L’ahurissante proposition anti-Charlie de la CAQ

Avec mes collègues du Parti québécois, je me lèverai aujourd’hui à l’Assemblée nationale pour renvoyer aux poubelles de l’histoire — donc à sa juste place — la proposition de François Legault de réprimer la liberté d’expression au Québec.

Aspirée par le vide créé par l’inaction coupable du gouvernement libéral en matière d’intégrisme et de laïcité, la CAQ est tombée dans l’abîme du contrôle du discours religieux — et, on va le voir, politique — dans l’espace public au Québec.

Incroyable ? Lisez plutôt l’extrait de la motion présentée par le parti de Legault:

Que l’Assemblée:

’’presse le gouvernement de déposer un projet de loi interdisant les expressions qui font le déni des valeurs inscrites dans la charte des droits et libertés de la personne en faisant la promotion de la haine OU en incitant au mépris et à la marginalisation d’une personne ou d’un groupe de personnes sur la base d’un motif de discrimination interdit;’’

Les propositions de Jean-François

Ma déclaration de principe

1) Pour l’indépendance

2) Pour augmenter le nombre d’indépendantistes

3) Pour une stratégie indépendantiste volontariste et réaliste

4) Pour un Parti québécois transformé de l’intérieur

5) Pour une alliance robuste avec le Bloc québécois

6) Pour sortir résolument du pétrole

7) Pour la laïcité

8) Pour l’éducation

9) Pour dompter l’hyper-concentration de la presse et assurer la survie de l’information régionale

Information: 4 propositions pour dompter l’hyper-concentration des médias

En démocratie, l’information est un service essentiel. C’est à la fois le projecteur braqué sur ce qui se dit, se fait, se décide, le carburant de la discussion publique, le garde-fou de l’intégrité. Moins une population est informée, localement ou nationalement, moins elle est équipée pour s’engager dans la chose publique, peser sur les décisions, faire émerger de nouvelles voix, des réformes, des leaders.

Comment va l’information au Québec ? Son état de santé est préoccupant. Son tonus décline. Les conditions de son atrophie s’accumulent.

Le gouvernement québécois ne peut rester les bras croisés et laisser s’affaiblir un bien public aussi important que l’information. Il doit cependant garder une saine distance avec le quatrième pouvoir: créer les conditions de sa vitalité, sans lui dicter sa conduite.

À l’heure où les journalistes sont réunis pour leur congrès annuel, et dans le cadre de la course à la direction du Parti québécois, je soumets à la discussion quatre hypothèses de travail.

3/3 Des propositions pour l’indépendance: tenter de s’entendre avec Ottawa sur le processus référendaire

(Ce billet est tiré de la conclusion de « Le Journal de Lisée » en librairie le 31 octobre.)

L’idée indépendantiste ne change pas. Il s’agit d’assumer sa liberté de choix. Mais les contours ont varié, de 1967 à 1980 à 1995. En 2015, il faudra s’entendre sur les réponses à donner sur la nature de l’indépendance, sur les liens avec le Canada, la politique de défense, etc.

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Je propose d’aller plus loin que notre programme de 1995 sur quatre points: la monnaie, la citoyenneté (discutés avant-hier) la défense (hier) et j’aborde aujourd’hui le processus menant au référendum.

On ne peut plus l’aborder comme en 1995. L’expérience internationale des 20 dernières années, culminant avec l’exemple écossais, doit nous mener à une nouvelle conclusion.

Oui, ce sont les Québécois et eux seuls, l’Assemblée nationale et elle seule, qui ont le droit de décider de l’avenir politique de la nation québécoise. C’est irréfragable.

2/3 Des propositions pour l’indépendance: la défense d’un Québec souverain

(Ce billet est adapté de la conclusion de « Le Journal de Lisée » en librairie le 31 octobre.)

L’idée indépendantiste ne change pas. Il s’agit d’assumer sa liberté de choix. Mais les contours ont varié, de 1967 à 1980 à 1995. En 2015, il faudra s’entendre sur les réponses à donner sur la nature de l’indépendance, sur les liens avec le Canada, la politique de défense, etc.

Je propose d’aller plus loin que notre programme de 1995 sur quatre points: la monnaie, la citoyenneté (discutés hier) la défense et le processus menant au référendum. J’aborde aujourd’hui la défense.

La défense d’un Québec souverain

Un Québec indépendant aura-t-il une armée ? La réponse est oui, sinon il ne serait pas vraiment indépendant. Les vraies questions sont : quelle armée et pourquoi faire ? Et la seule réponse possible est : une armée qui répond aux besoins et aux valeurs du Québec. Affirmons d’abord une certitude : quelle que soit la configuration choisie, un Québec souverain paierait moins pour sa défense que la part qu’il assume aujourd’hui pour la défense du Canada.