L’humanisme: ingrédient clé de la promotion de l’identité

C’était une journée chargée, ce jeudi, sur la question de l’identité. D’abord une déclaration de mon collègue Pierre Karl sur la Charte des valeurs a provoqué chez les journalistes une soif nouvelle. Ils voulaient savoir comment les autres candidats à la chefferie aborderaient cette question, s’ils devenaient chef. N’étant pas un abonné à la langue de bois, j’ai répondu franchement.

Le même jour, la Société Saint-Jean-Baptiste présentait un mémoire sur la présence de l’anglais dans notre système de santé. Mon désaccord avec l’approche de la SSJB sur ce point étant total, j’ai exprimé vigoureusement mon point de vue.

Il y a, dans mes prises de position, un fil conducteur: l’humanisme. Oui, il faut réparer le passé et le présent. Oui, il faut changer l’avenir.

Mais dans tous les changements qui impliquent la vie des gens — et l’identité est au cœur de la vie des gens — la manière est aussi importante que le principe.

Promouvoir l’identité et les valeurs québécoise, dans un pays qui tente de les gommer et sur un continent où elles trouvent peu d’écho — est au cœur de notre combat national. Mais j’estime que nous avons, avec le gouvernement Marois, testé les limites d’une attitude identitaire qui fut, certes, attractive pour beaucoup, mais repoussante pour une portion significative de nos concitoyens, y compris francophones.

Macluhan fut le premier à nous dire que le medium est le message. Si nous souhaitons défendre correctement notre identité et nos valeurs — et il le faut — nous n’y arriverons avec succès que si notre action est empreinte de respect de l’autre, d’écoute, de patience et d’humanisme.

Changer l’avenir en respectant le présent

René Lévesque, Camille Laurin et Guy Rocher nous ont montré la voie, en 1977, en introduisant la plus grande réforme identitaire de notre histoire: la Charte de la langue française. Cette loi, c’est évident, a changé l’avenir.

Mais ils l’ont fait en respectant le présent. Sur la question centrale du droit des Québécois à choisir l’école publique anglophone ou francophone, ils ont reconnu le droit acquis de tous les Québécois ayant déjà fait le choix de l’école anglophone de continuer à le faire, puis de le transmettre à leurs enfants pour des siècles et les siècles. Des droits acquis, transmissibles. Personne n’a été dépouillé.

Mais à compter du jour de la sanction de la loi, en 1977, personne d’autre ne pouvait y avoir accès, qu’il s’agisse de Québécois actuels ou de Québécois d’adoption arrivés après l’application de la loi 101. Avec quel résultat ? Auparavant, 85% des Québécois d’adoption choisissaient l’école anglaise. La situation s’est complètement inversée depuis.

Le respect des droits acquis, c’est le principe que Guy Rocher défendait encore au sujet de l’interdiction des signes religieux prévus dans le projet de Charte du gouvernement Marois. Acceptation pour les employés actuels de l’État. Interdiction pour les futurs employés. C’est la position que je défendais au sein du gouvernement, avec véhémence, comme je le décris dans mon récent livre.

J’y consacre également tout un chapitre à expliquer que ma collègue de l’immigration Diane de Courcy et moi avions proposé une série de mesures favorables à la réussite de l’intégration des Québécois d’adoption, ce qui aurait permis, si on les avait appliquées, de démontrer qu’à notre côté salé (les règles du vivre-ensemble proposées dans la Charte) nous avions un côté sucré (notre action concrète pour le succès du vivre-ensemble).

Notre attitude aurait ainsi été équilibrée. Nous aurions été nettement moins vulnérables aux accusations de xénophobie. Avec la Charte, c’est la manière qui nous a nuit. Pas le principe.

La Charte, et maintenant ?

Si j’étais chef du Parti québécois, la laïcité ferait évidemment partie des réformes à proposer. Mais il faut avoir l’humilité de prendre la mesure des cicatrices laissées derrière nous par le débat sur la Charte et spécifiquement par notre proposition d’agir rapidement et sans le moindre doigté pour interdire le port des signes religieux dans le secteur public et parapublic.

Voici ce que j’ai dit aux journalistes ce jeudi:

«On a raté cette possibilité de faire un grand pas sur la présence des signes religieux, je ne pense pas qu’on devrait revenir avec ça dans l’avenir prévisible, parce qu’on a tellement braqué des gens, on a tellement divisé des gens, on a tellement mécontenté des communautés culturelles, on a tellement éloigné des jeunes que de revenir avec ça dans l’avenir prévisible, ce serait contre-productif.»

L’objectif était louable: faire de l’État québécois un espace neutre pour toute les convictions – politiques, sociales, religieuses. Il l’est toujours.

Mais c’est faire preuve d’humanisme que de reconnaître que beaucoup de citoyens québécois sont sortis meurtris de ce débat et que la dernière chose à faire est de les y replonger.

D’autant qu’il nous faut déployer un effort sincère et multiforme pour rebâtir des ponts avec les membres de la diversité québécoise, avec les jeunes québécois qui nous ont tourné le dos à cause de la Charte, avec beaucoup d’intellectuels souverainistes, aussi, qui nous ont faussé compagnie.

