Enfance: l’insondable sans-gêne des Libéraux (texte)

Venons tout de suite à l’essentiel. Chaque jour, au Québec en ce moment, la Direction de la protection de la jeunesse reçoit 20 signalements de maltraitance seulement pour des enfants de 0 à 5 ans. 20 par jour. C’est insoutenable. Et ça augmente depuis plusieurs années. Et on le sait depuis plusieurs années. Et on le dit depuis plusieurs années. On le crie.

Leadership: Santé : Gel de l’enveloppe de rémunération des médecins

Proposition #3 du candidat Jean-François Lisée

« Les gouvernements essaient de ne pas affronter la médecine, ou de ne pas trop l’indisposer. On l’a vu lorsqu’on a accepté le principe du rattrapage par rapport à l’Ontario. On sait que c’est un non-sens. 

Si on essayait de rehausser la rémunération de toutes les professions et tous les métiers au niveau de l’Ontario, ce serait la faillite parce qu’on n’a pas le même niveau de richesse. On reconnaît aujourd’hui que dans un cadre normal, où les relations auraient été plus équilibrées, on n’aurait jamais consenti à une entente comme celle-là.[…] » 

Comme le PQ, la Protectrice dit Non à une autre Taxe santé libérale

Ce matin, la Protectrice du citoyen fait entendre la voix de la raison en réclamant, comme on le fait au Parti québécois, l’interdiction des frais accessoires de santé,  imposés à des patients incrédules par certains (une minorité) de médecins spécialistes.

Pour l’instant, la décision de médecins de facturer quelques dizaines ou quelques centaines de dollars à des patients pour des services qui sont gratuits à l’hôpital (mais la plupart du temps qui demandent beaucoup d’attente) est réduite à un millier de médecins. La facture globale est estimée à au moins 50 millions de dollars par an.

Soins à domicile: l’ère du ministre du rationnement

La Protectrice du citoyen a mené l’enquête. Elle est formelle. Le gouvernement Couillard ne donne pas suffisamment de ressources au système de santé pour couvrir les besoins en soins en domicile. En fait, c’est au point où les soins sont rationnés.

Elle n’utilise pas le terme, m’a rétorqué à l’Assemblée le ministre Barrette. En effet. Mais voici ce qu’elle dit en citant des cas qui, précise-t-elle, « illustre le problème de l’insuffisance des ressources »:

L’austérité sélective des médecins qui gouvernent le Québec

La journée d’hier fut très instructive. Pour tous les Québécois qui sont victimes de l’austérité libérale, notamment dans le système de santé.

Nous avons appris qu’alors que le gouvernement propose d’abolir les primes des infirmières et de soutirer 90 000 $ des poches de chaque pharmacien du Québec, il n’a rien demandé — mais alors, absolument rien — aux médecins en échange de la levée des sanctions prévues dans le projet de loi 20.