Remous-méninges sur une défaite

Cher journal,

Oui, ok, j’ai beaucoup écrit, depuis la défaite. Un gazouilleur attentif a eu ce commentaire: « Il paraît qu’écrire est une thérapie, jflisee. Tu es bien parti, continue. » Je suis certain qu’il voit juste.

Un autre m’a donné le conseil inverse: « tu as le temps. tout doux, tout doux ». Oui, mais, ça fait du bien. D’abord parce que je veux comprendre, vraiment, ce qui s’est passé. Et je n’arrêterai pas de le mettre en forme dans ma tête. Et la meilleure façon d’y arriver est de le mettre en mots.

Je sais aussi que ces billets accompagnent le processus de deuil post-défaite de milliers d’autres qui ont vécu comme moi le déclenchement d’une campagne qui annonçait un vote de confiance majoritaire des Québécois, qui s’est transformée sous nos yeux en déraillement et s’est terminée par la plus amère défaite de l’histoire de notre mouvement.

Alors, oui, on a besoin d’une dose de thérapie. Et que 100 000 personnes aient lu la lettre d’adieu à notre Très chère Pauline qui m’est sortie des doigts en un seul jet est bien la preuve qu’il y a un besoin réel, dans notre famille politique, pour des retrouvailles émotives, au moins dans le cyberespace.

Pauline l’a lue, la lettre. Elle en fut très émue. Ça lui a fait du bien. Elle me l’a dit. J’en suis content. Je l’avais aussi écrite pour ça, pas seulement pour nous, mais aussi pour elle.

J’avais mis à la fin une photo d’elle, en noir et blanc, tenant fièrement un petit drapeau devant un énorme drapeau du Québec. En début de carrière. Année inconnue. Probablement à une Saint-Jean. La photo dit la jeunesse et la promesse du projet. La détermination de la porteuse de drapeau.

La photo circulait sur le web pendant la campagne, comme un signe qu’on allait vivre un nouveau commencement. Avec une majorité, avec Pauline, un nouveau départ.

Elle ne s’était pas reconnue. Elle n’est pas très internet. C’est Claude, son conjoint, qui lui a dit que c’était elle. Un commencement, à la fin du texte d’une fin.

* * *

À quoi sert le blogueur ? À expliquer des défaites ? Avant la lettre à Pauline, mon texte le plus lu, à 50 000 visites, était « La grande évasion« , le billet écrit le soir de la défaite historique du Bloc Québécois, en mai 2011. Un brusque retournement de l’opinion. Comme le 7 avril 2014. Comme s’ils devaient se répéter: « Vous n’aviez pas compris, la première fois? »

Je crois que c’était après 1998. La campagne électorale du nouveau chef libéral Jean Charest avait été une ca-tas-tro-phe. Tellement que les journalistes avaient écrit des pré-mortems, des analyses expliquant sa chute, au moins une semaine avant le scrutin.

Lucien Bouchard, lui, avait fait un sans faute. Les panneaux électoraux disaient « j’ai confiance » et il ne faisait pas de doute qu’il était l’homme de la situation. Il faisait campagne sur la défense du modèle québécois et était en symbiose complète avec son parti, ses candidats, son message. Même Jacques Parizeau l’appuyait. C’est dire.
Au final, des sondages montraient que la victoire du PQ serait majeure. « Raz-de-marée péquiste » avait titré Le Soleil trois jours avant le vote — le quotidien avait avoué en éditorial qu’il aurait appuyé M. Bouchard si seulement il s’était engagé à ne pas tenir de référendum. Mais il proposait au contraire de réunir, pendant le mandat, les « conditions gagnantes ».

Le soir de l’élection, quand il devint clair que nous aurions, certes, une majorité de sièges, mais moins de votes dans l’urne que Jean Charest, Lucien Bouchard a compris le message. Il l’a compris dans ses tripes. Et le lendemain ou surlendemain dans sa conférence de presse, c’est sans nous en avertir qu’il a annoncé qu’il n’y aurait pas de référendum, du moins dans la première partie du mandat. Et pour la deuxième partie, eh bien… pour la deuxième partie c’est lui qui partirait.

Je vais avoir l’air fou mais je vais vous le dire quand même. Je crois que c’est peu après cette élection que j’ai eu une conversation avec une amie française qui ne suivait nos affaires que de loin. Elle m’écoutait distraitement lui expliquer le degré de difficulté à faire la souveraineté, les points de passages possible, puis elle me coupa avec cette phrase:

« Peut-être qu’ils n’en veulent pas, finalement. »

Pas de quoi, demandais-je?

« De la souveraineté. »

Hum.

J’en parle aujourd’hui parce que ma soeur adorée m’a aussi fait remarquer que j’écrivais beaucoup, depuis la défaite, mais jamais de mes émotions. « Tu pourrais faire ça. »

Hum.

C’est le but de ce billet. Parler de mes émotions. Ça ne vous avait pas frappé ? Ok. J’y viens. Mais il faut encore un peu de contexte.

* * *

La politique est un combat. Sauf pour les affairistes, bien sûr. Mais pour ceux qui font de la politique pour des idées, il la font par définition pour faire triompher des idées qui n’ont pas encore été réalisées. C’est vrai pour les néo-conservateurs comme pour les écologistes, les socialistes ou pour les indépendantistes.

Si on arrêtait de proposer des idées parce que, au début, les électeurs n’en veulent pas, on ne proposerait jamais rien.

Après 1998 j’avais compris, cependant, que dans la phase historique actuelle, il serait impossible de faire la souveraineté en ligne droite. C’est à dire de proposer, oui ou non, que le Québec devienne souverain. Il serait impossible de mobiliser plus de 50% autour de cet enjeu.

De 2000 à 2012 j’ai du donner 100 fois ma conférence « Pourquoi la souveraineté est probable » dans laquelle j’explique combien la peur légitime de l’échec, issue des deux défaites référendaires et déjà palpable en 1995, minait à elle seule, y compris chez beaucoup de souverainistes, le chemin vers un troisième rendez-vous. Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas faire le voyage vers l’indépendance, c’est qu’ils pensent que l’avion ne décollera pas, où qu’il va s’écraser en chemin.

Il fallait un préalable. Un moment de vérité. Depuis mon livre Sortie de secours, publié en 2000, je crois qu’il faut que les Québécois définissent ce qu’ils désirent comme autonomie, essentiellement en matière identitaire, linguistique, culturelle, et qu’ils le disent collectivement. Techniquement, cela signifie voter par référendum pour changer la constitution canadienne afin d’obtenir cette autonomie, parfaitement raisonnable dans une fédération normale. Cela n’a jamais été fait dans toute l’histoire du Québec.

Si le Canada accepte (d’autres fédérations ont accepté ce genre d’autonomie pour leurs minorités) alors le Québec se renforce, de l’intérieur.

Mais le Canada est une fédération dysfonctionnelle et il y a fort à parier qu’il refuserait toute demande québécoise, même si elle était appuyée par 60% de ses électeurs. Pourquoi ? Parce que depuis le référendum de 1995, le Canada anglais est convaincu que le Québec est un chien qui jappe mais qui ne mord jamais. D’ailleurs: il jappe de moins en moins. En tout cas, on ne lui prête plus la moindre attention.

Donc, les Québécois auraient dit ce qu’ils voulaient. Le Canada répondrait: vous ne pouvez pas l’avoir. Un moment de vérité. Deux choses pourraient alors avoir lieu: soit la souveraineté, soit… rien.