Je compte m’y employer avec énergie, avec ma formidable équipe de campagne, et à la tête du parti si les membres me choisissent.

Cela signifie-t-il qu’il faille écarter de notre discours, de notre programme, puis de notre action gouvernementale toute mesure portant sur les accommodements religieux ? Évidemment non.

En quelques mots, sur la laïcité, je propose de:

– Baliser clairement les accommodements religieux;

– Établir la primauté de l’égalité hommes-femmes face à toute demande d’accommodement;

– Interdire le visage couvert dans toutes les interactions avec l’État (y compris le vote);

– Interdire des signes religieux chez les agents coercitifs de l’État (Juges, policiers, gardiens de prison);

– Inciter (mais seulement inciter) les employés de l’État à n’afficher pendant leur travail aucun signe convictionnel (politique, social ou religieux);

– Baliser strictement les écoles non subventionnées à vocation religieuse (répudier l’entente récente d’Yves Bolduc permettant l’enseignement religieux le jour et l’enseignement général le soir) et éteindre graduellement, sur une période de 15 ans, le financement public d’écoles à vocation religieuse ;

– Tenir un vote libre sur le déplacement du Crucifix de l’Assemblée nationale vers le Musée du Parlement, et inviter les députés péquistes à voter en faveur de cette mesure.

Les anglophones et les services de santé

Ceux qui suivent ma campagne savent tout le bien que je dis ces temps-ci de la SSJB et de son jeune président, Maxime Laporte. Le travail accompli pour l’indépendance, l’attractivité que la vieille maison nationaliste exerce envers une nouvelle génération de jeunes indépendantistes, tout cela m’enchante.

Cependant il y a deux façons d’aborder la question du français. Celle qui change l’avenir: s’assurer que les futurs immigrants ont une solide connaissance du français au point d’entrée; faire en sorte que les moyennes entreprises (lieu d’anglicisation de 40% des allophones sur l’île de Mtl) soient graduellement assujetties à la loi 101; faire en sorte que les entreprises à charte fédérale soient assujetties à la loi 101 (au moins 100 000 salariés); faire de l’acquisition du français un droit dans la Charte des droits; agir résolument pour retenir les familles sur l’île de Montréal, pour préserver une nette majorité de francophones sur le lieu d’intégration des allophones.

Voilà qui agit sur les déterminants de notre avenir francophone. Voilà qui a un impact réel, à grande échelle, en amont du processus.

Puis il y a l’attitude qui horripile. Celle qui cherche à comptabiliser pour mieux circonscrire, réduire, amoindrir, les espaces de droits et de liberté de notre minorité anglophone. Cette attitude n’est nulle part plus détestable que lorsqu’on veut limiter l’accès aux soins de santé des membres de notre minorité.

Or c’est tout l’objectif du mémoire présenté cette semaine par la SSJB à la Commission sur la santé et les services sociaux. (Je suis le critique de l’opposition pour les services sociaux.)

Si on suivant la logique de la Société, il faudrait interdire à tous les hôpitaux du Québec, sauf ceux spécifiquement désignés comme bilingues, de prendre quelque mesure que ce soit pour assurer des soins en anglais à des anglophones qui s’y présentent. Il faudrait tout au plus prévoir des interprètes, qui feraient la traduction entre le malade et le soignant.

Mais puisqu’en 2014, dans la vraie vie, la majorité des médecins et infirmières connaissent l’anglais, doit-on leur interdire de parler anglais aux malades anglophones ? Non, m’a-t-on répondu, « on n’est pas contre la débrouillardise! ».

Donc, la Société propose d’abolir le droit à des services en anglais, que prévoit la loi québécoise actuelle, et de le remplacer par la débrouillardise. Or il appert que le système actuel fonctionne si bien que nos Anglos — dont au moins 100 000 aînés unilingues anglais répartis sur notre grand territoire — sont satisfaits des services et de leur possibilité de faire soigner leurs bobos dans leur langue. Je considère que c’est un signe de maturité de la société québécoise. Et le fait que les francophones hors-Québec n’aient pas ce niveau de satisfaction est… une honte pour le Canada.

Faisant un pas de plus dans la volonté de rapetisser les droits anglophones, la SSJB propose d’interdire aux hôpitaux officiellement bilingues (comme le Jewish) de s’organiser pour offrir des soins en anglais à nos concitoyens qui n’ont pas l’anglais comme « langue maternelle ».

Il faut pourtant savoir que la majorité des Québécois de confession juive n’ont pas l’anglais comme langue maternelle. Ils ont le Yiddish, le Polonais, le Russe, le Hongrois. Pour la SSJB, il faudrait les exclure du bassin des Anglos et par le fait même réduire le calcul de la « population d’expression anglaise » utilisée pour financer les établissements bilingues.

C’est ce que j’appelle « tirer des roches aux anglais ». Et c’est exactement ainsi qu’ils le voient. Avec raison.

