Les trous dans le gruyère identitaire de la CAQ : Legault persiste et signe

François Legault avait une belle occasion de préciser ou de corriger ses propositions identitaires dans le texte qu’il a publié samedi dans Le Devoir, en réponse au mien. Malheureusement il ne fait que confirmer les erreurs qu’il propose aux Québécois.

Regrette-t-il d’avoir affirmé que le Québec est envahi de « mononcles » et de « matantes » immigrants par la réunification familiale, alors que ce n’est absolument pas le cas? Silence. Admet-il que sa proposition brutale de renvoyer chez eux, après trois ans, des immigrants échouant à ses tests de français serait invalidée par les tribunaux? Silence. (D’ailleurs, où suggère-t-il de déporter les nombreux analphabètes québécois qui échoueraient aussi à ces tests si on les leur appliquait?) La proposition du Parti Québécois de contrôler la connaissance du français de 100 % des immigrants avant leur arrivée au Québec est à la fois plus efficace et plus humaine.

Libertat

Allocution du chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée –
Republicà que farem, Esquerra Republicana de Catalunya
Samedi 4 mars 2017, Barcelone

La version lue fait foi

Toutes les générations ne sont pas égales face à l’histoire, et certainement pas face à la liberté. Et c’est bien ce qui est au coeur de votre combat, plus que les revendications sur les responsabilités, la fiscalité ou la culture. Au coeur de votre combat, il y a la question de la liberté.

Et votre génération connaît, mieux que plusieurs autres, la valeur de la liberté. Pourquoi ? Parce que beaucoup de gens affirment que vous n’êtes pas libres. Que vous n’avez pas le choix de créer un pays qui s’appellerait Catalogne et qui siègerait dignement à la table des nations, en Europe et dans le monde.

Le douteux marketing identitaire de la CAQ

Lettre parue dans Le Devoir le 2 mars 2017

Le déclencheur

M. Legault réitère sa volonté d’assujettir « tous les nouveaux arrivants » à la fois à un « test de français » et à un « test de valeurs », même s’il convient qu’il suffira à un individu ayant en horreur l’égalité homme-femme par exemple de « tricher » pour mettre la main sur un certificat de sélection du Québec.

— François Legault en entrevue au Devoir, 25 février 2017

François Legault ouvre un nouveau front. Dans une récente entrevue au Devoir, il montre les dents contre le regroupement familial des immigrants, réclamant le droit de refuser l’entrée des « mononcles » et des « matantes », dont plusieurs ne parlent pas français. D’abord, le Québec a parfaitement le droit de limiter l’entrée des oncles et des tantes, ce que M. Legault ignore ou feint d’ignorer. Quant à la promesse de la CAQ de renvoyer chez eux les immigrants qui échoueraient au bout de trois ans à son test « de valeurs » et de français, le premier juge canadien venu invalidera cette décision dans l’heure. Et puisque la CAQ promet de garder le Québec dans le Canada pour toujours…

Le Québec, nation entrepreneuriale; moi, j’y crois.

Notes pour une allocution du chef du Parti Québécois, M. Jean François Lisée – Forum économique de la relève d’affaires

Vendredi 24 février 2017
Montréal
La version lue fait foi

Chers jeunes entrepreneurs,

 Le Québec, nation entrepreneuriale; moi, j’y crois.

Le Québec a besoin de tous ses talents, spécialement du talent, de la vision et de la détermination de ses jeunes entrepreneurs.

D’ailleurs, un gouvernement du Parti Québécois mettra en œuvre un nationalisme économique moderne, musclé, avec l’objectif de solidifier notre économie pour mieux soutenir nos entrepreneurs, nos PME, et pour mieux se projeter à l’étranger.

Toutes les raisons sont bonnes pour soutenir les jeunes entrepreneurs.

J’aimerais vous en présenter trois qui illustrent l’importance de se doter d’une stratégie solide.

Regardez les pourcentages d’adultes qui envisagent de se lancer en affaires.

  • En 2009.
  • En 2016.
  • Chez les néo-Québécois.

Pourquoi le PQ en 2018?

Dans sa chronique de mardi, « Pourquoi le PQ? », le chroniqueur Michel David cite un jeune péquiste qui aurait souhaité voir sa résolution adoptée par une majorité de ses collègues lors du congrès des jeunes, dimanche dernier : « Actuellement, on a décidé de repousser l’indépendance, on a décidé d’y aller mollo sur le débat identitaire. Un parti doit avoir une marque de commerce pour gagner et se démarquer de ses adversaires. Si on recule sur la langue, ça va être quoi, la marque de commerce du Parti Québécois, en 2018? », a-t-il demandé.

La question est bonne. La réponse aussi, et elle figure précisément dans le programme dont les 13 000 jeunes membres du PQ et l’ensemble des 90 000 membres sont appelés à discuter ce printemps et qu’ils adopteront, dans sa forme finale, lors du congrès de septembre.