Notez, dans les deux cas: deux moments démocratiques. Quels sont les pouvoirs que vous souhaitez pour votre nation au sein du Canada ? Puis, puisque vous ne pouvez les avoir au sein du Canada, souhaitez-vous en sortir ? La démocratie en action. Le contraire, donc, de l’imposition d’une constitution par le Canada. Le contraire du statu quo. Mais, bon…

Je ne sais pas si c’est la route que nous aurions empruntée si nous avions obtenu une majorité le 7 avril. Pauline Marois a toujours été très jalouse de sa responsabilité de chef indépendantiste et n’a jamais indiqué, devant nous, une trajectoire. Mais c’est parce qu’elle ne rejetait pas cette avenue que j’avais accepté de me joindre à elle lors de l’élection de 2012. (J’aurais pu être simple conseiller, mais j’ai résolu d’être candidat car je voulais faire ma part pour empêcher le maintien au pouvoir des Libéraux, que je considérais extrêmement néfastes pour le climat social et la probité de nos institutions.)

C’est long avant que je vous parle de mes émotions, non ? On y arrive. Dans la semaine qui a suivi la candidature de Pierre Karl Péladeau, le ressac anti-référendaire a frappé la campagne comme un camion lourd surgissant de notre angle mort.

Encore une fois je ne lui en veux pas, à PKP. Il a agi bien malgré lui comme révélateur d’une lame de fond de refus référendaire qu’un autre événement, plus tard ou autrement, aurait révélé.

Et quand je l’ai vu arriver le soir de l’élection et qu’on lui a proposé de monter sur scène avec nous pour retenir les militants qui, sinon, s’en allaient et qu’il fallait garder occupés pour le discours de Pauline, je me suis demandé si c’était bien opportun. S’il ne serait pas un peu comme Lise Payette, derrière René Lévesque le soir de la défaite référendaire de 1980, expiant publiquement son péché: en traitant l’épouse du chef du Camp du Non, Claude Ryan, d' »Yvette », donc de femme soumise, elle avait agi comme révélateur et donné aux populistes anti-souverainistes un formidable vecteur de mobilisation contre ces péquistes-élitistes-qui-les-regardaient-de-haut. Mais PKP n’avait traité personne de quoi que ce soit. Il s’était simplement dit profondément souverainiste ! On vit en Absurdistan.

Je m’égare.

* * *

C’est cette lame de fond anti-référendaire qui m’a emportée, émotivement. C’est à ce moment que je me suis rendu compte qu’une part suffisamment importante de la nation était non seulement opposée à la souveraineté — ça, on le savait — mais opposée à la simple possibilité qu’on tienne cette discussion.

C’était comme si on avait tiré le tapis sous mes pieds.

Vous avez vu le film « The Usual Suspects »? J’espère car maintenant je vais vous en révéler la fin. C’est un suspect interrogé par un policier qui décrit richement et longuement, et en se disculpant, le crime auquel il a été témoin. Lorsqu’il quitte le bureau du policier, qui l’a laissé partir, un détail nous révèle qu’il a menti. Puis, le policier se rend compte que son témoin a utilisé pour les identités de ses personnages fictifs des noms épinglés sur un tableau accroché derrière lui.

On sort du film en disjonction synaptique. Si ceci était faux, donc cela aussi ? Et par voie de conséquence cet autre élément, puis cet autre ? Tout ce qu’on a vu pendant deux heures ?

Et donc si nous sommes en train de nous faire battre pour la simple raison que nous promettons de les consulter « s’ils sont prêts », ils ne seront en fait jamais prêts à ce qu’on les consulte ? Et donc s’ils ne veulent pas nous élire pour nous interdire (et s’interdire) cette possibilité, c’est donc que, si on était élus, ils refuseraient qu’on les consulte sur des pouvoirs identitaires au sein du Canada, car cela ouvrirait évidemment la possibilité qu’ils vivent un moment de vérité ? Ou encore, si on les consultait quand même, ils voteraient non à l’autonomie qu’ils désirent pourtant, juste pour éviter qu’en disant oui, cela provoque un moment de vérité et une discussion sur leur avenir ?

Et donc, et donc… il sera impossible de se rendre même au premier but ?

Comme un désarroi. Mais qu’est-ce que je fous ici ? À quoi bon tout ça ? À quoi ça rime ?

Depuis 15 ans que je me sens une responsabilité personnelle de faire progresser cette idée, cette trajectoire, avec moult difficultés (j’ai été persona non grata au PQ pendant plusieurs années, au début) dois-je conclure que j’avais construit un château de sable, sur du sable ?

* * *

J’ai toujours eu le plus grand respect pour les candidats aux élections, surtout pour les candidats perdants. Pas pour ceux qui savent, au début, qu’ils vont perdre. Mais pour ceux qui se rendent compte, en cours de campagne, qu’ils vont à la défaite. Il leur faut être à la fois stoïques et acteurs. C’est encore plus vrai pour les chefs, scrutés constamment par une dizaine de caméras. C’est aujourd’hui pire qu’avant, avec la Haute Définition. Pas une perle de sueur qui n’échappe à l’œil électronique.

Même simple député, il faut faire front. Pour soi, et pour les autres. Pour les militants, pour l’organisation, pour les bénévoles. (Et ça c’était bizarre, pendant toute l’élection, nous avons eu davantage de bénévoles que d’habitude. Cela nous a d’abord conforté dans l’idée que le vent était avec nous. Puis qu’on allait sombrer en gang !)

En plus, je réunissais chaque semaine les candidats montréalais, je faisais des apparitions dans les campagnes locales, je faisais du porte à porte dans Verdun, des appels dans Sainte-Marie-Saint-Jacques et ailleurs. Il fallait maintenir le moral, se montrer fort, résolu.

Déterminé ?

C’est un récit banal pour tous ceux qui ont vécu une campagne perdante et encore, mon Directeur de campagne, Jean-Pierre Sylvain, m’assurait que ma victoire dans Rosemont était assurée. Ce que ma tournée des HLMs m’avait confirmé. (Incroyable, on a gagné le vote par anticipation, généralement pro-libéral car centré chez les aînés, mais ensuite ma majorité a fondu dans l’élection générale.)

Dans mon cas je ne perdais pas seulement, avec l’équipe Marois, la campagne électorale. Je perdais 15 ans d’espoir souverainiste. Ça enlève du ressort dans le pas. Ça enlève la boussole professionnelle qui m’avait guidée toutes ces années.

C’est pourquoi j’allais déclarer que je n’avais jamais été aussi pessimiste pour la souveraineté. Ce n’était pas prévu. C’était pendant un point de presse de Pauline et de Diane de Courcy sur la langue. Moi et d’autres candidats étions de corvée de plantes vertes.

Un journaliste décide de me poser une question directe sur la souveraineté. C’était après le premier débat ou Pauline avait martelé : « IL N’Y EN AURA PAS DE RÉFÉRENDUM, sauf si les Québécois sont prêts. » Oui, oui, on entendait très bien les majuscules et les minuscules.

Pauline me permet de répondre. Je savais depuis quelques jours que si moi, très associé à la souveraineté, je déclarais mon pessimisme, cela pourrait aider à convaincre les Québécois réfractaires que les chances étaient bien minces qu’elle soit débattue de sitôt et donc qu’il était sans danger de voter PQ. Je l’ai donc dit. Et il faut voir la tête de Pauline pendant que je parle. Elle n’est pas certaine que ce soit une bonne idée. Elle se dit un peu plus optimiste que moi, pour faire bonne mesure.

Las ! Ça ne suffira pas. Ils veulent qu’on ferme complètement la porte. Ils: les journalistes, les commentateurs, les chroniqueurs, la table éditoriale de la Gazette qui m’invite. Il y en a — pour qui j’ai beaucoup d’estime — qui ne « trouve pas ça clair ». Comme s’ils n’avaient jamais entendu les mots « peut-être » de leur vie. Aurait-il fallu dire « On verra » ? L’expression était déjà prise.

