Christine Saint-Pierre et la pratique de la diffamation

Dois-je poursuivre Christine Saint-Pierre en diffamation ?

C’est la question qui s’impose, après m’être tapé l’écoute des deux entrevues qu’elle a choisi de donner ce vendredi, à LCN et à Radio X Montréal.

D’abord qu’est-ce que la diffamation, en droit québécois ?

Selon les professeurs J. Pineau et M. Ouellette-Lauzon il existe trois types de diffamations:
- Lorsque vous dites ou écrivez des choses désagréables ou défavorables sur une autre personne en sachant que c’est faux.
- Lorsque vous dites ou écrivez des choses désagréables ou défavorables sur une autre personne quand vous devriez savoir qu’elles sont fausses.
- Lorsque vous dites ou écrivez des choses désagréables ou défavorables sur une autre personne sans un motif valable, peu importe que ce soit vrai ou pas.

Les actions et paroles de la ministre Saint-Pierre ces jours derniers répondent en tous points à cette définition:

La partisanerie extrême de Christine Saint-Pierre

Christine Saint-Pierre s’est illustrée, ces dernières années à l’Assemblée nationale, par ses propos à la fois partisans et outranciers. Je n’ose citer les mots orduriers qu’elle y a un jour tenus à l’endroit de Pauline Marois, mais je rappellerai qu’elle a aussi associé Fred Pellerin à « la violence et à l’intimidation » parce que notre poète national avait eu le tort de porter le carré rouge.

Je suis donc en bonne compagnie, étant maintenant la nouvelle cible de sa hargne. Elle souhaite salir ma réputation, sans présenter la moindre preuve de comportements répréhensibles, en posant sur le mode interrogatif des « questions éthiques » à mon sujet.

De quoi s’agit-il ? Il se trouve que pendant les 18 mois où j’étais ministre des Relations internationales et du commerce extérieur, ma conjointe résidait temporairement à une heure de Paris, pour des raisons professionnelles, avec mes deux plus jeunes enfants.

Un printemps caricatural

Les suites de l’élection, la rentrée parlementaire, la pré-course à la direction du PQ ont nourri les caricaturistes ces derniers mois.

À mon habitude, je vous en présente les meilleures:

D’abord Chapleau montre Bernard, Pierre-Karl et moi fort jaloux du résultat référendaire en Ukraine.

Chapleau, La Presse

Chapleau, La Presse

Ygreck nous réunit pour une Fête nationale québécoise moins festive.

Ygreck, Journal de Montréal

Ygreck, Journal de Montréal. (Notez que c’est Pauline dans le rôle de la Vierge, mais l’enfant est non-identifié.)

Chapleau semble penser que j’ai emprunté quelque chose à Bernard, qui lançait à tous une invitation à se joindre au PQ.

Chapleau, La Presse

Chapleau, La Presse

Mais Bernard n’est pas rancunier. Après les problèmes cyclistes de Pierre-Karl et de Sylvain Gaudreault, il me prodigue d’excellents conseils de prudence:

Ygreck, Journal de Montréal

Ygreck, Journal de Montréal

Bon été !

1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste ?

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Fidèle aux traditions, je republie ce billet, d’abord écrit en 2010, chaque 1er juillet depuis. Il est un des plus populaires de ce blogue.

Pour tout étranger établi au Québec, l’étonnement est annuel. La Fête nationale du Québec, le 24 juin, est un événement majeur.

La Fête du Canada, le premier juillet, est largement ignorée. Comment a-t-on pu en arriver à cette situation, impensable dans toute nation normalement constituée (je pèse mes mots) ?

C’est qu’il y a un vice de conception. Le premier juillet 1867, date de fondation du pays, fut un jour chômé et les autorités organisèrent plusieurs manifestations (voir ici)*. Le haut clergé était très favorable à la confédération, se sachant maître des compétences léguées à la nouvelle province, notamment l’éducation, outil de son autoperpétuation.

En flânant sur l’Avenue Robert-Bourassa

Le Maire de Montréal vient de relancer l’idée de désigner une rue de la ville du nom de l’ex premier ministre libéral Robert Bourassa, idée abandonnée par son prédécesseur Gérald Tremblay en 2006. Que faut-il en penser ? Je me suis exprimé sur le sujet, notamment dans l’introduction de mon livre  Le Petit Tricheur – Robert Bourassa derrière le masque. En voici un extrait légèrement remanié.

*    *    *

Dix ans après le décès de Robert Bourassa, le maire de Montréal a voulu rebaptiser une avenue en son honneur. Pourquoi pas ? Bourassa fut élu quatre fois par les Québécois entre 1970 et 1993. Il a laissé sa marque dans notre histoire. Il pourrait aussi la laisser sur la carte.

