Message de Couillard aux employeurs: Exigez TOUJOURS l’anglais!

Lorsqu’on est chef de parti, et plus encore aspirant premier ministre, les mots comptent. Les signaux envoyés à la société ont un impact sur les comportements. Et la société québécoise a toujours été très attentive aux signaux linguistiques émis par les élus. Pendant les années péquistes, les entreprises font plus attention à leur politique linguistique. Pendant les années libérales, c’est le contraire.

Je me souviens du jour où Lucien Bouchard avait fait venir les grands distributeurs dans son bureau pour leur dire qu’il n’acceptait pas que l’affichage bilingue revienne dans les grands magasins du centre-ville, ce qui était en train de se faire. M. Bouchard allait, dans son intervention, au-delà de l’exigence légale pour le français. Terrifiés à l’idée de subir une mauvaise publicité, donc une baisse de clientèle, à cause de cette polémique, les grands magasins ont juré de ne rien changer. (Cela s’est dégradé par la suite après l’arrivée du PLQ au pouvoir).

Philippe Couillard, lui, vient de donner le pire signal possible. En affirmant, au débat, que le bilinguisme était essentiel sur les lignes de montage des usines car il est possible qu’un client étranger veuille poser une question à un salarié, il vient de donner un terrible signal à tous les employeurs du Québec.

La loi 101 stipule qu’un employeur ne peut exiger la connaissance de l’anglais pour un employé que s’il fait la démonstration que cette langue est nécessaire pour réaliser la tâche. C’est souvent le cas: achats chez des fournisseurs étrangers, service à la clientèle locale et étrangère anglophone, exportations, etc. Mais ce n’est évidemment jamais le cas dans la fabrication.

Malgré la loi, l’OQLF a noté dès 2008 que 40% des employeurs de l’île de Montréal exigeaient systématiquement l’anglais à l’embauche — ce qui est nettement exagéré. Et qui a pour résultat que près de 40% des salariés allophones de l’île parlent principalement anglais au travail. De plus, la part de la main-d’œuvre des entreprises privées résidant sur l’île de Montréal et travaillant uniquement en français a diminué de 9,9 points de pourcentage entre 1997 et 2010. De plus, le pourcentage de ces employés travaillant généralement en français est passé de 45,3 % en 1989, à 41,0 % en 1997, puis à 32,1 % en 2010.

Le projet de loi 14, rejeté en bloc par le PLQ de Philippe Couillard, tentait de remédier à cette situation en balisant mieux cette obligation, à la fois pour les grandes entreprises et pour les moyennes, de 25 à 49 employés, que l’ont veut graduellement couvrir.

Pauline Marois et Diane de Courcy ont annoncé ce matin que cette disposition, comme les autres prévues dans le projet de loi 14, seront réintroduits dans une nouvelle réécriture de la Charte de la langue française sous un gouvernement du Parti québécois.

On sait maintenant ce qui se passerait sous un gouvernement du Parti libéral. Il est certain que la loi ne sera pas resserrée. Et il est à prévoir que la loi actuelle — trop faible — ne sera pas appliquée. Car le potentiel Premier ministre Couillard aura donné la permission — non, pas la permission — le mandat à tous les employeurs du Québec de réclamer la connaissance de l’anglais à l’embauche pour qu’il puisse répondre, le cas échéant, à la visite d’un acheteur étranger.

Le texte intégral de l’échange P. Couillard F. David au débat:

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60 réflexions au sujet de « Message de Couillard aux employeurs: Exigez TOUJOURS l’anglais! »

  1. Ping : le québécois / Votons pour le courage et l’indépendance

  2. Qui ne sais pas à quel point les amerloques et aussi les gens du ROC sont ignorants ? Qui ne sais pas à quel point les Québécois sont aussi très ignorants ?

    Aujourd’hui et depuis l’usage toujours grandissant des énergies fossiles, la vie à l’américaine basée sur la consommation facile jusqu’à l’outrance est de plus en plus répandue aux grands détriments des connaissances, de l’effort tant physique qu’intellectuel.

    Quand on est rendu à remplacer les mots haricot par kidney beans, admission par box office, cereal par grain, raisins in grape par grape, etc., quand on est rendu à prendre ce qui sort d’holléOuoude comme étant la vérité, la réalité même scientifique, quand on s’assoie tous les soirs devant la télé pour des heures à regarder et se faire laver le peu qu’on a de cerveau, à voir surtout les images concernant les basses manières américaines, quand on est rendu à penser qu’un double ‘V’ se prononce ‘OU’, quand on est rendu à penser que les anglophones sont plus fins que nous enfin, quand on est américain à ce point, il faut bien admettre que la vie moderne n’est pas favorable aux manières « raisonnables » d’organiser la vie, que vivre ici en français, une langue plus complexe mais surtout élaborée sur le culte de « la connaissance », que vivre en français, c’est à contre-courant, quand . . . , quand . . . ,

    Ici en Amérique, c’est le « voyeurisme », l’image, la valeur déterminante, et cette orientation est rétrograde, influencée par l’inconscient, donc de la bête, donnant aux puissants maîtres de ce très grand troupeau d’ignares, énormément « de richesses et de prétentions » et donc, cette orientation est très dangereuse pour l’avenir de l’humanité ou mieux dit, pour l’avenir de l’espèce animale, de la bête appelée ‘homo’. (h.h.h.)

    Gouad bless americOIL, cadna-dOIL & albertOIL !!! Ouao !! Ouh ! Ouh ! Ouh !

    Il n’y a ni djeu ni djable, seulement une Justice humaine au mieux minimale. Les humains sont « les seuls responsables » de leur milieu de vie.

    Molto cattivi auguri !!!

  3. Seulement en politique… des gens éduqués (et bilingues) expriment le choc et l’indignation à l’idée que d’être bilingue est un atout, sans rien dire sur les taux de décrochage scolaire honteuses qui sont la véritable menace à la langue de la majorité.

    Qui profitent en gardant un grand nombre d’électeurs unilingue et sans éducation, M. Lisée?

    • Les nerfs! Les nerfs! Qui a dit que le fait d’être bilingue, trilingue ou multilingue n’était pas un atout personnel? Personne au Parti Québécois en tout cas. Là n’est pas du tout la question. La question consiste à savoir qu’elle sera la langue officielle au Québec parce qu’il faut bien une langue commune dans laquelle tous peuvent s’entendre et se comprendre. C’est la même chose partout dans le monde. Il y a toujours une langue dominante commune pour faciliter les contacts avec l’État et les autres citoyens. Pensez-vous que le gouvernement devrait servir la population dans toutes les langues existantes, que toutes les publications gouvernementales devraient être disponibles dans toutes les langues y compris les langues extratrerrestres au cas où? Pensez-vous que tous les panneaux de signalisation routière devraient contenir des indications dans toutes les langues et dans toutes les styles d’écriture possibles, y compris en braille? Quand on a une langue officielle rien n’empêche d’ajouter toutes les langues qu’on désire à sa culture personnelle, y compris le klingon.

