Tabac et toxicomanie – La Semaine du Député de Rosemont

D’abord un mot pour exprimer notre solidarité avec nos amis Français, une fois de plus victimes de la barbarie. La Ville Lumière encore la cible des obscurantistes. La lumière triomphera.

Loi anti-tabac: l’étude détaillée de poursuit

Ma semaine parlementaire fut dominée par l’étude détaillée du PL44 de la ministre Charlebois.

Par rapport au projet de loi initial, nous avons fait un progrès par l’interdiction des programmes de fidélisation des détaillants, par lesquels les cigarettiers poussaient les vendeurs à augmenter leurs ventes. Nous avions eu plusieurs plaintes de détaillants à ce sujet et j’avais proposé que le Québec fasse figure de précurseur en éliminant ces pratiques. C’est maintenant fait.

Cependant la ministre a permis aux cigarettiers d’engranger plusieurs victoires cette semaine. D’abord en refusant notre demande d’imposer un moratoire sur les nouveaux produits du tabac, comme nous le demandait entre autres la Société canadienne du cancer. Voici pourquoi je jugeais cela essentiel.

Ensuite, nous avons fait un progrès dans l’établissement d’emballage neutre, par l’imposition d’une mise en garde assez large pour limiter la capacité des cigarettiers à utiliser leur contenant de façon attractive.

Cependant la ministre a refusé nos amendements qui auraient permis d’aller aussi loin que les Australiens, les Britanniques et les Français, en agissant sur la totalité du paquet et sur l’intérieur. Voici mon plaidoyer à ce sujet:

Autre refus de la ministre: faire en sorte de contrôler le contenu des liquides utilisés dans les cigarettes électroniques. Ces cigarettes peuvent être un bon outil pour que les fumeurs quittent le tabac traditionnel, beaucoup plus nocif. Cependant nous sommes dans un vide juridique complet concernant le contenu des liquides utilisés et les compagnies de vapotage elles-mêmes réclament des normes. La ministre a refusé de s’engager dans cette voie.

 

400e Anniversaire des Franciscains en Amériques 

Lundi, je me suis rendu à la maison provinciale des Franciscains qui se trouve dans ma circonscription, à Rosemont, depuis plus de 100 ans. La ministre Hélène David et moi avons procédé à la désignation de l’arrivée des Récollets en Nouvelle-France en tant qu’événement historique. Ce geste symbolique, posé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, coïncide avec le 400e anniversaire de la présence franciscaine en Amérique.

En effet c’est le 2 juin 1615 que les premiers missionnaires récollets arrivent à Québec. Choisis par Samuel de Champlain en vue d’assurer le ministère spirituel en Nouvelle-France, les Récollets constituent ainsi la toute première communauté religieuse à s’installer sur le territoire québécois et les premiers instituteurs de la Nouvelle-France.

2015-11-09 franciscains

Mise à jour du dossier itinérance avec le RAPSIM

2015-11-13 RAPSIM logoJe me suis entretenu avec Pierre Gaudreau du RAPSIM, afin de faire le point sur la situation de l’itinérance dans la métropole et de discuter du plan d’action intersectoriel en itinérance de Montréal. L’austérité libérale est telle qu’on assiste à la perte du filet social: le communautaire est à bout de souffle, il y a des pertes emplois, des problèmes de logement à Montréal et tous cela sont des éléments qui joue sur situation de l’itinérance. Les centres d’hébergement d’urgence sont à pleine capacité en octobre, du jamais vu.

Des élections partielles réussies pour le PQ

Je suis aller prêter main forte pour al sortie de vote dans SaintHenri-saint-Anne avec Véronique Hivon, André Boulerice et bien d’autres bénévoles. Bravo à Gabrielle Lemieux pour sa très belle campagne. Je souhaite également féliciter Renaud Fortier, Jibril Akaaboune Le François, ainsi qu’au nouveau député de René-Lévesque, Martin Ouellet qui se joint à notre équipe.