Je faisais campagne pour quoi, alors ? J’adorais être ministre et j’avais plein de projets en tête. Pour Montréal, pour les Relations internationales, mes deux portefeuilles — j’avais avisé que, si nous étions élus, j’étais candidat à rempiler dans ces deux rôles. J’avais l’impression de donner, à ces postes, ma pleine mesure et de contribuer, concrètement, au bien commun. (C’est fou ce métier de politicien où il faut se battre pour avoir le droit de donner le meilleur de soi-même !)

Mais cela ne suffisait pas à me redonner le carburant nécessaire pour le reste de la campagne. Non.

* * *

Ce qui a surgi, comme motivation, c’est l’intégrité. Après tout ce que nous avons fait, en 18 mois, pour réparer les institutions québécoises gravement érodées par neuf ans de régime libéral, on allait quand même pas redonner les clés du pouvoir à 18 anciens ministres de Charest !

Nous avions été témoins, de l’intérieur, depuis notre arrivée, de l’état de délabrement des machines administratives, des contrôles, de la rigueur, par les années libérales. Juste au MRI, mon chef de cabinet, l’inestimable François Ferland, avait mis au jour un système de double comptabilité libérale, inventé pour berner les journalistes et les parlementaires sur les coûts des missions à l’étranger.

Nous avions réformé les lois électorales, cassé les systèmes de prête-noms, mis en fuite les maires ripoux, donné aux policiers toute la latitude pour remonter les filières crapuleuses. Nous avions confronté les grands de l’ingénierie — les SNC et Dessau — et les avons mis en pénitence pour un an et les avons forcé de démontrer leur contrition et leurs réformes aux pointilleux agents de l’UPAC et de l’Autorité de marchés financiers avant de pouvoir obtenir un seul sou neuf d’argent public. Nous avons mis en œuvre la fin du placement syndical sur les chantiers et avons pacifié l’industrie de la construction.

Et nous n’avions pas fini de récurer les écuries libérales. Et nous allions les laisser revenir? Si tôt ? Sans connaître la fin des histoires criminelles entourant leur passé récent?

C’est dans cet état d’esprit que je croise Bernard Drainville à une assemblée publique à Québec. Dans la salle, les 400 militants ne semblent pas avoir encore encaissé ce qui est en train de se produire dans l’opinion. (Le « pointage », l’appel des électeurs péquistes avérés et potentiels dans les circonscriptions, continue à donner de bons signaux, à contre-courant des sondages nationaux.)

Bernard est aussi atterré que moi. « On a une responsabilité morale d’empêcher le retour des Libéraux » lui dis-je, comme pour trouver en lui un appui dans cette nouvelle quête de sens électorale. « On doit ça au Québec. » Bernard est d’accord. On doit ça au Québec. Il le faut.

Ancien journaliste, je ne participe pas — ou alors très épisodiquement — au jeu de « blâmons les médias » qui suit généralement les défaites électorales.

Je mets de côté le micro-climat radiophonique de Québec, qui pose problème en soi, et ne formule que deux remarques.

Au moment du déclenchement de l’élection et pendant la phase de débat sur l’intégrité je n’ai pas vu dans un grand média un récapitulatif de ce que nous avions fait, en 18 mois, pour redresser le cap éthique du Québec. J’estime que notre activité législative et ses effets ont été un point tournant historique. Il y aurait eu matière à comparaison entre l’action et l’efficacité libérale des dernières années Charest (il y en avait) et la nôtre. Le contraste, en notre faveur, aurait été frappant.

Et lorsqu’au second débat, Philippe Couillard s’est tiré dans le pied avec un bazooka linguistique en affirmant qu’il fallait être bilingue sur le plancher des usines au cas où un acheteur anglophone passait par là, j’ai été soufflé par l’absence de suivi médiatique où que ce soit. Un libéral de mes amis (j’en ai) m’a confié « on se croisait les doigts ».

Je ne dis pas que cela aurait changé le résultat. Je ne le crois pas. Mais ça me laisse fru.

Alors voilà. La volonté de ne pas faire subir au Québec une régression éthique a été ma bouée de sauvetage pendant la dernière phase de la campagne. Il fallait tout faire. Et il y avait Gaétan Barrette. Le poster-boy du cynisme politique, de la recherche de pouvoir en soi, peu importe le parti, de la quête de fric en soi, peu importe qui paie, de l’excès libéral.

« Vous voulez quand même pas que les Libéraux reviennent », disait-je aux clients du IGA de La Prairie, aux côtés de notre candidat l’économiste Pierre Langlois, dans les derniers jours.

« Gaétan Barrette au gouvernement ? Pour quatre ans? Pensez à nos enfants ? Quel modèle ça leur donnerait ? »

J’avais l’impression que ça marchait. Il a été élu — non, pas élu, propulsé — par une majorité record.

* * *

Le soir de l’élection, j’étais zen. Jusqu’à la fin le parti nous avait abreuvé de projections folles affirmant que nous étions toujours dans la course, grâce au vote francophone. Que le gouvernement serait minoritaire. Avec la CAQ détenant la balance du pouvoir. Ce serait eux ou nous. Libéraux ou péquistes. Avec 50-55 sièges, l’un ou l’autre. Dans nos comtés, le pointage était bon. Alors, qui disait vrai ?

On se demandait même ce que ferait le lieutenant-gouverneur, en cas d’égalité des sièges. Réponse: il demanderait au gouvernement sortant, donc Mme Marois, de tenter d’avoir la confiance de la chambre. Si elle ne l’avait pas ? Si la CAQ choisissait les Libéraux ? Il n’y a pas de précédent. Nous serions dans l’incertitude constitutionnelle. Chouette.

Quoiqu’il en soit j’avais avisé Pauline, après qu’elle se soit fait chanter « T’es belle » par Jean-Pierre Ferland lors de l’assemblée de Montréal, qu’il fallait commencer à envisager la possibilité de parler à la CAQ. Au cas où. « Oui, a-t-elle répondu. Mais survivons d’abord à la campagne. » En effet.

« Soit ça va être très serré, soit ils vont nous en servir toute une. » C’était la prédiction de Dominique Lebel, conseiller de la Première, quelques jours avant le vote. En effet.

Le soir de l’élection, disais-je, j’étais zen. La défaite déferlait sur nous. Elle ne m’atteignait pas vraiment. Je l’avait escomptée. En gros. Mais pas en détails. Non, pas en détails. Chaque ami défait était comme une piqûre. Brûlante. Ah, non. Pas lui !

Yves-François battu ? Dites-moi que ce n’est pas vrai! Daniel Breton ? Ahrrrr. Réjean Hébert ? Comment un ministre aussi compétent, aussi dévoué, dont le Québec a cruellement besoin, peut-il être viré ? Diane de Courcy, ma complice de tous les jours. Quelle ingratitude. Elle avait tout fait, dans son comté. Il n’y a pas de justice ! Elizabeth ? Je pourrais les nommer tous. Un moment, même Martine Ouellet, même Nicolas Marceau sont en difficulté. C’est dur. C’est trop dur.

Puis il y a cette inconnue qui semble en train de battre Pauline Marois dans Charlevoix. Une tragédie et une bénédiction. Tragédie car Pauline ne mérite pas ce coup de pied de l’âne. (Je ne parle pas de la candidate, mais de la situation.) Bénédiction car le départ de Pauline pourra se faire d’un coup. Net. Sans bavure. Il y a dans cette cruauté électorale un élément théâtral. Le rideau tombe. La pièce est finie.
* * *

Dans les jours qui ont suivi, je revivais les lendemains du référendum de 1995. Pas sur le fond. Dans la forme. L’adrénaline encore active dans le sang exigeait de l’action, encore de l’action.