      Quant au décrochage scolaire il faut faire des acrobaties intellectuelles passablement tordues pour en arriver à en tenir le gouvernement responsable. Le problème existe depuis toujours quel que soit le gouvernement en place et tous les efforts sont fait pour corriger cette situation. Que voulez-vous? Nous ne sommes pas en Corée du Nord ici et on ne peut pas forcer personne à s’éduquer de force en lui pointant un fusil dans le dos.

    • … et personne n’a suggéré que le français n’est pas la langue officielle du Québec, ni que toutes les publications du gouvernement devrait être disponible dans des langues autres que le français, mais je vous remercie d’avoir apporté votre ami l’homme de paille à la discussion. Même si personne n’a jamais (à ma connaissance) exigeait des services gouvernementaux en Klingon, nous devrions probablement adopter une loi, au cas où …

      De retour à la réalité, les politiciens péquistes disent que si les individus veulent être bilingue, bon pour eux, mais en même temps ils se hérissent à l’idée que tous les parents veulent que leurs enfants soient bilingues (comme, par exemple, les enfants de ces politiciens).

      Et oui, d’accord que le gouvernement actuel n’est pas responsable pour les taux de décrochage scolaire – c’est un problème que les gouvernements successifs des deux parties ont ignoré pendant longtemps. Peut-être une fois que nous avons résolu les problèmes importants comme si «pasta» devrait apparaître sur un menu italien, quels types de foulards sont acceptables dans les piscines de McGill, et quand les Québécois seront prêts pour un référendum, nous pouvons traiter des questions triviales comme l’éducation et l’avenir de nos enfants.

    • Franchement Monsieur Hal vous exagérez! Personne ne s’hérisse à l’idée que « certains » parents (et non pas tous comme vous le prétendez) désirent que leurs enfants soient bilingues. Je n’ai jamais observé un tel phénomène qui apparemment se passe uniquement dans votre tête. Je suis bilingue, j’écoute la télé en anglais, je lis l’anglais et on me demande parfois de traduire certains textes. Toutefois je n’ai jamais l’occasion de parler anglais sauf quand une personne de n’importe où au Canada ou aux États-Unis me téléphone par erreur, ce qui est assez courant été donné la similitude entre mon numéro de téléphone et celui du service d’information sur les interurbains de Bell. Cela m’a donné l’occasion à quelques reprises de discuter avec des américains du sud-ouest des États-Unis. Cela m’a permis de constater que dans 90% des cas ces gens ne connaissent même pas l’existence du Québec et ignoraient complètement le fait qu’il y avait une nation francophone en Amérique du Nord. C’est amusant mais si je ne vais pas aux États-Unis, dans le Canada Anglais ou à Montréal je n’ai pas à parler anglais. En dehors de Montréal les gens bilingues n’ont presque jamais l’occasion de parler anglais. C’est une réalité qui vous échappe. À Montréal c’est une toute autre réalité puisque cette ville est un microcosme de la planète où certaines personnes peuvent vivre sans jamais avoir à parler français, ni même anglais. Alors je veux bien que tous les québécois qui en ont envie puissent apprendre autant de langues qu’ils le désirent (rien ne les empêche de le faire) mais il me semble normal qu’il y ait une langue officielle au Québec et que tous les québécois puissent parler français ou, à tout le moins, un peu anglais. Je ne comprends pas comment on peut obtenir la citoyenneté canadienne en ne parlant ni le français, ni l’anglais.

      J’ajouterais toutefois que dans mon esprit ce n’est pas du tout le rôle de l’État de faciliter l’apprentissage d’une langue seconde. Il y a des cours privés pour cela et c’est disponible pour toutes les langues. Je ne sais pas si cela se fait encore mais à l’époque de mes études primaires et secondaires on avait beaucoup d’heures d’apprentissage de l’anglais mais la réalité dans les régions exclusivement francophones c’est que probablement pas plus de 2% de tous ceux qui auront appris l’anglais auront à l’utiliser un jour dans le cadre de leur travail. Plus souvent qu’autrement l’apprentissage de l’anglais est donc une pure perte de temps et les heures perdues à l’apprendre pourraient être consacrées à un meilleur apprentissage du français. Quand on voit comment certaines personnes écrivent en français je me dis que ce serait infiniment plus utile.

    • « …ce n’est pas du tout le rôle de l’État de faciliter l’apprentissage d’une langue seconde. Il y a des cours privés pour cela … »

      Si je comprends bien, les enfants de ceux qui ont de l’argent, comme les ministres du gouvernement et des magnats des médias, peuvent devenir bilingues et profiter des opportunités correspondantes. Mais pour ceux dont la seule option est l’école publique, ils n’ont pas besoin de ces possibilités …

  4. J’ai sondé quatre personnes tout à fait aléatoirement :
    – un anglophone de Montréal qui m’a dit qu’il ne s’inquiétait pas du tout pour la situation de l’anglais dans la Métropole, puisque bientôt c’est la langue que tout le monde y parlera;
    – une jeune musulmane qui voudrait devenir policière et espère pouvoir porter la BURQA;
    -un mafioso qui a hâte de pouvoir refaire de «vraies affaires»;
    -un illettré de Québec qui écoute la radio-poubelle toute la journée et qui croit dur comme fer que le référendum est une marque de suppositoire qu’on veut lui introduire de force dans le derrière.
    Ces quatre personnes ont déclaré qu’elles voteraient PLQ deux fois plutôt qu’une.
    La marge d’horreur est donc de 200% vingt-cinq fois sur vingt. La probabilité est qu’il y a une certitude : les Libéraux vont faire élire 126 députés sur les 125 sièges disponibles (c’est ce qu’on appelle la «prime à l’urne»).
    Pauvre Québec !

  5. C’est d’une naïveté déconcertante de croire que la corruption ait débuté en 2003.
    Malheureusement, élire le PQ majoritaire équivaut à faire stagner le Québec pendant encore 4 ans. 4 ans où le gouvernement tentera de recréer les conditions gagnantes pour un référendum. Or , lors du dernier référendum, les conditions gagnantes sont nées de l’échec des négociations constitutionnelles, de la remise en question de certains ténors fédéralistes par rapport à une entente constitutionnelle pan canadienne et de Robert Bourrassa, meurtri par ces échecs, brandissant la menace de la souveraineté.
    Par conséquent, pour que ces conditions gagnantes réapparaissent, il faut un gouvernement québécois fédéraliste et un gouvernement canadien désireux de s’embarquer dans une nouvelle ronde de négociations constitutionnelles. De toutes évidences ces partis ne seront sûrement pas les conservateurs de m. Harper ni les péquistes de mme Marois.

