Si Maxime Bernier faisait son travail…

À quoi servent les députés conservateurs élus par les Québécois ? À défendre les intérêts du Québec dans la belle fédération canadienne ? À faire en sorte que les investissements fédéraux soient équitablement répartis dans toutes les provinces ? À se battre aussi fort que leurs collègues du reste du pays pour promouvoir leur province d’origine ?

Si vous avez répondu oui à ces questions, vous n’êtes pas attentifs à leur travail.

Le ministre conservateur Maxime Bernier a traité cette semaine les Québécois de « quêteux ».

«C’est toujours la même politique de quémandage, déplore le ministre d’État à la Petite entreprise. Même si les montants en provenance d’Ottawa augmentent, ce n’est jamais assez. On en veut toujours plus, sinon c’est la preuve que le fédéralisme n’est pas rentable.»

En janvier dernier, son collègue Denis Lebel avait aussi fait la leçon aux Québécois au sujet de la péréquation. Tout cela tombe bien, le ministre fédéral des finances vient de dire à son homologue québécois qu’il n’aura pas de sou de plus du fédéral dans l’avenir prévisible.

Nous sommes dans une situation où la majorité des Canadiens hors-Québec considèrent le Québec comme un enfant gâté, jamais content (ils sont 72% à le penser, selon un Léger de 2012). Pire, comme un boulet (43% contre 39%).

Que font les représentants du Québec à Ottawa ? Ils leurs disent qu’ils ont raison de le penser. Ils leur disent que le Québec est un enfant gâté, un boulet.

Et pourtant…

Et pourtant les chiffres disent le contraire. Lorsqu’on calcule la totalité des transferts fédéraux vers les provinces, comme le fait Stéphane Gobeil dans ce tableau, le Québec reçoit moins que la moyenne:

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Mais cela n’est qu’une partie de la réalité. L’autre, c’est l’investissement massif fédéral dans les industries de nos voisins, alors que rien de tel n’a eu lieu chez nous.

Petit rappel des faits:

Pour le nucléaire ontarien: Le groupe de recherche Energy Probe a calculé que l’investissement fédéral dans le nucléaire, essentiellement ontarien, s’élevait à 20 milliards $, ce qui a généré pour 75 milliards$ de la dette fédérale actuelle…

Pour le pétrole albertain: Le service de recherche de la Bibliothèque du Parlement fédéral, à partir des rapports du commissaire à l’environnement, a calculé qu’Ottawa avait versé seulement entre 1970 et 1999, 40 milliards en subventions et crédits d’impôts divers à l’industrie pétrolière, gazière et du charbon, des industries jusqu’ici inexistantes au Québec.

Pour Terre-Neuve: Les Terre-Neuviens ont obtenu d’Ottawa que leur richesse pétrolière créée par Hibernia ne soit pas prise en compte dans le calcul de la péréquation. Bref, même si Terre-Neuve s’enrichissait, il fallait faire comme si elle ne s’enrichissait pas, et continue à recevoir de la péréquation — payée, il faut le rappeler, pour 20% par les contribuables québécois. En 15 ans, Terre-Neuve a reçu 4,6 milliards « comme si » elle n’avait pas de pétrole — dont 1,15 du Québec.

Pour Halifax et Vancouver: Ottawa a décidé en 2011 d’octroyer les contrats de construction de 28 grands bateaux — dont des navires de combat — totalisant 33 milliards $ aux chantiers Irving, à Halifax, et Seaspan, à Vancouver.

Pour l’Ontario, encore: En 2010, un investissement de 6,6 milliards de dollars pour le sauvetage de l’industrie automobile ontarienne. En 2014, un autre demi-milliard.

Il n’y a simplement aucun exemple d’investissement canadien de cette ampleur au Québec ces dernières décennies. AUCUN. (Enfin, si on oublie Mirabel, qui a fait plus pour nuire à Montréal en une décision que toute autre politique québécoise, si néfaste put-elle être !)

L’économie québécoise serait différente si un investissement de ce genre avait été fait chez nous. Et il est bon de retenir que 20% des sommes investies ailleurs (ou non perçues grâce à des crédits d’impôts pétroliers) ont été assumées par les contribuables québécois. Franchement, on aurait préféré avoir cet investissement plutôt que de recevoir de la péréquation.

Si nos ministres faisaient leur travail

Nous sommes donc dans cette situation paradoxale où les personnes que nous élisons et que nous payons pour nous représenter à Ottawa — Bernier, Lebel — plutôt que de nous défendre contre les accusations mensongères à notre endroit, plutôt que de se battre pour que nous partagions les bienfaits économiques de la fédération, alimentent au contraire les préjugés canadiens contre le Québec.

Il est vrai que l’exemple vient de loin. Du fondateur du Canada moderne, Pierre Trudeau:

« Nous sommes en voie de devenir un dégueulasse peuple de maîtres-chanteurs. » C’est ainsi que Pierre Trudeau décrivait les Québécois dans son tout premier article de Cité Libre, en 1950, en début de carrière.

En 1992, en fin de carrière, Trudeau reprenait le passage de Cité Libre, puis ajoutait : « Les choses ont bien changé depuis ce temps, mais pour le pire. »

Le puits canadien empoisonné

Cette idée du quêteux québécois est maintenant parfaitement intégrée dans la pensée canadienne anglaise. Elle est désormais intériorisée par NOS ministres québécois à Ottawa. Tellement qu’ils ne lèvent pas le petit doigt pour mener les combats pour lesquels ils occupent leurs fonctions, qu’il s’agisse du Pont Champlain, des Fonds de Travailleurs auquel Ottawa coupe les ailes, de la Commission nationale des valeurs mobilières qui nuirait à Montréal, du Registre des armes à feu, de tant d’autres dossiers encore. (Pour une liste partielle, voir ici.)

Pourquoi ? Parce que les préjugés anti-québécois au Canada, alimentés par les déclarations de nos propres ministres, sont tellement forts qu’il est désormais politiquement risqué d’offrir au Québec sa juste part des interventions fédérales.

Les conservateurs de Stephen Harper n’ont pas besoin du Québec pour être réélus majoritaires en 2015, c’est entendu. Mais le mal est plus répandu. Les deux chefs fédéraux députés du Québec — Thomas Mulcair pour le NPD et Justin Trudeau pour le PLC — savent que tout engagement tangible et chiffrable favorable au Québec nuira à leur chance d’élection dans le reste du Canada.

Une position fédéraliste conséquente proposerait de renverser cette tendance destructrice de la place du Québec dans le Canada, de sa dévalorisation constante. Mais les fédéralistes québécois à Ottawa font le contraire. Pour des raisons politiques (les chances électorales de leur parti au Canada), idéologiques (opposition aux choix économiques et sociaux québécois, ou à ses choix identitaires), la plupart des fédéralistes québécois enfoncent l’image du Québec dans l’imaginaire canadien et nuisent ainsi à ce que le Québec y obtienne le respect qui devrait lui être du.

On dira ce qu’on voudra du débat sur la charte des valeurs. Une chose est sûre. Les trois partis fédéraux, NPD, Conservateurs et Libéraux, étaient unanimes: si jamais l’Assemblée québécoise l’adoptait, ils auraient tous contesté sa légitimité et sa légalité.

