Le retour de : Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois

Mes lecteurs les plus anciens se souviendront de mes billets du vendredi, intitulés « Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois ». J’ai pensé reprendre cette tradition, au vu des résultats récents de l’emploi. Voici le podium des taux de chômage pour janvier:

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est inférieur au Québec

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est inférieur au Québec

Taux de chômage en janvier 2013 :

Canada : 7,0 %
Québec : 7,1 %
Ontario : 7,7 %
États-Unis :  7,9 %
Union européenne : 10,7 % (décembre)

Qu’on me permette de citer le blogueur économique Pierre Duhamel, de L’actualité, qui signe un billet intitulé: « L’incroyable machine québécoise à créer des emplois » ou on lit:

Le Québec compte 129 900 emplois de plus depuis 12 mois, ce qui correspond à 45 % de l’augmentation canadienne. Plus intéressant encore, le secteur privé, avec 134 500 emplois de plus, compensait les pertes enregistrées dans le secteur public. Il y a dans cette seule phrase trois bonnes nouvelles : beaucoup d’emplois sont créés, le secteur public est en régime minceur et le secteur privé semble capable de prendre la relève.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
Ce contenu a été publié dans Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois par Jean-François Lisée. Mettez-le en favori avec son permalien.

A propos Jean-François Lisée

Né à Thetford Mines le 13 février 1958, Jean-François Lisée obtient une licence en droit de l’Université du Québec à Montréal en 1979 et une maîtrise en communications de la même institution en 1991. Il poursuit des études à Paris en 1981 au Centre de Formation des journalistes de la rue du Louvres avant de devenir journaliste indépendant pour divers médias québécois et français, dont le Soleil, la Presse et Radio-Canada, et il publie quelques textes dans Le Monde, Libération et l’Express. À la fin des années 1980, il est correspondant à Washington pour La Presse, L’actualité et l'hebdomadaire français L'Événement du jeudi. À la même époque il signe des textes d’opinion dans le Washington Post, le New York Times et l’International Herald Tribune. Il est rédacteur en chef adjoint de L’actualité de 1990 à 1992. En 1994, au lendemain de l’élection du Parti québécois, il devient conseiller du premier ministre Jacques Parizeau et participe à l’élaboration et à la mise en oeuvre de la stratégie référendaire de 1995. À la suite de la démission de M. Parizeau, il exerce les fonctions de conseiller politique sous Lucien Bouchard et ce, jusqu’en 1999. De 2001 à 2004, il est chercheur invité au Département de science politique de l’Université de Montréal puis à Sciences Po Paris. En 2004, il co-fonde le Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), dont il demeure le directeur exécutif jusqu’en 2012. En 2007, il conseille la chef du Parti québécois, Mme Pauline Marois, relativement à un projet de loi sur l’identité, duquel émaneront des propositions de Constitution et de citoyenneté québécoise, puis de Charte de la laïcité. M. Lisée est l’auteur de nombreux essais remarqués sur la politique et l’identité québécoises. En 1990, il publie Dans l’œil de l’aigle, sur l’attitude américaine envers le mouvement indépendantiste québécois. Un essai qui lui vaut le Prix du gouverneur général. Il fait aussi paraître Le tricheur et Le naufrageur (1994), sur la vie politique québécoise au lendemain de l’échec des accords du Lac Meech, Sortie de secours : comment échapper au déclin du Québec (2000), Nous (2007), Pour une gauche efficace (2008) et Comment mettre la droite K-O en 15 arguments (2012), puis le livre, Des Histoires du Québec (2012). De 2009 à 2012, il commente régulièrement l’actualité politique, sociale et économique sur un des blogues politiques les plus lus de la Francophonie. Ministre, il continue à tenir un blogue à jflisee.org Cet hyperlien s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.. En août 2012, il se présente comme candidat du Parti québécois dans la circonscription de Rosemont et est élu le 4 septembre

16 réflexions au sujet de « Le retour de : Temps dur pour les détracteurs du modèle québécois »