C’est très exactement l’erreur que nous avons commise dans le projet de loi 14, lorsque nous nous sommes mis en tête de vouloir revoir automatiquement le statut bilingue de certaines villes, sur la base de la « langue maternelle », excluant ainsi de la communauté anglophone ses composantes historiques juive, italienne et grecque, qui y sont pourtant intégrées — et qui sont reconnus tels par la loi 101.

Je suis ressorti de mes 18 mois de ministre responsable des Anglos avec une compréhension beaucoup plus aigue du tort que nous nous causons — et que nous leur causons — par cette maladive obsession de vouloir toujours policer, encadrer, redéfinir à la baisse leurs droits, leurs institutions, leurs allées et venues.

Cela manque singulièrement d’humanisme. De respect de l’autre. De vivre et laisser vivre. Pas étonnant que beaucoup de jeunes francophones ne se reconnaissent pas dans cette attitude frileuse et tatillonne.

Moi non plus. Mon propos n’a pas changé: l’objectif linguistique du Québec devrait être d’assurer, pour les générations à venir, la sécurité linguistique de la majorité francophone, de la minorité anglophone et des Premières nations.

Pour l’instant, la sécurité linguistique des francophones est en danger, surtout sur l’île. D’importantes mesures de redressement sont nécessaires, et j’en ai fait la liste plus haut.

Pour le maintien de notre société francophone en Amérique du Nord: volontarisme, inventivité, fermeté.

Pour notre minorité anglophone, pour les citoyens de la diversité et les Premières nations: compréhension et générosité.

C’est mon programme. J’y tiens.



43 réflexions au sujet de « L’humanisme: ingrédient clé de la promotion de l’identité »

  1. Dieu est un un être fictif de sexe masculin qui méprise le sexe féminin, le corps des femmes, la sexualité, le plaisir, le bonheur du mieux qu’on peut arracher à la vie sur terre, au détriment d’un idéal ascétique de souffrance, de renoncement, de mortifications, de douleur, de pulsions de mort, qui privilégie la fiction d’un au-delà virtuel au lieu du réel ici et maintenant.

    Je ne vois aucune raison pour que ceux et celles qui font la promotion, par le port de signes ostentatoires, de cette idéologie néfaste à l’humanité qui s’est imposée partout par la violence, , puisse être tolérés dans l’espace civique, payée à même le produit de nos taxes et impôts.

  2. Réponse à Julie Pépin

    Extrait de Jacques Grand’Maison, in Réenchanter la vie.

    Mais ce qu’on a aussi trop sous-estimé, particulièrement dans notre héritage religieux, c’est l’importance de la liberté, sans laquelle la foi et la responsabilité ne peuvent être vécues d’une façon vraiment personnel.

  3. M. Lisée,
    Le chaos existe et vous le démontrer très bien. En situation identitaire, il ne manque pas. Souvent parce qu’on refuse l’inventaire de ses composantes, la peur prend le dessus sur le calme du nécessaire recul pour utiliser ses éléments récupérables et les inscrire dans un projet bien sculpté, qu’on appellera par la suite : une mise en oeuvre ! En progrès, ou pas.
    De vous voir et entendre nommer les peurs présentes dans la composition de notre identité actuelle, nous laisse l’opportunité de les voir avec recul, sans être pressé dans notre réflexion, puis de les placer comme choix identitaire en soi, avant de les inscrire dans un projet commun.
    Merci du respect que vous témoigner à l’intelligence humaine des québécois. Les apprentissages se font toujours à répétitions de l’exercice de réflexion et d’application, et à long terme, avant d’être maîtriser.
    À la lumière de vos informations et des connaissances vérifiables transmises, nous pouvons réfléchir avant de choisir.Un travail qu’il me fait grand bien de pouvoir faire…et que vous rendez possible.
    Dont je vous suis dès plus reconnaissante
    Bernadette martin

  4. Notre identité? Comment se définit-elle? D’où provient-elle?
    Le très beau documentaire de Carole Poliquin et Yvan Dubuc, « L’empreinte », fournit, de manière impressionniste, des pistes de réponses à ces questions. Roy Dupuis y mène une quête sur l’origine et les traits de notre identité, révélant des pans occultés depuis trop longtemps de celle-ci. Ce film a été reçu avec enthousiasme lors du FCIAT et est présenté ce w.-e. à guichet fermé pour ses deux premières projections à Montréal lors des RIDM. Ce film devrait sortir en salle en 2015.

    Voir http://www.ridm.qc.ca/fr/programmation/films/776/empreinte-l

  5. Il serait bon de reconnaître que tous ces établissements anglophones acceuillent aussi un grand nombre de francophones qui désirent développer leur connaissance de la langue anglaise et développer un réseau qui dépasse les frontières du Québec et des pays francophones. Toutes ces subventions ne profitent pas qu’aux anglos, mais je suis d’accord qu’elles doivent quand-même être justes envers nos institutions francophones.

  6. «… mais repoussante pour une portion significative de nos concitoyens, y compris francophones.»

