Mines, pétrole, gaz, nucléaire: Savoir où on s’en va !

À Tout le Monde en Parle, dimanche soir, Martine Ouellet a décliné avec une admirable limpidité la position du gouvernement québécois sur les ressources naturelles. Il  n’y a rien à ajouter ou à soustraire.

Bravo Martine !

 

13 réflexions au sujet de « Mines, pétrole, gaz, nucléaire: Savoir où on s’en va ! »

  1. Il faut plutôt un grand chantier d’éoliennes pour créer de l’emploi à court , moyen et long terme et pour produire de l’électricité verte.

    Le dossier de l’énergie éolienne au Québec est un vrai scandale digne d’une république de bananes. Un scandale signé J. Charest.

    En ayant confié le développement de l’éolien au secteur privé plutôt qu’à Hydro-Québec, on s‘apercevra dans 20 ans que l’on a bradé une mine d’or pour un plat de lentilles.

    Imaginez où en serait le Québec aujourd’hui si l’énergie hydro-électrique n’avait pas été nationalisée! Les tarifs d’électricité seraient le double de ceux que nous avons présentement, et les milliards de profit d’Hydro-Québec qui nous appartiennent seraient plutôt dans les poches de grosses compagnies privées.

    Il faut que le Québec développe au maximum l’énergie éolienne sur son territoire, en complémentarité avec l’énergie hydro-électrique, en respectant la population et les paysages.

    Le vent étant une richesse collective, c’est Hydro-Québec qui devrait développer l’énergie éolienne sans laisser filer les profits à l’entreprise privée.

    Nous avons déjà en place l’infra-structure du réseau de tranport d’énergie électrique à haute tension d’Hydro-Québec; il s’agit d’y greffer l’énergie du vent. Il y a du vent en abondance dans les régions non habitées près des barrages et des lignes de transport existantes, de même que dans les eaux du golfe St-Laurent. C’est de ces côtés qu’il faudrait aller pour implanter les éoliennes plutôt que de défigurer nos villages et nos paysages.

    Nous avons cette richesse du vent. Pourquoi la laisser en jachère dans les espaces non habités et la brader au secteur privé dans les paysages autour de nos villages?

    Nous avons chassé ce gouvernement Charest de droite qui ne jurait que pour le privé.

    Le gouvernement du Parti Québécois devra renverser la vapeur et faire d’Hydro-Québec ou de sa filiale Éole-Québec le maître d’œuvre du harnachement du vent au Québec.

    L’électrification du réseau de transport serait dans le meilleur intérêt de l’économie québécoise qui regorge d’énergie électrique développée et à développer (que l’on pense au gigantesque potentiel éolien que nous avons ici, près des grands barrages et des lignes à hautes tension).

    Le Québec sait faire!

  2. Concernant le débat gaz de schiste vs exploration pétrolière ; avec les surplus de production d’Hydro , pourquoi le gouvernement ne se lancerait pas dans un programme visant à remplacer le pétrole dans le secteur transport en commun , chauffage etc… par utilisation de la ressource non- polluante qu’est l’électricité ? Ça ça serait du leadership et de l’innovation de la part d’un gouvernement .
    Pensez y…………

  3. Il faut nationaliser les produits de notre sous-sol.
    Il faut une loi 101 plus exigeante: Une STM en français.
    Et cessez monsieur Lisé de vous coucher devant la minorité anglaise.

    • M. Lisée est aussi le ministre de la minorité anglaise, ne l’oubliez pas.

  4. Pour les redevances minières pourquoi ne pas avoir un % plus élevé pour les minières sans transformation et un % plus faible pour les minières avec transformation. Comme cela on favoriserais p’implantation d’usine de transformation et en conséquence augmenter la fiscalité et l’emploi en région.

  5. Madame Ouellet a ramené le chiffre bien connu de 17 milliards de $$$, la valeur de nos importations de pétrole. De cette donnée, elle tire la conclusion suivante: c’est une grande perte pour le Québec, donc exploitons le pétrole du golf, de l’île d’Anticosti, de la Gaspésie… Et si plutôt, on lançait,VRAIMENT, un immense projet décennal d’électrification de nos transports privés et publics alors que nous nageons dans des surplus hydroélectriques. Nos importations de pétrole diminueraient, nos émissions de GES diminueraient, nous pourrions vraiment nous imposer comme un modèle sur la planète, pourrions exporter un savoir-faire concernant une pareille transformation à l’échelle d’un quasi pays. Un pareil virage transformerait radicalement le paysage du Québec.

    M. Liséra intitulait son blogue « savoir où l’on s’en va? ». La réponse semble être vers une province exportatrice de pétrole. Vitement allons rejoindre l’Alberta. Beau projet de pays.