Crédit : Facebook de Gabrielle Lemieux

Crédit : Facebook de Gabrielle Lemieux

Adoption PL-20: Les patients paieront davantage et attendront encore

Le projet de loi 20 du ministre Barrette a été voté et sanctionné mardi. Nous faisons face à un recul historique pour l’accès aux soins et services de santé. De manière sournoise, plusieurs mois après que les consultations aient eu lieu, le ministre a inséré à son projet de loi un amendement légalisant les frais accessoires. Ainsi, nous privons des milliers de Québécois des soins de santé auxquels ils ont droit, en leur facturant 50 M$ pour des services déjà financés par les taxes et les impôts. L’adoption du projet de loi 20 vient marquer un autre transfert au privé : la fin de la couverture publique de la fécondation in vitro (FIV). Le ministre pénalise les couples infertiles pour faire, de son propre aveu, des économies de bouts de chandelles. C’est inacceptable! Plus de détails dans le communiqué de presse émis à ce sujet.

Les coupures à l’aide sociale pour les toxicomanes ont de véritables impacts

J’ai posé une question au ministre Sam Hamad sur les impacts des coupes à l’aide sociale du printemps dernier pour les toxicomanes qui veulent prendre le chemin de la réhabilitation.

 

Regroupement des Associations de personnes handicapées de Montérégie

Accompagné de mes collègues Dave Turcotte et Alain Therrien, nous étions très heureux de rencontrer les représentants du GAPHRSM et du GAPHRY, regroupant 48 organismes œuvrant auprès des personnes handicapées. Nous avons discuté d’éducation, de santé, de services sociaux, de soutien aux familles, d’habitation, de transport, d’accessibilité universel.

2015-11-13 montérégie regorupement handicapés

PQ Rosemont : Distribution pancartes «OUI»

2015-11-13 pancartes du OUILes membres du Parti québécois de Rosemont ont organisé une opération «le Québec, mon pays» en offrant un panneau de balcon du «OUI» de la campagne référendaire de 1995 aux citoyens de Rosemont.



5 réflexions au sujet de « Tabac et toxicomanie – La Semaine du Député de Rosemont »

  1. Fumer dans notre CHSLD à Saint-Donat, devrait être permis compte tenu que le gouvernement du Québec a constaté que les CHSLD sont des établissements particuliers qui devrai être exempté de l’interdiction de fumer dans les endroits publics, parce que ces endroits on un caractère privé par rapport à la finalité pour laquelle ils existent…