Alors je n’ai pas pris un jour. Jusqu’à Pâques, suis entré au bureau chaque matin. Y ai passé chaque journée. Expédier les affaires courantes. Voir les salariés. Chaque conseiller qui perd son emploi. Écouter, encourager, féliciter.

Je ne suis pas un pleureur. Je n’ai qu’un peu d’humidité au coin des yeux en écrivant ces mots. Mais j’ai vu pleurer autour de moi. Beaucoup. On avait réussi à créer dans notre cabinet, entre les conseillers, le personnel, un esprit de groupe remarquable. Se séparer les uns des autres constituait une déchirure de plus.

J’ai bien failli, à Québec, devant les salariés du MRI réunis un midi pour les adieux ministériels.

« Vive le peuple du MRI libre ! » leur ai-je lancé de la mezzanine avant de les rejoindre dans le hall.

« Libre de quoi ? De Lisée évidemment ! » continuai-je.

Je voulais rester léger, tout en les remerciant pour leur loyauté et leur professionnalisme, et en leur parlant du sens de l’État qu’on attendait d’eux dans la transition à venir, de la nécessaire continuité de l’activité internationale du Québec.

Mais mon sous-ministre, l’ex-universitaire Michel Audet, m’a pris en embuscade en m’introduisant et me disant combien j’allais lui manquer.

Il ne faut pas me complimenter quand j’essaie de réprimer mes émotions. Ça me fait craquer.

Ça m’avait fait ça le soir du référendum de 1995. J’avais tout encaissé sans broncher. La déception immense — on pensait gagner — la tension autour de M. Parizeau qu’on tentait de canaliser pour son discours final. Descendu sur le plancher avant le discours mais après que la défaite fut confirmée, je me pensais en contrôle.

« M. Lisée, me dit une dame, une militante pleine de bienveillance que je ne connaissais pas, vous avez bien fait ça. Vous avez vraiment bien fait ça. »

Elle parlait de la campagne, je suppose. C’est vrai qu’on avait fait une campagne formidable, jusque-là. Et on voyait dans la salle les militants avec les panneaux Oui ornés d’une marguerite, devenue le symbole spontané du projet indépendantiste.

« Vous avez bien fait ça. » C’était comme si elle venait d’ouvrir une vanne. Je n’arrivais pas à retenir mes larmes. Pourtant il le fallait bien. Le pire était à venir.

À 19 ans de distance, au podium devant le peuple du MRI, je me retiens de toutes mes forces. Avec une blague.

« Je ne vous demanderai pas pour qui vous avez voté ».

Silence.

« OK, levez la main ceux qui n’ont pas voté pour moi ! »

Rires généralisés.

« Ils n’habitent pas dans Rosemont » interjecte Michel Audet.

Je vais mieux.

* * *


Écrire, aussi. Comprendre et écrire.
Que s’est-il passé, exactement ? Pourquoi et comment ? Écouter, lire, rencontrer des gens, parler aux sondeurs, aux candidats, aux vieux routiers, aux jeunes recrues. Faire le plein d’infos, juste après l’accident, avant que les indices ne partent au vent, que l’opinion envahissante ne prenne le pas sur les faits.

Comme en 1995, il m’a fallu une semaine pour que l’adrénaline se dissipe dans les échos de la défaite. Que la chute d’énergie réclame ses droits sur le corps et l’esprit.

Que je trouve refuge dans le sourire insouciant de mes enfants, dans les bras de ma blonde, que je fasse éclater de rire mon ami Kick avec un récit de campagne que la charité humaine ne permet pas de raconter ici, que je m’évade avec Captain America en Imax et 3D (excellent dans le genre !) et que je m’entende m’esclaffer à nouveau avec The Secret Life of Walter Mitty (que je recommande chaudement à tous les dépressifs, occasionnels ou non).

Je sais qu’il faudra du temps. Je sais qu’il faut digérer tout ça. Devenir un bon député d’opposition. Poser de bonnes questions. Ouvrir de nouveaux dossiers. Apprendre quelque chose de neuf chaque jour. Participer au débat sur l’avenir de notre grande et belle idée, l’indépendance du Québec. La seule qui vaille tout cet enthousiasme et toute cette peine.

Je suis content que le printemps soit là. Mon vélo va m’aider. Les terrasses avec du rosé aussi. Xavier Dolan, certainement. La fiancée américaine. La bio de Lincoln de Carl Sandburg. Le chalet de ma mère. Peut-être un peu d’Aquagym avec Janette. Si la piscine est libre.

Écrire, aussi, oui. Vous n’êtes pas obligé de lire. Je ne suis pas obligé d’écrire. Pas obligé, non. Mais je me rends compte que je ne peux pas m’en passer.

Et ma sœur avait raison, encore. Vous ayant écrit ceci, cher Journal, je me sens un peu mieux. Apaisé. C’est déjà ça de pris.

Jean-François



40 réflexions au sujet de « Remous-méninges sur une défaite »

  1. « L’engrenage qui broie les nuances » !!!

    …. »Les impératifs de la solidarité produisent une cohésion indispensable à l’efficacité de l’action politique … Tous doivent se replier sur la ligne du porteur de dossier, sous peine de saper l’efficacité du groupe. C’est inévitable. »
    Ah oui?
    Une des conséquences de la complexification de nos sociétés, couplée avec les vicissitudes de la nature humaine, est qu’elle incite à la prise de positions plutôt extrêmes que centristes. L’humain n’aime pas l’incertitude et se fie plus à ses émotions qu’à la raison – lisez Daniel Khaneman. Face à ses difficultés de comprendre il devient porté à s’en remettre à des gourous ou à des idéologies qui lui offrent des schémas de pensée simplistes. Les partis politiques l’on bien compris. Aussi.

    A cette toile de fond à laquelle le seul antidote consiste en un esprit critique et indépendant – vous ajoutez votre justification de ces soi-disant « impératifs de la solidarité ». En fait elle caractérise éloquemment le niveau de délabrement avancé de notre démocratie.

    Ainsi vous vous engagez dans un parti où la dissidence ouverte – même nuancée – est exclue, où dans les faits vous renoncez à l’exercice de votre intelligence et où vous l’asservissez plutôt aux conseillers d’images et à leurs cassettes.
    Vous tolérez de vous conduire ainsi dans un sujet hyper-sensible, qui propose une solution extrême à un problème substantiellement imaginaire issu d’une xénophobie latente.

    « Libre de penser »? Ah oui?

    • C’est confondre la laïcité promue par le PQ avec de la xénopho-
      bie qui manque de nuances…Etre méfiant envers le discours to-
      talitaire de la religion n’est pas raciste ou xénophobe. À ce propos, la promotion conjuguée de la laïcité avec la souveraineté me semble directement inspirée par le combat pour la liberté et l’égalité:

      «Les hommes de tous les temps ont fait de la religion, un instru-
      ment d’ambition et d’injustice» Jacob GRIMM

      «La religion, ombre portée sur l’intelligence humaine»

      «Les hommes ont juste assez de religion pour se haïr» SWIFT

      Mais surtout la souveraineté est sous-entendue dans le combat pour la laïcité:

      «Se vouloir libre, c’est vouloir les autres libres» BEAUVOIR

  2. René Lévesque a prédit qu’on nous jugerait en fonction de la manière dont nous traitons les minorités.

    René Lévesque himself said: As Quebecers, we will be judged according to how we treat our minorities.

