Lire: Jean Chrétien, globe-trotter

Le Canada est une puissance internationale moyenne. Chacun de ces mots compte. Puissance, car elle dispose d’une armée, d’une diplomatie, d’une économie, qui la place parmi les 10 premières nations au monde (et qui la fait s’accrocher à une place fondamentalement précaire au G7). Moyenne, parce qu’elle est assise autour de géants, USA, Chine, France, Allemagne, qui la dépassent d’une ou deux têtes.

Par contraste, les États-Unis et la Chine sont des grandes puissances. Peu importe qui gouverne leur État, cette puissance existe et le reste de la planète doit composer avec elle.

La projection internationale du Canada est toute autre. Puisqu’elle est moyenne, elle peut agir au dessus de la moyenne ou en bas de la moyenne, c’est selon. Selon quoi ? Selon sa conjoncture, la force de son économie, ses objectifs internationaux, les politiques et, pour beaucoup, la personnalité de son premier ministre.

(Texte) Laïcité : Comment le Canada dira non !

Avis: ceci est le texte utilisé pour une récente balado hebdomadaire Lisée101.  Ces textes sont publiés huit jours après qu’ils aient été rendus disponibles en version balado aux abonnés. Prenez huit jours d’avance,
participez au financement du blogue et des balados en vous abonnant ici !
Il y a bientôt 30 ans, en 1990, deux provinces canadiennes faisaient mourir ce qu’on avait appelé l’accord du lac Meech. L’accord aurait fait en sorte que le Canada reconnaisse le Québec comme « société distincte ». L’impact de ce refus sur l’opinion publique québécoise fut gigantesque. En quelques mois, 65% des Québécois se disaient désormais favorables à la souveraineté. Le Parti libéral du Québec de Robert Bourassa se retrouvait le bec à l’eau, n’osait plus défendre le fédéralisme et nommait un comité de sages pour trouver des solutions.

Laïcité: mes échanges avec Gabriel Nadeau-Dubois et André Pratte

Il est possible d’avoir des discussions éclairantes sur Twitter, si on prend trois décisions: 1) rester toujours courtois; 2) respecter le point de vue de son interlocuteur; 3) argumenter sérieusement.

C’est ce qui s’est passé cette fin de semaine dans deux conversations avec deux critiques de l’interdiction des signes religieux, unis sur ce point, le porte-parole masculin de Québec Solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, et le Sénateur libéral (indépendant) et conseiller de Power Corporation André Pratte. Voici le fil des échanges:

QS et le voile intégral chez les agents de l’État: dans quels cas ?

Si Maxime Bernier faisait son travail…

À quoi servent les députés conservateurs élus par les Québécois ? À défendre les intérêts du Québec dans la belle fédération canadienne ? À faire en sorte que les investissements fédéraux soient équitablement répartis dans toutes les provinces ? À se battre aussi fort que leurs collègues du reste du pays pour promouvoir leur province d’origine ?

Si vous avez répondu oui à ces questions, vous n’êtes pas attentifs à leur travail.

Le ministre conservateur Maxime Bernier a traité cette semaine les Québécois de « quêteux ».

«C’est toujours la même politique de quémandage, déplore le ministre d’État à la Petite entreprise. Même si les montants en provenance d’Ottawa augmentent, ce n’est jamais assez. On en veut toujours plus, sinon c’est la preuve que le fédéralisme n’est pas rentable.»

En janvier dernier, son collègue Denis Lebel avait aussi fait la leçon aux Québécois au sujet de la péréquation. Tout cela tombe bien, le ministre fédéral des finances vient de dire à son homologue québécois qu’il n’aura pas de sou de plus du fédéral dans l’avenir prévisible.

1981: le combat éthique: Trudeau/Lévesque

Capture-d’écran-2011-09-18-à-23.17.041-300x180Que s’est-il vraiment passé, il y a trente ans, pour qu’un pays reconnu mondialement pour son caractère modéré et démocratique décide de se doter d’une nouvelle loi fondamentale, sans le consentement d’une de ses nations fondatrices ?

Et pourquoi cette nouvelle loi fondamentale, signée par la Reine Elizabeth, le 17 avril 1982, ne fut-elle pas soumise aux citoyens, par voie de référendum, comme des tas de constitutions avaient déjà été soumises au vote ailleurs en Occident ?

Comment expliquer à un interlocuteur à jeun que pendant une conférence qui devait redéfinir les règles fondamentales d’un pays, 10 négociateurs sur 11 se sont concertés pendant la nuit pour annoncer, le matin, qu’ils avaient convenu d’une nouvelle entente qui réduirait les pouvoirs du 11e ?

Plus on prend du recul sur l’événement, plus la chose parait inconcevable.