Lire: L’enfance brisée et comment la réparer

J’ai choisi il y a deux ans d’être porte-parole de l’opposition pour, entre autres, la Protection de la jeunesse. Une réalité — les fugueuses, les enfants placés — qui m’était étrangère. Voici deux livres qui aident mon apprentissage.

L’enfance meurtrie, et comment y survivre

gagnéDifficile de lire À quoi ça sert de grandir ? d’un seul tenant. La charge émotive est trop forte. Gagné fait vivre au bout de sa plume, avec trop d’empathie et de talent, les vies brisées d’enfants qui méritaient mieux que des pères abuseurs, des mères ivrognes, une pauvreté abjecte pour qu’on puisse en avaler plus d’un ou deux chapitres à la fois.

Pourtant il le faut. Et on y retourne. Jusqu’au bout. Comme hanté par des destins qui auraient pu nous happer, nous, mais qui se sont acharnés sur d’autres, les malchanceux de la vie.

Le plan Barrette face aux jeunes en détresse ? Couper de 20 millions !

Chaque jour, au Québec, 227 signalements sont faits à la direction de la protection de la jeunesse, 227 enfants potentiellement à risque de négligence, de maltraitance, de violence. Le nombre de signalements augmente chaque année.

Quelle est la réponse du gouvernement libéral? Est-ce de soutenir les intervenants de la DPJ dont la charge de travail augmente? Non. La réponse libérale est de réduire de 20 millions de dollars le budget. Jamais la DPJ n’avait subi une coupure aussi importante.

Il y a 10 jours, les directeurs régionaux de la DPJ ont réagi. Leur constat est troublant:

Caroline Brown, directrice de la DPJ de Chaudière-Appalaches (dans La Presse):