À voir (ou pas) : Le dernier, décevant, Tarantino / Une magnifique série anti-humaine

Tarantino, Once Upon a Time in HollywoodLes critiques ont été dithyrambiques. La réponse des spectateurs, sur Rotten Tomatoes, très bonne. Le box office ? Incertain. Je pense avoir vu tous les films de Tarantino. On y trouve des chef d’oeuvres (Kill Bill I, en particulier). J’ai déjà écrit ici sur les rendements décroissants dans la qualité de ses films. Mais Once upon a time in Hollywood était censé être complètement différent. En effet, la violence y est presque complètement absente. Il s’agit d’une tranche de vie hollywoodienne circa 1969, autour de la carrière déclinante d’une star campée par Leonardo di Caprio. Je n’en sais pas beaucoup plus car, ce qui arrive extrêmement rarement, j’ai arrêté de regarder à la moitié. Le film m’a semblé sans intérêt. Les longueurs sont légion (beaucoup de déplacements en voiture) les dialogues sont plats, le jeu est télégraphié. Bref, je ne le recommande pas.

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David Goudreault, Ta mort à moiJe ne sais pas comment dire tout le bien que je pense du dernier livre de David Goudreault: Ta mort à moi. C’est un livre ambitieux dans ses thèmes et dans sa structure, mais totalement accessible. L’histoire étonnante d’une fille d’immigrants élevée dans un village beauceron et devenue, très tôt, une poétesse de renommée mondiale, pour choisir ensuite un destin de moine, puis de criminelle, bref, un destin complètement singulier.

Élections fédérales: le palmarès des perdants !

Il y a toujours quelqu’un qui gagne, lors d’une élection. Quelqu’un qui gouverne. Il y a parfois plusieurs joueurs qui progressent, voire qui ressuscitent, et qui ainsi gagnent du terrain. Mais il y a victoire et victoire. Comme il y a défaite et défaite. C’est une question de degrés.

Et même chez les gagnants de l’élection fédérale de 2019, la dose de défaite est considérable. Ce qui fait de cette élection un cas particulier, où personne n’est aussi heureux qu’il ne le souhaitait. Où le déséquilibre s’impose comme la valeur dominante du résultat du vote.

À voir: Oui, il faut voir Joker / Et il faut voir Our Boys

Je n’étais pas certain pour Joker. Le film allait-il être trop violent ? Allait-il être trop cynique ? Allait-il être, au contraire, ennuyeux, comme certains nous l’annonçait ?

Il est en tout cas captivant. Et, pour un sujet issu de la culture des super-héros, il sors du moule. Les équipes Marvel et DC nous ont habitués aux « origin stories ». La formule est connue: dans la première partie, on nous nous plonge dans les débuts d’un personnage pour nous en faire comprendre les motivations, la faille originelle, puis dans la seconde partie le héros mène un grand combat avec forces effets spéciaux.

Ce qu’Andrew Scheer emprunte à Donald Trump

Énonçons d’abord une absolue certitude, Andrew Scheer n’est pas Donald Trump. En fait, personne n’est Donald Trump sauf, bien sûr, Donald Trump, ce qui est une très bonne chose.

Mais moi qui suis de très près l’actualité américaine depuis des années, je ne peux m’empêcher de voir comment, sous les conservateurs de Stephen Harper et maintenant d’Andrew Scheer, plusieurs des traits les plus détestables du Parti Républicain américain se sont installés dans notre paysage politique. Certains ont surgi avec plus d’ampleur même au cours de la présente campagne électorale.