlements de protection des lacs et rivières par le ministère de l’environnement,

    Voilà des pistes qui expliquent la défaite du PQ et quelques-unes des voies qui s’offrent à ce parti pour retrouver sa légitimité auprès de la population selon moi.

    David-Luc Fournier

  40. Monsieur Lisée, vous me désappointé. De façon non coutumière, j’ai réagi à votre blogue ce matin. Mon commentaire a été non approuvé. Pourquoi cette censure? Ça démarre bien votre intention de vouloir écouter les Québécois, car j’en suis un de pure souche. M’enfin, peut-être peut-on mettre cela sur le dos d’une erreur de bouton! Pourtant, j’avais coché la case de me prévenir de tous vos nouveaux articles. Ça on m’a confirmé!

    Tout ce que je disais, c’est que je désapprouve vos intentions. C’est encore de l’attentisme. Si le Parti Québécois attend non seulement de prendre le pouvoir, mais d’attendre de demander la tenue d’un autre référendum avant de parler d’indépendance, nous ne ferons jamais l’indépendance du Québec.

    Nous avons perdu nos dernières élections à cause de cette mentalité. Avant le déclenchement des dernières élections générales, le Parti Québécois était non seulement au premier rang dans les intentions de votes des Québécois, mais aurait formé un gouvernement majoritaire. Principalement, le fait d’avoir attendu presqu’à la toute fin des débats pour que Madame Marois ose dire au peuple québécois qu’il n’y aurait pas de référendum si le Parti Québécois prenait le pouvoir en 2014, a fait fuir la moitié des électeurs au PQ (qui ont décidé de voter pour la CAQ) et une bonne partie des indépendantistes qui n’en peuvent plus d’attendre.

    Monsieur Drainville et vous, êtes dans la même lignée philosophique. Vous ne désirez plus parler d’indépendance, à moins que l’idée revienne à la mode.

    Hier soir, j’écoutais les propos de Mme Mylène Paquette – la femme qui a traversé l’Atlantique à la rame. Elle y est parvenue à l’égard de l’attitude qu’elle a eu dans cette aventure. L’attitude du gagnant c’est de trouver les moyens de parvenir à son but. Celle du perdant, c’est de trouver des excuses pour lesquelles il n’y est pas parvenu. Personne ne parle d’indépendance au Parti Québécois. C’est dommage car c’est le seul véhicule que l’on possède pour réaliser notre indépendance.

  41. Bonjour M. Lisée,

    J’aime bien votre blogue qui permet à l’électeur moyen que je suis de se sentir un peu plus inclus dans la discussion qui mènera, éventuellement, au renouveau du parti québécois. Votre idée de déterminer un an à l’avance si oui ou non l’élection à venir portera sur un éventuel référendum tombe évidemment sous le sens à la lumière des résultats des dernières élections. Cependant, j’y vois un défaut majeur : celui de trouver «le mécanisme» permettant de prendre une telle décision au sein du parti et c’est pourquoi je me permets d’en proposer un dans cette section de commentaire.

    Depuis sa création, le PQ s’est engagé à réaliser l’indépendance du Québec seulement si une majorité de Québécois appuie l’idée par voie de référendum. «Le mécanisme» à choisir devra donc en être un qui mesure l’appétit des Québécois à voter oui lors d’un éventuel référendum. Évidemment, pour ce faire, on pourrait se fier à des sondages, mais il me semble qu’il existe un meilleur moyen pour mesurer cet appétit qui, en plus, permettrait de réduire le cynisme de la population envers la classe politique. Ce moyen serait d’instaurer une forme de proportionnalité dans le système électoral* qui permettrait de mieux mesurer où se situent les Québécois sur l’axe «gauche-droite» et sur l’axe «indépendantiste-fédéraliste». En effet, avec le système actuel plusieurs électeurs votent de façon stratégique afin de bloquer un candidat plutôt que de faire élire celui de leur choix. Cela fausse un peu la donne et fait en sorte que ni les sondages, ni les résultats électoraux ne sont 100% fiables pour mesurer l’humeur électorale. De plus, il n’est pas rare pour moi de discuter avec des Québécois nationalistes qui refusent l’idée d’indépendance simplement parce que le projet tel que porté par le PQ est trop à gauche. Ils se qualifient donc de fédéralistes non pas parce qu’ils s’identifient au Canada, mais plutôt parce qu’ils s’identifient au courant de droite porté par le PLQ et la CAQ.