    Selon le sondage Léger d’avril 2014, il y avait quand même plus de 50% des Québécois qui appuyaient la charte.

    Les immigrants qui arrivent au pays ont certes les mêmes droits que nous, mais leur premier droit, je dirais, c’est celui de s’intégrer à notre société, et la chose est difficile pour les musulmans qui affichent les couleurs de l’islam radical.

    • Bien sûr que la Charte était populaire auprès de 50% des québécois et peut–être d’avantage. C’est la force attractive de l’identitaire dont parle monsieur Lisée. Ce n’est pas une raison pour plonger là dedans tête baissée. Facile de mousser le sentiment identitaire…. d’exploiter la peur, etc. Mais ce n’est pas de cette façon qu’on bâtira un Québec souverain et fort. S’occuper du danger que représente la montée de l’intégrisme ce n’est pas combattre les signes religieux ni vouloir masquer les différences. Rien de pire que l’ignorance entretenue (…) pour nourir les préjugés et cela conduit à des  » identités meurtrières » dont parle Medeb dans son livre qu’il faut lire pour comprendre.

    • Rien de pire aussi, Madame, que l’ignorance concernant tout le mal qu’a fait à l’humanité les religions qui rabaissent, entre autres, les femmes au rang de sous-hommes, que ce soit les 3 grandes ex-sectes monothéistes que sont le judaïsme, le christianisme et l’islam, auxquelles il faut ajouter l’hindouisme qui considère les femmes quasiment comme des chiens errants, si elles ne sont pas mariées – souvent de force – ou n’ont pas d’enfant. C’est d’élever la conscience des gens que d’interdire au moins et de façon minimale le port de signes religieux ostentatoires dans l’espace civique. Il n’y aucune honte à avoir de cela, car on pense que la France l’a fait depuis…..1905. Curieux de lire ces propos provenant d’une femme. Interdire dans nos institutions publiques le port ostentatoire de signes religieux, provenant de gens qui adhèrent à des principes de vie qui méprisent ainsi la moitié de l’humanité, est un signe de santé mentale et non pas un signe d’intolérance. Les intolérants ce sont ceux qui adhèrent aux systèmes de pensée qui méprisent les femmes et en font les sous-fifres des hommes et c’est un homme athée, hédoniste et libertaire qui vous le dit.

    • C’est plutôt à partir de 1989, avec ce que l’on a appelé la première «affaire du foulard » qu’on retrouve en France l’enjeu du signe religieux représenté par le vêtement.
      En France, malgré la loi de 1905 ( à laquelle vous référez) ,l’abbé Gayraud continue de siéger à l’Assemblée nationale avec sa soutane après le 9 décembre 1905. Sous la Ive république, le chanoine Kir et l’abbé Pierre participent aux travaux de la Chambre vêtus de leur soutane sans que cela soit considéré comme une atteinte à la laïcité.
      or l’Assemblée est pourtant un lieu symbolique puisqu’y délibèrent les
      représentants de la communauté politique. En ce temps-là, le principal combat laïque est séparatiste: il estime que la séparation implique l’absence de toute subvention publique aux écoles privées. Après le Concile Vatican II, nombre de prêtres abandonnent la soutane (et des religieux leurs habits spécifiques). Il s’agit d’une décision autonome par rapport à l’État laïque, liée à un mouvement de sécularisation interne dont le Concile est la manifestation la plus importante. Le dispositif juridico-politique de la laïcité et les débats qui la concernent n’ont donc rien à y voir.
      Quant au reste de votre commentaire, je ne dis pas qu’il ne faut pas interdire minimalement le port de signe religieux ( les personnes en position d’autorité par exemple) je dis juste qu’il ne sert à rien de s’acharner sur les quelques musulmanes qui portent le hijab ( mettons au service des archives) au point de vouloir les congédier. Au point de vouloir virer des médecins qui portent la kippa depuis 50 ans à l’hôpital juif de Montréal, etc. Il ne faut pas devenir fanatique pour combattre le fanatisme. Voilà!

    • Si on permet aux croyants de porter des signes religieux ostentatoires dans l’espace civique il faudra aussi permettre aux athées et aux agnostiques, de plus en plus nombreux, de porter des casquettes, des tuques, des chandails ou autres marques distinctives affirmant que « Dieu n’existe pas », que « Dieu est salaud », que « Dieu méprise les femmes » etc.etc. Vous voyez d’ici le bordel que cela causera dans nos institutions publiques? Quant à la « pauvre femme musulmane » je n’y crois pas du tout. Les hôtesses de l’air d’Air Algérie – pays musulman où il n’y a pas de séparation entre la religion et l’État – n’ont pas le droit de porter le foulard et personne n’en fait un drame. Porter des signes symboliques de religions qui méprisent les femmes à ce point n’est pas tolérable dans l’espace civique. Toléreriez-vous les signes nazis, suprémacistes ou les « patches » des Hells Angels? Me polluer la vue et l’existence dans l’espace civique – payée par mes taxes et impôts – par des symboles portés par ceux qui prônent la dictature de Dieu sur terre m’est intolérable. Si vous voulez priez vos Dieux, faites-le chez vous en privé ou dans les lieux de culte et foutez-nous la paix. On veut pas le savoir et on veut pas le voir.