  1. Pas fort de la part de J Boulanger de vouloir comparer le Québec avec le Qatar, l’Alberta et l’Arabie Saoudite qui ne sont en pas comparable, elles ont simplement la caractéristique commune d’être assises sur des puits de pétrole, donc sur des montagnes de $$$$$ (ce qui ne signifie aucunement, productivité , créativité ou quelque autre talent

  2. Mr lisée, on a vu comment les pertes au ministère des transports au profit du privé ont étés bénéfiques pour le Québec, perte d’expertise et des milliards en surplus et en extra…

  3. Merci pour cette chronique,

    En lisant les commentaires, je ne suis pas impressionnees.

    Les citoyens attendent des miracles du gouvernement peu importe qui est a la tete mais je trouve que les commentaires face au nouveau gouvernement sont tres severes alors que personnellement, je crois que le gouvernement Marois a deja enormement en peu de temps. Il ne faut pas oublie que le gouvernement n’a pas beaucoup de marges de manoeuvres.

    Pour les citoyens qui font peu de revenus, il y a presentement une penurie de main d’oeuvre. Il est toujours possible de prendre des cours du soir, arreter un peu et prendre une formation. Cela demande beaucoup de sacrifices pour un moment mais cela en vaut la peine.

    On est aussi plus performant a l’heure, on ne fait pas de presenteisme!
    Bravo a tous les quebecois, on est des progressiste et non des conservateurs,
    C’est le temps des vente de debaras, out harper!

  4. Au Québec, il s’était perdu plus d’emplois en 2011 que partout ailleurs au Canada. Il faut se réjouir sans doute que cette tendance s’inverse. On remarque cependant que plusieurs secteurs de l’économie partout au Canada et le Québec n’y fait pas exception ; qui au cours des prochains mois pourraient connaître des périodes de ralentissement.

    Une baisse du taux de chômage ne signifie pas que cela se traduit par une augmentation significative du taux d’emploi. Cela peut aussi signifier que moins de gens sont en recherche d’activités. Seules des données plus précises – si disponibles – pourraient mieux nous éclairer.

    De même, la création d’emplois ne signifie pas un accroissement significatif de la richesse par individus, pas plus que cela ne signifie des revenus additionnels significatifs pour l’État qui ne verra ses revenus s’accroître que lorsque le pouvoir d’achat citoyen ou son pouvoir d’épargner sera consolidé de manière significative.

    L’Allemagne est le pays du G7 qui a le meilleur taux d’employabilité, si ce n’est que ce maintient élevé de l’emploi s’est traduit par des concessions faites par de très nombreuses professions. Plus de personnes travaillent lorsque simultanément leur pouvoir d’achat est moins enviable que ce qu’il était, lorsque l’État doit simultanément se montrer moins généreux qu’il ne l’était. En d’autres termes, les allemands sont plus solidaires que nous.

    Le taux d’endettement des ménages canadiens, sur lequel les québécois n’ont pas grand choses à envier, signifie que les performances actuelles sont encore fragiles, quand rien n’indique que nous ne soyons à l’aube d’un ralentissement dû à l’impossibilité des citoyens et de bien des gouvernements de pouvoir toujours faire face à toutes leurs obligations financières.

    Ce qui rend les déficits publiques toujours incontournables ; non pour soutenir le dynamisme de l’économie mais pour seule fin de financer le bouquet de services et maintenir artificiellement le revenu des employés et des retraités de la fonction publique ; la problématique n’est d’ailleurs pas en termes de nombres de personnels au service des citoyens, mais bien dans ce que ce personnel coûte.

    Quand une portion toujours trop importante de citoyens n’ont pas d’autre horizon que de se contenter à vie de la condition de la pauvreté ; lorsque simultanément, certaines classes de fonctionnaires ou de professionnels rémunérés par l’État, jouissent d’une situation très enviable.

    — Une société fondée sur l’inégalité restera inégalitaire quelque soit le modèle. La différence dans les modèles vient seulement de la qualité et accessoirement de la quantité des bénéficiaires. Qu’en pensez-vous ?

    • Je ne suis pas certain de comprendre votre propos. Le taux ce chômage à la baisse est un indicateur. Évidemment, ce n’est pas le seul, mais quand le taux de chômage augmente, on s’inquiète, avec raison. Quand il baisse, on devrait s’en réjouir tout en attendant de voir les autres tendances. Noyez le poisson comme vous l’avez fait, n’apporte rien.

  5. Il n’y a rien qui insulte plus les pisse-vinaigre que lorsque le Québec va bien et qu’il prospère ….. Ces traumatisés veuillent nous rapetisser comme peuple et nous faire sentir petit car ils sont a l’époque du né pour un petit pain des années trente … Imaginer lorsque l’on sera en mesure d’exploiter notre pétrole d’un facon sécuritaire , ces pisse-vinaigre vont capoter …..Beaucoup de plaisir en perspective ….

  6. Je salue le retour de cette chronique tant appréciée. Malheureusement, elle sonne le retour des habituels râleurs et pisse-vinaigre dont on ne s’ennuyait pas du tout. Monsieur Lisée, votre contribution est essentielle à l’assainissement de l’atmosphère de morosité, de sape de confiance et de rabaissement collectif sciemment et maladivement entretenu par certains. Continuez de bien faire et de laisser braire… ou bêler.

    • « l’assainissement de l’atmosphère de morosité, de sape de confiance et de rabaissement collectif sciemment et maladivement entretenu par certains.  »

      C,est certainement mieux que le jovialisme et la torture de statistiques dont fait preuve M. Lisée.

    • Depuis quand ce qui déprime, rabaisse est mieux que ce qui motive, renforce et inspire?

    • Monsieur Gris, le mouton travaille aussi fort ici qu’ailleurs. Alors vous souhaitez que nous ne dormions pas la nuit ?

  7. Voyons avec qui vous comparez le Québec. L’UE qui est sur le point de s’effondrer, les USA qui sont bientôt en faillite et l’Ontario, la province canadienne qui a été le plus touché par la crise. Monsieur Lisée nous prouve encore une fois qu’il est le roi du cherry picking. C’est une honte d’avoir quelqu’un comme lui à l’assemblée nationale.

    • Vous avez bien raison. Pourquoi ne pas prendre l’Alberta, l’Arabie Saoudite ou le Qatar comme références ! Et effectivement, comme représentant à L’AN, il ne peut pas «accoté» votre ami Moreau dont vous avez sûrement vu la performance à l’étude des crédits.

    • Le Québec se compare à l’Europe, l’Ontario et les États-Unis, car nous avons une économie semblables à les leurs et, en ce qui a trait à l’Ontario et les États-Unis, nous avons un marché économique intégrés avec eux. Il est tout à fait justifier de ce comparer à eux.

      C’est vous qui faite dans le cherry picking en comparant à des États aux économies forts différentes ne faisant pas partie de notre éco-système économique comme l’Alberta, le Quatar et l’Arabie saoudite.

  8. Voyons voir ces stats d’un peu plus près…

    Population active (qui a un emploi/qui s’en cherche un): 6e position; on a dépassé la CB, mais l’IPÉ est toujours loin devant; le NB et la NÉ nous rattrape allégrement
    Taux d’emploi : même portrait que pour le chômage.

    On est pas les pires, mais on n’est certainement pas les meilleurs

  9. Nul besoin de défaire vos propos mais la réalité de nombreuses régions demeure loin de la coupe au lèvres. Le Taux de chômage dans l,Est Québécois vient encore d’augmenter et l’absence de soutien termes d’infrastructures solides et tournés vers l’avenir comme des autoroutes virtuels sous forme de bandes passantes pour nos entreprises ou de routes réelles et physiques capable d’initier et soutenir ke développement à long terme de ces collectivités me fait dire que le laisser -aller guidé par les entreprises déjà implantés dans les grands centres demeure un fait inchangé et ce;quelque soit le gouvernement en place.Alors…quand on nous sort les derniers stats…..imaginez ce que l’on peut bien en penser !

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