    C’est pourquoi je pense que dans un premier mandat, le PQ ne devrait pas s’engager à tenir un référendum, mais qu’il devrait plutôt s’engager à mettre sur place un système électoral proportionnel dont les modalités pourraient être déterminées par un comité une fois arrivé au pouvoir. Ce système, une fois en place, permettrait l’émergence de nouveaux courants de pensée. Par exemple, j’imaginerais bien un monde politique à six partis pour le Québec ou trois partis souverainistes (un à gauche, un à droite et l’autre au centre) feraient face à trois partis fédéralistes (un à gauche, un à droite et l’autre au centre). Les souverainistes pourraient alors rivaliser avec les fédéralistes sur les trois terrains et si, lors d’une élection, une majorité de Québécois venaient à voter pour des partis souverainistes, un processus référendaire pourrait alors être enclenché un peu comme cela s’est produit en Écosse.

    Le PQ ne devrait pas avoir peur d’un système électoral proportionnel, car premièrement, il devrait être en mesure de survivre à la création d’un tel système en s’imposant comme le parti souverainiste centriste. Deuxièmement (et c’est là que cela pourrait être intéressant) un tel système pourrait être néfaste pour le parti libéral, car il n’est pas impossible que la proportionnalité incite les anglophones à créer leur propre parti afin de mieux véhiculer leurs priorités. Finalement, un tel système pourrait être fatal pour la CAQ puisque dans un système proportionnel, les coalitions sont davantage créées après les élections entre les différents partis plutôt qu’au sein d’un seul parti.

    Advenant un référendum, une entente analogue à celle du 12 juin 1995 devrait être ratifiée entre les différents partis souverainistes. Cela montrerait, comme en 1995, que l’idée n’est pas seulement portée par un parti, mais par plusieurs, ce qui donnerait un élan à la campagne du oui.

    Finalement, j’aimerais conclure en disant que l’idée du système proportionnel n’est pas seulement attrayante du point de vue stratégique, mais qu’elle l’est également du point de vue moral. En effet, il me semble que c’est la moindre des choses que, dans une démocratie, chaque vote compte. De plus, cela imposerait aux différents partis de travailler ensemble à gouverner le Québec chose qui a fait défaut dans l’histoire politique récente. Qui sait, peut-être que dans un système proportionnel, on pourrait assister à une coalition PQ-PLQ lorsque l’idée d’indépendance ne sera pas la saveur du jour?

    Merci de l’attention que vous porterez à mon texte,

    Guillaume Séguin-Godin

    * Et non, je ne suis pas un électeur de QS ou d’ON et je ne crois pas que je le deviendrai.

  42. Bonjour M.Lisée,

    1) Est-ce que vous avez lu l’article du Devoir de ce matin ?Le pétrole des sables bitumineux passera sous le St-Laurent à quelques kilomètres de Québec.

    2) Est-ce que le Parti Québécois,sous la gouvernance de Mme Marois, avait déjà signé des accords de principes avec le Fédéral en ce qui concerne la réalisation de ce projet ?

    3) M. Lisée, NOUS (les Québécois(ses) avons besoin de façon URGENTE, non pas « d’un Indien parmi tant d’autres », mais d’un CHEF INDIEN qui se lève avec « d’autres Indiens=LES CITOYENS» pour manifester publiquement cette IGNOMINIE pour ne pas dire autre chose.
    Il en dépend de la SURVIE DE L’ENVIRONNEMENT et du PEUPLE QUÉBÉCOIS.

    4) Allez-vous rester les bras croisés au Parti Québécois et regarder le Fédéral MASSACRER notre territoire et mettre en danger la vie des Québécois(ses) sous prétexte que des ententes sont déjà signées avec le Fédéral ?

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/417827/transcanada-saint-augustin-de-desmaures

    INDÉPENDANCE = JE SUIS D’ACCORD AVEC M.ROLAND PEPIN
    La situation légale est donc la suivante.
    a) La Confédération de 1867 est périmée, remplacée qu’elle a été par la loi de
    1982.
    b) La loi constitutionnelle de 1982 n’a pas été signée par le Québec.
    c) Un contrat ne peut être imposé sans acceptation par une des parties et ne
    peut donc pas obliger cette partie à s’y conformer. Donc,
    d) La première ministre de l’Ontario a précisé ma pensée en disant que le
    Canada n’est pas pressé de faire réintégrer le Québec dans la Fédération
    canadienne.
    L E Q U É B E C E S T D É J À I N D É P E N D A N T !