    VOICI DONC UN BREF RÉSUMÉ D’UNE MISE EN DEMEURE ENVOYÉE AUX RESPONSABLEX DE NOTRE CHSLD À SAINT-DONAT
    Sommairement, vous avez pris la décision de réglementer l’usage des produits du tabac dans les établissements que vous maintenez dans Lanaudière Nord en appliquant intégralement la loi sur le tabac. Vous avez exclus la possibilité d’actualiser les articles 3 et 5 de la loi sur le tabac. Normalement, l’exemption dans une loi sert de soupape en empêchant l’application de celle-ci d’une façon trop excessive et arbitraire ou pour atténuer des effets exagérément disproportionnés en regard des populations qu’elle vise ou des clientèles qu’elle désert. Pour l’essentiel, les articles 3 et 5 de la loi sur le tabac permettaient à des fumeurs de soulager leur dépendance au produit du tabac. L’un visait une réglementation à partir de l’installation d’un fumoir et l’autre la réglementation entourant la consommation des produits du tabac à l’intérieur de la chambre d’un résident. Comme vous le mentionnez dans votre document de présentation, en date du 25 février 2011, vous vous affichez comme étant une organisation contre l’usage des produits du tabac et vous ne vous en cachez pas.
    Dorénavant, les résidents qui habitent dans les établissements que vous opérez devront aller fumer à l’extérieur de l’établissement selon les normes en vigueur, ne pourront fumer dans leur chambre et s’ils le désirent, seront relocaliser dans des établissements spécialisés pour les fumeurs. Au total quatre des onze établissements que vous opérez seront disponible dans Lanaudière Nord pour cet exercice. Vous offrez aussi un programme d’accompagnement pour l’arrêt du tabagisme. Vous ajoutez que personne ne sera contraint de quelque manière que ce soit d’arrêter de fumer.
    Comme vous le savez, sans doute, l’élaboration d’une politique ou d’un règlement doit obéir aux grandes visions que le législateur a introduites dans ses projets de lois. En ce qui me concerne, la charte des droits et libertés du Québec, la loi sur les services de santé et les services ainsi que la loi sur le tabac convergent vers une ouverture nettement plus large que le propos que vous tenez lorsque l’on parle de consommation de produit du tabac dans notre milieu. À tort ou à raison, cette ouverture propose une certaine prudence, pour ne pas dire une certaine retenue, quant à l’exercice de réglementer la consommation des produits du tabac auprès de la population du Québec et encore plus lorsqu’il s’agit d’un domaine ou la primauté d’un espace privé reste à définir. Or, pour des raisons que j’ignore, vous me semblez avoir outrepassé cette réserve en supprimant toute possibilité à un fumeur de fumer des produits du tabac dans ou près d’un de vos établissements du type C.H.S.L.D. et d’avoir implanté une réorganisation des vocations de certains établissements pour concentrer les résidents fumeurs dans des établissements attitrés spécifiquement pour les recevoir ce qui, selon vous, améliore votre programme VIVRE SANS FUMÉE dans le réseau des C.H.S.L.D. sur votre territoire.
    Plus précisément, votre initiative va dans le sens ou, pour des raisons idéologique voire philosophique, VIVRE SANS FUMÉE, vous avez imaginé une réorganisation des fumoirs des C.H.S.L.D. de Lanaudière de tel sorte que quatre de ceux-ci recevrons les fumeurs et que pour les sept autres, il ne sera plus possible d’admettre des fumeurs tant les restrictions seront sévères selon vos propres propos ou si vous préférez, en comptant sur une attrition naturelle des fumeurs dans les autres établissements que vous opérez par une élimination prévisible des fumeurs et cela dû aux conditions climatiques extrêmes auxquelles ils devront faire face. La règle du neuf (9) mètres jouant en votre faveur comme vous le savez.
    Cette réorganisation qui a l’apparence d’une politique d’épuration quelque peu sournoise et à peine voilée, permettra la concentration de fumeurs en des points donnés et déterminés par vous plus que par les résidents ou futur résidents. Cela contrevient à l’article 46.1 de la charte des droits et libertés du Québec L.R.Q., chapitre C-12. De plus, sans discuter de votre obligation de réglementer de façon appropriée, adéquate et rigoureuse, car nous y reviendrons, vous ne semblez pas tenir compte des articles 5, 6, 9 et 83 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux du Québec qui contredisent votre réglementation. Il faut comprendre que votre réglementation vise tout particulièrement les fumeurs de vos centres d’hébergements et, que ceux-ci devraient faire l’objet des mêmes traitements que tous les autres résidants sans distinctions. Lorsque la maladie frappe, nous devrions recevoir des soins égaux et de qualités pour tous. Nous pouvons affirmer que cette réglementation est arbitraire, que rien ne justifie son utilisation dans le contexte où il n’y a aucune urgence à l’horizon.
    Par ailleurs, je reste un peu surpris dans vos propos quand vous parler des fumeurs. Il manque un ingrédient qui me semble important quand vous en parlé et j’ai envie d’élaborer un peu plus sur leurs réalités. Un fumeur, dans un C.H.S.L.D., c’est un individu qui a en moyenne 80 ans, qui se déplace difficilement, soit avec une marchette ou encore avec un fauteuil roulant. C’est un individu qui sort seulement l’été ou presque pour fumer. Le reste des saisons, la sortie pour fumer est conditionnelle à la température et au fait que le balcon attenant à l’entrée principale soit dégagé. Nul besoin de vous dire que les pas sont délicats et que les obstacles nombreux.
    On peut aussi banaliser cet individu en lui affublant un qualificatif comme celui d’un fumeur et ne jamais aller plus loin pour le décrire ou pour bien le décrire dans vos études. Pourtant, il faut aussi y voir un individu malade qui a une dépendance au produit du tabac. Dépendance qui est aussi reconnue par la plupart des instances médicales et tribunaux comme étant une maladie. Il ne s’agit déjà plus d’un fumeur ou d’un simple fumeur, mais d’un malade qui a s’en doute un grand besoin d’être soulagé de cette dépendance. Cela nous amène à explorer deux questions.
    Que lui offrez-vous comme service? Et Comment le soignez-vous ?
    La loi sur les services de santé et les services sociaux L.R.Q., chapitre S-4.2
    5. Toute personne a le droit de recevoir des services de santé et des services sociaux adéquats sur les plans à la fois scientifique, humain et social, avec continuité et de façon personnalisée et sécuritaire.
    Est-ce que l’article 5 de la loi sur les services de santé et les services sociaux est honoré par les effets de votre réglementation sur un malade résidant dans un C.H.S.L.D. au prise avec une dépendance au tabagisme et qui se voit dans l’obligation de sortir dehors à 9 mètres de l’entrée principale ou du balcon, en pleine hiver à -30o degré alors qu’il est en phase terminal ou en soin palliatif et âgé? Même si cela vous semble absurde, c’est une des situations qui se présente de temps en temps à notre CENTRE D’HÉBERGEMENT SAINT-DONAT.
    Ajoutons à cela, quelques données qui ne pourraient être de nature hypothétique ici. Le même individu prend en moyenne 35 pilules par jour. On pourrait lui offrir d’arrêter de fumer avec un kit sur forme de «patch» mais il faut tenir compte de son état de santé précaire, doser à cela les effets secondaires décrits par le fabricant de ce produit et tenir compte des ingrédients qui le composent (le «patch») pour ne pas interférer avec les structures chimiques ou moléculaires présents dans sa prise de médicaments journalier. Le reste serait de le convaincre de risquer le «patch» sans que cela n’interfère avec ses autres médicaments. À 80 ans, il faut le faire. Déjà aux prises avec des problèmes de santé majeures, il serait illusoire qu’il puisse saisir toute l’importance que cela revêt. Il est permis de parler d’excessivité compte tenu des effets pervers que la réglementation adopté par le C.S.S.S.N.L. introduit dans la vie des résidents.
    On reconnait explicitement devant les tribunaux, cour supérieur du Québec, cour suprême de Canada et autres, que la nature des gestes qui sont posées par un appareil de santé provincial comme fédéral doit être empreinte d’humanité et de compassion et surtout d’offrir un traitement, un support médical qui peut le mieux s’adapter à l’individu en présence. Nous sommes à l’ère ou on accepte de prescrire un joint de marijuana à certains patients pour soulager leur douleur alors que la marijuana est interdite, et là on interdirait les résidents à fumer des produits du tabac, pour soulager leur dépendance, alors que ceux-ci sont en vente libre partout dans les dépanneurs !!!
    Le comportement du réseau de la santé devrait et doit s’exprimer par de la compassion envers ces redevables ainsi que dans tout l’appareil gouvernemental et il ne doit laisser de place à aucune interprétation fusse-t-elle la plus minime pour garantir la reconnaissance au principe d’équité, de transparence et de fidélité à cet engagement. Parler d’un simple fumeur et de la façon de l’empêcher de fumer reste un sujet de discussion très populaire de nos jours. Cependant, il ne faut pas tomber dans le panneau d’ignorer les réalités qui se cachent derrière le malade et la maladie et surtout comment on peut lui venir en aide.