L’idée de respecter la volonté d’une nation québécoise au sein du Canada de définir autrement ses règles du vivre ensemble ne leur a pas traversé l’esprit.

Au Canada, le Québec n’est pas respecté. Notamment parce que les élus québécois à Ottawa (sauf ceux du Bloc, bien sûr), ne le trouvent pas respectable.



73 réflexions au sujet de « Si Maxime Bernier faisait son travail… »

  1. « La mairesse de Cacouna et le maire de Rivière-du-Loup.: Nous vous appelons à refuser le projet d’Oléoduc de Transcanada »…..Tien, en voila deux qui font du bon sens…l’oléoduc doit passer par les USA, directement de l »Ontario à Saint John… au cas ou le Québec voudrait se séparer….

  2. L’argumentaire pour dénoncer la déprimante posture de Maxime Bernier que vous déployez est très convainquant, mais il y manque l’essentiel, comme d’habitude au Parti Québécois (qui cherche l’approbation du grand frère américain?). M. Bernier, s’il jouait son rôle de représentant de la culture pacifiste québécoise au gouvernement fédéral, s’insurgerait contre ses dépenses en avions furtifs et agressifs F-35 (facture de 45 à 120 milliards de $, selon les calculs de mon confrère à l’Université de Colombie Britannique) et contre les autres dépenses militaires absurdes: frégates, hélicoptères, drones, tanks et véhicules blindés utilisés plutôt que pour les missions de paix de l’ONU, au profit de l’OTAN militariste. Et c’est pourquoi on retrouve des CF-18 en Roumanie actuellement en gesticulation face à l’Ukraine et à la Syrie. Et dans ces valses de chiffres (un petit milliard ici ou là), nulle mention du combat qu’il faudrait mener contre les banques et les grandes corporations subtilisant des centaines de milliards aux impôts; pendant ce temps-là, nos éditorialistes et le partil libéral de Philippe Couillard font de la propagande sur le manque de moyens et sur la pseudo-nécessité d’augmenter les taxes et de diminuer l’aide sociale (tout comme le PQ au pouvoir, hélas)

  3. Soutien fédéral aux provinces 2014-2015

    TOTAL EN MILLIONS DE DOLLARS PER CAPITA RANG
    I.P.E 542 3,735.00 1
    T.N. 676 1,282.00 7
    N.B. 2,616 3,464.00 2
    N.E. 3,001 3,202.00 3
    QUE. 19,623 2,387.00 5
    ONT. 19,158 1,403.00 6
    MANIT. 3,360 2,625.00 4
    SASK. 1,419 1,258.00 8
    ALB. 5,221 1,258.00 8
    C.B. 5,804 1,258.00 8

    Québec reçoit en transfert plus que les autres provinces qui sont dans la tranche moyenne…..Bernier a peut-être raison de vous ramener un peu à la réalité.

    • Peut-on aussi mettre en chiffre combien les citoyens Québécois versent au Fédéral en impôts et droits divers au total? 46 milliards par année? Que reçoivent les Québécois pour cela? La méfiance d’Ottawa royal 1867? Le mépris du Canada? Qu’elle est la balance commerciale du Québec avec le ROC? Qu’elle est la contribution des minières paradis fiscaux en Canada à la vrai croissance économique du Québec? Etc. J’attends des réponses. Ces réponses pourraient-elles devenir connaissances communes au même titre que les préjugés qui semblent tenir lieu d’intelligence? 😉

  4. Le seul investissement majeur que le Canada a consenti au Québec est la construction de la voie maritime, mais le but ultime était de détourner la richesse créé à Montréal par le transit intermodal des marchandises. En permettant aux bateaux transatlantiques d’aller directement vers les Grands Lacs sans s’arrêter ici, le Canada vole doublement le Québec, car si nous étions un pays normal, les Canadiens et armateurs devraient payer des taxes pour traverser notre territoire. Ce ne serait pas aux automobilistes à payer pour le pont Champlain, mais les transnationales qui y font transiter leurs marchandises. Dois-je rappeler que nous devons surélever nos huit ponts pour permettre aux transocéaniques d’y passer? On paye pour ça, mais on a jamais de retour. Le Canada est ce système d’exploitation des Québécois tout comme aux lendemains de la conquête. Il s’est raffiné, mais il reste que le but est toujours le même: voler les frenchs pea soup.

    Sur-financement du système de santé anglophone (deux CHU), sur-financement du système d’éducation anglo (8.8% de la population, mais 42% du budget total du financement public)

    Pendant des décennies (des siècles) le Québec à financé le développement de l’ouest. Du chemin de fer en passant par les subventions des céréales, le flux financier à toujours été d’un côté et maintenant que depuis quelques années le péréquation est plus élevé pour le QC, les cowboys s’énervent. C’est sans compter que le pétrole dope le dollars et pénalise nos entreprises québécoises qui exportent aux ÉU.

    Chaque jour l’actualité nous amène des possibilités de dénoncer cet état néo-coloniale du Canada. Pendant les 18 mois du PQ au pouvoir, PAS UN SEUL député n’a profité d’un seul scrum pour dénoncer le fédéralisme. PAS UN! (à part le ministre des aff. intergouvernemental)

    Voilà pourquoi on a perdus. Wake-UP!

    • Il faudrait quand même que vous vous décidiez. Voulez vous plus d’investissement du Canada au Québec ou voulez vous la séparation de votre province? Si c’est la séparation que vous voulez, vous aurez à vous habituer à vivre avec un petit pain! En passant la voie maritime était pour rejoindre les grands lacs en premier pour ne pas se faire damer le pion par la rivière Hudson américaine.Rejoindre les grands lacs et le développement du centre américain était la priorité, non les pertes d’emplois au port de Montréal. Présumons que la séparation se fait. Il y aura alors un développement énorme des ports d’Halifax, de Saint John, et de voies ferrées entre les maritimes et l’Ontario en passant par les États. Le 100 mile de quatre voies entre Bangor et Calais (sur la route 9) est bien entamé pour éviter le Québec, et le renouvellement de la route 2 entre Bangor et l’état de New York se fait aussi. De plus votre opposition au transport des produits pétroliers sur votre territoire va probablement demander que le « pipeline » passe par les États. Un beau raccourci en perspective pour les industries des provinces maritimes. Ne blâmez pas le fédéral pour tout cela, vous êtes à vous tirer dans le pied..

  5. Quelque soient les chiffres de la péréquation, quelque soit la portion reçue par le Québec, une chose demeure : le Canada s’est développé au détriment du Québec, et ça commencé aussitôt que 1740 avec l’union des deux colonies anglaises du Haut-Canada (devenu par la suite l’Ontario) et du Bas-Canada (devenu par la suite le Québec) ; la première déjà considérablement endettée, la deuxième sans dette ; que cela ne tienne ! Hop, réunion des deux entités et de la dette qui est devenue « à partager ».

    Un siècle plus tard, développement du chemin de fer vers l’Ouest, sans compensation pour le Québec, au détriment même de notre agriculture.

    Plus près de notre époque, la voie maritime : combien de perte d’emplois pour le port de Montréal à ce moment-là ?

    Encore? Le développement en Ontario de l’industrie automobile et du nucléaire, etc., etc. Tout ça toujours en partie avec notre argent, où si vous voulez, une bonne partie de nos taxes payées au fédéral.