  3. Réflexion post électoral.

    Tous les habitants du Québec sont des Québécois. C’est notre grand NOUS collectif. Devant le choix ultime pour l’avenir du Québec, il y a ceux qui se reconnaissent plus Québécois que Canadiens et il y a ceux qui se reconnaissent plus Canadiens que Québécois.

    La très grande majorité de ceux qui se reconnaissent d’abord Québécois vient du groupe des Québécois de souche. Ils constituent le NOUS historique tant méprisé des fédéralistes. S’ajoute à eux un faible pourcentage de Néo-québécois. C’est dans ces deux ensembles que l’on retrouve l’essentiel des souverainistes. C’est le NOUS souverainiste et j’en suis. Les résultats passés des deux référendums et des élections successives nous éclairent à cet égard.

    Les fédéralistes, le EUX du NOUS souverainiste et vice-versa, se retrouvent chez ceux qui choisissent le Canada avant le Québec.
    Si un prochain référendum sur la souveraineté du Québec est annoncé, les stratèges se doivent, en toute honnêteté, de tenter de convaincre les Québécois les plus susceptibles de désirer se faire un pays. Tous les Québécois seront bien sûr invités à participer à la création de ce pays. Cependant, il faudra se concentrer sur les Québécois de souche et leurs alliés reconnus. Mettre de l’énergie, des ressources et des efforts à tenter de convaincre un fédéraliste inconditionnel ou à justifier sa stratégie ciblée, est un gaspillage inutile, malgré les reproches et les blâmes à prévoir.

    J’en conclus donc que si le Québec devient un jour un pays, ce sera parce que cela aura été le choix d’abord et avant tout des Québécois de souche et de leurs petits groupes de partisans francophiles. Ce pays sera essentiellement de langue française et de culture française dans ses institutions. Il sera ouvertement multilingue chez ses individus. Il protégera ses institutions anglophones historiques. Il sera égalitaire et laïque, inclusif et ouvert sur le monde et membre des Nations unies de la terre.

    En contrepartie, si le Québec demeure canadien, ce sera également le choix déterminant des Québécois de souche. Ce Québec canadien verra sa langue française et sa culture française péricliter pour disparaître à terme dans le grand tout nord-américain. Ce sera la fin de la francophonie d’Amérique et d’un grand rêve humain non suffisamment partagé. Quel que soit le choix retenu par les Québécois de souche et leurs alliés reconnus, plus personne à acclamer ou à blâmer qu’eux-mêmes !!!

    • « Mettre de l’énergie, des ressources et des efforts à tenter de convaincre un fédéraliste inconditionnel ou à justifier sa stratégie ciblée, est un gaspillage inutile, malgré les reproches et les blâmes à prévoir. » – Denis Gaumont
      Sauf votre respect, M. Gaumont, tant que vous penserez ce genre de chose, la souveraineté du Québec n’aura pas lieu.
      Tenter de convaincre – et avant tout, d’écouter et de comprendre l’Autre – n’est JAMAIS un gaspillage inutile.
      Le jour ou le PQ aura compris ça et cessera de vouloir diviser la population du Québec en « eux » et « nous », la moitié de la bataille sera déjà gagnée.

  4. Bravo Mr Lisée, merci pour cette lettre et bon courage pour la suite des choses. J’ai 62 ans et j’ai toujours voté pour le PQ et constate que la souveraineté du Québec nous est encore plus nécessaire que jamais. Conclusion du 7 avril: Les québécois sont des lâches, ils ont peur de leur ombre. Aucun peuple au monde n’aurait toléré ce que les libéraux font subir aux québécois depuis des décennies.  » Je me souviens » sur nos plaques d’immatriculation! Quelle foutaise! Pour enlever cette peur et donner confiance, le peuple québécois a besoin d’un(e) chef de file charismatique, fonceur, ferme, stratégique, transpirant la confiance en lui, elle.

    Comme l’a si bien dit Mr Parizeau:  » Nous avons été défaits par l’argent et le vote ethnique » et j’ajouterais les MÉDIAS!

    Les fédéraux sauront bien nous rafraîchir la mémoire quand viendra le temps du péage sur le Pont Champlain, oseront-ils, comme les Américains en 1776, les passer par dessus bord et se libérer de l’oppresseur?

    Nous sommes sur le bord d’être assimilés par nos immigrants qui n’ont aucune idée du pourquoi la souveraineté, etc…!

    Après tout ces essais, après tout ces remous-méninges, faudra-t-il sauter sur une élection-référendaire comme le propose l’Option Nationale? Il faudra bien qu’un jour je me décide à voter pour celui qui propose cette option!

  5. « Notre grande et belle idée, l’indépendançe du Québec. La seule qui vaille tout cet enthousiasme et toute cette peine. »
    Comme vous résumez bien la route qui s’ouvre devant nous.
    Car notre seul adversaire véritable est le découragement.
    Les affairistes libéraux n’ont pas autant d’états d’âmes. La rançon de notre volonté de projeter le Québec au-delà de sa médiocre réalité canadian, c’est que nous vivons les soubresauts de la route qui nous y conduit avec toutes nos tripes. Ne laissons jamais les affairistes nous démoraliser.
    Que ces 70 députés nous soient autant de rappels que nous devons quelque chose à notre peuple, à nos ancêtres comme à nos descendants: l’émancipation, la si désirée indépendance!

  6. 100% D’accord sa prend quelles chose de concret a partir de la consommation ou tous le monde en profitent meme les enfants.

  7. Jai developper un programme d’economie collective qui se realise a partir de la consommation. Les economies sont en perpetuel croissance. Aucun deputer ne ces lever pour l’appuyer. Manquais ils tous de dicernement ou n’avait pas le temps de l’etudier. Comment voulez vous faire l’independance avec des pas sous. Vous commencer a l’enver et avez meme pas rien de convaincant a pard dire que vous voulez un pays. Former un equipe pour former 500 reps JMC DANS PROVINCE. Avec Jmc ou peu prouver que ces possibles. Sa doit pas etre si dur d’unir un equipe de gestionnaire avec un controle absolue des finances comme la caisse de depots ou le fond solidarite. Pierre Carl, Lisee, et les autres ces le temps de vous impliquez

  8. Le Parti québécois a perdu non seulement les élections mais pire encore,le pays. La raison en est simplement que les créateurs de richesses ont quasi toujours été absents au PQ parce que la sacro-sainte gauche a médiatiquement contrôlé ce que nous nommons opinion publique. Cette vérité la gauche ne veut pas l entendre parce que la création de la richesse est une basse besogne digne des libéraux..La gauche son affaire à elle est de distribuer/dépenser la richesse pas de la fabriquer.
    Un tel commentaire se vaudra-t-il une apparition au blogue de M.Lisée ?

  9. Ce matin, je découvre que votre blogue depuis 28 jours est plus demandé que les sites du PQ, du PLQ, de la CAQ, de QS, d’ON, du PCQ et du PVQ. Le gros du gain se situe entre le 7 et le 14 avril. Votre lettre du 8, Très chère Pauline doit y être pour beaucoup.

    http://waldensuite.wordpress.com/2014/04/28/suivi-de-la-demande-au-blogue-de-jean-francois-lisee/

    Au rang canadien Alexa, la demande est défini par un nombre de visiteurs comptés qu’une fois par jour, combiné au nombre de pages qu’ils demandent comptées également qu’une fois par jour.

    La semaine dernière, le PQ était le plus demandé lors de la même période de 28 jours antérieurs.

    Jamais au tableau le PLQ a un rang inférieur à celui du PLQ mais aujourd’hui le 28, je vais savoir dans deux jours, je m’attends à ce que le PLQ l’obtienne et s’approche de votre boite de vitesse.

