Voir: Rendements décroissants pour Tarantino, un regard glauque sur l’Arabie Saoudite

Comme chaque vendredi, mes suggestions de choses à voir.

Du Tarantino dont on peut se passer

the hateful eight

J’attendais la sortie DVD pour voir The Hateful Eight, la dernière livraison de Quentin Tarantino. Voyez, je me méfiais. Déjà, Django Unchained, son film prédédent, m’avait semblé un peu faible. Hateful Eight est tout simplement oubliable. Le Tarantino de la violence déjantée de Pulp Fiction, puis de la violence superbement créative de Kill Bill est loin derrière nous. Inglorious Basterds, sur la résistance aux Nazis, offrait encore quelques belles scènes, mais nous sommes maintenant proches du néant. Dommage. Mieux vaux revoir Kill Bill.

 

Une Arabie Saoudite d’où il faut fuir

Sortir, Voir: Le Sadisme, version Marquis et version économie

Comme tous les vendredis, je vous livre mes recommandations de choses à voir. Cette semaine, le Marquis de Sade et, encore plus sadique, la crise économique de 2008 !

Sur les planches: La contagieuse perversion du sadique marquis

lepageEst-ce un compliment ? Robert Lepage, complètement, à demi, ou pas du tout habillé est parfaitement crédible en marquis libidineux. Quills, la pièce qu’il co-met en scène et où il tient le rôle titre de Sade en fin de vie est un petit bijou de perversion au carré. Au carré car dans la lutte entre le bien (l’abbé joué par l’autre co-metteur en scène Jean-Pierre Cloutier) et le mal qui se joue sous nos yeux, le mal a toujours une longueur d’avance et une voie d’échappement. On peut y voir une allégorie sur la futilité de la censure, ou sur le pouvoir destructeur de la perversion. C’est, en tout cas, preuve que deux siècles après son décès, Sade continue à nous hanter.