    Et j’en passe, car ce ne sont là que quelques exemples.

    Moi, je suis tanné de « passer », j’aimerais mieux que le Québec ait tous les atouts.

    Guy Cormier

  6. La principale raison que je lis plutôt assidûment ce blogue de Jean-François Lisée, c’est pour prendre le pouls des indépendantistes. En fait, il me semble qu’il ne sert pas beaucoup à autre chose. J’y trouve plus que de la frustration de la part de ces mordus du séparatisme, cette religion qui a remplacé la religion catholique. Car aux petits esprits fermés, il faut une religion, n’est-ce pas?

    Ces indépendantistes ne savent faire autre chose que de salir le RestOfCanada alors qu’ils ne nous servent que de la haine envers un Stephen Harper et son gouvernement autoritaire, qui s’apparente plus à une dictature qu’à une démocratie. Un gouvernement qui est détesté par la majorité des Canadiens de l’Est, de l’Ouest et du Nord. Ils sont si petits d’esprit qu’il ne savent pas distinguer entre ce qu’ils/elles appellent « le Canada Anglais » (qui est aujourd’hui minoritaire Anglais au niveau de la culture) et un gouvernement fédérale qui n’est pas le reflet de la population Canadienne.

  7. Ça me rappelle l’anecdote d’un prof de maths dans les années 60, racontant qu’un statisticien mesurant six pieds s’était noyé en traversant une rivière dont la profondeur moyenne indiquée était de trois pieds. Morale: méfiez-vous des moyennes, elles peuvent cacher des trous. jamb

  8. Dans le roman, Les puissances des ténèbres d’Anthony Burgess, le personnage principal se voit confier le rôle de juge au festival de Cannes autour des années 60.
    Extrait page 908
    Le lendemain matin, nous eûmes droit à la prestation du Québec : Et patati et patata. Les jurés français protestèrent : ils étaient incapables de comprendre aussi bien le dialogue en canadien français que les sous-titres anglais. Je m’emportai et leur dis « Bon Dieu ! ça n’est jamais que du normand du XV111e siècle. »
    Il devait s’agir du film documentaire québécois : Pour la suite du monde de Michel Breault, le film s’appuie sur les témoignages de deux ancêtres de l’île aux Coudres sur la vie des insulaires. Considéré comme un chef-d’œuvre du cinéma direct situé à la frontière du documentaire et de la fiction, Pour la suite du monde est le premier long métrage québécois et canadien à avoir été présenté à Cannes en compétition officielle.
    A propos du langage employé dans dernier film de Xavier Nolan
    « Mommy » : et soudain Xavier Dolan fit chavirer la Croisette
    « La cohabitation, qui tourne vite au vinaigre, va être chamboulée par l’arrivée de Kyla, la voisine d’en face, une enseignante timide qui a autant de mal à aligner deux mots que Diane et Steve enchainent les disputes, dans un langage pour le moins fleuri.
    http://www.metronews.fr/festival-de-cannes/cannes-2014-mommy-et-soudain-xavier-dolan-fit-chavirer-la-croisette/mnev!zh1Z1QxdlK8ig/

  9. M. Lisée,

    Grand sceptique que je suis, j’ai vérifié cette moyenne et je n’arrive pas à votre conclusion. La moyenne canadienne per capita est tout près de 4500$ alors qu’une simple moyenne de chacune des 10 valeurs de ce tableau donne tout près de 5600$. Cette dernière est représentée dans le tableau comme moyenne, alors qu’en réalité, la seule moyenne qui devrait y apparaître se trouve 3 cases plus à droite.

    Intuitivement, il n’y a ici aucune surprise, toutes les grandes provinces reçoivent moins que le Québec. Il m’apparaissait probable que la moyenne serait plus près des valeurs de ces grandes provinces que de celles des petites provinces.

    Je n’ai malheureusement pas de référence pour le calcul de cette moyenne. J’ai simplement inscrit les valeurs du tableau dans un chiffrier et multiplié par la population de chaque province pour finalement calculer la moyenne per capita au Canada.

  10. Ministres indignes

    Certains ministres sont indignes par ce qu’ils font mal, par ce qu’ils ne font pas et surtout par le mépris qu’ils affichent de leurs concitoyens. Maxime Bernier est un de ceux-là.
    Lui et ses pairs qui favorisent leurs amis
    et qui oublient les leurs …

    Merci monsieur Lisée de mentionner quelques éléments des reproches que l’on peut faire à ces supposés dirigeants. On sait que votre liste est limitée, car elle serait si longue et on n’ose pas penser à celle que l’on pourrait ajouter, si on remontait dans le temps.

    Depuis belle lurette les Canadiens-français ou Québécois se sont fait avoir plus d’une fois. Alors là, nous traiter de têteux … attention! Nos droits ont été bafoués et quand on veut les revendiquer, nous sommes justifiés sans nous faire traiter de chicaniers. Comment qualifier ceux qui lancent des insultes aussi facilement? Comment qualifier ceux qui ne sont même pas capables de s’occuper de leurs affaires, comme, par exemple, au lieu de protéger « leurs » biens dont ils sont « propriétaires », ils négligent le travail à réaliser et quand les troubles arrivent, ils se défilent. On pourrait faire le relevé des ponts et quais négligés, peut-être? Ces autorités vont vite jeter le blâme sur d’autres … toujours des défaites faciles pour afficher leur irresponsabilité. Ils ne sont pas chicaniers ni têteux, non, ils sont profiteurs de haut niveau!
    Pour le moment, je veux souligner un des commentaires de Maxime Bernier, ministre qui est rarement à son maximum, sauf pour décocher son dédain. Je cite sa pensée : « L’anglais fait partie de notre identité québécoise ». Comme je ne trouve pas Maxime Bernier comme représentatif du Québécois modèle, je refuse son affirmation tranchée. La plupart des Québécois de souche … il ne faut pas partir en peur quand on utilise cette expression, car on parle ici des Québécois dont les ancêtres sont arrivés au début de la colonie … alors, ces dits Québécois n’ont pas nécessairement de lien avec l’anglais. Parmi les quelque 5400 fiches que j’ai faites pour ma généalogie personnelle, je n’ai pas de liens avec des Anglais et je suis assurée que je ne suis pas la seule. Alors, faire comme Bernier et affirmer avec assurance une fausseté, c’est être de mauvaise foi et ignorant. Si « sa » science est basée sur des études d’historiens réputés, qu’il donne ses sources. Il faut cesser de mépriser le français qui est une culture majeure, d’une civilisation importante et dont la langue est si belle. C’est une richesse de connaître la langue française pour bien la parler et s’enrichir par tout ce qu’elle nous fait connaître. Si parmi les résidents des États-Unis, il est dit que deux millions d’entre eux sont des descendants de Canadiens-français, combien de résidents des autres provinces hors du Québec sont en mesure de reconnaître des liens avec « ces » pionniers des XVIIe et XVIIIe siècles?
    Je suis Québécoise et mon identité est française. Les fédéralistes qui nous méprisent, sourire en coin, devraient ouvrir leurs livres d’Histoire et se renseigner. Ils nous font honte.
    Normande GINCHEREAU

  11. Je me suis fourvoyé (pour ne pas dire l’autre mot). Je n’en veut pas de petit chemin entre le Nouveau-Brunswick et l’Ontario. On est en train de nous construire un beau 4 voies entre Calais (sur la frontière du Nouveau-Brunswick) et l’état de New York…Les routiers et les voyageurs vont sauver 3 heures de routes pour se rendre en Ontario et pour éviter la route entre Edmundston et Rivière-du-loup qui est en construction depuis 20 ans pour ces 85 km. Vous aurez donc moins de véhicules sur votre autoroute Jean Lesage. À bien y penser je crois que le parti Québécois ne serait pas en faveur d’un parti séparatiste Canadien mais ça, c’est peut-être une alternative. On a pas besoin d’être Québécois pour être Canadien Français.