    – Des coûts onéreux pour un fumoir déjà installé et démantelé sans raison
    Il faut aussi considérer que dans notre établissement il y avait un fumoir qui répondait en tout point aux règlements en vigueur au Québec lorsqu’il fut fermé. On constate que la fermeture fut arbitraire et orchestré par une direction qui avait des préjugés défavorables à l’égard des fumeurs. On a littéralement «patché» les résidents fumeurs sans leur approbation pour ensuite fermé le fumoir. De plus, compte tenu que notre établissement a un taux de roulement annuel de la clientèle très élevé (40%) il serait notable de croire que des fumeurs pourraient s’y présenter. Il serait donc très acceptable d’offrir un tel aménagement comme pour n’importe quels autres services tout cela en adoptant une flexibilité basé sur le principe de l’accommodement raisonnable.
    Quand on nous dit qu’il serait très onéreux de construire un fumoir, a-t-on fait l’exercice de calculer les coûts réels en regard de tous les coûts y compris les coûts cachés (entretien, produits de nettoyage, heures supplémentaires).
    Il faudrait aussi parler des coûts en heures/soins pour la préparation d’un résidant qui s’apprête à aller fumer à l’extérieur. Par exemple, pour mes besoins personnels, cela représente 511 heures∕année soit une somme de 6043,33 $ (7 minutes par cigarette x 14 cig. X 200 jours x18.50$= 6043,33 $). Cela est valable pour un seul résidant comme moi et il faudra multiplier ce montant par le nombre de fumeur dans l’établissement.
    Total par personne par année 6043,33 $

