13 réflexions au sujet de « Pourquoi j’appuie le Bloc québécois »

  1. Lors de la dernière élection, outre la sympathie envers le chef malade du NPD et la mauvaise humeur affichée par Gilles Duceppe au débat des chefs, il est raisonnable de penser qu’en raison de la détestation du gouvernement Harper les Québécois ont voté en faveur du NPD.

    Par ce vote stratégique les Québécois ont voulu de façon délibéré priver Stephen Harper d’un gouvernement majoritaire. Mais , comme à son habitude, le ROC n’a pas suivi, les Québécois ont été floués ou se sont eux-mêmes trompés.

    Fort de cette expérience et comme un personne averti en vaut deux. Ii ne faudrait pas que cette expérience malheureuse se répète en 2015. Car, sauf au Québec, le NPD dégringole partout ailleurs.

    Tout cela pour dire que malgré ses divisions internes passées et la présence d’un chef peu charismatique et inconnu, le devoir impose désormais de voter pour le BQ.

    Et si à l’élection de 2015, le résultat n’était pas au rendez-vous ne serait-il pas approprié qu’un Référendum soit tenu sur la pertinence ou non du BQ à Ottawa, référendum réservé aux membres des 4 partis souverainistes.

  2. Le Bloc, le PQ, pour moi, hélas, c’est du pareil au même: la zizanie, les sempiternelles disputes idéologiques, la di-vision, les désaveux au vu et au su de tout le monde. C’est l’assemblée de l’individualisme et de la haute voltige intello-politique qui ne séduit qu’une infime minorité de Québécois. On analyse …on analyse, on critique …on critique les uns les autres encore et encore pour aboutir aux confins des dédales qui ne mènent bien sûr nulle part. Le manque d’unité, le manque de discrétion des uns et des autres, le manque de loyauté, les cruelles trahisons, toutes ces chicanes, étalées sur la place publique, ont eu raison de mon adhésion. Comment pourrais-je appuyer deux partis politiques aussi désunis, aussi enchevêtrés dans leurs très mesquines contradictions.

  3. Selon moi, il y a longtemps que le Bloc Québécois n’est plus pertinent. Si 75 contre 228, c’est une formule perdante et que c’est le mieux que le Bloc puisse offrir, on a toutes les raisons de chercher ailleurs la représentation de nos valeurs progressistes.

    L’indépendance se fera à Québec ou elle ne se fera pas.

    J’espère qu’il ne s’agit pas là pour vous, Mr Lisée, d’une raison pour retirer mon appui à votre candidature.

  4. Souhaiter la mort du Bloc c’est évidemment faire fi d’une représentation québécoise néodémocrate, libérale, conservatrice voire écologiste vert fédérale. Une représentation qui se fichera bien d’employeurs qui imposent l’anglais aux travailleurs au Port de Québec voire à Rimouski comme ici relaté par M.B.Côté!

    Le peuple est aussi trop endormi car l’anglicisation va triompher sur le dos d’un peuple qui ne combat plus. Sur le Bloc et son utilité qui a aidé à ce que le OUI fasse au moins 49% en 1995 c’est un point cardinal historique, 1 à zéro pour B.Drainville et J.F.Lisée contre P.K.P. L’observation politique consiste chez les internautes aussi de regarder la longue et la moyenne durée!!

  5. Je n’appuis pas le Bloc parce que les Québécois se réfugient derrière le Bloc pour demeurer dans le Canada.
    La meilleure chose à faire serait d’annuler en Bloc notre vote au fédéral…ça parlerait plus fort.
    Laissés à eux-même les fédéralistes montrent leur vrai visage. Je trouve que le Bloc fait ombrage à la réalité en rassurant les Québécois.

