Mario Beaulieu: La chance au coureur

Mario Beaulieu est désormais chef du Bloc québécois. Il a clairement affiché ses couleurs — indépendance d’abord, défense du Québec ensuite. Il s’est battu, a serré des mains, vendu des cartes, obtenu des soutiens et, au final, l’a emporté avec 53% des voix. Le report sur sa candidature d’une partie des troupes d’Option nationale n’est pas étranger à son succès. Et il n’est pas anodin qu’un groupe indépendantiste dissident revienne au bercail, du moins celui du Bloc, après une période de brouille avec le PQ.

Pour faire son omelette, Mario a cassé quelques oeufs. Se présentant comme l’homme du retour au combat indépendantiste, il froisse ses prédécesseurs, qui pensaient s’y être activés au mieux, dans des circonstances difficiles, depuis la défaite référendaire de 1995. On comprend Gilles Duceppe de faire part de son mécontentement.

Reste que Mario Beaulieu a gagné son pari et qu’il est désormais dans l’intérêt du mouvement souverainiste qu’il gagne le pari suivant: faire progresser significativement le nombre de députés du Bloc aux prochaines élections fédérales.

D’abord un rappel statistique: aux élections fédérales de 2011, le Bloc a certes perdu son titre de parti prédominant au Québec, ne récoltant que 4 sièges.  Mais il a quand même tiré vers lui 23,5% des voix. C’est davantage que ce qu’a obtenu la CAQ aux dernières élections québécoises (23%) et un peu moins que le PQ (25%).

Dans les sondages tenus depuis, le Bloc continue à osciller entre 20 et 30%, malgré les vicissitudes de la vie politique fédérale (ici, la compilation du site http://www.threehundredeight.com/)

BlocSondages

Le Bloc en bleu pâle, le PLC en rouge, le NPD en orange, le Parti conservateur en bleu foncé et le Parti vert en vert. Cliquer pour agrandir.

Finie la tempête parfaite

La défaite du Bloc de 2011 fut vraiment le résultat d’une tempête parfaite. La vague d’appui au NPD de Jack Layton a tout emporté sur son passage, une partie du vote francophone nationaliste bien sûr, mais a aussi profité d’une faiblesse historique du Parti libéral du Canada et de la faiblesse structurelle des Conservateurs.

Cela ne se reproduira pas en 2015. Thomas Mulcair n’a pas le pouvoir d’attraction de Jack Layton et, côté libéral, Justin Trudeau a fait remonter la cote de son parti au Québec.

Cela signifie que le Bloc de Mario Beaulieu se présentera à la bataille électorale d’octobre 2015 avec des adversaires fédéralistes beaucoup plus divisés que ceux qu’a connus Gilles Duceppe en 2011. Il n’y aura pas de deuxième vague orange. Il y aura, dans beaucoup de circonscriptions, des luttes à trois et à quatre dans lesquels les candidats du Bloc pourront triompher.

Il est donc probable qu’avec une bonne performance, le Bloc de 2015 puisse facilement tripler son nombre de sièges — à 12 députés, le Bloc devient un parti reconnu aux Communes.

Deux stratégies sont possibles pour l’orientation du Bloc: la défense, large, par des souverainistes, des intérêts du Québec et des consensus québécois — c’était la plateforme d’André Bellavance et l’approche de Gilles Duceppe. Ou alors l’accent mis sur la souveraineté, avec en second plan la défense des consensus québécois – c’est l’approche du nouveau chef.

Évidemment tout est question de degré et on verra maintenant comment Mario Beaulieu va, concrètement, concilier les deux.

Il y a certainement 28% de souverainistes au Québec (cela dépend des éléments de mesure, voir Souveraineté: État des lieux). Si le Bloc réussit à les mobiliser, cela lui donne une base raisonnable pour une remontée l’an prochain.

La théorie du Bloc qui nuit

On connait la chanson: la force du Bloc à Ottawa nuit au combat indépendantiste, car les Québécois nationalistes modérés se sentent bien protégés dans la fédération. Sans le Bloc, ils comprendraient mieux le danger.

Force est de constater qu’après trois ans d’absence d’un Bloc fort à Ottawa, l’appui à la souveraineté n’a pas exactement pris du mieux.

On ne pourra sans doute jamais tirer ce débat au clair, cependant la seule configuration qui rend cette hypothèse valable est lorsque le Bloc domine la députation québécoise à Ottawa. Cela n’est pas envisageable dans l’avenir prévisible. Donc le danger, s’il existe, est écarté.

Mais la perspective pour le Québec d’avoir à Ottawa 10, 15, 20, 25 députés souverainistes, actifs, visibles, défendant les intérêts du Québec dans un pays qui est de plus en plus réfractaire aux intérêts québécois ne peut être qu’une bonne nouvelle, pour l’indépendance et pour le Québec.

Ce n’est pas un secret, Mario Beaulieu et moi ne sommes pas toujours sur la même longueur d’ondes. Il nous est arrivé de nous contredire publiquement sur la meilleure approche à adopter pour défendre le français ou pour respecter notre minorité anglophone. Nous n’avons pas le même style.

Mais il en faut de toutes sortes, des styles et des approches, dans une coalition qui espère réunir un jour plus de 50% de la population.

C’est pourquoi je félicite Mario pour son élection, je souhaite son succès et celui du Bloc aux élections de 2015 et pour la suite des choses.

 

 



69 réflexions au sujet de « Mario Beaulieu: La chance au coureur »