    Une loi—-des droits—-des pouvoirs—-de la rigueur— une réglementation
    Il doit y exister un principe de droit fondamental qui permet de distinguer clairement l’usage abusif ou excessif du pouvoir de l’état d’édicter et d’adopter des lois en regard avec les effets de tels ou tels lois, dispositions ou règlements sur la population en générale ainsi que sur le citoyen lui-même.
    Un organisme public a aussi cette même obligation, et doit demeurer vigilant avant d’entreprendre une démarche pour modifier, suspendre ou encore corriger ou altérer une loi ou une partie de celle-ci qui a été adopté par l’Assemblée nationale du Québec. On comprendra ici qu’il s’agit d’un pouvoir discrétionnaire, certes, mais subordonné à la loi et qu’une altération même mineur pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’application de cette même loi. Le pouvoir de réglementer est aussi un exercice délicat, car il doit s’inspirer de l’esprit de la loi et s’accorder de façon harmonieuse avec l’intention consensuelle avec laquelle elle fût créée. La notion de justice fondamentale doit aussi être présente dans tout projet de loi ou adoption de règlements, afin de réguler le partage des devoirs et des responsabilités que chacun d’entre nous doit assumer en regard avec l’équitabilité que demande une société démocratique, responsable et moderne.
    Il faut aussi savoir que, le Gouvernement du Québec utilise un comité parlementaire ou d’étude pour peaufiner une loi afin de la rendre la plus utilisable et équitable que possible. Une horde de spécialistes de tout genre y compris de ministères s’impliquent activement pour alimenter le débat autour de l’élaboration d’un projet de loi. En bref, les tenants et les aboutissants d’un projet de loi sont souvent connus et s’il devait apparaitre qu’une exemption serait nécessaire, on hésitera pas à l’inclure dans un projet de loi en considérant qu’elle devrait contribuer à rendre la portée d’une telle loi plus équitable ou plus justifiable en regard des effets non désirés qu’elle pourrait engendrer auprès des citoyens sans cette même exemption. Réglementer en omettant sciemment les exemptions prévues dans la loi, c’est contester leurs présences dans la loi. Il serait normal d’y voir s’y rattacher une argumentation rigoureuse et scientifique pour en contester la présence, ce qui à l’origine ne semblait pas réalisable pour le législateur. Aucune preuve scientifique et aucune étude sur le sujet m’a permis de comprendre votre démarche et votre réglementation, d’une part parce que les réponses que j’ai obtenu de vous ne visaient que des aspects très factuels empreintes de notions philosophiques plus que scientifique, et d’autre part parce qu’il m’est apparu absurde d’envoyer des individus âgées, déjà malade se faire soigner au beau milieu d’une tempête hivernale en faisant référence à la loi sur les services de santé et les services sociaux art. 5. Encore là, une réglementation disproportionnée en regard de la situation qui prévaut au Québec. En effet, le Québec affiche le plus haut taux d’arrêt du tabagisme au Canada avec une décroissance qui s’est amorcé il y a déjà plusieurs années. En comparaison avec le meilleur taux canadien le Québec affiche un taux de 15% de fumeurs parmi sa population sans être le dernier et la Colombie-Britannique, qui a le meilleur taux avec son 13% de fumeurs ce qui la place au premier rang.

