Promesses libérales brisées et crédits métropole : La Semaine du Député de Rosemont

Semaine très occupée d’un point de vue législatif avec les crédits pour la métropole.

Soins à domicile: la promesse libérale brisée de 600 M$

Mes collègue Diane Lamarre, Sylvain Rochon et moi avons interpellé le gouvernement libéral afin qu’il investisse dans les soins à domicile et qu’il en améliore l’accès, qui est actuellement déficient. Après avoir coupé près de 700 millions dans le réseau de la santé au cours des deux dernières années, sans compter les compressions à venir, le gouvernement essaie de nous faire croire qu’il réinjecte des sommes pour les soins à domicile. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a admis lui-même qu’il ne savait pas à quelle somme s’ajouteront les 60 M$ promis. Il apparaît clair qu’il s’agit d’une annonce improvisée; nous n’avons aucun détail quant à l’utilisation et à la répartition de cette somme, qui est loin de combler les besoins criants.

Lire: Le ministre péquiste de la démocratie, celui des autochtones

Cette semaine, mon opinion sur des ouvrages portant sur deux ministres clés de l’histoire péquiste, Robert Burns pour la période Lévesque, Guy Chevrette pour la période Parizeau-Bouchard.

Esprit de Robert Burns, es-tu là ?

9782895833215Y a-t-il un bon livre à écrire sur Robert Burns, le syndicaliste devenu leader parlementaire de la petite équipe de députés du PQ à l’Assemblée nationale en 1970, puis ministre responsable de la révolution démocratique imprimée par le gouvernement Lévesque en 1976 ?

On ne le saura pas tout de suite. Le livre produit par son ex-sous-ministre et infatigable défenseur de la réforme électorale André Larocque n’est pas inintéressant, mais il nous en dit bien peu sur le parcours de Burns, sauf pour nous détailler l’audace et l’excellence de ses réformes démocratiques, puis se désoler qu’il n’ait pu compléter son oeuvre. (Des raisons de santé l’ont forcé de quitter la politique en 1979, il fut ensuite juge du Tribunal du Travail. Il nous a quitté en 2014.)

Métropole: le match Lisée vs Coiteux

J’ai eu le plaisir de croiser le fer jeudi soir dernier avec le nouveau ministre de la métropole, Martin Coiteux. J’ai pensé vous faire rapport et vous présenter les principaux extraits. Les voici:

1) Chômeurs montréalais ou albertains?

Jamais au cours des quatre dernières années le taux de chômage n’a-t-il été si élevé sur l`île de Montréal. Pour venir en aide aux chômeurs albertains, le gouvernement fédéral allonge de 20 semaines la période de prestations. Le ministre de la Métropole entend-il demander le même traitement pour les chômeurs montréalais ? Voyez-vous même: il n’est d’aucune utilité.

D’abord un bref fait saillant :

Puis l’intégrale de l’échange :

2) L’effet libéral sur l’emploi à Montréal

Plutôt que de reconnaître que la situation de l’emploi est préoccupante, le ministre Coiteux veut toujours blâmer le gouvernement précédent. C’est son choix. Pourtant, jamais les conditions d’un décollage de l’économie montréalaise n’ont-elles été aussi bien réunies, même en intégrant dans l’argumentaire des éléments de la propagande libérale.

Voir: De magnifiques secrets d’histoire

Comme chaque vendredi, des suggestions de choses à voir

300x300bbTV5 a entamé la diffusion d’une nouvelle saison de Secrets d’histoire. Au début, j’étais rétif. Avec Stéphane Bern, le présentateur français spécialiste de tout ce qui est royal, cela aurait pu faire un peu Paris Match.

Mais les concepteurs ont réussi à tricoter des heures de télé qui mélangent la vulgarisation historique, grâce à des entrevues d`historiens et de biographes finement montées, le faste des lieux où se sont déroulés les faits et des extraits de films ayant campé les protagonistes. Plus récemment, la série fait jouer certaines scènes par des acteurs.

On est dans la Grande histoire. Les rois de France, d’Espagne ou les tsars de Russie. César et Nostradamus. Mais il y a des incursions culturelles, comme une magnifique biographie de la Callas. Il y a eu aussi de Gaulle et Jésus. Les historiens seront frustrés du survol accordés souvent aux affaires d’État et de la grande attention portée aux activités d’alcôve… qui étaient pourtant essentielles pour la survie des lignées royales. Mais les récits s’étalant parfois sur 90 minutes, on a le temps de bien faire le tour du sujet.

Comment le PLQ nuit à Montréal et mission au Pérou – La Semaine du Député de Rosemont

Comme chaque dimanche, mon résumé de la semaine.

Rosemont a maintenant un frigo collectif!

Un frigo collectif, surnommé le Frigo des Ratons, accessible à tous et géré par la communauté a vu le jour dans une ruelle du quartier (entre Rosemont et Holt et entre la 4e avenue et la 5e avenue). Le principe est simple : quiconque peut à tout moment y déposer de la nourriture et en prendre la quantité de son choix. Le projet de Patrick Bodnar, enseignant de Rosemont s’est ainsi concrétisé et bénéficie maintenant à toute la communauté! Bravo pour cette belle initiative. J’étais présent à l’inauguration dimanche dernier.

Le gouvernement Couillard nuit à la métropole

Accompagné de mes collègues députés du caucus de Montréal du Parti Québécois, Carole Poirier, Nicole Léger et Maka Kotto, ainsi que du député de Rousseau, Nicolas Marceau, et le député du Bloc Québécois de La Pointe-de-l’Île, Mario Beaulieu, nous avons démontrés les effets néfastes qu’ont eus sur la métropole deux ans de gouvernement Couillard.

Lire: Pauline et le pouvoir au quotidien

Comme tous les samedis, mes suggestions de lecture.

Pauline Marois au microscope

9782764634356Je me souviens d’avoir surpris Dominique Lebel dans son minuscule bureau de l’absurdement labyrinthique cabinet de la première ministre, rue Sherbrooke à Montréal. Il avait la tête dans les mains.

« Tu as l’air accablé ». Il l’était. Un article du matin avait fait déraper une négociation qui aurait du mieux se passer et qui allait ajouter à nos épreuves du début 2013.

J’avais applaudi à deux mains l’arrivée de Dominique autour de Pauline Marois, car cet ancien des jeunesses péquistes, de cabinets de Jean Doré et Gilles Baril, devenu entrepreneur et haut dirigeant de Cossette, me semblait superbement doué pour aider le nouveau gouvernement à surmonter une tare congénitale au Parti québécois: la difficulté à communiquer.