  12. De plus en plus on entend au Canada anglais, des remarques qui sont tout à fait en ligne avec le séparatisme Québécois. Je demeure dans le comté d’Albert au Nouveau-Brunswick, 95% anglais. Les gens désirent vous voir en dehors de la fédération et au plus vite. Vous leur coûtez trop cher et maintenez une instabilité au sein du pays. Laissez nous un petit chemin entre le Nouveau-Brunswick et l’Ontario et nous serons bien content. À quand un parti séparatiste Canadien pour mettre les Québécois dehors selon nos termes et non les vôtres.

    • Un FACTUM = Monsieur Le Polémiste et …FAC-SIMILÉ

      =Reproduction d’un A-S-S-I-M-I-L-É ! (de la 1ière à la dernière génération) WOW ! J’aimerais savoir comment ILS s’y sont pris pour  »vous empaler et vous embrocher » …et juste …d’une main hop là !!! En ta cas, c’est une RÉUSSITE TOTALE… sur toute la ligne-là…Nous comprenons cela ,entourez de 95 % D’ANGLOS…faut être possiblement MASO ou aimer se faire…

      Mais COUREZ COUREZ SI VITE QUE VOUS LE POUVEZ ! Mais qui a besoin de  »L’AUTRE »???.. et de VOUS = Jacques J. Gauthier (à condition que ce soit votre vrai nom !)

      Vous faites partie des CANADIANS = Une RACE de SANGSUES et de MITES !!! Mais qu’est-ce que vous attendez? Fondez-le donc VOTRE PARTI FÉDÉRALISTE qu’on en finisse au plus VITE

    • Je présume que « Doris » est un nom de dame, car si vous étiez demeuré(e) en Acadie c’est aussi un nom d’homme. Les Canadians comme vous le dites sont là pour y rester, ainsi que les Acadiens. De l’autre coté de la rivière chocolat il y a 95% de francophones et il y a belle lurette que chacun de leur région, les deux peuples fondateurs de notre pays, ne se tirent plus de roches. Nous n’avons pas besoin de charte des valeurs nous, pour nous guider à vivre en civilité avec les autres. C’est tout à fait une question de convivialité mutuelle. Que nous soyons français Acadiens ou anglais Cajun, nous avons tous la même origine, le même parcours et le même héritage. Cela ne se vérifie pas avec la langue parlée mais avec le cœur. Et oui, je suis bien Jacques J. Gauthier à la fois Écossais, Irlandais, Abénaqui, Micmac, Québécois de naissance d’une mère Acadienne. Mais je ne « fit » pas dans votre définition de Québécois de SOUCHE voulant exclure tous les autres. Et a bien y penser vous aussi vous n’êtes pas une Québécoise de souche. Nous sommes tous deux des descendants de François Bourque né a Port-Royal en 1644. (à la condition que votre nom soit votre nom de naissance),

  13. Une bataille de chiffres c’est certainement de bonne guerre! mais l’amour qu’on a pour notre Québec se trouve quelque part entre la tête et le coeur. Cette terre qui ,pour la plus part des gens, a été une terre d’accueil à différentes époques, mérite le respect de tous. Un examen de la conscience qui pourrait guider le projet du pays devrait être mis en chantier pour contrer ou convertir tous les Maxime Bernier qui habitent le Québec.

  14. Exercice d’interprétation de tableau statistique. Lorsqu’on y voit que le Québec reçoit moins que la moyenne des transferts fédéraux, il faudrait savoir ce que représente cette moyenne. Il y a deux possibilités.

    1- Il s’agit de la moyenne de péréquation reçue par province par habitant. Par exemple, s’il n’y avait que deux provinces, on prendrait la péréquation par habitant de la province A, puis celle de la province B, et la moyenne serait A+B divisé par deux et ce, quand bien même une province serait dix fois ou 3 millions de fois plus peuplée que l’autre. Vous me voyez venir…

    Les provinces qui reçoivent plus par habitant que le Québec sont l’Île-du-Prince-Édouard, la N-É, le N-B, et le Manitoba, des provinces qui, au total, représentent une faible partie de la population du Canada. Si on fait une telle moyenne sans tenir compte de la proportion de la population que représente chacune des provinces, on a un portrait déformé du réel.

    2 – La moyenne représente le total des transferts fédéraux reçus par tous les habitants du Canada divisé par le nombre d’habitants du Canada. Si tel était le cas, alors une comparaison des transferts fédéraux par capita d’une province avec la moyenne nous indiquerait vraiment si une province donnée reçoit plus que les autres.

    Je pose donc la question à M. Lisée : que représente la moyenne du tableau?

    Même si la réponse est celle de 1, on peut pardonner ces glissements – la statistique est un terrain jonché de pelures de bananes et nul n’est infaillible. De plus, même en supposant que le Québec reçoive plus qu’une moyenne telle que déterminée en 2, il est fort possible que la péréquation soit financée à même le déséquilibre fiscal. Et enfin, les considérations de M. Lisée sur la part non reçue du Québec des investissements publics ou crédits d’impôt sectoriels demeurent pertinentes.

    • Sans faire le calcul, en regardant le tableau, on a une forte impression au pif que la moyenne représente la moyenne des colonnes rouges, et donc que la réponse à la question posée à M. Lisée dans l’intervention serait « hypothèse 1 ». Il s’agirait de la moyenne de péréquation reçue par province par habitant. Par exemple, s’il n’y avait que deux provinces, on prendrait la péréquation par habitant de la province A, puis celle de la province B, et la moyenne serait A+B divisé par deux.

      L’hypothèse 2 semble assez invraisemblable (tous les transferts fédéraux reçus par tous les habitants du Canada divisé par le nombre d’habitants du Canada): les provinces recevant moins que le Québec ne pourraient avoir un tel effet sur la moyenne dans ce cas étant donné leur faible poids démographique.

      Mais je pose quand même la question à M. Lisée – laquelle est juste: l’hypothèse 1 ou l’hypothèse 2?

    • Merci M. Lisée. Mon style emberlificoté et trop poli peut me rendre difficile à lire. Je simplifie. Cette moyenne prend les transferts fédéraux par capita par province. Pour chaque province, on arrive à un chiffre, puis on fait la moyenne de chaque chiffre obtenu pour chaque province. Le résultat donne une moyenne où l’Île-du-Prince-Édouard et l’Ontario ont le même poids. Cela ne représente pas fidèlement la réalité. Pour obtenir une moyenne qui représente plus fidèlement la réalité, il faudrait faire le total des transferts fédéraux reçus dans toutes les provinces, divisé par le nombre d’habitants de toutes les provinces – ainsi, on a une moyenne qui reflète le poids démographique de celles-ci.

