Élections fédérales: le palmarès des perdants !

Il y a toujours quelqu’un qui gagne, lors d’une élection. Quelqu’un qui gouverne. Il y a parfois plusieurs joueurs qui progressent, voire qui ressuscitent, et qui ainsi gagnent du terrain. Mais il y a victoire et victoire. Comme il y a défaite et défaite. C’est une question de degrés.

Et même chez les gagnants de l’élection fédérale de 2019, la dose de défaite est considérable. Ce qui fait de cette élection un cas particulier, où personne n’est aussi heureux qu’il ne le souhaitait. Où le déséquilibre s’impose comme la valeur dominante du résultat du vote.

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Je n’étais pas certain pour Joker. Le film allait-il être trop violent ? Allait-il être trop cynique ? Allait-il être, au contraire, ennuyeux, comme certains nous l’annonçait ?

Il est en tout cas captivant. Et, pour un sujet issu de la culture des super-héros, il sors du moule. Les équipes Marvel et DC nous ont habitués aux « origin stories ». La formule est connue: dans la première partie, on nous nous plonge dans les débuts d’un personnage pour nous en faire comprendre les motivations, la faille originelle, puis dans la seconde partie le héros mène un grand combat avec forces effets spéciaux.

Ce qu’Andrew Scheer emprunte à Donald Trump

Énonçons d’abord une absolue certitude, Andrew Scheer n’est pas Donald Trump. En fait, personne n’est Donald Trump sauf, bien sûr, Donald Trump, ce qui est une très bonne chose.

Mais moi qui suis de très près l’actualité américaine depuis des années, je ne peux m’empêcher de voir comment, sous les conservateurs de Stephen Harper et maintenant d’Andrew Scheer, plusieurs des traits les plus détestables du Parti Républicain américain se sont installés dans notre paysage politique. Certains ont surgi avec plus d’ampleur même au cours de la présente campagne électorale.

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Ceux qui ont mon âge ont grandis avec elles. Les moins de 40 ans savent qu’elles font partie de la culture québécoise. Elles se sont racontées, dans des livres parus, pour Denise Filiatrault, en 2017, et pour Dominique Michel, en 2006. Je vous en parle aujourd’hui car je les ai lus au cour des derniers mois avec bonheur et que je veux lancer un cri du cœur aux producteurs/trices de séries télévisées.
Denise Filiatrault

L’odieuse malhonnêteté des pubs conservatrices

Pubs conservatricesCe n’est pas un secret, les campagnes électorales ne sont pas des périodes de grâce pour les nuances. Le but du jeu étant de se distinguer de l’adversaire, chaque parti veut noircir le trait pour apparaître nettement différent, donc meilleur, que les partis adverses.

Ainsi, lorsque Justin Trudeau affirme que la réduction d’impôt promise par les conservateurs va surtout profiter aux riches, il tord le cou à la vérité. Certes, ceux qui paient davantage d’impôts vont en tirer, proportionnellement, un plus grand profit. Mais l’essentiel des sommes dégagées vont se retrouver dans les poches des Canadiens de la classe moyenne.