    • Je trouve également que c’est ce qui manque le plus cruellement dans le discours de Mme Ouellet. Parle-t-on d’exploiter le pétrole pour le marché interieur, à l’intérieur d’un cadre strict où la dépendance aux combustibles fossiles est résoluement combattue et diminuée dans l’optique de s’en débarrasser dans un horizon donné? Avec comme seul souci la balance commerciale du Québec (et stratégiquement, une corde de plus à son arc énergétique)?

      Ou veut-on plutôt exploiter le pétrole pour l’exporter et faire partie du problème plutôt que de la solution, alors que nous sommes si bien placé sur terre pour ouvrir le chemin qu’il faudrait prendre?

      Essaie-t-on de gommer la différence fondamentale entre ces deux projets?

      Comment éviter la politique du «pied-dans-la-porte» avec l’industrie pétrolière au Québec?

      Voilà des questions auxquelles la ministre va devoir répondre avant de donner la première autorisation d’exploitation, si elle ne veut pas une crise sociale sur les bras. Le pire, c’est qu’il est certain qu’elle comprend parfaitement les enjeux, mais, j’imagine qu’elle ne veut pas se peinturer dans un coin trop tôt. Vivement de la lumière sur cette affaire en tout cas.

    • Le problème est qu’il faut financer ces plans d’électrification des transports.

      Ce n’est pas demain la veille que nous ne consommerons plus de pétrole. Entre temps, peut-on utiliser cette richesse pour développer des technologies vertes de chez nous?

      Avec ce pétrole, nous pourrions débarrassez les générations futures du lourd fardeau de la dette et financer massivement nos systèmes de transport en commun et d’électrification des transports.

      Parfois, il faut savoir faire un pas en arrière pour mieux avancer.

    • Durant cette décennie où nous développerions l’électrification de nos transports, pourquoi continuerions-nous à faire sortir plus de 15G de dollars par année ? Durant 10 ans cela fait 150G de $. Pourquoi ne pas procéder intelligemment. Commencer progressivement à devenir indépendant en ce qui concerne notre alimentation de pétrole en exploitant nos propres réserves (en respectant l’environnement et les communautés locales). En parallèle, avec l’argent qu’obtiendra notre Québec soit avec ses parts dans notre pétrole, soit avec les redevances des pétrolières notre gouvernement pourra décider de développer l’auto électrique et le transport en commun électrique dans toutes nos grandes villes et entre nos capitales régionales ! ET durant ce temps nous garderions ici plus de 15G de $ ! Par la suite nous pourrions exporter nos autos, nos trains électriques, nos éoliennes, nos moteurs électriques partout dans le monde !

  6. Si les Québécois veulent un jour se donner un pays, la nationalisation préalable des ressources naturelles est un incontournable.

    L’argument du manque d’expérience dans le domaine des mines, pour justifier notre trop grande générosité envers le privé ne tient pas la route: nous en savions bien peu sur l’hydro-électricité et les méga-projets, par le passé, ce qui ne nous a pas empêché de développer une expertise dont nous sommes tous fiers aujourd’hui.

    À quand une étude exhaustive de ce qui constitue la réussite de la Norvège, en vue d’en implanter le processus au Québec? N’est-ce pas un beau dossier pour un Ministre des Relations internationales? Pourriez-vous laisser plus bel héritage aux Québécois?

    Vous avez certes de bonnes raisons d’aller vous balader aux Indes. Mais à quand votre tournée à Oslo, Stockholm, Helsinki et Reykjavik? N’avons-nous pas plus en commun avec la Norvège qu’avec l’Inde (climat, ressources, population, programmes sociaux, etc…)?

    Les pays progressistes du nord de l’Europe sont souvent cités en exemple. Qu’attendons-nous pour suivre leur exemple? N’existe-il pas d’autres façons de faire que de se comparer en permanence aux États-Unis et au ROC?

  7. Bonjour M. Lisée, éh bien, vous voilà!
    Vous avez une côte à monter comme on dit chez nous. J’espère que vous nous sortirez quelque chose de votre chapeau rendu tout en haut et le temps presse.
    Concernant Me Ouellet, je pense qu’elle a toutes les compétences pour mener la bataille avec les voraces de minières.
    Je vous pose une question M. Lisée, pourquoi ne parle t’on jamais de nationaliser ce qui est dans le sou-sol québécois? Est-ce par manque de volonté, manque d’expertises, manque d’argent?
    Si on a été capable pour l’électricité, pourquoi pas les mines. Est-ce qu’il y a des études de faisabilité la-dessus?
    Il me semble que les québécois seraient tous pour cela, ça ne commence pas comme cela un pays, maître chez nous!

    • «nationaliser ce qui est dans le (sou-sol) québécois»

      Je souhaite que les sous générés par l’exploitation de notre sol soient pluriels plutôt que singulier. ;-)
      Mon commentaire est évidemment une blague.
      Mes respects.

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