  6. Je veux revenir sur la question du péage sur le futur pont en remplacement du pont Champlain. Mentionné dans un blogue antérieur.
    Il faut répondre avec force aux prétentions d’Ottawa(péage) et en faire un enjeux électoral majeur. La réaction du PQ a été faible jusqu’ici(inexistante?).
    Le PQ devrait dire qu’il va prendre tous les moyens requis pour assurer qu’il n’y aura pas de péage sur ce pont.
    Avec l’imagination qui est la vôtre, cela devrait se faire de la bonne façon en montrant que le PQ est le mieux placé pour défendre les intérêts du Québec.
    Ce qui contrasterait avec l’attitude complaisante de monsieur Couillard avec tout ce qui concerne la défense de nos intérêts face à Ottawa.
    Jusqu’ici, Ottawa ne semble pas exister dans cette campagne. Il est cependant le facteur négatif pour notre survie.

    • Pourquoi, moi aux Maritimes, je devrais payer pour le Pont Champlain??? Que le fédéral transfère le tout à Québec et arrangez- vous avec vos problèmes. Vous ne voulez rien entendre du fédéralisme de toute façon? Put your money where your mouth is!!! Vous n’avez rien à gagner des dons d’Ottawa, si ce n’est que des actifs supplémentaires que vous emporterez avec vous lors de la dislocation du Canada. Habeo meum itineram Golgotha.

    • M. Gauthier, le pont Champlain traverse une voie navigable qui fait partie intégrante de l’économie maritime du Canada. Vous pouvez demander pourquoi Ottawa devrait payer une partie de celui-ci. Je peux demander pourquoi les automobilistes doivent payer deux fois le prix et attendre deux fois plus longtemps pour un pont afin que les navires peuvent passer en dessous.

      Québec pourrait simplement construire et payer pour un pont ordinaire qui ne permet pas une voie de navigation. M. Harper serait d’accord avec cela?

  7. M. Lisée
    Les journalistes, que vous connaissez bien, va sans dire, vous accolent maintenant l’étiquette de « pessimiste », après vous avoir coiffé du titre « souverainiste pressé ». Pourriez-vous tout simplement, encore une fois, les remettre sur la « track »? J’ose croire que vous êtes essentiellement « réaliste », à moins que vous ne soyez un de ceux qui veulent un référendum à tout prix, à partir du moment où le PQ forme un gouvernement majoritaire, ce qui à l’heure actuelle serait équivalent à aller directement à l’abattoir. Ça ne ferait pas de tort de le dire, pour contrer la campagne systématique de dénigrement à votre endroit.

  8. Allégations d’évasion fiscales contre PKP: un «coup en bas de la ceinture
    Ça montre ce qu’est Québec solidaire, a affirmé M. Paquette.
    http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/dossiers/elections-quebecoises/201403/29/01-4752668-allegations-devasion-fiscales-contre-pkp-un-coup-en-bas-de-la-ceinture.php

    Québec Solidaire, c’est le cheval de Troie des fédéralistes au sein du mouvement souverainiste, complice du NPD de Thomas Mulcair.

    Québec Solidaire.
    Tout ce qui est dégueulasse porte un joli nom

  9. À propos du Delaware sujet du jour de nos bons «amis» Québec-solidaire : http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201209/24/01-4576813-pourquoi-le-delaware.php

    « Des lecteurs se demandaient si une telle immatriculation au Delaware avait essentiellement pour but d’éviter de payer de l’impôt dans les pays où les entreprises brassaient des affaires.

    Non! Pascal Bossé, le porte-parole de Domtar qui a son siège social au Québec malgré son incorporation américaine au Delaware, a expliqué que l’entreprise était assujettie à l’impôt corporatif dans toutes les juridictions (pays) où elle exploite des usines. Le montant des impôts à payer dans chacun des pays repose sur les bénéfices que l’entreprise y réalise.»

    Avec des amis souverainistes comme ceux-là on risque de perdre sa chemise!

    • Des amis souverainistes dites-vous? Françoise David n’est pas complètement idiote mais elle n’a pas non plus inventé les boutons à quatre trous. La semaine dernière à l’émission « Les coulisses du pouvoir » elle accordait une importante entrevue à Emmanuelle Latraverse. À une question du genre: « Vous ne croyez pas que la présence de Québec solidaire prive le Parti Québécois de la majorité nécessaire pour tenir un référendum sur la souveraineté que vous souhaitez? », Françoise David n’a rien trouver de mieux à répondre que ce n’était pas leurs deux députés qui privait le Gouvernement Marois d’une majorité. Allô! La terre appelle dans les nuages! Dans au moins 20, 25 ou même 30 comtés où il était impossible que Québec solidaire fasse élire leurs candidats les votes obtenus par ce parti dépassaient la majorité obtenue par les libéraux sur les péquistes. La mathématique politique n’est visiblement pas la plus grande force de Françoise David. Elle est plus forte en « reniflage » même si elle n’a pas beaucoup de flair politique. Sans ces votes inutiles pour Québec solidaire si les pseudos souverainistes qui appuient ce parti avaient voté pour le seul parti souverainiste en mesure de gouverner nous serions peut-être déjà souverains, le Parti Québécois se serait sabordé et possiblement que Québec solidaire dirigerait maintenant le gouvernement d’un Québec souverain. Non seulement Québec solidaire tire allègrement dans les pieds du Parti Québécois mais il tire également sottement dans ses propres pieds. Faut le faire! Moi et bien d’autres personnes qui auraient envie d’un Québec souverain social-démocrate nous n’aurons jamais vraiment envie de voter pour un parti qui freine notre accession à la souveraineté et qui, plus le temps passe, la rendra de plus en plus difficile (sinon impossible) à atteindre. Comment ne pas croire sérieusement que Québec solidaire est l’allié objectif des libéraux québécois fédéralistes? Et ce n’est pas simplement notre chemise que nous perdrons mais le pays auquel notre nation a parfaitement droit et immensément besoin.

  10. Ceux et celles qui disent que Mme Marois n’a rien fait en 18 mois de pouvoir c’est parce que vous manquez d’informations. Dites-moi qui des autres partis en aurait fait plus? Soyons honnêtes avec nous-mêmes. Je considère qu’il serait préférable de voter pour le parti au pouvoir avec une majorité.Donnons la chance aux coureurs au mois pour un mandat de 4 ans. À quoi ça sert de changer de gouvernement si vous votez pour les autres partis ce sera encore à recommcer, les frais que ça coûte aux contribuables, c’est encore nous la classe moyenne que ça va appauvrir. Le changement avec la C.A.Q. je n’y crois pas ses députés sont nouveaux, le temps qu’ils apprennent le fonctionnement de la machine électorale, sera une perte de temps, une perte d’argent. Mme Marois a choisis les meilleurs (es) , ils ont l’expérience et ils ont tout mis en place pour que le Québec soit à l’oeuvre. Tant qu’au Parti Libéral avec M. Couillard, décevant à tout point de vue, je ne peux pas croire que les québécois vont voter pour lui. qui dit ne pas vouloir de boue alors qu’il nous envoie son fiel en pleine face et qu’il a tremper dans la boue lui-même. Il devrait s’en retourner à la pratique de sa formation neurologue. Il n’y a pas personne qui a l’expérience, les études, la connaissance, la bonté, la transparence de Madame Marois pour diriger le Québec. Soyons fiers de nous québecois et québecoises, nous aspirons à l’honnêteté, à la fierté, à la joie de vivre, à la connaissance, au partage, au bien-être de tous et de toutes. Nous sommes différents, protégeons notre français, protégeons nos acquis, protégeons notre patrimoine.