  1. Lorsque je regarde le cours de notre histoire depuis 1960, j’en perçois de façon très sommaire, les grandes étapes de notre évolution comme suit:
    1. 1960: Sortie de la grande noirceur, affirmation politique ferme et étendue de notre existence, de nos aspirations concrètes, de nos priorités, matérialisation de notre vision de la vie en société à travers des infrastructures originales qui reflètent notre vision du monde. Mise en place des outils collectifs de développement politique, économique, social et culturel.
    2. 1970: constat pragmatique des limites des mouvements sociaux et de la lenteur des institutions pour la reconnaissance de nos droits. Regroupement des forces nationalistes en partis politiques souverainistes-indépendantistes Militantisme politique axé sur le positionnement identitaire plutôt que sur la survie identitaire. Début de la différenciation, dans l’esprit du peuple, des moyens et des résultats entre pouvoir d’agir et pouvoir de revendiquer.
    3. 1976: élection d’un premier gouvernement souverainiste-indépendantiste. Affirmation concrète d’une volonté de reconnaissance et de respect de nos choix, de nos valeurs et de nos institutions. Début de maîtrise des outils du pouvoir, affirmation autoritaire par voie législative des principes élémentaires de vie en société sur notre territoire et dans l’ensemble du monde, dans les domaines de nos compétences constitutionnelles. Les canadiens français ont maintenant un territoire bien défini, le Québec. Les canadiens français sont maintenant des Québécois.
    4. 1982: Rapatriement unilatéral de la Constitution canadienne. Prise de conscience brutale de notre rejet clairement assumé par le reste du Canada. Réorganisation des forces, tentatives avortées de colmater la Constitution canadienne.
    5. 1991 : Création du Bloc Québécois, parti politique voué à la représentation des intérêts québécois sur la scène fédérale. Vaste opération de relations publiques à la Chambre des Communes et à travers le Canada. Reconnaissance accrue des compétences, de l’originalité et des capacités de la nation québécoise mais reconnaissance toujours informelle. Parfois dans le discours, mais jamais dans les lois.
    6. 1998 : Arrivée de Jean Charest à la tête du Parti Libéral du QC. Début de l’implantation d’une culture de la haine à l’égard de l’opposant, à l’égard du revendicateur, à l’égard du différent. Fin du respect et de l’évolution de la diversité des opinions politiques à l’Assemblée nationale et dans les médias. Polarisation, peur, infériorisation et culpabilisation s’installent.
    7. 2006 : Élection d’un gouvernement conservateur à Ottawa. Début du déclin du Parti Libéral du Canada traditionnellement supporté majoritairement par le Québec. Émergence progressive de la culture et de l’influence de l’Ouest du Canada. Prépondérance nationale et internationale d’un Canada nouveau qui étonne et déçoit le monde, définitivement étranger aux valeurs québécoises. Les deux systèmes de valeurs apparaissent de plus en plus clairement et s’imposent progressivement en parallèle. Début de l’influence du Québec dans la Confédération. La différence québécoise apparait soudainement comme une valeur et non plus comme une résistance. Des citoyens des autres provinces commencent à nous envier ouvertement nos institutions, nos infrastructures sociales et culturelles. D’autres gouvernements provinciaux s’en inspirent. Illusion de reconnaissance officielle.
    2011 : Élection fédérale. Vague orange au Québec. Fin de l’opération relations publiques à travers les bons soins du Bloc. Retour dans le giron fédéraliste canadien. Stagnation dans les relations fédérales-provinciales entre le Québec et Ottawa. Le Québec n’est toujours pas membre de la Confédération canadienne et aucun signe à l’horizon d’une quelconque velléité canadienne de favoriser ce retour.
    2014 : Élection provinciale. Choc inattendu, révélation traumatisante, la jeunesse n’endosse pas la démarche péquiste, souverainiste-indépendantiste identitaire. Qu’ont donc transmis les boomers à la génération de leurs enfants et à celle de leurs petits-enfants?
    À mon avis, un sentiment très fort qu’ils sont Québécois « maître de leur destin aujourd’hui et pour toujours ». Mise à part le passeport, pour la plupart, ils ne savent pas qu’ils sont juridiquement canadiens mais ignorés par la Constitution canadienne depuis 1982. Le passeport canadien est une formalité qui permet de voyager sans problème, jusqu’à maintenant. Il n’a plus une valeur d’identité. La preuve? En présentant leur passeport canadien, à la question « Quelle est votre nationalité », la plupart répondront spontanément « Québécois ».
    Je pense qu’il y a là matière à réflexion. Avec le lait maternel, on leur a transmis le respect d’eux-mêmes, l’assurance, l’amour, la fierté de la race et de la nation québécoise. Sans tous les pouvoirs politiques, juridiques, économiques rattachés à l’existence stable et permanente d’une nation, à son épanouissement dans la communauté internationale, tous ces bons sentiments sont virtuels, voire fictifs. Ils émaillent le roman de notre vie depuis plus de deux siècles mais ils n’ont aucune valeur juridique.
    Chez nous, on a toujours eu une peur bleue du pouvoir : prendre le pouvoir, exercer le pouvoir, rencontrer le pouvoir, quel qu’il soit.
    C’est un peu comme le mariage. Les conjoints de fait qui donnent naissance à 60 pourcent de nos enfants ne savaient pas jusqu’à l’histoire de Lula que leurs droits de parents ou de conjoints n’étaient pas protéger. Ils n’existent pas, en fait.
    Le mariage n’est pas qu’un acte d’amour et de reconnaissance mutuelle. C’est avant tout une loi qui encadre juridiquement une infrastructure sociale qui s’appelle la famille. Une loi qui définit les droits et les responsabilités individuels et réciproques pendant la période du mariage et même après, s’il y a divorce. Le mariage est un acte de maturité, de prise de responsabilité dans la collectivité pour le bien, la sécurité et l’équilibre de la communauté tout autant que des conjoints et de leurs enfants.
    La souveraineté, c’est pareil. C’est pas parce qu’on pense qu’on est mariés qu’on en a tous les droits. C’est pas parce qu’on pense qu’on est québécois depuis de nombreuses générations qu’on en a tous les droits. Il faut s’en être donné tous les moyens juridiques et légaux pour pouvoir en exercer les droits. Autrement, nos droits comme nation sont fictifs et nous sommes légalement et constitutionnellement canadiens. Le passage de l’un à l’autre est beaucoup plus qu’une formalité et demande beaucoup de volonté et de détermination dans la démarche ainsi que de rigueur dans la procédure.
    Je crois que ce sera la mission de Mario Beaulieu de réconcilier dans la volonté populaire le rêve et la réalité. La réalité est beaucoup moins drôle que le rêve et comporte encore un grand nombre d’écueils. Beaucoup de jeunes femmes l’ont appris à leur dépens lorsqu’elles ont mis sur la table les papiers de mariage après avoir compris que leur sécurité et celle de leurs enfants était bien illusoire hors mariage et que, malgré les accommodements juridiques, elle demeurait précaire.
    Léo Bureau-Blouin aura aussi à partager cette mission auprès de la jeunesse en tant que président de l’aile jeunesse de PQ.
    On est encore dans l’ère des pédagogues initiée avec « Point de mire ». Voilà pourquoi, il me semble, que les deux référendums passés étaient des consultations prématurées.

    • Moi, je suis de l’école qu’il faut en parler de toutes les manières possibles et les cours d’histoire plutôt rares.
      Avec la vitesse de circulation de l’information, l’intérêt pour le pays semble s’évaporer comme peau de chagrin.
      Je pense qu’il faut revenir à un message plus de base où il faudra envisager de réformer le système canadien.
      Regarder depuis 1995 comment cela fonctionne et vous verrez que cette absence de discours est relié à une chose, une seule:on ne peut pas faire la promotion de l’idée sans que le fédéral soit impliquer. Le beau risque a préparé le référendum de1995
      Il faut continuer la pédagogie de la différence entre les deux nations. Cette pédagogie est nécessaire pour la pérennité de l’idée. N’oublier pas que la politique c’est l’art aussi de rejoindre le plus de monde possible.

    • « Je pense qu’il faut revenir à un message plus de base où il faudra envisager de réformer le système canadien. »</i»

      C'est le messages déjà véhiculé par les libéraux.
      Rien de sert au bloc de copier les autres.

      SP

    • « Il faut continuer la pédagogie de la différence entre les deux nations. » En voilà un autre qui se croit toujours en 1867 quand le Canada était composé de deux peuples, les Canadiens français et les Canadiens anglais. Oublions les Premières nations, il n’ont jamais compté dans cette histoire.