    • C’est pas faux au dernier paragraphe, je me cite : « Jamais au tableau le PLQ a un rang inférieur à celui du PLQ », mais redondant.

      Alors, imaginez-vous que vous lisez PQ au lieu de PLQ en début de phrase.

    • Au tableau de la demande à voir des pages de sites politiques au Québec, mis à semaine au 28 avril sur mon blogue, celui de Jean-François Lisée demeure en première position au #4660 malgré un léger recul de 190 places sur son rang canadien Alexa du 21.

      Le PLQ, lui, améliore son rang du #5350 au #4860 de sorte qu’il s’approche de celui de JFL à 199 sites à dépasser plutôt que 229.

      Le PQ glisse d’égal au PLQ en deuxième position la semaine dernière à en quatrième place cette semaine, la CAQ s’est intercalée.

    • Mise à semaine au 5 mai

      Cette semaine, JFL gagne 70 places. Le PLQ qui était dans sa boite de vitesse en perd 1180, le danger d’être doublé s’éloigne de beaucoup de lui.

      La CAQ et le PQ perdent des milliers de places, QS aussi mais moins, ce qui fait qu’il double le PQ qui se retrouve en cinquième place.

      ON est loin derrière en sixième, le PCQ en septième très loin derrière.

      Le PVQ n’est plus de la course, le Bloc québécois ne l’a jamais été.

    • Mise à semaine, demande de pages au domaine internet de partis politiques en marge du 7 avril.

      http://waldensuite.wordpress.com/2014/04/28/suivi-de-la-demande-au-blogue-de-jean-francois-lisee/

      Jean-François Lisée domine et a élargi son écart du deuxième site, celui du PLQ.

      Le PQ qui avait été dépassé par la CAQ et QS la semaine dernière remonte confortablement devant en troisième place, ils ont beaucoup ralenti. QS s’arroge la quatrième de justesse devant la CAQ.

      ON n’est plus de la course depuis quelques jours.

      Le PCQ et le PVQ avaient déjà quitté la semaine dernière.

      Étant donné la course à la chefferie du BQ, je l’ai inclus au tableau en supplément. Ce parti n’a pas de rang mensuel présentement. Son rang trimestriel depuis une dizaine de jours a chuté, gain, subitement des #17 millions aux #5,6 millions puis aux #3,8 millions.

      Un rang mensuel pourrait émerger bientôt si la course à la chefferie suscite la demande de pages des internautes.

    • Mise à semaine

      Ce blogue de Jean-François Lisée mène solidement devant le site du PLQ pour la cinquième semaine de suite. La décroissance s’y observe plus lente qu’ailleurs.

      La CAQ n’a plus de rang canadien depuis trois jours. Ce rang n’est pas réapparu chez ON, ni au PCQ et au PVQ.

      Le rang canadien n’émerge pas encore au Bloc québécois en marge de la campagne à la chefferie. Son rang trimestriel a grandement progressé des 15 millions aux trois millions dans l’attente des candidatures.

      https://www.facebook.com/robert.lachance.3532

    • Mise à semaine 28 mai

      La nouvelle de la semaine est que le PQ maintient presque son rang alors que celui du PLQ chute de plus du double. En conséquence, le PLQ est dépassé par le PQ qui se retrouve au deuxième rang, à grande distance de JFL en première position pour une sixième semaine consécutive.

      Comme le PQ et JFL, QS maintient presque son rang. Il en serait au retour à un rythme de croisière post électoral plutôt qu’à une disparition prochaine comme c’est arrivé cette semaine à la CAQ.

      Le congrès du Bloc Québécois en fin de semaine à Rimouski n’a pas suscité l’intérêt des internautes au point de lui mériter un rang mensuel Alexa. Le rang mondial trimestriel est demeuré stable.

    • Dernière mise à semaine hebdomadaire de la demande de pages aux sites de partis politiques québécois à l’occasion de la récente élection multinationale du 7 avril 2014.

      Contrairement à JFL, au PLQ et à QS, le PQ gagne des rangs cette semaine. Le recul du PQ sur JFL n’est plus que de 5,998 mille positions alors qu’il était de 23,570 la semaine dernière.

      QS n’a plus de rang depuis 4 jours, comme c’était arrivé à la CAQ la semaine dernière. Le PLQ est en position pour subir le même sort la semaine prochaine ou la suivante.

      Le PQ pourrait reprendre sa place devant JFL la semaine prochaine, tout dépend de la différence entre l’indice de demande d’il y a un mois qui sort de la compilation et celui de cette semaine qui y entre.

      Tous les partis ici retenus ont encore un rang Alexa mondial trimestriel. J’envisage poursuivre mais mensuellement cette filature en prenant comme sujet d’observation le progrès ou le recul des trois mois récents sur les trois précédents. Comment faire autrement de la recherche sans se fatiguer en période de faible curiosité …

    • Tel que prévu la semaine dernière, le PQ en gain de rangs depuis deux semaines avance au rang #28 899. Il a doublé JFL en fort ralentissement à #43 321. La perte de rang peut s’expliquer par l’absence de nouveaux articles du 1 au 7 juin.

      Le PLQ n’a plus de rang mensuel depuis deux jours.

    • Pour une troisième semaine d’affilée le PQ en première place gagne des rangs : 37,800, 31,670, 28,900 et 23,520.

      Le rang de QS réapparaît après une semaine d’absence à 49,090. Québec solidaire a du succès semble-t-il avec son appel à profiter de la possibilité de donner jusqu’à 200$ à un parti politique cette année d’élection en force jusqu’au 6 juillet. Il se pointe juste devant JFL reculé de 43,320 à 50,880 et passé ainsi de la deuxième à troisième position de ma compilation.

      http://www.quebecsolidaire.net

      Le PLQ, la CAQ, ON, le PCQ et le PVQ n’ont pas retrouvé de rang mensuel canadien Alexa.

    • En intérêt des internautes pour le site web ou blogue de partis politiques du Québec tel qu’établi au rang canadien Alexa, peu de changement sur la semaine passée au palmarès.

      Le PQ demeure en tête dans les rangs 24 250, QS suit loin derrière dans les 46 960 et JFL de près ce deuxième dans les 47 940.

      Le PLC, la CAQ, ON, le PCQ et le PVQ n’intéressent pas suffisamment les internautes pour se valoir un rang canadien Alexa.

      Du 24 au 30 mai dernier, les rangs canadiens Alexa, quotidiens mais mensuels au fond, de JFL étaient

      14,784
      15,744
      17,385
      19,360
      21,420
      23,931
      30,620

      Pour compenser leur sortie de la pile mensuelle, de moins en moins de demande sera nécessaire. Pour cette raison, je pense que votre rang la semaine prochaine devrait se situer autour de 50 mille.

      http://waldensuite.wordpress.com/2014/04/28/suivi-de-la-demande-au-blogue-de-jean-francois-lisee/

    • Un palmarès politique semaine du 30 juin

      Le PQ perd de la vitesse; il demeure en première position mais se fait doubler des positions 24,250 aux positions 31,190. Qs s’en rapproche du fait et ajoute du sien en passant des 46,960 au 45,770.

      JFL perd de la vitesse également. En fait, il n’a pas eu de rang le 25 juin et alors cette journée là, je lui ai donné 120 mille comme rang dans le calcul de la moyenne. En excluant cette journée, le rang moyen serait de 46,91.

      55,578
      disparu
      50,344
      44,403
      44,173
      43,966
      42,997

      Le creux ne s’expliquerait pas par moins de visiteurs le lendemain de la Fête nationale, une journée sur 30 sans visiteur n’occasionne une chute de rang que d’environ 3,3 %.

