Le problème de langue, et d’oreille, de Philippe Couillard

Après sa catastrophique déclaration au débat sur la nécessité pour chaque employé d’usine de connaître l’anglais au cas où un acheteur étranger de passage voulait lui poser une question, M. Couillard s’est fait expliquer la loi 101 par un de ses conseillers. Il a donc dit en point de presse vendredi ce qu’il fallait dire sur le droit de travailler en français.

Malheureusement, sa correction a dépassé sa pensée. La sincérité avec laquelle il avait défendu le bilinguisme intégral sur la ligne de montage jeudi soir s’est exprimée à nouveau à Roberval vendredi lorsqu’il a ajouté:

«Quand on est à Val-d’Or, Roberval ou La Tuque, on ne trouve pas au coin de la rue un employé couramment bilingue. Il faut alors recruter hors de la région.»

Carole Power ! Quand ma patronne répond aux plumes de La Presse

carole-beaulieu-en-pleine-action-a-l-epoque-ou-elle-etait-reporter-sur-le-terrain-150x150Vous ne connaissez pas Carole Beaulieu? Ma patronne, éditrice et rédactrice-en-chef à L’actualité ? Elle a l’air très gentille, comme ça. Mais mettez en doute l’honnêteté intellectuelle de cette ancienne membre du Conseil de presse du Québec, et vous sentirez l’acier derrière l’émail de son beau sourire.

Or deux signatures de La Presse, l’éditorialiste François Cardinal samedi, puis la chroniqueuse Lysiane Gagnon dans le Globe and Mail de ce lundi, se sont livrés au sujet du dossier de L’actualité sur les Anglo-Québécois à des exercices de malhonnêteté intellectuelle dont, franchement, je ne croyais pas François capable.

Carole a répliqué aux deux, de la bouche de son crayon. Voici:

Ce lundi, La Presse a publié une version courte de la réponse préparée par Carole. Je m’en voudrais de ne pas vous offrir, en exclusivité, la version longue:

Une nécessaire conversation linguistique

par Carole Beaulieu