      Or aujourd’hui, non seulement le Canada de souche française est minoritaire mais aussi le Canada de souche anglaise. Monsieur Laurin, vous et vos compatriotes indépendantistes vivez dans un Canada qui n’existe plus, qui est le fruit de votre imagination. Le Canada est un pays d’immigrants en provenance de tous les pays de la terre, un pays multi-ethnique et donc que vous le vouliez ou non, un pays multiculturel. Refuser d’assumer cette réalité est irrationnel. Vouloir prendre les immigrants et en faire des copies conformes aux Québécois de souche n’est qu’une folle chimère, comme l’est d’ailleurs les soi-disant valeurs québécoises. .

    • Le Québec va finir par se donner une constitution, le projet est en marche depuis des années au Parti des sans parti. Alain M. Bergeron a initié un mouvement en ce sens dernièrement. L’idée retenue est que c’est au peuple québécois de la produire et non à un de ses partis politiques.

      https://www.facebook.com/events/1470013139907328/permalink/1475122722729703/

      Je vois le peuple québécois comme plurinational : genre Les Premières Nations, La Deuxième Nation et Compagnie ou Les Deuxièmes, La Troisième Nation et Compagnie ou Les Troisièmes.

      J’aime bien la synthèse Les Premières Nations, La Deuxième Nation et Compagnie, La Troisième Nation et Compagnie mais je suis ouvert à la discussion et au consensus.

      Pour un sens à consensus, j’aime bien celui que lui donne Graeber que j’ai trouvé chez Jeanne Émard à ce lien avant sa revue de cet auteur de Comme si nous étions déjà libres :

      http://jeanneemard.wordpress.com/2014/07/14/le-projet-de-la-democratie/

  2. C’est une première vague, d’autres diront une première salve qui présage pour l’avenir du PQ. Cette approche  »directionnelle » du bloc est vu, pour plusieurs, comme une planche de salut pour le mouvement souverainiste. Le PQ est peut-être arrivé à un moment de son histoire où il doit refaire son unité autour de ce qui l’unit soit l’idée du pays. Un peu moins de stratégies et un peu plus de convictions. La prochaine année sera déterminante.

    Je suis d’accord que la défaite du bloc est conjoncturelle sauf que le message de fond reste:les québécois veulent du changement, un impact à Ottawa et le bloc avait perdu de son influence. Bien beau être différent, reste que cela s’exprime mal pour un parti souverainiste à Ottawa. M.Bouchard l’avait dit qu’il ne croyait pas à la pérénité du Bloc.

  3. Voilà que François Legault est le politicien le plus aimé selon un sondage!!!
    Est-ce que parce que les Québécois se reconnaissent en cet homme vantard
    et violent verbalement? Car il déplaît aux femmes ce pourquoi il traîne son épouse avec lui. Je ne me sens pas représentée par cet homme simplis-
    te et ses politiques. Et sa femme-alibi. En tous cas, je me souviendrai de vos
    dix-huit mois de pouvoir comme d’une parenthèse enchantée. François Legault
    n’a pas besoin d’être caricaturé; il est naturellement une caricature ambulante.
    Mais qui ne fait pas rire.

    • Voilà que François Legault est le politicien le plus aimé selon un sondage!!!
      Est-ce que parce que les Québécois se reconnaissent en cet homme vantard
et violent verbalement?

      Ben non Suzanne B. !
      Une hirondelle ne fait pas le printemps !
      Je comprends que vous ne vous sentiez pas représenté par cet homme genre assez masculin, pour être honnête.

      Les ambitions qu’il propose en équipe sont intéressantes mais semblent démesurées au mortel que je suis étant donné notre régénération pas dans ma cour depuis 40 ans.

      J’ai pris connaissance de ce projet dans son livre Cap sur un Québec gagnant : Le Projet Saint-Laurent. J’ai dû seulement emprunter ce livre, je ne le retrouve pas dans ma bibliothèque.

  4. Méchant bon billet !

    Avec Option nationale, le Bloc retrouve une raison d’être à long terme. Je ne lui en trouvais plus lors de la dernière élection fédérale en mai 2011, le PQ étant passé à une autre priorité que l’indépendance. On a vu les résultats en 2011 démissions remarquables et fondation d’Option nationale, 2012 gouvernement minoritaire et 2014 opposition partagée pour 4 ans.

    De Wikipédia comme d’autres diraient de mémoire, le Bloc avait été fondé par une coalition de députés conservateurs et libéraux en 1991. La raison d’être était de promouvoir la souveraineté au niveau fédéral et mission accomplie par le PQ, se dissoudre. Le référendum n’a pas été gagné. Le Bloc après être passé à autre chose en attendant n’est pas près de se dissoudre…

    Finie la tempête parfaite

    Si l’on transpose les pourcentages de 308 : PLC 33, NPD 29, Bloc 20, PCC 14 et Vert 4 dans le simulateur de Bryan Breguet pour le Québec, les 78 sièges sont obtenus ainsi : NPD 40, PLC 27, PCC 7 et Bloc 4. C’est serré pour le Bloc dans Sherbrooke et Charlevoix-Monmorency.

    C’est gagnable dans Abitibi-Témiscamingue, Beloeil, Berthier-Maskinongé, Boucher, Centre-du-Bas-Saint-Laurent, Chicoutimi, Joliette, La-Pointe-de-l’Île, Laurentide-Labelle, Laurier-Sainte-Marie, Rosemont-La-Petite-Patrie, Saint-Maurice-Champlain, Salaberry-Suroît, Terrebonne et quelques autres. Est-ce que les exs sont disponibles ou place à des nexts ? Le bloc pourrait redevenir un parti reconnu aux Communes.

    http://blogues.journaldemontreal.com/tooclosetocall/canada-simulator/

    La théorie du Bloc qui nuit

    Selon la loi constitutionnelle de 1982, « 3. Tout citoyen canadien a le droit de vote et est éligible aux élections législatives fédérales ou provinciales. » Pourquoi Mario Beaulieu et compagnie ne tenteraient-ils ou t-elle pas leur chance de coureurs. Maxime Bernier c’est bien risqué à courir les 100 kilomètres de sa circonscription avec succès le 28 septembre 2013. En tout, 9 mois d’entraînement,106 km, 13 heures.

    Il quêtait pour venir en aide aux citoyens de sa circonscription. Il a amassé 153 220 $. On est loin de ce que rapporte aux citoyens de sa circonscription la péréquation.

    La chance sourit aux audacieux qui se prévaudront de leur droit constitutionnel.

    • C’est sûr que la récente campagne électorale n’a pas été un succès financier pour Option nationale mais de là à écrire de faillite, vous avez des chiffres ? Je n’en ai pas. ON se prépare à une conférence nationale fin août, nous saurons.

      Option nationale est riche d’inexpérience, d’audace et de générosité.

      Cette élection initialement prévue en principe et loi pour le 26 septembre 2016 a été déclenchée par stratégie le 7 avril 2014. Cette improvisation a pris de court les officiers et militants d’ON.