      Il pourrait s’expliquer par la sortie de la compilation d’une forte demande le 24 mai au lendemain de Si Maxime Bernier faisait son travail. http://jflisee.org/si-maxime-bernier-faisait-son-travail/

      À titre prospectif, j’ai ajouté cette semaine le rang canadien de Vigile.net. Je ne le notais pas antérieurement. Au rang mondial Alexa, depuis six mois, Vigile fait toujours mieux que le PLQ, le PQ, QS et la CAQ, même en période électorale.

    • Depuis le 30 juin, la demande des internautes en information politique a chuté au point où QS n’a plus de rang mensuel Alexa à nouveau et le PQ n’en a plus pour la première fois depuis mars dernier.

      Les toujours vivants et même en progrès en cette période estivale sont Vigile et JFL. Vigile recule de 25,580 à 26,530 la semaine du 7 juillet alors que JFL remonte en feu de 57,350 à 34,380.

      La semaine du 14, c’est Vigile qui est en feu, remontant de 26,530 à 20,730. Cet article du dimanche 13 juillet y est sans doute pour quelque chose :

      http://vigile.net/Lettre-ouverte-a-Jean-Francois-63456

      En comparaison, la position de JFL ne progresse que de 34,380 à 34,260, une centaine de places. C’est étonnant étant donné celle que lui font les médias depuis vendredi le 11 juillet. Il faut se rappeler que le rang Alexa manque de synchronisme pointu : le rang du jour est affecté par chaque jour du mois et chacun de ces jours couvre un mois. La méthode d’estimation fait qu’une forte demande un jour affecte les résultats quotidiens pendant 2 mois, jusqu’à la sortie du jour du mois.

      Les rangs journaliers au cours des deux dernières semaines ont été les suivants:

      juillet

      01 – 34,489
      02 – 34,461
      03 – 34,470
      04 – 34,402
      05 – 34,199
      06 – 34,199
      07 – 34,471
      08 – 38,933
      09 – 38,962
      10 – 38,939
      11 – 38,871
      12 – 33,821
      13 – 25,069
      14 – 25,236

    • Pour les billets que l’on sait, votre blogue a grimpé du 15 juillet au 21 des rangs 34 mille aux rangs 20 mille.

      15 – 22,010
      16 – 21,020
      17 – 19,624
      18 – 20,592
      19 – 19,035
      20 – 18,937
      21 – 19,095

      Le PQ n’a plus suffisamment de demande pour avoir un rang. Ce n’est pas le cas de QS qui progresse des 58 mille aux 48 mille.

      À titre indicatif, j’ai ajouté au tableau le rang moyen de la semaine d’assnat.qc.ca, le site de l’Assemblée nationale. J’ai également ajouté celui du Directeur général des élections du Québec, DGEQ.

    • Peu de changement depuis la semaine dernière, le plus grand se trouve chez QS qui progresse des rangs 48 400 aux rangs 42 920; Vigile.net qui le précède avance proportionnellement de presqu’autant des rangs 15 570 aux rangs 13 150.

      La demande des internautes s’est probablement accrue fortement en juillet pour les pages de JFL, le rang y a progressé des 57 350 aux 20 010 ainsi que pour celles de Vigile où le rang a avancé des 25 580 aux 13 150. J’écris peut-être parce que le progrès pourrait s’expliquer par un ralentissement marqué de la demande sur Internet en juin et juillet.

      Les sites de l’Assemblée nationale, AssNat, et de la Direction générale des élections, DGEQ, ont été ajoutés depuis deux semaines à titre de balises.

      Pour voir le tableau,

      http://waldensuite.wordpress.com/demande-aux-sites-de-partis-politiques-quebecois-en-rang-mensuel-alexa/

      En raison de la baisse de la demande, pas de nouveau message avant un mois et si oui, avec le rang mondial trimestriel plutôt que canadien mensuel et avec plus d’observés.

  10. La réalité du peuple Québécois est facile à comprendre comme l’explique si bien Chris Thomas ci-haut, la paix au lieu de la liberté. Pourtant un pays peut être fait de paix et liberté si on sort les QuébécoisEs de leur sommeil et de leur paralysie factice.

    Le seul remède à ça s’est de foncer tout droit vers l’indépendance sans retenue, sans peur et avec complaisance. Beaucoup de personnes comme Chris Thomas carbure sur la peur fomentée par le Canada depuis la colonisation. Les premières nations (Indiens) se sont faits loger dans des réserves par le Canada et il utilise la même stratégie avec le Québec français pour nous assimiler. C’est pas tous les Québécois qui sont en mesure de comprendre ça parce qu’ils ne connaîssent pas leur histoire. Ceux et celles qui n’ont pas une idée de soi-même, de leurs possibilités et ne connaîssent pas leur histoire sont appelés à la vivre éternellement pour toujours se battre pour exister sans exister vraiment en pensant avoir la paix pour l’avenir.

  11. Ce billet vous a apaisé dites-vous, je suis désolée de vous dire que pour beaucoup de québécois, dont je suis, il contribue à nous désoler un peu plus. Je suis membre d’un rassemblement pour la laïcité, qui, grâce au travail acharné d’une poignée de militants, a créé une pétition de 60,000 québécois, a en mobilisé 22,000 autres pour une grande marche à Montréal et enfin monter un excellent spectacle pour raviver la flamme. Un travail énorme accompli bénévolement avec l’espoir de voir le Québec entrer dans la modernité par la Charte de la laïcité.

    Pourtant, vous n’exprimez pas le moindre regret pour ce rendez-vous manqué avec l’histoire. Pourtant, vous passez à côté d’une analyse qui s’impose pour à peu près tout le monde à savoir que les sondages très favorables du début portaient sur la charte impeccablement défendue par M.Drainville. Mais depuis quand un parti politique se montre-t-il capable d’entendre jusqu’au bout un message du peuple dans le bruit assourdissant du pouvoir? La charte ne devait pas être sacrifiée, emportée par une élection. C’était jouer avec l’avenir immédiat du Québec. Ne convenait-il pas plutôt de s’entendre avec la CAQ pour faire voter la charte, y inclure la clause nonobstant pour la soustraire à la juridiction fédérale et fort de cette victoire pour le Québec, aller tranquillement vers une élection le temps venu. Quid de la stratégie?

    Maintenant la question c’est: pourrons-nous encore avoir les moyens de réparer quatre années de malfaisance libérale, quatre années de zèle d’une équipe bien déterminée à en finir avec la démocratie même?

    Peut-être trouverez-vous mon commentaire dur envers votre parti, mais sachez que je ne suis même pas apaisée tant le ciel s’est déjà assombri sur le Québec.

  12. C’est à l’éducation politique des Québécois qu’il faut travailler. C’est en éduquant les gens que le PQ a pris le pouvoir les premières fois. C’est en leur expliquant pourquoi on veut un pays. Ça nous manque tellement cet enseignement que, moi un séparatiste convaincu, n’est plus du tout capable d’être convainquant avec ma famille, mes amis.

