La guerre, reportée de cinq ans ! (Ouf !)

20110101_CNA4001J’étais heureux de voir que The Economist avait eu la même idée que moi, en mettant en Une la possibilité d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient.

(Deux scénarios dans leur cas, une attaque Israélienne sur l’Iran et/ou un nouveau conflit avec le Hezbollah au sud-Liban.)

Mes collègues de The Economist seront sans doute aussi rassurés que moi en lisant les commentaires du directeur sortant du Mossad, rapportée ce vendredi dans le quotidien israélien Haaretz, selon lequel l’Iran n’obtiendra sa capacité nucléaire, non cette année ou l’an prochain comme le jugeaient les évaluations récentes, mais seulement en 2015.

Selon Meir Dagan, « une série de difficultés (malfunctions) a retardé le programme nucléaire iranien de plusieurs années ». Quelles types de difficultés ? Selon Haaretz, du type provoquées par le Mossad lui-même. On sait que les forces spéciales américaines et, dit-on, britanniques, sont à l’oeuvre sur le terrain pour tenter de saboter le programme nucléaire iranien. Le Mossad, dont l’efficacité a été rétablie sous la direction de Dagan, est évidemment également impliquée dans ce travail.

Sanctions contre l’Iran: viser juste, juste le pouvoir !

2215643-jpeg_preview_mediumC’est toujours le même problème. Pour punir l’Iran de vouloir se nucléariser, et maintenant de réprimer son opposition, le Conseil de sécurité s’apprête à voter des sanctions.

Mais lesquelles ? Des sanctions économiques peuvent avoir un impact majeur sur le niveau de vie des populations, alors punies deux fois: par le pouvoir local et par le pouvoir international.

Dans une entrevue publiée aujourd’hui sur le site Tribune des droits humains, l’avocate iranienne, prix Nobel de la paix en 2003, Shirin Ebadi, offre des conseils forts pertinents pour viser juste: juste le pouvoir. Extrait:

Que pensez-vous de sanctions économiques ?

Nous sommes opposés aux attaques militaire ou aux sanctions économiques qui ne feraient du tort qu’au peuple. Le pouvoir iranien peut contourner les sanctions économiques avec l’aide de la Chine ou de la Russie. Cependant, je vous demande de ne pas livrer à Téhéran des armes ou du matériel pouvant servir à la répression des opposants.

L’Imam chaché, le sauveur musulman

Saviez-vous que les Musulmans ont aussi leur version du retour du sauveur, avec grande lutte du bien et du mal et leur anté-christ (ils pensaient que c’était George W Bush). Finalement, le désintéressement est-il vraiment désintéressé ?

Sabrina Mervin, Chargée de recherche au CNRS/CEIFR, Co-directrice de l’IISMM (EHESS)
Ancienne pensionnaire de l’Institut français d’études arabes de Damas (IFEAD, 1993-96), elle a enseigné l’histoire des doctrines de l’islam à l’École Normale Supérieure (1998-99), à l’Ecole Pratique des Hautes Études (1999-2001), et à l’université Paris 3 (2002-2003). Elle est chargée de recherche au CNRS depuis 2001, et a été dans ce cadre affectée à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO), à Beyrouth, de 2004 à 2008. Depuis septembre 2009, elle est co-directrice de l’IISMM (Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman, EHESS).

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