  5. Le Bloc à Ottawa, c’est une idée farfelue, illusoire, de notre grand vire capot Lucien Bouchard. Le seul résultat tangible du Bloc, ce fut d’indisposer les non Québécois canadiens ou la balance du Canada à l’égard du Québec. Outre les discours, le Bloc, c’est de le voyou dans la famille canadienne. Quant à Gilles Duceppe, il pourrait porter le titre de la grande gueule de bois.

    • depuis 1760 nous avons l’oblighation de sortir les britanniques devenus canadiens du Québec.
      Pour ce faire il faut 3 fronts le PQ, le BQ et aussi favoriser l’annexion du reste du canada avec les usa pour en finir au plus vite du canada. canadians go home !!!!!!!!!

    • Nos ancêtres en 1775 ont choisi de rester une colonie britannique; il n’ont pas jugé bon de devenir une colonie américaine en mouvement avancé d’indépendance politique affirmée le 4 juillet 1976 dans la déclaration d’indépendance. J’ai lu dans Héritage, Robert Dutil, 2005.

      La génération suivante a choisi de ne pas devenir un état américain vers 1812. À l’inaccessible étoile, nul n’est tenu. La suivante a revendiqué un gouvernement responsable canadien en 1837-1838 avec le résultat que l’on sait.

      Nous avons cessé d’être des britanniques en 1931 avec le Statut de Westminster suite à notre participation à la Grande guerre de 1914-1918. Le Canada est alors devenu un pays souverain en monarchie au même titre que l’Australie, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande Terre-Neuve et l’Afrique du Sud. C’est sûr qu’il puisse en rester de coeur quelques uns mais rien là pour en appeler à les sortir.

      Nous Canadiens, sommes devenus indépendants politiquement en 1982 avec le rapatriement de la constitution.

      Je ne prévois pas que nous Québécois deviendront politiquement indépendants avant avril 2017, Option nationale n’est pas prêt ni près d’un premier mandat.

  6. Je ne sais pas si vous avez l’intention de vous faire repousser la barbe mais je
    trouve que ça vous donnait un petit air de Pierre-Marc Johnson. Au cas où vous
    vouliez vs présenter à la chefferie. On a vu l’importance que ça a pris dans la
    dernière campagne! Nommez-moi un Premier Ministre barbu qui a duré
    ( Castro était président). Autre part qu’en Iran.

  7. Le meilleur moyen de défendre les intérêts du Québec, c’est de promouvoir l’indépendance, surtout sur les bienfaits de l’aspect économique lesquels concernent TOUS les Québécois de toutes les allégeances politiques.

  8. « Mais la perspective pour le Québec d’avoir à Ottawa 10, 15, 20, 25 députés souverainistes, actifs, visibles, défendant les intérêts du Québec dans un pays qui est de plus en plus réfractaire aux intérêts québécois ne peut être qu’une bonne nouvelle, pour l’indépendance et pour le Québec. » JFL

    Pourtant…
    Depuis son arrivée à la chefferie, Gilles Duceppe et le Bloc proposaient aux électeurs et souverainistes l’indépendance du Québec, au sein de l’unité anglo canadienne. Le Canada.
    Gilles Duceppe proposait aussi l’anglais, la langue de Lord Durham, comme langue commune du travail du Québec. Tout comme Pauline Marois, Jean Francois Lisée et tous les députés bailingue du Parti Québécois. Malgré qu’il ne reste plus que 7,7 % d’anglophones, au Québec.

    Gille Duceppe répondait en anglais aux anglophones canadiens, tout comme Justin Trudeau et Jack Layton. Reléguant ainsi la langue de 6 millions de francophones du Québec au rang de peuple ethnique.
    Durant ce temps l’appui populaire à la souveraineté a chuté de 49 % à 34 %, chez les électeurs francophones de 18-34 ans.

    Gilles Duceppe et 46 député du Bloc ont été abandonnés par les électeurs francophones et souverainistes à l’élection de 2011. Le message était limpide.

    Aujourd’hui…
    Mario Beaulieu propose l’indépendance du Québec par l’émergence d’un pays souverain. Qui n’est pas soumis aux politiques du gouvernement d’Ottawa et sa Cour suprême anglo saxonne.
    Par l’émergence du français, langue commune incontournable du travail et de la vie au Québec.

    Faites votre choix !… Gilles Duceppe ou Mario Beaulieu !…
    SP

  9. Avec M.Beaulieu c’est l’occasion de voir un parti souverainiste le Bloc qui se proclame tel et d’être en mesure de mobiliser les jeunes souverainistes d’Option Nationale, à ce que je sache voici l’ébauche d’un renouveau qui fait peur aux journalistes zélés de Radio Canada et de tous les médias dominants. L’objectif pour le Bloc en 2015 c’est de faire au moins 26 ou 27% de voix dont l’élection de 10 députés. Si les médias s’excitent c’est que le simple maintien de partis souverainistes leur apparaît insupportable ce qui en dit long sur une démocratie qui maintenant trouve refuge dans le net et pas dans la presse officielle.

    En politique par ailleurs tout peut bouger. La souveraineté n’appartient pas au PQ, elle peut disparaître du programme péquiste et resurgir dans un nouveau parti comprenant la difficulté de recommencer au début riche expérience toutefois de mobilisation des énergies des plus jeunes de ces 35% de jeunes Québécois ouverts et plus à la souveraineté mais tièdes envers le PQ.

    La souveraineté est une option en difficultés ce qui ne veut pas dire que le noyau des souverainistes militants va capituler. Mario Beaulieu démontre une belle énergie de renouveau en politique comme P.K.Péladeau l’a manifesté plus tôt au delà des entrées réussies et moins réussies en politique.
    Évidemment diaboliser M.Beaulieu c’est le fruit ultime d’une sensibilité médiocre juste bonne à cultiver les privilèges d’une caste.

  10. Je regarde depuis quelques mois les commentaires des différentes personnes qui interviennent en faveur du séparatisme et de l’indépendance. La majorité des Canadiens hors Québec ont déjà « righté off » le Québec comme on dirait à Moncton. Pour mon éducation personnelle, est-ce que quelqu’un pourrait me diriger vers un document qui explique clairement comment cette séparation se fait au point de vue économique. Pour le moment vous envoyé 90 milliards de taxes au feds et ils vous en renvoient 19. Est-ce qu’il y a quel

    • est-ce qu’il y a des documents qui expliquent le processus et qui pourrait aider un parti séparatiste canadien à voir détacher du Canada!!!

  11. La victoire de Mario Beaulieu au BQ est le prélude d’un repositionnement du mouvement souverainiste dans son ensemble sur l’échiquier politique québécois. Désormais, dans la quête nationale de notre affranchissement politique du Rocanada, le PQ ne pourra plus bénéficier d’un nationalisme opportuniste le menant à jouer électoralement sur deux tableaux, celui de l’indépendance politique du Québec et celui réducteur d’une recherche de pouvoirs résiduels supplémentaires d’intendance coloniale auprès du Rocanada uni.