    • Il m’arrive assez souvent de demander à de farouches libéraux de m’identifier une seule réalisation effective, digne de mention, mise en place par le gouvernement Charest au cours de ses interminables 9 années et demie passées à la direction de l’État. Je vous jure qu’au meilleur de mes souvenirs personne n’a jamais fourni aucune réponse à une question aussi simple. Ce gouvernement a essayé certaines choses mais tout s’est terminé en queue de poisson. Je bouffe quotidiennement de grandes quantités d’actualités politiques et même avec toute la meilleure volonté du monde la seule réalisation concrète dont j’arrive à me souvenir du gouvernement Charest c’est cette grandiose loi sur l’obligation de chausser sa voiture avec des pneus d’hiver à une date (le 15 décembre) où souvent la neige est déjà présente depuis longtemps. Le plus invraisemblable dans tout cela c’est que des études démontraient clairement qu’il y avait plus d’accidents en hiver impliquant des voitures chaussées de pneus d’hiver que de tout autre sorte de pneus. L’explication est fort simple; les gens conduisant des voitures munies de pneus d’hiver se sentent davantage en sécurité, sont beaucoup moins prudents et adaptent moins leur conduite aux conditions hivernales avec le résultat qu’ils sont impliqués dans plus d’accidents. De plus la production de pneus d’hiver ne représente que 2% du marché mondial du pneu et un grand nombre de pneus d’hiver appropriés pour certaines marques de voitures ne sont tout simplement pas produits et donc non disponibles en raison de la non rentabilité des produits appropriés. C’est à se demander si cette loi n’a pas été mise en vigueur juste pour remercier de généreux donateurs libéraux qui vendent et installent des pneus d’hiver.

      Alors il est très facile de constater que même un gouvernement péquiste minoritaire a fait beaucoup plus en 18 mois que les gouvernements successifs de Jean Charest en 9 ans et demi. Mais cela n’a rien d’étonnant puisque les libéraux n’aiment pas agir sur quoi que ce soit afin de ne jamais risquer d’indisposer leurs électeurs. C’était du moins la recette de Jean Charest et il semble que les libéraux voudraient la perpétuer puisque leurs seules engagements concrets dans la présente campagne électorale semblent consister à ne pas faire tout ce qu’un gouvernement péquiste voudrait faire. Le seul autre engagement connu consiste à promettre 250,000 emplois, soit ce que l’économie va engendrer d’elle-même de toute façon si tout va relativement bien dans l’économie mondiale.

  11. J’ai vu la publicité négative de Couillard en noir et blanc et pour un couillard qui se dit contre les attaques négatives, je pense que celui- ci ne comprends pas les mots qu’il utilise c’est donc logique qu’il veut l’anglais. C’est sans doute la seule langue qu’il maîtrise et conprend, la subtilité n’est pas son fort!!!

  12. Madame David dit défendre l’usage du français et pourtant, comment se fait-il que QS ait conçu au moins une page web uniquement en anglais?

    Cliquez sur le lien et vous serez surpris de lire ce que vous allez lire:

    http://whyqs.net/

    A chacun de conclure.

  13. Désolé de le dire mais je trouve que les stratèges péquistes manquent un peu d’imagination sur certains points élémentaires concernant la présente campagne électorale.

    On savait tous par exemple que le PLQ reviendrait constamment sur la question référendaire comme ils l’ont fait à chaque élection depuis que le Parti Québécois existe. Depuis le début de la présente campagne personne ne semble avoir trouvé la bonne façon de répondre à ces attaques répétées. Chaque fois que la question lui est formulée Madame Marois répond qu’il y aura un référendum quand les québécois seront prêts ou qu’il n’y en aura pas tant que les québécois ne seront pas prêts. Les adversaires reviennent alors à la charge en demandant quand les québécois seront prêts et comment le PQ saura qu’ils le sont. Il est difficile de répondre à cette question de façon assez claire pour éviter qu’elle revienne constamment sur le tapis. Alors on tourne en rond. Pourtant la recette pour sortir de ce cercle vicieux est connue depuis longtemps puisque Jean Charest la mettait régulièrement en pratique et réussissait plutôt bien à clore le débat pour un bon moment. Quand les journalistes demandaient à Jean Charest quand il tenterait de relancer les discussions constitutionnelles pour permettre au Québec de réintégrer la constitution canadienne il se contentait de répondre par une formule creuse qui n’ouvre pas beaucoup la porte à des sous questions. Pendant neuf ans et demi il a réussi à écarter ce sujet pourtant crucial en répondant simplement que « le fruit n’est pas mûr » ou, parfois, « que la terre n’est pas fertile ». Dans le meilleur des cas les journalistes pouvaient le relancer en lui demandant quand le fruit serait mûr ou quand la terre serait fertile et il n’avait qu’à répondre que personne ne pouvait répondre à ces questions, que ça viendrait ou pas à un moment imprévisible. Voilà comment l’homme Téflon esquivait ce type de questions.

    Si Pauline Marois répondait la même chose lorsqu’on lui demande si elle tiendra un référendum dans un futur mandat il me semble que ça couperait court aux questions. « Madame Marois, allez-vous tenir un référendum lors d’un éventuel futur mandat majoritaire? Je ne sais pas. Le fruit n’est pas mûr. La terre n’est pas fertile. Quand le fruit sera-t-il mûr? Ça vraiment personne ne le sait. On verra ». Si Pauline Marois répondait de cette façon il me semble que ça sonnerait des cloches quelque part, ça clouerait le bec aux libéraux qui ont accepté ces réponses farfelues pendant des années en s’en contentant. En ajoutant « On verra » ce sont les caquistes qui se reconnaîtraient dans ce type de réponse. C’est difficile de revenir à la charge et de critiquer quelqu’un qui nous sert les mêmes réponses saugrenues que nos chefs ou anciens chefs ont servi aux autres pendant des années. On ne peut pas facilement reprocher à une personne d’être vague quand le chef de notre parti l’a toujours été en utilisant des formules identiques.

