Le plan Couillard: déraciner le pouvoir citoyen, éteindre la différence québécoise

Si vous aviez 3000 bénévoles, répartis dans toutes les régions du Québec, prêts à épauler de jeunes entreprises pour les aider à se développer, les mettriez-vous à la porte ?

C’est ce que le gouvernement Couillard a décidé de faire, en abolissant les Centres locaux de développement, un élément dans une entreprise systématique de destruction du pouvoir citoyen dont l’ampleur apparaît lorsqu’on additionne les réformes annoncées.

Ces derniers jours, j’étais successivement à Rivière-du-loup, Rimouski, Thetford Mines, Val d’or, Rouyn-Noranda, Québec et Montréal. Partout, mais plus encore en régions, l’effet libéral est reçu avec des parts égales de colère et d’incrédulité.

Le PLQ sème la tempête aux quatre coins du Québec

Et pas seulement dans les milieux péquistes et progressistes. Il faut lire ce qu’a à dire la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda:

Tarifer, oui. Mais seulement les vrais riches !

Soyons clairs: la proposition du gouvernement Couillard de moduler les tarifs des garderies en fonction du revenu est totalement inacceptable.

D’abord parce que la question du tarif des garderies a fait partie du débat électoral et que le PLQ s’est engagé à les indexer, point à la ligne. Sa décision de modifier fondamentalement le mode de tarification, sans en avoir avisé les électeurs il y a à peine sept mois, est un déni de démocratie, purement et simplement.

Ensuite, parce que la tarification envisagée provoquerait un choc tarifaire auprès de la classe moyenne, dont le fardeau fiscal ne doit en aucun cas être rehaussé.

Cela dit, doit-on pour autant s’interdire de réfléchir à une possible modulation des tarifs en fonction des revenus, y compris pour les garderies ? Dans un monde idéal, on devrait répondre non, car l’impôt sur le revenu devrait être le véhicule par lequel chacun contribue à la hauteur de ses revenus, en échange d’un service universel.

1000 Québécois pour le changement: déjà le tiers de l’objectif atteint

1000 Québécois pour le changement

En une semaine, plus de 333 Québécois ont répondu à mon appel et ont accepté de contribuer au moins une heure de leur temps à notre équipe de campagne à la direction du Parti québécois.

C est nettement au-delà de nos attentes. Beaucoup de membres du PQ, mais également d’ex-membres ou de gens qui décident de s’engager, pour la première fois, en politique.

Plusieurs ont choisi de participer à la définition du contenu de la campagne (et ont déjà été sollicités sur plusieurs thèmes), d’autres ont choisi de s’investir dans l’équipe web, l’organisation ou le recrutement.

De nouveaux bénévoles s’inscrivent pendant ma tournée, qui m’a conduit de Rimouski à Val-d’Or ces derniers jours, et qui me conduira notamment à Chicoutimi vendredi prochain.

On n’attend plus que vous !

Jean-François

La Semaine du Député de Rosemont

Et c’est un départ!

Après avoir annoncé officiellement ma candidature à la course à la chefferie du PQ lors de l’émission de Tout le monde en  parle,  j’ai signé lundi mon bulletin de candidature devant le président d’élection Jacques Léonard. J’ai surtout présenté mon équipe de campagne. Vous pouvez consulter la section Équipe de campagne sur mon blogue pour plus de détails.
Je vous invite à vous joindre à cette formidable équipe pour que nous inventions ensemble un Parti québécois progressiste, vert et citoyen de 2015, rendez-vous au www.jflisee.org pour vous inscrire!


Lancement officiel du Journal de Lisée

journal-liseeLundi et mardi soir ont eu lieu les lancements de mon livre «Le journal de Lisée:  18 mois de pouvoir, mes combats, mes passions» à Montréal et Québec. Merci à tous ceux et celles qui se sont déplacés. J’ai eu le plaisir de pouvoir discuter avec chacun d’entre eux lors de la séance de signatures.

Comment faire du Québec LE pôle d’attraction international pour les étudiants français et francophones

(ce texte, publié dans Le Devoir ce jeudi, est est adapté de Le Journal de Lisée, en librairie.)

Le président Hollande est bien embêté de la volonté du gouvernement Couillard de faire bondir les droits de scolarité des quelques 11 000 étudiants français au Québec. En campagne en avril, Philippe Couillard avait parlé de tripler la facture.

