Le chiffre qui peut sauver Obama

71%

C’est la proportion d’Américains qui croient que «on n’a pas assez agi pour réglementer les compagnies de Wall Street et l’industrie bancaire», selon le sondage Wall Street Journal/NBC réalisé ces derniers jours. Seulement 22% sont d’avis contraire, donc sont d’accord avec les banques. Il faut dire que le récent témoignage, au Congrès, des principaux banquiers du pays n’a pas aidé leur cause. Notamment lorsque Jamie Diamond, président de JP Morgan, a déclaré «le fait que les prix de l’immobilier n’allaient pas augmenter sans arrêt, cela nous a échappé». C’est tellement incroyable, de la part d’un des maîtres du monde, que je vous le mets en version originale: « Somehow, we just missed, you know, that home prices don’t go up forever. »

Qui plombe la popularité d’Obama ? Les Blancs !

54%

C’est la proportion d’électeurs américains blancs qui estiment que la première année de pouvoir de Barack Obama est un échec, contre 37% qui estiment que c’est un succès. Chez les Noirs, 82% voient un succès, seulement 7% un échec. Dans la population en général, la question se solde par un match nul: succès 45%, échec 45%. C’est dire que la population non-blanche appuie majoritairement Obama, pour annuler l’impact de son impopularité chez les Blancs.

Afghanistan: le multimatum d’Obama

Qui a fait sa part pour l’Afghanistan ? Le Canada (135 morts), dont le Québec (25), c’est sûr. Les Britanniques (236 morts), aussi. Les Français (36), en se tenant loin des zones de combats, pour l’essentiel. Les autres membres de l’Otan impliqués, bien timidement. Et les Américains, qui se dirigent vers 1000 morts. (Si le Québec était un pays, il serait le 8e avec le plus de décès sur les 22 membres de la coalition, juste après l’Espagne et loin devant l’Italie. Voir le détail ici. )

Obama, l’an 1: ce qui A marché

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« Voilà pourquoi les ignorants et les incapables et les gens négatifs et la droite gagnent toujours » rageait un président démocrate, Bill Clinton, au micro d’un journaliste progressiste qui lui reprochait son inaction, un an après son élection. « Ils jouent sur le cynisme des médias. Et ils vont continuer de gagner jusqu’à ce que quelqu’un dise la vérité. Que nous nous tuons à la tâche chaque jour pour aider les gens et progresser. Mais vous nous mesurez à un idéal impossible, et vous ne nous donnez jamais de crédit pour nos actions. » La tirade, qu’on peut lire — et entendre — ici, me revient en tête au moment de tracer le bilan, globalement positif, de seulement 9 mois de pouvoir de Barack Obama. Voici ce pour quoi il faut l’applaudir :