    J’ai remarqué également que chaque fois que Philippe Couillard apparaît à une tribune il y a toujours cette fameuse affiche devant lui indiquant tout simplement « 250,000 emplois ». C’est banal mais ça frappe beaucoup l’imagination à chaque apparition même si on sait qu’en temps normal il se crée 50,000 emplois par année au Québec. La promesse libéral s’étend sur 5 ans. Alors c’est insignifiant mais efficace. Plus souvent qu’autrement quand Pauline Marois apparaît à une tribune l’affiche devant elle indique simplement le nom du comté où elle se trouve. C’est strictement inutile. Madame Marois parle parfois de 115,000 emplois sur 3 ans ou quelque chose comme ça. Peut-être que c’est réaliste mais c’est uniquement dans le discours et non sur une affiche mise en évidence et 115,000 emplois sur 3 ans versus 250,000 emplois (bien en vue) sur 5 ans c’est « looser ». Pourquoi une affiche semblable n’apparaîtrait pas chaque fois que Pauline Marois est vue en ondes. Moi je verrais bien une affiche indiquant 300,000 emplois. Ça c’est « winner ». Ce serait bien sûr sur 6 ans mais ça éclipserait les 250,000 emplois des libéraux et ceux-ci ne pourraient pas critiquer cet « engagement » puisqu’il est égal à leur propre promesse.

    Une autre chose. Quand Philippe Couillard se plaint de se faire continuellement lancer de la boue, pourquoi on ne lui rappelle pas que lui-même lance de la boue mais, encore pire, que dans les premières minutes du lancement officiel de sa campagne électorale il a carrément déversé des chaudières de fiel sur une très vaste partie de la population en vociférant sa « détestation viscérale » de tous les souverainistes de tout acabit et de tous les québécois en faveur de la charte des valeurs (ce qui inclus forcément un bon nombre de caquistes, de partisans de Québec solidaire et même d’un bon nombre de libéraux discrets). Ces propos sont fortement disgracieux et parfaitement indignes d’une personne qui aspire à devenir le premier ministre de tous les québécois. Philippe Couillard joue constamment aux vierges offensées mais personne ne semble se donner la peine de rappeler les dérapages verbaux et outranciers qu’il lance lui-même sans arrêt.

    Voilà trois points apparemment mineurs qui pourraient toutefois, selon moi, tourner les adversaires en bourriques sans toutefois prêter facilement le flanc à la critique. Le Parti Québécois avait tout et a encore tout pour faire élire un gouvernement majoritaire mais les réactions appropriées à certaines pratiques semblent souvent faire défaut ou être trop lentes.

    Enfin, le Parti Québécois devrait mettre beaucoup plus de l’avant la qualité exceptionnelle de son équipe parce qu’à elle seule la personnalité de Madame Marois ne passe toujours pas facilement auprès de l’ensemble de la population, quand on ne la connaît pas personnellement. Philippe Couillard, lui, malgré tous ses travers demeure un médecin et l’image d’un médecin est toujours aussi vendeuse que celle d’un pompier, qu’on le veuille ou non. Il faut peut-être toute une équipe (une bonne équipe) pour éclipser un médecin.

    J’espère que ces quelques remarques ne seront pas inutiles et qu’elles sauront se rendre au bon endroit, si besoin est, avant qu’il ne soit trop tard.

    Paolo Mitriou, politologue (entre autres)

    • Je partage l’opinion de Paolo Mitriou.
      Les stratèges entourant madame Marois manquent de bonnes occasions de marquer des points. Un autre exemple à ajouter aux vôtres: il n’y a pas de stratégie électorale sur la question du péage annoncé pour le remplacement du pont Champlain. Cette question devrait être un enjeu électoral majeur.

    • Bravo! Belle analyse et excellentes idées! À mon humble avis vous pourriez donner un bon coup pouce à Mme Marois d’ici la fin de la campagne, si elle vous laissait voyager et discuter un peu avec elle en autobus…;-))) Et je ne sais pas si Monsieur Lisée a encore le temps de lire toutes les bonnes idées sur ce site…

  14. Mon très cher Mr LIsée,
    Voici, mes parents et mes grand-parents paternels ou maternels étaient tous des
    personnes très politisées, et certains de mes oncles assez instruits, mais c’était
    même à cette époque vers les années 1940, combien de fois je fus consciente
    même si j’étais une toute petite fille, et bien que mon papa, et mes oncles ne pouvaient espérer obtenir un poste supérieur car ils ne parlaient pas anglais, et donc aujourd’hui âgée de plus de 80 ans, je suis plus que écoeurée que la très
    belle ….NATION QUÉBÉCOISE….demeure écrasée par le Fédéralisme, et ce
    Doc Couillard ce Doc vendu au système de Santé Privé, je m’imagine déjà le
    ravage que ce beau parleur va s’amuser à détruire encore plus le Francais, plutôt que de l’amiliorer, et observez bien ce qu’il décidera de tous nouveaux
    arrivants……CE DOC OFFRIRA PAR UNE LOI QU’ILS POURRONT S’ILS LE
    DÉSIRENT DE S’ INSTRUIRE EN ANGLAIS ICI AU QUÉBEC À MAJORITÉ
    FRANCAISE SOUS LE PRÉTEXE QUE CE SERA BEAUCOUP FACILE DE SE TROUVER UN BON TRAVAIL RÉNUMÉRATEUR …..LE FÉDÉRALISTE EST
    TROP RÉEL ET DONC TROP EMBARRASSANT AU QUÉBEC….! ! !
    A NOUS TOUS DE L ‘IGNORER, EN VOTANT….PARTI QUÉBÉCOIS….! ! !

  15. Je présume que seul les personnes qui veulent se perfectionner dans un domaine quelconque auront à apprendre l’anglais et que le reste de la population restera dans l’ignorance multi-linguistique!!!! Dans l’ancien temps on disait « keep them barefoot and pregnant » pour garder les femmes à la maison, maintenant on dit « ne leur apprenez pas une autre langue que le Français » pour les garder au Québec, les travailleurs ordinaires n’ont pas besoin de l’anglais…C’est comme un retour aux sources, mais dans la mauvaise direction.

  16. Vous allez vous rendre compte assez vite que pour vendre à l’étranger des produits comme les purificateurs d’eau, IL FAUT UTILISER L’ANGLAIS…Essayer de vendre ceci en Chine, au Quatar, au Panama en Français…Ils ne vous écoutent même pas.
    Une autre balise stupide qui ne fait que de diminuer la compétence multi-linguistique de votre population. Tous devraient parler au moins 2 langues et même plus si possible.

    • Les vendeurs de purificateurs d’eau représentent quelle part des travailleurs québécois? 0,0003% environ? Et puis après avoir été des porteurs d’eau allons nous devenir des vendeurs de purificateurs d’eau. 99% des travailleurs de mon entourage n’ont jamais eu à parler anglais pour gagner leur vie. C’est vrai que je n’habite pas la Tour de Babel qu’est « Monrial la Big City ». Des 99% des travailleurs qui n’ont jamais eu à parler anglais pour gagner leur vie il y en a au moins la moitié qui se débrouillerait plutôt bien si le besoin se présentait et la plupart savent lire et comprendre des instructions en anglais. Bien sûr que maîtriser deux, trois ou même dix langues est une richesse et un atout mais au Québec ce n’est pas une nécessité pour la moyenne des ours, sauf pour les ours francophones du West Island de « Monrial » bien sûr. Peut-être que tous devraient parler deux langues et même plus si possible mais ceci vaut également pour les anglais qui souvent ne maîtrise que l’anglais et ne savent même pas baragouiner deux ou trois mots dans une autre langue. Pourquoi ce qui serait bon pour nous ne le serait pas pour eux? Parce que nous sommes des porteurs d’eau désormais purifiée? Quel progrès renversant nous avons fait!