    • Je vous donne raison M. Gascon. Il y a une inadéquation entre l’article 1 du programme du PQ (l’indépendance politique de notre nation) et la réalité. Il est anormal que l’indépendance soit, dans les faits, la priorité numéro… 13 du PQ. Mario Beaulieu, tel un Spartiate, travaillera inlassablement pour que la convergence nationale des forces indépendantistes devienne réalité.
      Est-ce que le PQ retrouvera le sens des finalités ?…Souhaitons-le !

  12. Bonjour ! M. Lisée ,

    Tout d’abord, je dois vous dire UN GRAND MERCI ! À vous et au Parti Québécois, de vous être rallier ainsi à la cause de Louise Mailloux. Ce geste de pure SOLIDARITÉ en est un, parmi plusieurs autres à venir, qui NOUS fait espérer en L’AVENIR D’UN PAYS qui «se tient debout »; et qui sache créer des ALLIANCES favorables et contribuer à l’essor d’un Nationalisme porteur d’espoir

    Vous savez (en tous les cas si vous ne le devinez pas déjà), je vous le dis : Je suis « farouchement » INDÉPENDANTISTE. L’expression « farouchement », peut paraître une antonymie, mais je fais plutôt référence ici : à la FIERTÉ et à la Noblesse de la Cause. Défendre farouchement « la liberté », c’est être relié viscéralement AUX DROITS = de s’exprimer, de décider et d’agir INDÉPENDAMMENT des oppositions, tout en tenant compte de la Démocratie.

    M. Mario Beaulieu n’a pas attendu « le feu vert » sur la ligne de départ pour =
    travailler à la cause Indépendantiste. Sa destinée, il l’avait déjà prise en main, et inscrite sur le « sceau de sa naissance » dès le berceau. De même , ses convictions « sans concessions » pour la Défense de la Langue Française, sont tout aussi fondamentales, bien que différentes de l’INDÉPENDANCE NATIONALE. Cela restera « toujours et pour tous » ses DEUX CHEVALS DE BATAILLE.

    Je peux vous l’affirmer et vous le confirmer, c ‘est un travailleur « indémontable » ( pour qui les milliers d’heures de bénévolat n’ont jamais comptées ) Oui ! un Coureur de fond..et d’âme ! Mario Beaulieu en est UN VRAI.

    Il a dû être confronté, maintes fois, à de « faux départs » mais toujours en se restant bien en selle, sans jamais abandonné ses convictions et ,surtout, son seul « code d’honneur » = La Liberté et l’ Indépendance. Pour cela, sa parole jamais il ne la reniera. Il préférerait « passer l’arme à gauche » plutôt que de trahir ses Compatriotes, son Idéal et sa Patrie.

    M. Duceppe est un Indépendantiste « très pondéré », quoi qu’il soit d ‘un style « très enflammé » lorsque vient le temps de faire valoir les Droits du Québec et la reconnaissance de ces Droits et Libertés démocratiques .Bon ! N’ayant jamais eu peur de « monter sur ses grands chevaux », à maintes reprises, et de défendre les intérêts du Québec à Ottawa.

    Il est de ce fait , tout à fait « indiscutable et indéniable » que M.Duceppe a, par « sa contribution et par son apport à la vie politique », donné une fierté et une légitimité que personne ne lui conteste ou ne lui enlève.

    Toutefois, cela ne lui donne pas le droit pour autant de « prendre le relais » de l’homme au pouvoir, M. Mario Beaulieu .Pour cela, il faudrait qu’il soit à la direction du Parti qui ne lui appartient plus. Sans être une partie intégrante de la course ( à la chefferie), il doit se garder un « devoir de réserve » et surtout agir « en bon passeur ».

    S’il ne veut pas ternir l ‘image du BLOC QUÉBÉCOIS et de son « nouveau chef » Mario Beaulieu , il doit passer la relève et NOUS épargner ses propos incendiaires et ses déclarations à l’emporte-pièce, « injustifiables et injustifiées ».

    Ce n’est pas en « désarçonnant » le nouveau chef, et en voulant « se montrer un meilleur cavalier » qu’il ( M. Duceppe) fera la démonstration de sa « loyauté » et de sa SOLIDARITÉ avec les Indépendantistes. S’il ne veut pas « faire cavalier seul dans son camp » il devra apprendre à SE RALLIER à la cause de l’indépendance, et surtout il devra mettre SON ÉGO au rancard.

    Je ne crois pas que M.Duceppe soit « un adepte inconditionnel » de l’ Indépendance du Québec. Je le perçois plutôt comme « un politicien redoutable » certes, « ruant dans les brancards », à plusieurs occasions, contre les Fédéralistes s’acharnant à vouloir « déposséder le Québec de ses Pouvoirs ».Pas plus ,que je ne l’ai pas vu se faire l’apôtre de la CHARTE DES VALEURS DE LAÏCITÉ. Est-il sorti de ses remparts pour en défendre les droits?

    Au fond, s’il n’était pas « prisonnier » d’une certaine façon : d’un Indépendantisme « obligé » par les circonstances, en remplaçant Lucien Bouchard à pied levé , il « s’accomoderait » fort bien du rôle : d’un « simple et juste défenseur » des intérêts du Québec.

    Il refuse de porter « quel que étiquette que ce soit » et encore moins de se couvrir du drapeau et de la chape de l’indépendance. Il veut trop bien protéger sa réputation et son honneur…et à cause de cela, il l ‘a déjà eu sa chance…d’être un meilleur coureur..!

  13. Monsieur Lisé, je vous cite « Force est de constater qu’après trois ans d’absence d’un Bloc fort à Ottawa, l’appui à la souveraineté n’a pas exactement pris du mieux. » Soyons sérieux ! Le Bloc est présent depuis longtemps et c’est le style défensif qui a sévit. Je défend personnellement la thèse que l’efficacité du Bloc a démontré par l’absurde que le fédéralisme fonctionne. Or, si le Bloc cesse de jouer au gardien de but, le PQ va peut-être avoir le goût de compter des buts au lieu de jouer la foutue trappe. Bien plus inspirant pour les partisans…surtout la relève.

  14. Il semble que M. Beaulieu n’ait rien compris à la défaite du Parti Québécois. Je prédis la disparition du Bloc dans un avenir rapproché. Je crois que tant que nous serons dans la constitution canadienne, ce que nous avons besoin au niveau fédéral c’est le parti qui peut aller chercher le plus possible pour le Québec et pour cela, il faut prendre le pouvoir. Évidemment, ça ne sera jamais parfait! L’avenir du Québec, c’est à mon avis au niveau provincial que ça se passe.

  15. Il m’apparaît que nous sommes à l’heure où le Bloc québécois pourrait faire avancer le Québec à travers une rhétorique conduisant aux vérités politiques « nommées » sans complexe tout en restant branchés sur l’intention politique, et ce, sans se perdre et lasser. Le défi est d’envergure…et nous allons le suivre à la piste!