Dans notre propre budget, nous avions envisagé de ne réduire que de 20% la générosité québécoise envers les étudiants français. Il semble que Martin Coiteux soit plus gourmand.

Alors ministre des Relations internationales, j’avais conçu une proposition de réinvention de notre offre envers les étudiants étrangers. À l’automne 2012, ils étaient 30 700 et on estime à plus d’un milliard de dollars les revenus que leur présence génère, créant 11 840 emplois et contribuant à 72,5 millions de dollars au Trésor public.

Champlain: La vraie histoire

champlain

Un personnage plus grand que nature. Un modèle de volonté et d’ouverture pour le Québec d’hier et d’aujourd’hui.

Vous ne comprenez pas pourquoi Samuel de Champlain trouve tant de défenseurs déterminés, 406 ans après son arrivée en Québec ?

Il faut lire Un des meilleurs ouvrages politiques que j’ai lus ces dernières années: Le rêve de Champlain, de l’américain David Hackett Fisher, traduit chez Boréal.

La hauteur de vue, la modernité, l’altruisme de Champlain donne à l’an un de notre histoire collective son véritable héros (et Dieu sait si on en a besoin).

Fisher est légèrement trop obséquieux avec son sujet, qui n’en demandait pas tant, mais l’écriture est alerte, les aventures palpitantes, l’inventivité de Champlain débordante.

Une équipe formidable

Ce lundi, c’est avec une énorme fierté que j’ai présenté mon équipe de campagne, une équipe qui reflète l’énergie, la vitalité et la diversité que je souhaite imprimer autant à ma campagne qu’au Parti Québécois.

Cette équipe est entre autres formée des personnes suivantes :

Geneviève Marsan, directrice de campagne;
(entrepreneure en communications, responsable des communications de Madame Pauline Marois à la course à la chefferie de 2005 et directrice des événements spéciaux lors de l’élection générale de 2007)

Neko Likongo et Jean Sébastien Marchand, directeurs-adjoints;
(Neko Likongo, conseiller en affaires internationales, candidat du Parti Québécois en 2014 dans la circonscription de Jean-Talon, ex-directeur de cabinet de la ministre déléguée aux Affaires autochtones; Jean-Sébastien Marchand, conseiller, Doctorant à l’École nationale d’administration publique et conseiller spécial pour plusieurs associations étudiantes de 2007 à 2013)

La Semaine du Député de Rosemont

Grosse semaine, à Montréal et à Québec, cette semaine, en commençant avec un des moments de l’année que je préfère:

Soirée hommage aux bénévoles : retrouvailles et reconnaissances

Chaque année, le député de Rosemont a le privilège de remettre à une soixantaine de bénévoles de la circonscription des certificats de reconnaissance officiels de l’Assemblée nationale du Québec. Chaque organisation désigne son « bénévole de l’année » qui apprend le soir même qu’il est honoré.

La soirée a eu lieu lundi soir au CaféShop du Groupe Part, entreprise d’insertion sociale reconnue dans Rosemont. C’est mon amie et prédécesseure la députée Rita Dionne-Marsolais qui a eu cette grande idée il y a 14 ans.

La vie communautaire à Rosemont n’a pas d’égale et elle doit, en grande partie, sa réussite aux bénévoles qui partagent leur temps, leur énergie et leur altruisme pour distribuer autour d’eux qualité de vie et bonne humeur. Félicitations à tous.

3/3 Des propositions pour l’indépendance: tenter de s’entendre avec Ottawa sur le processus référendaire

(Ce billet est tiré de la conclusion de « Le Journal de Lisée » en librairie le 31 octobre.)

L’idée indépendantiste ne change pas. Il s’agit d’assumer sa liberté de choix. Mais les contours ont varié, de 1967 à 1980 à 1995. En 2015, il faudra s’entendre sur les réponses à donner sur la nature de l’indépendance, sur les liens avec le Canada, la politique de défense, etc.

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Je propose d’aller plus loin que notre programme de 1995 sur quatre points: la monnaie, la citoyenneté (discutés avant-hier) la défense (hier) et j’aborde aujourd’hui le processus menant au référendum.

On ne peut plus l’aborder comme en 1995. L’expérience internationale des 20 dernières années, culminant avec l’exemple écossais, doit nous mener à une nouvelle conclusion.

Oui, ce sont les Québécois et eux seuls, l’Assemblée nationale et elle seule, qui ont le droit de décider de l’avenir politique de la nation québécoise. C’est irréfragable.