  7. Votre position vis-à-vis de la question de la laïcité ouvre une perspective beaucoup plus positive et acceptable que celle avancée durant le gouvernement Marois. C’est un point très positif en votre faveur pour vous démarquer de vos adversaires. Par contre, dans votre approche, concernant la neutralité de l’État concernant les religions vous, tout comme vos adversaires politiques, vous demeurez sur une dimension idéologique et de tolérance en terme de convivence…. et vous oubliez l’essentiel. C’est à dire que l’État, pour assurer sa neutralité, doit se désengager idéologiquement et financièrement de TOUTES LES INSTITUTIONS PRIVÉES, religieuses ou pas, qui offrent des services en éducation ou en soins de santé. L’État doit mettre les ressources de la collectivité à améliorer les services publiques. Quant au privé, la règle doit être que sa clientèle y paie les services offerts et les exceptions devront être justifiées cas par cas.
    Évidemment qu’une telle approche exigera du courage politique… Par exemple, si les médecins cessaient d’être payés par l’Etat en travaillant dans les cliniques privées, peut-être deviendraient-ils plus nombreux à offrir leurs services comme salariés dans les CLSC… Et si les collèges privés devaient payer eux-mêmes leurs enseignantes et enseignants… le même argent de l’État servirait à mieux financer le système public. La neutralité de l’État va au-delà de l’idéologie de la « laïcité ». Elle signifie fondamentalement de gérer l’État sur le principe de la « res publica », le bien commun, les besoins de la collectivité et non en fonction des intérêts des groupes particuliers.

    • Monsieur Roy, n’enfouissez pas vos talents reçus gratuitement de Dieu et lisez la Parole quelques minutes par jour.

  8. Bonsoir,
    J’ai lu le commentaire de M. François Ricard. S’agit-il de François Ricard, auteur de «La génération lyrique»?

    • Comme vous avez raison, Émilile B., comme vous avez raison ! Plus ça change, plus c’est pareil ! Arrêtons donc de nous regarder le nombril et agissons : l’humanisme, c’est bien beau comme ingrédient, mais il y a aussi l’empathie, l’altruisme. Une fois que ces 2 derniers ingrédients auront été ajoutés à la grande Recette de M. Lisée, on pourra enfin avancer au lieu de faire du sur place…

  9. Les lois en vigueur au Québec concernant l’accès à l’enseignement en anglais semblent très libéral et tolérant et accomodant. Cependant, en réalité, la façon dont ils sont structurés signifie que le système scolaire anglais finira par disparaître.
    Les taux de natalité chez les Anglais au Québec sont faibles, comparables aux faibles taux de natalité des francophones. Maintenant, les enfants des anglophones de l’extérieur du Québec ont le droit de démenager et faire instruire leurs enfants en anglais. Mais ils ne se déplacent pas il ici en raison de l’insuffisance des possibilités d’emploi en anglais et une économie plus faible en général. Les migrants de l’étranger, i.e. les immigrants, y compris les Américains anglophones et les Britanniques sont inéligibles à l’enseignement en anglais. Donc ce que vous avez sont des sorties nettes de ceux-là mêmes qui seraient des clients du système scolaire anglophone. De nombreux indépendantistes purs et durs, des gens comme Pierre Curzi, seraient favorables à l’abolition immédiate du système scolaire anglophone, y compris les universités anglophones en faveur d’un seul système d’éducation public français. Mais de nouvelles lois sévères ne sont pas nécessaires. Curzi et compagnie doivent seulement être patient vis à vis le système d’éducation anglophone. Les lois actuelles assurent sa disparition éventuelle. Ce procès est déjà en cours. Même aux quartiers où les anglophones sont toujours en majorité on voit la disparition. J’ai 48 ans et j’ai grandit à Pointe-Claire, un banlieu de maisons uni-familiale. Quand j’était petit dans les années 70 il y avait 6 écoles primaires. Miantenant il n’y a que 3. La situation ailleurs, comme à la ville de Montréal, est plus pire.

  10. Ici, tout est planifié pour réduire, supprimer et bannir du vocabulaire et de l’imaginaire collectif presque tout qui nous reste de notre héritage religieux : C’est la vision d’un monde sans Dieu. Ce n’est pas la mienne.

    À propos de la neutralité religieuse de l’État, voici le résumé auquel je souscrits.

