Sortir, voir, lire : Agatha, Monsieur par VLB, une bonne série SF et Bond en DVD

Comme chaque semaine je vous fait part de mes suggestions culturelles.

Sortir: Suivre les traces de la dame du suspense

AgathaChristieJe n’étais pas porté sur Agatha Christie jusqu’à ce que Pierre Vallières (oui, le Pierre Vallières de Nègres blancs d’Amérique) me conseille de lire le « génial », disait-il, Meurtre de Roger Akroyd. C’est effectivement assez songé. L’expo présentée en première mondiale par le Musée Pointe-à-Callière ravira les fans de la grande dame du roman policier et amusera les autres.
Parmi les curiosités: la réplique d’un wagon de l’Orient Express, les règles que doivent suivre les auteurs qui respectent leurs lecteurs. Notamment: TOUS les indices menant au meurtrier doivent être présents dans le livre. (Avis à Gaston Leroux dont la clé du Mystère de la chambre jaune réside sur un autre continent, à l’insu du lecteur berné.)
On y passe une heure agréable, baignant dans des atmosphères tantôt britanniques, tantôt moyen-orientales.

Sport politique extrême: contredire (un peu) Jacques Parizeau

Les textes de Jacques Parizeau sur la stratégie souverainiste sont des lectures obligées. Son parcours, sa stature, sa droiture sur la question de la souveraineté le justifient amplement.

Cependant faut-il prendre à la lettre tout ce qu’il écrit ? La réalité est complexe et, dans le débat qui s’ouvre sur les chemins que le Parti québécois doit prendre pour retrouver la faveur des Québécois, il est parfois bon de multiplier les points de vue.

1310847129672_ORIGINALJe suis comme chacun déboussolé par l’ampleur de la défaite du 7 avril et j’ai l’esprit ouvert à toutes les options pour la suite des choses — sans toutefois remettre en cause l’identité d’un PQ indépendantiste et social-démocrate.

La contribution de Jacques Parizeau est donc bienvenue mais, comme je le faisais lorsque j’étais son conseiller, je vais me permettre de le contredire sur certains points. Je reproduis donc des extraits de son texte du Journal de Montréal, en y ajoutant quelques commentaires.
Le Parti québécois à la croisée des chemins, par Jacques Parizeau

Wow ! Parizeau, Duceppe, Lisette, Landry unis pour un candidat du PQ! Ça, c’est du rassemblement !

Voici le texte intégral du texte collectif diffusé aujourd’hui par plusieurs souverainistes influents, au sujet de PKP

Saluons l’engagement politique

par Jacques Parizeau, Lisette Lapointe, Bernard Landry, Gilles Duceppe, Louise Harel, Lise Payette, Viviane Barbot, Gérald Larose, Jean-Paul Lallier, Jean Doré

L’exercice de la démocratie s’incarne dans l’engagement de femmes et d’hommes prêts à consacrer une part de leur vie pour servir l’intérêt public. Souvent ingrate, toujours exigeante, la vie politique rebute nombre de citoyens qui auraient pourtant une contribution de grande valeur à offrir au Québec.

En ce sens, la décision de Pierre-Karl Péladeau de faire le saut en politique envoie un puissant signal à toutes celles et à tous ceux qui hésitent encore à se mettre au service de la démocratie. Il y a là une valeur d’exemple qui inspirera sans aucun doute d’autres vocations.

Le tricheur : le film

Un dimanche soir de juin 1994, un demi-million de Québécois étaient au petit écran pour regarder, sur le réseau TVA, le documentaire produit à partir du livre Le tricheur.

Ce document, réalisé par Daniel Creusot, n’a plus jamais été disponible sous quelque forme que ce soit. Or le voici, en exclusivité pour vous, fidèles lecteurs, et pour tous vos  amis. (Attention, il y a six parties — alors cliquez  « lire la suite » mais présenté sans pauses publicitaires !)

Remarque : qu’est-ce qu’on était jeune !

Parizeau, Krugman: même combat !

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L’endettement massif auquel se livrent les pays, surtout occidentaux, par les temps qui courent nous prépare des lendemains qui déchantent.

Aux États-Unis, en Europe et au Québec, l’inquiétude est palpable. Ces derniers jours, je suis cependant tombé sur les écrits de deux de mes économistes favoris qui, sans affirmer que la dette ne doit pas nous préoccuper, souligne qu’elle ne doit surtout pas, en ces temps de crise, nous empêcher d’agir. Leurs noms? Paul Krugman et Jacques Parizeau.

Krugman, du NYTimes, est en campagne pour l’adoption d’un nouveau plan de relance. Cohérent, il disait en début d’année que le plan Obama était insuffisant, il le constate encore aujourd’hui au vu des chiffres du chômage. Il pense que la proportion de sans emplois aux États-Unis va se maintenir aux environs de 11% loin pendant l’année prochaine. Je traduis, de son récent billet Fiscal Perspective.

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