La (trop) froide passation des pouvoirs

Ce matin, les nouveaux ministres québécois entrent dans leurs bureaux. Les hauts fonctionnaires les accueillent, tous sourires (n’étant pas certain de leur sort prochain), armés de grands cahiers d’information.

Les ministres ne verront pas trace de leurs prédécesseurs, qui ont quitté les lieux avec leur personnel et leurs effets personnels il y a quelques jours. Il y a une froideur dans cette transition qui n’a pas lieu d’être.

On a vu, la semaine dernière, Philippe Couillard reçue par Pauline Marois pour la passation des pouvoirs. Pas de chaleur dans le contact mais, au moins, une rencontre, un décorum, une politesse. Un entretien, ensuite, scripté certes par les adjoints, mais où le dialogue est possible, des messages peuvent être envoyés, sinon entendus.

Il y a surtout le symbole de la continuité du pouvoir et du respect des individus.