    • Tout à fait d’accord avec vous au sujet du pétrole de l’Alberta qui démontre l’impuissance d’une province devant un pays qui gouverne sans vision environnementale..

  43. Oui M. Lisée, votre communiqué démontre clairement que la seule approche gagnante est celle que vous prônez: être d’abord à l’écoute des citoyens, et faire la démonstration que l’avenir de notre peuple passe nécessairement par la souveraineté. Cela prendra du temps, mais l’enjeu est trop important pour ne pas mettre toutes les chances de notre côté.

  44. J’ai une bonne question pour vous:

    Admettons que vous êtes le prochain chef du PQ et que vous êtes élu Premier Ministre (majoritaire) en 2018 en promettant de ne pas tenir de référendum durant votre premier mandat. En 2020, l’appui à l’indépendance monté à 55%, c.à.d au même niveau qu’après Meech. Allez-vous organiser un référendum? SVP, répondez à la question. Merci.

  45. Chers candidats à la chefferie du PQ.
    Étant indépendantiste, je m’attends à ce que l’indépendance soit votre priorité, c’est à dire occupe la première place.
    Dès aujourd’hui, je m’attends à ce que vous y travailliez, pas en cachette mais bien au vu et au su de tous.
    Si aucun de vous ne me le propose, je continuerai mon chemin vers la nécessaire indépendance du Québec, mais sans vous.
    Présentement, je m’aperçois que M. Drainville et M. Lisée n’ont pas compris les raisons de la défaite du 7 avril.
    Voyons voir ce qu’en pense les autres candidat(e)s.

  46. J’ai eu la chance de pouvoir quitter le Québec en septembre 2012, quelques jours après le retour du PQ au pouvoir. Je vis maintenant en Ontario et je découvre à la fois la vitalité de la francophonie hors Québec et la culture mensongère du PQ. La débâcle du PQ en avril dernier n’aura pas été assez forte pour faire comprendre aux militants et aux leaders de ce parti que le projet souverainiste empoisonne l’existence du Québec. Je souhaite de tout coeur voir la fin des mouvements souverainistes au Québec, spécialement voir la mort du PQ comme véhicule de propagande haineuse anti-chrétienne, anti-catholique et méprisant l’Histoire de nos leaders canadiens-français qui ont voulu bâtir le Canada en partenariat avec des leaders anglophones. Le PQ a escamoté l’Histoire, fait mourir des traditions ancestrales au profit de plusieurs idéologies malsaines, dont l’idéologie féministe extrémiste (voir le rapport du Conseil du statut de la femme de 1978) et a favorisé une culture de haine de la langue anglaise et de la culture anglo-saxonne. Le PQ est l’ennemi par excellence des Canadiens-français -qu’ils soient au Québec ou hors Québec-. Le Québec sera vraiment libre quand ces mouvances souverainistes auront cessé de faire stagner et pourrir la population -prise en otage – du Québec. À bon entendeur, salut!

    • c’est drôle qu’on vous a pas deleté le post car moi, pour moins que ça, on m’a fait disparaître le commentaire.
      Vous constaterez aussi que personne ne vous répond, le baratin continue entre eux, une pièce de théâtre de Ionescu…

    • Avec les idées et la haine que vous nourrissez, je suis bien content que vous ayez déménagé en Ontario : vous devrez vous battre pour que vos enfants parlent français et aient leurs écoles. Ne me contez pas de romance : je vis à Gatineau et je sais très bien ce qui se passe à Ottawa, la capitale unilingue anglaise et francophobe, comme bien d’autres villes ontariennes. Good luck !

    • WOW !
      Votre message est un très bon exemple de toutes les idées fausses et des perceptions erratiques qui circulent dans les média sociaux au sujet du Parti Québécois et de l’indépendance du Québec.

      Cela confirme la nécessité pour les militants du Parti Québécois de mieux se concerter et d’investir les médias sociaux pour faire contrepoids à ces messages haineux … Il me semble que c’est ce que vient de proposer M Lisée.

  47. Je suggère au PQ et ses alliés de préparer un Livre blanc détaillé et mis à jour sur le projet d’indépendance comme le SNP a fait en Écosse. Le PQ dispose de plusieurs mois devant lui pour préparer une bonne ébauche qui serait, par la suite, diffusée, discutée, modifiée, améliorée et validée par le biais de consultations publiques multiples. À l’automne 2017, le PQ pourrait alors peaufiner sa stratégie électorale.

