L’inspecteur général de Montréal et le chemin de l’intégrité

Nous débattons en ce moment à Québec du Projet de loi créant l’Inspecteur général de Montréal. C’est un outil de plus dans l’effort colossal que mène le Québec de se dégager d’une période de corruption qui l’a profondément miné ces dernières années.

Tous les partis, à l’Assemblée, souhaitent voter pour cet Inspecteur, même si nous avons des divergences avec le gouvernement libéral sur la latitude qui doit être laissée aux dénonciateurs pour aider l’Inspecteur dans son travail. (Nous disons: davantage. Ils disent: ça dépend !)

Au moment où je devais présenter mes arguments en faveur du Projet, j’ai entendu le ministre responsable, Pierre Moreau, tenter de faire l’histoire récente de la lutte pour l’intégrité comme une grande œuvre commune, « transpartisane », où chaque parti en avait fait autant, aussi vite, aussi bien. J’ai cru bon de rétablir les faits. Car si la transpartisanerie est une belle et bonne chose, la vérité a ses droits.