  13. Bonjour M. Lisée,
    Je comprends et partage votre grande déception, mais pas votre analyse. Si nous pouvons conclure que la majorité ne tient pas à un référendum et à la souveraineté, on ne peut conclure qu’il ne diraient pas oui à la souveraineté, s’il faisaient confiance à l’équipe qui la propose.
    Je vais vous raconter une histoire. Posons que le prochain chef du PQ est charismatique, d’apparence pas très intellectuelle, mais courageux et dynamique, un homme (ou une femme) d’affaires autant que possible. Posons que cet personne a une expérience derrière lui, et qu’il a déjà fait ses preuves en gérant une ville. Mettons qu’il est très populaire. Il va chercher dans les 80%. Un homme qui va chercher les gens de la classe moyenne. Qui a la réputation de ne pas se faire mener par les syndicats, et qui se tient debout, et qui est prêt à « casser » ce qui ne marche pas ou qui coûte anormalement cher. Qnn qui a aussi une sensibilité à la culture, au sport, et au divertissement, qui sait que nous devons investir des fonds publics pour soutenir notre enrichissement collectif, notre langue, les plus démunis. Mais qui croit par dessus tout que c’est notre richesse collective qui va nous permettre d’améliorer le sort de tous. Il se fait élire en disant d’abord clairement qu’il n’y aura pas de référendum dans un premier mandat. IL fait tout pour passer le message que le Québec est pour tout le monde, et prends plutôt des actions pour protéger les droits des minorités, tout en se tenant debout pour protéger la langue française et la culture québécoise. Il prend le pouvoir et gère pendant 4 ans comme il gérait la ville. Il fonce, et n’écoute pas vraiment le programme du parti, et les partisans. Car ils sont en majorité déconnectés du « vrai monde ». Par contre, ceux-ci l’appuient en masse, parce qu’il représente leurs chances d’atteindre leur cher objectif. Après un mandat, quelques grèves et un peu de grabuge, oui, mais une province en meilleure santé, moins coincée, moins de corruption, moins de lobbying et de partisanerie, et moins de fardeau fiscal pour les québécois, on fait un sondage, et l’appui pour la souveraineté est rendu à 48%. Il fait un deuxième mandat en proposant toujours de ne pas faire de référendum sur la souveraineté, mais il instaure la proportionnelle mixte, des consultations publiques, etc. et il donne envie aux gens de s’impliquer davantage. Il met fin aux nominations partisanes, et l’octroi de subventions passe par des comités multi-parti. Le drame attendu ne se concrétise pas : non seulement QS ne vient pas chercher plus de votes, le PLQ perd encore des plumes, la CAQ agonise et le PQ augmente encore sa députation, car le peuple est reconnaissant de cette ouverture démocratique, en qui ils voient une preuve que le PQ a à coeur la démocratie, et non l’idée de prendre le pouvoir. Suite à ce 2è mandat, où le réinvestissement reprend en force dans les services sociaux et la culture, couplés au retour des Nordiques à Québec, les intentions en faveur de la souveraineté ont grimpé à 57%. Le taux de satisfaction en région pour le PM est de 80%. À MTL, de 65% ! Le PQ décide de faire une élection référendaire. Devenez-la suite…

  14. La politique est une drogue dure.

    Comme disait Josée Legault en 2007 dans le journal voir:
    Le pq sans souveraineté c’est comme St-Hubert sans le poulet
    Mcdonald sans le big Mac
    Jean Coutu sans ses amis

    Comment mobiliser la jeunesse avide de liberté ?
    Comment retrouver la fierté de vivre en français, de promouvoir notre culture? Comment protéger nos richesses naturelles et nos paysages?
    Comment renouer avec tout les concitoyens de toutes origines?
    Comment vivre dans la dignité et le partage de la richesse?
    Comment vivre en santé et en harmonie avec le monde extérieur?
    Comment vivre dans un monde juste et équitable?
    Comment retrouver le sens du bien commun et de la solidarité?
    Comment retrouver l’intégrité et la confiance des habitants du Québec?
    Comment rétablir l’équilibre entre les droits individuels et collectif?

    Voilà beaucoup de défis pour une société en mutation…

  15. Bonsoir M. Lisée. J’ai voté P.Q. et je voterai encore. Je suis triste pour
    madame Marois et pour toute son équipe. Je suis triste de ne plus avoir
    comme Première Ministre cette dame forte et sympathique. Je suis triste
    de constater qu’une bonne partie de la population a préféré échanger UN
    DOLLARD POUR UNE TRENTE SOUS. Je suis aussi choquée. Les médias
    n’ont pas cessé depuis 18 mois de vous brutaliser et encore plus pendant la
    période des élections. Oui, je suis choquée contre des gens du milieu des
    médias. Ils ont toujours ciblé le P.Q. pour la mauvaise gouvernance du parti
    libéral. Et encore, ces mêmes gens du milieu des médias cible encore le P.Q.
    comme si c’est ce dernier qui avait gouverné pendant 9 ans. Ces gens des
    médias auraient-ils réussi à confondre la population au point qu’elle oublie
    que c’est les libéraux qui ont été 9 ans au pouvoir et non le P.Q.

  16. Bonjour Monsieur Jean-François, je prends quelques minutes pour vous écrire. Vous voulez savoir pourquoi les gens n’ont pas voté pour vous. Je ne parle pas des autres, mais de moi. Premièrement, vous n’étiez pas dans mon comté et je ne l’aurais pas fait. Je travaille dans un hôtel, je connais plein de gens et tout étaient unanimes avec moi. Tout le monde en avait assez du PQ, car c’est votre charte et le refus de ne pas présenter de budget. Sans oublier la gaffe monumentale de PKP. Et à mon avis, en 18 mois au pouvoir, vous n’avez pas fait grand chose, car ce que vous aviez promis, vous ne l’avez pas fait. C’est comme si votre parti était dans une bulle, vous n’écoutiez pas les gens. Vous allez me dire oui oui, on les écoutait, c’est faux Monsieur. Vous et Madame Marois avez toujours nié l’évidence, les gens en ont plus qu’assez d’entendre parler de la Souveraineté. J’espère que le message a été clair net et précis. Je suis bien contente, on va avoir la sainte paix, pour 4 ans. C’est une bénédiction pour nous les Québécois. Vous voulez un pays, vous n’êtes pas dans le bon. Je respecte ceux qui en veulent un, alors pourquoi ne pas respecter ceux qui n’en veulent pas. Je ne suis pas la seule, le peuple a parlé et vous vous posez encore la question, pourquoi on a perdu notre élection? Bon été Monsieur Lisée à vous et à votre parti.

    • Monsieur Thomas déclare qu’après 18 mois il en avait assez du PQ sans égard aux 9 années de règne libéral ainsi que des coûts excessifs des travaux reliés au secteur de la construction et sans dire un mot sur l’anglicisation galopante du milieu hôtelier qui à l’accueil s’adresse aux clients d’abord en anglais.

      Dire que le PQ n’a rien fait en 18 mois c’est agir en aveugle : fermeture de Gentilly 2, projet de Loi Mourir dans la dignité, projet de Loi sur les mines, Loi sur l’intégrité, projet de Loi 101 améliorée etc.. Il faut donner à César ce qui appartient à César et au PQ ce qui lui revient.

      J’ajoute que lorsque 40 % des citoyens déclarent être en faveur de la souveraineté, Monsieur Thomas devra prendre son mal en patience car il n’a pas fini d’en entendre parler. La sainte paix je vous la souhaite mais tant que vous vivrez au Québec du projet de pays vous en entendrez parler.

      Avec les coupures que le Parti libéral nous annoncent croyez-vous vraiment que les décideurs que vous avez élu écouteront les citoyens.

    • Le commentaire de M. Thomas me fait penser à un célèbre discours de Pierre Bourgeault au sujet de la liberté et de la sécurité. Il disait en gros que la liberté n’est pas la sécurité, la paix sociale. Il y a un prix à payer si nous voulons la liberté. Entre les deux il faut chosir. Effectivement, M. Thomas, le peuple québécois a choisi la sécurité, la sainte paix. La peur a dominé son choix.

Les commentaires sont fermés.