La Semaine du Député de Rosemont

La semaine fut consacrée à tenter de minimiser les dommages causés au Québec par les projets de loi libéraux.

Je vais commencer par la fin avec mon intervention de vendredi soir contre le baîllon, puis on reprendra la semaine du début:

PL-10: quelques gains du PQ

Le projet de loi vise à corriger la structure actuelle du réseau, qui, rappelons-le, a été mise sur pied par le premier ministre Philippe Couillard et adoptée sous bâillon en 2003. Ce projet de loi va réorganiser le réseau de la santé selon les volontés du ministre Gaétan Barrette.  Depuis le jour 1, le ministre Gaétan Barrette parle de bâillon. Un bâillon, ce serait adopter un projet de loi brouillon et bâclé. C’est pourtant ce qui s’est produit vendredi.

La Semaine du député de Rosemont

Semaine sur les chapeaux de roues dans mon rôle de député, de critique de la Métropole et des services sociaux.

Caucus de Montréal: première rencontre de 2015 constructive

D’abord lundi, j’ai présidé la première rencontre de 2015 du Caucus des députés de Montréal. Plusieurs dossiers chauds à l’ordre du jour: l’avenir des CLD, la fusion des commissions scolaires, la commission parlementaire sur l’immigration qui a débuté cette semaine, le prolongement de la ligne bleu du métro vers l’est, l’entente MESS-Ville sur les Alliances de la Solidarité et le risque de coupe de moitié du financement de 9 millions par an.

J’ai pu m’entretenir pendant la semaine avec les principaux responsables de ces dossiers de la société civile, dans l’arrondissement et à la mairie de Montréal.

 Je suis Charlie!

Pourquoi je ne suis plus candidat

(Voici le texte de ma déclaration de retrait de la course)

Le Parti québécois est le plus grand agent de changement de l’histoire moderne du Québec. Depuis sa fondation le parti a transformé le Québec, pour le mieux, pour les droits des femmes et des travailleurs, pour les familles, pour l’essor économique des régions et de plusieurs générations d’entrepreneurs francophones devenus, pour plusieurs des géants mondiaux, pour la défense de la langue et de la culture, pour la place du Québec dans le monde, pour la qualité de son environnement.

Hier, aujourd’hui et demain, le Parti québécois est l’indispensable outil de progrès pour le peuple québécois.

Capture1Depuis le début de la campagne à la direction, car la campagne a vraiment commencé en septembre, j’ai pu constater plus que jamais combien les militants sont la sève de la démocratie et de la vitalité du PQ. C’est leur énergie, leur dévouement, qui font grandir une idée, porte par porte, discussion par discussion, signature par signature.

Philippe Couillard et l’islamisme: Monsieur le Premier ministre, j’ai honte !

Monsieur le Premier ministre,

Je me permets de vous écrire pour vous exprimer le malaise croissant que vos actions et déclarations envers les partenaires étrangers du Québec suscitent chez moi.

Comme vous le savez, je m’intéresse depuis près de 30 ans aux relations internationales du Québec et j’ai toujours salué, au delà des clivages partisans, la contribution des gouvernements successifs à la réputation internationale du Québec, notamment, dans votre famille politique, les actions structurantes de Jean Lesage et de Jean Charest.

Les nouvelles nous venant de votre passage à Bruxelles sont inquétantes, d’autant qu’elles s’additionnent à d’autres décisions ou actions déplorables en matière internationale.

Ce lundi, alors que le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, soulevait publiquement devant vous l’intérêt d’une collaboration accrue afin de prévenir la radicalisation islamique, notamment « à travers les programmes scolaires, la manière de s’adresser aux jeunes lorsqu’on leur parle de citoyenneté, de philosophie, de religion», vous avez osé affirmer que la question de la radicalisation n’avait «rien à voir» avec la neutralité religieuse de l’État. Vous répétiez ainsi des propos tenus, la veille, au Royaume-Uni.

Le PQ et les périls de l’optimisme

À quelques jours du déclenchement officiel de la campagne à la direction du Parti québécois, il me semble utile de revenir sur l’essentiel: par quel parcours réaliste peut-on reconduire le PQ au pouvoir, puis le Québec à l’indépendance ?

Il y a neuf mois à peine, en avril, une très dure conversation a eu lieu entre l’électorat et notre parti. Elle s’est soldée par un rejet très majoritaire de la possibilité de tenir un référendum à court terme et par un désaveu préoccupant de notre parti par la jeunesse québécoise.

Cette défaite doit nous conduire à plusieurs remises en question. Mais je crains que la campagne en cours nous éloigne de cette nécessité. À force de se parler entre nous, militants indépendantistes, on a tendance à prendre nos espoirs pour des constats et à porter plus de crédit à ce qu’on veut entendre qu’à ce qu’on devrait entendre. C’est à la fois parfaitement normal et assez dangereux pour la réalisation de nos propres objectifs. Ne pas voir les obstacles, c’est se condamner à y briser nos rêves.

Éducation: l’angle mort de Monsieur Charte

Mon collègue Bernard a dévoilé hier une version nettement améliorée d’une Charte sur la laïcité. J’applaudis évidemment l’inclusion de la clause de droits acquis, pour laquelle je plaide depuis longtemps.

À ce sujet je suis extrêmement surpris et déçu d’apprendre que mon collègue Alexandre Cloutier s’oppose désormais à la clause des droits acquis. Très franchement, je ne l’imaginais pas défendre le congédiement d’enseignantes qui ont donné pleine satisfaction depuis des années, sous prétexte que nous sommes radicalement impatients de changer le code vestimentaire.

Dans la nouvelle mouture de Bernard, j’applaudis le rétrécissement du périmètre d’application de l’interdiction des signes religieux: Universités, Cégeps et municipalités sont exclus. C’est sage.

Sa proposition de permettre à des institutions non couvertes par la Charte d’en adopter les paramètres si elles le désirent est également bienvenue, car ouverte sur l’avenir.

Les vertus de la patience

Pour que le Québec soit Charlie, quelle Charte 2.0 ?

Mon collègue Bernard Drainville nous annonce une nouvelle proposition de Charte des valeurs ou de la laïcité. Il n’a pas tort. Et je note qu’il avait annoncé son intention avant la tuerie de Charlie, ce qui l’exonère de toute accusation d’opportunisme.

Je note aussi que Bernard veut intégrer dans sa nouvelle mouture ma proposition de protéger les droits acquis des salariés actuels qui portent des signes religieux dans les services publics, donc d’accepter une application graduelle des principes de laïcité. J’en suis ravi et je l’en remercie.

Un avant et un après-Charlie

Mais nos débats ne doivent pas seulement reprendre là où on les avait laissés. Il y a un avant et un après Charlie, du moins pour ceux qui ont le cran de s’attaquer à ces questions difficiles, ce qui ne semble pas être le cas de Philippe Couillard et de son équipe.