Si Maxime Bernier faisait son travail…

À quoi servent les députés conservateurs élus par les Québécois ? À défendre les intérêts du Québec dans la belle fédération canadienne ? À faire en sorte que les investissements fédéraux soient équitablement répartis dans toutes les provinces ? À se battre aussi fort que leurs collègues du reste du pays pour promouvoir leur province d’origine ?

Si vous avez répondu oui à ces questions, vous n’êtes pas attentifs à leur travail.

Le ministre conservateur Maxime Bernier a traité cette semaine les Québécois de « quêteux ».

«C’est toujours la même politique de quémandage, déplore le ministre d’État à la Petite entreprise. Même si les montants en provenance d’Ottawa augmentent, ce n’est jamais assez. On en veut toujours plus, sinon c’est la preuve que le fédéralisme n’est pas rentable.»

En janvier dernier, son collègue Denis Lebel avait aussi fait la leçon aux Québécois au sujet de la péréquation. Tout cela tombe bien, le ministre fédéral des finances vient de dire à son homologue québécois qu’il n’aura pas de sou de plus du fédéral dans l’avenir prévisible.