L’Est de Montréal, orpheline du gouvernement Couillard

Ne cherchez pas les lettres HMR (pour Hôpital Maisonneuve-Rosemont) et les mots « ligne bleue » dans le budget du gouvernement Couillard. Ils ont disparu de l’écran radar libéral. Comme le toit du Stade olympique, dont le candidat Couillard avait pourtant vanté les mérites.

Qu’ont en commun ces projets ? Ils sont tous dans l’Est de Montréal. Ils sont tous structurants.

Ils ont également en commun de ne plus être mentionnés par le gouvernement Couillard, alors que d’autres projets, ailleurs sur l’île, font leur apparition.

Comme député de Rosemont, ces questions me turlupinent et j’ai pu questionner la ministre des municipalités, Pierre Moreau, qui défendait ce mercredi les crédits du ministère de la Métropole. Il a confirmé l’absence de volonté politique ferme de son gouvernement à ces sujets.

Des hôpitaux prioritaires, mais pas HMR

Mario Beaulieu: La chance au coureur

Mario Beaulieu est désormais chef du Bloc québécois. Il a clairement affiché ses couleurs — indépendance d’abord, défense du Québec ensuite. Il s’est battu, a serré des mains, vendu des cartes, obtenu des soutiens et, au final, l’a emporté avec 53% des voix. Le report sur sa candidature d’une partie des troupes d’Option nationale n’est pas étranger à son succès. Et il n’est pas anodin qu’un groupe indépendantiste dissident revienne au bercail, du moins celui du Bloc, après une période de brouille avec le PQ.

Pour faire son omelette, Mario a cassé quelques oeufs. Se présentant comme l’homme du retour au combat indépendantiste, il froisse ses prédécesseurs, qui pensaient s’y être activés au mieux, dans des circonstances difficiles, depuis la défaite référendaire de 1995. On comprend Gilles Duceppe de faire part de son mécontentement.

La Semaine du Député de Rosemont

Semaine du 9 juin 

Cette semaine vient clôturer la courte session parlementaire entamée en mai dernier. Voici un résumé de ma semaine à l’Assemblée nationale :

Débat sur le discours du budget

Je suis intervenu au cours du débat sur le budget pour critiquer certains éléments, notamment la diminution de certains crédits d’impôts aux entreprises.  En supprimant 20 % de l’ensemble de ces crédits d’impôt, le Québec perd son avantage comparatif pour attirer des entreprises de haute technologie. Le gouvernement Charest a fait la même chose en 2003, ce qui a fait chuter l’investissement en recherche et développement, on a aujourd’hui l’impression de jouer dans le même film. Il est surtout incohérent de sabrer maintenant dans ces crédits d’impôt, alors même qu’une commission sur est mise sur pied pour évaluer la pertinence de chacun programmes fiscaux.

Avis de décès: une vraie politique industrielle pour le Québec

C’est donc officiel. Le gouvernement Couillard a procédé à la mise à mort, en bas âge, de 300 Gazelles, soit des entreprises qui ont un fort potentiel de croissance et qui auraient du profiter d’un programme d’accompagnement ciblé de l’État pour leur donner un élan important, les transformer, donc en « gazelles » de l’économie québécoise.

Comme l’explique le chroniqueur Jean-Philippe Décarie dans « On a coupé les jambes aux Gazelles« , la sélection des entreprises était faite, de façon rigoureuse et indépendante, le premier groupe de cent gazelles pouvait franchir les premiers obstacles dès cette année, jusqu’à ce que le couperet tombe.

La mort des gazelles est l’expression la plus visible de l’abandon, par le gouvernement Couillard, de la politique économique élaborée de concert avec les entreprises l’an dernier par le gouvernement du Parti québécois (transparence totale: j’étais chargé du volet Commerce extérieur) et applaudie par tous lors de sa publication. Politiques imbriquées d’innovation, industrielle, de commerce extérieur et d’électrification des transports. Dans le budget Marceau, elles formaient un tout cohérent. Dans le budget Laetao, il n’en reste que des miettes.

La semaine du député de Rosemont

Semaine du 2 juin 2014

Déclaration soulignant la Semaine québécoise des personnes handicapées

J’ai profité de ma tribune à l’Assemblée nationale pour souligner la 18ème édition de la Semaine québécoise des personnes handicapées. J’ai remercié et salué Martin Deschamps, son porte-parole, ainsi que Stéphane Laporte, porte-parole du Prix À part entière rendant hommage à ceux qui contribuent à accroître la participation sociale des personnes handicapées. J’ai remercié les institutions, organismes et individus qui œuvrent pour améliorer leur quotidien et rendre notre société toujours plus inclusive. Enfin, j’ai tenu à exprimer ma solidarité envers les personnes handicapées au Québec et à souligner leur courage face aux défis qu’ils doivent relever à cause de leur différence.

Examen du projet de loi concernant l’inspecteur général de la Ville de Montréal