    – Une chambre en C.H.S.L.D. un espace privé
    L’article 83 de la loi sur la loi sur les services de santé et les services sociaux identifie et confère des droits particuliers qui ne peuvent se retrouver dans le public en général. Les résidents des centres d’hébergements comme les C.H.S.L.D. sont titulaires de ces droits et eux seuls.
     Ils habitent dans des chambres reconnues, en essence, comme des domiciles substituts et cela pour le reste de leur vie,
     Leurs adresses civiques et postales sont identiques à ceux des établissements qui les reçoivent,
     Ils payent leur logement (chambre) avec les services qui y sont rattachés. Il faut dire que les services ne sont pas tous gratuits et que chacun paie une juste part en fonction d’un pourcentage de leur revenu (prothèse, bas de soutien, certaines prescriptions etc.)
     Ils payent leurs factures de téléphone et de câble t.v.
     Ils sont sur la liste officielle du directeur général des élections du Québec, et l’adresse de leurs lieux de résidences permanentes est identique à ceux des établissements qui les reçoivent,
     Ils sont inscrits à la R.A.M.Q. avec comme domicile permanent l’adresse du centre d’hébergement qui les reçoit,
     On prétend que notre hébergement serait du type milieu de vie, mais en même temps on refuse de nous donner les droits qui s’y rattachent,
    De plus, tous les C.H.S.L.D. préconisent une réglementation interne qui en ajoute sur le principe d’un espace privé quand il s’agit d’une chambre de résident :
     Il est interdit pour le personnel de l’établissement d’entrée dans une chambre sans le consentement explicite du résident
     Il est interdit pour le personnel de l’établissement de prendre quelques objets que ce soit ou de les déplacer dans la chambre d’un résident
     Il est interdit pour le personnel de l’établissement de fermer le volume d’un appareil de télévision ou de radio jugé trop élevé sans le consentement du résident,
    De plus, on peut aisément comparer les C.H.S.L.D. à des H.L.M. dans le sens ou ces établissements relèvent d’une autorité gouvernementale qui doit les opérer en bon propriétaire. Pour l’un se sont les C.S.S.S. des régions concernés qui les maintiennent et pour l’autre se sont les O.M.H. de chaque municipalité. Nous pourrions aussi affirmer que les H.L.M. représentent un milieu substitut pour tous ceux qui ne peuvent accéder à la propriété comme telle, soit pour des raisons économiques ou par choix. Dans un tel cas, on ne se posera pas la question si l’appartement du type H.L.M. est réglementé en tenant compte qu’il appartient au domaine privé ou public. Ce qui se passe à l’intérieur de l’appartement est reconnu comme étant du domaine privé à peu près partout dans toute notre législation.
    Pour les C.H.S.L.D. j’ai l’impression que la règle ne semble pas s’appliquer aussi facilement. La jurisprudence ne m’a pas permis, jusqu’ici, de comprendre très exactement ou se trace la ligne entre le domaine public et le domaine privé. Peut-être aussi que l’exercice n’a jamais été fait. Mais pour le moment, je ne vois pas en quoi la chambre d’un C.H.S.L.D. serait différente devant la loi par rapport à un logement en H.L.M.. Il y a, selon moi, trop de coïncidences administratives et d’évidences qui pointent du doigt la thèse selon laquelle :
    Que le milieu substitut tel que définie par la loi sur la santé et des services sociaux à l’article soit explicitement et implicitement imbriqué dans la notion de domicile permanent que vous et moi connaissons, et que celui-ci soit très exactement le domicile permanent et privé que l’ensemble des organismes publics reconnaissent lorsqu’ils traitent les diverses demandes des citoyens du Québec.
    La Charte des droits et libertés de la personne à l’article 7 reconnait explicitement que la demeure est inviolable. Aucune réglementation ne peut autrement violer se droit à moins qu’il ne soit autoriser par des règles d’exceptions ou des dispositions particulières dans la loi. Je n’ai pas trouvé de règle ou d’exception qui pourrait justifier que les C.H.S.L.D. est le droit d’interdire les résidents de fumer dans leur chambre qui est un domaine privé.

    Jusqu’à preuve du contraire, la charte des droits et libertés du Québec reconnait à l’article 3 que chaque personne a le droit de disposer, selon sa conscience, de sa propre personne et dans assumer la pleine responsabilité.
    3. Toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association.