  17. « Malgré la loi, l’OQLF a noté dès 2008 que 40% des employeurs de l’île de Montréal exigeaient systématiquement l’anglais à l’embauche »

    M. Lisée, j’aimerais porter à votre attention que cette situation est aussi vécue à l’extérieur (et même très loin) de Montréal. Maintenant, les employeurs, même en région, exigent de posséder la langue anglaise, notamment pour pouvoir communiquer avec les sièges sociaux (anglophones). C’est de plus en plus courant, l’anglais est devenu ABSOLUMENT nécessaire pour toutes personnes qui a un téléphone ou un ordinateur dans son environnement de travail. Vous savez, au cas où quelqu’un « d’important » voudrait lui parler (en anglais)…

    « La loi 101 stipule qu’un employeur ne peut exiger la connaissance de l’anglais pour un employé que s’il fait la démonstration que cette langue est NÉCESSAIRE pour réaliser la tâche. » (mes majuscules).

    « Nécessaire » semble devenu synonyme d' »utile », voire d' »agréable » ou de « moins de troubles »… Il est grand temps qu’on remette les pendules à l’heure. Des gens de talents, partout au Québec, n’ont aucune possibilité de se trouver un emploi par le simple fait qu’ils ne parlent pas anglais.

    Ça me semble inacceptable dans un état francophone. Je compte sur vous et votre équipe…

    • Mme Marie-Michèle Couture, je note dans votre texte : au cas ou quelqu’un d’important voudrait lui parler, en anglais, bien sûr si c’est quelqu’un d’important. Mon Dieu, je croyais que nous étions sortis de cette mentalité de colonisés…

  18. La langue est un enjeu essentiel à travers cette élection. Nous devons faire apparaître la langue partie intégrante d’une culture à défendre.

  19. Couillard c’est la même mentalité de colonisé qui prévalait au Québec sur la langue de travail et que j’ai vécu jusqu’as l’adoption de la loi 101

    Il veut ramener le français langue de travail aux années 50 et avant la loi 101

    C’est un idéologue trudeauiste

    C’est le bilinguisme idéologique tout azimut jusque sur le plancher des usines ou la langue anglaise serait la langue commune plutot que le français

    Pourtant on voit même encore des annonces au Québec ou on demande …plongeur demander ..anglais exiger

    Si la vaisselle est laver en français elle doit surement paraitre moins propre pour le fédéraliste a Couillard

    En passant l’ex député Benoit Pelletier n’as pas été tendre sur la position de Couillard sur cette question et la question identitaire a l’émission d’Anne Marie Dussault

    Benoit pelletier est a l’opposé de la vision de Couillard

    On auras jamais vu dans notre histoire comme québécois une limace aussi rampante que Couillard sur la question de l’identité québécoise qui contrairement a la corruption institutionalisé ne fait pas parti de ses valleurs

  20. Ceux qui en savent pas compter ne compteront pas… Un médecin spécialiste d’expérience aujourd’hui doit bien gagner dans le demi-million ou pas loin. S’il s’autorise à aller travailler en Ontario, disons une journée par semaine, parce que bien sûr au Québec on n’a pas les ressources pour opérer 5 jours par semaine, il s’en met un brin de plus dans son bas-de-laine. Pourquoi rester désœuvré?

    Et ce demi-million double aisément si on réussit à décrocher un contrat juteux en Arabie, là au moins ça paye, c’est pas comme ici. Logé, et autres bénéfices marginaux, dont ceux des contacts internationaux, tout un réseautage comme on dit aujourd’hui. Les contrats pour les expatriés, ça paye!

    Certaines des monarchies pétrolière veulent investir dans l’éducation, la santé, les infrastructures modernes, et viennent chercher en Amérique la main-d’œuvre qualifiée dont ils ont besoin pour développer leur pays. Ils l’ont fait longtemps, le font encore. L’Arabie entre autres pays, riches en argent, les pétrodollars, mais pauvres en éducation et spécialistes pointus, est venu chercher bien des connaissances au Québec.

    Cela fait en 4 ans, disons 4 millions pour ce spécialiste. Et en dollars constants des années 90, disons 3. On dépense tout ce qu’on peut. On mène la grande vie, les voyages de vacance, les grands hôtels. Mais il en reste, après tout on est là pour faire des économies rapidement. Les paradis fiscaux servent à héberger ces économies. Celles-là entre autres.

    Alors on en met un brin, de ses économies, dans un (premier) compte dans un paradis fiscal, disons pour la maison qu’on va acheter au retour, l’auto de luxe, la maison à la campagne. Il faut savoir prévoir. On importe au retour le contenu de ce compte-là, disons 600 mille dollars, ce nombre est choisi au hasard, tout ce qu’il y a de légal. On paye les impôts dus, sans problème. C’est d’ailleurs pas beaucoup. Une bonne maison tout de même. Même aujourd’hui à ce prix-là, on n’habitera pas un taudis.

    Et le reste est ni vu ni connu. le secret fiscal des paradis fiscaux est à toute épreuve. Mais bien sûr, il peut ne rien rester. va savoir.

    Tout ce petit jeu est parfaitement légal. On peut être fier de l’aide internationale qu’on apporte.

    Il est bien entendu aussi qu’on peut s’expatrier dans un élan de générosité, une sorte de bénévolat, pour aider les pays à lancer leurs hôpitaux, leurs infrastructures de commmunications par exemple, leurs universités, etc. Et qu’on s’exile pour des pinottes, comme le bon docteur Schweitzer. Un saint. Le Québec a fourni tant de missionnaires. Mais ils n’ont pas travaillé en Arabie, mais en Afrique noire. Ou dans de nombreux pays sous-développés, réellement pauvres.

    Tout se peut, comme on dit. Même les grandes âmes.

  21. A propos de la langue, j’ ajoute que si on se penche sur l’ enjeu électoral qu’ elle représente, des déclarations récentes au DGE me font frémir.

    En effet , comment se fait-il que, le porte-parole du DGE, (le même qui a déclaré récemment que le nombre inhabituel d’inscriptions d’anglophones et d’ allophones dans certaines circonscriptions ne correspondait pas «nécessairement» à des tentatives de fraude délibérée visant à gonfler les listes électorales) , comment se fait-il donc, qu’ il s’ ait cru permis d’ influencer les élections en prétendant que si le PQ remportait les élections, la DGEQ devrait immédiatement se préparer pour un référendum..?

    Comment pouvait-il ignorer la portée de cette fausse déclaration?
    Qui est ce Monsieur qui vient de porter un coup peut-être fatal au PQ?