      Ceci dit, il y a de bonnes chances que les transferts fédéraux soient financés par le déséquilibre fiscal, même si le gouvernement fédéral a diminué son assiette fiscale ces dernières années par choix idéologiques.

      De plus, vous faites fort bien de souligner que pour avoir un portrait plus juste, il faut aussi tenir compte des investissements fédéraux et les crédits d’impôts sectoriels dont bénéficient d’autres provinces depuis des décennies et dont ne bénéficie pas le Québec.

  15. Enfin on pourrait faire disparaître la colonne bleue et redistribuer ce montant aux autres canadiens avec votre séparation. Je me fie alors que le Québec aura aussi à payer, les services frontaliers, l’armée, la marine, l’aviation, tout ce qui concerne le commerce comme sa partie de la voie maritime, les ponts fédéraux, la garde côtière, les réparations aux routes nationales, le palais présidentiel, et toutes les autres services qui viennent du fédéral (postes, assurance emploi, recherche, radio-canada, etc…) Pas de péréquation, pas de problèmes!

  16. Les québécois reçoivent moins que la moyenne. De quelle moyenne s’agit-il? Si on parle de la moyenne canadienne per capita, d’accord. Mais je crains qu’il s’agit ici de la moyenne des provinces, ce qui ne veut rien dire dans ce tableau. SVP préciser.

    Aussi, je suis d’accord qu’il est préférable de recevoir des investissements plutôt que la « charité », mais qui reçoit cette argent de la péréquation? Le gouvernement qui la reçoit peut lui-même choisir comment il l’investit, donc ce n’est pas vraiment de l’argent mal dépensé venant du fédéral. Je préfèrerais une étude plus complête du fameux déséquilibre financier pour me convaincre de l’état des choses.

  17. Difficile d’obtenir des crédits d’impôts et des subventions pour les industries pétrolière et automobile quand ces dernières sont inexistantes au Québec.
    Pour déceler une injustice dans les transferts fédéraux par rapport à l’industrie forestière, il faudrait minimalement la comparer avec l’industrie forestière des autres provinces et non pas avec l’industrie automobile ontarienne.

    Pour ce qui est des contrats de la marine canadienne, vous oubliez que le seul chantier maritime québécois capable de remplir la commande était celui de Lévis, un chantier moribond depuis les années 80, maintenu en vie avec des milliards de dollars gouvernementales.

  18. Fidèle à son habitude l’éditorialiste de la Presse André Pratte semble également partagé l’opinion de Maxime Bernier. Il cite l’exemple entre autre du pont Champlain , de responsabilité fédérale et mal construit à l’origine, où le Québec serait encore trop gourmand. Ce qui justifierait selon lui d’ abandonner le projet de SLR trop coûteux au profit d’une solution bâtarde : l’autobus. Désolant. Encore plus troublant Maxime Bernier est le député élu avec une des plus grosse majorité au Québec à la dernière élection fédérale. Masochistes sur les bords les Québécois ?

  19. Rappel des faits fort opportun M. Lisée. Merci! On pourrait sans doute aussi faire la démonstration que, par-dessus le marché, la péréquation se finance à même le déséquilibre fiscal.

    Il est vrai que, pour des raisons idéologiques, le gouvernement conservateur veut diminuer la capacité d’intervention de l’État et a donc diminué sa propre assiette fiscale (baisse de la TPS, réduction radicale des impôts, plus spécialement des entreprises), ce qui diminue le déséquilibre fiscal, mais il devrait en rester un quand même.

    Il vaudrait la peine de remettre à jour la situation quant au déséquilibre fiscal. Ce thème important semble tomber un peu trop dans l’oubli.

  20. Quant à la peréquation qui nous vient de par notre statut de province, l’IRIS a calculé que le Québec était à l’avant-dernier rang par habitant. Le dernier rang étant occupé par l’Ontario…

  21. Monsieur JFL , Est-ce cela que vous voulez provoquer chez les lecteurs de votre blogue et les futurs électeurs que vous espérez convaincre . Dommage! On n’en finit plus de ressasser les vieilles chicanes fédérales-provinciales dans ce blogue. On ne sent qu’amertume envers les anciennes politiques et cela à tort ou à raison. On dénigre ceux qui ne pensent pas comme nous »
    Vieille rengaine .
    Comme disent les Français: »Yen a marre! »
    Cessez je vous prie! Quel mal vous vous donnez! Où allez-vous?
    Avez-vous des choses positives à nous offrir dans un Québec indépendant. Alors……dites-le.

  22. Je suis confus. Il me semble que cet exposé, comportant des faits vérifiables, aurait certainement convaincu plusieurs électeurs lors de la dernière campagne électorale et des deux référendums sur la question nationale… En fait, peu de Québécois savent comment l’argent nous revient du fédéral. On entend encore des chroniqueurs politiques comme Jean Lapierre prétendre qu’il n’y a que la sacro-sainte péréquation, qui n’est qu’un seul des postes de dépenses dont dispose le gouvernement fédéral pour veiller à la bonne cohésion de la nation canadienne, amen. Pensez un peu, les drapeaux canadiens des années 90, la pub sur les autoroutes, cela ne fait pas partie de la péréquation. Ce qui surprend le plus dans tout cela c’est que le discours défaisant cette pensée ne vient pas, si ce n’est dans l’ouvrage de Gobeil et Léonard qui demeure trop peu connu et que les apôtres de l’idée fédéral, les Pratt et Coiteux de ce monde, dénoncent pour la forme. Personne au PQ n’en parle. Marceau n’en parlait pas; Landry, peu; Marois, jamais. Cela n’augure rien de bon pour le prochain chef. Désirer la souveraineté pour son peuple et se priver de ce discours économique, voilà quant à moi l’objet d’un véritable scandale.
    Comment se fait-il que le PQ se prive d’une si implacable démonstration dans sa « pédagogie » indépendantiste? Souverainiste convaincu, j’en viens à développer un certain cynisme à l’endroit des souverainistes lorsqu’ils sont portés au pouvoir, que ce soit à Québec ou à Ottawa. Comment se fait-il que de tels propos ne soient pas l’un des fondements d’un parti souverainiste au pouvoir? Est-ce plus facile de dire la vérité dans l’opposition?

    • D’accord avec vous. Il manque un économiste au PQ capable de faire ressortir les faiblesses du discours libéral qui utilise le mot ÉCONOMIE comme un mot passe-partout, une valeur suprême ..
      Il pourrait par exemple, montrer les faiblesses du programme d’infrastructures du PLQ. Ce programme relancé ad nauseam ne répond pas du tout à la théorie keynésienne, tout en augmentant la dette nationale et en nous donnant un effet multiplicateur très faible…De plus, on voit les résultats mirobolants entre autre, sur l’état des routes au Québec, malgré la récurrence de ce programme. On paye des gens pour creuser des trous et les remplir par la suite, avec les résultats que l’on connait. Enfin, il est le lieu de toutes les corruptions, collusions, fraudes: financement politique et retour de l’ascenseur…. Enfin, saupoudrage de petites jobs pour l’été:  »Votez Libéral, le parti qui vous donne des jobs  »… Eh! Les plus vieux, ça vous rappelle pas un certain p. m. Maurice Duplessis…?

