Déshonorés

Le juge avait tenu de longues audiences. Les faits allégués étaient scandaleux. Il s’agissait d’excès commis par Ottawa dans sa lutte contre les séparatistes. Le premier ministre libéral allait-il être blâmé?

C’était en 1981. L’Albertain David MacDonald enquêtait sur la GRC. À force de noyautage et de faux communiqués, la GRC avait tenu en vie, au début des années 70, le Front de libération du Québec, un utile épouvantail. Elle avait volé la liste de membres d’un parti légal, le PQ, recruté des espions au sein du PQ et du PLQ. Le juge avait identifié une  » direction politique « .  » Il ne serait pas déraisonnable de conclure, écrivait-il, que M. Trudeau et M. Turner (ministre de la Justice) ont tacitement consenti à la continuation de ces activités illégales.  »

Votre opinion ShamWow

Plusieurs internautes ont répondu avec enthousiasme à mon billet sur l’invasion des noms de marques dans l’espace public (Mon opinion Head and Shoulders).

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Je donne d’abord ma médaille pour les meilleurs idées de commandites, à celles proposées par Gébé Tremblay :

Le Pont Jacques tic tac Cartier

Grande Bibliothèque IKEA

Prix Viagra du premier rôle masculin

Les Prix Félix Biscuits Leclerc

Grand prix du livre de Montréal New York Fries

Prix Gémeaux Société du Cancer Du Maurier

Grand Prix Metropolis bleu Red Bull Yellow Shoes

Sur le fond, plusieurs ont alimenté le débat:

Michael Laughrea, qui suit ces choses de près, m’a fait un peu peur en écrivant:

Je n’ai jamais entendu de gens se désoler de ce que Paul Krugman ait reçu le « prix Sveriges Riksbank Prize en Sciences Economiques à la mémoire d’ Alfred Nobel » en 2008. La plupart des gens abbrévient en disant qu’il a obtenu le prix Nobel d’économie. Puis passent à autre chose.

Mon opinion Head and Shoulders

Chicklet-currency-150x150Je suis très content pour Linden MacIntyre, le mordant journaliste d’enquête de la CBC grand pourfendeur de corporations sans scrupules. Il vient de gagner, pour son dernier roman, le plus prestigieux prix littéraire canadien, le Giller Prize. Pardon, c’était le Giller Prize, nommé en l’honneur de la critique littéraire Doris Giller par son riche mari, en 1994. Depuis 2005 — cela m’avait échappé — il s’appelle le Scotiabank Giller Prize. La banque Scotia, qui a doublé la bourse associée au prix, célèbre ainsi, dit son pdg Rick Waugh, «les réalisations et les idéaux des auteurs canadiens». Il faut applaudir l’appui de la banque à cette noble cause. Mais pourquoi faut-il que son altruisme soit si égoïste qu’il aille jusqu’à défigurer l’intitulé même du prix pour y accoler le nom de l’entreprise ?