Incarner la laïcité et l’ouverture: l’état de ma réflexion

Je vous jure, on en apprend des choses en remontant le fil des communiqués officiels de notre premier ministre canadien, M. Justin Trudeau.

En trois mois, de la fin mars au début juin, le chef du gouvernement d’un pays du G7 a confirmé que 1) la Reine Esther et son oncle Mordecai ont bel et bien sauvé le peuple juif de Perse, quoi qu’en disent les historiens de l’Antiquité; 2) Jésus Christ est bien mort et ressuscité, quoi qu’en pensent les Canadiens pratiquant d’autres religions; 3) Bouddha a réellement vécu et il faut donc en célébrer la vie et les enseignements, même si la trace historique reste, disons, ténue; 5) le prophète Mahomet a bel et bien reçu le Coran grâce à une révélation divine.

Évidemment, il n’y a rien de nouveau ni de condamnable à ce qu’une figure politique, y compris un chef de parti ou de gouvernement, souligne dans une déclaration – de plus ou moins 144 caractères, cela importe peu – la fête religieuse d’une partie des citoyens.