    Cela signifie que chaque personne a le droit d’être en désaccord ou d’avoir une opinion différente de ce qui est présenté par la communauté scientifique en générale y compris celle présentée par le milieu de la santé. Ce qui m’amène à considérer comme un acharnement thérapeutique toute action qui prônerait des mesures d’amélioration de ma santé dans le contexte où il ne serait pas possible médicalement d’améliorer et de guérir les problèmes de santé que j’ai déjà. J’ai donc le droit, de choisir le traitement le plus approprié pour moi. Si l’inhalation de la nicotine par des produits du tabac, qui sont en vente libre, est aussi efficace que les autres traitements disponibles, pour soulager ma dépendance, j’ai le droit d’utiliser et d’exiger cette méthode. La question de savoir si je veux continuer de fumer ou pas, m’appartient.

    En définitive, j’aimerais que l’on considère ma capacité à intervenir dans ma situation particulière et à contribuer à améliorer ma condition de vie en tenant compte des observations suivantes :
     Mon hébergement est considéré comme permanent, dans un environnement de soin palliatif et non hospitalier
     Mon état de santé général est considéré comme précaire
     Mon état de santé ne me permet pas beaucoup de distraction et augmente ainsi l’ennuie, l’anxiété et le stress dû à l’inactivité permanente à laquelle je suis condamné.
     Des problèmes d’hypothermie me rendent la vie très difficile au printemps, en hiver et à l’automne (gelure, grippe, rhume et autres) 200 jours par année env.
     En considérant que cela représente ma dernière étape de ma vie, je pourrais bien la passer sans être obligé d’être continuellement à me battre pour obtenir un minimum de qualité de vie pour moi-même
     Fumer, pour moi c’est un choix prit en toute connaissance
     Il existe une réglementation gouvernementale pour encadrer l’utilisation des produits du tabac dans mon centre d’hébergement

    En termes de conclusion, j’accepte bien malgré moi de faire les frais d’une demande qui aurait dû être transmise par un groupe de non-fumeur ou par un de leurs représentants. Vous comprendrez qu’il est plutôt cocasse qu’une personne qui n’a pas besoin d’un service (un fumoir), doit se battre autant pour en obtenir un alors qu’elle n’est pas concerné par le service en question. Fumer pour moi, c’est aussi de le faire dans les règles de l’art. Faire attention aux non-fumeurs et les respecter, j’ai fait cela toute ma vie.
    J’ai omis volontairement la discussion autour de certains articles de loi qui selon moi, s’imposaient d’emblée. Je ne tiens pas particulièrement à faire des pages pour faire des pages. Je considère avoir fait du mieux que j’ai pu pour vous convaincre du bien-fondé de ma démarche et j’espère obtenir une réponse qui pourra s’adapté à ma demande légitime.

  2. Bravo pour avoir souligner le 400ème anniversaire de la venue des Franciscains. Communauté ignorée comme tant d’autres par le Québec amnésique.

  3. Je viens d’entendre PKP aux nouvelles lors de sa participation à la marche de sympathie à la France et je ne sais pas comment interpréter son intervention « Ces événements, disait-il, nous font réfléchir sur l’ouverture qu’on doit avoir sur la diversité ». Que voulait-il dire ? Hypothèse : 1. Si on n’est pas assez ouvert, les barbares islamistes vont nous punir ? Ou plutôt 2. si on l’est trop, on va perdre le contrôle comme on le constate en Belgique et en France ?. PKP aurait intérêt à parler plus souvent et plus clairement… on se sent orphelin et sans leader devant la propagande haineuse des fanatiques de la Charte à Trudeau qui tente d’imposer un discours unique et sectaire

  4. Je suis d’accord à 100% pour la cigarette. Mais en ce qui concerne là cigarette électronique, on nage dans l’aberration au plus haut niveau. Empêcher une personne d’expirer de la vapeur d’eau, c’est du puritanisme digne des ayatollahs les plus extrêmes. Et même si cette vapeur contient un peu de nicotine, devrait-on donner une amende à un mastiqueur de Nicolette? Il serait temps qu’on se réveille avant qu’on vive dans un monde semblable.

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