    Comme vous le savez, l’arrivée de Charest au PLQ est un geste de rupture; l’équilibre plus ou moins flou qui existait entre la promotion du fédéralisme canadien et la défense des intérêts du Québec s’est totalement évaporé. Exit la défense des intérêts du Québec !

    Le PLQ et Couillard se sont servi de l’argument du référendum pour certes gagner l’élection, mais il y a plus: L’argument du référendum doit servir à assurer que le PQ ne prenne jamais plus le pouvoir. Les fédéralistes savent très bien que le PQ va mettre en œuvre des politiques de redressement et de développement du Québec. Les Québécois ont le choix: Un pays ou devenir un gros Nouveau-Brunswick sans avenir.

    Laissons Québec solidaire monter aux barricades sur les coupures du gouvernement Couillard. La CAQ va bientôt devenir très silencieuse lorsque des pans entiers de son programme sera plus ou moins mis en œuvre par le PLQ; la classe moyenne chérie étant constituée à 50% de fonctionnaires, la CAQ ne pourra plus demander à l’autre partie de se sacrifier indéfiniment.

    2018 pourrait ressembler à 1960. Il est temps que le PQ réunisse une autre équipe du tonnerre avec des gens les plus compétents possibles et définisse un projet porteur de développement du Québec tel qu’élaboré dans son Livre blanc.

    • Le PQ pourrait se limiter à défendre les droits des québecois envers Ottawa et expliquer CLAIREMENT les politiques frauduleuses de Harper comme il le fait aujourd’hui. Je me serais attendu à une riposte vive du chef Bedard pour contrer ses faussetés. Mais non, SILENCE. On dirait qu’on manque de ressort pour rebondir au bon moment. M. Lisée, votre blogue n’est pas assez fort et peu lu de l’ensemble. Au lieu d’écrire, parler haur et fort.

  48. Je suis totalement pas d’accord avec vous. Vous avez 4 ans dans l’opposition, donc 4 années pour préparer un référendum et préparer la population à l’idée que le Québec serait en meilleure position pour se développer seul. La gestion d’une province peut se faire en même temps que le projet d’indépendance.

    Faites le travail qui s’impose maintenant car plus vous allez parler d’indépendance et de référendum, plus les Québécois vont se faire à l’idée. Je ne suis pas contente de la façon dont le PQ mène les choses présentement. Un chef et ça presse et cessez de vous obstiner sur les virgules.

  49. Comme ON, le PQ doit proposer, si élu, de faire son LIT: le Québec est pleinement capable de régir les Lois qui assurent un bon fonctionnement à la société; gérer tous les Impôts prélevés sur son territoire et prendre en charge les Traités qui relèvent de son autorité.
    De plus, une fois au pouvoir, le PQ demandera au peuple de se donner une constitution républicaine démocratique.
    Le peuple décidera alors, soit par une élection référendaire ou soit par un référendum, s’il veut adopter cette constitution.

  50. Je suis très déçu du positionnement maintenant affiché de Jean-François Lisée.

    En clair, M. Lisée n’a pas de plan pour l’accession à l’indépendance et il n’a pas l’intention d’en proposer un en tant que chef. Son plan est simple: les instances du parti qui décideront.

    J’en déduis qu’il n’a pas l’intention de se positioner en tant que chef mais plutôt en tant que mandarin.

    Dernier point. Est-ce que les libéraux vont respecter la loi sur les elections à dates fixes? Ce serait important de savoir cela si on veut se positioner un an avant les elections!

  51. Si au départ une organisation voit le jour dans le but de promouvoir un rêve, avec le temps ce rêve disparait et le but de l’organisation est simplement de continuer d’exister.
    Vous résumer tout cela en ces mots.
    Même si la majorité du Québec rejette le projet pour le moment, je crois qu’il est important qu’un parti continue de porter haut et fort le projet, quitte à rester dans la marginalité pour quelques cycles électoraux. C’est le sacrifice ultime pour promouvoir le rêve. Le genre de sacrifice qui garanti une place au ciel. 🙂
    Pour ce qui est des clées du pouvoir aux Libéraux, votre analyse ne tient pas compte (volontairement?) de la CAQ. Au contraire, un PQ de gauche qui ne parle pas de référendum pourrait diviser les votes avec les nationalistes de droite (on existe aussi vous savez?) de la CAQ et LÀ conserver les Libéraux en poste encore longtemps.
    Le PQ devrait revenir à ce qu’il était au début des années 70: ils ne parlait que du pourquoi il faut faire la souveraineté, il en faisait la promotion, quitte à ne pas gagner tout de suite. C’est pour ça que René Lévesque est un héro.

