Message d’Ottawa au Québec: « Canada, love it or don’t leave it! »

Avec sa loi adoptée en 2000, le Canada a mis quatre cadenas sur le processus d’indépendance du Québec.

Les procureurs fédéraux, apprend-on, ont avisé la Cour que le Québec ne pourrait devenir indépendant que si une majorité de provinces donnait son accord.

Bref, que même si le Québec votait Oui à son indépendance, cette décision serait, disons, dépendante, de la bonne volonté des autres provinces. Combien ? Peut-être sept, peut-être neuf, ce n’est pas encore clair.

Pourquoi s’en étonne-t-on ? Car c’est étonnant, oui. C’est impraticable, insensé, absurde, oui. Mais à leur décharge, les procureurs n’ont rien fait d’autre que d’appliquer la loi. La loi canadienne. La loi sur la « clarté » adoptée en 2000. Elle dit exactement ça.

Et avait fait dire au politologue de l’Université de Montréal, Alain Noël, que la position officielle d’Ottawa au Québec était: « Canada, love it or don’t leave it ».