  22. C’est connu, les libéraux de toujours ont transigé avec ( the englispeople.) Merci M.Jean-Francois Lisée de me le rappeler. Ça va m’éviter de faire une grave erreur……

  23. Le principe des Libéraux reposant sur la « collaboration lucrative » avec les instances fédérales à majorité anglophone, il n’est pas étonnant que leur souhait de promouvoir outre-mesure la langue anglaise représente un cheval de bataille électoral important.

    Plus l’anglais deviendra obligatoire, non seulement plus les anglophones seront favorisés, mais surtout plus les allophones seront contraints de minimiser l’ importance de la langue francaise.
    D’ autant plus que s’ils la maîtrisent mal à leur arrivée au Québec, elle deviendra une troisième langue encombrante.

    Ceci, jugulé avec une immigration massive, permet à terme de disposer d’ un électorat dédaigneux du francais, plus important.

  24. Phillipe Couillard est presqu’aussi pire que Rob Ford ! … Et peut-être que d’ici la fin de la campagne il va parvenir à le dépasser ! …

  25. J’ai reçue, dans mon courriel, d’un site de pétition, une pétition pour changer le chef du Parti Libéral. J’ai tout simplement supprimer cette demande parce que c’est pas mon parti ni mon problème. Avec ce que je viens de lire + ceux que j’ai lue, je comprend qu’ils cherchent à changer de chef.

  26. J’ajoute qu’une langue ne peut pas être réduite à une façon de parler.
    C’est surtout une façon de penser, pendant quelques petites heures, éveillés, en privé, au repos, et pendant 8 heures sinon plus à l’usine.
    À écouter Philippe Couillard, il pense en anglais, baigné dedans, depuis son jeune âge, à Westmount. Sa torture peut se comprendre.

    • Vous avez raison. Les structures mentales de l’enfant se forment par l’apprentissage de la langue maternelle. Or la structure des langues varie de l’une à l’autre. Les langues saxonnes sont axées autour du verbe, les langues latines autour de l’adjectif, les langues allemandes autour de l’articulation, les langues chinoises et japonaises autour de l’origine. Il en résulte des sociétés axées sur l’action et le résultat, les processus, l’organisation, la continuité. D’où la grande diversité de conception et d’organisation du monde. Fascinant, extraordinaire, mais qui demande une adaptation constante des esprits pour pouvoir apprécier cette richesse de la race humaine et garder l’équilibre entre ces visions du monde parfois très divergentes mais toujours passionnantes.

  27. @ Julien David
    J’ai pensé comme vous, relativement à ses pauvres revenus, probablement « charitables », alors qu’il allait fonder un service de neurochirurgie à Dhahran, en Arabie saoudite, pays sans ressources naturelles et donc très pauvre comme on le sait, et alors qu’il aurait pu aller pelleter de la moraine à la Baie-James pour le même salaire.
    Mais je me demande aussi comment il a fait pour entrer en faculté de médecine à l’âge de 16 ans:
    « Fils de Pierre Couillard (1928-2001), professeur de biologie à l’Université de Montréal, Philippe Couillard entre à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal à l’âge de seize ans. En 1979 à l’âge de 22 ans, il obtient un doctorat en médecine, puis en 1985 un certificat de spécialiste en neurochirurgie. » (merci wikipedia )
    Moi-aussi j’ai appris à lire sur les genoux de ma mère ( en français) à l’âge de trois ans, pas à Westmount mais dans un canton au nord du Lac-St-Jean. On n’avait pas de classe de maternelle et ai sauté une année au primaire. Malgré cela, en suivant le curriculum normal de cette époque, je suis entrée au Cégep à la fin de mes 17 ans et ce n’est que deux ans plus tard que j’ eu pu entrer à l’université, à mes presque 20 ans.
    Cela m’intrigue: comment a-t-il pu entrer en faculté de médecine à 16 ans et 2 mois?
    S’il était un génie, cela se saurait. Or son mangue de jugement, dans toute sa carrière politique ( pour le moins ), comme là en ce qui concerne son avis sur la langue des travailleurs de notre peuple, n’illustre en rien un tel génie. Qui est Philippe Couillard et pourquoi se rabaisse-t-il à vouloir devenir le Premier Ministre d’un peuple qu’il considère comme … ( ma politesse m’empêche de dire l’expression « trou-du-cul »).

  28. Que le PQ travail activement et présente un projet de société au lieu de faire son no2 sur les autres partis. Où êtes-vous, dans quel univers?
    Le peuple à besoin de visionnaires, pas de chouchoutteux de cambouillis!
    Il vous suivra lorsque vous serez excellent!
    Enlignez -vous!

  29. Jeune controleur aérien à Québec dans les années 70, j’occupait un poste bilingue et mes employeurs m’interdisait de parler français, cautionné en plus par notre syndicat canadien. Ce syndicat qui ne voulait pas signer notre convention collective en français. Navons mené une chaude lutte contre cette infamie et contrés les plans du fédéral de fermer le centre de contrôle de Montréal et nous avons regagné notre dignité et sauvé nos jobs.

    On ne vas tous recommencer encore. J’ai le goût de dire: Réveiller-vous bande caves.

    Y’a du français dans l’air.

  30. IL y a un autre volet intéressant à ces remarques de Philippe Couillard.

    À mon avis cela démontre aussi son incompétence , ou ses méconnaissances en matière de gestion et d’économie.

    Couillard parle ici d’une PME qui exporte ses produits (ou veut le faire) vers les États-Unis ou l’Angleterre.

    On peut penser que les PME qui visent ces marchés d’exportation ont des équipes de vente bilingues (ou trilingues) bien formées qui répondent aux questions des acheteurs étrangers et au besoin les accompagnent lors de leur visite sur le plancher de l’usine. Un ouvrier sur le plancher d’usine n’a pas à faire la vente et il ne le fait pas.

    Ce serait peut-être une bonne idée que quelqu’un offre un livre «  »La gestion pour les NULS » (de la célèbre collection) à Philippe Couillard.

    Il est très spécialisé (neuro-chirurgie), mais il a probablement dépassé son seuil d’incompétence dans sa quête du poste de PM .
    il devrait lire un livre d’initiation du genre «  » »la gestion pour les nuls »

    • Bravo. bien dit. Il n’y a pas une entreprise exportatrice qui se respecte qui n’a pas un représentant, habituellement à ce niveau avec le titre de VP, effectivement bilingue, trilingue ou même polyglote, aujourd’hui.
      Je me suis demandé ce qu’il avait mangé pour nous sortir des absurdités semblables. Comme vous le dites si bien, les PME « canadiennes françaises » sont vraiment des nulles ou des bas de gamme pour lui. Comment va-t-il nous vendre à l’étranger avec une telle opinion. Voir si on demandera au personnel de production de répondre directement à l’acheteur étranger. On pourra lui demander de démontrer ses compétences, le cadre rigoureux de production, le contrôle de Qualité mais on ne lui demandera pas de s’adresser au client. Ce n’est pas son rôle. Vous avez raison: « La gestion pour les nuls », « Fonctions de l’entreprise 101 », etc… Ça presse.

