Le « moment covid-19 » et l’avenir politique de François Legault

François Legault souhaitait être le premier ministre de l’économie. Il se voyait sans doute, au terme de son premier mandat en octobre 2022, se présenter comme l’homme qui a enrichit le Québec et réduit l’écart de rémunération historique avec l’Ontario. Donnez-moi un autre mandat, allait-il dire, et laissez-moi achever la tâche ! La tendance est bonne, le chômage est au plus bas, les salaires augmentent, les déficits sont un lointain souvenir, on débat de l’utilisation des surplus. Il ne dirait pas « Make Québec Great », mais ce serait tout comme.

Québec/USA – les symptômes politiques du virus

Malgré son nom qui rappelle la couronne, le virus planétaire n’est pas monarchiste. Il est plutôt anarchiste, en embuscade, cassant ce qui est le plus cassable.

Il n’en infecte pas moins tout le corps politique. On verra, demain, comment son impact fut inégalitaire. On mesurera les taux de mortalité dans les pays aisés et dans ceux qui le sont moins. Dans les quartiers populaires ou huppés. Chez les itinérants et les puissants. On verra aussi comment des pays aux niveaux de développement équivalents ont mieux ou plus mal géré la crise. Et alors la question se posera de la compétence exercée, ou de l’incompétence étalée, à danger égal. Après le bilan sanitaire, arrivera le bilan populaire.

Bernard Landry: l’homme qui détestait l’ombre

Je n’ai jamais su ce qui a pu, chez le jeune Bernard Landry, tendre autant le ressort qui le poussait vers la lumière. Vers la lumière des projecteurs, bien sûr, dont il était friand. Mais aussi vers les lumières du savoir, de la politique, du pouvoir, de l’indépendance.

Lire: Un Lucien Bouchard gaullien, un blogueur fouetté pour bien peu

Tous les samedis, je vous fais part de mes lectures récentes.

Raif Badawi: c’est la modération qu’on torture !

RaifIl a été fouetté pour ça ? La modération du propos est la première chose qui frappe le lecteur de cette sélection de textes du bloggeur Raif Badawi.

Le prisonnier d’opinion adore son pays, l’Arabie Saoudite, c’est très clair. Il n’est jamais anti-musulman, mais s’interroge sur la sévérité des règles imposées, notamment sur la mixité et la liberté d’expression. Il cherche une façon arabe d’être libéral et moderne.

Couillard regrette d’avoir dit le fond de sa pensée: les ouvriers doivent tous parler anglais!

En fin de campagne, dans une rare déclaration, l’ex-premier ministre Lucien Bouchard a lancé un avertissement. L’enjeu de cette campagne, a-t-il dit, c’est « la langue ».

« J’avoue que ça m’étonne. On sait que la question identitaire a été abordée durant la campagne par le truchement de la charte. Mais pour moi, la vraie question identitaire, c’est la langue. »