    1. La Charte de la laïcité doit reconnaître les religions comme des partenaires et non des concurrents. Certes, s’il y a interdiction, elle doit être justifiée pour une raison de respect de l’ordre publique et non pas par une motivation antireligieuse;
    2. Il faut demander aux religions de ne pas vouloir imposer à l’ensemble de la société leurs propres normes communautaires et d’apprendre à distinguer la sphère de la loi religieuse de celle de la loi civile. Mais, il faut s’opposer à cette tendance visant à étendre la laïcité de l’État à l’ensemble de la société;
    3. L’expression publique et sociale de sa foi doit être possible dans toute société, car une société démocratique est une société plurielle, où, dans le respect de l’ordre établi, toutes ces expressions publiques des religions doivent pouvoir se manifester;
    4. L’État est laïc. Notre société a une autre ambition : être une société, non pas où on musèle les religions, mais une société qui permet à celles-ci d’apporter toutes leurs composantes et d’enrichir ainsi la vie sociale elle-même;
    5. La laïcité n’est pas le laïcisme! Elle n’est autre que le respect de toutes les croyances de la part de l’État, qui assure le libre exercice des activités cultuelles, spirituelles, culturelles et caritatives des communautés de croyants;
    6. Les relations Église-État peuvent et doivent donner lieu, à un dialogue respectueux, porteur d’expériences et de valeurs fécondes pour l’avenir d’une nation;
    7. Un sain dialogue entre l’État et les Églises, qui ne sont pas des concurrents mais des partenaires, peut sans aucun doute favoriser le développement intégral de la personne humaine et l’harmonie dans la société;
    8. Dans une société pluraliste, la laïcité est un lieu de communication entre les diverses traditions spirituelles et la nation, et
    9. Une civilisation de l’humanité se profile; et, ce n’est pas par hasard, à l’encontre de la prophétie menaçante de ceux qui, dans les années soixante-dix, avaient prévu l’affirmation implacable d’un monde purement mondain et sans religion, nous assistons aujourd’hui à un retour du spirituelle..

    • Il me semble que nous n’avons pas la même conception en parlant de « neutralité » et de « laicité » de l’État. Au Québec, l’administration publique a commencé à se désengager et à séparer des services des Églises catholiques et protestantes en prennant la direction de l’enseignement dans les écoles et des soins de santé dans les hôpitaux. Ensuite, elle a pris en main les régis civils pour inscrire les natalités, les mariages et les décès… etc. C’est fondamentalement à partir de ce processus irréversible que s’inscrit le caractère « laïc » de l’administration publique au Québec. Et c’est ce désengagement qui doit se poursuivre là où l’État serait encore compromis avec des églises pour offrir à la collectivité ses services.
      Concernant les croyances religieuses. Évidemment, les autorités civiles (juges, policiers, magistrats, élus) ou éducatrices ou éducateurs travaillant dans la fonction publique doivent être tenus d’observer la plus stricte tolérance face aux croyances religieuses des usagers ou aux usagères, par contre les lois et l’enseignement publique dans les écoles sont les mêmes pour tous et toutes. … indépendamment de la condition sociale, de l’orientation sexuelle, des opinions politiques et des croyances religieuses.

    • Je crois que l’on peut avoir de très belles valeurs sans pratiquer aucune religion. Et je suis particulièrement en faveur d’un État laïc car je n’ai pas encore trouvé de religion qui reconnait l’égalité homme/femme.

    • Tout à fait exact. Pas besoin de croire en Dieu pour respecter l’être humain. Les religions, particulièrement les 3 grands religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam), n’ont surtout pas le monopole de la morale et au contraire, se sont toutes les trois imposées par la violence, la ségrégation et la discrimination. Moïse, en descendant de sa montagne où il était censé avoir reçu les 10 commandements de Dieu – dont « Tu ne tueras point », a fait assassiner 3 000 polythéistes, le christianisme, devenu religion d’État sous Constantin s’est imposée par la force et la violence (Croisades, Inquisition, évangélisation forcée des Indiens d’Amérique etc…) et on connait les méfaits de l’islam. Aujourd’hui, le mot morale est disparu de mon vocabulaire. J’aime mieux les mots humanisme et éthique. Quant à Dieu, ce super mythe s’il en est un, s’il existait on – exclut la personne qui parle – n’aurait pas besoin d’y croire. Moi je ne vis pas dans la fiction et le nihilisme – qui est la dénégation du réel – mais dans le réel ici et maintenant.

    • « nous assistons aujourd’hui à un retour du spirituelle.. »
      Le « spirituelle » n’est pas l’apanage des religions monothéistes. Loin s’en faut!
      Les religions référent plus à des croyances qu’à la spiritualité.
      De l’Inquisition à l’Etat islamique radical, le « religieux « n’a pas représenté un apport profitable à la civilisation humaine!
      Le « religieux » doit demeurer dans la sphère du privé. L’Etat doit assurer sa neutralité en favorisant des services dénués de toute appartenance religieuse ou politique.

    • Je préfère une société qui permet aux religions d’apporter toutes leurs composantes et d’enrichir ainsi la vie sociale elle-même.
      Monsieur Morissette, si je vous comprends bien; vous vous rangez avec ceux et celles qui choisissent de museler les religions.
      Moi, je me joins à ceux et celles qui s’opposent à cette tendance qui vise à étendre la laïcité de l’État à l’ensemble de la société; ainsi, je choisi de construire et vivre ensemble dans un imaginaire commun.