  23. Bravo, M. Lisée pour cette intervention qui porte sur des faits économiques indéniables. C’est la voie à suivre pour ramener la souveraineté à l’avant-plan: démontrer à quel point on s’appauvrit en demeurant dans le Canada. C’est ce que démontrait très bien J.-M. Aussant et il a eu beaucoup de succès pour mobiliser les jeunes autour de lui avec Option nationale. Revenez de grâce au PQ à la promotion franche et nette de la souveraineté et vous verrez revenir tous ces gens qui n’ont pas voté par dépit le 7 avril. Vous aurez ainsi un minimum de 30% la prochaine fois en parlant continuellement d’un projet de pays inspirant et cela relancera le Québec.

  24. En effet, M. Éric Breton a entendu dire quelque chose et c’est ce qu’il croit, parce que le Canada, il y tient coûte que coûte.

  25. Merci pour votre commentaire, M.Lisée
    Malheureusement l’histoire se répète, et M.Bernier est comme la plupart des québecois qui sont passés par Ottawa (MM.Trudeau, Chrétien, Muloney et leurs accolites). Dans mon langage de  »socio », ce sont des québecois de service, ni plus, ni moins que des pantins à la solde du Canada (terre de nos ayeux). Lorsqu’on voit comment les argents sont dépensés à Ottawa, je me questionne beaucoup sur l’utilité du gouvernement canadien… Personnellement, j’ai honte d’entendre des propos incendiaires comme ceux-ci. Moi je crois encore à l’intégrité et j’espère que les québecois se souviendront de ces propos lors des prochaines élections… (à suivre)

    • Vous dites ‘pantin’ pour décrire les collaborateurs du régime au parlement fédéral qui viennent du Qc. (on excepte ceux du BQ). Vous êtes généreux. Dans le cas de Bernier, il s’agit en fait d’un minus habens!

  26. Lorsqu’on entend des déclarations comme celles de Maxime Bernier, on a du mal à rester calme. Mais il n’est pas le premier « canadien-français » à se comporter de manière aussi honteuse. Pour qui a vécu au Québec depuis au moins quarante ans, ce n’est pas une surprise. Et on a l’impression que tout est à reprendre au début.

    L’odieux Pierre Trudeau avait donné le ton et n’hésitait pas à multiplier les insultes envers les Québécois. Tiens, on devrait d’ailleurs faire un florilège de toutes les injures et calomnies proférées par le théoricien du multiculturalisme, histoire d’instruire les jeunes sur ce qui traîne depuis dans l’inconscient anglo-canadien.

    La pire injure étant celle rapportée à R.-C. par Bernard Landry à qui Trudeau avait affirmé que le peuple québécois était un peuple sans génie. SANS GÉNIE ! J’étais restée figée d’horreur en entendant une telle vilénie. (Heureusement, en ce moment même Xavier Dolan venge notre honneur à Cannes !)

    Trudeau a si bien fait que le ROC a presqu’exclusivement élu des Premiers ministres francophones jusqu’à Harper. Et pour cause ! Ils ont très bien compris que rien n’était plus efficace que de mettre un bon colonisé au pouvoir pour faire une job de bras et remettre les Québécois à leur place. Doublement efficace en fait : d’une part le traître conforte les Anglos dans leur mépris envers ce peuple biologiquement « inférieur », d’autre part il contribue à l’intériorisation de ce mépris par les Francos eux-mêmes.
    C’est une chose bien connue en psychologie que les enfants victimes de sévices non seulement se taisent, mais prennent parfois la défense de leurs agresseurs. Dans les familles, les enfants les moins aimés sont aussi souvent les plus dévoués et les plus loyaux envers leurs parents. Ainsi, les colonisés admirent ceux qui les maîtrisent et les dévalorisent.

    Avez-vous remarqué comme les insultes proférées envers les peuples colonisés sont les mêmes qui sont utilisées envers les femmes et les Noirs : infériorité intellectuelle, sens de la gestion déficient, moralité douteuse, paresse, dépendance, etc. La sensualité et l’ouverture d’esprit sont interprétées comme une inclination à la débauche. C’est tout juste si l’on a pas dit que les Québécois n’avaient pas d’âme. Mais les Pro-vie ne sont sans doute pas loin de le penser. On le sent poindre à l’horizon.

    Maxime Bernier incarne donc le colonisé décomplexé, galvanisé par le résultat des dernières élections au Québec. Et la troupe de vaincus-vainqueurs reprend en chœur le refrain entamé par lui : oui, nous ne sommes que des quêteurs !

    Continuez ainsi messieurs-dames, vos injures nous rendent service. Votre arrogance ne durera qu’un temps. Car, selon l’observation du grand C. J. Jung, « ce qui ne parvient pas à la conscience revient sous forme de destin ».

    • Psychologue des profondeurs que ce Jung! Il faut espérer que
      son constat s’applique aux Québécois! En écoutant Xavier Do-
      lan à Cannes parler négativement des «séparatiss» lorsqu’on
      lui rappelait ses origines, j’ai pensé qu’il y a quelques mois, il
      disait vouloir retourner aux études, conscient de ses lacunes
      (en histoire?). Comme quoi on peut aussi être très brillant et
      superficiel.

    • Dolan a quand même avoué quelque chose qui rejoint votre
      propos. Quelque chose comme: « J’ai été humilié; c’est ce qui
      m’a poussé à vouloir… ( hésitation)…gagner.»

  27. Vous avez raison, M. Lisée, Mirabel a été un désastre dont les effets pervers sont incalculables. Des 97,000 âcres de terres agricoles expropriés par les libéraux, le gouvernement de M. Mulroney en a rétrocédés 80,000 âcres.

    Je crois me souvenir que P.E. Trudeau avait rêvé d’un projet semblable pour Pickering en Ontario. Curieusement, l’Ontario aurait connu, elle, la bêtise que renfermait ces projets. Elle aurait suggéré à P.E.T d’aller se faire voir ailleurs… au Québec probablement. Même la riche Arabie Saoudite n’avait pas été aussi extravagante dans son projet d’aéroport à l’époque.
    Salutations cordiales

  28. Quand vous dites M. Lisée, que les Québécois ne sont pas respectés, je ne
    peux m’empêcher de penser à ce mot de Churchill:«On ne discute pas avec les fanatiques; il faut être plus forts qu’eux». Que voulait-il dire? Que ceux-ci sont de mauvaise foi et qu’ils ne veulent même pas discuter. Je crois
    qu’on peut dire aussi cela des fédéralistes. Il faudrait leur faire honte comme
    Gandhi le fit des colonisateurs britanniques. Mais de l’honneur, beaucoup n’en ont pas. Qu’on songe seulement au rire mesquin de Pierre Trudeau le lendemain de« La Nuit Des Longs Couteaux». Ça levait le cœur!

    • En fait, cette citation est du pacifiste Alain. Mais elle aurait
      mieux convenu à Churchill, je trouve.

    • «C’est le fanatisme de la liberté, seul, qui peut avoir raison du fanatisme de la servitude et de la superstition.» Georges DARIEN

  29. Les députés et ministres conservateurs me répugnent. Voici des politiciens qui se rangent systématiquement du côté du Fédéral sur TOUS LES SUJETS sur lesquels l’Assemblée nationale vote unanimement pour dénoncer une situation, un projet de Loi, une politique qui est néfaste au Québec.
    Mais c’est peine perdue… les Québécois sont ignorants, ils ne savent rien de tout ça et ça ne les intéresse pas… Ce qu’ils connaissent bien : le nom des juges de La Voix, de l’animateur de la Poule aux œufs d’or et du Banquier.

