Élections fédérales: le palmarès des perdants !

Il y a toujours quelqu’un qui gagne, lors d’une élection. Quelqu’un qui gouverne. Il y a parfois plusieurs joueurs qui progressent, voire qui ressuscitent, et qui ainsi gagnent du terrain. Mais il y a victoire et victoire. Comme il y a défaite et défaite. C’est une question de degrés.

Et même chez les gagnants de l’élection fédérale de 2019, la dose de défaite est considérable. Ce qui fait de cette élection un cas particulier, où personne n’est aussi heureux qu’il ne le souhaitait. Où le déséquilibre s’impose comme la valeur dominante du résultat du vote.

À la défense de Greta, héroïne tragique d’une cause perdue

Je suis renversé par la hargne que suscite la jeune Greta Thunberg chez un nombre impressionnant de commentateurs. Je ne parle pas que de Maxime Bernier, mais du philosophe Michel Onfray qui dénonce sa « parole belliqueuse », de l’écrivain Pascal Brukner, qui parle de « dangereuse propagande de l’infantilisme climatique », du philosophe Luc Ferry et de beaucoup d’autres. Ils l’accusent d’exagérer, d’annoncer d’apocalypse, de susciter de l’anxiété chez nos enfants.

Si Maxime Bernier faisait son travail…

À quoi servent les députés conservateurs élus par les Québécois ? À défendre les intérêts du Québec dans la belle fédération canadienne ? À faire en sorte que les investissements fédéraux soient équitablement répartis dans toutes les provinces ? À se battre aussi fort que leurs collègues du reste du pays pour promouvoir leur province d’origine ?

Si vous avez répondu oui à ces questions, vous n’êtes pas attentifs à leur travail.