      Je vous encourage à vous abreuver en lisant Réenchanter la vie de Jacques Grand’Maison, et je cite un court extrait sur le discernement.

      Au cours de nos expériences, nous devons procéder a un patient et lucide travail de discernement toujours à mettre en oeuvre, à reprendre. Quand on est collé sur soi, sur ses pulsions les plus immédiates, sur son vécu érigé en vérité prête à porter, sur la spontanéité comme mesure d’authenticité, on ne peut accorder aucun crédit au discernement du vrai et du faux.

      Au plaisir de vous lire de nouveau.

  11. J’étais très favorable au projet ce charte. Je le suis toujours. Je le considérais comme un projet « avant-gardiste » en Amérique du Nord. Je crois que le « religieux » est en train de flouer lentement et sûrement la démocratie en (ou de l’) Occident.

    Note: Je pense sans chiffres à l’appui qu’une partie importante des francophones n’en veulent plus d’accommodements raisonnables.

    Roger Audet

    • Voyons donc! Ce dont la majorité des francophones ne veulent plus ce sont des accommodements déraisonnables. Et pourquoi une majorité de francophone ferait-elle la loi ? C’est comme si vous nous disiez qu’au Canada la majorité anglophone ne veut plus d’accommodements qui favorisent les francophones minoritaires au pays. C’est la voie du bon sens qu’il nous faut trouver en matière d’accommodements avec des minorités.

  12. Je suis d’accord avec votre approche tout en nuances. et vos idées en général. Vous allez très utile au conseil des ministres, mais pour le moment, on a besoin d’un PKP comme chef, capable de faire face aux 3 rapports de force importants : médiatique, politique et économique. Je vous verrais très bien comme vice-premier ministre et ministre de l’Éducation.

    • Je crois plutôt que si vous choisissez PKP comme chef, le parti Québécois va disparaître aux prochaines élections. La dernière campagne en fait foi.

    • Et de plus, je crois que nous avons assez « d’un Justin Trudeau ». Ce serait « l’fun » d’avoir un leader qui a des idées, une vision, ainsi qu’une approche qui permette d’obtenir des résultats, pour faire changement. J’espère que les militants du Parti Québécois ne passeront pas à côté de cette chance.

  13. Pour mieux étayer mon premier commentaire, les Anglos-Québécois sont passé de 6,7% en 2006 à 13,5% en 2011 (selon les statistiques). Ce qui leur permet de grossir c’est qu’ils assimilent les nouveaux arrivants au détriment de notre population. Qu’avez vous fait vous à Montréal pour neutraliser cette aberration? Où que comptez vous faire à part de prôner la générosité?

  14. En politique ce n’est pas la générosité qui doit primer mais le bon sens. Au Québec le bon sens exige qu’on parle français, qu’on se développe en français et qu’on instruise les immigrants en français et qu’on respecte la minorité anglaise dans une juste proportion du nombre. On est pas tenu d’en donner plus aux anglais qui en demande de plus en plus et qui trichent notre système dans les écoles passerelles et toutes les autres magouilles que personne de la politique n’osent s’attaquer par lâcheté ou pour avoir des votes.

    • Comme on est en Amerique du Nord le bon sens exige qu’on parle français et anglais non ? Et au Québec presque tous les chefs, en politique et en industrie sont très bilingue y compris M. Lisée et M. Parizeau. Même si’ils ne soulignent pas la nécessité d’être bilingue dans leurs discours il prennent le temps de devenir bilingue eux-mêmes. Pourquoi est-ce quu’on ne donne pas la même opportunité à tous les éleves québecois : francophones, anglophones et allophones. Est-ce que les intellectuelles nationalistes ont peur que un fois que les francophones apprennent l’anglais qu’ils vont abandonnez leur propre langue et culture? Peut-être que oui. Peut-être c’est mieux de les garder unilingues. Les elites peuvent apprendre l’anglais sans être assimilés. Mais Ils ne peuvent pas faire confiance aux masses.Quel attitude paternel.

  15. La majorité des membres du PQ est favorable à une charte de laicité qui va jusqu’à interdire les signes religieux ostentatoires dans la fonction publique. Pour des raisons qui semblent passablement électoralistes et racoleuses, vous y êtes opposé.
    La majorité des membres du PQ est aussi favorable à l’intégration des immigrants en son sein plutôt qu’à leur inclusion qui fait appel aux principes du multiculturalisme. Intégration veut dire que les nouveaux arrivants ont l’obligation d’accepter nos façons de vivre ensemble. Nous sommes prêts à les aider. Généreusement. Mais vouloir être soi chez soi n’est pas être xénophobe.
    La majorité des membres du PQ est en faveur de faire du français la langue commune de tous les Québécois. Vous, vous prônez la prééminence du français sur l’anglais, admettant par le fait même que les deux langues sont officielles.
    Selon le projet de loi 101, les municipalités du Québec devaient, sans exception, s’afficher en français seulement. celles à majorité anglophone avaient jusqu’à la fin de 1983 pour se conformer aux pratiques linguistiques du Québec. La minorité anglophone a chialé fort pour transmuer cette exception en droit.
    À tout prendre, Daniel Johnson père avait plus de mordant que vous.