  16. « … la défense, large, par des souverainistes, des intérêts du Québec et des consensus québécois…. »
    Cela fait 150 ans que nos valeureux députés québécois nous « défendent » à Ottawa.
    Qu’avons-nous gagner?
    L’accaparement d’une partie de nos impôts qui nous appartenaient en entier.
    L’empiètement du fédéral dans des domaines qui nous sont, supposément, exclusifs: la santé, l’éducation, la culture.
    Le rapatriement de la constitution et l’imposition d’une charte dont nous ne voulons pas.
    Notre statut de minoritaire au sein de cette confédération qui va en s,accentuant.
    Nous sommes 75 contre 228. On nous laisse gueuler mais on se garde le pouvoir de décider.
    Participer à ce simulacre de démocratie ne fait que légitimer la domination du plus fort sur le plus faible.

  17. Je trouve que tant monsieur Duceppe que monsieur Beaulieu ont erré.

    Monsieur Duceppe aurait dû il me semble s’y prendre autrement pour faire savoir son désaccord avec monsieur Beaulieu.

    Je pense comprendre très bien sa frustration par contre étant donné les propos que Beaulieu a tenus à son sujet.

    Mario Beaulieu aurait dû prévoir que Gilles Duceppe prendrait très mal de se faire dire que ce qu’il a fait pendant plus de 20 aurait été pratiquement inutile et il aurait dû s’en abstenir.

    Nous ne sommes déjà pas très nombreux à vouloir l’indépendance du Québec et par conséquent sa souveraineté, il me semble que nous devrions éviter de nous attaquer les uns les autres de cette façon.

    Cela n’avance en rien la cause que nous défendons.

    Gilles Duceppe et Mario Beaulieu devraient se rencontrer pour tenter de s’entendre s’ ils veulent que nous ayons confiance en eux.

    On peut très bien préconiser des stratégies différentes sans pour autant se quereller les uns les autres.

  18. M. Lisée, J’aime beaucoup votre texte « La chance aux coureurs » et je l’endosse entièrement.. Moi je veux une équipe qui est capable de défendre nos intérêts et faire avancer la cause de l’indépendance. Nos ennemis ne sont ni au Bloc ni au PQ, ils sont du côté fédéraliste. Eux se sont nos adversaires.

    • Merci pour votre texte monsieur Lisée,
      vous avez compris qu’il existe toutes sortes de gens qui ont des rôles différents au sein du mouvement souverainiste.

      Cela l’enlève pas l’héritage et le bon travail accompli au Bloc par Duceppe et ses troupes à l’époque.
      Mais monsieur Duceppe n’est plus le chef, il a démissionné, nous vivons les conséquences de sa démission.

      Le bloc n’est pas un parti de pouvoir, avant son existence certains souverainistes annulaient le vote ou votait pour le parti rhinocéros.

      L’idée de l’indépendance ou la souveraineté n’appartient à personne, ni a une génération, ni a un parti elle appartient au peuple.

      Cet événnement
      montre aussi l’importance d’un bilan pour le PQ pour éviter de vivre ce que vit le bloc et viser vers un débat d’idée plutôt que des attaques personnelles, viser les idées et trouver un objectif commun qui rassemble dans l’intérêt de tout les québécois dans un esprit d’inclusion.

  19. La bonne nouvelle c’est de voir les soi-disant intellectuels du PQ endôsser le leader d’une secte comme promoteur de la souveraineté du Québec à Ottawa. Et d’accentuer le délire en essayant de nous faire croire que cela servira les intérêts des Québécois. Duplessis est récussité.

    On a pas fini de se tordre de rire en voyant où en est arrivé le mouvement indépendantiste. Il se confirme de plus en plus de jour en jour comme étant un mouvement religieux, celui qui a remplacé le catholicisme lors de la révolution tranquille. Tout ce qui manque à ce mouvement c’est de voir renaître l’Ordre de Jacques Cartier pour lui servir d’appui dans l’ombre. Viendront-ils à la Chambre des Communes avec un crucifix?

  20. J’ai rencontré l’ex-ministre Guy Chevrette, par hasard. Je l’ai très bien connu avant qu’il se lance en politique.

    Il pense que c’en est fait du Bloc! Pis, moi aussi, j’ai tendance à opiner dans ce sens-là.

    Qui va oser se présenter candidat dans votre comté?

    • Robert Laplante, directeur général de l’Institut de recherche en économie contemporaine et directeur de la revue L’Action nationale, ferait un excellent candidat bloquiste dans Rosemont-La-Petite-Patrie.

  21. La force d’une conviction n’en fait pas toujours une vérité. Mais même si… le problème est la démocratie et le tragique en démocratie c’est le 50% +1. À 36% actuellement pour la souveraineté (et ça ne s’arrange pas) plus un désintéressement à 80% des jeunes pour l’Histoire, faudra attendre un séisme de force 10 sur l’échelle de Lévesque pour voir réapparaître l’ombre d’un soupçon de possibilité de souveraineté. Mario, va rallier les inconditionnel-le-s, énerver les fédéralistes convaincu-es et laisser dormir la grande majorité.

  22. Pas vraiment de commentaire. J’ai fait une croix sur mon vote pour le BLOC et surtout sur Mario Beaulieu pour lequel je n’ai jamais eu d’atome crochu ou de confiance. CE PARTI DEVRAIT DISPARAITRE. Le PQ devrait renaitre fort et sans équivoque. Point à la ligne et quelle erreur mortelle d’avoir éliminé la seule personne qui aurait pu faire vraiment avancer le Québec, notre Première Ministre Pauline Marois. Les québécois(es) ont vraiment peur de leur ombre. Alors, faites élire des corrompus comme le parti en place. On va se manger la laine sur le dos du petit mouton.

    • Lors de la dernière campagne électorale, madame Marois s’est brûlé les ailes. Ce n’est plus elle qui prenait les décisions mais une équipe d’incompétents responsables de la pire défaite péquiste de sa courte histoire. Elle a multiplié les erreurs et le dernier sondage qui place le PQ après la CAQ en dit long sur la confiance en Pauline Marois.

      Madame Marois a compris: elle a quitté avant de se faire montrer la porte. Maintenant, il nous élire un gars comme Mario Beaulieu qui ne perdra pas la moitié de la prochaine campagne électorale à valser entre deux chaises!

    • Un moment donné il faut lâcher avec les « J’aime Untel »; « J’aime pas Untel autre »; savoir quelle cause on appuie et y aller avec les gens en place qui ont eu le courage de se lancer dans la mêlée… plutôt qu’attendre un (ou une) Messie… C’est mon humble avis.