  52. L’imposture du Parti québécois. S’il est fidèle à son option, il ne pourra reprendre le pouvoir. S’il essaie de la cacher, les Québécois n’auront pas confiance en lui. S’il renonce à sa raison d’être, il s’aliène les souverainistes minoritaires mais tout de même nombreux. 5 mois après l’élection, le PQ fait du surplace.

  53. Claude Morin a fait un bon job au PQ. Depuis 1995, les ténors péquistes nourrissent les journalistes, qui s’en délectent, avec le mot « référendum » plutôt que d’expliquer « pourquoi un Pays serait avantageux pour les Québécois? » Nous avons été nombreux jeunes et vieux depuis 1995 et aujourd’hui à inviter le PQ a se mettre à l’ouvrage et à faire la promotion de l’indépendance avant, pendant et après les élections plutôt que de s’amuser avec la bébelle référendaire. Je soupçonne qu’il y a un peu, beaucoup de paresse, voire de manque de conviction dans ce « choix »!

  54. L’indépendance ne viendra jamais si le P.Q n’en parle jamais.
    Pour que les gens comprennent vous devez en parler.Donner des réponses parce que beaucoup de questions sans réponse et les gens fabule de bien des façons.
    Il leur faut des réponses parce que comme c’est en ce moment les gens surtout les opposants disent n’importe quoi et nous peuple n’avons pas la crédibilité pour leur apporter des certitudes.
    C’est à vous,politiciens de leur apporter les réponses et nous vous appuierons.
    Ça fait 20 ans que personne ne dit mot autre que référendum.Ce n’est pas parler de l’indépendance.Il est temps de s’y mettre et c’est urgent.

  55. Monsieur Lisée,

    Permettez-moi d’éprouver mon mécontentement généralisé de votre perspective d’avenir du Québec. Un référendum portant sur l’indépendance du Québec n’est que la « clef » permettant d’entrer dans notre nouvelle « demeure ». Auparavant, il y a tout le processus d’acquisition de notre nouvelle propriété.

    Ce qui m’effraie à l’intérieur de votre pensée, c’est que vous désirez attendre, de nouveau, de multiples étapes avant de commencer à penser à notre avenir commun au sein d’une nation québécoise. Vous tergiversez énormément dans vos propos. Vous désirez attendre l’élection d’un chef au Parti Québécois. Ensuite, vous attendrez lorsque la population sera prête. Comment voulez-vous qu’elle soit prête lorsque aucune éducation concrète ne sera prise pour faire vibrer la fibre nationaliste. Vous me décevez au plus haut point.

    Lors des dernières élections, au déclenchement de celles-ci, le Parti Québécois menait largement dans les sondages. Il devançait tellement les autres partis politiques (PLQ, CAQ, QS, etc.), qu’on le prévoyait autant, sinon plus majoritaire que le Parti Libéral du Québec actuellement. Qu’est-ce qui a mené à cette débâcle? Simplement, l’ambivalence et l’ambiguïté des convictions des principaux leaders du Parti Québécois (Pauline Marois, Bernard Drainville, vous, etc.). Pauline Marois s’est fait posée la question traditionnelle du chef actuel du Parti Libéral du Québec (Claude Ryan, Daniel Johnson, Jean Charest ou Philippe Couillard): « Dîtes au monde votre agenda caché à propos d’un autre référendum. Quand allez-vous le faire? ». Cette fois-ci, Pauline Marois, sans panache, a tombé dans le panneau. Elle ne répondait pas. Elle esquivait la question. Ceux qui craignent de faire un autre référendum, mais qui adorait la gestion du gouvernement sortant, se sont dit: « On va voter CAQ! Le PQ cache un référendum ». Ceux qui sont des indépendantistes convaincus se sont dit: « Pas encore attendre tabar… Je n’irai pas voter! Ça donne rien! ». Rappelez-vous Monsieur Lisée, que le Parti Québécois est là dans l’échiquier politique pour promouvoir l’indépendance du Québec. S’il tient à devenir seulement un parti un peu plus à gauche du PLQ ou de la CAQ, il n’obtiendra plus jamais le pouvoir. Dans la tête des voteurs, Marceau vaut Leitao, Hébert vaut Barrette, etc. Si le Parti Québécois n’a pas une « plus value », ce parti échangera continuellement le pouvoir avec ses adversaires. Il partira même second, car il y a toujours la menace référendaire.

