Mon appel du 8 mars

Ce vendredi matin, je représentais la gent masculine dans un bel événement organisé par ma collègue de la condition féminine, Agnès Maltais.

En ce 8 mars, Agnès lançait la campagne « Mairesse ou conseillère, pourquoi pas vous ? »

Des élections municipales auront lieu partout au Québec en novembre prochain, et notre objectif est d’augmenter la proportion de femmes qui s’investit en politique municipale. Pour y arriver, Agnès désigne des ambassadrices (et ambassadeurs) dans chaque région pour susciter des candidatures.

À Montréal, Agnès et moi avons choisi un couple hors pair pour envoyer ce message: Louise Beaudoin et Liza Frulla. Une péquiste, une libérale. Deux femmes qui ont contribué à la politique québécoise, fédérale et internationale. Deux femmes de camps politiques rivaux mais qui ont développé une grande complicité.

Les ambassadrices Liza et Louise avec Agnès Maltais et son adjointe parlementaire Suzanne Proulx.

Les ambassadrices Liza et Louise avec Agnès Maltais et son adjointe parlementaire Suzanne Proulx.

Comme ministre de la Métropole, il me faisait plaisir de présenter ces deux modèles aux candidates de demain. Mais j’ai voulu lancer un appel particulier.

La région métropolitaine a connu son lot de problèmes, ces dernières années. Nous sommes à un point tournant. En novembre prochain, de nouvelles équipes municipales prendront la charge des grandes villes de Montréal et de Laval et sans doute de plusieurs autres parmi les 82 municipalités de la Grande région de Montréal.

Ces équipes auront une tâche commune: se projeter vers l’avant et redonner à la métropole un élan et une fierté, à temps pour le grand rendez-vous de Montréal 2017, 375e de la fondation de la ville et 50e de l’Expo 1967.

Le gouvernement du Québec, et sa première ministre, entendent faire preuve de leadership pour atteindre ces objectifs. Mais rien ne se fera sans l’engagement concret, dès l’élection de novembre, de candidats et de candidates offrant une énergie nouvelle.

Aux élections municipales de 2009, la proportion de femmes candidates aux postes de mairesses ou de conseillères était de 27 %. Les femmes occupent 16 % des postes de maire et ne représentent que 29 % des conseillères et conseillers municipaux du Québec.

Notre appel du 8 mars 2013, d’Agnès, Liza, Louise et moi, est donc un appel aux citoyennes de la métropole. Prenez votre place dans les lieux du pouvoir municipal. Déployez vos talents. En tandem avec vos collègues masculins mais en proportion plus forte qu’avant, faites entrer la métropole dans une nouvelle ère.



8 réflexions au sujet de « Mon appel du 8 mars »

  1. Bonjour M.Lisée,J’aimerais bien répliquer à quelqu’un qui parlait comme MCouillard en fin de semaine qui disait les valeurs libéral.Quel sont les valeurs du P »Q?
    Autre chose je suis membre du P »Q et je trouve que le parti ne dis pas assez ce que le parti a réalisé par le passé.Ça m’apparait assez important.J’espère que dans un futur rapproché on en entendra parler.Merci de votre attention.

  2. M. Lisée
    C’est quoi vos nouvelles politiques? Couper dans les CPE après les assistés sociaux et quoi encore? Madame de la désolaridé sociale tient le même discours que les libéraux lequel elle dénonçait virulemment dans l’opposition. Vous voulez vous mettre tout le monde à dos.
    Couper chez les plus pauvres, c’est ça votre social démocratie? Je vous le dit, le cœur me lève.
    Un membre du PQ, Sylvain Beauséjour
    Ps : réveillez- vous!

  3. Bravo pour le choix de Mme Beaudoin qui défend tellement bien le Québec francophone. Quant à Mme Maltais, déception sur déception quant au jugement de cette Ministre qui devrait passer son tour à la prochaine élection….

  4. Vous ne pouviez décemment vous opposer à ce tableau « exemplaire » devenu classique de femmes célèbres. Vous ne pouviez exprimer en public une quelconque lassitude face à cette douteuse amitié entre Beaudoin et Frulla… S’il s’agissait d’un modèle de « tolérance » québécoise face à l’assimilation, il faudrait en soupirer bien ostensiblement! Ce jumelage devenu obligé apparaît toujours dérisoire quand on entend les 2 comparses sur un même panel, comme celui des Ex, cette semaine. Face à une Libérale de service qui usurpe systématiquement la parole pour ne rien dire, l’indépendantiste née ne cherche pas ses mots pour exprimer la parole québécoise française sans équivoque… Plus que plusieurs ministres, Louise Beaudouin sait qu’au Québec, c’est le français qui est toujours menacé par cette minorité (anglaise) qui réclame la reconnaissance « d’avoir bâti Montréal » les McGill, Molson et autres armateurs des débuts de la navigation monopolistique du Saint-Laurent.

  5. À compétence égale, c’est un choix de société que de donner la parité aux femmes qui parfois administrent mieux les deniers publics. Les hommes étaient plus rares à penser par eux-mêmes au sein des organisations. Mais l’apport des femmes, par leur présence et leur regard complémentaire, aura conduit certains hommes à cesser de se comporter en singes à l’intérieur de la gang d’épouilleurs.

    Maintenant que les Libéraux sont davantage composés de femmes dirigeantes… on aura assisté à un gros changement dans la continuité des illusions du féminisme et de ses effets…sic et pfff.

    Non, ce n’est pas affaire de sexe que celle des politiques. Les politiques sont affaires de pouvoir et peu importe qui se retrouve en place, hommes ou femmes, cela ne fait strictement aucune différence, puisque la politique n’est pas affaire de sexe, mais d’intérêts partisans et autres.

    Mais pourquoi pas le plus grand nombre de personnes compétentes d’abord et de femmmes ensuite ? Puisqu’une femme qui fait dans la politique doit être plus solide que n’importe quel homme qui, lui, d’emblée, passe sous le radar des compétences, puisqu’on les prends pour acquises.

    Vive les politiques asexuées et réfléchies…

  6. Le féminisme qui donne le pouvoir sans y inclure le féminin ne mène qu’à un peu plus de la même servitude. C’est celle de l’antibiotique qui combat le microbe…! Sans un plan de traitement approprié, la guérison ne vient jamais mais la lutte devient de plus en plus virulente! L »image du féminisme a détourné de ses motifs d’action le féminin au 21e siècle et la guerre s’éternise comme pour tant d’autres mauvaises raisons de soutenir nos causes.

    • Je trouve indispensable pour la femme qui s’engage de conserver ses qualités féminines et non les qualités masculines de combattant. C’est ainsi que le plus grand nombre de telles femmes feront changer le débat politique et tendra à enrayer le cynisme ambiant!

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