    • Je suis un tantinet découragée de lire un tel propos de vous Mme Morin. Mario Beaulieu est un Spartiate qui ne vit que pour l’avancement de la cause indépendantiste. Il s’entourera de candidats-es qui veulent partir en mission pour défendre notre idéal à Ottawa. Et non des candidats-es qui se cherchent une position. Comme M. Lisée le dit si bien, «l’idéalisme, ça rapetisse à la cuisson». Faut croire que vous êtes pas mal well done…

    • herzl pour plannifier l’État juif a du avec ses stratèges prévoir tous les moyens pour aboutir à la création d’Israël.
      Pour le Québec, se présente 3 fois à mener concurremment soit celui de l’assemblée nationale du Québec avec le PQ, au coeur de l’occupant canadian aux Communes d’Ottawa par le BQ et encourager voir promouvoir hors-Québec la souhaitable annexion du reste du Canada aux USA.
      Les canadians auront à trouver autres choses que la très motivante babette II Mountbatten pour résister à l’attraction des USA qui partage tant y compris la même langue, le protestantisme etc.
      Il ne faut plus parler d’un concept floue de souveraineté mais d’indépendance.
      beaulieu va s’adapter à son nouveau rôle et Gilbert Paquette et option nationale quasiment en faillite lui nuira moins.

  23. Oui, bravo à Mario! En passant, je n’ai vraiment pas aimé les prises de position de monsieur Lisée sur la langue (la chanson bilingue, la STM, etc.). Elles nous ont fait reculer de 15 à 30 ans en arrière. Vive l’indépendance!

  24. Comme position, il part du mauvais pied! M. Duceppe a été un bon défenseur de la cause du Québec, il a fait un travail magnifique avec son équipe d’hommes et de femmes !
    L’indépendance est loin d’être acquis. Les temps ont changé les jeunes plus instruits …? Même la population est tannée de se faire dire un sujet d’indépendance, l’économie est prioritaire, le peuple demande du changement des hommes des femmes engagés enfin d’améliorer une meilleur situation dans le pays du Canada. Nous avons le privilège regardons ailleurs ce qui se passe? On chaille pourquoi? Donnons-nous de faire du Français notre langue en priorité. Nous oublions dans le Canada notre beau pays qu’il y a des Canadiens Français !
    Aidons plutôt le peuple maitriser le bon parlé Français dans les écoles, les cégeps , l’Université. le milieu du travail etc. Je ne crois pas dans que Mario Beaulieu fera mieux !

    • Je suis e votre avis: le rêve des Boomers va s’éteindre avec eux. Ce ne sont pas les Québéois qui feront l’indépendance du Québec mais les Arabes musulmans qui dans 50 ans feront du Québec un État indépendant islamiste, comme ils viennent de le faire à la Serbie en leur piquant le Kosovo!

    • Monsieur Duceppe a fait un travail magnifique qui n’a donné aucun résultat.

    • Vous voulez sans doute dire « le bon «parler» français »… ce qui n’empêche pas de l’écrire bien.

      Mario Beaulieu a la mérite de la clarté. Les grandes manoeuvres crypto-souverainistes de Duceppe n’ont pas donné le résultat escompté; au contraire, il a parfois donné l’impression que la fédération de la nation d’en face pouvait s’accomoder de notre désir sans cesse reporté d’une république québécoise.

      Je suis d’accord avec monsieur Lisée. laissons-lui sa chance.

  25. La méthode du BQ pour choisir un chef laisse à désirer puisqu’elle n’a pas encouragée le recrutement dans tous les comtés par les candidats. seul un vote par une présence physique organisée par une association légitime du parti dans chacun des comtés peut donner une garantie de qualité de membre et non des techniques de multiplication de votes

  26. Je pense que l’année qui vient sera très importante pour le Bloc québécois et que celui-ci montrera au Parti québécois la direction qu’il faut prendre pour réaliser la souveraineté.
    J’ai la ferme intention de participer au projet en élaborant – c’est déjà fait – les raisons qui doivent impérativement amener les francophones du Québec à se séparer. On dit que les jeunes sont contre la séparation; c’est que personne ne leur a expliqué les sévices subis par le Québec depuis le tout début de la Confédération, et même avant. Ce n’est pas l’enseignement de l’histoire qui le fait à l’école.
    Il y a eu 1982 qui a modifié la donne, le contrat alors signé par 9 provinces ne l’a jamais été par les péquistes ou par les libéraux québécois. Quand un contrat n’est pas signé, il ne saurait engager les non-signataires, de sorte que les Québécois sont déjà affranchis de l’entente. Ils sont libres! Vont-ils le réaliser enfin?
    Personnellement, depuis que Harper nous a demandé de lui parler d’économie et non pas de séparation, il y a deux ans, je me suis mis à la tâche et j’ai trouvé.
    Je suis prêt à donner une conférence pour le Bloc québécois – je l’ai déjà fait dans ma municipalité – ou pour le Parti québécois, ou pour tout groupe qui le demande. J’attends les invitations.
    Dans ma liste de tromperies canadiennes, il y a le fait que pendant plusieurs années – jusqu’à ce que deux chercheurs québécois en fassent la découverte – 650 000 Québécois ont payé plus d’impôt fédéral sur leurs dividendes que s’ils demeuraient dans le reste du Canada; ils ont perdu 21% de leurs dividendes.
    Cela signifie également que d’autres Québécois peuvent être traités malhonnêtement sur d’autres sujets de revenus. Il faudrait faire une enquête générale sur les rapports frauduleux. d’impôt fédéral.
    roland.pepin@yahoo.ca

  27. Les deux dernières élections nous ont montré ce qui divise les québécois, donc leur vote. La peur, la crainte, les reproches n’iront jamais chercher une majorité de votes pour l’indépendance, c’est évident. Toutefois, trouvons nous un héros ou une fierté (Jack Layton stimulait des deux) et nous irons chercher un majorité! Que Mario Beaulieu mise sur les diverses fiertés du Québec lors de sa campagne et son (notre) pari (pays?) sera gagné, et ce dans les diverses langues utilisées par les citoyens de chez nous!

  28. Mario Beaulieu devra se faire très inclusif en ce qui concerne les minorités culturelles s’il veut que la souveraineté se fasse un jour. De mémoire, il me semble que ce n’est pas dans ses gênes !

    • Oui c’est on inclus les immigrants mais encore faut il qu’eux aussi veulent bien partager nos valeurs et cela ??? Quand ça vote en bloc contre le PQ, ce n’est pas normal. Pour ce qui est des anglo. Québécois ils sont super bien traités alors Mr Lisée arrêtez de dire qu’il faut leur faire attention ce qu’ils ne font pas envers nous.
      Bravo pour Mr Beaulieu enfin quelqu’un de franc si on le respecte il respectera, point à la ligne. Nous sommes rendus là.

    • 97% de visibilté pour les partis proviennent des médias autres que twitter et facebook, LE BQ et le PQ doivent se faire accepter par les médias souvent hostiles. Il faut composer avec la réalité.
      Perdre son temps avec twitter et facebook ,pour 3% des votes ; cela n’a pas de conséquence pour le PQ mais le BQ va en campagne dans moins d’un an.

      il faut de bons candidats que les militant ont pu évaluer par le travail dans un comté. Présenter un candidat en sourdine à la cachette de l’élection a toujours été désastreux pour le BQ

      La politique c’est de rendre accessible un message au plus grand nombre sans les agresser verbalement, les apeurer.
      Avons-nous plus tendance à écouter les musulmans modérés qu’à un iman orthodoxe?

