Mon avis sur: Jean Lapierre, la campagne anti raciste en France, comment le PLQ fait peur aux investisseurs et une pub du Oui que je n’avais jamais vue !

J’ai pris l’habitude de mettre directement sur ma page Facebook de courts textes pendant la semaine. En voici quelques-uns:

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Rions un peu avec Jean Lapierre

J’étais heureux de constater ce jeudi que l’opinion que Jean Lapierre a de moi s’améliore. En effet, sur les ondes radiophoniques et télévisuelles, il m’a qualifié de « cheap, petit, mesquin, pas de classe ».

J’insiste: c’est une amélioration! Au printemps, il préférait le terme « chien sale » pour me décrire en ondes.

Cette fois-ci, il était très fâché que j’aie osé rappeler, au lendemain de la désignation d’un Boulevard-Robert-Bourassa, que l’ancien premier ministre libéral a 1) emprisonné 500 personnes dont cinq poètes pour délit d’opinion pendant la crise d’octobre 1970; 2) lancé le formidable chantier de la Baie James et 3) conduit tout le Québec dans un cul de sac après l’échec du Lac Meech.

Toutes choses que j’ai dites, écrites et répétées depuis des années, et encore sur ce blogue en juin dernier. (Voir: En flânant sur l’avenue Robert Bourassa.) Selon Jean Lapierre, il serait incorrect de critiquer un ancien premier ministre « 18 ans après sa mort ». Cela s’applique-t-il aussi à Duplessis, mort depuis encore plus longtemps ?

Éloge de la langue de bois

Avouez que le métier de politicien est périlleux. D’une part il y a la population qui réclame de l’authenticité. Les chroniqueurs relaient le message avec force en dénonçant la langue de bois et en reprochant aux élus de « sortir la cassette ». Ah si seulement ils livraient le fond de leur pensée ! Ah, si seulement ils n’étaient pas prisonniers de la ligne de parti ! Ah, si seulement ils faisaient de la politique autrement !

Prenez la question des avis juridiques de la charte — au hasard ! Aux Coulisses du pouvoir dimanche, l’ancien ministre péquiste Pierre Duchesne est interrogé sur cette question. Prudent, il l’esquive. Il ne dit rien de faux. Il esquive.

Bang!  Patrick Lagacé le harponne dans sa chronique de mardi du quotidien La Presse: « Pierre Duchesne répond donc par de la bullshit… »
(Transparence totale, bien que Pat soit un ami, j’ai déjà eu droit à cet exact traitement de sa part.)

Les trous de mémoire de Jean Lapierre

CKAC_90_s_Jean_Lapierre-150x150Il m’est arrivé de prendre la défense de Jean Lapierre, l’ex-libéral-bloquiste-commentateur-libéral, maintenant commentateur. Mais j’ai rarement été plus estomaqué que lorsque je l’ai entendu, un soir de 2004, lors de sa réentrée en politique fédérale, en entrevue télé. Paul Arcand, qui l’interviewait, a demandé à la nouvelle vedette libérale fédérale quel avait été son vote lors du référendum de 1995.

Lapierre a répondu (cramponnez-vous) qu’il ne s’en souvenait pas !!!

Les problèmes de mémoire de Jean Lapierre me sont donc revenus en tête lorsque je l’ai entendu, lors d’une chronique avec Paul Houde ce lundi, affirmer qu’entre 1990 et 1992, Robert Bourassa ne lui avait jamais laissé entendre qu’il pourrait tenir un référendum sur la souveraineté.

Le problème avec cette déclaration est que j’ai longuement interviewé Jean Lapierre en 1992, devant un magnétophone, et qu’il m’a expliqué en détails chacune de ses rencontres avec Bourassa où ce dernier l’assurait que, s’il n’y avait pas de réforme en profondeur du fédéralisme, il appliquerait la loi 150 qu’il avait votée et qui prévoyait, précisément, ce référendum.