  31. Plus que cela Mr Lisée,
    Mr Couillard s’est engagé à donner à Denis Coderre le statut spécial qu’il demande sans dire qu’il consulterait qui que ce soit. Imaginez ce que ces deux individus fédéralistes à l’os pourraient faire. Juste à y penser et je frissonne.
    Voilà le résultat de 55,000 immigrants par année à Montréal.

    • Dans le but de partitionner l’ile de la Province en cas de référendum gagnant ou de nous menacer de faire. Soustraire Montréal à l’influence des impies.

    • Je suis d’accord avec vous Mme Deschênes mais de grâce n’écrivez pas Mr Lisée (forme anglaise) mais M. Lisée.

  32. Qui retarde l’ extracdition d’ Arthur Porter vers le Québec, rien ne bouge et qui bloque son arrivée et à quel niveau de gouvernement? C ‘ est un silence !

  33. Il est souhaitable de parler plusieurs langues, même l’anglais, mais la langue officielle au Québec est le français, elle doit le demeurer et nous nous devons de la respecter, de la défendre et de la faire adopter par tous.

    Monsieur Couillard à vous entendre, j’ai mal à mes ancêtres.

  34. Scandaleux. Mais, devant l’urgence de ne pas laisser passer Couillard, certains hésitent encore…

  35. Réflexion co-latérale. Un chirurgien du cerveau très doué (et parlant anglais, pour rester dans le sujet)), jeune, dans le début trentaine, assez expérimenté pour être appelé comme chirurgien et consultant par les hautes autorités médicales de l’Arabie saoudite n’aurait gagné en trois ou quatre ans QUE six-cent-mille dollars?

    • C’est aussi le commentaire qu’on a fait autour de moi. À moins qu’il ait si peu confiance en lui, qu’il n’ait pas su négocier sa valeur avec le Roi d’Arabie Saoudite. Il faudrait prendre garde que son apparente assurance ne vienne pas que des ses spin doctors. Il faudrait questionner ses professuers à l’université et ses patrons dans les hôpitaux où il a fait sa résidence en neuro-chirurgie. On y trouverait peut-être quelques commentaires édifiants.

  36. Vous avez totalement raison.Ma fibre nationaliste s’est révoltée en entendant les propos de colonisé de Couillard.Cet homme au passé trouble en plus, n’as absolument pas de crédibilité pour diriger et protéger notre Québec.De plus un petit exemple que je remarque: Je travaille au téléphone dans les entreprises et quand le PLQ est au pouvoir, on entend dans le système téléphonique automatise, pour français faire le 2, quand le PQ revient c,est le 1 🙂

    • Encore une fois, M. Lisée, vous être un expert en manipulation de l’information. Vos attaques personnelles envers M. Couillard démontre clairement à quel niveau vous fonctionnez. Est=ce que Mme Marois est prête à révéler les biens de son mari?

    • Pourquoi voulez-vous connaître les biens de m. Blanchet? Est-ce que m. Blanchet veut se faire élire? Ça ne vous regarde pas et ça ne regarde personne sauf le conseiller en éthique!

      Vous faites partie de ces Libéraux hargneux qui n’ont rien à proposer pour faire avancer la société québécoise, mais dont le seul but est l’avancement personnel et de faire partie de la grande famille libérale.

    • @ Michelle Serano

      Couillard as oublier ses paradis fiscaux comme Jean Charest qui avait lui aussi oublier de dire aux québécois qu’il recevait un salaire incognito de 75000 dollars

      D’ou venait et qui lui payait ce salaire incognito ?

      De l’argent déposer dans la caisse électorale des libéraux et venant des entrepreneurs associés aux libéraux qui avaient reçu des contrats du parti libéral ..de l’argent sale

      On vous parle d’argent publique disparu et comme toute bonne libérale la corruption semble faire parti de vos valleurs

      Etant donne que vous on sais a quel niveau vous fonctionner j’aurais une question pour vous ou Couillard

      Vous qui êtes une libérale pouvez vous demander a votre chef qui as nommer Arthur Porter au CUSUM ou sont passer les 22 millions de l’argent publique qui est disparu du CUSUM ?

      Peut être nous le saurons un jour quand Porter seras extrader car il s’est dit tres décu de Couillard qui as renier son amitié

      Dans ses petits papiers Porter dit avoir des informations qui feraient des vagues sur bien du monde

      Porter est l’homme dont Couillard a le plus peur …peur qu’il parle ett vous le savez Michelle Serano

      Votre ministre des garderies libérales Tony Tomassi qui est devant les tribunaux as été l’homme le plus applaudi par les libéraux ..ceux la même qui ont voter 11 fois contre une comission d’enquête ..a faire vomir cette libérasterie pouritte et corrompu

      Vous seriez mieux de vous intéresser a leur cas plutot qu’aux avoirs de Claude Blanchet qui n’est pas en politique

      On as passer 10 ans dans la boue de la corruption libérale fédéraliste a se faire plumer

      En plus vous croyez chez les libéraux canadians dont vous êtes que vous allez laminé et déraciné .l’identité québécoise ..vous vous trompez lourdement

      Et quand un régime aussi corrompu que le PLQ tente ce genre de politique d.éradicarion identitaire tot ou tard et dans n’importe quel pays il est rejeter et seras vomit jusque dans la rue

    • Madame Serano,
      Nous n’en n’avons que faire de sa divulgation. Ses actifs et ses revenus, on espère qu’il les gère bien pour le bénéfice de sa famille.
      Il a lancé cet appel à la divulgation parce qu’il avait été informé des révélations qui seraient rendues publiques deux jours plus tard, au sujet de son compte off-shore. Ce n’était pas « la » procédure de tous les canadiens non-résidents. Il existe, au Canada,des comptes non-résidents dans toutes les banques canadiennes. J’en ai eu un pendant dix ans. Lorsque mon statut de résidente au Canada a été rétabli, mon compte est redevenu un compte résident.
      Ce qui nous importe, c’est surtout ce qu’il va faire du nôtre, notre argent. Pour le moment, on ne voit pas comment il sera dépensé pour notre plus grand bien à tous sauf à travers des agences d’exécution opaques qui ne sont pas redevables devant la population.
      C’est ce qui nous a menés au marasme dans lequel patauge la Commisson Charbonneau.. Même si on dépouillait de tous leurs biens tous les prévenus de corruption ou collusion et qu’on les mettait en prison, le problème ne serait pas réglé. Le système qui les génère est toujours en place. C’était le message de monsieur Vaillancourt à sa candidate et personne n’a compris, sauf peut-être les esprits machiavéliques qui savent comment le faire fonctionner à volonté. à leur bénéfices, ou ceux qui en ont été victimes.

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