    • Des communautés culturelles l’appui au sein même de son organisation et est près des jeunes aussi.

  29. Il a la diction et la voix de François Legault! Ceci dit, j’ai hâte de voir si c’est
    ce genre de chef qu’il faut au Bloc Québécois. Je remarque ce qui m’apparaît
    comme une insécurité dans l’électorat. Nous sommes menés par des hommes
    «forts»: Coderre, Couillard, Labeaume, de grandes gueules qui brassent de
    l’air et crèvent l’écran.
    Et je ne parle pas ici de Rob Ford, colosse aux pieds d’argile pour parler poli-
    ment! Je suis prête à parier que le prochain chef au Parti Québécois sera de
    ce type. J’aurais espéré qu’il en soit autrement. Si Mathieu Bock-Côté mettait
    en pratique ses théories ; notamment son instinct de tueur, cet outre- parleur
    aurait toujours le dernier mot ( c’est déjà ça mais il refuse l’étiquette de pro-
    gressiste). Vous n’avez pas la cote; les jeunes, l’électorat me semble avoir perdu l’esprit, prend tout au pied de la lettre. Jean d’Omersson disait hier à TV5 qu’à son époque, il y avait deux choix: Hitler ou Staline. Loin de moi, l’idée de
    comparer quiconque à ces dictateurs mais il y a régression inquiètante des mentalités dans le monde qui ne présage rien de bon. On revient au culte de
    l’homme fort à défaut d’autre chose, par désengagement.
    le monde

  30. Je me doit tout d’abord de féliciter Monsieur Mario Beaulieu.
    Et je répondrai à Monsieur Gilles Duceppe par la bouche de mon crayon, car moi aussi je veux vaincre ces peurs que nous font les fédéraliste, sur l’avenir d’un Québec souverain. Il est utopique de penser attirer des sympathisants à ce qu’ils ne connaissent pas; il ne faut pas seulement se contenter de parler de la souveraineté, il faut aussi bien l’expliquer pour que les gens en comprennent les avantages, le dire le redire et le répéter.

  31. belle analyse dans l’ensemble et j’ai apprécié votre franchise concernant les différences d’approche entre vous et Mario .Moi je connais bien Mario depuis plus de 15 ans ! on a milité ensemble et je dirais même que je suis resté dans la famille des indépendantistes grâce à lui ….plus ouvert aux communautés culturelles que Mario j’en ai pas encore vu .On a fondé sur son initiation le Mouvement Montréal Français .Je le félicite pour avoir cassé la glace sinon on aurait eu une élection en douce et en catimini .Grâce à lui beaucoup d’indépendantistes sont revenus au bercail .J’ai participé au rassemblement des 2000 et plus signatures physiquement d’adhérents du bloc et dans les 22 comtés du Québec. en une semaine !!! il faut le faire …c’est là que j’ai compris ce que notre monde à besoin .Des gens avec une option claire et simple à dire dans les paroles .Le mi figue mi raisin à amener la défaite du PQ lors des dernières élections …on voulant contenter tous le monde il n’a contenté personne .Je dirais pire !! reprendre notre position au sein des communautés culturelles acquises par avant …ce sera dure,dure . Il faut rester avec ces principes et son monde .C’est ce que Mario a compris en faisant compagne autour de notre rêve l’indépendance au lieu de chercher des alliances avec des groupes qui nous sourient mais ne croient jamais en nous .Mario a recréé un nouveau dynamisme dans la politique Québécoise et ce n’est que le début ..Un dynamisme qui donne de la fierté et du courage pour aller encore de l’avant et se préparer à la bataille de 2015 . Un plan de match va être mis en place par Mario et les indépendantistes .Nous allons plus suivre celui de nos adversaires….leçon que vous devez tiré de la dernière élection …le PQ n’avait pas son plan de match..il attendait les coups en pensant qu’il va les éviter …sauf que il y a eu un coup qui l’a mis KO ….Vive l’indépendance du Québec !

    • En effet, bonne nouvelle pour l’indépendance du Québec ! Que ceux qui n’ont pas réussi (Michel Gauthier et Gilles Duceppe) se taisent au lieu de nuire au Bloc. À chacun son tour…

    • Le PQ s’est royalement enfargé dans un jupon qui loin de simplement dépassé, avait l’air d’une traine de mariée. Dans toutes les sociétés il y a bon nombres de gens dont les perceptions passent pas les filtres déformants des préjugés et ces préjugés s’appliquent tout autant à ce qu’ils voient de près qu’à ce qui leur est éloigné; miser sur des perceptions tout aussi populaires qu’elles sont tordues et irrationnelles ne peut que nous ramener à l’époque des despotes corrompus auto-proclamés, aux courtisans véreux et aux Robins-des-Bois. À bien dire, la Commission Charbonneau m’incite à croire que ces derniers nommés seront probablement notre ultime ressource pour parvenir à mettre de l’ordre dans la baraque.

  32. Pour avancer il faut unir les forces, personne ne peut avoir l’unanimité, la force d’une équipe est sa diversité. En réunissant toutes ses forces il est possible de vaincre, comme le dit si bien Mario Beaulieu. Je lui souhaites bonne chance et je suis certaine qu’avec sa détermination et sa grande passion pour le Québec, les gens se rallieront à lui.

  33. J’ai 36 ans et je n’ai jamais connu le bloc québécois avec une saveur autant indépendantiste.

    À mes yeux, il ne va sans dire, que cette direction me ravis au plus haut point.

  34. Et je souhaite à Mario Beaulieu de trouver chez les péquistes et autres souverainistes un écho sans équivoque à son discours dont nous avons un urgent besoin: faire la promotion de la Souveraineté. Et je souhaite à Gilles Duceppe pour qui j’ai toujours eu beaucoup d’admiration de mettre de côté pour une fois sa politique de la main tendue, laquelle politique qui, on l’a vu, ne mène nulle part, et le courage de s’affirmer comme souverainiste profondément convaincu et dire lui aussi: nous vaincrons. La conquête d’un pays se fait nécessairement dans la lutte, et comme dans toute lutte il y a nécessairement un gagnant et un perdant, je préfère être du côté gagnant: ça s’appelle vaincre, être les vainqueurs. Nous vaincrons.

    • Bravo ! vous avez raison : il faut parler vrai. Les euphémismes et la rectitude qui emprisonne les mots, on en a ras-le-bol !

    • Quelle est cette honte à dire que nous allons vaincre, que l’ennemi ne passera pas? Les Espagnols ont vaincu Franco, les Chiliens, Pinochet, les pays de la Caraïbe, tous les peuples opprimés finissent par vaincre: Venceremos! Si notre oppression est moins barbare que celle de ces latinos, elle n’est que plus insidieuse: appauvrir par délocalisation d’industries, déshumaniser par désinformation ou manque de scolarisation, perte de sa langue!

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