    Monsieur Lisée, vous avez les compétences d’un tribun. Votre verbe est facile et vous êtes populaire sur les réseaux sociaux et divers médias électroniques. Agissez donc en oeuvrant comme un dignitaire de l’indépendance du Québec. Dites continuellement aux gens les avantages que l’on aurait eu à être indépendant dans tel ou tel autre événement (justice, économie, éducation, santé, etc.) de l’actualité. Les gens se diront que la prochaine fois, ils vont voter pour l’indépendance.

    Sinon, si vous désirez attendre que la situation soit propice, la CAQ est un parti spécialement conçu pour vous … Comme chef, il y a François Legault qui est un nationaliste pas convaincu pour le moment.

  56. Le PQ « post-Lévesque » m’a toujours fait penser à un concessionnaire automobile qui au lieu de faire miroiter à l’acheteur potentiel: le confort, l’économie, l’utilité, les beaux voyages que lui permettrait son nouveau véhicule, ferait plutôt sa publicité sur le mécanisme de signature du contrat.

    Le référendum est un mécanisme certes nécessaire, mais qui n’excite personne sauf les amants de la procédurite.

    Il faut d’abord utiliser les vrais mots : indépendance et non souveraineté. Il faut expliquer que l’indépendance est un aboutissement normal de notre Histoire (éducation), mais surtout expliquer ce qu’elle nous permettra de faire.

    Nous devons présenter le tout de manière positive et éviter de mettre l’accent sur ce que le Canada nous empêche de faire (victimisation).

  57. Votre position est nettement plus séduisante que celle de votre collègue Drainville. Elle se veut un juste équilibre entre les opinions politiques des Québécois et celle des militants du PQ. Un pays ne peut se construire sans le peuple, il ne se fait pas uniquement avec des militants. Il faudrait profiter de la prochaine course à la chefferie pour créer un regroupement du Oui à l’indépendance qui tiendrait des conférences, des soirées de débat, des rencontres sur le Québec indépendant, afin que tous aient une meilleure idée de la forme que prendra la liberté que nous nous serons donnée collectivement.

  58. Bonjour,

    Je viens de voir la Presse, je pense que c’est un erreur de jugement que de donner un interview en priorité a La Presse, pourquoi pas le Devoir ou au Journal de Québec / Montreal, par exemple?

    Le juste fait de bouder les journaux de Quebecor, peut-être en raison de PKP, mais le Devoir?

    Une citoyenne de Rosemont très déçue!

  59. Tiens. C’est du nouveau. Vous allez écouter les Québécois? « I’ll believe it when I see it » comme disent nos très pragmatiques citoyens canadiens anglophones. À noter que je ne parle pas ici des Anglais, mais des Anglophones. La plupart des indépendantistes même parmi les élites ne savent pas faire la différence. Les descendants de souche Anglaise pure comme les Québécois de souche Française pure ne sont pas une majorité au Canada.

  60. Bonjour M. Lisée,
    Malheureusement depuis Notre home vous avez perdu mon appui.
    Ceci étant dit, je crois que votre lecture du 7 avril dernier est tronquée par votre envie de devenir chef. Pour tourner les têtes ailleurs que sur PKP vous vous faites aller le clapet et je n’aime pas ce que j’entends de vous depuis un temps.
    Encore une fois je pense que les indépendantistes se rangent en majorité derrière PKP si comme le disait le chef de ON vous continuez, vous et d’autres a laver votre linge devant tout le monde le PQ en paiera le prix et ce sera de votre faute.
    C’est le Pays avant tout! Le PQ n’est plus là pour gouverner mais être le navire qui nous mènera à bon port avec un nouveau chef qui a tout la carrure pour gouverner sur la grosse houle et vous le savez. C’est maintenant, l’espoir n’est pas dans un deuxième mandat du PQ vous êtes encore dans les études et bla bla bla. Ce qui doit être fait c’est un document qui décrira les étapes de l’accession à l’indépendance et celle là chiffrée, voilà où nous en sommes.

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