  30. Bonjour, en fait nous sommes bien mal pris, les libéraux, avec Couillard en tête veut nous placer quelque part entre le Manitoba et l’Ontario, pour être sure que nous ne pourrons plus s’en sortir…et fini le beau rêve, car ce qui reste de vrai Péquistes, n’augmente jamais et ils attendent notre mort pour nous tenir plus serré…a mon âge je crois que je n’ai plus d’espoir !!!…négatif vous direz…et avec raison, j’aurais tant aimer voir çà avant de lever les pattes, a moins que je vive jusqu’a 100 ans…a voir…

  31. Maxime Bernier est un itinérant de la pensée magique où l’opportunisme tient lieu de logique. Je dois toutefois préciser que j’ai quelquefois plus de respect pour certains itinérants que pour certains personnages publics, à ne pas confondre avec des personnalités publiques plus intéressantes à mes yeux. À l’entendre parfois, on le dirait passé maître en propagande des Conservateurs.

  32. Pour l’industrie automobile de l’ontario;le chiffre ne serait pas plutôt de 12 milliards?…et n’oublions pas que la dette du nouveau projet hydro-électrique de TERRE-NEUVE incluant le cable sous-marin amenant l’énergie produite dans les maritimes ainsi que dans les états EST des USA sera garanti par le GVT. FÉDÉRAL,alors que la dette de H-Q ne l’est pas,et conséquemment amène les QUEBECOIS à payer collectivement un coût suplémentaire pour les emprunts de H-Q.
    Le GVT CANADIEN UTILISE MES TAXES POUR AIDER MA COMPÉTITION.
    En fouillant un peu plus loin dans le passé,on pourrait aussi m’entionner la ligne BORDEN mis en place par le GVT FÉDÉRAL qui a détruit l’industrie pétrochimique de MONTRÉAL au profit de SARNIA en ONTARIO,en interdisant l’exportation de la production MONTRÉALAISE à l’ouest de la rivière RIDEAU.

    • Je crois bien que vous avez raison. Il faut vous séparer pour ne plus recevoir RIEN des fédéraux et laisser le Canada se développer normalement autour de vous avec ses richesses énergétiques et les argents qu’ils sauveront sur la péréquation..

  33. Bonjour M. Lisée,

    Maxime Bernier est certainement au service du Parti conservateur et non au service des Québécois qui l’ont élu, malheureusement.Je n’ai aucunement
    confiance en ce député.Merci de vos commentaires éclairants.

  34. Ce serait pas mal s’illusionner que de s’attendre à ce que les fédéralistes tiennent compte de vos observations monsieur Lisée.

    C’est que pour eux ce ne sont pas les chiffres ni les statistiques ni même les faits qui comptent c’est la positions constitutionnelle des uns et des autres.

    Ils ne font que de la politique. Leur but est d’écraser le mouvement souverainiste pour de bon. Et alors tous les moyens sont bons pour le discréditer. Ils vont donc dire n’importe quoi même des faussetés.

    Je me demande si jusqu’à maintenant nous les souverainistes n’avons pas eu tort de leur faire trop confiance. Trop d’entre nous ont espéré leur faire entendre raison en se disant qu’ ils finiraient bien par accepter les faits qui contredisent ce qu’ils disent Mais c’est peine perdue. Ils sont trop déterminés à nous écraser pour être en mesure d’entendre raison.

    Il est illusoire de s’attendre à un débat démocratique avec eux, non seulement sur la question de l’indépendance mais même sur le fait que le Québec constitue un cas particulier. Le Québec doit devenir coûte que coûte une province comme les autres.

    Ne devrions-nous pas nous demander si nous ne devrions pas procéder autrement?

    Nous nous heurtons constamment à un mur. Ne faudrait-il pas travailler à plutôt le contourner?

  35. C’est l’idée du federalisme canadien pour assimiler le Québec dans le meltingpot canadien. Dommage que le PQ ne l’expliquait pas pendant la campagne d’élection, les adversaires auront dû s’expliquer. Peut-être maintenant que le PQ est de nouveau dans l’opposition, il pourrait utiliser chaque intervention de ce genre pour passer le message, si Québec était un pays independent on sera plus prospère et on ne se fera plus insulter par le Canada car nous serons des parner égaux.

  36. Le Canada agit avec le Québec comme un homme qui dénigre son épouse, mais qui ne veut pas qu’elle le quitte……… Que deviendrait la Ville de Québec, capitale d’un pays, avec une fonction publique compétente et un gouvernement qui ne serait pas au prise avec un autre gouvernement à verser des salaires à 2 équipes qui se nuisent mutuellement ?

    Un pays qui ne peut pas reconnaître les avantages que l’une des provinces pourrait apporter au Canada et aux autres provinces, ce n’est pas une société ouverte, il faut bien le constater.

    Je prend le cas de l’Assurance automobile, la loi du « no fault » qui a inspirée Lise Payette, permet à nos jeunes de payer des assurances automobiles de 2 à 3 fois moins cher au Québec qu’en Ontario. Actuellement, seul le NPD propose de s’inspirer du Québec s’il est élu à l’élection de l’Ontario.

    Idem pour la criminalité, elle est plus basse au Québec, 1,06 homicides par 100.000 habitants, le Canada, 1,8 homicides, parce que nous croyons à la réhabilitation, pas à la répression.

    Quant à Maxime Bernier, je suis ses activités et ses idées politiques, à « Gérard D. Laflaque ».

  37. Bonjour monsieur Lisée !

    Faites attention, la fin de votre article a été tronqué par erreur. J’ai hâte de lire la suite !

  38. Bonjour. Monsieur De Lisée, voilà pourquoi le manque d’enseignement de l’histoire dans nos école fait l’affaire des fédéraliste; comme nos jeune n’apprennent pas l’histoire, ancienne et contemporaine, il ne sont pas au courant de ce qui se passe, et il prennent pour réalité tous ces propos tenus par ces personnes qui n’hésitent pas à nous dévaloriser pour satisfaire leurs objectifs personnels. Connaitre l’histoire, c’est aussi savoir que le fait de ne pas être maitre de nos décision crée une instabilité politique; ce qui est économiquement désavantageux pour l’économie de notre société.

    Vous avez raison Monsieur De Lisée, il faut le dire, l’expliquer et le répéter.

  39. Si TOUS les Québécois savait pour les chiffres, ils penseraient autrement. Il est URGENT de faire connaitre la façon dont Ottawa gère nos taxes et dire la vérité. Vous avez 4 1/2 pour éduquer notre peuple qui se dissocie de la politique et des vrais affaires. Petit à petit nous y arriverons avec la persévérance et nos convictions.

  40. Si les Québécois n’avaient pas gaspillé leur vote et donné le gouvernement à ce Reform Tea Party et son maître d’oeuvre dictatorial Stephen Harper, on n’aurait pas affaire à Maxime Bernier aujourd’hui mais à un gouvernement Libéral qui s’occupe des affaires du Québec. Arrêtez de vous plaindre et votez stratégiquement la prochaine fois.