  16. Mao zedong héritier de la séculaire sagesse chinoise disait qu’à combattre trop longtemps un adversaire sans grande conviction on finissait par le connaître et à lui ressembler. Hélas! ………. 😉

  17. Après avoir lu ce texte très lucide et très révélateur de la situation actuelle du mieux vivre dans la société québécoise, on se demande encore pourquoi les investisseurs qui sont à très grande majorité Anglophones en Amérique du Nord se sont retirés du Québec pour les uns et ne s’y aventurent pas pour les autres?

    Le retour du PLQ au pouvoir allait changer la donne. Il n’en est rien. Imaginez maintenant les répercussions sur les investissements d’une République du Québec.

    • Balivernes ! Quelles sont vos références ? Quelles sont vos sources ? Vous avez entendu cela d’un animateur de Radio-X fraîchement diplômé en communications du CEGEP ou du collège Lasalle ?

  18. C’est bien beau de vouloir accommoder les Anglos, les soins, education etc. mais il faut une reciprocité de la part du ROC evers les francophones. Toujours donner et riens recevoir de l’autre côté n’est pas sain, il faut embarquer les Anglos d’ici à faire ces demandes pour les Francos du ROC, la on avancera le débat.

    Dans la vie on ne peut pas seulement recevoir il faut aussi donner, les Anglos d’ici doivent apprendre cette leçon de la vie.

    Sur la Charte au contraire il faut revenir à la charge en établissant clairement la séparant l’État et l’Église. On n’a aucune raison de permettre des exceptions dans le porte d’uniformes de la Police au tous autres organisation du pouvoir. Il faut re-introduire les uniforme dans tous les écoles pour démontrer que tous le monde est équale, les signes réligieux n’ont pas de place dans les uniformes.
    Les serviteurs publiques devront observer des règles vestiaires, on ne se promène pas en Bikini sur la Ste.Catherine, pourquoi on s’objectera sur un tenu approprié qui exclu les signes réligieux tel qu’on ne permette pas les affiches des parties politique?
    L’individualité à l’extérieur du travail OUI au travail NON.

    • L’école n’est pas seulement une initiation au monde du travail, mais à la société en général, où je pense, contrairement à vous, que la valeur d’égalité ne peut être transmise qu’en enseignant à accepter l’individualité des autres. L’uniforme, dans ce contexte, symbolise tout le contraire: il représente le conformisme crasse et l’ignorance de la réalité des autres. Je n’y vois rien de positif et la majorité des québécois non plus, comme l’a démontré le lamentable échec de la charte à cause, précisément, de cette question (qui n’a strictement rien à voir avec la laïcité).
      Concernant les suggestions de M. Lisée, je pense que même d’inciter les employés de l’état à laisser quelque symbole de leur individualité (religieuse ou autre) à la maison ouvrira la plaie, et que ce serait une erreur. Cela ne veut pas dire que l’usage d’un code vestimentaire (relativement souple) est invraisemblable (à l’école, au travail ou ailleurs), mais ce débaut devrait, et aurait dû, avoir lieu dans le cadre de la négociation d’une convention collective avec les employés: pas sur la place publique et au niveau de la Loi.

  19. Mais pourquoi réagit-on ainsi? Peut-être un réflexe d’autodéfense ou de vengeance? Car, par exemple, on nous a jamais clairement expliqué pourquoi la communauté anglophone avait droit à son méga hôpital financé au même titre que son penchant francophone. On créé nous même des situations aberrantes et on se désole par la suite qu’il y ait des réactions malheureuses. Je pense malheureusement que le PQ a son lot d’exercices de communication ratés (fusions, charte, deux méga-hôpitaux…).

  20. Ne trouvez-vous pas que les 8% d’anglophones vivant au Québec ( qui ne se disent pas Québécois, mais Canadians) jouissent de beaucoup trop d’établissements publics et de médias anglophones sur un territoire à majorité francophone où on doit défendre bec et ongles notre langue ?
    Je ne parle pas seulement des hôpitaux, mais de toute la résistance que nous devons opposer à l’envahissement nord-américain pour survivre en tant que peuple français.

    • En effet, M. Schneider.
      Dans le domaine universitaire, bon an mal, les universités anglophones accaparent tout près de 30 % de l’argent provenant de Québec et au moins 45% de l’argent venant du fédéral. Pour 8,5% de la population.
      Et M. Lisée veut les « protéger ».

    • Je ne vois pas comment on peut être d’accord avec ces inégalités et disparités qui sont le lot d’un peuple colonisé qui se laisse encore manger la laine sur le dos.

      Les Anglos du Québec constituent sans doute la minorité historique la plus choyée au monde. Pas comme nos compatriotes francophones dans le Canada.
      C’est pourquoi je suggère que dans un Québec indépendant, on signe un traité avec le Canada: On va traiter notre minorité anglo comme vous traiterez nos minorités francos.

      Qui dit mieux Jean-François ?

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