  6. Hormis des victoires circonstancielles qui n’ont pas ébranlé le temple fédéraliste, je me demande ce que le Québec a gagné à jouer le jeu du fédéralisme pendant vingt ans. La stratégie du cheval de Troie n’a pas fonctionné. J’irais même jusqu’à dire : qu’a gagné le Québec « dans son histoire » a vouloir défendre ses intérêts à Ottawa? La liste des défaites, des tromperies, des indécences du Canada à l’endroit du Québec est trop longue à faire pour soutenir ce malheureux constat.
    Il me semble que, dans ce beau pays qu’est le Canada, jouer le jeu, pour les Québécois, signifie perdre à chaque fois : tant les individus que l’ensemble des Québécois y ont perdu. Dans ces circonstances, être beau joueur ne revient-il pas à accepter de toujours perdre? Les vingt dernières années nous ont prouvé que la joute sur l’indépendance du Québec ne devait pas se jouer à Ottawa mais à Québec. Était-ce une façon de se donner bonne conscience que d’opter pour une représentation souverainiste à Ottawa ou bien simplement le signe que l’on ne croit pas à la cause au Québec même pour la défendre au sein de nos institutions? Il ne faut pas s’y tromper : le discours sur l’indépendance du Québec des débuts du Bloc n’existe plus, parce que le contexte explosif de sa naissance ne pouvait pas durer. On lui a préféré le mièvre « défendre les intérêts du Québec », ce que tous les députés du Québec font par ailleurs, qu’ils soient du PLC, du PC ou du NPD. Le Bloc est devenu un parti comme les autres, c’est à dire qu’il a joué le jeu et il y a perdu son ADN. On a cru bon de transporter à Ottawa une joute politique qui DOIT se faire à Québec. On a préféré la distance au défi de nous-mêmes. Cette distance s’est agrandie dans le temps au point de ne plus dire qui nous sommes. N’est-ce pas là le grand drame de l’indépendantisme québécois, à savoir trouver une façon de diluer le projet dans une stratégie politique qui ne peut pas réussir? N’est-ce pas là le grand drame de l’aventure indépendantiste que de voir à l’unanimité les ténors de la souveraineté sortir du silence dans lequel ils étaient plongés (on ne les entend plus, voilà ce qui est inquiétant) parce qu’on a osé remettre en cause le moyen alors qu’ils se terrent presque tous dans un silence inquiétant, voire inadmissible concernant la souveraineté même. À quand un leader souverainiste qui aura le courage de dire une chose simple : s’il est vrai que les Québécois sont libres de choisir leur destin, à quoi nous sert de connaître l’opinion du Canada?
    Quant à vous, M. Lisée, à trop vouloir vous montrer contre PKP vous perdez de belles occasions de faire passer la cause avant votre intérêt personnel.

    • Il n’y a pas « un » député, de quelque parti que ce soit, qui défend le Québec à Ottawa.
      Dans notre système parlementaire britannique, le député n’est là que pour endosser les volontés du premier ministre.
      Ceux qui sont dans l’opposition peuvent gueuler, mais ça ne change rien à la chose.
      En 1982, le Québec refusait le rapatriement de la constitution et la charte des droits de Trudeau. Et ce, de façon unanime.
      Pourtant nos 74 « défenseurs » ont appuyé Trudeau.
      75 contre 228: formule toujours perdante.

  7. M. Lisée, je suis d’accord avec la majorité de vos propositions, analyses,etc. Mais, sur la pertinence du Bloc Québécois, non!
    Depuis la création du BQ,et même au plus fort de sa députation, le BQ n’a pu empêcher les gouvernements ( libéral, conservateur)canadiens de centraliser plus encore les pouvoirs à Ottawa.
    Le BQ a, malheureusement, créer cette belle (fausse) illusion qu’il pouvait défendre les droits du Québec auprès du gouvernement fédéral!
    Je cherche quels sont mes droits de québécois que le BQ a réussit à défendre depuis les 25 dernières années.
    Et cette fausse illusion de défendre nos droits a créé cette perception ( auprès des indépendantistes « mous ») que le Québec peut atteindre sa plénitude dans le cadre « canadian ». Et c’est possiblement ces votes perdus qui nous ont coulés au référendum de 1995.
    Alors, non le BQ n’est pas seulemnt non pertinent mais surtout facteur de diversion du vote indépendantiste.
    Sauf mon respect pour Mario Beaulieu, il est temps de remettre la nature et même l’existence du BQ en question! Et de rapatrier tous les fervents indépendantistes au Québec! L’indépendance se fera au Québec et pas à Ottawa!

  8. Effectivement, je suis d’accord avec vous M. Lisée. Un parti indépendantiste se doit d’avoir un minimum de députés fédéralistes sur son territoire pour favoriser la diffusion de son idéologie. Cependant, il est clair qu’à Ottawa, ce qui serait le mieux pour le Québec c’est d’avoir un grand nombre de députés du parti au pouvoir. Ceci permettrait peut-être de mettre en place certaines réformes comme l’abolition du Sénat qui pourraient améliorer l’efficacité de notre confédération en attendant que les avantages de l’indépendance du Québec aient été démontrés (et calculés).

    • En 1982, Trudeau avait 147 sièges dont 74 du Québec.
      Les Québécois, en son gouvernement, étaient majoritaires.
      Pourtant, il a fait ce qu’il voulait.
      En notre système, le premier ministre a toujoursn le dernier mot. les députés ne sont là que pour voter à cul levé.

  9. «C’est clair que, depuis qu’il y a moins de députés du Bloc, les intérêts du Québec sont moins bien défendus à Ottawa.»
    Vrai, mais je pense que cela dépend très peu du Bloc, mais plutôt du fait que les conservateurs de Harper sont devenus majoritaires au même moment (sans l’appui du Québec) et que ceux-ci sont complètement fermés à toute forme d’opposition. Il n’y a pas là de causalité apparente avec la chute du Bloc, mais plutôt une coïncidence.

  10. J’embarque, moi aussi…en autant que tout est bien clair.
    Le Bloc va à Ottawa pour une seule et unique raison: prôner l’indépendance du Québec.
    Tout le reste, c’est de la foutaise.
    75 contre 228 est une formule toujours perdante.
    Nous pouvons gueuler; eux décident.
    Il faut, par ailleurs, dénoncer cet état de minorité qui constitue notre lente agonie.

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