    • En 1982, il y avait 74 députés libéraux.

      Mieux encore, ce sont les Trudeau,Chrétien, Wells, Carstairs…soit des leaders du PLC qui ont coulé l’entente du lac Meech.

    • Parti libéral super fédéraliste travaillerait pour le bien historique des Québécois? Nouveau ça! Steven Harper dictatorial? Il ne fait que montrer aux Canadien quelle est la vrai nature politique du Canada. Chacun d’entre nous citoyens ordinaires ne planifions les choses que d’une saison à l’autre. Les seuls objectifs à long termes que nous sachions appréhender se limitent aux paiements mensuels de l’automobile à 5 ans, à la retraite et l’hypothèque à 25 ans. L’état pense en générations. Ottawa 1867 poursuis les objectifs de 1867. (Vous n’avez pas entendu l’hymne Canadien sorti d’une autre époque à New York hier soir?) La main mise sur les ressources naturelles et humaines d’un demi continent sont les seuls objectifs qu’ils poursuivent. Tout le reste, la démocratie parlementaire britannique inclusivement ne sont que poudre aux yeux pour occuper les esprits et les coeurs. Croyez qu’une seule élection fasse une différence?
      Le pouvoir installé par les britanniques est essentiellement anthropologique et Darwinien qui ne fait de la place qu’aux plus forts. Force n’est pas que militaire elle est également dans les caractères. Croyez que Gandhi en est venu à bout avec les armes? Mandela avec les armes? Il n’y a que Washington qui en est venu à bout avec les armes et encore là, il n’avait qu’une armée miteuse. Tant qu’il y aura des ténors québécois fédéralistes il y aura un establishment à Ottawa 1867 pour penser que les Québécois sont trop mous pour faire un usage cohérent de la liberté. Perdre sa culture ne tue pas les corps, mais de penser qu’un jour nos arrières petits enfants nous oublieront parce qu’ils ne pourront plus lire nos certificats de naissance, nos vies, nos histoires tout simplement parce qu’il ne parleront plus et ne liront plus en français me semble insupportable. 😉

    • @Léopol Boujoi Que des larmes et des grincements de dents. Que des sentiments d’impuissance et d’asservissement. Les petits-enfants vont perdre leur langue et leur culture parce que le Québec ne s’est pas séparé du Canada. Que de farce monumentale. Un Québec indépendant, ce sera la sérénité en français à tout jamais dans la petite coquille québécoise de souche pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il. Qui dira que le séparatisme n’est pas une religion qui a remplacé dans ce genre d’esprit défaitiste le christianisme? Il y là de quoi inspirer la jeunesse.

    • Désolé de choquer vos préjugés (Thinking fast thinking slow, Daniel Kahneman) 😉 . Vous devez en premier lieu considérer la position historique de la culture anglo-saxonne. Vous y verrez apartheid culturel et économique en tous les lieux où ils ont posé le pied. Lirez également ce que pense de ces valeurs Richard David Precht dans son ouvrage intitulé «L’art de ne pas être égoïste». Lirez également les 1000 pages de «Ideas from Fire to Freud» de l’historien anglais Peter Watson qui dit des capitalistes anglo-saxons qu’ils affirmaient verser aux ouvriers juste assez de salaire pour qu’ils puissent se reproduire. Lirez également les 7 piliers de la sagesse de Laurence d’Arabie (le vraie) et ce qu’il dit de l’impérialisme anglo-saxon. N’oubliez pas que nous sommes toujours du UK. De plus, lisez ce que dit Paul R. Ehrlich, anthropologue dans son ouvrage «Human nature(s)» de la nécessité de la diversité culturelle pour la survie à long terme de l’espèce humaine. N’oubliez pas en passant qu’en biologie la diversité des espèces est essentielle à la survie du vivant sur cette planète qui est somme toute inhospitalière puisque tout ce qui y vit y vit simplement parce qu’en 1 milliard d’années le vivant a constitué le terreau fertile pour le vivant (Bill Brison, a short history of almost everything). L’espèce humaine étant la dernière survivante de 22 espèces d’Hominidés en 6 millions d’années (Homo evolutis de Guillan, Steve ; Enriquez, Juan) elle a naturellement tendance à l’uniformisation. Sa seule perspective de diversité ne peut être que culturelle. La constitution des empires est pathologique et temporaire. Un égarement qui ne peut durer. Genghis Khan qui a assassiné ou fait assassiner 3 millions d’humains pour sa folie uniformisante disait qu’il allait faire battre plusieurs coeurs (tribus) dans une seule poitrine. Une ambition contre nature dont rêve toutes les métasociétés en se croyant à tord civilisatrices alors qu’elles ne sont qu’égarements épuisants pour la nature humaine. Lisez pour cela «History» de Arnold Toynbee qui affirme que 21 civilisations se sont épuisées avant la nôtre. Michelet un autre historien a écrit que lorsque les barbares ( ?) ont voulu entrer dans Rome les citoyens les ont laissé faire en disant que de toute manière l’empire était trop cher pour eux. À cette époque 17% des avoirs de l’empire étaient entre les mains de l’élite. Qu’en est-il aujourd’hui ? Le chasseur cueilleur (voir the social conquest of earth par E.O. Wilson affirmant que la génétique humaine n’a subi aucune mutation évolutive depuis le temps du silex) mégalomane impose à la multitude ce qui ne devrait être que pour la tribu. Voir le nombre de Dunbar anthropologue. Durant toute son évolution naturelle, l’espèce humaine n’a été qu’en petits groupes tribaux, ce qui de fait limite nos capacités empathiques cérébrales (socialement gérables) à environ 150 individus. Ce que votre réaction sanguine à mon court texte démontre amplement. Passez une excellente journée. Je vous remercie d’avoir pris le temps de réagir. 😉

  41. Chacun prend les statistiques qui font son affaire. J’ai lu une étude qui disait plutôt le contraire, soit que le Fédéral dépendit 10 milliard de plus au Quebec que ce qu’il reçoit des Québécois. Connaissant votre subjectivité envers le Fédéral j’ai plutôt tentance à croire que nous sommes effectivement des quêteux.

    • Pourriez-vous nous indiquer dans quels secteurs de l’économie québécoise ces 10 milliards auraient été investi?
      J’ai beau chercher. Je ne trouve pas.

    • Moi non plus, je ne trouve pas la trace de ces 10 milliards. Veuillez svp nous éclairer, monsieur Breton.

    • On trouve un système de peréquation même dans la CE.

      C’est une façon normale de procéder dans les communautés économiques pour réduire les inégalités, du fait, par exemple que l’Alberta doit partager sa rente de situation (richesse pétrolière).

      Les règles sont les mêmes partout au Canada, on ne quémande rien, nous y avons droit.

      L’IRIS a étudié la question et fait remarquer que le Qc est à l’avant dernier rang en peréquation perçue par habitant, ce qui est la façon normale de compter. Verrait-on l’ÎPÉ recevoir autant que le Québec?

      Le dernier rang en peréquation perçue par habitant est l’Ontario…

    • Monsieur Breton, c’est facile de prétendre que vous avez lu quelque part sans donner la source. Monsieur Lisée a au moins l’honnêteté de donner la sienne. Si vous saviez ce que j’ai lu sur vous…, je suppose que mon procédé vous convient ?…

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