Islam: le T-Shirt qu’il ne faut pas porter ce week-end

Brûlera, brûlera pas ses 200 corans ce samedi soir, le révérend Jones ? Il attire l’attention sur ce qu’un milliard et demi d’habitants de cette planète considèrent sacré. Le livre et l’image du prophète.

C’est pourquoi seuls les plus courageux, téméraires, suicidaires d’entre nous oserions porter dans les rues de Bagdad, Téhéran ou de La Mecque ce week-end le T-shirt vu ici:

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Au recto: « J’ai une photo du prophète Mohammed sur le dos de mon T-Shirt » / Verso: « C’est une blague. Prions Allah! – Merci de ne pas me tuer ! »

Jésus aurait-il brulé le Coran ? Yes sir ! répond le révérend Jones

Plus de 200 Corans attendent le sacrifice du feu, qui aura lieu ce samedi, jour anniversaire des attentats du 11 septembre, entre 18h00 et 21h00, dans un champ de Floride. Le pasteur Terry Jones est certain que « Jésus n’aurait pas régulièrement brulé des livres, mais il aurait certainement brulé celui-là ». La question est rhétorique, le Coran n’étant apparu que 600 ans après l’ascension du Christ. Jésus y est d’ailleurs présenté très positivement.

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Photo : John Raoux / PC/AP

Le tollé est général aux États-Unis contre l’initiative du pasteur Jones, à la microscopique congrégation. Une rare conférence conjointe à Washington de leaders religieux juifs, catholiques, musulmans et évangélistes modérés lui ont lancé un appel. Ce qui est suprêmement contre-productifs car Jones les considèrent tous comme des suppots de Satan. Mais des évangélistes de sa mouvance religieuse ont également dénoncé son initiative.

L’Imam chaché, le sauveur musulman

Saviez-vous que les Musulmans ont aussi leur version du retour du sauveur, avec grande lutte du bien et du mal et leur anté-christ (ils pensaient que c’était George W Bush). Finalement, le désintéressement est-il vraiment désintéressé ?

Sabrina Mervin, Chargée de recherche au CNRS/CEIFR, Co-directrice de l’IISMM (EHESS)
Ancienne pensionnaire de l’Institut français d’études arabes de Damas (IFEAD, 1993-96), elle a enseigné l’histoire des doctrines de l’islam à l’École Normale Supérieure (1998-99), à l’Ecole Pratique des Hautes Études (1999-2001), et à l’université Paris 3 (2002-2003). Elle est chargée de recherche au CNRS depuis 2001, et a été dans ce cadre affectée à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO), à Beyrouth, de 2004 à 2008. Depuis septembre 2009, elle est co-directrice de l’IISMM (Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman, EHESS).

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