Si Maxime Bernier faisait son travail…

À quoi servent les députés conservateurs élus par les Québécois ? À défendre les intérêts du Québec dans la belle fédération canadienne ? À faire en sorte que les investissements fédéraux soient équitablement répartis dans toutes les provinces ? À se battre aussi fort que leurs collègues du reste du pays pour promouvoir leur province d’origine ?

Si vous avez répondu oui à ces questions, vous n’êtes pas attentifs à leur travail.

Le ministre conservateur Maxime Bernier a traité cette semaine les Québécois de « quêteux ».

«C’est toujours la même politique de quémandage, déplore le ministre d’État à la Petite entreprise. Même si les montants en provenance d’Ottawa augmentent, ce n’est jamais assez. On en veut toujours plus, sinon c’est la preuve que le fédéralisme n’est pas rentable.»

En janvier dernier, son collègue Denis Lebel avait aussi fait la leçon aux Québécois au sujet de la péréquation. Tout cela tombe bien, le ministre fédéral des finances vient de dire à son homologue québécois qu’il n’aura pas de sou de plus du fédéral dans l’avenir prévisible.

1981: le combat éthique: Trudeau/Lévesque

Capture-d’écran-2011-09-18-à-23.17.041-300x180Que s’est-il vraiment passé, il y a trente ans, pour qu’un pays reconnu mondialement pour son caractère modéré et démocratique décide de se doter d’une nouvelle loi fondamentale, sans le consentement d’une de ses nations fondatrices ?

Et pourquoi cette nouvelle loi fondamentale, signée par la Reine Elizabeth, le 17 avril 1982, ne fut-elle pas soumise aux citoyens, par voie de référendum, comme des tas de constitutions avaient déjà été soumises au vote ailleurs en Occident ?

Comment expliquer à un interlocuteur à jeun que pendant une conférence qui devait redéfinir les règles fondamentales d’un pays, 10 négociateurs sur 11 se sont concertés pendant la nuit pour annoncer, le matin, qu’ils avaient convenu d’une nouvelle entente qui réduirait les pouvoirs du 11e ?

Plus on prend du recul sur l’événement, plus la chose parait inconcevable.

Déshonorés

Le juge avait tenu de longues audiences. Les faits allégués étaient scandaleux. Il s’agissait d’excès commis par Ottawa dans sa lutte contre les séparatistes. Le premier ministre libéral allait-il être blâmé?

C’était en 1981. L’Albertain David MacDonald enquêtait sur la GRC. À force de noyautage et de faux communiqués, la GRC avait tenu en vie, au début des années 70, le Front de libération du Québec, un utile épouvantail. Elle avait volé la liste de membres d’un parti légal, le PQ, recruté des espions au sein du PQ et du PLQ. Le juge avait identifié une  » direction politique « .  » Il ne serait pas déraisonnable de conclure, écrivait-il, que M. Trudeau et M. Turner (ministre de la Justice) ont tacitement consenti à la continuation de ces activités illégales.  »

Lectures canadiennes: Trudeau au lit

399px-kim_cattrall-150x150Pour un vendredi après-midi, je vais parfois vous suggérer des sujets plus légers (avis aux visiteurs occasionnels: je vais les cacher sous la trompeuse catégorie « Choses sérieuses »). Pour ouvrir cette section, quoi de mieux qu’un retour sur les exploits sexuels du leader canadien le plus fascinant du dernier siècle: Pierre Trudeau. Une récente biographie, Just Watch Me, écrite par John English, comporte, selon Margaret Wente du Globe and Mail, « le récit le plus complet qu’on aura de la vie sexuelle de Pierre Trudeau ». Parmi ses conquêtes, Barbra Streisand, mais on le savait, Margot Kidder, la blonde de Superman, et, ce qui est plus impressionnant: Kim Cattrall.  Ceux qui se sont tapés la récente série télé Trudeau en avait eu un avant-goût et furent sûrement révulsé d’apprendre qu’après avoir partagé le lit d’une femme mariée (interprétée par Suzanne Clément, au charme non négligeable), il refusa ensuite de la fréquenter durablement lorsqu’elle décida de quitter son mari. La raison ? Il était personnellement, fondamentalement opposé au divorce. Mais pas au batifolage. Margaret Wente, elle, aurait voulu, mais n’a pas consommé, comme elle l’écrit ici, dans un texte qui relate les morceaux les plus juteux du livre.

Le club des démocrates / Réponse à Pierre Trudeau

Note du blogueur:

Je mets ce texte en archive. Il s’agit de la réponse du 10 février 1996 de Lucien Bouchard,  alors Premier ministre, à la lettre ouverte J’accuse, publiée par Pierre Trudeau quelques jours auparavant.

La réponse de M. Bouchard présente une synthèse de la critique qu’on peut faire de Trudeau et de son oeuvre face au Québec. J’en fus le principal auteur.

Un extrait de la lettre de Trudeau:

J’accuse Lucien Bouchard d’avoir trompé la population du Québec durant la campagne référendaire d’octobre dernier. En dénaturant l’histoire politique de sa province et de son pays, en semant la discorde entre les citoyens par son discours démagogique, en prêchant le mépris pour les Canadiens qui ne partagent pas ses opinions, Lucien Bouchard a outrepassé les bornes de l’honnête débat démocratique.

La réponse: