Lettre ouverte à François Legault : Agir vraiment pour l’achat local

Cher François,

J’ai été très heureux des déclarations que tu as faites devant les travailleurs de l’usine Bombardier à La Pocatière. Tu semblais vraiment déterminé à faire en sorte que les constructeurs québécois de matériel roulant puissent bénéficier d’une politique d’achat local, comme il en existe dans plusieurs pays.

Il y avait pourtant une façon simple de s’en assurer : il suffisait d’insister pour introduire un seuil de contenu local (25 % suffit) dans la loi qui créait, en 2015, la filiale CDPQ Infra, spécifiquement conçue pour le Réseau express métropolitain (REM).

Mes collègues péquistes Nicolas Marceau et Alain Therrien ont tenté, à maintes reprises, de pousser le gouvernement à inscrire cette disposition dans la loi. Quant à tes députés, cher François, ils n’en ont jamais parlé. Principalement à cause de l’absence d’assurance de contenu québécois, tous les députés du Parti Québécois ont voté contre cette loi. Toi, François, et tous tes députés avez voté en faveur.

Même chose en 2017, lorsque les libéraux ont fait voter une seconde loi qui est venue élargir les pouvoirs de CDPQ Infra en lien avec la construction du REM. Au Parti Québécois, nous avons poursuivi le combat pour exiger un seuil de contenu local. Enfin, tes députés nous ont appuyés. Cependant, au moment de voter, tu as décidé de soutenir, encore une fois, le gouvernement. Nous, au Parti Québécois, avons refusé d’avaliser un lâchage aussi scandaleux des intérêts économiques du Québec.

Ta décision de voter en faveur de lois qui omettaient cette condition essentielle nous en dit davantage sur ta réelle détermination que les discours que tu prononces aujourd’hui.

Tu dis maintenant que tu veux forcer la Caisse de dépôt à déchirer l’entente avec Alstom. Que tu vas donc t’ingérer directement dans les décisions de la Caisse et, ainsi, miner son indépendance. Ce n’est pas la bonne façon de procéder.

Préserver l’indépendance de la Caisse est indispensable. Il y a cependant une façon correcte d’intervenir.

La Caisse a une mission, déterminée par l’Assemblée nationale. Jean Lesage (guidé par la plume de Jacques Parizeau) en a fixé les paramètres. Jean Charest l’a affaiblie législativement, à nos dépens. L’approche correcte est d’insérer dans la loi de la Caisse, pour l’avenir, le seuil de 25 % d’achat local si elle acquiert du matériel roulant au Québec.

D’où vient ce chiffre de 25 %? Dans la négociation du traité avec l’Europe – qui portait notamment sur l’ouverture des marchés publics –, les Européens souhaitaient 0 % d’achat local. Nicolas Marceau, alors ministre des Finances et responsable de la négociation, a discuté avec les constructeurs québécois du seuil minimum à partir duquel on obtenait un effet structurant, comme l’obligation d’installer ici une usine. C’est ainsi que nous en sommes venus à proposer 25 %. Après avoir obtenu l’appui de l’Ontario, puis celui du Canada, nous avons finalement convaincu les Européens.

Les trains du REM, où en sommes-nous?

Mes conversations avec les principaux acteurs dans ce dossier me mènent à quelques conclusions très nettes.

Premièrement, pour le matériel roulant, la somme que les Québécois vont envoyer à l’étranger et qui permettra de créer des centaines de bons emplois ailleurs est d’environ 630 M$.

Deuxièmement, c’est en Inde que sera construit l’essentiel du train électrique du REM.

Troisièmement, sans exigence de contenu local, il est probable que même Bombardier aurait construit l’essentiel du train à l’étranger si elle avait obtenu le contrat.

Quatrièmement, Philippe Couillard a complètement tort de demander aux fournisseurs québécois de Bombardier et d’Alstom d’être « compétitifs » pour obtenir des sous-contrats pour des trains qui seront fabriqués en Inde. Ils sont complètement hors jeu. Alstom utilisera sa propre chaine de fournisseurs, massivement située en dehors du Québec.

Cinquièmement, il est tout à fait probable que l’imposition d’un minimum de 25 % de contenu local ait poussé à la hausse le prix du matériel roulant. De combien? Difficile à dire. Mais supposons le pire : au lieu de 630 M$, cela aurait été de 700 M$. Sur un projet global qui serait passé, donc, de 6,3 à 6,37 G$.

Toutefois, dans ce cas, l’essentiel de ces 700 M$ aurait été investi dans l’économie locale, créant et maintenant de bons emplois, y compris dans la chaîne de fournisseurs. Des cotisants supplémentaires aux fonds de pension gérés par la Caisse.

Rien ne garantit que Bombardier aurait emporté la mise. Mais l’exigence de contenu local avantage les entreprises qui ont déjà une usine sur place, au détriment de celles – chinoises, espagnoles ou autres – qui doivent en construire une pour se qualifier.

Note que j’utilise toujours le terme « local » pour désigner ce contenu. Légalement, le terme est « canadien ». Ce qui fait que si Alstom avait tout de même remporté le contrat, elle aurait pu utiliser ses installations ontariennes pour l’exécuter.

Il n’y a qu’une façon, pour l’avenir, de s’assurer qu’au moins 25 % de contenu « local » soit exécuté au Québec : faire l’indépendance du Québec. Jusque-là, aux yeux des traités internationaux, notamment du traité Europe-Canada, Vancouver et Halifax, c’est aussi « local » que La Pocatière.

Que faire, lucidement, pour La Pocatière et Sorel-Tracy?

Que faire, maintenant, pour empêcher l’usine de Bombardier de La Pocatière et celle d’Alstom de Sorel-Tracy de fermer leurs portes?

Philippe Couillard nous mène en bateau lorsqu’il parle, comme il vient de le faire à TVA, du tramway de Québec, de nouveaux trains de banlieue à Montréal ou de la ligne bleue du métro.

Le premier ministre du Québec est le grand responsable des malheurs des travailleurs de La Pocatière et de Sorel Tracy. En adoptant les lois du REM sans exigence pour du contenu local – avec l’appui enthousiaste de la CAQ, je le répète –, il a donné un avantage comparatif net aux concurrents de Bombardier et aux installations étrangères d’Alstom.

En reportant de quatre ans la construction de la ligne bleue du métro de Montréal – sujet sur lequel le Parti Québécois l’a constamment talonné, alors que la CAQ est demeurée muette –, le premier ministre a reporté d’autant les commandes de nouvelles voitures de métro Azur construites à La Pocatière et à Sorel-Tracy.

Même si elles recevaient de nouvelles commandes aujourd’hui, ces usines devraient cesser leurs productions pendant plusieurs mois en 2019, puisqu’il faut compter une année entre la nouvelle commande et la livraison des pièces.

Il n’y a qu’une seule solution à court terme : faire en sorte que la Société de transport de Montréal (STM) de se prévaloir immédiatement de son option d’achat de nouvelles voitures Azur. Pour l’instant, la STM juge moins coûteux de reconditionner ses vieilles rames. Mais il n’appartient pas à la STM ni à ses usagers de payer pour sauver La Pocatière.

Premier ministre, je mettrais en balance l’importance de garder, à La Pocatière et à Sorel-Tracy, le noyau d’expertise de haut niveau qui serait mis en péril par un trop long arrêt des opérations. Dans le contexte actuel d’une pénurie de main d’œuvre qualifiée, les salariés de ces deux usines seraient rapidement happés aux quatre vents, et il deviendrait très difficile de revenir en arrière ensuite.

L’intervention ponctuelle viserait à assurer le maintien des activités manufacturières aux deux sites, dans l’attente de futures commandes publiques de matériel roulant. Il s’agirait donc, pour l’État québécois, de négocier avec la STM un allégement de ses coûts à peu près équivalent au surcoût estimé de l’achat immédiat de nouvelles voitures Azur, en lieu et place du reconditionnement de ses vieilles rames.

Le gouvernement Charest a augmenté la facture d’électricité de la STM de un demi-million de dollars par année; une annulation de cette mesure – que le Parti Québécois préconise depuis 2014 – pourrait faire partie de la solution.

Évidemment, il demeure incontournable de légiférer immédiatement pour que toutes les commandes futures substantielles de matériel roulant, qu’elles soient de la Caisse ou d’ailleurs au Québec, comprennent au moins 25 % de contenu local. Puis, au lendemain de l’indépendance – quelque part au cours de notre second mandat –, 25 % de contenu québécois.

Malheureusement, François, comme tu n’es plus indépendantiste, il va falloir nous faire confiance à nous, au Parti Québécois, pour nous rendre jusque-là.

Bien cordialement,

Jean-François



21 réflexions au sujet de « Lettre ouverte à François Legault : Agir vraiment pour l’achat local »

  1. Tout ce que fait et fera le PLQ et que la CAQ pourrait faire est catastrophique pour le Québec. Il faut arrêter le massacre. Que ce soit la santé, l’éducation, l’économie locale, la langue, subvention aux écoles privées, développement des petites et moyennes entreprises, etc… ils sont en train de tout foutre en l’air. On connaît leur chanson, mais il y a encore des gens qui votent et voteront pour eux.

    P. S. Il ne faut pas se distancier du Bloc québécois et de sa cheffe qui défend le Québec pays avec un courage et une énergie inouïe.

  2. Voilà une analyse et des propositions pertinentes, réalistes et judicieuses. En rapport avec notre actuelle situation industrielle et nos possibilités comme un fier État-nation moderne.

  3. Cette lettre ( ou une version plus courte ) devrait être publiée dans le Devoir, dans le Journal de Québec, dans le Journal de Montréal, dans le Journal des affaires, etc.

  4. Suggestion: Image, impact

    Pour que vos textes aient un impact, je sous suggère de présenter un rapport exécutif au début. De nos jours, pour que les lecteurs se fassent un image, ils veulent un condensé. C’est comme çà.

  5. SVP Monsieur Lisée changez de stratégie! Voyez où cela mène le PQ dans les sondages! Quand vous critiquez la CAQ, vous aidez le PLQ; quand vous critiquez le PLQ,vous aidez la CAQ.
    Arrivez plutôt avec des projets rassembleurs. Projets qui vous démarqueront, mettront le PQ au devant de la scène, séduiront les électeurs et obligeront les autres partis à venir sur votre terrain. Ainsi, je viens de vous faire, sur votre blog, une proposition d’amener la loi 101 au XXIe siècle. C’est un projet de système scolaire bilingue inspiré du modèle catalan avec un très grand succès.
    De plus, j’ai transmis à Monsieur Marceau un projet de taxation permettant de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales. Cette proposition s’inspire de l’approche (imposition sur les ventes plutôt que les profits) que l’Union Européenne compte mettre en place. Lâchons pas!
    Je vous transmets à nouveau cette proposition faite à m. Marceau..
    1)FRAUDES ET ÉVASIONS FISCALES; tous les partis le promettent… pas très concrètement… des vœux?, c’est à Ottawa d’agir pas à nous! notre proposition:
    -TAXER LE CHIFFRE D’AFFAIRES (incluant les transferts internationaux de sous-traitance à l’intérieur d’une même entreprise) des entreprises internationales faisant des ventes au Québec. L’union Européenne vient d’annoncer qu’elle le fera pour les GAFA, Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et d’autres grandes sociétés œuvrant dans le numérique. La taxe serait comprise entre 2% et 6% du chiffre d’affaires de ces entreprises. Le taux devra varier selon le secteur d’activités.
    -ABOLIR L’IMPÔT QUÉBÉCOIS SUR LES PROFITS DES ENTREPRISES œuvrant au Québec et le remplacer par justement une TAXE SUR LE CHIFFRE D’AFFAIRES (taux variant selon le secteur d’activité); finies les vérifications des dépenses injustifiées et frauduleuses « du beau frère qui passe tout sur l’impôt de son entreprise ».
    Ce pourrait être là UN POINT DISTINCTIF ET ENFIN CONCRET pour les électeurs en termes de lutte contre les évasions et fraudes fiscales. Et bien sûr, un surplus dans les caisses de l’État sans augmenter les taxes.

    Guy.lassonde@hotmail.com et Nicole.janvier@hotmsil.com

  6. Je vous reviens avec 2 questions au sujet d’un UNIQUE système scolaire BILINGUE pour tous les québécois quelque soit leur langue maternelle.

    1)Est-ce qu’un unique système scolaire bilingue menacerait la langue française au Québec? Non croyons nous, c’est le contraire! Comme expérimenté en Catalogne avec un étonnant grand succès, il devient UN FACTEUR D’INCLUSION SOCIALE. Il contribuerait à créer un sentiment commun d’appartenance à une société québécoise, ayant une culture commune basée sur une langue commune, le français parlé par tous ou presque. L’expérience catalane l’a démontré en moins de trois décennies alors…
    – que seulement le tiers des catalans ont la langue catalane comme langue maternelle,
    – qu’ils ont deux langues officielles,
    – qu’au plus, 13 millions d’humains parlent le catalan dans le monde (274 millions pour le français qui est la seconde langue apprise comme langue étrangère après l’anglais dans le monde).

    2)Est-ce que cette proposition serait anticonstitutionnelle?nous pensons qu’effectivement notre proposition serait jugée illégale dans la lettre ou libellée de la Loi Constitutionnelle garantissant l’existence d’un système scolaire anglophone au Québec et francophone dans le ROC.
    Par contre, elle pourrait être jugée légale dans l’esprit de cette Constitution que le Québec n’a toujours pas signée. En effet, l’objectif pratique de la Loi est avant tout de protéger la langue française et non pas protéger la langue anglaise que personne ne pourrait sérieusement juger menacée dans quelconque partie du Canada ou du Québec. En Catalogne, une expérience de plus de 2 décennies de ce système scolaire montre bien que la langue espagnole non seulement n’est pas menacée mais que la vaste majorité des catalans la maîtrise , ce qui n’est pas le cas pour l’anglais au Québec!
    De toute façon,  le changement qu’implique notre proposition est, comme la loi 101 l’était en 1978, d’une telle envergure et d’un tel impact sur la société, que le gouvernement devrait recourir à la clause nonobstant ou même, ce serait l’idéal selon nous, un référendum montrant clairement l’accord de la population québécoise. Au quel cas, une demande de modification constitutionnelle serait tout à fait justifiée et solide.

    Allons y « POUR UN VIVRE ENSEMBLE »

    Enfin, si le Québec implantait un tel système intégré et que la Cour Suprême le déclarait illégal, voilà un autre NON qui déclencherait un autre Lac Meech et les « conditions gagnantes » d’un autre référendum…

    • De Québec : Tant qu’à y être pourquoi ne vous présentez pas comme député(e) à la prochaine élection ? Vos texte sont trop à lire, faites ça plus court s.v.p., la prochaine fois ! En toute amitié, merci.

  7. Vers un UNIQUE système scolaire BILINGUE pour tous les québécois quelque soit leur langue maternelle. Possible?

    IMAGINONS UN QUÉBEC qui, à la suite d’un rapport Parent 2.0, s’inspirerait du système scolaire de la Catalogne:
    – Créant 1 seul système scolaire bilingue pour le pré-scolaire, primaire, secondaire voire le CEGEP. Comprendre que ce sont les élèves anglophones qui iraient dans des écoles francophones et non l’inverse.
    – Avec le français comme langue véhiculaire et d’apprentissage. C’est à dire, langue d’apprentissage et de communication à l’école serait le français. C’est également le français qui serait utilisé dans le cadre des activités orales et écrites, dans le matériel pédagogique comme les manuels et les évaluations.
    -Les élèves ne devront pas être séparés dans les établissements ou les groupes classes en fonction de leur langue d’usage.
    – Garantissant par ses programmes l’entière maîtrise du français et de l’anglais à tous les citoyens du Québec, quelle que soit sa langue maternelle!

    Ce changement MAJEUR convenons en (réunir les 2 systèmes scolaires québécois en un seul), répond cependant à la réalité du XXI siècle. En effet, depuis la création de la loi 101, voilà 40 ans;
    – L’anglais s’est répandu encore plus intensivement comme la langue de la communication internationale dans un monde globalisé qui s’accélère.
    – L’existence de 2 systèmes scolaires basés sur la langue contribue largement à créer un fort clivage francophones/non-francophones, sinon 2 solitudes au Québec. Regardez simplement les résultats du référendum de 1995 et celui des élections provinciales, ce n’est même pas à 5% que les anglophones votent oui au référendum ou PQ aux élections provinciales; ce serait aussi un plafond de verre pour la CAQ et un vote acquis pour le PLQ. Les immigrants, à part les français ou les latinos, ont à peu près le même comportement électoral que les anglophones.
    – Ce changement répond aux aspirations des milleniums francophones (nés après 1980). Ces aspirations, elles sont quantifiées dans « Le code Québec » de Jean-Marc Léger et Cie. « La fierté prend une couleur particulière pour la génération des milleniums. Ces grands enfants rois constituent une génération GAGNANTE, plus AMBITIEUSE, plus ENTREPRENEURIALE, plus BILINGUE (nous ajouterions, plus à l’aise avec leurs amis anglophones ou allophones), pour qui faire de l’argent n’est plus un péché…C’est aussi une génération plus égalitaire, plus éco-responsable et sans frontières…Les bébés boomers voulaient refaire le monde eux, veulent le conquérir… »
    – Des parents québécois francophones pensant à la carrière de leurs enfants, ont souvent contribué et continuent de contribuer aux pressions pour modifier ou même dans certains cas, contourner la loi 101 concernant l’apprentissage de l’anglais.

    Face à ces réalités du XXI siècle, le PQ, parti créateur de la loi 101, adopte pour une approche presque strictement défensive afin de protéger la loi 101 actuelle et pour la modifier afin d’enrayer les pratiques visant à la contourner.
    Allons y pour Vivre ensemble!

    • De Québec : Cette fois-ci je suis complètement en désaccord avec vous. À chacun son opinion cependant. Pour ce qui est de la loi 101, M. Lisée propose la loi 201 qui sera mieux que la loi 101 !

  8. Une loi 101 du XXI ième siècle s’inspirant de l’expérience catalane, pourquoi pas?

    Nous avons vécu en octobre 2017 à Barcelone; donc au moment de la crise politique. Nous nous demandions pourquoi les sondages (confirmés par l’élection de décembre dernier) donnaient pratiquement 50% des voix aux partis souverainistes alors que seulement 33% des citoyens ont comme langue maternelle le catalan?

    La Catalogne (7,5 millions d’habitants) possède UN SYSTÈME SCOLAIRE BILINGUE depuis les années 90 avec les résultats suivants:
    – 90% des jeunes citoyens de 15 à 29 ans parleraient le catalan (interdit sous la dictature de Franco).
    – Près de 70% d’entre eux passeraient d’ailleurs leur examen d’entrée à l’université en catalan. La loi de l’autonomie catalane « veut renforcer l’importance du catalan et de son apprentissage en tant que langue de la Catalogne et FACTEUR D’INCLUSION SOCIALE … »

    Soulignons 3 éléments de cette politique linguistique:
    1. « La présence du catalan et de l’espagnol doit être garantie dans les programmes, de telle manière que tous les enfants, quelque soit leur langue habituelle au début de la scolarité, aient la possibilité d’utiliser normalement et correctement les deux langues officielles à la fin de la scolarité obligatoire. » (article 21.3) En effet, la Catalogne vit la co-officialité entre les langues catalane et espagnole.
    2. La loi en précise les modalités: « Les élèves ne devront pas être séparés dans les établissements ou les groupes classes en fonction de leur langue habituelle ». (article 21.5)
    3. Cette politique établit le caractère préférentiel du catalan comme langue « véhiculaire » et d’apprentissage dans les étapes préscolaire, primaire et secondaire! En pratique, l’espagnol n’est enseigné obligatoirement qu’à partir de 6 ans, à raison de deux ou trois heures par semaine. Pour les enfants arrivant non familiers avec le catalan, de l’immersion est prévue pour qu’ils puissent suivre les cours normalement.
    PEUT-ON IMAGINER LE QUÉBEC S’INSPIRANT DE L’EXPÉRIENCE CATALANE?

    • De Québec: Avec tout mon respect, si vous aimez ça tant que ça la Catalogne, allez-donc y vivre quelques temps juste pour voir !

  9. Je me demande à quel point la population prendra connaissance de ce cette superbe lettre? Dommage! Il en est de même pour le programme du PQ.
    Les médias oublient la PQ, ils nous parlent que de la CAQ.
    Que doit faire le PQ dans de telles circonstances? Cela dit, je ne blâme nullement le chef.

    • De Québec : Tout à fait d’accord, vous avez un bon point là !

  10. De Québec : Le contenu de votre lettre est pourtant simple à comprendre. M. Legault et M. Couillard se fichent éperdument du contenu local. Tout ce qu’ils font et disent c’est pour gagner la prochaine élection en octobre prochain ! Mais venant d’un homme d’affaires comme M. Legault c’est encore plus difficile à comprendre. On sait qu’ils sont fédéralistes et ils n’exigent pas de contenu local. Moi ça me dépasse. Il y a seulement vous M. Lisée et le P.Q. qui voulez faire en sorte que ça marche au Québec. Vous avez raison, il n’y a qu’une option et c’est d’être un pays indépendant. Mais dans quel état sera le Québec quand le moment sera venu ? Tout un beau gâchis que les libéraux et la C.A.Q. offrent aux québécois !!!

    • J’ajoute à mon commentaire que M. Legault est difficile à suivre. Il a bien le droit de changer d’idée et de passer d’indépendantiste à fédéraliste. Ce n’est pas une raison de laisser tomber les intérêts du Québec pour autant. En espérant que M. Couillard lise lui aussi votre lettre à François Legault pour leurs faire comprendre le bon sens.

  11. Je viens de lire un véritable discours d’homme d’État! Prenant à cœur les intérêts de son groupe humain le plus proche sans pour autant se recroqueviller dans sa maison. L’un des problèmes du Québec c’est que la peur de la« question » obscurcit le jugement. Nous sommes prêts à donner le pouvoir à des religieux libre-échangistes absolus, ne visant qu’à bien paraître aux yeux du monde de la finance pour mieux s’y intégrer après leur congédiement par les électeurs. On disposent pourtant de quelques hommes dédiés au peuple. Quelques descendants des Lesages, Levesques et Parizeau qui ont donné leur vie pour le bien des électeurs. Sachons faire la différence

  12. L’ADQ et le PLQ ont fait de la surenchère avec Bombardier de La Pocatière, sans demander : Est-ce que cette usine a encore un avenir pour Bombardier Transport ? Pourquoi d’usine chou-chou des Américains, elle n’est plus dans le décor pour ces derniers ? Est-ce que l’usine a perdue de l’expertise interne, ou est ce que si on leur confiait la construction de nouveaux wagons pour le Métro de Montréal, on met la charrue devant les boeufs ? Les gens de La Pocatière, s’ils gardent le silence sur ce qui arrive chez eux, au niveau de leur disparition dans le coeur de leurs clients alors que tout beignait dans l’huile, ils se feront mal à eux-mêmes. La CDPQ qui possède 30% de Bombardier Transport, sait ce qui s’en vient pour eux, mais ils ne disent rien..

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